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Regardez Le journal RTL avec Amandine Bégot du 19 janvier 2026.
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00:00Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi, les auditeurs ont la parole, nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30 d'info, de décryptage et de témoignage, car cette émission, vous le savez, c'est d'abord la vôtre, c'est vous qui la faites, comme chaque jour, vous avez la parole, vous réagissez, on vous attend dès à présent au 3210, mais aussi par SMS, vous envoyez votre message au 64 900, commençons par le mot midi, puis bien sûr, l'application RTL, vous cliquez sur l'onglet, laisser un message.
00:28A la une aujourd'hui, au moins 39 morts en Espagne après la collision d'hier soir, un train qui avait pourtant été révisé la semaine dernière a déraillé, puis percuté un autre train qui circulait en sens inverse, nous serons sur place dans un instant.
00:4249,3 ordonnance, on devrait savoir d'ici ce soir comment le gouvernement compte faire pour faire adopter son budget, ce qui est sûr, c'est que les entreprises vont d'une nouvelle fois être mises à contribution et ça vous fait déjà beaucoup réagir au 3210.
00:55Si il y avait des cours d'économie au collège, eh bien on aurait des Français qui prendraient en compte effectivement la nécessité d'aider les entreprises et de pousser nos politiques à nous tracer une directive ou un projet national. Merci, au revoir.
01:11Dans ce journal également, le Prince Harry au tribunal, le cauchemar des habitants d'un immeuble de Béziers, ils sont privés d'ascenseur depuis plus de deux mois.
01:20Et puis l'enfer Parcoursup, ça y est, c'est reparti. La météo avec vous Louis Baudin, bonjour Louis.
01:25Bonjour Andine.
01:26On a toujours cinq départements en alerte au cru.
01:28Oui exactement, et ça va continuer, j'ai les images radar sous les yeux, il pleut abondamment sur le Languedoc-Roussillon, il y a de la réserve en Méditerranée, donc ça va continuer tout au long de l'après-midi. Prudence.
01:38Merci beaucoup Louis. Météo complète, juste après le journal.
01:42Amandine Bégaud.
01:44RTL midi, les auditeurs ont la parole.
01:46Et pour commencer justement, direction L'Aude, l'un des cinq départements encore en alerte orange.
01:51L'Aude où les habitants continuent de surveiller avec angoisse le niveau de l'eau après les fortes pluies de ce week-end.
01:58Il y est tombé, je le rappelle, plus de trois mois de pluie en seulement deux jours.
02:02Bonjour Valentin Narquier.
02:04Bonjour Amandine, bonjour à tous.
02:05On vous retrouve à Narbonne où les messages d'alerte ont bien fonctionné, mais l'eau continue de monter.
02:10Hier soir, la préfecture a identifié deux quartiers de Narbonne menacés par les eaux.
02:14Elle a alors immédiatement prévenu les habitants grâce à FR Alert, un dispositif qui envoie des SMS de prévention et d'évacuation à la population.
02:21On a reçu l'alerte à 20h30, comme quoi on devait évacuer pour les personnes qui habitaient en rez-de-chaussée.
02:27Est-ce que vous, quand vous êtes partie hier, il n'y avait pas l'eau au pied de la maison ?
02:30Non, mais après, comme ça tombait assez fort, ça pouvait arriver dans la nuit et puis ça peut venir d'un coup des fois.
02:35Donc je pense qu'ils ont préféré jouer la prudence, quoi.
02:38Grégory est responsable de la cellule d'urgence de la Croix-Rouge.
02:40Elle a accueilli cette nuit 60 personnes au parc des expositions.
02:43On a monté un centre d'hébergement d'urgence.
02:45Donc on a installé des lits pour recevoir les personnes qui étaient évacuées.
02:49Il y a des gens qui ont été alertés par les fers alertes, d'autres réveillés par la police.
02:53Tous les évacués sont rentrés chez eux, mais la pluie continue de tomber.
02:56Le niveau des cours d'eau monte.
02:57À Coursan, on a activé le plan communal de sauvegarde.
03:00La mairie bloque des routes inondées, nettoie les avaloirs et alerte les habitants,
03:04comme Elodie qui regarde l'Aude monter.
03:06Ce qui m'inquiète, c'est que les maisons sont énormément au bord de l'Aude.
03:10Si l'Aude déborde, Coursan n'existe plus, quoi.
03:12C'est quand même assez sécurisé, c'est quand même surveillé.
03:14Actuellement, 450 pompiers et 40 spécialistes nautiques sont en alerte sur le département.
03:19Valentin Larky à Narbonne pour RTL.
03:21Louis Baudin, on l'entend très bien dans le reportage de Valentin.
03:24Il continue de pleuvoir.
03:26Oui, et puis très fort.
03:27J'ai les images radar sous les yeux.
03:28Là, ça ne cesse pas, notamment sur ces trois départements.
03:31Pyrénées-Orientales, sur l'Aude et encore sur l'Aireau.
03:35Alors quand même un bel effet sur ça, c'est qu'on est en train de remplir les nappes phréatiques.
03:38Rappelez-vous, il y a eu trois ans de manque d'eau dans cette zone.
03:42Donc là, voilà, pour compenser un peu ce débordement que l'on craint encore cet après-midi.
03:46Merci beaucoup Louis.
03:48Il est 12h34.
03:5112h34 et l'on part pour l'Espagne après ce dramatique accédant.
03:58Hier soir, au moins 39 morts et plus de 120 blessés.
04:01Pour une raison encore inconnue, un train à destination de Madrid a déraillé et percuté un autre train qui circulait en sens inverse.
04:09Andrés habite tout près des lieux de cette catastrophe à Adamus.
04:13C'est à 200 km au nord de Malaga.
04:15Ils ont fermé toutes les routes dans la ville pour laisser passer les secours.
04:20Et des grues, du matériel spécial viennent d'arriver ici pour tenter de soulever les wagons, voir s'il y a d'autres victimes.
04:26Mais tout le village, dès qu'il a pris connaissance de l'accident, a accouru pour venir en aide aux blessés,
04:30les aider à sortir de là et leur apporter de l'eau, de la nourriture, des vêtements, sans même réfléchir.
04:34On ne comprend pas ce qui a pu se passer, ce qui n'a pas fonctionné, on ne sait pas plus.
04:39On est juste abattus, un peu plus qu'abattus même après avoir eu tant de mort.
04:42Un témoignage recueilli pour Ertel par Vincent Serrano.
04:45Cet accident, je le disais, a fait au moins 39 morts.
04:49Mais Aurélie Chameroy, ce bilan pourrait s'alourdir.
04:53Oui, c'est ce que ne cessent de répéter les autorités depuis ce matin.
04:55Il est probable que des victimes se trouvent encore coincées dans les trains.
04:59Les familles qui n'ont pas de nouvelles de leurs proches sont d'ailleurs invitées à se signaler
05:03afin d'aider à évaluer le nombre de personnes encore disparues.
05:07Des unités militaires sont sur place pour prêter main forte au secours.
05:10Les circonstances de l'accident, elles demeurent inconnues.
05:13Le train qui a déraillé avait moins de 4 ans.
05:15Il avait subi un contrôle technique 4 jours auparavant.
05:18Et les voies ont été rénovées en mai dernier.
05:21Plusieurs experts ferroviaires estiment que l'erreur humaine est peu probable
05:25compte tenu de la configuration des systèmes de sécurité
05:28et que les TGV ne roulaient pas à une vitesse trop élevée pour se tronçonner.
05:32Les infrastructures pourraient être à l'origine de l'accident.
05:36Des conducteurs auraient d'ailleurs alerté du mauvais état des voies il y a quelques semaines.
05:40Ils se plaignaient notamment de vibrations inhabituelles à l'endroit où a eu lieu la collision.
05:45Aurélie Chameureau à la correspondante de RTL en Espagne.
05:48On revient en France à présent avec ce conseil des ministres prévu cet après-midi.
05:5249.3 ou ordonnance.
05:54On devrait enfin savoir l'option choisie par le gouvernement pour faire adopter le budget.
05:58A priori d'ailleurs, ce sera plutôt 49.3.
06:02C'est en tout cas ce que confié ce matin sur RTL Boris Vallaud, le chef de file des députés socialistes.
06:07Je crois que c'est ce vers quoi on s'oriente.
06:09Il vous l'a dit ?
06:09Je crois que c'est ce vers quoi on s'oriente.
06:10Est-ce qu'il vous l'a dit avec sa bouche et vous l'avez entendu avec vos oreilles ?
06:13Avec sa bouche, il sait qu'il serait hasardeux d'utiliser les ordonnances
06:17qui en plus de ça renverraient à une nouvelle loi.
06:19Parce que vous pourriez censurer.
06:20Si c'est les ordonnances, vous pourriez censurer ?
06:21Écoutez, je veux aujourd'hui prendre pour les Françaises et les Françaises ce que nous avons obtenu pour eux.
06:25Si vous pensez que les choses ont été simples, elles ne l'ont pas été.
06:28Boris Vallaud sur RTL ce matin, il était l'invité de Thomas Soto.
06:31Ce qui est sûr, c'est que quelle que soit la méthode pour faire passer ce budget,
06:36les entreprises vont une nouvelle fois être mises à contribution.
06:39Bonjour Pauline Jaco.
06:40Bonjour à tous.
06:40Le Premier ministre a envoyé hier soir une lettre aux entrepreneurs.
06:44Première touchée, ce sont les grandes entreprises.
06:46300 entreprises vont devoir payer, comme l'an dernier, une surtaxe sur leurs bénéfices.
06:51Elle devait être exceptionnelle.
06:52Divisée par deux cette année, elle est maintenue au même niveau en 2026.
06:57Douche froide chez les grands patrons.
06:59L'État compte sur LVMH.
07:00Sanofi, Total Energy pour remplir ses caisses.
07:03Cette contribution doit lui rapporter 8 milliards d'euros.
07:06L'impôt sur les bénéfices des grandes entreprises, 36%,
07:09est aujourd'hui le plus élevé de tous les pays développés.
07:12Et Pauline, les petites entreprises ne sont pas épargnées.
07:14Celles qui font plus de 500 000 euros de chiffre d'affaires annuel.
07:18Des petites et moyennes entreprises qui vont, elles aussi, devoir payer la CVAE.
07:23Cotisation sur la valeur ajoutée.
07:25Elle devait baisser cette année, disparaître dans deux ans.
07:28Eh bien non, le gouvernement a tranché.
07:30Elle reste une réalité, un impôt extrêmement décrié par le patronat.
07:34Pour une raison notamment, c'est une taxe sur le chiffre d'affaires payé par les entreprises,
07:39même si elles ne font pas de bénéfices.
07:41Merci beaucoup pour ces explications, Pauline Jaco.
07:43Bonjour Michel Picon.
07:45Bonjour Amandine Dego, bonjour.
07:48Bonjour et merci beaucoup d'être l'invité d'RTL Midi.
07:50Vous êtes, je le rappelle, le président de l'U2P,
07:52l'Union des entreprises de proximité,
07:54qui regroupe plus de 3 millions d'entreprises,
07:57des artisans, des commerçants, des professions libérales,
07:59entreprises qui emploient aujourd'hui plus de 4 millions de salariés.
08:02Vous avez reçu donc cette lettre du Premier ministre.
08:05Est-ce que vous diriez que c'est un coup dur pour vous,
08:07les petites et moyennes entreprises ?
08:10Non, franchement, je pense que ce n'est pas un coup dur pour les petites entreprises.
08:14Pas ce qu'on pourrait le dire dans cette période à travers les gouttes,
08:17puisqu'il y avait un arbitrage entre les allègements de cotisations sociales
08:21et la baisse de la CVAE.
08:24L'arbitrage a été pris en laissant la CVAE,
08:27qui touche les entreprises qui font plus de 500 000 euros de chiffre d'affaires,
08:32mais assez peu, jusqu'à 3 millions d'euros de chiffre d'affaires,
08:35ce qui couvre l'ensemble de mon secteur.
08:38On n'est pas touché, vraiment.
08:40On n'aurait pas été touché s'il y avait une baisse.
08:43Par contre, renoncer à une partie des allègements de cotisations sociales
08:49sur les salaires entre 1 et 2 000, ça aurait été très compliqué.
08:54Et franchement, ça aurait mis beaucoup de petites entreprises en difficulté.
08:57Alors bon, les petites entreprises,
08:59elles seront moins touchées que les autres.
09:02Elles le seront moins aussi, puisque le barème de l'impôt sur le revenu sera réactualisé.
09:08Vous savez que beaucoup de nos petites entreprises,
09:10elles ne sont pas en société, elles ne sont pas à l'impôt sur les sociétés,
09:13elles sont à l'impôt sur le revenu.
09:15Et elles auraient pu se retrouver avec une fiscalité augmentée.
09:18Il y a quand même un petit souci de confiance, j'allais dire.
09:22Et vous en parlez régulièrement, Michel Picon,
09:25le gouvernement avait dit qu'elle baisserait cette cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises,
09:30qu'elle serait même supprimée en 2028.
09:32Et puis là, on change le programme en cours.
09:35Oui, bien sûr, on peut dire que c'est une parole non tenue par plusieurs gouvernements d'ailleurs.
09:43Mais il faut bien prendre en compte la situation dans laquelle se retrouve aujourd'hui le gouvernement,
09:48avec un parlement qui est complètement fou,
09:50qui a perdu la boussole de l'intérêt collectif,
09:55avec des groupes politiques qui font une forme de chantage au maintien du gouvernement.
10:01Franchement, dans la situation dans laquelle nous sommes,
10:04je pense que, bien sûr, ce n'est pas agréable pour les grandes entreprises
10:07qui vont devoir financer tout ça, ces 300 grandes entreprises.
10:11Et moi, ça ne me réjouit pas.
10:13Je suis heureux que les petites entreprises aient été épargnées,
10:16mais ça ne me réjouit pas de voir que les grandes vont devoir passer à la caisse,
10:21et assez sévèrement.
10:23Sur la forme ordonnance au 49.3, vous avez une préférence, Michel Picon ?
10:28Écoutez, celle qui va permettre de trouver un budget.
10:30Alors, si c'est le 49.3, ça nous va.
10:33Si ce sont les ordonnances, j'ai cru comprendre que ça ne va pas à tout le monde,
10:36donc ça m'a l'air d'être assez compromis.
10:38Ce qu'on a besoin, c'est d'un budget.
10:41Tous nos artisans du bâtiment sont complètement bloqués par ma prime rénov'.
10:45Il n'y a pas de logement qui se construise.
10:48Les collectivités locales n'engagent plus de travaux.
10:52Franchement, on est dans une situation qui n'est pas durable,
10:54donc il faut sortir de là.
10:56Et si le 49.3 est le moyen qui permette à tous les groupes politiques
11:01de jouer l'abstention ou de ne pas jouer la censure,
11:06eh bien, ça sera un 49.3.
11:08Nous, ce qu'il faut, c'est qu'au plus vite, on ait un budget.
11:11Vous voyez, la consommation, elle reste flat.
11:16La confiance des ménages n'est pas là.
11:19Ils imaginent que la situation internationale risque de peser aussi.
11:22On évoquait ces droits de douane, ces menaces de droits de douane de Donald Trump
11:26sur un certain nombre de pays qu'il ne soutienne pas face au Groenland,
11:30la France notamment.
11:31Est-ce que ça, ça vous inquiète ?
11:32Ça peut avoir des conséquences sur nos entreprises ?
11:35Oui, ça a des conséquences.
11:37On est en train de revivre le même cauchemar qu'au mois de juillet.
11:40On a déjà quelques petites entreprises qui exportent.
11:43Ce n'est pas la majorité, mais on est la plupart du temps sous-traitants d'entreprises,
11:47que ce soit dans l'aéronautique, que ce soit dans l'industrie.
11:51Derrière chaque grande entreprise, il y a des sous-traitants qui vont être affectés par cela.
11:57Et ils vont être affectés parce que si les grandes entreprises se retrouvent à devoir payer plus de taxes,
12:03elles vont le répercuter dans les contrats qu'elles vont passer avec nos petites boîtes.
12:06Et puis, on a des petites entreprises.
12:08Je pense à la fabrication d'instruments de mesure qui exportent plus de 30% de sa fabrication aux Etats-Unis
12:15et qui vont être là aussi en difficulté parce qu'ils sont en concurrence avec d'autres produits.
12:22Donc, ce n'est pas une bonne nouvelle.
12:24On revit ce cauchemar.
12:25La réponse, elle doit être européenne.
12:27Et franchement, par moment, on est un peu inquiet quand on voit les errements des pays européens.
12:34Enfin, moi, je suis abasourdi de voir que dans la période que l'on vit depuis quelques temps,
12:39nos partenaires européens continuent à acheter de l'armement aux Américains.
12:43Enfin, à un moment, le Danemark qui nous demande un soutien, et c'est normal qu'on le lui accorde,
12:49dans le même temps, quand il fait des investissements pour son armée,
12:52il va faire ses achats aux Etats-Unis.
12:55Il faut que tout le monde joue le jeu et tire dans le même sens.
12:57Merci beaucoup, Michel Picon, d'avoir été avec nous.
13:01Président, je le rappelle, de l'UDEP, l'Union des entreprises de proximité.
13:05La question du Groenland, justement, elle est au menu d'un nouveau conseil de défense
13:09qui a lieu en ce moment même à l'Elysée.
13:12Dans ce dossier, Emmanuel Macron prône la fermeté,
13:14appelle l'Union européenne à activer son instrument anti-coercition.
13:18Ainsi, les Etats-Unis mettaient leur menace à exécution.
13:20Le Premier ministre britannique, lui, plaide plutôt pour un retour au calme et pour le dialogue.
13:26Écoutez.
13:28Concernant le Groenland, la bonne façon d'aborder une question aussi grave
13:31est d'engager une discussion calme entre alliés.
13:35Les alliances perdurent parce qu'elles reposent sur le respect et le partenariat,
13:40et non sur la pression.
13:42C'est pourquoi j'ai déclaré que le recours à des droits de douane
13:45contre des alliés était tout à fait inapproprié.
13:48Ce n'est pas la bonne façon de résoudre les différends au sein d'une alliance.
13:53Est-il vraiment utile de présenter les efforts visant à renforcer la sécurité du Groenland
13:58comme une justification à la pression économique ?
14:02Une guerre commerciale n'est dans l'intérêt de personne.
14:06Keir Starmer, le Premier ministre britannique.
14:09Le Royaume-Uni où s'est ouvert ce matin un procès dont on va sans doute
14:11beaucoup, beaucoup parler.
14:13Procès contre les tabloïds.
14:14Pourquoi on va en parler ?
14:15Eh bien parce que sur le banc des partis civils, on trouve le Prince Harry,
14:19mais aussi Elton John et Liseur Lé, Marie Billon.
14:23Oui, et quand le Prince Harry est arrivé ce matin à la Cour suprême,
14:26eh bien il n'est pas entré au tribunal pour défendre uniquement ses intérêts,
14:29sa vie privée, celle de sa famille en Californie.
14:32Non, il se bat pour que les médias, et les tabloïds en particulier,
14:35respectent la vie privée de tous.
14:37Des personnalités publiques, comme le chanteur Elton John,
14:40à ses côtés dans ce combat, vous l'avez dit, mais aussi des britanniques anonymes
14:42qui se retrouvent tout à coup chassés par les tabloïds
14:45parce qu'ils sont par exemple victimes de l'attentat
14:47ou bien qu'un de leurs proches a été assassiné.
14:50Il y a une différence entre l'intérêt public et ce qui intéresse le public,
14:54a dit le Prince lors d'un récent entretien à la chaîne ITV.
14:57C'est une situation à la David contre Goliath.
15:01Les David sont les plaignants et Goliath est cette immense entreprise médiatique.
15:05J'essaie d'obtenir justice pour tout le monde.
15:08Et ce combat qu'Harry s'est attribué,
15:10pour lequel il a déjà fait plusieurs allers-retours depuis les Etats-Unis où il vit,
15:13il aurait aimé le mener aux côtés de sa famille.
15:15Mais il reste isolé dans son combat, le palais ne suit pas.
15:19Sa volonté d'affronter publiquement les médias est, précise Harry,
15:22centrale dans la rupture avec sa famille.
15:24Marie Billon, en direct de Londres pour RTL.
15:27Merci à vous.
15:28Il est 12h45 dans un instant.
15:31Ces inquiétudes autour du lait pour bébé
15:34et cette question Nestlé a-t-il tardé ?
15:37A sonner l'alerte, à tout de suite.
15:39Votre avis nous intéresse.
15:41Appelez le 30 de 10.
15:4350 centimes la minute.
15:46Amandine Bégaud, RTL Midi.
15:48Les auditeurs ont la parole.
15:49Il est 12h49, deux semaines après le rappel de plusieurs laits pour bébé.
15:54Et cette question, je vous le disais,
15:55le groupe Nestlé a-t-il tardé à sonner l'alerte ?
15:59Bonjour Mathilde Piquet.
16:00Bonjour.
16:00C'est ce qu'assure l'association Foodwatch.
16:02Oui, avec un délai de presque un mois qui pose question.
16:05Alors reprenons toute la chronologie.
16:07Tout commence le 9 décembre 2025.
16:10Nestlé repère une bactérie dans une de ses usines aux Pays-Bas
16:13qui produit les laits en poudre Guigose et Nidal.
16:16La toxine est connue pour causer des vomissements, des diarrhées, voire des septicémies.
16:21Alors Nestlé analyse les produits de son usine de bouée dans l'Aisne à la mi-décembre.
16:26Et les résultats sont formels.
16:28La bactérie repérée aux Pays-Bas est bien présente.
16:31Mais les rappels se font tarder.
16:32Ils ne sont lancés que début janvier.
16:34Camille Doriose est directeur des campagnes chez Foodwatch.
16:37Pourquoi Nestlé a mis aussi longtemps ?
16:39Entre le 9 décembre, la première fois que Nestlé voit ce problème,
16:42et un rappel massif le 6 janvier, on a presque un mois.
16:45Là, on parle quand même de lait en poudre pour bébé.
16:470 à 6 mois.
16:48Comment Nestlé justifie ce temps d'attente pour arrêter la consommation de ces laits en poudre ?
16:52De son côté, le PDG de Nestlé se veut rassurant.
16:56Début janvier, il a assuré que ces rappels massifs étaient une simple mesure de précaution.
17:00Une soixantaine de pays est aujourd'hui concerné.
17:03Merci beaucoup Mathilde Piquet pour toutes ces informations.
17:06La colère à présent des gardiens de prison.
17:08Journée de débrayage dans une trentaine d'établissements
17:11pour dénoncer des agressions à répétition.
17:15Dernière en date, c'était ce week-end à Salon de Provence.
17:17On vous retrouve sur place, Hugo Hamelin.
17:19Bonjour.
17:20Un gardien a été agressé à l'arme blanche.
17:23Exactement, Amandine.
17:24À l'heure de la distribution des repas en cellule,
17:26c'est un élève surveillant de 25 ans qui a été pris à partie,
17:30déclenchant un mouvement de grève national.
17:31David Delacour est surveillant et délégué force ouvrière dans ce centre pénitentiaire.
17:35Un détenu au profil psychiatrique a agressé notre collègue avec un couteau
17:42et lui a tranché au niveau de la gorge.
17:44Le ministre Gérald Darmanin a immédiatement réagi,
17:47annonçant que des bombes incapacitantes seraient fournies très prochainement aux gardiens.
17:51Eux saluent une avancée, mais réclament aussi la création de quartiers spécifiques
17:54pour encadrer les détenus malades psychiatriques de plus en plus nombreux.
17:58Nous, on n'est pas formés pour recevoir cette frange de la population
18:02qui sont très difficiles et qui demandent beaucoup, beaucoup d'attention
18:05pour pouvoir les gérer.
18:07Dans les détentions, on n'a rien du tout pour se défendre,
18:09à part un sifflet dans certaines détentions
18:11ou une alarme qui ne fonctionne pas forcément de partout.
18:14Déjà, c'était une première avancée,
18:16mais aujourd'hui, ce qu'on revendique aux efforts,
18:18c'est les pistolets à impulsion électrique pour les quartiers spécifiques
18:21qui nous permettraient de neutraliser des individus qui sont très, très violents.
18:25Voilà donc en conséquence des débrayages, des blocages
18:27dans de nombreuses prisons françaises ce matin.
18:30Rappelons qu'il y a dix jours, à quelques kilomètres d'ici,
18:32trois surveillants avaient déjà été agressés avec un ciseau
18:35au sein de la maison d'arrêt de Luyne.
18:37Hugo Hamelin, à Salon de Provence, pour RTL.
18:39On part à présent pour Béziers,
18:41où les habitants d'un immeuble de sept étages
18:43sont privés d'ascenseurs depuis deux mois.
18:46Deux mois, un calvaire, notamment pour les plus âgés,
18:49et qui devrait durer encore plusieurs semaines, Rémi Vallès.
18:52Avant chaque ascension, c'est le même rituel pour Magali.
18:55Comme je porte toujours des talons,
18:57j'enlève mes chaussures pour monter tous les étages à chaque fois.
19:00Et c'est parti pour gravir les 120 marches
19:02qui la conduisent à son appartement au septième étage.
19:04Je ne peux plus les voir là.
19:06Là, je suis en burn-out.
19:07Parfois, c'est entre trois et quatre fois que je le fais.
19:10Je sors de ma séance de sport, je monte,
19:12je descends parce qu'il faut sortir la chienne,
19:15et je remonte.
19:16C'est des allers-retours sans cesse.
19:18Au troisième étage, une chaise a été installée sur le palier
19:21pour permettre aux résidents de reprendre leur souffle.
19:23Et c'est à ce niveau-là que l'on croise cette octogénaire.
19:26Comme beaucoup d'autres seigneurs de la résidence,
19:28elle vit recluse depuis la panne de l'ascenseur.
19:30J'ai une fille qui me porte de la nourriture, et voilà.
19:33Je suis sortie quatre ou cinq fois depuis le 24 novembre.
19:37Mais c'est surtout qu'il faudrait que je marche.
19:39Puisque je ne peux rien y changer, j'accepte.
19:42Et il va falloir continuer de prendre son mal en patience.
19:44La pièce défectueuse est introuvable en France.
19:46Elle est en cours de fabrication en Italie
19:49et ne sera livrée que début février.
19:51Contactez le syndic d'y comprendre la détresse des résidents
19:54et confie son impuissance face au délai imposé par le fabricant.
19:57Rémi Vallès-Sapézier, pour RTL,
20:00des ascenseurs en panne pendant des semaines et des semaines,
20:03je suis sûre que ça parle à beaucoup, beaucoup d'entre vous.
20:07Si vous avez, vous aussi, été victime de telle panne,
20:10si vous en êtes victime en ce moment même,
20:12si vous êtes ascensoriste aussi,
20:15appelez-nous au 3210, expliquez-nous pourquoi ça coince.
20:19J'attends vos témoignages.
20:21C'est le début des inscriptions sur Parcoursup.
20:24À partir d'aujourd'hui, jusqu'au 12 mars,
20:25les élèves de Terminal peuvent formuler leur vœu pour l'an prochain.
20:29Bonjour Hortense Crépin.
20:30Bonjour.
20:31C'est aussi le début du stress pour beaucoup.
20:33Oui, pour s'en rendre compte,
20:34il suffit de demander aux lycéens de résumer la plateforme en un mot.
20:38Flou, compétitif, stressant un peu, très stressant,
20:41l'angoisse et l'attente, je dirais.
20:43Il faut avoir des bons résultats pour pouvoir être pris là où on veut,
20:46donc oui, le mot, ce serait plutôt sélectif.
20:48Un vocabulaire peu réjouissant,
20:50donc pour ce que Lydia décrit aussi comme une sorte de marathon.
20:54On n'est jamais sûr de rien.
20:55On a beau mettre autant de vœux qu'on veut,
20:58mais au bout de quelques mois,
21:00il y a encore des gens qui sont en attente et qui ne sont pas acceptés.
21:03D'autant qu'il faut aussi composer avec la pression des parents.
21:06Parcoursup, c'est devenu l'un des plus gros sujets de conversation chez Flavio.
21:11Ah oui, ils disent qu'il faut bien regarder Parcoursup,
21:14soit attentif à ce qui peut se passer dessus.
21:18Donc ils t'en parlent comment, c'est tous les jours ?
21:20Souvent dans la semaine, trois à quatre fois par semaine, oui.
21:23Il faudra s'armer de patience.
21:24Les résultats pour les vœux des formations sont attendus début juin.
21:28Qu'est-ce que c'est, l'on stress, en tout cas pour les futurs bacheliers,
21:31pour les parents aussi.
21:32Si vous êtes déjà passé par là, par l'enfer de Parcoursup,
21:35appelez-nous au 3210, racontez-nous vos galères, vos angoisses,
21:38j'attends vos témoignages.
21:39Et puis si au contraire, ça s'est bien passé pour vous,
21:41eh bien appelez-nous, donnez-nous vos conseils.
21:44Là aussi, on est preneurs.
21:45On parle foot à présent.
21:47Et vous avez été nombreux à suivre hier soir la finale de la Cannes.
21:50Plus de 3 400 000 téléspectateurs devant M6
21:54qui diffusaient ce match complètement fou.
21:57Bonjour Cédric Chasseur.
21:58Bonjour.
21:59Match complètement fou, je le disais.
22:00Et dans ce chaos, il y a un homme qui restera dans l'histoire.
22:03Cet homme, c'est le Sénégalais Sadio Mane.
22:06Oui, l'ancien joueur de Liverpool qui disputait sans doute
22:08sa dernière Coupe d'Afrique des Nations à 33 ans.
22:10Et l'un des seuls à ne pas avoir été submergé par ses émotions.
22:14Durant les 18 minutes d'interruption,
22:16entre le moment où l'arbitre est appelé par le Var
22:18et la panenka ratée sur pénalty de Brahim Diaz,
22:21Sadio Mane a toujours voulu rester sur le terrain,
22:24allant jusqu'à contredire son propre sélectionneur Paptio.
22:27Et si l'attaquant a lui-même parfois douté,
22:30il s'est tourné vers des figures connues.
22:32Claude Leroy, le sorcier blanc, l'entraîneur français,
22:34ancien sélectionneur de plusieurs sélections africaines,
22:36qui, sur le bord du terrain, lui a conseillé de reprendre le jeu
22:39comme d'autres figures du foot sénégalais,
22:41Mamadou Niang,
22:42où elle a dit Diouf, par exemple,
22:43une sage décision,
22:44la meilleure pour son pays.
22:46Et le foot africain, aux yeux de Sadio Mane.
22:47Voilà dans une finale épique,
23:07mais pas pour les bonnes raisons,
23:08où la honte a finalement pris le pas,
23:10souvent sur la fierté.
23:12Il y a un homme qui pourra sortir la tête haute,
23:13qui a conservé son intégrité du début à la fin,
23:16c'est Sadio Mane,
23:17désormais double champion d'Afrique avec le Sénégal.
23:20Merci beaucoup, Cédric Chasseur.
23:22La météo.
23:23Louis, on l'a dit,
23:25ces cinq départements en alerte,
23:28le Languedoc Roussillon, en fait,
23:29alerte aux crues.
23:30Plus la Corse.
23:31Plus la Corse, oui.
23:32L'est de la Corse, oui.
23:34Même si c'est un petit peu calmé sur la Corse.
23:36Et alors ailleurs ?
23:37Alors ailleurs, on a une répartition ouest-est,
23:40parce qu'on a ce conflit entre l'air océanique
23:43qui arrive par l'Atlantique
23:44et l'air froid qui stagne sur l'Europe centrale.
23:46La France est juste à la limite.
23:48Donc ça veut dire qu'à l'ouest d'une ligne
23:50qui fait Marseille-Rouen à peu près,
23:53ça va rester nuageux,
23:54c'est de l'air océanique
23:55avec donc des nuages, de l'humidité et quelques pluies.
23:57Et à l'est, au contraire,
23:58on aura là de l'air froid avec un temps plus sec.
24:01Beaucoup de brouillard,
24:01il y en a encore,
24:02là j'en ai à Epinal, à Belfort, à Dijon
24:04ou encore à Amberieux.
24:05Mais l'espoir, si ces brouillards se dissipent,
24:07d'avoir une belle luminosité.
24:09Et Paris est juste à la limite.
24:10On est plutôt côté soleil en ce moment.
24:12On espère qu'on le restera tout au long de la journée.
24:14Et puis côté température,
24:15là aussi il contraste entre le nord-est
24:17où on ne dépassera pas les 3 à 7 degrés.
24:19C'est un peu en dessous des moyennes de saison.
24:21Et les autres régions,
24:22où nous serons entre 8 et 12 degrés,
24:24donc là au-dessus des moyennes de saison.
24:25Et par endroits,
24:26même jusqu'à 16 degrés près de la Méditerranée.
24:28Mais enfin là, avec l'agitation,
24:29je ne sais pas si on va pouvoir le ressentir.
24:31Il y a jusqu'à 90 km heure de vent
24:34sur les côtes varoises en ce moment.
24:35Bon, soyez prudents,
24:36ça souffle encore beaucoup.
24:38Merci beaucoup Louis.
24:39La suite du programme de la semaine,
24:40tiens, ce sera dans un tout petit instant.
24:41A tout de suite.
24:42Amandine Bégaud, RTL Midi,
24:44les auditeurs ont la parole.
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