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  • il y a 5 heures
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour. Aujourd'hui, Eliot Deval reçoit le général Bruno Clermont pour évoquer l'envoi de soldtas français au Groenland.

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Transcription
00:00Et parce qu'en début d'émission, on s'est posé la question, tout ça pour ça, à propos du budget, de ces mois, de ces heures de débat à l'Assemblée nationale,
00:08pour que peut-être ce soir, le Premier ministre annonce l'utilisation soit du 49-3, soit des ordonnances, donc d'un passage en force.
00:17Et là, concernant le Groenland, on se pose cette question, tout ça, pourquoi ?
00:22Et c'est ça la question qu'on doit se poser.
00:24Les missions militaires européennes au Groenland, la France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège vont déployer du personnel militaire.
00:30Cette mission de reconnaissance se fait dans le cadre d'une mission danoise dite arctique, endurance, exploration du Groenland doit avoir lieu d'aujourd'hui à samedi.
00:40Alors, les soldats envoyés au Groenland, la France en envoie 15, les Pays-Bas en envoient 1, la Norvège 2, l'Allemagne 13, le Danemark 30.
00:50Avant d'avoir le général Bruno Clermont, je voudrais juste vous faire écouter une partie de l'édito de Pascal Praud ce matin.
00:5715 Français, 13 Allemands, 2 Norvégiens, 1 Anglais, 1 Irlandais et 2 Finlandais.
01:05Les Européens ont répondu à Donald Trump qui menace d'annexer le Groenland par l'envoi de troupes militaires.
01:11J'ai compté 33 officiers qui appartiennent à l'Union Européenne, 33 officiers pour contrer l'offensive américaine.
01:19Donald Trump a ironisé sur cette Europe qui déploie ses forces et il a affirmé que cette initiative ne changerait rien à son projet.
01:27Trump souhaite qu'au Groenland en 3 jours, sans faire la guerre, il martèle que le Groenland est vital pour les Etats-Unis
01:35et que si l'Amérique ne prend pas le contrôle de la plus grande île du monde, ce sera la Russie ou la Chine.
01:4185% de la population du Groenland est opposée à cette annexion.
01:45Aux Etats-Unis, l'idée ne fait pas l'unanimité, loin de là, chez les démocrates bien sûr, mais aussi chez les républicains.
01:52Trump balaye comme toujours les avis de tous, ses adversaires, son propre camp, ses alliés.
01:58Que faire pour empêcher Trump d'aller au bout de sa démarche ?
02:03Je n'en sais fichent rien.
02:05Je constate la faiblesse des Européens et l'effacement des institutions américaines
02:09s'il fallait un exemple de ce monde qui change et des rapports de force qui évoluent.
02:16L'affaire du Groenland illustre le nouvel ordre mondial.
02:20Pour le meilleur, je n'en suis pas certain.
02:23Et pour le pire, je ne l'espère pas.
02:27Général Bruno Clermont est avec nous.
02:28Merci d'être avec nous sur Europe 1 pour Elliot de Valais-Vous jusqu'à 13h.
02:32Général Bruno Clermont, là aussi on a besoin d'avoir votre éclairage
02:37parce qu'il faut rester extrêmement prudent.
02:40Mais quand on parle rapport de force et qu'on voit les contingents européens
02:45qui vont se déployer du côté du Groenland,
02:49on a parfois l'impression qu'on est plus sur,
02:51et je ne parle pas vraiment des militaires qui font un travail admirable bien sûr,
02:55mais qu'on est plus sur une classe des neiges qu'un rapport de force militaire général.
02:59Bruno Clermont, tout ça pourquoi ?
03:02Général.
03:06Ah, j'ai l'impression que le général Bruno Clermont n'est plus avec nous
03:10et que la ligne est difficile.
03:13Général, est-ce que vous m'entendez ?
03:16Alors, il n'est pas là le général.
03:18Donc on va essayer de le joindre dans les prochaines secondes.
03:22Je me tourne vers vous.
03:24Il est en apnée le général, au bord de la banquise on dirait.
03:27Peut-être que son téléphone a effectivement...
03:29Il capte mal au Groenland.
03:30Messieurs, quand vous voyez ce...
03:33Et encore une fois, effectivement...
03:35Il ne faut pas se moquer des soldats, il faut leur travail.
03:37Bien sûr, bien sûr.
03:38Mais la consigne, on peut se moquer légèrement de la consigne.
03:42Ça fait un petit peu les bidasses au Groenland.
03:44C'est assez surprenant de voir cela.
03:47Je vous propose d'écouter Pierre Lelouch,
03:49je le dis en régie plutôt qu'Emmanuel Macron,
03:52puisque Pierre Lelouch a apporté son analyse et son expertise là-dessus.
03:55Et une chose qui est certaine, c'est que le droit international n'existe plus,
03:59puisque les Américains revendiquent un territoire qui ne leur appartient pas.
04:03Et deuxièmement, l'Alliance Atlantique, elle est sérieusement dommagée,
04:07puisque le leader de l'Alliance se tourne contre ses alliés en disant
04:11« c'est à moi, donc je le prends ».
04:12Donc on est dans une situation qui est ubuesque,
04:15où optiquement on est là pour montrer qu'on est capable de défendre le territoire.
04:19En fait, on essaye de dissuader les États-Unis d'Amérique,
04:22qui sont les protecteurs de l'Europe, à un moment où il y a une guerre en Europe.
04:25Alors, il y a peut-être une solution,
04:28peut-être que c'est celle-là qu'en in fine, Trump choisira,
04:32c'est de faire du Groenland un territoire associé aux États-Unis,
04:35comme c'est le cas de Porto Rico, de Samoa, de Guam,
04:38il y a cinq territoires qui sont en fait dans l'orbite américaine,
04:41sans être des États américains.
04:42Peut-être que c'est ça qui se passera à l'issue de cette épreuve de force
04:46qui ne dit pas son nom.
04:47– Général Bruno Clermont, vous êtes avec nous,
04:50on a réussi à retrouver la connexion, merci d'être avec nous.
04:52– Merci d'être avec vous.
04:53– Bon, alors j'ai une seule question très simple à vous poser,
04:57tout ça pourquoi ?
04:58Que pensez-vous de cette intervention,
05:01donc cette participation à cette mission européenne,
05:04quand vous envoyez 15 soldats, quand vous êtes vous français,
05:0715 soldats au Groenland,
05:09un Irlandais, deux Norvégiens, très Allemands ?
05:12– Je commencerais à dire que l'on paye le prix
05:15du refus, du désarmement, du refus d'une Europe
05:20qui ne s'intéressait qu'au commerce,
05:22qui ne s'est pas intéressée aux rapports de force dans le monde.
05:24Donc aujourd'hui, la situation est très compliquée pour les Européens,
05:28puisque nous avons besoin de Donald Trump,
05:30prioritairement ceux de ces Ukrainiens,
05:33et que donc personne n'a envie d'engager un bras de fer avec Donald Trump,
05:37mais par contre, on a souhaité,
05:40enfin les Européens ont souhaité marquer à leur manière,
05:43qui je reconnais est un petit peu particulière,
05:46leur solidarité vis-à-vis du Danemark.
05:48Donc sur l'ensemble des pays européens
05:50qui veulent marquer cette solidarité,
05:52on notera que, d'abord il n'y a pas beaucoup de soldats pour l'instant,
05:54mais peut-être que c'est les précurseurs,
05:55on ne sait pas ce qu'il y a derrière,
05:56mais surtout il n'y a que neuf pays,
05:58il n'y a qu'uniquement neuf pays qui participent à cet exercice,
06:01alors qu'en réalité, on pourrait s'attendre
06:02que beaucoup plus de pays participent à ce geste symbolique de solidarité.
06:08Donc c'est un geste symbolique de solidarité,
06:10et pour l'instant, évidemment, on en reste là.
06:12C'est un geste symbolique de solidarité,
06:13et ça montre effectivement les limites de l'Union Européenne
06:16quand il s'agit de montrer sa force.
06:18Eh bien merci pour votre analyse Bruno Clermont,
06:21général Bruno Clermont.
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