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##LE_SEXO_CONSEIL-2026-01-20##
Transcription
00:00:0014h-16h, Brigitte Lae et Sud Radio.
00:00:04Bonjour à tous, nous allons passer ces deux heures ensemble sur Sud Radio et on va se nourrir.
00:00:10Parce que nos goûts alimentaires, ils ont évidemment des origines culturelles et familiales,
00:00:16mais ça parle aussi beaucoup de nous.
00:00:18Par exemple, quelqu'un qui sait savourer ce qu'il mange,
00:00:21c'est pas tout à fait la même personne que celui qui va avaler n'importe quoi à toute vitesse.
00:00:26La gourmandise, en d'autres termes, n'a rien à voir avec la gloutonnerie.
00:00:30Donc je vous propose qu'on évoque ensemble notre rapport à la nourriture avec Michel Oudoul,
00:00:34qui comme toujours sera interprété avec originalité et pertinence nos goûts culinaires.
00:00:41Par exemple, on pourrait évoquer l'anorexie, la boulimie,
00:00:45on pourrait aussi parler du fait qu'on a du mal à digérer,
00:00:49on pourrait parler du fait qu'on préfère le salé, le sucré,
00:00:52ou alors on a peut-être besoin de manger très pimenté.
00:00:55Alors je compte sur vous, si votre alimentation sort un peu des sentiers battus,
00:01:00de venir nous en parler, et je suis sûre que nous irons de découverte en découverte durant ces deux heures.
00:01:07Pour nous appeler, vous connaissez notre numéro, c'est le 0 826 300 300.
00:01:11Vous pouvez également envoyer un SMS, vous envoyez Brigitte au 7 20 18.
00:01:16Michel Oudoul, merci d'être avec nous, et comme toujours, on va écouter avec beaucoup d'intérêt
00:01:22tout ce que vous allez nous dire sur la nourriture.
00:01:25Mais je rappelle que vous avez créé l'Institut français de Shiatsu,
00:01:30et que vous avez écrit également « Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi » aux éditions Albin Michel.
00:01:35Et, et ça c'est une très très bonne nouvelle certainement pour beaucoup d'entre nous,
00:01:39va sortir dans une quinzaine de jours, « Un corps pour me soigner, une âme pour me guérir ».
00:01:46Joli programme.
00:01:48Vaste programme, oui, bonjour Brigitte, et merci de me donner à nouveau la possibilité
00:01:53de parler de tous ces domaines et toutes ces choses qui m'intéressent et qui me passionnent,
00:01:58et auxquelles j'ai consacré un peu ma vie.
00:02:01Oui, c'est vrai qu'il y a cet ouvrage qui, dans une quinzaine de jours,
00:02:04normalement le 4 février, sera en librairie,
00:02:06qui est un ouvrage dans lequel je vais parler un petit peu de la manière avec laquelle...
00:02:12C'est un livre qui a été sorti, je crois, il y a déjà...
00:02:15C'est un livre qui a été sorti en 2006, donc il y a 20 ans, qui va avoir 20 ans.
00:02:19Et que vous avez retravaillé avec...
00:02:21Qui est entièrement retravaillé, c'est-à-dire qu'il y a une cinquantaine de pages de plus,
00:02:25il y a des textes qui ont été retravaillés en tant que tels dans ce qu'ils étaient leur contenu,
00:02:31notamment dans toute la première partie où j'évoque les temps barbares dans lesquels nous sommes,
00:02:35la manière avec laquelle nous nous nourrissons, nous traitons les animaux, etc.,
00:02:39et la façon dont nous éduquons les enfants,
00:02:42qui sont les premiers prémices de ce que peut être la maladie.
00:02:45Et puis toute une partie qui est nouvelle, qui est entièrement nouvelle,
00:02:48et qui a été rajoutée autour de laquelle je vais dans cette direction de l'âme
00:02:52qui peut nous guérir à travers ces notions,
00:02:55qui sont des notions dont on parle un petit peu plus aujourd'hui,
00:02:57qui sont celles de la conscience,
00:02:59qui sont celles de la manière avec laquelle cette conscience existe dans nos corps,
00:03:02et qui sont des éléments que je raccroche avec des exemples très précis et très clairs,
00:03:08comme par exemple les EMI, c'est-à-dire les expériences de mort imminente,
00:03:12qui vont nous époustoufler dans un certain nombre de choses qui sont rapportées,
00:03:17comme par exemple le fait que des personnes qui sont donc mortes cliniques,
00:03:22porteuses d'une maladie grave et incurable,
00:03:24et qui, quand elles reviennent, sont entièrement guéries.
00:03:27C'est-à-dire qu'est-ce qui se passe et qu'est-ce qui fait que la rencontre qu'ils ont faite...
00:03:31Comment s'explique ce miracle ?
00:03:32Comment s'explique ce miracle ?
00:03:34Voilà, et ce qui est intéressant là-dedans, si vous voulez,
00:03:36c'est qu'on découvre, quand on fait des études et qu'on interview,
00:03:42parce qu'il y a un nombre incroyable de personnes qui ont vécu ces EMI,
00:03:45mais qui n'osent pas en parler,
00:03:47eh bien on se rend compte qu'elles ont toutes rencontré la même chose,
00:03:50une fois qu'elles sont passées théoriquement de l'autre côté,
00:03:52et qu'elles sont revenues.
00:03:53Et que c'est peut-être là que se situe la clé de la guérison de nos corps en souffrance.
00:03:58Et j'évoque cela aussi à travers un cas personnel,
00:04:00puisque je raconte l'histoire de mon père,
00:04:02comment lui aussi a vécu une guérison spontanée sans faire de EMI,
00:04:06c'est-à-dire qu'il n'est pas nécessaire de mourir cliniquement
00:04:09pour pouvoir un jour redonner à son corps le quitus qui fait qu'il va redevenir saint.
00:04:15Eh bien on attend ce livre avec impatience,
00:04:18et puis évidemment la prochaine fois que vous venez,
00:04:19on en parlera plus précisément,
00:04:21Un corps pour me soigner, une âme pour me guérir,
00:04:24toujours aux éditions, Albin Michel.
00:04:25Aujourd'hui on va parler de la nourriture,
00:04:27alors j'ai choisi ce sujet d'abord parce que je trouve que la nourriture
00:04:30a beaucoup de relations à notre corps,
00:04:34et également au plaisir,
00:04:36parce que manger ça fait partie des plaisirs de la vie,
00:04:41ça joue aussi évidemment sur notre santé,
00:04:44la manière dont on va se nourrir,
00:04:46on dit bien qu'on creuse sa tombe avec ses dents.
00:04:48Qu'est-ce que vous avez envie de dire avant qu'on donne la parole
00:04:52à notre première auditrice qui est déjà là et qui adore le piment ?
00:04:55Une première chose fondamentale qui est que la nourriture,
00:04:58ce n'est pas un pisalet ou une nécessité,
00:05:00c'est un acte sacré.
00:05:01C'est la manière avec laquelle on fait rentrer de la vie en soi,
00:05:04et qu'ainsi on va pouvoir perpétuer la propre vie qui est en nous.
00:05:08Et c'est quelque chose qui est un acte majeur.
00:05:10Malheureusement la façon dont on le fait aujourd'hui,
00:05:12nous fait passer totalement à côté de cette dimension-là,
00:05:14et c'est peut-être la raison pour laquelle une partie de nos corps sont malades.
00:05:17C'est du carburant ?
00:05:20C'est un carburant, mais au-delà du fait que ce soit un carburant,
00:05:23c'est un principe de vie qu'on en range.
00:05:26C'est-à-dire qu'on peut le constater quand on va dans certains endroits
00:05:31ou dans certains restaurants suivant le type d'aliments que l'on mange,
00:05:33l'ambiance et l'atmosphère n'est absolument pas la même.
00:05:36C'est-à-dire qu'à travers l'aliment,
00:05:38bien sûr que l'on consomme des lipides, des glucides, des protéines,
00:05:41bien sûr que l'on ressent des saveurs,
00:05:43bien sûr que la dimension plaisir et partage est fondamentale,
00:05:46mais il y a quelque chose d'autre qui est à prendre en compte dans le fait de se nourrir.
00:05:49C'est qu'est-ce que je suis en train de faire ?
00:05:51À quoi sert ce que je suis en train de faire ?
00:05:53Qu'est-ce que c'est censé m'apporter ?
00:05:55Et là, on va rejoindre ce qui peut paraître quelque chose de désuet
00:05:59ou de complètement philosophico-abstrait, etc.
00:06:04qui est le caractère subtil de la vie et du vivant.
00:06:07Parce que la vie, en nous, qu'est-ce que c'est ?
00:06:11Mais c'est une vraie question.
00:06:14C'est une vraie question et c'est une question à laquelle on ne peut pas apporter de réponse
00:06:17dans le sens de l'horizontalité.
00:06:19C'est-à-dire que la vie, ce n'est pas que de la biologie et de la biomécanique.
00:06:22La vie, c'est quelque chose qui regroupe cela et qui en fait un principe particulier.
00:06:28Et c'est ce qui fait la différence dans le monde de la science entre le in vivo et l'in vitro.
00:06:32Beaucoup d'expériences réussissent in vitro.
00:06:34C'est-à-dire dans la connexion au vivant et uniquement dans la biomécanique.
00:06:37Mais quand vous remettez ça dans un ensemble vivant,
00:06:40il se passe quelque chose de tout à fait différent.
00:06:42Nous avons perdu totalement cette idée, cette notion de cette unité qui est à l'intérieur de nous.
00:06:47Mais il faut savoir que la moindre décédure...
00:06:49Il y a quand même beaucoup de personnes qui savent intuitivement, je dirais,
00:06:55ce qui leur va bien, ce qu'ils peuvent manger.
00:06:58Et puis il y a des personnes qui sont capables de manger des choses
00:07:00qui ne leur vont pas du tout et qui continuent pourtant dans ce chemin-là.
00:07:04Ce serait quoi ?
00:07:05Ça voudrait dire qu'ils ne sont pas assez en relation avec leur vivant, justement ?
00:07:10Ils ne sont absolument pas en relation avec leur vivant.
00:07:13Et voire même, ils sont dans le perçu que ce moment si particulier,
00:07:19à nouveau, je le répète, qui pour moi est sacré,
00:07:22est une contrainte de plus, comme n'importe quel moment d'hygiène, etc.
00:07:27Regardez comment nous mangeons aujourd'hui.
00:07:28Nous sommes assis à un comptoir avec des écouteurs sur les oreilles,
00:07:32en train de taper sur un téléphone portable.
00:07:33C'est pas vrai, on a mangé en s'écoutant et en conversant, tous les deux.
00:07:38Mais malheureusement, malheureusement...
00:07:40C'est vrai qu'on voit des gens qui avalent n'importe quoi rapidement,
00:07:44sans même être conscients de ce qu'ils sont en train de manger.
00:07:46Sauf que nous ne sommes concentrés absolument pas sur ce que nous sommes en train de faire.
00:07:50Vous voulez faire un test simple ?
00:07:52Demandez aux gens que vous voyez comme ça manger,
00:07:55qu'est-ce qu'ils ont mangé, quelles sont les saveurs qu'ils ont ressenties.
00:07:58Ils sont incapables de vous les nommer.
00:08:00Or, qu'est-ce que c'est une saveur ?
00:08:01C'est une information.
00:08:03Si par exemple j'ingère quelque chose qui a une saveur sucrée,
00:08:07et bien ce goût sucré, il va au cerveau.
00:08:09Le cerveau reçoit l'information, il va envoyer un signal et un message à mon pancréas
00:08:13pour qu'il secrète de l'insuline, parce qu'il y a du sucré qui arrive.
00:08:16Et que ce champ informationnel-là, il est rompu.
00:08:18Ce qui fait que pour arriver à peu près à maintenir une homéostasie de base dans le corps,
00:08:23je vais être obligé de manger plus,
00:08:25je vais être obligé de passer plus de temps à la digestion et à l'ingestion.
00:08:29Et partant de là, il y a quelque chose qui prouve bien que le rapport à la nourriture est souvent faussé,
00:08:40c'est que pratiquement tous les régimes ne fonctionnent pas.
00:08:42Ils ne fonctionnent pas parce qu'ils ne sont que dans la contrainte ou l'interdit.
00:08:46Or, dans la nourriture, il y a quelque chose qui est très en lien d'ailleurs avec la sexualité,
00:08:51qui est le principe porteur de vie,
00:08:52c'est la notion du plaisir.
00:08:54D'ailleurs, quand on mange des choses très bonnes,
00:08:57on ne le fait jamais seul, on le partage toujours avec quelqu'un.
00:09:00Et regardez comme c'est amusant, vous allez dans un restaurant gastronomique,
00:09:03avant de commencer à vous jeter sur l'assiette, vous regardez le plat,
00:09:06vous voyez l'esthétique, vous appréciez déjà.
00:09:08Ça réveille en vous un certain nombre de choses.
00:09:10Vous n'en rendez pas compte, mais vous commencez à saliver.
00:09:12Il y a déjà du suggestif qui se secrète.
00:09:14Ensuite, qu'est-ce qui se passe ?
00:09:15Vous goûtez.
00:09:15Vous goûtez, vous prenez le temps de ressentir.
00:09:19Non seulement vous prenez le temps de ressentir,
00:09:21mais vous en parlez aux autres.
00:09:22Vous exprimez, etc.
00:09:24Et c'est ce moment de grâce-là, entre guillemets,
00:09:27qui est si particulier,
00:09:28qui est celui qui nous nourrit vraiment au plus profond de nous-mêmes.
00:09:31Et c'est ce qui fait la différence entre l'état de santé
00:09:33et puis peut-être l'état de déséquilibre.
00:09:36Eh bien, on va parler de tout ça avec vous.
00:09:38Vous avez envie de nous raconter votre rapport à la nourriture,
00:09:41ce que vous préférez particulièrement.
00:09:43Eh bien, c'est Yana qui sera avec nous dans un instant
00:09:46et qui adore, je crois, que ça pique, que ce soit pimenté.
00:09:50On l'écoute dans un instant.
00:09:52Dans un instant, retour de Brigitte Laaissue de Radio.
00:09:56Avec Michel Audoul, nous allons voir ce que dit notre assiette de nous-mêmes.
00:10:02Bonjour Yana, merci d'être avec nous.
00:10:06Bonjour Yves, bonjour Michel.
00:10:08Bonjour.
00:10:08Et donc, vous aimez bien le pimenté, vous ?
00:10:12J'adore tout ce qui est pimenté.
00:10:14Et plus ça pique, et plus je suis contente.
00:10:17Et vous le supportez bien ?
00:10:19Oui, en plus de ça, le piment, c'est un peu un super aliment, quand on regarde.
00:10:24On peut tout argumenter.
00:10:27Oui, enfin, excessivement, je ne suis pas sûre que ce soit si bon que ça.
00:10:33Il y a des personnes qui, quand ils mangent très pimenté, qui le lendemain matin, sont un peu barbouillées quand même.
00:10:39Oui, oui.
00:10:39Ce qui n'est pas votre cas, visiblement.
00:10:41Non, pas du tout.
00:10:43Non, non, ce que j'aime dans le piment, c'est que c'est plein d'énergie, ça donne la pêche, et puis je le ressens physiquement.
00:10:52Quand je mange un piment, tout de suite, ça me...
00:10:55Mais vous mangez un piment cru, comme ça ? Vous êtes capable ?
00:10:58Non, non, je le fais. Ça m'est arrivé, mais pas des traits forts, par contre.
00:11:03Non, parce que là, quand même, c'est un peu hard, hein ?
00:11:07Oui, oui. Non, non, c'est plutôt en sauce, en curry, en voilà.
00:11:11C'est la question que j'aurais éventuellement envie de vous poser, c'est qu'est-ce que vous avez besoin d'exciter ?
00:11:19C'est simplement que c'est un petit peu comme je suis, j'ai besoin de bouger, j'ai besoin de...
00:11:26Voilà, j'aime bien les sensations fortes, et du coup, je le retrouve avec le piment, je le retrouve dans mon assiette.
00:11:34Oui, mais c'est justement ça, la question.
00:11:37C'est qu'est-ce que les sensations fortes vous donnent ou vous apportent ?
00:11:42Le piment, c'est la sensation forte de l'alimentation, c'est une saveur particulière.
00:11:46Il y a cinq saveurs différentes, donc le piquant en est une, ça renforce une énergie précise.
00:11:53Donc vous, quel est votre besoin de cette activité ou de cette excitation ?
00:11:59Ça me permet d'être vivante, je me sens, je n'aime pas la routine, j'ai besoin de...
00:12:03Oui, ça me permet d'exister, oui, d'être vivante complètement.
00:12:08Et vous aimez le piment depuis quand ?
00:12:11Depuis que j'ai 10-11 ans.
00:12:16Ah oui, donc déjà enfant, vous étiez...
00:12:19Mais votre famille, donc votre famille mangeait assez pimenté, j'imagine ?
00:12:23Alors, ils y allaient doucement parce que, justement, ils ne voulaient pas trop...
00:12:27Enfin, petit, on ne sait pas trop comment les enfants réagissent.
00:12:31Mais j'ai tout de suite senti, sans en avoir tous les jours à table,
00:12:35mais j'ai tout de suite senti que c'était quelque chose qui me plaisait.
00:12:38Ça vous rapprochait de qui ?
00:12:40Ça me rapprochait de personne en particulier,
00:12:45je n'ai pas l'impression que...
00:12:48C'est juste que ça me permettait d'être...
00:12:51Mais qui, particulièrement, dans votre famille, mangeait plus pimenté ?
00:12:55Ah, c'est mon père.
00:12:56Voilà, on est d'accord.
00:12:58Donc là, on est dans du yang.
00:13:00Voilà pourquoi fuir cette idée que vous aviez très clairement à l'esprit, pourtant.
00:13:06Oui.
00:13:07Non, mais c'est intéressant parce que, évidemment,
00:13:10ça aurait pu venir de vous à partir de 20 ans,
00:13:14ou ça aurait pu être une rencontre avec un homme.
00:13:16Mais là, quand vous nous dites 10 ans,
00:13:18on voit bien que ça vient de vos parents.
00:13:21Oui, oui, oui.
00:13:23Et vous vous êtes...
00:13:25Mais encore une fois, il n'y a pas de bien ou de mal dans ça.
00:13:29C'est juste...
00:13:29Ah ben non, on ne parle pas du tout de ça.
00:13:30On essaye de voir pour qu'est-ce qui peut faire que vous ayez une préférence
00:13:33vers ce qui excite.
00:13:35Parce que l'intérêt de l'émission aujourd'hui,
00:13:37c'est qu'on va mieux comprendre qui on est
00:13:38grâce à la nourriture.
00:13:40Donc, c'est pour ça qu'on est en train de vous mettre sur la sellette,
00:13:44Ilana.
00:13:47Qu'est-ce que vous vouliez lui montrer à votre père ?
00:13:51Ben, que j'étais capable, peut-être.
00:13:53Que moi aussi, je peux manger des piments.
00:13:58Oui.
00:14:02Vous avez trouvé des réponses toutes faites, là.
00:14:04C'est bien, hein ?
00:14:05Non, mais en fait, je vous avoue,
00:14:07je ne me suis pas posée toutes ces questions.
00:14:09Donc, je...
00:14:11Mais pourquoi ça vous ennuie de répondre à toutes ces questions, justement ?
00:14:14Qu'est-ce qui...
00:14:16Qu'est-ce qui...
00:14:17Vous vous y attendez pas, en tout cas ?
00:14:19Non, c'est surtout ça.
00:14:20C'est que je ne m'attendais pas à ce genre de questions plus
00:14:22que le fait que ça me dérange ou pas du tout.
00:14:26La question, c'est que si vous voulez,
00:14:27il faut bien comprendre que nous n'avons pas un seul comportement
00:14:30dans notre vie qui est lié à quelque chose
00:14:32qui s'appelle le hasard.
00:14:33Et que la préférence vers une saveur donnée,
00:14:36elle parle de nous, elle parle de notre histoire,
00:14:38elle parle d'un certain besoin,
00:14:39parce que l'excitation générée par la saveur ressentie
00:14:42dans l'alimentation répond à certains besoins.
00:14:46Et que dans ce que vous évoquiez,
00:14:47la chose, elle était déjà en tant que telle claire.
00:14:50C'est-à-dire qu'il n'y avait même pas besoin,
00:14:51même si vous n'aviez pas été d'accord,
00:14:53de toute façon, la chose, elle était véritablement claire.
00:14:57Ce qui est un peu intéressant,
00:14:59éventuellement pour vous, dans tout ça, c'est quoi ?
00:15:01C'est de comprendre que ce besoin du piment
00:15:03que vous présentiez comme, entre guillemets,
00:15:06un espèce de hasard ou quelque chose qui émergeait de nulle part,
00:15:10n'est en fait que le résultat d'un besoin
00:15:12de démontrer quelque chose à quelqu'un.
00:15:14Sauf qu'aujourd'hui, vous n'avez plus 10-11 ans
00:15:17et que vous continuez à prendre ce piment
00:15:18et que ça doit sans doute générer
00:15:20un certain regard particulier,
00:15:23notamment en direction du masculin.
00:15:25Oui.
00:15:25Donc il faut que vous soyez consciente
00:15:27et, comment dire ça,
00:15:30et non pas dépendante, entre guillemets.
00:15:34Et puis, la question qu'on peut se poser aussi,
00:15:37Ilana, mais là, c'est qu'une hypothèse,
00:15:39c'est, est-ce qu'en mangeant pimenté,
00:15:43ce n'est aussi pas une manière de s'éloigner
00:15:45de la nourriture maternelle ?
00:15:47Ah, peut-être.
00:15:51Peut-être.
00:15:52Qu'est-ce que votre mère avait tendance à aimer et à faire
00:15:56et qui peut-être ne vous plaisait pas tant que ça,
00:15:58vous voyez ?
00:15:59Parce que la première nourriture, elle est maternelle.
00:16:03Vous voyez ?
00:16:04Et en vous positionnant comme ça,
00:16:06peut-être que vous vous éloignez de cette position
00:16:09et que vous n'allez pas vraiment...
00:16:11En clair, d'après vous, comme ça,
00:16:13dans ce que vous dit Brigitte,
00:16:15quelle pourrait être la saveur que la mère apporte ?
00:16:19C'était plutôt tout ce qui était douceur,
00:16:21voire des légumes aussi.
00:16:23Mais si on vous dit douceur,
00:16:24qu'est-ce que ça représente pour vous ?
00:16:28Douceur, qu'est-ce que ça représente pour moi ?
00:16:32La réponse est édifiante.
00:16:36Il faut aller la chercher, la réponse.
00:16:37Vous voyez comment il y a quelque chose qui est intéressant.
00:16:42Vous l'élaborerez toute seule, tranquillement,
00:16:45parce que nous, on n'est pas là du tout pour vous déstabiliser.
00:16:47C'est juste pour vous montrer
00:16:48à quel point c'est loin d'être anodin.
00:16:51Ah oui, effectivement.
00:16:52Votre début de témoignage,
00:16:54ce qui semblait si anodin,
00:16:56vous voyez comme quoi...
00:16:58Et ça va être tout l'intérêt de cette émission
00:16:59pendant ces deux heures,
00:17:00parce qu'on va partir sur des choses
00:17:02qui, a priori, sont...
00:17:03Ah bah oui, tiens, j'aime ça.
00:17:05Voilà.
00:17:06Et puis, on va...
00:17:07Peut-être faut-il juste lui laisser un...
00:17:08Du coup, il n'y a personne qui va oser appeler, Michel.
00:17:11Peut-être faut-il laisser un tout petit peu de place
00:17:13à la douceur dans votre vie ?
00:17:16Ah, peut-être.
00:17:18Pour l'instant, vous n'avez pas d'enfant, pour l'instant ?
00:17:21Non, je n'ai pas encore d'enfant.
00:17:23Vous voyez, comme quoi, on devine même
00:17:25que vous n'avez pas encore d'enfant.
00:17:26On est fort, quand même.
00:17:28Mais c'est vrai que je vais avoir peut-être du mal
00:17:31quand c'est trop calme,
00:17:33ou quand c'est trop lent.
00:17:35Voilà.
00:17:36C'est vrai que peut-être que ça rejoint un peu
00:17:38l'aspect douceur.
00:17:40Oui, c'est la douceur à soi.
00:17:43C'est-à-dire, c'est la capacité
00:17:44à se laisser des temps dans lesquels
00:17:46on ne confond pas la vie et l'agitation.
00:17:50La vie et l'excitation, etc.
00:17:52La vie n'est pas que ça.
00:17:54La vie, c'est aussi l'accueil,
00:17:55c'est la tranquillité.
00:17:57C'est-à-dire, en fait, la capacité
00:17:58à laisser des espaces
00:17:59dans lesquels quelque chose au fond de vous
00:18:01et peut-être d'ailleurs une petite fille
00:18:04pourrait avoir des choses intéressantes à vous dire.
00:18:08Oui.
00:18:09Et qui pourrait peut-être vous raconter
00:18:11comment, dans votre histoire,
00:18:12il y a peut-être des choses
00:18:13qui apparemment ont manqué
00:18:14et qu'on a essayé de conquérir
00:18:16en étant conforme aux attentes
00:18:18de certaines références
00:18:20et de certaines images fortes.
00:18:22Je vais me les poser,
00:18:26toutes ces questions, moi, je pense.
00:18:28Maintenant que vous avez soulevé le sujet.
00:18:32Oui, oui, mais en même temps...
00:18:33Vous allez voir combien ça fait du bien.
00:18:35Voilà, exactement, ça va vous apaiser.
00:18:38Je pense que ça va vous faire du bien
00:18:40parce que c'est, pourquoi pas,
00:18:42de manger pimenté.
00:18:43Mais quand c'est une demande un peu excessive,
00:18:47c'est toujours intéressant
00:18:48de chercher l'autre côté.
00:18:49Moi, j'aime bien,
00:18:50ce sera d'ailleurs un love conseil
00:18:51que j'avais prévu pour cette semaine.
00:18:53J'aime bien,
00:18:54lorsque l'on est très dans le côté,
00:18:56par exemple, de l'ombre,
00:18:58aller chercher la lumière
00:18:59et vice-versa.
00:19:00C'est toujours intéressant,
00:19:01vous voyez ?
00:19:01C'est dans ce sens-là.
00:19:03Ça ne veut pas dire
00:19:03qu'il ne faut demain
00:19:04manger que de la douceur,
00:19:06mais juste rééquilibrer
00:19:08un tout petit peu.
00:19:08Sur le plan biomécanique,
00:19:10sur le plan corporel
00:19:11et sur le temps,
00:19:13toute saveur en excès
00:19:14est néfaste.
00:19:16Donc, elle a,
00:19:17à un moment donné,
00:19:17une facture.
00:19:18Un des grands classiques
00:19:19des repas et des saveurs
00:19:22beaucoup trop épicées,
00:19:24trop longtemps,
00:19:25sur des trop longues périodes,
00:19:26trop grandes quantités,
00:19:27ce sont des atteintes
00:19:28au niveau gros intestin,
00:19:30des problèmes de type
00:19:30hermoroïde ou autre,
00:19:32ou des problèmes
00:19:32d'hyperacidification
00:19:33de l'intestin grêle
00:19:34et de l'estomac.
00:19:35C'est donc mieux
00:19:37d'être un petit peu
00:19:38un petit peu plus modéré,
00:19:40disons,
00:19:41ou d'enrichir
00:19:42les saveurs qui sont perçues
00:19:43parce que chacune d'entre elles,
00:19:45en fait,
00:19:46correspond à une énergie particulière
00:19:48et à un organe particulier.
00:19:50Et correspondant
00:19:51à un organe particulier
00:19:52va correspondre
00:19:53à un type d'émotion
00:19:53et à un type de psychisme particulier.
00:19:57D'accord.
00:19:57Est-ce que ça pourrait expliquer
00:19:58pourquoi le lait
00:19:59qui est plus doux
00:20:00adoucit, justement,
00:20:02les piments ?
00:20:03C'est ce qui calme
00:20:04un peu les piments ?
00:20:04C'est ce côté
00:20:05ambivalent ?
00:20:07Bravo.
00:20:08Bon.
00:20:09Mais oui,
00:20:10bien sûr.
00:20:11Et vous savez,
00:20:12dans tout ce qui est
00:20:12la question de l'alimentaire,
00:20:13vous allez voir,
00:20:14et c'est pour ça que souvent
00:20:15il y a des associations
00:20:16dans des plats
00:20:16qui sont des associations
00:20:18qui vont moduler
00:20:19un certain nombre
00:20:21des apports.
00:20:22La saveur
00:20:22est une excitation
00:20:23informationnelle
00:20:24qui va au cerveau
00:20:25et qui entraîne
00:20:25un certain nombre
00:20:26de réactions physiologiques.
00:20:28Et à partir du moment
00:20:29où elle est vraiment dominante
00:20:31à un moment donné,
00:20:32elle produit...
00:20:33Le piquant va produire
00:20:34à un certain degré
00:20:35le même type d'excitation
00:20:37par exemple
00:20:37que la cigarette
00:20:38sur la sphère pulmonaire.
00:20:40Il y a un état excitatif
00:20:41qui, sur le temps,
00:20:42s'il devient excessif,
00:20:43blesse.
00:20:44Et à partir de là,
00:20:45va avoir des conséquences.
00:20:46Sauf que pour le piment,
00:20:48ça ne sera pas
00:20:48sur les poumons,
00:20:50voire éventuellement
00:20:51si, peut-être
00:20:51des mucosités bronchiques,
00:20:53des choses comme ça.
00:20:54Mais sinon,
00:20:54ça sera plutôt
00:20:54au niveau intestinal.
00:20:55Oui.
00:20:58Eh bien,
00:20:58vous avez eu raison
00:20:59d'appeler,
00:20:59Ilona.
00:21:02Ilona, pardon.
00:21:03Non, je vous en prie.
00:21:04Merci à vous
00:21:04et merci beaucoup
00:21:06de votre curiosité
00:21:08parce qu'on sent
00:21:09que ça va vous aider
00:21:11à avancer.
00:21:12On se quitte
00:21:13un court instant.
00:21:14On se retrouve
00:21:14avec le Love Conseil.
00:21:16On va parler
00:21:16de nos peurs
00:21:17qui sont le premier obstacle
00:21:18à l'amour.
00:21:19On va jouer
00:21:19avec Passage du Désir
00:21:21et nous aurons Laura
00:21:22qui va témoigner
00:21:24et je crois que
00:21:25beaucoup vont se reconnaître
00:21:26dans son témoignage
00:21:26quand je vais mal.
00:21:27Je me réfugie
00:21:28dans la nourriture.
00:21:3114h-16h,
00:21:32Brigitte Laé,
00:21:33Sud Radio.
00:21:35Cette semaine,
00:21:36réveillez-vous
00:21:36avec Patrick Roger
00:21:38dans le Love Conseil.
00:21:40Eh bien,
00:21:40Michel Audoul,
00:21:41on va parler
00:21:41de nos peurs.
00:21:42Nos peurs,
00:21:43elles sont souvent
00:21:44des obstacles
00:21:44importants
00:21:46dans tous les domaines
00:21:46de la vie
00:21:47et forcément
00:21:47dans le domaine amoureux.
00:21:50Nos peurs,
00:21:51c'est d'ailleurs
00:21:51souvent ce que les psys
00:21:52appellent nos blessures
00:21:53d'enfance
00:21:54et d'ailleurs
00:21:54on reviendra
00:21:55sur ce sujet
00:21:55vendredi
00:21:56avec Ariane Calvaux.
00:21:58Eh bien,
00:21:58c'est des grands obstacles
00:21:59à l'amour
00:22:00avec un grand A.
00:22:02Alors d'abord,
00:22:02il y a l'amour de soi
00:22:04qui doit passer
00:22:05par une réconciliation
00:22:06avec ses peurs,
00:22:08je trouve.
00:22:09Vous êtes d'accord
00:22:09avec ça,
00:22:10Michel Audoul ?
00:22:10Avec une réconciliation,
00:22:12une acceptation
00:22:12de les voir
00:22:13et de les nommer
00:22:14parce que de toute façon
00:22:16elles font partie de nous.
00:22:17Donc,
00:22:18la réconciliation
00:22:19avec elles
00:22:19est quelque chose
00:22:20qui va permettre
00:22:21de les mettre au juste endroit,
00:22:22à la juste place.
00:22:23Alors,
00:22:23je vous fais une petite liste
00:22:24mais on pourrait en rajouter,
00:22:26il y a la peur du rejet,
00:22:27la peur de l'abandon,
00:22:28la peur de l'envahissement,
00:22:30la peur de la trahison,
00:22:32la peur qu'on nous mente,
00:22:34enfin bref,
00:22:34il y a énormément de peurs
00:22:36qui vont faire
00:22:36qu'on va avoir
00:22:37un comportement
00:22:38qui va être mal adapté
00:22:39dans la relation
00:22:40à autrui.
00:22:41Alors,
00:22:41le rejet,
00:22:42par exemple,
00:22:42ça nous empêche
00:22:43de nous investir,
00:22:44ça nous empêche aussi
00:22:46de pouvoir dire non
00:22:47parce qu'on a peur
00:22:47justement d'être rejeté.
00:22:49Bon,
00:22:49l'abandon,
00:22:50on le sait,
00:22:50ça crée souvent
00:22:51des relations de dépendance
00:22:52ou trop d'indépendance
00:22:53d'ailleurs,
00:22:54parce que par peur
00:22:55d'être abandonné,
00:22:56on ne va avec personne.
00:22:59L'envahissement,
00:23:00ça va nous rendre égoïste,
00:23:02la trahison,
00:23:03ça nous rend suspicieux,
00:23:04jaloux,
00:23:05en contrôle permanent.
00:23:06Et puis,
00:23:07par exemple,
00:23:08si on n'est pas
00:23:09assez authentique,
00:23:11c'est-à-dire
00:23:11si on a une mauvaise estime
00:23:12de soi souvent,
00:23:13eh bien,
00:23:14ça entraîne
00:23:14qu'on surcompense
00:23:16et qu'on en fait
00:23:17toujours trop,
00:23:18toujours plus.
00:23:19Je trouve que souvent,
00:23:20les caractéristiques
00:23:22hystériques
00:23:23viennent d'un manque
00:23:24de confiance
00:23:24et d'estime de soi.
00:23:26Bien sûr.
00:23:27Voilà,
00:23:28donc,
00:23:28si on veut
00:23:29être aimé pour soi,
00:23:30il faut peut-être
00:23:31d'abord s'aimer soi-même,
00:23:32un grand classique,
00:23:33mais c'est bien
00:23:34parfois de le rappeler.
00:23:35C'est un grand classique,
00:23:36mais c'est en même temps
00:23:37quelque chose
00:23:38qui n'est pas simple
00:23:39par beaucoup de gens
00:23:40parce qu'on a l'impression
00:23:42qu'on ne le vaut pas,
00:23:42qu'on ne le mérite pas,
00:23:43etc.
00:23:43Et c'est un espèce
00:23:45de cercle vicieux.
00:23:46Mais peut-être
00:23:46que la première chose,
00:23:47c'est toujours
00:23:48le premier pas qui coûte,
00:23:49c'est-à-dire prendre conscience
00:23:50qu'on ne s'aime pas assez,
00:23:51qu'on a l'impression
00:23:52qu'on ne se vaut pas assez
00:23:53et peut-être qu'on se réfugie
00:23:54un peu trop dans la nourriture.
00:23:56C'est peut-être
00:23:56ce que nous racontera Laura
00:23:57dans un instant.
00:23:58Oui,
00:23:58c'est ce que j'explique
00:23:59dans un de mes ouvrages
00:24:00qui s'appelle
00:24:01« Dis-moi comment aller
00:24:02chaque jour de mieux en mieux ».
00:24:03C'est-à-dire que
00:24:04ce blason,
00:24:05cette image que l'on a de soi,
00:24:06ce n'est pas quelque chose
00:24:07qui est une fatalité,
00:24:08c'est quelque chose
00:24:09qui se travaille.
00:24:10C'est comme une sorte
00:24:10de récitation
00:24:11que l'on fait à soi.
00:24:12Et si on décide
00:24:13que celle que l'on fait
00:24:14ne nous convient pas,
00:24:16rien n'est plus facile
00:24:17que d'en construire une autre
00:24:19et puis de se donner
00:24:21le courage,
00:24:21la force et la confiance
00:24:23de la faire d'abord
00:24:24de façon mécanique
00:24:25et technique
00:24:26pendant un certain temps
00:24:27puis après elle va devenir
00:24:28un nouveau réflexe à soi.
00:24:29Et à partir du moment
00:24:30où le réflexe à soi
00:24:31est un réflexe
00:24:32qui valorise,
00:24:33il est bien évident
00:24:33que la manière
00:24:34avec laquelle on va traverser
00:24:35le quotidien sera beaucoup
00:24:36plus agréable,
00:24:37riche et pleine
00:24:38de belles rencontres.
00:24:39Donc il ne faut pas hésiter.
00:24:41Alors aujourd'hui encore,
00:24:43on va jouer
00:24:43avec Passage du Désir
00:24:46et vous pourrez gagner
00:24:48ce kit de découverte
00:24:49BDSM.
00:24:51Il y a cinq pièces,
00:24:52non six pièces pardon,
00:24:53qui vont pouvoir
00:24:55être découvertes
00:24:56dans ce monde
00:24:57de BDSM
00:24:58tout en douceur,
00:24:59évidemment.
00:25:00Si vous avez envie
00:25:01de le gagner,
00:25:01vous envoyez dès maintenant
00:25:02Brigitte par SMS
00:25:03au 72018
00:25:05et l'un d'entre vous
00:25:06sera tiré au sort.
00:25:08Bonjour Laura,
00:25:09merci d'être avec nous
00:25:10et bien sûr,
00:25:13comme beaucoup de gens,
00:25:14quand vous ne vous sentez
00:25:15pas très bien,
00:25:16vous avez tendance
00:25:16à vous réfugier
00:25:17dans la nourriture
00:25:18et c'est quoi ?
00:25:19C'est plutôt
00:25:19du sucré ?
00:25:22Alors déjà,
00:25:24bonjour.
00:25:25Bonjour Michel.
00:25:26Bonjour.
00:25:26Alors,
00:25:27bonjour.
00:25:29Non,
00:25:29je n'ai pas de préférence,
00:25:30c'est ça le pire.
00:25:31J'ai sucré, salé.
00:25:32Ce n'est pas forcément
00:25:33dans le pire.
00:25:35C'est compliqué
00:25:36parce que
00:25:37ça devient
00:25:39limite vitale
00:25:41quand je suis au bord
00:25:44du frigo
00:25:44et que j'ai besoin
00:25:45de me remplir.
00:25:46J'ai l'impression
00:25:47d'être tellement vide
00:25:48quand je stresse,
00:25:49quand j'ai une émotion
00:25:49qui est pour moi
00:25:51ingérable,
00:25:52je me mets au bord
00:25:52du frigo
00:25:53et je mange.
00:25:53Et vous prenez
00:25:54tout ce qu'il y a
00:25:55dans le frigo ?
00:25:56Sans préférence.
00:26:00Que ce soit
00:26:01yaourt,
00:26:03je peux manger
00:26:03du saucisson,
00:26:04du fromage.
00:26:07Si j'ai un plat
00:26:08qui est déjà préparé,
00:26:09je peux le manger aussi.
00:26:10Et ça vous arrive
00:26:12à n'importe quelle heure ?
00:26:13Ou plutôt le soir ?
00:26:16Non,
00:26:17je dirais
00:26:17sans horaire précis,
00:26:19ça dépend
00:26:19de mon coup de stress.
00:26:20D'accord.
00:26:23Il y a beaucoup
00:26:23le stress
00:26:24mais il y a aussi
00:26:24les émotions
00:26:25plus intimes,
00:26:27la frustration,
00:26:29l'impression
00:26:29de ne pas y arriver.
00:26:30Enfin voilà tout ça.
00:26:33Ben oui,
00:26:34mais c'est le bain voilà
00:26:34qui est intéressant.
00:26:38Je ne sais pas
00:26:38ce qui serait intéressant.
00:26:40Ben vous voyez,
00:26:41vous êtes déjà
00:26:42en train de parler
00:26:42de vous alors.
00:26:44Pourquoi ce ne serait
00:26:44pas intéressant ?
00:26:45Pourquoi ça ?
00:26:46Oui.
00:26:48Oh là !
00:26:50Est-ce que vous êtes
00:26:50près du frigo là ?
00:26:52Non.
00:26:53Bon c'est bien.
00:26:55Ça va Laura.
00:26:55On va pouvoir y aller.
00:26:57On va pouvoir vous nourrir
00:26:59d'aliments plus positifs.
00:27:02Non.
00:27:03Vous êtes adorable.
00:27:05Ça c'est moins sûr.
00:27:08Qu'est-ce qui peut être dit
00:27:10par rapport à votre témoignage ?
00:27:11Évidemment,
00:27:12vous l'avez évoqué en partie
00:27:13soit parce que vous le sentez
00:27:15ou parce que vous l'avez lu
00:27:16quelque part.
00:27:17Évidemment que derrière
00:27:18la stratégie entre guillemets
00:27:20boulimique,
00:27:21il y a une stratégie
00:27:22pour remplir quelque chose
00:27:23que l'on pense être un vide.
00:27:25Mais qu'est-ce que ça veut dire ça ?
00:27:27Ça veut dire que si vous voulez,
00:27:28et c'est pour ça que vous évoquez
00:27:29ces moments de stress
00:27:30ou des moments d'émotion,
00:27:32quand nous sommes sollicités
00:27:33par un stress
00:27:34ou une émotion
00:27:35qui est une émotion forte
00:27:36dont on a peur
00:27:37qu'elle nous déborde
00:27:38ou qu'elle nous échappe,
00:27:40nous sommes ramenés
00:27:40dans des inéités
00:27:41qui sont des inéités
00:27:42de la condition de survie.
00:27:43La condition de survie
00:27:46la plus profonde
00:27:47et la plus viscérale
00:27:48qui soit,
00:27:49c'est la première
00:27:50que nous avons rencontrée
00:27:51qui a été celle
00:27:52de la lutte nécessaire
00:27:53pour se nourrir
00:27:55parce que c'est ce qui va
00:27:56nous permettre
00:27:57de survivre.
00:27:58Nous sommes dans des inéités
00:27:59qui remontent
00:28:00à l'aube de l'humanité
00:28:01et qui remontent
00:28:03à l'aube de notre humanité,
00:28:04c'est-à-dire
00:28:05des premiers moments
00:28:05où quand nous sommes arrivés
00:28:06à la vie,
00:28:07nous sommes allés chercher
00:28:09ce lieu nutritionnel
00:28:11qui s'appelle
00:28:11le sein maternel
00:28:12ou quand ça n'est pas le cas
00:28:13qui s'appelle le biberon
00:28:14ou parce que nous étions
00:28:16en tension de stress de vie,
00:28:18bien sûr non analysés,
00:28:20mais juste la ressentie
00:28:21d'un besoin
00:28:22qu'il fallait remplir
00:28:22quelque chose
00:28:23pour continuer à exister,
00:28:25que nous avons pu compenser,
00:28:27auquel nous avons pu répondre
00:28:28par le fait de nous nourrir.
00:28:29Et j'irais même plus loin,
00:28:30on sait très bien
00:28:31qu'un bébé
00:28:32qui commence à être
00:28:33un petit peu angoissé,
00:28:34qu'est-ce qu'il fait ?
00:28:35Il met à la bouche
00:28:36tout ce qu'il peut mettre
00:28:36à la bouche.
00:28:38Voilà.
00:28:38On est dans le retour
00:28:40vraiment aux inéités,
00:28:42les plus viscérales
00:28:43et les plus premières
00:28:44de l'individu.
00:28:46Donc ça,
00:28:46ça explique la mécanique.
00:28:48Ensuite,
00:28:48la deuxième des choses
00:28:49qui va être nécessaire
00:28:51d'éclairer
00:28:52dans ce qui vous concerne,
00:28:53c'est bien entendu
00:28:54quels sont les types de stress
00:28:55ou sinon
00:28:56quels sont les types d'émotions
00:28:58qui vous conduisent à cela.
00:28:59Parce que la nourriture
00:29:00a une deuxième composante
00:29:02qui est une composante
00:29:03non négligeable,
00:29:04c'est que c'est la première chose
00:29:05et le premier lien
00:29:06que nous avons eu
00:29:07dans notre vie
00:29:08à quelqu'un d'autre.
00:29:09Et ce quelqu'un d'autre
00:29:10n'est pas n'importe qui,
00:29:11c'est celui qui nous a porté,
00:29:12nous a donné la vie
00:29:13qui s'appelle notre mère.
00:29:15Il y a donc un lien majeur
00:29:16dans la manière
00:29:17avec laquelle
00:29:17chaque fois que nous étions
00:29:19en fragilité
00:29:20ou en sensibilité,
00:29:22nous avons engrangé
00:29:22la mémoire
00:29:23de la façon
00:29:24dont elle a su
00:29:24nous protéger
00:29:25et nous rassurer.
00:29:25Déjà, ce qu'on peut vous dire
00:29:28de manière très simple
00:29:29et que vous allez
00:29:30sans doute entendre,
00:29:31c'est qu'il y a forcément
00:29:32eu une insécurité primaire
00:29:34chez vous.
00:29:36Dont vous n'avez peut-être
00:29:37pas souvenir
00:29:38parce que vous étiez
00:29:39tout bébé.
00:29:41Mais voyez,
00:29:42cette insécurité primaire,
00:29:44il va falloir
00:29:45que vous alliez travailler
00:29:46un petit peu dessus
00:29:47parce que la seule personne
00:29:48qui va pouvoir vous donner
00:29:49aujourd'hui une sécurité,
00:29:51c'est vous.
00:29:51Vous comprenez ?
00:29:54C'est exactement ça.
00:29:55Ah oui.
00:29:56Je comprends bien.
00:29:57Je suis suivie
00:29:58pour des troubles alimentaires,
00:30:01effectivement.
00:30:01Pas que.
00:30:03Mais effectivement,
00:30:04se réconcilier avec soi,
00:30:05c'est compliqué.
00:30:08Mais ça, c'est des mots,
00:30:08ça, madame.
00:30:09Ça, c'est des mots.
00:30:11Il faut que vous descendiez
00:30:12du cerveau
00:30:13pour aller jusque vers le cœur
00:30:14parce que c'est lui
00:30:14qui a mal.
00:30:18Bien sûr que c'est compliqué.
00:30:20Bien sûr que ça,
00:30:20c'est douloureux.
00:30:23Mais il n'y a que par là
00:30:24que vous allez pouvoir
00:30:25reprendre pied.
00:30:28Et moi, je pense
00:30:29que ça passe par le corps.
00:30:31Je ne sais pas
00:30:31quel genre de thérapie
00:30:32vous faites,
00:30:32mais là, je pense
00:30:33qu'il y a besoin
00:30:33d'une thérapie
00:30:35qui vous ancre sur terre,
00:30:37qui vous mette les pieds
00:30:38sur terre,
00:30:40si vous voyez
00:30:40ce que je veux dire.
00:30:41Il faut que vous ayez
00:30:42une sécurité intérieure,
00:30:45corporelle.
00:30:48Alors là, pour le coup,
00:30:49je ne vous suis pas.
00:30:50Je ne vois pas
00:30:51quelle thérapie
00:30:51je pourrais faire
00:30:52pour me remettre...
00:30:53Non, non, mais c'était
00:30:55une façon de parler.
00:30:56Mais je veux dire,
00:30:57il faut que vous...
00:30:58Non, non, mais j'entends,
00:30:59je me demande de quelle...
00:31:01Enfin, là, je suis suivie
00:31:02par une psychiatre
00:31:03et une psychologue.
00:31:04par exemple, peut-être du yoga
00:31:07ou des...
00:31:08En tout cas, il faut
00:31:08que vous puissiez,
00:31:10comment dirais-je,
00:31:11vous sentir en sécurité
00:31:13en vous-même.
00:31:14Et ça passe par...
00:31:16Je ne sais pas,
00:31:16par exemple,
00:31:17comment...
00:31:18Moi, je pense au bassin,
00:31:20par exemple,
00:31:20qui est une partie du corps
00:31:22qui montre bien
00:31:23si la personne,
00:31:24elle est en sécurité
00:31:25ou pas.
00:31:28D'accord.
00:31:28Vous voyez ?
00:31:29Est-ce que vous avez
00:31:31une mémoire d'abandon
00:31:32quelque part ?
00:31:35Non, j'en suis pas...
00:31:37Enfin, non.
00:31:38Vous n'avez pas
00:31:39de vécu particulier
00:31:41dans lesquels
00:31:41vous avez eu l'impression
00:31:42d'être laissée
00:31:43toute seule
00:31:43face à un risque
00:31:44ou un danger ?
00:31:46Non.
00:31:48Je ne trouve pas...
00:31:49Non.
00:31:50À partir de quel moment
00:31:51vous avez commencé
00:31:52à compenser
00:31:53par l'alimentation
00:31:54comme ça ?
00:31:55À l'adolescence.
00:31:57Très bien.
00:31:57Qu'est-ce qui s'est passé
00:31:58à ce moment ?
00:31:59Vous n'avez pas...
00:32:05Non.
00:32:07Je n'étais pas très bien
00:32:08dans ma peau,
00:32:09mais comme tous
00:32:09les adolescents,
00:32:10je...
00:32:11Enfin, on va dire
00:32:11que comme beaucoup...
00:32:12Oui, mais à partir
00:32:12de quel moment
00:32:13vous êtes-vous mise
00:32:14à haïr votre corps ?
00:32:15Est-ce que c'est quand
00:32:16vos formes sont apparues,
00:32:17par exemple ?
00:32:21Oui.
00:32:25Vous me troubler.
00:32:26Mais c'est bien, Laura,
00:32:27parce que là,
00:32:28c'est le cœur
00:32:29qui parle en ce moment.
00:32:30Vous voyez ?
00:32:30On n'est plus dans la tête
00:32:32qui parle,
00:32:32vous êtes en train
00:32:33de parler avec votre cœur.
00:32:34Alors, évidemment,
00:32:35c'est un petit peu difficile
00:32:36parce que ça remue,
00:32:37ça remue beaucoup.
00:32:40Mais en même temps,
00:32:41c'est par là
00:32:41qu'il va falloir passer
00:32:42pour aller mieux.
00:32:46Parce qu'un des éléments
00:32:47secondaires qu'il y a
00:32:48dans la boulimie compensatoire,
00:32:50etc.,
00:32:51c'est la prise de poids
00:32:53qui permet de mettre
00:32:54de l'épaisseur
00:32:55entre le monde et soi.
00:32:55Et c'est quelque chose
00:32:58qui est une espèce
00:32:59de bouclier de l'hédrodon
00:33:00qui, tout en adoucissant
00:33:03les chocs, etc.,
00:33:04nous donne l'impression
00:33:05qu'en tout cas,
00:33:06les autres ne vont pas
00:33:07nous atteindre.
00:33:08Donc,
00:33:09quelqu'un vous a-t-il
00:33:10blessé profondément
00:33:11au moment de l'adolescence ?
00:33:12Vous voyez,
00:33:18il y avait certainement
00:33:20une grande peur
00:33:21de ce qui pourrait vous arriver.
00:33:24Peut-être rejeté
00:33:24plus que de l'abandon.
00:33:26Rejeté, oui.
00:33:27On n'est pas loin.
00:33:29Mais ça veut bien dire
00:33:31que quelque part,
00:33:31on ne vous a pas suffisamment
00:33:33sécurisé en tant qu'enfant.
00:33:35Quand vous devenez adolescente,
00:33:37vous allez vers le monde extérieur.
00:33:39Vous quittez le monde
00:33:40de l'enfance.
00:33:41Et là,
00:33:42ça a été très, très, très
00:33:45terrorisant pour vous,
00:33:46sans doute.
00:33:48On ne va pas vous en dire plus
00:33:49là pour l'instant
00:33:50parce qu'il faut que vous fassiez,
00:33:52vous laissez le temps
00:33:53de décanter un petit peu
00:33:54tout ce qui s'est passé
00:33:55entre nous là
00:33:56pendant ces quelques minutes.
00:33:58Mais vous voyez,
00:33:59c'est ça la piste
00:34:00qui va vous aider.
00:34:02C'est vraiment
00:34:02de ressentir.
00:34:04Sachez en tout cas
00:34:05que dans les techniques
00:34:06physiologiques
00:34:07qui peuvent vous permettre
00:34:08de compenser un peu
00:34:10cette sensibilité
00:34:12qui est la vôtre,
00:34:14il y a deux axes
00:34:15où vous pourriez trouver
00:34:17peut-être votre bonheur.
00:34:19Il y en a un premier
00:34:20qui est un grand classique
00:34:21qui est de vous inscrire
00:34:22dans une chorale.
00:34:23Si le chant est quelque chose
00:34:27qui peut éventuellement
00:34:27vous parler,
00:34:29l'avantage qu'il y a
00:34:31à s'inscrire dans une chorale,
00:34:32c'est qu'on est dans un endroit
00:34:33et un environnement
00:34:34dans lequel,
00:34:35tout en étant soi-même,
00:34:36on est protégé par le groupe.
00:34:38C'est-à-dire que même
00:34:39si on a une voix de fossé
00:34:41qu'on chante faux
00:34:41ou comme une casserole,
00:34:43à partir du moment
00:34:43où on se met à chanter
00:34:44dans le groupe,
00:34:45on se met à chanter juste.
00:34:46Il y a des choses
00:34:47assez étonnantes
00:34:47et assez troublantes
00:34:48qui se passent à ce moment-là
00:34:50parce que la voix,
00:34:51c'est la manière
00:34:52avec laquelle
00:34:52et c'est l'outil
00:34:53par lequel on va s'exprimer.
00:34:55On va commencer
00:34:55à oser exprimer quelque chose
00:34:57même si c'est à l'intérieur
00:34:58d'un groupe.
00:34:59Et ça,
00:34:59ça peut être un cheminement
00:35:00qui est extrêmement intéressant.
00:35:02Et le pendant de cela
00:35:03qui va permettre
00:35:04d'aller un cran plus loin
00:35:05dans ce qui va être
00:35:06la gestion de son corps
00:35:07et le rapport à son corps,
00:35:08c'est aller prendre
00:35:09des cours de théâtre
00:35:10et prenez le risque
00:35:11de vous mettre en scène.
00:35:13Absolument.
00:35:13Merci beaucoup Laura.
00:35:14On fait une petite pause,
00:35:15on revient avec Sophie
00:35:16qui est plutôt sucrée.
00:35:20Vous voulez parler
00:35:21à Brigitte Laé ?
00:35:2213h,
00:35:22Brigitte Laé Sud Radio.
00:35:25Michel Audoulé
00:35:25est avec nous
00:35:26et bientôt
00:35:28va sortir son prochain livre
00:35:29Un corps
00:35:30pour me soigner
00:35:31une âme
00:35:31pour me guérir
00:35:32aux éditions Elba Michel
00:35:33mais on en reparle
00:35:34la prochaine fois
00:35:35que vous venez
00:35:36vous nous raconterez tout ça.
00:35:37On continue aujourd'hui
00:35:38en tout cas
00:35:39à évoquer la nourriture
00:35:41et nous avons Sophie
00:35:43qui nous rejoint
00:35:43et vous Sophie
00:35:44vous êtes sucrée.
00:35:46Oui,
00:35:47bonjour Brigitte,
00:35:48bonjour Michel,
00:35:49effectivement,
00:35:49moi je suis très sucrée,
00:35:51très sucrée pardon.
00:35:52J'adore tout ce qui est
00:35:53chocolat,
00:35:53gâteau,
00:35:54dessert.
00:35:55Je l'ai toujours considéré
00:35:57comme un petit refuge,
00:35:58vous savez,
00:35:58ce petit besoin
00:35:59qu'on a en fin de journée
00:36:01pour se réconforter
00:36:02dès qu'on est stressé,
00:36:04dès qu'on est fatigué,
00:36:05enfin moi en tout cas
00:36:06dès que je suis stressé,
00:36:07dès que je suis fatigué.
00:36:09Et pourquoi pas
00:36:10juste pour se faire plaisir ?
00:36:13Pour se faire plaisir,
00:36:14ça arrive,
00:36:15mais quand je me fais plaisir,
00:36:17c'est que derrière
00:36:18il y a quelque chose
00:36:19qui effectivement,
00:36:20je pense inconsciemment,
00:36:21il y a un petit peu
00:36:23de fatigue,
00:36:24généralement,
00:36:25mais ça fait toujours plaisir,
00:36:27de toute façon,
00:36:28je n'y vais pas
00:36:28à contre-coeur.
00:36:31Parce qu'on ne peut pas
00:36:32avoir envie de se faire plaisir
00:36:33quand tout va bien
00:36:34et qu'on n'est pas fatigué ?
00:36:36Si,
00:36:38mais alors dans ces cas-là,
00:36:40c'est plus festif
00:36:41et je ne tendrais pas
00:36:42trop vers le sucré.
00:36:44Je crois que vraiment,
00:36:44ce qui m'attire dans le sucre,
00:36:46c'est ce côté
00:36:46un peu réconfort,
00:36:47vous voyez ?
00:36:48Oui,
00:36:49c'est la petite gâterie.
00:36:50Oui,
00:36:51exactement,
00:36:51c'est le petit plaisir coupable.
00:36:54Coupable ?
00:36:55Ben voyons.
00:36:57Et pourquoi coupable ?
00:36:58Ben parce qu'en fait,
00:37:00on se reproche toujours
00:37:01après d'avoir abusé,
00:37:03d'avoir abusé ou pas.
00:37:05Mais vous parlez de petit plaisir
00:37:06et maintenant,
00:37:07vous dites abusé.
00:37:08Pourquoi on ?
00:37:09Pourquoi vous généralisez ?
00:37:12Ben,
00:37:13je ne sais pas,
00:37:14c'est ce que toujours
00:37:15on a entendu dire.
00:37:16Qui ça ?
00:37:17Qui ça qui vous a dit ?
00:37:19Les magazines,
00:37:21la culpabilité à la télé,
00:37:23les coachs sportifs
00:37:25de temps en temps
00:37:25que trop de sucre,
00:37:27ce n'est pas bon
00:37:28pour la santé,
00:37:29enfin tout.
00:37:29Non,
00:37:30mais ça,
00:37:30c'est autre chose.
00:37:31Non,
00:37:31mais ça,
00:37:31c'est autre chose.
00:37:32Voilà,
00:37:32c'est pas petit...
00:37:34petit plaisir coupable.
00:37:36Oui,
00:37:36voilà,
00:37:36moi ce que j'entends
00:37:37surtout chez vous
00:37:38que ce qui vous satisfait
00:37:39le plus,
00:37:39c'est que le petit plaisir
00:37:40soit coupable.
00:37:41Oui.
00:37:42Je pense que quelque part,
00:37:43la transgression
00:37:44est quelque chose
00:37:45qui ne vous est pas indifférent.
00:37:47Non,
00:37:47j'aime bien.
00:37:52Non,
00:37:52mais je pense que ça remplit
00:37:53effectivement le petit vide
00:37:54émotionnel aussi
00:37:55qu'on peut avoir
00:37:56de temps en temps
00:37:57quand ça ne va pas en fait.
00:38:00C'est un peu de calme,
00:38:02un peu de douteur,
00:38:02un peu s'occuper de soi
00:38:05et de se mettre
00:38:05dans un cocon.
00:38:07Oui,
00:38:07mais Sophie,
00:38:08encore une fois,
00:38:09autant Laura,
00:38:10on voit bien
00:38:10qu'il y a un excès,
00:38:11on va dans le réfrigérateur,
00:38:13on se remplit,
00:38:14tandis que vous,
00:38:14c'est un petit bout de chocolat
00:38:16pour vous faire du bien.
00:38:18Il n'y a rien de coupable.
00:38:20Vous voyez,
00:38:20c'est pas...
00:38:21Vous ne mangez pas la tablette ?
00:38:23Ça dépend.
00:38:25Je vous dirais
00:38:26que ça dépend effectivement
00:38:27parce que
00:38:28m'arrêter
00:38:29à un carré de chocolat,
00:38:30c'est compliqué.
00:38:31mais oui,
00:38:33après,
00:38:33j'essaye de rester raisonnable.
00:38:35Mais voilà,
00:38:36mais c'est vraiment
00:38:36en cas de stress aussi
00:38:38où je peux manger
00:38:39carrément un paquet de gâteaux,
00:38:40ça m'est déjà arrivé
00:38:41de manger,
00:38:42alors pour citer une marque,
00:38:44des kits 4 bowls
00:38:45et de prendre le gros paquet
00:38:47et par stress
00:38:48et par besoin
00:38:50de manger tout le paquet.
00:38:53Si c'est une fois,
00:38:54de temps en temps,
00:38:55ce n'est pas grave.
00:38:56Vous voyez ?
00:38:57En tout cas,
00:38:58j'ai l'impression
00:38:58que là,
00:38:59on est loin
00:38:59du petit plaisir.
00:39:01Mais ce n'est pas toujours
00:39:02des petits plaisirs,
00:39:03justement,
00:39:04c'est ce que je vous dis.
00:39:04Des fois,
00:39:05ça peut être...
00:39:06Alors,
00:39:07je ne dirais pas,
00:39:07c'est énorme comme mot,
00:39:09mais des accès de boulimie,
00:39:11c'est-à-dire qu'au bout d'un moment,
00:39:12on ne se sent pas bien,
00:39:14on va se dire
00:39:14bah tiens,
00:39:15ça va me faire du bien
00:39:16et en fait,
00:39:16ça ne fait pas du bien
00:39:17parce qu'on finit le paquet,
00:39:18on finit la boîte
00:39:19et...
00:39:19Mais voilà,
00:39:20on n'est pas sur le petit registre
00:39:22gentil du plaisir compensatoire,
00:39:24etc.
00:39:24Là,
00:39:24on commence à rentrer
00:39:25dans le vif du sujet.
00:39:26Parce que vous commencez
00:39:27par nous dire
00:39:28que c'est un petit plaisir
00:39:29et puis là,
00:39:30tout d'un coup,
00:39:30vous nous parlez
00:39:31de la boîte entière.
00:39:32En fait,
00:39:33le soir devant la télé,
00:39:34c'est un petit plaisir.
00:39:36Ça,
00:39:36c'est une petite habitude,
00:39:38petit plaisir coupable.
00:39:39Parce que la fatigue arrive
00:39:41et qu'effectivement,
00:39:42terminer son repas
00:39:43et puis être devant la télé
00:39:44avec un petit...
00:39:46Sophie,
00:39:46vous n'êtes pas face
00:39:48à deux juges
00:39:48qui vont vous juger.
00:39:50Vous êtes face
00:39:50à deux personnes
00:39:51qui ont envie
00:39:52de vous aider
00:39:52à mieux comprendre.
00:39:54Alors,
00:39:54si vous pouviez nous dire
00:39:56exactement ce qu'il en est,
00:39:57ça serait plus simple.
00:39:58On gagnerait du temps.
00:39:59Avouez !
00:40:01Bon,
00:40:02effectivement,
00:40:03dans la journée,
00:40:03quand je ne suis pas bien,
00:40:04je m'enfile
00:40:06un paquet de gâteaux
00:40:07ou des cochonneries
00:40:08à manger,
00:40:09tout ce qui me passe
00:40:10sous le cou.
00:40:12Oui,
00:40:12vous voyez,
00:40:13il y a vraiment
00:40:15deux choses à retenir.
00:40:17D'abord,
00:40:17la première des choses,
00:40:18c'est que,
00:40:19vous savez,
00:40:19de la même manière
00:40:20que dans la nourriture,
00:40:21il y a ce qu'on appelle
00:40:21des exhausteurs de goût.
00:40:22vous vous faites
00:40:24un exhausteur de plaisir
00:40:25avec de la compensation sucrée.
00:40:28La deuxième des choses,
00:40:29elle est qu'il y a en vous
00:40:31effectivement une notion
00:40:32de culpabilité transgressive
00:40:34extrêmement forte
00:40:35dans le fait
00:40:36de vous faire du bien
00:40:37par de la douceur.
00:40:38Il faut comprendre
00:40:39que tout ça,
00:40:40ça parle de la problématique
00:40:41qui est la problématique
00:40:42de fond
00:40:43et du besoin absolu
00:40:44de se rassurer
00:40:45par cette douceur
00:40:45qui arrive
00:40:46et notamment,
00:40:47bien sûr,
00:40:48dans les moments de stress
00:40:48ou dans les moments de fatigue.
00:40:49C'est un très grand classique.
00:40:51Il n'y a rien de particulier
00:40:52ou il n'y a pas de honte
00:40:53à avoir sur ça.
00:40:55En revanche,
00:40:56il faut savoir
00:40:57que le poison le plus toxique
00:40:58qu'il peut y avoir
00:40:59dans tout ça,
00:40:59c'est la culpabilité.
00:41:01Parce que c'est ce poison-là
00:41:02qui fait que de toute façon,
00:41:04sinon,
00:41:04on n'en sortira pas.
00:41:05Donc la première des choses,
00:41:07c'est de comprendre
00:41:07que, un,
00:41:08le besoin de compenser
00:41:09est un besoin qui est sain,
00:41:10qui est salvateur
00:41:11et qui est naturel.
00:41:12Deux,
00:41:13que se contenter
00:41:14de prendre la chose comme telle
00:41:15n'est pas suffisante
00:41:16parce que le besoin
00:41:17peut devenir,
00:41:18à un moment donné,
00:41:18ce qui déséquilibre.
00:41:20Et donc,
00:41:20il va falloir que vous appreniez
00:41:21un certain nombre
00:41:22de petites choses de base
00:41:23qui vont vous permettre
00:41:24d'éviter de rentrer
00:41:25dans ce piège
00:41:27qui est un piège
00:41:27qui, progressivement,
00:41:29va vous faire augmenter
00:41:30les quantités de tout.
00:41:32Le premier vecteur
00:41:33qui va vous permettre
00:41:34de gérer vos stress
00:41:34dans le quotidien
00:41:35et dans la journée
00:41:36et vous éviter ainsi
00:41:37d'aller tout de suite
00:41:38chercher dans le sucre,
00:41:39c'est la respiration.
00:41:40Donnez-vous le temps
00:41:41d'avoir un temps de recul.
00:41:43Avant de vous jeter
00:41:43sur la boîte de gâteaux
00:41:45que vous nommiez
00:41:46tout à l'heure,
00:41:47etc.,
00:41:48laissez-la de côté,
00:41:49faites 4 à 5 respirations
00:41:50tranquilles.
00:41:51Vous allez voir que déjà,
00:41:52là, peut-être,
00:41:53vous allez pouvoir attendre
00:41:545 ou 6 minutes
00:41:55avant de vous jeter
00:41:55sur la boîte.
00:41:56Et quand vous allez arriver
00:41:57au moment où vous allez
00:41:58avoir envie d'y aller,
00:41:59refaites 5 ou 6 respirations.
00:42:00Vous allez réinstaurer
00:42:01un réflexe
00:42:02qui est lequel ?
00:42:03La respiration a une action
00:42:04très forte au niveau
00:42:05neurovégétatif
00:42:06et elle va tranquilliser
00:42:08et elle va pacifier.
00:42:10Elle va faire baisser
00:42:11le taux d'adrénaline,
00:42:14pardon, excusez-moi,
00:42:15et le taux de réactivité
00:42:16qui est lié au stress.
00:42:18Et c'est lui
00:42:18qui va vous permettre
00:42:19d'éviter de rentrer
00:42:21dans de la consommation
00:42:22compensatoire
00:42:23parce que finalement,
00:42:24quand vous mangez ce gâteau,
00:42:26après, vous lavez,
00:42:27vous expirez,
00:42:28vous relâchez,
00:42:28vous vous détendez
00:42:29et puis la pression
00:42:30est beaucoup moins grande
00:42:31et ça va mieux.
00:42:31essayer d'obtenir
00:42:33ce relâchement autrement
00:42:34que par cette compensation
00:42:35alimentaire parce que
00:42:36à partir du moment
00:42:38où vous allez continuer
00:42:39dans ce schéma-là
00:42:40et vu la dérive
00:42:41quantitative vers laquelle
00:42:43vous êtes en train d'aller,
00:42:45c'est la culpabilité
00:42:45qui va augmenter
00:42:46au fur et à mesure.
00:42:47Et il y aura un moment donné
00:42:48où cet accès au plaisir
00:42:49ne sera plus quelque chose
00:42:50qui va compenser
00:42:51mais deviendra une punition.
00:42:52Et sinon,
00:42:55il n'y a rien de grave
00:42:56à avoir de temps en temps
00:42:57en vie.
00:42:58Bien sûr que non.
00:42:59Il y en a d'autres,
00:42:59ça va être la cigarette,
00:43:00d'autres, ça va être
00:43:01un verre d'alcool
00:43:01et puis ça va,
00:43:03on est tous des êtres humains
00:43:04et on a le droit
00:43:06de compenser
00:43:06quand ça va mal.
00:43:08D'accord ?
00:43:08Je vous remercie beaucoup.
00:43:10Je vous en prie Sophie.
00:43:11Merci à vous.
00:43:12Merci à vous.
00:43:13Au revoir.
00:43:14On va continuer évidemment
00:43:15dans la deuxième heure
00:43:17à évoquer tout ce qui concerne
00:43:19la nourriture
00:43:20mais on voit bien déjà
00:43:21depuis 14 heures
00:43:23à quel point la nourriture
00:43:25c'est loin d'être anodin.
00:43:27C'est pas anodin,
00:43:28c'est un acte majeur.
00:43:29Ce qui est terrible effectivement,
00:43:30ce sont tous les présupposés
00:43:32ou les dictates
00:43:33qui sont envoyés
00:43:33par la société,
00:43:35la civilisation
00:43:36dans laquelle on est
00:43:37et qui en même temps
00:43:38est celle
00:43:39et qui est la pourvoyeuse.
00:43:41Voilà.
00:43:41On est bien d'accord.
00:43:42Qui est la pourvoyeuse
00:43:43des éléments compensatoires
00:43:44et donc de comprendre
00:43:45que de toute façon
00:43:46face à une tension
00:43:47ou à un stress interne
00:43:48l'extérieur
00:43:49n'apportera jamais
00:43:50rien de direct
00:43:50et que c'est par soi,
00:43:52c'est le fait
00:43:53d'essayer
00:43:54de ne pas en être victime
00:43:55et de comprendre
00:43:55ce qui se joue
00:43:56et de se donner
00:43:57les moyens
00:43:58à chaque jour
00:43:59un petit peu
00:43:59de se donner les moyens
00:44:00de sortir de ce piège.
00:44:02Alors j'ai trouvé
00:44:03la devinette
00:44:04qui correspond tout à fait
00:44:05au sujet du jour,
00:44:07Michel Audoul
00:44:07et je pense que
00:44:09vous allez la trouver
00:44:09très très bien.
00:44:10Donc c'est une femme,
00:44:12enfin c'est un couple
00:44:12et donc la femme regarde
00:44:14Top Chef,
00:44:16vous savez la fameuse émission
00:44:17sur la cuisine
00:44:18et son mari la critique
00:44:20et puis lui dit
00:44:20pourquoi tu regardes
00:44:21Top Chef
00:44:22puisque tu ne sais même
00:44:22pas faire la cuisine ?
00:44:24Que va lui répondre
00:44:25sa femme ?
00:44:26Vous avez le temps
00:44:27des infos
00:44:27pour me trouver la réponse.
00:44:28Allez, on fait une petite pause
00:44:30et n'hésitez pas,
00:44:31vous avez envie de nous parler
00:44:32de ce que vous mangez,
00:44:33de la manière
00:44:33dont vous vous nourrissez,
00:44:34vous nous appelez
00:44:35au 0826-300-300,
00:44:37on se retrouve après.
00:44:38Sud Radio,
00:44:39Sud Radio,
00:44:4016h,
00:44:41Brigitte Laé,
00:44:42Sud Radio.
00:44:43Michel Audoul est avec nous,
00:44:45auteur de
00:44:46Dis-moi où tu as mal,
00:44:47je te dirai pourquoi
00:44:48aux éditions Albain.
00:44:49Michel, aujourd'hui
00:44:50c'est plutôt
00:44:50Dis-moi ce que tu manges,
00:44:52je te dirai qui tu es,
00:44:53ça pourrait être ça.
00:44:55C'est d'ailleurs aussi
00:44:56amusant que cela puisse sembler,
00:44:59c'est ce qui m'a inspiré
00:45:00pour donner le titre
00:45:01de Dis-moi où tu as mal,
00:45:03je te dirai pourquoi.
00:45:03Je cherchais un titre
00:45:04pour mon livre à l'époque
00:45:05et je suis, entre guillemets,
00:45:07tombé par hasard
00:45:08sur une phrase d'un monsieur
00:45:10qui s'appelait Bria Savarin
00:45:11qui était un grand spécialiste
00:45:12de la cuisine, etc.
00:45:14et qui avait écrit,
00:45:15qui avait dit
00:45:15Dis-moi ce que tu manges,
00:45:17je te dirai qui tu es.
00:45:18D'accord,
00:45:19et donc vous avez copié.
00:45:20Et ça m'avait inspiré,
00:45:20je m'étais dit
00:45:21mais tiens,
00:45:21voilà, c'est ça le titre
00:45:22qu'il faut que je mette
00:45:23pour mon livre.
00:45:24Merci monsieur Bria Savarin.
00:45:25La boucle est bouclée,
00:45:26donc aujourd'hui
00:45:27on revient aux origines
00:45:31pourquoi.
00:45:31Bon, alors,
00:45:32vous avez réfléchi
00:45:33à ma devinette,
00:45:34c'est une femme
00:45:35qui regarde Top Chef
00:45:36et son mari lui dit
00:45:38mais pourquoi tu regardes ça
00:45:39puisque de toute façon
00:45:39tu ne sais même pas
00:45:40faire la cuisine.
00:45:41Elle répond.
00:45:42Mais c'est parce que
00:45:43ce n'est pas la cuisine
00:45:43que je regarde
00:45:44mais le cuisinier ?
00:45:45Ah oui, ça aurait pu être ça.
00:45:46Non, elle répond
00:45:47mais tu regardes bien
00:45:47des films porno toi.
00:45:49Ah oui, c'est plus fin ça.
00:45:51C'est plus fin,
00:45:52je suis d'accord.
00:45:53Et plus assassin aussi,
00:45:54d'ailleurs.
00:45:55Oui, mais c'est plus intelligent
00:45:57dans la réponse.
00:45:58Peut-être qu'il en avait besoin.
00:45:59Bon, en tout cas,
00:46:00du coup,
00:46:01elle lui a cloué le bec
00:46:02si je puis dire.
00:46:03Samir, bonjour.
00:46:05Oui, bonjour Brigitte
00:46:06et bonjour Michel.
00:46:08Bonjour.
00:46:09Voilà, donc,
00:46:10autour de ce sujet
00:46:11de nourriture,
00:46:12je voulais quand même
00:46:12juste pour que vous compreniez,
00:46:16j'ai eu un cancer
00:46:17de la prostate en 2012,
00:46:19ça fait à peu près 13 ans
00:46:20et mon épouse,
00:46:22en 2023,
00:46:23un cancer de l'œsophage.
00:46:26Elle est en rémission
00:46:27au jour d'aujourd'hui.
00:46:28Moi aussi,
00:46:29je suis en situation
00:46:30un peu de sable.
00:46:30et pour parler
00:46:31de nourriture...
00:46:32Alors déjà,
00:46:33quand on est en rémission,
00:46:35on ne dit plus
00:46:35en rémission.
00:46:36Maintenant,
00:46:36dans cette émission,
00:46:37on dit qu'on est guéri.
00:46:39Voilà.
00:46:40Ah, écoutez,
00:46:40ça c'est très positif.
00:46:42Eh bien oui,
00:46:42il faut toujours
00:46:43prendre une position
00:46:45positive
00:46:46dans cette émission.
00:46:48Non mais c'est vrai,
00:46:50c'est un cancérologue
00:46:51qui m'a donné
00:46:52cette piste-là
00:46:55et je trouve
00:46:55qu'il a énormément raison
00:46:56parce que vous êtes guéri.
00:46:59Et puis après,
00:46:59peut-être,
00:47:00par la suite,
00:47:00vous allez avoir
00:47:01une autre maladie.
00:47:02Mais voilà,
00:47:03on est d'accord.
00:47:04En tout cas,
00:47:04ça vous évite
00:47:05de garder une espèce
00:47:06d'épée de Damoclès
00:47:07sur la tête.
00:47:08Eh oui,
00:47:09eh oui,
00:47:09bien sûr,
00:47:11je suis tout à fait d'accord
00:47:12avec vous.
00:47:12Michel,
00:47:13c'est quand même
00:47:13très lourd tout ça.
00:47:15Alors,
00:47:15donc,
00:47:15ce que je voulais dire,
00:47:16c'est que notre nourriture
00:47:18a changé
00:47:18à partir du moment
00:47:20où moi,
00:47:21comme je suis
00:47:22sous encore
00:47:22hormonothérapie,
00:47:24je dois faire attention
00:47:25à ne pas trop manger
00:47:27pour ne pas prendre du poids.
00:47:28Alors que ma femme,
00:47:29qui a eu un cancer d'œsophage,
00:47:31a beaucoup maigri,
00:47:33donc il faut qu'elle se rende l'humain.
00:47:35Donc,
00:47:35le dilemme n'est là.
00:47:37Il y en a un
00:47:38qui faut qu'il fasse attention
00:47:39et l'autre,
00:47:39il faut qu'il mange.
00:47:41Eh bien,
00:47:41elle mange dans votre assiette
00:47:42et puis comme ça,
00:47:43vous n'avez plus grand-chose
00:47:44dans votre assiette.
00:47:46Non.
00:47:47Donc,
00:47:48du coup,
00:47:48le dilemme est là.
00:47:50Bon,
00:47:50on a bien sûr
00:47:51la situation...
00:47:52Vous avez l'air
00:47:53d'en sourire quand même.
00:47:54Donc,
00:47:54je crois qu'il y a une complicité
00:47:57qui vous réunit quand même.
00:47:59Oui,
00:48:00oui,
00:48:00absolument.
00:48:01Et donc,
00:48:02on mange,
00:48:03oui,
00:48:04il y en a un qui mange
00:48:04dans une petite assiette
00:48:05et l'autre qui mange
00:48:06dans une grosse assiette,
00:48:08même si je dois,
00:48:09bien sûr,
00:48:09me limiter.
00:48:11Donc,
00:48:12pour moi,
00:48:13ce que je voulais dire par là,
00:48:14c'est que j'ai dû,
00:48:15un peu pour aider
00:48:16ma femme à la nourriture
00:48:18et sans doute un peu moins,
00:48:19revenir sur des nourritures,
00:48:21je dirais,
00:48:22entre guillemets,
00:48:23ancestrales.
00:48:24Moi,
00:48:25je suis d'origine du Maghreb,
00:48:26donc je fais pour elle
00:48:27des soupes
00:48:29chorba,
00:48:30etc.,
00:48:30des couscous,
00:48:32mais qui ne sont pas,
00:48:33bien sûr,
00:48:33épicés.
00:48:35Des choses pour un peu
00:48:36qu'elles prennent du poids.
00:48:38Mais aussi,
00:48:39moi,
00:48:39j'en profite,
00:48:41mais aussi,
00:48:41si vous voulez,
00:48:42comme il y a un paradoxe,
00:48:44il ne faut non plus
00:48:44ne pas chercher
00:48:47à me limiter quand même,
00:48:49même si je ne suis
00:48:49ni en surpoids
00:48:50ni en obésité.
00:48:53Voilà.
00:48:54Donc,
00:48:55il y a quelque chose
00:48:57d'un peu
00:48:57de thérapeutique
00:48:59dans cette nourriture.
00:49:01Vous savez,
00:49:01quand on est confronté,
00:49:02bien sûr,
00:49:02à la maladie,
00:49:03on cherche des solutions
00:49:04comme on peut.
00:49:05C'est vrai que
00:49:06la maladie,
00:49:07c'est une espèce
00:49:07d'injustice,
00:49:08puisque jusqu'à nos maladies,
00:49:10nous étions des sujets
00:49:11comme beaucoup de gens,
00:49:12d'ailleurs,
00:49:12quand ils sont malades.
00:49:13On était sujets sains
00:49:15et donc,
00:49:17on n'a jamais sujets.
00:49:18Mais est-ce que,
00:49:18Samir,
00:49:19j'entends bien
00:49:20ce sentiment d'injustice
00:49:22et je le respecte,
00:49:24mais est-ce qu'il ne faut pas
00:49:25plutôt essayer de se dire
00:49:26que vous avez traversé
00:49:28une épreuve
00:49:28et c'est toujours injuste,
00:49:30les épreuves,
00:49:31mais on en traverse tous.
00:49:32Il y en a,
00:49:33c'est la maladie,
00:49:34d'autres,
00:49:34c'est un accident,
00:49:36d'autres,
00:49:36c'est la perte
00:49:38d'un être cher.
00:49:38Et voir comment cette épreuve,
00:49:41finalement,
00:49:42vous rend aujourd'hui
00:49:43peut-être plus apte
00:49:44à d'abord
00:49:45à profiter de la vie
00:49:46et peut-être
00:49:47à faire attention,
00:49:48justement,
00:49:49à vous.
00:49:51Oui.
00:49:52Et à revenir
00:49:52à vos racines.
00:49:54Oui.
00:49:55Vous voyez,
00:49:56c'est peut-être comme ça
00:49:57qu'il faut voir les choses
00:49:57parce que,
00:49:59quand on reste avec l'idée
00:50:00que ça a été injuste,
00:50:01ça veut dire
00:50:02qu'on n'a peut-être pas
00:50:02totalement profité
00:50:04de l'épreuve,
00:50:05de ce que peut nous apporter
00:50:07une épreuve.
00:50:07Oui,
00:50:08oui,
00:50:08comme une épreuve positive.
00:50:12Je ne peux pas dire
00:50:14qu'une épreuve,
00:50:14c'est positif,
00:50:15évidemment que non,
00:50:16mais elle est arrivée,
00:50:17on n'y peut rien.
00:50:19En revanche,
00:50:20on peut en faire
00:50:20quelque chose de positif.
00:50:22Si,
00:50:22une épreuve qu'on dépasse
00:50:23est toujours positive.
00:50:25Merci,
00:50:25Michel.
00:50:26Parce qu'elle construit,
00:50:27parce qu'elle construit l'être,
00:50:28c'est le principe même
00:50:29de la vie,
00:50:29c'est le principe même
00:50:30de la manière
00:50:31avec laquelle
00:50:31l'être humain
00:50:32est censé croître.
00:50:34Il est censé croître
00:50:35en dépassant
00:50:36un certain nombre
00:50:37de ces épreuves
00:50:38qui sont symbolisées
00:50:39dans toutes les mythologies
00:50:40et dans toutes les traditions
00:50:42du monde.
00:50:42Mais ce que je vous disais
00:50:43tout à l'heure,
00:50:44c'est que cette épreuve-là,
00:50:46en plus,
00:50:46elle a produit
00:50:47deux choses fondamentales.
00:50:49La première,
00:50:50vous l'avez exprimée
00:50:51à travers la nourriture,
00:50:52elle vous a ramené
00:50:53à vos racines.
00:50:55Oui.
00:50:55Et donc,
00:50:55à vous reconnecter
00:50:56avec là d'où vous venez,
00:50:58avec ce qui,
00:50:59entre guillemets,
00:50:59est bon pour vous
00:51:00et la source
00:51:02à laquelle vous pouvez
00:51:03vous nourrir
00:51:03au propre
00:51:04comme au figuré,
00:51:05ça,
00:51:05c'est la première des choses.
00:51:07Mais la deuxième des choses
00:51:08que j'ai entendue
00:51:08dans cette épreuve
00:51:09et qui est un filigrane
00:51:10de ce que vous nous avez expliqué,
00:51:12c'est qu'elle a reconstruit
00:51:13quelque chose
00:51:14qui est une relation
00:51:15de couple
00:51:15et de respect mutuel.
00:51:17Et c'est quelque chose
00:51:17qui a une valeur
00:51:18inimaginable,
00:51:19celle-là.
00:51:20Et à travers le fait
00:51:21de se nourrir
00:51:21dans un respect de l'autre,
00:51:23dans l'un d'apport
00:51:24à l'autre du meilleur
00:51:25et de ce qui va lui faire du bien,
00:51:27il y a quelque chose
00:51:27qui est vraiment
00:51:28un cadeau
00:51:31et un cicatrisant
00:51:32formidable.
00:51:34Après,
00:51:35en dehors
00:51:35de cette idée-là,
00:51:37je pense qu'il faut
00:51:38bien intégrer
00:51:38que l'alimentation
00:51:40et la nutrition
00:51:40n'est pas quelque chose
00:51:42comme ça
00:51:43de factuel
00:51:44ou d'hasardeux.
00:51:45En médecine d'ailleurs
00:51:45traditionnelle chinoise,
00:51:47la nourriture
00:51:48est l'un des cinq
00:51:49médicaments fondamentaux.
00:51:50C'est-à-dire qu'on va
00:51:51manger et consommer
00:51:52des aliments
00:51:53en fonction
00:51:54des déséquilibres
00:51:55qui sont les siens
00:51:55et les médecins
00:51:56traditionnels
00:51:57peuvent tout à fait
00:51:58faire des ordonnances
00:51:59de type de plats
00:51:59particuliers à manger.
00:52:01Par exemple,
00:52:02dans des cas
00:52:02comme le vôtre,
00:52:04il faut éviter
00:52:04au maximum,
00:52:06sans aller jusqu'au
00:52:07régime cétogène,
00:52:08il faut éviter
00:52:09absolument et au maximum
00:52:10tous les sucres rapides.
00:52:11Oui ?
00:52:15Oui, oui, je crois que...
00:52:17Oui, d'accord.
00:52:18Oui, oui, j'entends bien.
00:52:20Oui, oui, je comprends
00:52:22tout à fait.
00:52:23Oui, oui.
00:52:24Et puis, vous,
00:52:24j'ai des émotions là.
00:52:26C'est plus la tête
00:52:27qui fonctionne,
00:52:28les émotions,
00:52:28comme vous me parlez
00:52:29de...
00:52:29Mais tant mieux.
00:52:30Tant mieux.
00:52:31C'est bien.
00:52:32C'est bien.
00:52:32C'est chouette,
00:52:33les émotions.
00:52:34Ça apporte de la joie.
00:52:36Oui, tout à fait.
00:52:38Parce que c'est quand même
00:52:38aussi une épreuve
00:52:39dans le couple aussi,
00:52:40assez individuel,
00:52:41mais c'est un couple.
00:52:44Nous sommes un couple
00:52:45et nos enfants
00:52:47ont grandi,
00:52:47sont partis
00:52:48et nous sommes un couple
00:52:49qui doit se consolider,
00:52:53je dirais.
00:52:54Mais qui a la chance
00:52:54de pouvoir le faire ?
00:52:57Vous n'imaginez pas
00:52:58le nombre de couples
00:52:58qui passent leur ville
00:53:00côte à côte
00:53:00sans jamais se voir
00:53:01ou se comprendre
00:53:02ou s'entendre ?
00:53:03Alors, ils n'ont peut-être
00:53:04pas d'épreuve
00:53:05ou de maladies graves
00:53:05comme vous,
00:53:06mais ce sont des individualités
00:53:08qui existent toutes seules
00:53:09à part,
00:53:10accompagnées par une autre
00:53:10individualité
00:53:11qui existe toutes seules
00:53:12à part.
00:53:13Vous, vous avez été conduit
00:53:14par cette épreuve
00:53:15à devoir prendre conscience
00:53:17de l'autre
00:53:17dans tous les instants
00:53:18du quotidien.
00:53:20À la fois parce qu'il a été
00:53:21touché par quelque chose
00:53:22qui est fondamental
00:53:24à travers la zone corporelle
00:53:26qui a été touchée chez vous.
00:53:28Qu'est-ce qui a été frappé ?
00:53:29Il a été frappé
00:53:30ce qui était
00:53:30la représentation maximale
00:53:32de ce qui est le masculin
00:53:33et de ce qui est le mal.
00:53:33Et chez votre épouse,
00:53:35qu'est-ce qui a été touché ?
00:53:36Le zoophage,
00:53:37c'est-à-dire la manière
00:53:38avec laquelle
00:53:39la représentation
00:53:41du féminin
00:53:41et de la mère
00:53:42est associée
00:53:43au nutritionnel
00:53:43et à la capacité
00:53:45justement
00:53:45à apporter de la vie
00:53:46par cela.
00:53:48La fécondation
00:53:48pour le masculin,
00:53:49l'apport du nutritionnel,
00:53:51la nourriture
00:53:51et le fait de porter
00:53:52l'autre pour le féminin.
00:53:53Et ça vous oblige
00:53:54à vous retrouver
00:53:56sur ses fondamentaux
00:53:57et cet essentiel.
00:53:58et c'est douloureux,
00:54:00c'est éprouvant
00:54:04et en même temps
00:54:05c'est une chance majeure
00:54:06mais vous savez
00:54:06c'est comme quelqu'un
00:54:07qui reprend la gym.
00:54:08C'est douloureux
00:54:09et c'est éprouvant,
00:54:10ça fait des courbatures,
00:54:11etc.
00:54:12Mais c'est ce qui va lui permettre
00:54:13de retrouver l'état de santé.
00:54:15Et vous,
00:54:15à travers la reconstruction
00:54:16d'un sens commun
00:54:18sur le couple,
00:54:19vous êtes en train
00:54:19de construire une valeur
00:54:20qui est ineffable
00:54:21parce que c'est l'essence
00:54:22même de la vie.
00:54:23Voilà, Samir.
00:54:28Merci,
00:54:29merci,
00:54:30merci,
00:54:30oui,
00:54:32merci Michel,
00:54:33merci Brigitte.
00:54:34Je vais essayer
00:54:35d'en faire quelque chose
00:54:36de précieux
00:54:38de ce qu'on me dit.
00:54:39Merci qui ?
00:54:39Merci à vous,
00:54:40monsieur,
00:54:40c'est vous qui avez téléphoné.
00:54:43Tout à fait.
00:54:46Et merci de votre émotion
00:54:47que vous nous avez offerte.
00:54:50Merci Samir,
00:54:51merci beaucoup.
00:54:52On fait une petite pause
00:54:52et c'est Nathalie
00:54:53qu'on retrouve dans un instant.
00:54:54Quand elle était bébé,
00:54:55elle ne pouvait pas supporter
00:54:57de prendre le sein.
00:54:59Elle nous raconte ça
00:54:59dans un instant.
00:55:01Dans un instant,
00:55:03retour de Brigitte Lae
00:55:04et Sud Radio.
00:55:06Michel Audoul
00:55:07est toujours avec nous
00:55:08et on continue
00:55:09à évoquer la nourriture.
00:55:11Alors la nourriture,
00:55:12évidemment,
00:55:12ça commence par le sein,
00:55:14le sein maternel,
00:55:15mais pas pour tout le monde,
00:55:16n'est-ce pas, Rose ?
00:55:17Bonjour.
00:55:18Bonjour,
00:55:19bonjour Brigitte
00:55:20et bonjour Michel Audoul.
00:55:21Bonjour.
00:55:21et ravie d'être parmi vous
00:55:23à ce début d'année.
00:55:25Mes meilleurs voeux d'ailleurs.
00:55:27Absolument,
00:55:27on a encore le temps,
00:55:28il nous reste encore quelque chose.
00:55:29Et vous également.
00:55:30Voilà,
00:55:31mais la santé bien évidemment.
00:55:33Le bonheur c'est facile,
00:55:34j'ai envie de dire,
00:55:34la santé c'est...
00:55:35Oh, facile le bonheur ?
00:55:37Non mais,
00:55:38bien évidemment,
00:55:39on se comprend,
00:55:40je veux dire que la santé,
00:55:41bon,
00:55:41sauf si effectivement,
00:55:42on peut avoir des techniques
00:55:43et des approches
00:55:44comme nous offre cette
00:55:45de Michel Audoul
00:55:46où on peut à mon avis
00:55:47débloquer
00:55:48et
00:55:49j'ai un dynamité
00:55:52peut-être à la base
00:55:53de quelque chose
00:55:53qui aurait pu être grave
00:55:54si on ne s'en rend pas compte.
00:55:58Voilà.
00:55:59Ah,
00:55:59j'ai un retour
00:56:00d'une publicité
00:56:01dans le...
00:56:02C'est bizarre ça
00:56:03parce que pour l'instant
00:56:04il n'y a pas de publicité
00:56:06à l'antenne,
00:56:07je ne sais pas.
00:56:07Bon,
00:56:08c'est pas grave,
00:56:09on va revenir sur le vif du sujet.
00:56:11Donc,
00:56:11on vous a dit,
00:56:12parce que ça vous ne vous en souvenez pas
00:56:13évidemment,
00:56:14que quand vous étiez petite
00:56:15vous ne vouliez pas téter.
00:56:18Tout à fait,
00:56:19tout à fait.
00:56:20Maman me disait
00:56:23que ça a été compliqué pour moi
00:56:25parce que
00:56:26alors que tous les frères et sœurs
00:56:28jusque-là étaient de gros bébés,
00:56:30moi j'étais un bébé normal,
00:56:31on va dire,
00:56:323 kilos,
00:56:33presque 3 je crois.
00:56:34Je suis née
00:56:35un petit peu prématurée
00:56:37mais je crois qu'on ne parle pas
00:56:38vraiment de prématurée
00:56:39à 3 semaines.
00:56:40Je ne sais pas
00:56:40si je me trompe ou pas.
00:56:42Et sinon,
00:56:43j'étais un bébé du 14 juillet.
00:56:45Donc,
00:56:45vous comptez,
00:56:46vous verrez.
00:56:47Donc,
00:56:48je suis dimanche de juin
00:56:49et du coup,
00:56:51maman m'a dit
00:56:52que c'était à peu près facile
00:56:53le démarrage de tous
00:56:54sauf de moi
00:56:55qui bien évidemment,
00:56:56enfin bien évidemment,
00:56:58on m'a tellement dit
00:56:58que j'étais une originale
00:56:59toute ma vie.
00:57:00je n'ai pas voulu prendre le sein
00:57:02et quand je vous écoute
00:57:03depuis l'émission,
00:57:05je me demande
00:57:05effectivement aujourd'hui
00:57:06comment un enfant
00:57:07peut ne pas
00:57:10refuser le sein.
00:57:11un réflexe primaire
00:57:13inné quoi.
00:57:15Donc,
00:57:15ça a été le jus de carotte.
00:57:17Ça a été que du jus de carotte
00:57:18et...
00:57:19Alors,
00:57:20attendez,
00:57:20c'est autre chose.
00:57:21C'est-à-dire que vous ne vouliez pas...
00:57:22C'était le lait maternel
00:57:23que vous refusiez,
00:57:26ce n'était pas le sein.
00:57:27Enfin,
00:57:28si,
00:57:28mais je veux dire,
00:57:29c'est parce que vous...
00:57:29Si,
00:57:30mais dans un biberon,
00:57:30je ne voulais pas le lait.
00:57:31Par exemple,
00:57:32il a fallu que je sois...
00:57:33Oui,
00:57:33donc c'est bien le lait maternel.
00:57:34C'est bien le lait qui...
00:57:36Parce que vous voyez,
00:57:37ce n'est pas tout à fait
00:57:38la même chose déjà.
00:57:40Ben,
00:57:40disons qu'elle ne pouvait pas
00:57:41me mettre au sein.
00:57:42Parce que le lait
00:57:43aurait pu le tirer,
00:57:44le mettre dans un biberon.
00:57:45Oui,
00:57:45mais j'ai bien compris.
00:57:46Et je ne voulais ni l'un
00:57:47ni l'autre quoi.
00:57:48C'est ça,
00:57:48donc c'est bien le lait maternel
00:57:49que vous refusiez.
00:57:50Alors le sein,
00:57:51ça va avec.
00:57:52Parce qu'il faut savoir
00:57:53que le repère fondamental
00:57:54que le tout petit bébé
00:57:56qui vient de naître a
00:57:58est un repère olfactif.
00:58:01Et que par conséquent...
00:58:02C'est d'ailleurs par l'odorat
00:58:03qu'il monte jusqu'au sein.
00:58:04Voilà.
00:58:05Et que donc,
00:58:06si vous voulez,
00:58:07l'odeur du sein
00:58:08ou l'odeur du lait maternel
00:58:10était quelque chose
00:58:11qui ne vous convenait pas
00:58:12et qui ne vous satisfaisait pas.
00:58:14Alors là,
00:58:14les raisons peuvent en être
00:58:15diverses,
00:58:16variées et multiples.
00:58:18Et vous n'êtes pas la seule
00:58:20dans ce cas-là,
00:58:20dans cette situation-là.
00:58:23Il faudrait pouvoir
00:58:23repositionner les choses
00:58:25dans le contexte de vie
00:58:26qui était celui de votre mère,
00:58:29bien évidemment à l'époque,
00:58:30parce qu'une partie
00:58:32du rapport olfactif
00:58:33que vous avez eue à elle
00:58:34s'est construit
00:58:35dans la phase intra-utérine avant.
00:58:37Donc,
00:58:37qu'est-ce qui s'est passé
00:58:38pendant son temps de grossesse ?
00:58:39Vous avez des éléments
00:58:40d'histoire de ça ou pas ?
00:58:43Oui, quand même.
00:58:44Oui, oui, tout à fait.
00:58:46En fait,
00:58:46mes parents s'étaient installés
00:58:48dans le sud
00:58:48et du coup,
00:58:52c'était compliqué
00:58:53pour redémarrer,
00:58:55on va dire.
00:58:56mon père était énormément
00:58:58sous traitement
00:58:58antidépresseur.
00:59:02Pendant la procèsse
00:59:04de votre mère ?
00:59:05Oui, tout à fait.
00:59:06Et du coup,
00:59:06la peur d'avoir un enfant
00:59:08qui arrivait en plus
00:59:09chez la cinquième mois.
00:59:12Donc,
00:59:13voilà,
00:59:13qui risque d'arriver
00:59:14anormal.
00:59:16Mais oui,
00:59:16mais voilà,
00:59:17l'histoire,
00:59:18elle est écrite.
00:59:18vous avez inconsciemment,
00:59:21bien entendu,
00:59:21vous êtes venu
00:59:22avec une conscience
00:59:24très simple
00:59:24et très basique
00:59:25d'intruse
00:59:25qui n'était pas là,
00:59:28qui n'était pas à sa place
00:59:29et puis qui allait mettre à mal
00:59:31le vécu d'une famille.
00:59:34Et donc,
00:59:34il y a eu quelque part.
00:59:35Vous n'êtes pas allé
00:59:36jusqu'à l'anorexie,
00:59:37ce qui est quelque chose
00:59:38d'intéressant
00:59:38parce que ça,
00:59:39ça veut dire quand même
00:59:40que la relation affective
00:59:41avec votre mère,
00:59:42elle existait.
00:59:43Mais vous avez eu
00:59:44cette conscience d'intrusion,
00:59:45cette conscience
00:59:46d'être un enfant
00:59:48qui allait causer
00:59:50plus de problèmes
00:59:50qu'autre chose
00:59:51en arrivant.
00:59:51Et à partir de ce moment-là,
00:59:53vous avez mis en place
00:59:54cette espèce de réflexe
00:59:55du rejet
00:59:56de l'alimentation maternelle.
00:59:58Et en même temps,
00:59:59il y a eu le bénéfice caché
01:00:01du fait que de ce fait-là,
01:00:03alors que vous aviez peur
01:00:04qu'on ne vous aime pas
01:00:04parce que vous n'étiez pas
01:00:05prévu, attendu
01:00:06ou vous posiez problème,
01:00:07qu'on allait quand même
01:00:08être obligé de s'occuper de vous.
01:00:10C'est-à-dire qu'il y a
01:00:10une espèce de jeu ambivalent
01:00:12qui s'est mis en place
01:00:13et qui a constitué
01:00:15ce rapport particulier
01:00:16à la nourriture.
01:00:18En quelque sorte,
01:00:20Rose,
01:00:21je fais une interprétation
01:00:22comme ça,
01:00:22un petit peu sauvage,
01:00:23mais en refusant le lait,
01:00:26ça oblige votre mère
01:00:27à vraiment s'occuper de vous.
01:00:28Vous voyez,
01:00:29elle a certainement eu peur
01:00:30de vous perdre
01:00:31et donc ça a créé quelque chose.
01:00:34Peut-être votre père aussi,
01:00:35d'ailleurs.
01:00:35D'ailleurs, oui.
01:00:36Ce qui serait intéressant
01:00:37quand même,
01:00:37puisque vous m'avez dit
01:00:38que vous étiez née
01:00:39le 22 juin,
01:00:40si j'ai bien entendu,
01:00:41donc vous êtes cancer
01:00:42de signe astrologique
01:00:43qui est quand même
01:00:44le signe par excellence
01:00:46du maternel.
01:00:48Peut-être que
01:00:50de regarder
01:00:51votre thème astral
01:00:53avec une astrologue,
01:00:54elle pourra vous donner
01:00:55quelques...
01:00:55Ou il,
01:00:56parce qu'il y a des hommes
01:00:57astrologues,
01:00:58vous donner
01:00:59quelques indices symboliques.
01:01:01L'astrologie,
01:01:02ce n'est qu'un symbole,
01:01:03mais parfois,
01:01:03le symbole peut vous aider
01:01:05aussi à comprendre
01:01:06des choses.
01:01:06Vous êtes toujours
01:01:10avec nous, Rose ?
01:01:12Non, on a perdu...
01:01:13Non, on a...
01:01:14Si, vous êtes là ?
01:01:16Oui ?
01:01:16Oui, oui, oui.
01:01:18En fait,
01:01:18vous avez dit...
01:01:21On vous entend très mal,
01:01:22là, je ne sais pas
01:01:23ce qu'il se passe,
01:01:23mais on a un petit souci
01:01:24de connexion.
01:01:28Bon, on va...
01:01:29C'est dommage...
01:01:30Ah, voilà.
01:01:31Allez-y, oui.
01:01:32Ok.
01:01:34C'est vrai,
01:01:35c'est que...
01:01:37Moi, ce que j'ai aimé savoir,
01:01:40c'est, du coup,
01:01:41quel compétence,
01:01:42une fois adulte,
01:01:42cela peut-il donner,
01:01:43même si...
01:01:44Complètement...
01:01:46Que...
01:01:47À ces moments-là,
01:01:48on va dire,
01:01:49de zéro,
01:01:50de la petite enfance,
01:01:51quoi,
01:01:51et voir la vie antérieure,
01:01:53même,
01:01:55dysfonctionnée.
01:01:57Alors, écoutez,
01:01:59on vous entend très très mal,
01:02:00mais en gros,
01:02:01si j'ai bien compris,
01:02:01Rose,
01:02:02vous aimeriez savoir
01:02:03qu'est-ce que ça pourrait
01:02:04signifier
01:02:04dans sa vie actuelle
01:02:06ce qui s'est passé
01:02:07dans son enfance.
01:02:07Je pense que...
01:02:08Alors, on va faire très...
01:02:09On va résumer.
01:02:10On va faire basique avec ça.
01:02:11Basique.
01:02:11Je pense que très fondamentalement,
01:02:13Rose porte en elle
01:02:14la conscience
01:02:15de l'enfant de trop.
01:02:17Elle a donc
01:02:17cette espèce de conscience
01:02:19de ne pas être
01:02:20véritablement à la place
01:02:21qui est la sienne
01:02:22et qu'elle ne devrait pas
01:02:24être là,
01:02:24ou etc., etc.
01:02:25Elle a sans doute en place
01:02:27des comportements
01:02:27qui sont des comportements
01:02:28compensatoires.
01:02:29Elle essaye de se rendre utile.
01:02:31Elle essaye de faire
01:02:31ce qui convient
01:02:32pour compenser
01:02:34cette espèce
01:02:35de venue.
01:02:36La cinquième
01:02:37dans la famille
01:02:37alors qu'elle est
01:02:38dans des difficultés
01:02:39d'installation
01:02:39et avec en plus
01:02:41le référent
01:02:42et le père dépressif.
01:02:44Il est bien évident
01:02:44qu'un enfant
01:02:45qui arrive là-dessus
01:02:45qui n'était pas prévu,
01:02:46il développe
01:02:47cette conscience-là.
01:02:49Et ça,
01:02:49ça permet à la fois
01:02:50de comprendre
01:02:50ce comportement alimentaire
01:02:52qu'elle a eu.
01:02:53Mais dans la vie
01:02:54d'aujourd'hui,
01:02:54il faut absolument
01:02:55qu'elle considère
01:02:56qu'à partir du moment
01:02:58où elle a la vie,
01:02:58qu'elle est là
01:02:59et qu'elle est vivante
01:02:59et comme elle le disait
01:03:00tout à l'heure
01:03:01qu'elle a la santé,
01:03:02elle a un rôle à jouer
01:03:03et elle a à s'occuper
01:03:05et elle a respecté
01:03:06cette vie
01:03:06qui est la sienne.
01:03:08Et puis,
01:03:09de toute façon,
01:03:10en tant que tout bébé,
01:03:11bébé, bébé,
01:03:12elle a fait ce qu'il fallait
01:03:13pour qu'on s'occupe d'elle.
01:03:14Elle a fait ce qu'il fallait
01:03:15pour qu'on s'occupe d'elle.
01:03:16Donc, il y a forcément
01:03:16une force de vie
01:03:17qui est en elle
01:03:18et il n'y a aucun...
01:03:19Et manifestement
01:03:20qui réussit
01:03:20puisqu'elle est là.
01:03:21Absolument.
01:03:22Donc, il faut vraiment
01:03:23vous appuyer sur le fait,
01:03:24Rose,
01:03:24que vous avez
01:03:25cette force vitale
01:03:26et quand on l'a,
01:03:28il n'y a pas de raison
01:03:29qu'on la perde.
01:03:31On fait une petite pause,
01:03:32on se retrouve
01:03:32avec le sexe au conseil,
01:03:34on va parler
01:03:34de la moyenne
01:03:35des rapports sexuels
01:03:36et puis,
01:03:37on écoutera Françoise
01:03:39qui va nous dire
01:03:40qu'elle n'aime pas cuisiner
01:03:42quand elle est toute seule
01:03:43et on verra
01:03:44ce que ça signifie également.
01:03:4714h-16h,
01:03:48Sud Radio,
01:03:49le sexe au conseil.
01:03:51Eh bien,
01:03:52on abordait hier
01:03:53Michel Audou,
01:03:54le manque de sexualité
01:03:55dans le couple.
01:03:57Un autre sujet
01:03:58qui est aussi
01:03:59source de conflits
01:04:01dans le couple,
01:04:02c'est le nombre
01:04:03de rapports sexuels.
01:04:05Et généralement,
01:04:06c'est parce qu'il y a
01:04:07pour l'un ou l'autre
01:04:09des partenaires
01:04:10pas assez de sexualité.
01:04:12Alors,
01:04:13voilà le propos
01:04:14de ce sexe au conseil,
01:04:15c'est de faire
01:04:16un bilan sincère
01:04:17et utile
01:04:18du nombre
01:04:20de rapports sexuels
01:04:21par semaine.
01:04:22Bon, la moyenne,
01:04:22c'est deux fois par semaine,
01:04:23mais la moyenne,
01:04:25ça ne veut rien dire
01:04:25parce que de toute façon,
01:04:27ce qui compte,
01:04:27c'est que vous soyez bien
01:04:29avec votre moyenne à vous
01:04:31et on s'en fout
01:04:32si c'est au-dessus
01:04:34ou en dessous
01:04:35de la moyenne générale.
01:04:36Alors,
01:04:36ce que je propose,
01:04:37c'est toujours des choses
01:04:38très concrètes
01:04:39qui permettent
01:04:40de vraiment dialoguer
01:04:41sur des sujets
01:04:42aussi délicats
01:04:42que la sexualité.
01:04:43Donc,
01:04:44vous allez chacun
01:04:44prendre une feuille
01:04:45et vous allez marquer
01:04:47le nombre de fois
01:04:48que vous désireriez
01:04:49dans l'idéal
01:04:50faire l'amour
01:04:50dans la semaine
01:04:52sans que l'autre
01:04:53le sache.
01:04:54Chacun remplit sa feuille
01:04:55de son côté
01:04:56et puis ensuite,
01:04:57le nombre de fois
01:04:57que vous pensez
01:04:58faire l'amour
01:04:58actuellement
01:04:59par semaine
01:05:00ou par mois
01:05:01si vous voulez.
01:05:02Enfin,
01:05:02ça n'a pas d'importance.
01:05:04Et puis,
01:05:05vous allez constater
01:05:06déjà que le chiffre
01:05:07pourtant concret
01:05:08du nombre de fois
01:05:09que vous faites l'amour
01:05:10par mois
01:05:10n'est pas le même
01:05:11sur les deux feuilles.
01:05:13Déjà,
01:05:13les trois quarts du temps
01:05:14c'est à peu près
01:05:15ce qui se passe.
01:05:16Il y en a un
01:05:16qui n'est pas d'accord
01:05:19avec l'autre
01:05:19alors qu'a priori
01:05:20vous avez fait l'amour
01:05:21ensemble
01:05:21donc normalement
01:05:22vous devriez avoir
01:05:23le même chiffre.
01:05:24C'est peut-être là
01:05:25qu'il y a un long chiffre.
01:05:25Non mais là,
01:05:26on parle de nombre de fois
01:05:27que vous faites l'amour
01:05:27avec votre partenaire
01:05:28de couple.
01:05:30On ne va pas commencer
01:05:31à...
01:05:31Ce n'est pas une manière
01:05:32Oui mais il vaut mieux
01:05:34prévenir que guérir.
01:05:37Vous êtes pour la paix
01:05:38des ménages
01:05:39Michel Oudoul.
01:05:39Oui absolument.
01:05:40Je vois ça.
01:05:41Ensuite,
01:05:42vous allez pouvoir
01:05:43faire une moyenne.
01:05:45Vous allez faire
01:05:45la moyenne des deux.
01:05:47La moyenne de la réalité
01:05:48et de ce que vous aimeriez
01:05:49et ensuite la moyenne
01:05:50des deux résultats.
01:05:52Et je vous propose
01:05:52à ce moment-là
01:05:53d'avoir la fréquence
01:05:54à laquelle votre couple
01:05:55devrait faire l'amour.
01:05:56Voilà mon sexo conseil.
01:05:58C'est assez rigolo
01:06:00parce qu'en même temps
01:06:01c'est une manière
01:06:02totalement concrète
01:06:03de parler
01:06:05de sexualité.
01:06:06De jouer avec ça.
01:06:07Et de jouer avec ça
01:06:08parce que ce qu'on sait
01:06:08c'est que beaucoup de couples
01:06:10ont du mal
01:06:10à parler de sexualité
01:06:11et ils en parlent
01:06:12toujours un peu mal.
01:06:13Après ça peut devenir
01:06:14un pâteau.
01:06:14Voilà.
01:06:15Tandis que là
01:06:16évidemment il faudra
01:06:19en sourire
01:06:19mais c'est une manière
01:06:20très concrète
01:06:21de pouvoir parler
01:06:22de sexualité.
01:06:22Françoise, bonjour.
01:06:25Oui, bonjour Brigitte,
01:06:26bonjour Michel.
01:06:27Bonjour.
01:06:28Alors vous,
01:06:29vous n'aimez pas manger
01:06:30ni cuisiner
01:06:31quand vous êtes seule
01:06:32mais vous mangez quand même
01:06:33quand vous êtes seule.
01:06:34Oui mais je mange
01:06:36de manière rapide
01:06:37sans...
01:06:38Je peux manger
01:06:39dans la casserole
01:06:40rapidement
01:06:40voilà avec un bouquin
01:06:42avec l'ordinateur
01:06:43avec...
01:06:44En fait c'est...
01:06:46Oui c'est ça
01:06:47c'est que je...
01:06:48Il faut être avec quelqu'un
01:06:51pour avoir du plaisir
01:06:52à manger.
01:06:53Là ce n'est plus manger
01:06:54c'est s'alimenter
01:06:55ce que vous faites.
01:06:58Quand vous êtes seule.
01:06:59C'est pas pareil.
01:07:01Oui.
01:07:03Vous apportez les nutriments
01:07:04nécessaires à votre corps.
01:07:06Manger c'est peut-être
01:07:06quelque chose
01:07:07d'un petit peu plus riche
01:07:08que ça.
01:07:11Ben oui.
01:07:12Oui c'est...
01:07:14En fait j'ai des difficultés
01:07:16à rassembler
01:07:18à faire les courses
01:07:19pour moi toute seule
01:07:21je suis paumée
01:07:23en fait et pourtant
01:07:24j'ai fait ça
01:07:26pour mon enfant jadis
01:07:27mais pour moi toute seule
01:07:28ben je...
01:07:29Voilà.
01:07:29Je vais juste vous poser
01:07:30une question comme ça
01:07:31vous avez...
01:07:32Est-ce que vous avez
01:07:33une très grande amie
01:07:34ou un très grand ami ?
01:07:37Oui mais éloigné.
01:07:39Non mais...
01:07:39Éloigné encore plus.
01:07:41Donc imaginez que
01:07:42demain il vient.
01:07:44où elle vient.
01:07:44Oui.
01:07:45Oui.
01:07:46Vous allez avoir du mal
01:07:47à faire les courses
01:07:48et à faire à manger ?
01:07:49Ah non pas du tout.
01:07:50Très bien.
01:07:51Non non au contraire.
01:07:51Pourquoi ?
01:07:54Parce qu'il y a le plaisir
01:07:56d'offrir,
01:07:57il y a le plaisir
01:07:57de recevoir.
01:07:58Parce que c'est
01:07:59quelqu'un que vous...
01:08:00C'est quelqu'un que vous appréciez ?
01:08:04C'est quelqu'un que...
01:08:06C'est quelqu'un que vous aimez bien ?
01:08:08Oui, oui, oui, bien sûr.
01:08:09C'est quelqu'un que vous considérez
01:08:11comme étant digne
01:08:12de l'énergie que vous allez mettre
01:08:15à lui faire plaisir ?
01:08:16Tout à fait.
01:08:17Expliquez-moi pourquoi
01:08:18on ne peut pas le faire pour vous.
01:08:19C'est trop difficile.
01:08:24Qu'est-ce qui est difficile ?
01:08:26Considérer que vous êtes
01:08:27quelqu'un de bien ?
01:08:30Je ne sais pas comment
01:08:31il faut le voir comme ça,
01:08:32mais pour moi,
01:08:34c'est une perte de temps.
01:08:36Vous avez...
01:08:38Alors, on va reprendre
01:08:39le repas avec votre amie.
01:08:42Est-ce que vous aurez plaisir
01:08:43à manger ?
01:08:45Oui, et puis de partager,
01:08:46bien sûr.
01:08:47Bon, et toute seule,
01:08:48donc, vous n'avez pas
01:08:49de plaisir à manger ?
01:08:50Non.
01:08:52Donc, vous n'êtes...
01:08:52Seriez-vous prête
01:08:53à faire un petit exercice ridicule ?
01:08:56Bon, pourquoi pas ?
01:08:57Quand vous allez vous asseoir à table,
01:08:59vous posez un miroir devant vous.
01:09:01Ouais.
01:09:02Et vous allez partager
01:09:03votre repas avec quelqu'un.
01:09:05Ah oui, avec moi.
01:09:06D'accord, avec le miroir,
01:09:08mon miroir,
01:09:08le vrai miroir de moi-même, quoi.
01:09:10Mais bien sûr,
01:09:11parce que c'est avec vous
01:09:12qu'il faut faire la joie
01:09:14et la fête de ce qu'est se nourrir,
01:09:17de ce qu'est manger.
01:09:18Ce que je crois intéressant
01:09:19dans votre cas, Françoise,
01:09:20parce que vous en avez
01:09:21un tout petit peu parlé,
01:09:22donc c'est facile pour moi
01:09:23de rattraper le fil,
01:09:24quand vous aviez des enfants,
01:09:25vous faisiez bien à manger ?
01:09:28Oui.
01:09:29Et donc, c'est peut-être
01:09:30le deuil de vos enfants partis
01:09:31qui fait que vous ne pouvez plus
01:09:33faire à manger ?
01:09:36Euh...
01:09:37Non, parce que...
01:09:40Non, je ne pense pas
01:09:41que ce soit que ça,
01:09:42parce que mon ex-mari,
01:09:43il était beaucoup dans la cuisine
01:09:44et je le laissais faire,
01:09:45en fait.
01:09:48Donc, c'est lui
01:09:49qui s'occupait
01:09:49des repas des enfants ?
01:09:51Qui faisait les courses ?
01:09:52Oui, parce qu'il était
01:09:53beaucoup plus disponible
01:09:54que moi,
01:09:55de par mon travail,
01:09:55oui, généralement,
01:09:56oui.
01:09:57Je le laissais faire, oui.
01:09:59Ça, le travail,
01:10:00c'est la bonne excuse,
01:10:01quand même.
01:10:01Vous le laissiez faire
01:10:02ou ça vous arrangait
01:10:04qu'il le fasse ?
01:10:04Ça m'arrangeait.
01:10:05On est bien d'accord, hein ?
01:10:07Oui.
01:10:07Bon, donc,
01:10:08il faut remonter encore
01:10:09en amont, alors.
01:10:13Ben oui,
01:10:14puisque vous avez laissé faire
01:10:16et ça vous arrangait
01:10:17que votre mari nourrisse
01:10:19les enfants
01:10:19et vous nourrisse.
01:10:21Oui.
01:10:22Et vous aviez plaisir
01:10:22à manger,
01:10:23ce qu'il faisait ?
01:10:24Est-ce qu'il mangeait
01:10:25en famille ?
01:10:27Oh, c'est pas...
01:10:30Pas vraiment.
01:10:32Non, pas vraiment.
01:10:33Bon, donc,
01:10:34en fait,
01:10:34à part faire plaisir
01:10:35à quelqu'un que vous aimez,
01:10:37la nourriture,
01:10:38finalement, c'est beau,
01:10:39hein ?
01:10:40C'est beau, oui.
01:10:41Pourquoi on mange ?
01:10:42On est d'accord, hein ?
01:10:43On est d'accord.
01:10:44Oui, oui.
01:10:45Mais ce qui est le problème,
01:10:46c'est que ça vous fait rire,
01:10:46ça devrait vous rendre triste.
01:10:49Est-ce que vous faites
01:10:50de la gym ?
01:10:51Oui, je fais du tachy-soine
01:10:52actuellement.
01:10:53C'est très bien.
01:10:55C'est très, très bien.
01:10:55Je travaille sur le corps
01:10:56beaucoup actuellement.
01:10:57C'est bien, ça.
01:10:59Oui, alors,
01:11:00donc, pour faire du tachy-soine,
01:11:02vous allez à un cours ?
01:11:04Oui.
01:11:04C'est-à-dire que, donc,
01:11:05vous prenez du temps,
01:11:06vous mettez de l'énergie
01:11:07pour aller à un cours
01:11:08de tachy-soine ?
01:11:10Oui.
01:11:11Très bien.
01:11:11Parce que vous pensez
01:11:12que le tachy-soine
01:11:13va vous faire du bien ?
01:11:14Ben, ça me remplit.
01:11:16La différence de l'alimentation,
01:11:17c'est que là,
01:11:17ça me remplit.
01:11:18Ça vous remplit quoi ?
01:11:19C'est que je me sens reliée.
01:11:21Parce qu'il y a du monde ?
01:11:23Aussi.
01:11:25Mais, en fait,
01:11:26dans moi,
01:11:26dans mon intériorité
01:11:27au niveau du corps,
01:11:29il y a une vibration
01:11:31qui circule.
01:11:32Je me sens connectée,
01:11:33en fait.
01:11:34Je me sens dans mes racines.
01:11:35Je me sens...
01:11:36Et j'adore.
01:11:37Mais, en fait,
01:11:38toute seule,
01:11:39j'aime bien le partager aussi
01:11:40avec le groupe, forcément.
01:11:41Mais tout ça,
01:11:42c'est très cortical.
01:11:44Tout ça,
01:11:44c'est très cortical
01:11:45parce qu'il va falloir
01:11:46que vous m'expliquiez
01:11:47comment vous fonctionnez
01:11:48pour sentir ces racines-là
01:11:49alors que vous ne sentez pas
01:11:50celles de l'alimentation
01:11:51qui sont les racines premières.
01:11:53j'arrête de vous provoquer,
01:12:00de vous bousculer.
01:12:00Vous êtes face à un hiatus
01:12:02qui est un hiatus extrêmement important
01:12:03qui est celui de comprendre
01:12:05que dans le rapport
01:12:06que vous instaurez à la nourriture,
01:12:09vous vous envoyez chaque jour
01:12:10un message et un signal
01:12:11dans lequel vous vous considérez
01:12:13comme n'étant pas digne
01:12:14d'une préoccupation centrale
01:12:15et majeure
01:12:16qui est celle de sa portée
01:12:18de la nourriture,
01:12:18donc de la vie.
01:12:19Vous essayez de trouver
01:12:21des ersatz,
01:12:23vous en avez trouvé professionnellement,
01:12:24vous en avez trouvé, etc.
01:12:26Vous en avez dans une pratique
01:12:27qui est une pratique
01:12:28que je ne vais pas vous dire
01:12:28qui n'est pas bonne
01:12:29puisque je considère
01:12:31qu'effectivement
01:12:31c'est une excellente pratique
01:12:32mais c'est une pratique
01:12:34qui fait qu'à un moment donné
01:12:35de toute façon
01:12:36vous allez rencontrer
01:12:37cette nécessité première
01:12:38qui est celle de vous alimenter.
01:12:41Vous allez réplir la mécanique,
01:12:42vous allez répondre à la mécanique
01:12:43sauf que vous oubliez
01:12:45en permanence quelque chose
01:12:46qui est fondamental.
01:12:47c'est le plaisir,
01:12:49le cadeau,
01:12:50l'investissement
01:12:51et la joie
01:12:52et le bonheur
01:12:53que vous allez vous procurer
01:12:54en vous montrant
01:12:55que vous vous considérez
01:12:56digne de faire quelque chose
01:12:58qui ne vous semble pas
01:12:58obligatoirement
01:12:59le plus nécessaire.
01:13:01C'est vraiment fondamental,
01:13:02ça fait partie.
01:13:04Revenez toujours
01:13:05à cette image
01:13:06qui m'a...
01:13:06C'est pour ça
01:13:07que je vous ai amené
01:13:07sur cet ami
01:13:08que vous inviteriez.
01:13:10Revenez toujours
01:13:11à cette idée,
01:13:12à cette image
01:13:12que par rapport
01:13:13au nutritionnel alimentaire,
01:13:15parce que vous aimez bien
01:13:16cette personne,
01:13:17vous seriez prête
01:13:18à faire le maximum
01:13:19pour qu'il ait le plaisir
01:13:20le plus grand
01:13:21dans le fait nutritionnel.
01:13:23Et ça,
01:13:23il faut vous l'accorder à vous.
01:13:25Il n'y a aucune raison
01:13:25que vous vous excluiez de ça.
01:13:28Oui,
01:13:28mais je n'y arrive pas.
01:13:30Je peux effectivement
01:13:31être consciente
01:13:32de ce que vous dites,
01:13:34mais je n'y arrive pas.
01:13:35C'est comme s'il y avait
01:13:36une autre chose en moi
01:13:37qui...
01:13:38Je ne sais pas
01:13:39si on appelle ça
01:13:39des petites voix,
01:13:40je n'en sais rien,
01:13:41mais comme si...
01:13:41C'est la petite voix salope.
01:13:44Vous vous sabotez,
01:13:45oui,
01:13:45ça s'appelle ça.
01:13:46C'est votre saboteur intérieur.
01:13:48Et pourquoi vous avez
01:13:48ce saboteur ?
01:13:50Ça,
01:13:50c'est un travail
01:13:51que vous pouvez faire.
01:13:53Est-ce que vous pensez
01:13:53que vous n'êtes pas bien ?
01:13:54Et depuis quand ?
01:13:56Depuis quand
01:13:56vous avez ce rapport
01:13:58à la nourriture
01:13:59qui n'est pas positif ?
01:14:02Depuis très longtemps.
01:14:03Depuis j'étais jeune,
01:14:04en fait.
01:14:05Voilà.
01:14:05Donc,
01:14:06pourquoi quand vous êtes jeune,
01:14:08d'abord,
01:14:08vos parents ne vous ont pas
01:14:10appris à apprécier
01:14:12la chose la plus fondamentale,
01:14:15le plaisir le plus fondamental
01:14:16qui est à la portée de tous
01:14:18et qui est même indispensable ?
01:14:21Non,
01:14:22j'avais des interdits
01:14:24de manger telle et telle chose,
01:14:27non pas pour un régime
01:14:28mais par économie,
01:14:29parce que je n'étais pas
01:14:30chez des parents non plus,
01:14:32j'étais en famille d'accueil.
01:14:33Donc,
01:14:33du coup,
01:14:34il y avait des...
01:14:36Vous voyez bien
01:14:37qu'elle est là la clé.
01:14:38Vous voyez bien
01:14:39qu'elle est là la clé
01:14:39si on est en famille d'accueil,
01:14:41c'est parce qu'on n'est pas bien.
01:14:44Vous voyez...
01:14:45C'est cette image-là
01:14:46qui est fondamentale
01:14:47de reconstruire.
01:14:47C'est une blessure
01:14:48très ancienne
01:14:49que vous portez
01:14:51et qui vous fait du mal
01:14:53et pourquoi continuer
01:14:54à la porter,
01:14:55vous voyez ?
01:14:56Même si c'est...
01:14:57Bien sûr,
01:14:57j'entends bien
01:14:57que ça ne va pas être facile
01:14:59du jour au lendemain
01:14:59de changer votre rapport
01:15:01à la nourriture.
01:15:02Ça se réapprend.
01:15:02Mais c'est pourtant
01:15:05une piste
01:15:05qui peut vraiment
01:15:06vous apporter
01:15:07une saveur nouvelle.
01:15:10J'utilise volontairement
01:15:12ce mot.
01:15:12Vous voyez ?
01:15:13Une façon
01:15:13d'appréhender la vie
01:15:15avec plus de saveur.
01:15:17Vous voyez ?
01:15:18Françoise ?
01:15:19Oui.
01:15:19Dans le Tai Chi,
01:15:20vous faites des mouvements
01:15:21que vous pouvez gérer
01:15:22et maîtriser
01:15:22avec le cerveau.
01:15:24Dans le fait nutritionnel
01:15:25et le plaisir
01:15:26qu'il est censé vous apporter,
01:15:27c'est plus le cerveau
01:15:28qui répond,
01:15:28c'est autre chose.
01:15:30Ça se réapprend.
01:15:31Vous devez
01:15:31reconquérir
01:15:33et réapprivoiser
01:15:34quelque chose
01:15:35à l'intérieur de vous.
01:15:36Vous savez,
01:15:36quelqu'un qui a failli
01:15:37mourir de soif
01:15:37dans le désert,
01:15:39si on lui donne
01:15:39tout de suite
01:15:39un verre d'eau à boire,
01:15:40on va le tuer.
01:15:41Donc il faut juste
01:15:42humecter un linge,
01:15:43lui faire reprendre goût
01:15:44petit à petit
01:15:44à l'humidité,
01:15:45puis après une cuillère
01:15:46à café d'eau
01:15:47et ensuite
01:15:47lui donner à boire.
01:15:49Vous devez réapprendre.
01:15:51Commencez simplement
01:15:52juste
01:15:52continuer à manger
01:15:53dans votre casserole.
01:15:54Il n'y a aucun problème
01:15:55à ça.
01:15:56Vous savez ce que vous faites ?
01:15:58À côté de la casserole,
01:15:59vous mettez
01:16:00un petit pot
01:16:01avec une fleur dedans.
01:16:03Ah oui,
01:16:04c'est mignon.
01:16:04OK.
01:16:05Vous regardez ça.
01:16:07Et puis ensuite,
01:16:07peut-être qu'à ce moment-là,
01:16:09le lendemain,
01:16:10à côté de la fleur,
01:16:11à la place de la casserole,
01:16:12vous mettrez juste
01:16:13une assiette.
01:16:15Et c'est petit à petit
01:16:16comme ça
01:16:16que vous allez reconstituer
01:16:17et reconstruire quelque chose.
01:16:19Pensez aussi
01:16:19au petit truc du miroir.
01:16:20Dans un premier temps,
01:16:21vous allez vous tirer la langue,
01:16:22vous allez être incapable
01:16:23de vous regarder dans les yeux.
01:16:25Vous allez faire...
01:16:25Ça n'est pas grave.
01:16:27Ça n'est pas grave.
01:16:27Ce sont juste
01:16:28des petites stratégies
01:16:30du petit mot intérieur
01:16:31qui voudraient surtout pas revenir
01:16:32sur ce qu'ils croyaient
01:16:33être la vérité.
01:16:34Et petit à petit,
01:16:36vous allez vous accueillir.
01:16:37Voilà.
01:16:37Vous ne serez plus
01:16:38dans une famille d'accueil.
01:16:39Et puis découvrir
01:16:39que vous êtes peut-être aimable.
01:16:42D'accord.
01:16:42Merci Françoise.
01:16:44Merci à vous.
01:16:44Merci beaucoup,
01:16:45Brigitte et Michel.
01:16:47Merci.
01:16:48Je vous en prie.
01:16:49On va conclure dans un instant
01:16:50avec Aude également
01:16:52qui a du mal
01:16:53à s'alimenter.
01:16:54Dans un instant,
01:16:57retour de Brigitte Lae et Sud Radio.
01:17:0014h-16h,
01:17:01Brigitte Lae et Sud Radio.
01:17:03Michel Audoul est avec nous
01:17:05et on parle de la nourriture.
01:17:07On a eu évidemment
01:17:08beaucoup de femmes
01:17:08qui...
01:17:09C'est vrai,
01:17:10quoi qu'il en soit,
01:17:11c'est souvent plus
01:17:12une problématique féminine,
01:17:13quoi qu'on en dise.
01:17:14Oui, mais parce que...
01:17:15Ce qui ne veut pas dire
01:17:15qu'il n'y a pas aussi
01:17:16des problèmes chez les hommes.
01:17:17Oui, mais c'est le premier...
01:17:19Je crois que c'est le premier lien
01:17:20que nous avons avec la vie
01:17:22et avec cet être
01:17:23qui nous l'a donné
01:17:24qui s'appelle notre mère
01:17:25et donc il y a quelque chose
01:17:26qui est très en prise
01:17:27avec ce que l'archétype
01:17:30du féminin et de la mère
01:17:31représentent.
01:17:33Donc les femmes
01:17:33sont beaucoup plus en prise
01:17:34avec cette question
01:17:35de la nourriture.
01:17:36C'est clair.
01:17:37Et d'abord,
01:17:38ne serait-ce qu'après
01:17:38parce qu'elles ont à
01:17:40prendre en charge
01:17:41la nourriture des enfants
01:17:42et etc.
01:17:44Il y a de temps en temps
01:17:45des hommes qui sont...
01:17:46Moi, j'adore faire la cuisine.
01:17:47Je sais que chez moi,
01:17:48la plupart du temps,
01:17:49c'est même moi qui l'a fait
01:17:49parce que j'adore ça,
01:17:50j'aime ça.
01:17:51Mais d'ailleurs,
01:17:52il y a plus d'hommes cuisiniers
01:17:53dans ton métier.
01:17:56Oui, on peut se poser
01:17:56la question après
01:17:57du pourquoi,
01:17:58mais oui, bien sûr.
01:18:00Et franchement,
01:18:01c'est même pour moi
01:18:03un moment privilégié
01:18:04parce qu'on a un avantage
01:18:06sur tous les autres.
01:18:08C'est que nous,
01:18:09on peut déjà goûter avant.
01:18:11Vous êtes gourmand.
01:18:12Non, mais de toute façon,
01:18:13la cuisine,
01:18:15je la compare souvent
01:18:16au jardinage.
01:18:16C'est une occupation
01:18:18qui est aussi un art.
01:18:20C'est une méditation active.
01:18:21Exactement.
01:18:22Donc, il ne faut pas
01:18:22s'en priver.
01:18:23Bonjour, Aude.
01:18:24Bonjour, Brigitte.
01:18:25Et bonjour,
01:18:26Michel Audoul.
01:18:27Bonjour.
01:18:28Et je vous souhaite
01:18:29le meilleur pour 2020.
01:18:31Je suis désolée,
01:18:32je suis un petit peu...
01:18:33j'ai un peu le trac de passer
01:18:34à la radio.
01:18:35Donc, vous devez le sentir
01:18:36au niveau de ma voix.
01:18:37Vous inquiétez.
01:18:37C'est trop tard.
01:18:38C'est trop tard,
01:18:38vous y êtes.
01:18:39Vous allez être obligés
01:18:40de subir ce qu'on va
01:18:41vous faire subir,
01:18:43Aude.
01:18:43qui peut me faire avancer,
01:18:47me faire du bien.
01:18:48Bon, c'est certain,
01:18:49je suis un petit peu
01:18:50dans l'émotion,
01:18:51mais bon, écoutez,
01:18:52c'est peut-être comme ça
01:18:53qu'on arrive aussi...
01:18:54C'est bien,
01:18:55ça montre déjà
01:18:56que vous êtes au niveau du cœur
01:18:58et pas au niveau de la tête.
01:18:59Donc, pour nous,
01:19:00ça nous va très bien.
01:19:01Je m'arrive pas mal
01:19:02au niveau du corps,
01:19:03au niveau du cœur.
01:19:04Et je travaille beaucoup
01:19:05en ce moment,
01:19:06à ce niveau-là.
01:19:07D'ailleurs,
01:19:07j'ai même des émotions,
01:19:08des larmes de...
01:19:09presque.
01:19:10Mais bon, pardon.
01:19:13Donc, c'est en ce moment
01:19:14que vous avez du mal
01:19:15à vous alimenter ?
01:19:16Oui, carrément.
01:19:17Parce que,
01:19:18hier, par exemple,
01:19:20je devais aller faire un...
01:19:23Enfin, j'ai pris ça
01:19:24comme un périple.
01:19:25Je suis tombée malade
01:19:26avec beaucoup de saignements.
01:19:29Donc, je suis allée voir
01:19:29un gynécologue,
01:19:30etc., etc.
01:19:32Et donc,
01:19:32j'ai pris ces traitements
01:19:33et je lui ai dit déjà
01:19:35que ces premiers traitements
01:19:36ne me fonctionnaient pas.
01:19:37C'est de l'église.
01:19:38Je ne sais pas
01:19:38si j'ai le droit de le dire.
01:19:40Et donc, ensuite,
01:19:42je suis...
01:19:44J'ai pris...
01:19:45J'ai eu ce courage
01:19:47de faire une théâtre de fruits,
01:19:49une banane,
01:19:49une pomme,
01:19:50une orange.
01:19:50et je suis rentrée
01:19:53de là,
01:19:54j'avais faim,
01:19:55mais je n'avais pas
01:19:56le courage de cuisiner.
01:19:57Et c'est souvent,
01:19:59même quand je vais faire
01:20:00des courses,
01:20:01je n'ai pas le courage
01:20:02de cuisiner.
01:20:04Pourtant,
01:20:05je suis quelqu'un
01:20:06qui, à une époque,
01:20:08je cuisinais pour moi
01:20:09et je prenais plaisir.
01:20:11Mais c'est depuis
01:20:12ce problème gynécologique
01:20:13que vous avez du mal
01:20:14à manger,
01:20:15à cuisiner ?
01:20:16Je pense que oui,
01:20:19mais même depuis
01:20:20quelques temps avant.
01:20:22J'ai eu un choc
01:20:24dans ma vie,
01:20:25un deuxième choc
01:20:26qui a fait
01:20:27un deuxième saignement
01:20:28et j'ai vraiment
01:20:30du mal à me nourrir.
01:20:33Pour vous dire,
01:20:34des fois,
01:20:34je vais me coucher
01:20:35en me disant
01:20:36« Ah, j'ai fait
01:20:37un petit goûter,
01:20:38j'ai pris quatre tartines
01:20:39parce que je ne mange
01:20:40plus de beurre,
01:20:40donc je mets de l'huile
01:20:41d'olive. »
01:20:42Et le soir,
01:20:43j'ai hyper,
01:20:44hyper faim.
01:20:44Dans la nuit,
01:20:45j'ai dit « Oh non,
01:20:46j'ai mangé,
01:20:47il faut que je me lève
01:20:48pour remanger,
01:20:49ce n'est pas possible. »
01:20:50Et je me passe mon repas
01:20:52et au petit déjeuner,
01:20:53bien sûr,
01:20:54je n'ai pas faim
01:20:54puisque toute la nuit,
01:20:56j'ai eu mal au ventre
01:20:57d'avoir faim.
01:20:59Et je...
01:21:00Oui,
01:21:01vous avez eu raison d'appeler
01:21:05parce que visiblement,
01:21:06il y a quelque chose
01:21:06qui...
01:21:07Il y a quelque chose
01:21:07qui ne va pas du tout.
01:21:09Il y a quelque chose
01:21:09qui ne va pas du tout.
01:21:11Au-delà de ce qu'est
01:21:12la question gynécologique,
01:21:13qu'est-ce qu'on vous a dit
01:21:14que nos psiqués ?
01:21:16Ben,
01:21:17malheureusement,
01:21:18ils n'ont rien trouvé.
01:21:19Il faut qu'ils fassent
01:21:19un deuxième...
01:21:21Alors,
01:21:21avec les traitements...
01:21:23Les traitements de quoi ?
01:21:24Comment on vous donne
01:21:24un traitement
01:21:25si on n'a rien...
01:21:25Alors,
01:21:27ils m'ont filé
01:21:28de l'exaxile
01:21:29pour arrêter
01:21:29des aignements.
01:21:30J'en ai six par jour.
01:21:32Je lui ai dit
01:21:32« Écoutez,
01:21:33c'est un peu beaucoup.
01:21:34Moi,
01:21:34j'ai mal au crâne avec ça.
01:21:35Donnez-moi autre chose. »
01:21:37Eh ben non.
01:21:38Vous continuez
01:21:39avec de l'exaxile.
01:21:40Alors,
01:21:40du coup,
01:21:41moi,
01:21:41j'ai fait mon petit...
01:21:42Enfin,
01:21:42j'ai fait mon petit cheminement.
01:21:44Hier,
01:21:45je suis allée voir
01:21:45avec une sage-femme
01:21:48et elle me dit
01:21:50« Écoutez,
01:21:50essayez de l'onagre. »
01:21:52Je ne sais pas.
01:21:52C'est un peu plus naturel.
01:21:55Et du coup...
01:21:56Alors,
01:21:56ça,
01:21:56je ne sais pas là-dessus.
01:21:57Je ne pourrais pas vous dire
01:21:58et je ne vais pas vous dire
01:21:59à l'antenne
01:22:00sur la base
01:22:01de quelques informations
01:22:02qu'est-ce qu'il faut
01:22:02que vous fassiez.
01:22:03Ce qui m'intéresse déjà
01:22:04par le plus grand des hasards,
01:22:06c'est qu'est-ce qui vous conduit
01:22:06si j'ai une sage-femme.
01:22:08Ça,
01:22:08c'est déjà une chose
01:22:09que je trouve assez intéressante
01:22:10parce qu'a priori,
01:22:12effectivement,
01:22:13c'est plutôt un gynécologue
01:22:14qui serait capable de répondre.
01:22:16Peut-être éventuellement
01:22:17vous conseiller
01:22:18d'aller consulter
01:22:19un autre avis
01:22:19parce que
01:22:21nul n'est parfait,
01:22:22tout le monde peut se tromper
01:22:23un jour,
01:22:23etc.
01:22:25Mais je crois
01:22:26qu'il faut effectivement
01:22:27vous occuper
01:22:27de la dimension
01:22:28et la dimension physique
01:22:29et peut-être
01:22:30d'une manière
01:22:31un peu plus adaptée
01:22:33ou qui corresponde mieux
01:22:34à un ressenti
01:22:35qui vous convienne.
01:22:36peut-être que
01:22:37cette sage-femme
01:22:38éventuellement
01:22:38peut vous conseiller
01:22:39un autre praticien.
01:22:42Et la deuxième des choses
01:22:43surtout
01:22:43qui moi me semble
01:22:44intéressante
01:22:45parce que oui,
01:22:46vous avez commencé
01:22:46un peu à évoquer la piste,
01:22:48c'est qu'est-ce qui s'est passé ?
01:22:50Il y a quelque chose
01:22:50qui s'est passé
01:22:51qui a fait qu'à un moment donné,
01:22:53vous savez,
01:22:53vous avez des femmes
01:22:54qui perdent leurs règles
01:22:56ou au contraire
01:22:56qui se mettent à rentrer
01:22:57dans des règles
01:22:58hyper-hémorragiques,
01:22:59etc.
01:23:00Après un choc brutal,
01:23:01une séparation compliquée,
01:23:03difficile,
01:23:04etc.
01:23:04Que vous est-il arrivé là ?
01:23:06Parce que vous
01:23:07vous dites votre sang quand même.
01:23:09Je veux dire,
01:23:09ce choc-là,
01:23:10le choc,
01:23:11c'est que
01:23:13le papa
01:23:14m'a coupé
01:23:16un peu de ma fille.
01:23:18Le papa ?
01:23:20C'est qui celui-là ?
01:23:21En fait,
01:23:25on arrivait
01:23:26à communiquer,
01:23:27enfin voilà,
01:23:28et puis,
01:23:28c'est qui celui-là ?
01:23:29Le père de ma fille.
01:23:31Voilà,
01:23:31donc voilà,
01:23:32déjà on commence
01:23:32à préciser.
01:23:33m'a coupé
01:23:34de ma fille.
01:23:37Quand ça va bien
01:23:38sur les textos
01:23:39ou en appel
01:23:40ou quand,
01:23:41voilà,
01:23:42il se met toujours
01:23:43au milieu.
01:23:45Mais comment c'est possible ?
01:23:45C'est lui qui a la garde ?
01:23:47C'est lui qui a la garde,
01:23:48oui.
01:23:49Donc ça veut dire
01:23:49qu'il s'est passé
01:23:50quelque chose avant ?
01:23:51Parce que pour une mère,
01:23:53ne pas avoir la garde
01:23:53de sa fille,
01:23:54quelque chose
01:23:54qui est déjà traumatisant ?
01:23:57En fait,
01:23:58c'est simple,
01:23:59il y a une dame
01:24:00des services.
01:24:01parce que lui,
01:24:02il m'a mis tout ça
01:24:03en procédure.
01:24:04Et il y a une dame
01:24:05des services sociaux
01:24:06un jour
01:24:06qui m'a regardée
01:24:07qui m'a dit
01:24:08vous n'êtes rien
01:24:08pour votre enfant
01:24:09alors qu'on avait
01:24:11moitié-moitié
01:24:12au niveau de la garde.
01:24:14Je ne vous demande pas
01:24:15vous n'êtes rien
01:24:16pour votre enfant.
01:24:17Oui, attendez,
01:24:19attendez,
01:24:19Aude,
01:24:21évidemment que c'est un grand...
01:24:23Oui, oui, oui,
01:24:24mais Aude, Aude, Aude,
01:24:25c'est un choc
01:24:26qui n'est pas explicable
01:24:28si votre ex-conjoint,
01:24:31on va l'appeler comme ça,
01:24:33n'était pas un petit peu
01:24:35manipulateur,
01:24:36si ce n'est beaucoup.
01:24:37C'est-à-dire qu'il a dû
01:24:38tout faire
01:24:38pour récupérer
01:24:39la garde entière
01:24:41de votre fille.
01:24:41Il vous a volé,
01:24:42il vous a volé votre fille,
01:24:43on est bien d'accord.
01:24:44Voilà, il m'a éloignée
01:24:46de mes enfants
01:24:46et moi, du coup,
01:24:47avec toutes les preuves
01:24:48que j'ai,
01:24:49il m'a dit cinq fois
01:24:50qu'il m'a menacée de mort.
01:24:52Il m'a dit
01:24:53qu'il y avait quelque chose.
01:24:54Donc vous êtes bien
01:24:55en danger
01:24:57de là à ne plus avoir...
01:24:58Voilà pourquoi
01:24:59vous avez des hémorragiques.
01:25:00Vous êtes en train
01:25:01de perdre votre sang.
01:25:03Oui, oui, oui,
01:25:04c'est pour ça
01:25:05que je suis allée
01:25:05voir un micro-dogue.
01:25:07Oui, mais symboliquement,
01:25:08comprenez bien
01:25:08que vous êtes en train
01:25:09de perdre la vie
01:25:10au sens symbolique,
01:25:12encore une fois.
01:25:12cet homme est en train
01:25:14de vous détruire.
01:25:15Voilà, il faut
01:25:16que vous intégriez
01:25:17une première chose,
01:25:18c'est que s'il y a
01:25:18une menace de mort,
01:25:19il faut aller déposer
01:25:20une main courante.
01:25:22C'est inconfortable.
01:25:24Très bien,
01:25:25c'est inconfortable.
01:25:26J'ai même porté plainte
01:25:27devant le procureur
01:25:28parce qu'avec tout
01:25:30ce qui s'est passé,
01:25:31j'ai été témoin
01:25:32d'aucune chose.
01:25:32J'ai dit voilà,
01:25:33j'ai été témoin
01:25:33de ça, ça, ça, ça, ça, ça.
01:25:35Oui, mais Aude,
01:25:36vous avez des amis,
01:25:38de la famille,
01:25:39vous avez des gens ?
01:25:40Oui, j'ai des amis
01:25:41sur qui je peux compter
01:25:42et ça, je les remercie.
01:25:44Même là,
01:25:44ils m'ont aidé pour le temps.
01:25:45Il faut vous faire aider
01:25:47et je pense qu'il faut
01:25:48que vous preniez
01:25:49quelqu'un de solide.
01:25:51Bon, il y a des associations
01:25:52qui sont très, très fortes.
01:25:53Parce que là,
01:25:54vous êtes face à quelqu'un
01:25:55qui vous maltraite.
01:26:00Ce qu'il faut intégrer,
01:26:00c'est que là,
01:26:01vous êtes bien loin
01:26:02de la pure question nutritionnelle.
01:26:04Ce n'est pas étonnant
01:26:04que vous ayez du mal
01:26:06à avoir envie
01:26:06de vous nourrir
01:26:07ou etc.
01:26:09Mais il faut vous enlever
01:26:09ça de la tête.
01:26:10Ce n'est pas ça
01:26:11la véritable urgence.
01:26:12Le rapport à la nourriture,
01:26:13vous avez la sensation de faim
01:26:15qui arrive à des moments donnés.
01:26:17Vous manquez de courage
01:26:18pour vous lever
01:26:18pour aller répondre
01:26:20à cette sensation de faim.
01:26:21Mais vous n'êtes donc pas quelqu'un
01:26:22de type anorexique ou autre.
01:26:24La faim existe chez vous.
01:26:26Donc le rapport à la vie
01:26:27et au vivant,
01:26:27l'envie de vivre,
01:26:28elle est là.
01:26:29En revanche,
01:26:30vous êtes effectivement
01:26:31quelqu'un qui est en danger
01:26:32en stratégie
01:26:33de rétractation
01:26:36pour vous protéger
01:26:36face à un danger
01:26:37qui est un danger réel,
01:26:38double.
01:26:39Un danger interne,
01:26:40ça s'appelle le fait hémorragique.
01:26:42Un danger externe,
01:26:43c'est ce qui se passe
01:26:44avec votre ex-conjoint
01:26:45et avec vos enfants.
01:26:48Et par conséquent,
01:26:49pour ce qui est
01:26:49le danger interne,
01:26:51moi j'irai revoir
01:26:52cette sage-femme
01:26:53et au-delà de la question
01:26:55de l'onagre ou pas,
01:26:56je lui demanderai
01:26:57si elle peut vous conseiller
01:26:58un autre gynéco
01:26:59qui puisse faire quelque chose
01:27:01pour ça,
01:27:03quitte à éventuellement aussi
01:27:04aller voir un médecin homéopathe
01:27:06parce qu'il y a des choses
01:27:07qui peuvent très bien fonctionner
01:27:08pour les questions
01:27:09des règles hémorragiques,
01:27:10surtout post-traumatiques
01:27:12telles que vous venez
01:27:12de les vivre.
01:27:13Mais tant que vous ne réglerez pas
01:27:15et comme le dit Brigitte,
01:27:17juste titre,
01:27:17en vous appuyant sur vos amis,
01:27:19les gens en qui vous pouvez
01:27:20avoir confiance
01:27:21et les associations
01:27:22parce qu'il en existe
01:27:23qui seront capables
01:27:24de vous aider,
01:27:25vous ne réglerez pas la chose.
01:27:27Donc vraiment,
01:27:29là vous êtes
01:27:29en danger,
01:27:32dans une nécessité
01:27:33de fight qui est inévitable.
01:27:37Et ce qu'il faut vraiment
01:27:39que vous entendiez,
01:27:39c'est que toute seule,
01:27:40vous n'allez pas vous en sortir
01:27:41parce que vous avez affaire
01:27:42visiblement à...
01:27:43Je n'aime pas dire ce mot
01:27:44mais là je crois qu'en effet
01:27:45il est pervers,
01:27:46narcissique,
01:27:47puisqu'il a su manipuler...
01:27:48Il a su manipuler cette femme
01:27:51qui vous a dit
01:27:52que vous n'étiez rien
01:27:53mais c'est derrière
01:27:54parce qu'il l'a manipulée.
01:27:56Évidemment que vous êtes
01:27:57quelqu'un
01:27:58et il faut prendre soin de vous.
01:28:00Donc vous êtes en danger,
01:28:01faites-vous aider,
01:28:02vraiment.
01:28:04Je pense déjà
01:28:04les associations,
01:28:06je ne sais pas laquelle
01:28:06qui est dans votre région,
01:28:09mais il y a des associations
01:28:10sérieuses qui vont...
01:28:11Et si vous avez fait
01:28:12effectivement
01:28:12déposer une main courante
01:28:14et fait ce qui convient
01:28:15de ce côté-là apparemment,
01:28:16c'est ce que vous dites,
01:28:17donc ça c'est déjà
01:28:18une très bonne chose.
01:28:19Vous allez voir
01:28:20une association de défense,
01:28:21je vous garantis
01:28:22qu'ils vont prendre
01:28:22les choses en main
01:28:23et que ça ne va pas
01:28:23tout à fait se passer
01:28:24de cette façon-là.
01:28:25Mais méfiez-vous
01:28:26parce que ces gens-là...
01:28:28Bien sûr.
01:28:28Enfin, votre ex,
01:28:29il a toujours un coup d'avance
01:28:30parce qu'évidemment
01:28:31ils ont toujours
01:28:34des stratégies en amont.
01:28:36Mais ne perdez pas votre sang.
01:28:38Merci Aude,
01:28:39merci beaucoup.
01:28:39On va conclure.
01:28:42Michel Oudoul avec Aude.
01:28:44Et puis c'est Enza
01:28:45qui va repartir,
01:28:47qui habite à Cahors
01:28:48et qui va repartir
01:28:48avec ce kit de découverte
01:28:50BDSM
01:28:50de passage du désir.
01:28:52Mais rassurez-vous,
01:28:53demain il y en aura
01:28:54un autre à gagner.
01:28:56Demain on sera
01:28:56avec Patricia Martin-Lamante.
01:28:58On refera un petit bilan
01:28:59sur les IST
01:29:00et sur les pratiques à risque.
01:29:03Et tout de suite,
01:29:03vous retrouvez Marie
01:29:04pour C'est votre avenir.
01:29:05C'est votre avenir.
01:29:05– Sous-titrage FR 2021
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