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  • il y a 8 mois
En utilisant le 49.3, Sébastien Lecornu a pris la décision d'engager la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter sans vote des députés la partie "recettes" du budget de l'État pour 2026. Un revirement de situation qui a conduit, dans la foulée, l'extrême droite et la gauche à déposer deux motions de censure, toutes deux rejetées par l'Assemblée nationale. Laurent Panifous, ministre chargé des relations avec le Parlement, était en direct sur BFMTV.

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Transcription
00:00C'était ce qui était à peu près attendu.
00:02Il y a une majorité fragile de gens qui ont envie d'essayer de trouver ce compromis.
00:07Elle est à peu près la même depuis maintenant deux, trois mois.
00:09Ce sont ces personnes avec qui on travaille.
00:10On sait très bien pertinemment qu'avec les socialistes, l'Elliott, le Bloc central et les LR,
00:15ce sont ces députés qui acceptent de travailler.
00:17Et c'est cette fragile majorité qui permet ou pas, on le verra, soyons prudents,
00:21c'est que le premier 49.3, la première motion de censure,
00:24il y en aura une autre mardi et une dernière la semaine d'après autour du 2 février.
00:28Vous dites soyons prudents, parce que vous avez des petites craintes quand même
00:33sur l'adoption du volet dépenses ?
00:36Je crois qu'il faut faire preuve de beaucoup d'humilité.
00:38On vient de passer le volet recettes, il y a le volet dépenses maintenant qui est sur la table.
00:42Le premier ministre vient d'engager la responsabilité du gouvernement sur cette partie dépenses
00:46qui peut avoir des irritants aussi importants que sur la première partie.
00:49Donc oui, beaucoup d'humilité.
00:51C'est une satisfaction de voir que cette première partie est passée,
00:55comme c'était à peu près prévisible, mais voilà, prudence.
00:58Et ces dépenses, ça pourrait bloquer du côté de la droite, même du centre ?
01:01On avait Michel Barnier avec des mots très durs qui disait, alors stratégie ou pas,
01:05qu'il hésitait lui-même, ancien premier ministre, à voter la censure.
01:09Oui, j'ai entendu, j'ai entendu.
01:11Ça peut être surprenant, mais je veux croire qu'un homme de droite républicaine,
01:17grand responsable politique, face à un budget qui est un budget de compromis,
01:21auquel sa famille politique a participé, qui comporte des équilibres assez forts,
01:25et notamment le fait qu'il n'y ait pas d'augmentation de fiscalité,
01:27une stabilité fiscale pour l'essentiel des entreprises.
01:30On parle beaucoup des 300 plus grandes entreprises qui, effectivement,
01:32vont être appelées à faire un effort.
01:33Effort qui est d'ailleurs celui que lui-même, la taxe Barnier,
01:36avait proposé l'année dernière.
01:38Donc, à l'identique, la stabilité fiscale pour les ménages,
01:41il y a beaucoup de choses.
01:42Pas d'augmentation du coût de travail avec la révision éventuelle
01:44des réductions sur les charges sur les salariés.
01:48Donc, il y a beaucoup de signes assez positifs pour la droite républicaine
01:51et je veux croire que le responsable qu'il est prendra cette mesure-là la semaine prochaine.

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