- il y a 19 heures
Regardez Le journal RTL avec Amandine Bégot du 15 janvier 2026.
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00:00Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi, les auditeurs ont la parole, nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30 d'info, de décryptage et de témoignage car cette émission vous le savez, c'est d'abord la vôtre, c'est vous qui la faites, comme chaque jour vous avez la parole, vous réagissez, on vous attend dès à présent au 3210 mais aussi par sms au 64900, vous commencez votre message avec le mot midi et puis bien sûr l'application RTL, vous cliquez sur l'onglet laisser un message.
00:29A la une aujourd'hui le Groenland, Emmanuel Macron a annoncé cette nuit l'envoi de militaires français sur place, alors que vont-ils faire, quel est l'objectif de cette mission, gestes diplomatiques ou actes militaires, on vous explique tout dans un instant et ça vous fait déjà beaucoup réagir au 3210.
00:46Groenland, des soldats français face à l'armée américaine, on serait écrasés ou anéantis en quelques instants, regardez en 40, anéantis en 3 semaines, rien n'a changé.
00:59Le taux du livret A lui est au plus bas depuis 4 ans, 1,5% à partir du 1er février prochain et pourtant vous le verrez, les français n'ont jamais autant épargné.
01:10La France elle aura peut-être bientôt enfin un budget, c'est une info RTL.
01:14Et puis on parlera des piscines, de plus en plus rares dans nos communes.
01:18A deux mois des élections municipales, la question s'invite dans la campagne, il faut dire que c'est un enjeu de santé publique.
01:24Pas de piscines, ça veut dire pas de cours de natation pour les plus jeunes et donc plus de noyades.
01:29Le nageur Alain Bernard, double champion olympique et l'invité d'RTL Midi.
01:33La météo avec vous Peggy Broch, bonjour Peggy.
01:35Bonjour Amandine, bonjour à tous.
01:37Et c'est toujours très pluvieux sur le nord-ouest.
01:39Oui, entre les bords de Manche, la Bretagne jusqu'au Côte-Charentaise cet après-midi.
01:42Le Finistère est en vigilance orange, pluie, inondation.
01:45C'est un temps sec ailleurs mais souvent chargé des frontières du nord à la côte aquitaine.
01:49Toujours quelques averses et un temps gris sur le Languedoc jusqu'au sud du massif central et plus lumineux ailleurs.
01:54Merci beaucoup Peggy, météo complète juste après le journal.
01:58Amandine Bégaud
01:59RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
02:02Et pour commencer, on part donc pour Nouc, la capitale du Groenland.
02:07Nicolas Burnan, bonjour.
02:09Bonjour.
02:09Vous êtes notre envoyé spécial sur place, en direct de l'aéroport de la ville.
02:13C'est là que doivent arriver les troupes françaises envoyées par Emmanuel Macron.
02:18Oui, c'est ici, sur le tarmac de cet aéroport, qu'arriveront les soldats français à bord d'avions militaires.
02:23Une quinzaine de chasseurs alpins sont déjà présents.
02:26Ce détachement est là pour reconnaître l'endroit et les bâtiments qui leur seront affectés.
02:30Ils sont habitués à évoluer dans des conditions polaires.
02:34Au Groenland, le mois de janvier est la période la plus froide.
02:36Un second contingent français doit arriver ici ces prochains jours.
02:40Les militaires français seront notamment déployés aux côtés de soldats d'élite danois, suédois et norvégiens dans le cadre d'exercices qui ont lieu chaque année.
02:48Mais dans ce contexte, face aux menaces américaines, cet exercice ressemble bel et bien à une mission de réassurance.
02:55En envoyant des troupes, les Européens souhaitent afficher leur solidarité avec le Danemark.
02:59Copenhague possède sur l'île des moyens militaires limités.
03:03Le commandement conjoint pour l'Arctique ne dispose que d'environ 300 soldats, 4 navires d'inspection et de guerre, quelques hélicoptères et un avion de patrouille maritime.
03:12En cas d'attaque ici, le Groenland compte sur l'OTAN pour défendre son territoire.
03:16Nicolas Burnan, envoyé spécial d'RTL à Nouc, au Groenland.
03:21Et pour tout comprendre, on vous retrouve, père de Yonk. Bonjour.
03:25Bonjour.
03:25Et merci beaucoup d'être l'invité d'RTL midi.
03:27Vous êtes ancien colonel de la marine, vice-président de l'Institut Témis.
03:32Pour l'instant, il faut le reconnaître, assez peu de détails sur ces troupes françaises envoyées sur place.
03:37On parle d'une quinzaine d'hommes de la brigade d'infanterie de montagne de Grenoble.
03:42Pourquoi ces hommes-là, envoyés là-bas ?
03:46Tout d'abord, la 27e division alpine et la division de montagne, effectivement, d'abord, elle est spécialisée dans le combat dans les conditions les plus froides, on peut dire même polaires.
03:58Et elles sont entraînées, elles sont équipées, donc il faut du matériel.
04:01Actuellement, au Groenland, on est sur des moins 20 degrés, donc il n'est pas question d'envoyer des unités, je dirais, normales.
04:07Donc, effectivement, la 27e division alpine, c'est une unité qui est parfaitement adaptée à ce genre de climat.
04:12Et ces hommes vont participer, nous dit-on, à une mission de reconnaissance ? Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
04:18En fait, vous avez une double mission. La mission de reconnaissance, c'est la mission, je dirais, officielle.
04:23Parce que, vous savez, une quinzaine de personnes, ça veut dire quoi ?
04:25Ça veut dire qu'ils vont évaluer les conditions dans lesquelles on pourrait mener peut-être des exercices.
04:30Où pourrait-on loger si tant est qu'on densifie la présence militaire française sur le territoire ?
04:37Donc, il y a toute une série d'activités, je dirais, préliminaires. C'est ce qu'on appelle un harpon de l'armée française.
04:42Donc, c'est en fait une petite équipe avec des officiers et des sous-officiers qui vont, en fait, voir les conditions d'accueil et les conditions dans lesquelles on pourrait travailler.
04:50Ça, c'est la mission de reconnaissance.
04:52Après, c'est la mission officielle, la mission pacifique.
04:55On voit bien que derrière tout ça, il y a une mission politique qui est la mission de la présence, la mission de l'accompagnement de nos alliés européens
05:02pour démontrer qu'on est capable d'y aller et qu'on est présent avec les Danois sur ce territoire qui est quand même revendiqué par les Américains.
05:09Ce que vous nous dites, c'est que ça n'est pas un acte militaire, mais c'est d'abord symbolique.
05:15Ben oui, 15 personnes. C'est ce qu'on appelle un groupe d'armée française.
05:19C'est totalement symbolique. On n'est pas du tout sur des grosses opérations, beaucoup d'avions, du matériel.
05:24Donc, c'est 15 officiers et sous-officiers qui sont en train de vérifier les conditions.
05:28Il y a eu des exercices régulièrement, vous savez.
05:30Il y en a eu un il y a quelques mois au Groenland et qui s'est bien passé.
05:33Donc, on voit bien qu'aujourd'hui, comment dire, les réclamations de Trump font qu'il y a un intérêt des Européens et des Français,
05:42évidemment des Nordiques, sur cette partie du monde.
05:45Donc, on va avoir une intensification des exercices, mais ça ne reste que des exercices.
05:48On n'est pas encore dans une implantation de long terme.
05:51Parce que lorsque les 15 hommes vont partir, ils ne seront pas remplacés ou ils seront remplacés peut-être par 15 autres hommes.
05:56Donc, on n'est pas du tout aujourd'hui sur une forme, comment dire, d'installation pérenne sur ce territoire.
06:02Voilà, et que tous ceux qui nous écoutent comprennent qu'on n'est pas en guerre au Groenland.
06:08C'est ce que vous voulez nous dire.
06:09Non, mais c'est absurde pour plusieurs raisons.
06:12Alors, on peut comprendre l'inquiétude parce que c'est vrai que cette information, elle est troublante quelque part.
06:16Mais on est quand même dans un système dans lequel les Américains restent nos alliés.
06:20Donc, il n'est évidemment pas question de combattre contre eux.
06:23On veut bien que parallèlement à cette mise en place de troupes, dans le cadre d'un exercice,
06:27il y a des discussions au plus haut niveau entre les Danois et les Américains.
06:30Alors, ça ne se passe pas très bien parce que les Américains restent figés sur leur position
06:35qui est en fait concrètement double point, au prix des guillemets, d'avoir un acte de propos.
06:40Visiblement, les Danois ne sont pas du tout partants sur cette idée-là.
06:43Mais on n'est pas du tout dans une situation conflictuelle.
06:46D'autant qu'encore une fois, le Groenland, c'est quatre fois la France.
06:48C'est un espace totalement glacé.
06:50Donc, il est absurde d'imaginer, de se battre contre les Américains qui sont en plus, tenez-vous bien,
06:56nos assis pauvres dans l'ombre.
06:59Merci.
07:00Donc, vous vous rendez compte ?
07:01Merci beaucoup, Père De Jong.
07:03Je suis désolée, je suis obligée de vous interrompre.
07:05La liaison est mauvaise.
07:07Merci en tout cas pour ces précieuses explications.
07:10L'autre dossier sensible du moment, vous le savez, c'est l'Iran.
07:13Le pouvoir assure n'avoir procédé à aucune exécution.
07:17Mais il prévient, il se défendra contre toute menace étrangère.
07:20C'est ce qu'a indiqué tout à l'heure le chef de la diplomatie iranienne.
07:23Et c'est dans ce contexte qu'Emmanuel Macron prononce en ce moment même ses voeux aux armées.
07:30Nous sommes prêts face au défi de 2026.
07:32Voilà ce que dit à l'instant le président français.
07:34Vous écoutez RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
07:39Et c'est l'autre grand titre du jour.
07:41Votre livret A va bientôt vous rapporter moins d'argent.
07:451,5% à partir du 1er février.
07:47C'est deux fois moins qu'il y a un an.
07:49Le taux le plus bas même depuis 4 ans.
07:52Bonjour Pauline Jaco.
07:53Bonjour à tous.
07:53Un livret A moins rémunérateur.
07:55Et pourtant, les Français n'ont jamais autant épargné.
07:58Oui, on est même presque les champions du monde.
07:59Les champions de l'épargne.
08:016500 milliards d'euros, montant record.
08:03C'est le double de la dette française.
08:05Nous talonnons le Japon.
08:0658 millions de Français ont un livret A.
08:09Mais ce n'est que 6% du total de l'épargne.
08:11Alors où va cet argent ?
08:12Le produit Star, c'est aujourd'hui l'assurance vie.
08:14Plus que jamais, souligne Patrick Thiberge, président de Meilleur Taux Placement.
08:18Ce qu'on voit, c'est que la forte baisse du mois de septembre et d'octobre,
08:217 milliards de liquidités qui sont parties du livret A,
08:23se sont transférées vers l'assurance vie en fin d'année.
08:26Et on a un écart de rendement qui est conséquent.
08:28Quand vous avez un livret A qui va être à 1,50 au 1er février,
08:30on peut aller chercher sur des produits très sécuritaires comme le fonds euro,
08:34quasiment du 5% de rendement net annuel en 2026.
08:37Résultat, l'assurance vie totalise aujourd'hui 2200 milliards d'euros investis en France.
08:41Mais Pauline, on parle tout le temps de pouvoir d'achat de fin de mois difficile.
08:44Comment expliquer que les Français n'aient jamais autant épargné ?
08:47Parce que nous sommes inquiets, on ne sait pas, on s'inquiète pour son avenir,
08:50celui de ses enfants, pour sa retraite.
08:51On met de côté, on immobilise notre argent.
08:54Les Français n'ont pas énormément de raisons d'être rassurés en ce moment.
08:57Ils épargnent en moyenne presque 20% aujourd'hui de ce qu'ils gagnent.
09:01Merci beaucoup Pauline Jaco.
09:03Et vous, dites-nous comment vous gérez votre argent ?
09:05Arrivez-vous à épargner ?
09:07Comment où placez-vous votre argent et pourquoi ?
09:10J'attends vos témoignages au 3210.
09:13Des Français donc qui épargnent de plus en plus, plus que jamais.
09:16Et en même temps, le nombre de ménages sur-endettés explose.
09:19Plus 10% en 2025.
09:22Valentin Boisset s'est rendu pour RTL au tribunal de Versailles où les dossiers s'accumulent.
09:26Oui, lorsque Mathias s'approche à la barre, il chuchote devant le juge.
09:29Car ici, on a parfois honte de s'exposer.
09:31Un divorce en 2018, puis un arrêt maladie, puis l'achat d'une voiture à crédit qu'il ne remboursera jamais.
09:37Je suis fonctionnaire territorial et cet arrêt maladie m'a mis dans le rouge, dit-il au juge.
09:42C'est sa nouvelle femme qui l'a poussé à poser un dossier de sur-endettement.
09:46On n'en peut plus, on souffle plus, toi tu vis plus.
09:50Avant de déposer ce dossier, on a hésité énormément.
09:52Mais peut-être c'est une porte et puis voilà.
09:55Des cas comme celui-ci, Johan Decker, juge du sur-endettement à Versailles,
09:58en voit passer 75 par mois.
10:00Un rythme qui augmente depuis deux ans.
10:03Ça repart à la hausse.
10:04Et trois facteurs sont plus ou moins identifiés.
10:06La hausse de l'inflation et du coût de l'énergie.
10:09Les effets à retardement de la crise sanitaire.
10:11Johan Decker peut rééchelonner les dettes sur ces temps, mais il peut aussi les effacer.
10:16Cette décision permet de repartir à zéro.
10:19Les personnes, malgré la honte, sont contentes d'être là
10:22pour trouver une solution à leur situation qui leur paraît inextricable.
10:25Dans deux mois, Mathias recevra une réponse.
10:27C'est une demande d'effacement qu'il a formulée avec sa femme.
10:30Le reportage au tribunal de Versailles de Valentin boissé.
10:34À propos d'argent, la France pourrait bien enfin avoir un budget dans les tout prochains jours.
10:40Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu ont en effet, c'est une info RTL,
10:43demandé aux ministres de rester proche de Paris.
10:46Ce week-end, en vue d'un éventuel Conseil des ministres,
10:49bonjour Pauline Théveniot.
10:50Bonjour.
10:51C'est vous qui nous révélez cette information.
10:52Oui, c'était hier, lors du Conseil des ministres.
10:56Ils ont demandé aux membres du gouvernement d'être mobilisables
10:58dans le cas où un Conseil des ministres extraordinaire serait convoqué en fin de semaine.
11:03Ça, plusieurs sources nous l'ont confirmé.
11:05Le sujet, ce serait encore et toujours le budget,
11:08mais cette fois avec la volonté d'accélérer pour en finir.
11:12Pour faire passer le budget, deux options sont sur la table.
11:15Un 49.3 ou des ordonnances qui permettent d'éviter la case parlement.
11:18Dans les deux cas, la convocation d'un Conseil des ministres est obligatoire.
11:22Voilà pourquoi on a demandé aux ministres de se tenir prêts.
11:25Rien n'est encore gravé dans le marbre.
11:27C'est un peu flou, dit même un conseiller.
11:29Selon plusieurs sources, les ordonnances ont la préférence d'Emmanuel Macron
11:32qui est pressé de tourner la page.
11:35Sébastien Lecornu, lui, est bien plus hésitant.
11:37Il le sait. Dans les deux cas, le risque, c'est la censure.
11:41Pauline Théveniot du service politique de RTL.
11:43Merci à vous.
11:44À l'Assemblée, les députés ont adopté hier en commission
11:46un texte qui va sans doute beaucoup vous faire réagir.
11:50Bonjour Nathan Bocard.
11:51Bonjour.
11:51Ce texte, il prévoit d'interdire les grèves dans les transports à certaines périodes.
11:56Oui, et dans une certaine limite, le texte offre au gouvernement
11:58un quota de 30 jours par an pendant lesquels il peut priver du droit de grève certains salariés.
12:04Pas n'importe lesquels.
12:05Les personnels indispensables aux services publics de transport
12:08et plus globalement aux transports ferroviaires.
12:10Pas n'importe comment.
12:116 heures par jour et maximum 7 jours d'affilée.
12:14Pas n'importe quand.
12:15Enfin, les périodes concernées doivent encore être négociées.
12:18Mais en l'état, le texte évoque les jours fériés, les vacances scolaires,
12:22les élections, les concours et les examens nationaux.
12:25Et enfin, des événements, je cite, de portée régionale, nationale ou internationale.
12:30Un mécanisme anticonstitutionnel, inconstitutionnel, car trop large,
12:34pas assez contrôlé, estime une constitutionnaliste contactée ce matin.
12:39Le texte est de toute façon jugé dangereux par les députés de gauche
12:42comme Béranger Cernon, élu LFI et ancien cheminot.
12:45Réduire le droit de grève, c'est une volonté, une nouvelle fois, du patronat
12:48de réduire aussi le poids de la négociation, le poids des syndicats, le poids des salariés.
12:52Et donc vraiment, c'est lamentable.
12:54Le texte déjà approuvé par les sénateurs et donc par une commission de députés
12:57pourrait être examiné en séance plénière à l'Assemblée le 22 janvier.
13:02Explication signée Nathan Bocard, merci à vous.
13:04Et vous, qu'en pensez-vous ? Faut-il ou non interdire purement et simplement
13:08les grèves dans les transports au moment des vacances scolaires
13:10ou encore pendant les ponts ?
13:12Bonne idée ou pas, on en débat au 32 10.
13:15Il est 12h43 sur RTL.
13:18La colère agricole à présent et ses agriculteurs qui maintiennent la pression.
13:22Nouvelles actions ce matin en Haute-Marne sur 5 échangeurs,
13:25sur les autoroutes A5 et A31 entre Paris et Dijon et Paris et Nancy.
13:30Bonjour Samuel Goldschmidt.
13:31Bonjour !
13:32Vous êtes sur l'un d'eux à Montigny-le-Roi
13:35où les agriculteurs contrôlent chaque camion qui passe.
13:38Oui, ils sont postés aux sorties d'autoroutes, pas sur les chaussées.
13:41Le but n'est pas de gêner ou de provoquer du danger.
13:43Mais ils sollicitent tous les camions qui s'arrêtent,
13:45en particulier évidemment les camions frigorifiques.
13:47Bonjour !
13:48On vous dérange pas très longtemps.
13:50On veut juste savoir, donc on manifeste contre le Mercosur.
13:54On veut savoir vous ce que vous transportez en fait.
13:57Je vais charger à Nestlé Water.
13:59Ah oui, de l'eau ?
14:00Boisson.
14:00Boisson, des boissons.
14:02Ok.
14:02On peut voir les papiers de la douane ?
14:04Enfin, du transport ?
14:05Alors ici, on a trouvé aussi pas mal de produits français.
14:08Des meules.
14:09C'est bon.
14:12C'est quoi alors que vous avez trouvé ?
14:13Des meules de fromage.
14:13Français ?
14:14Euh, oui.
14:15Hermitage.
14:16Et parfois, on fait chou blanc.
14:17Il vient de l'encre.
14:20Attends, il va ouf.
14:21Les pièces automobiles.
14:22Voilà, il manie pièces automobiles.
14:24Bon, il n'y a rien.
14:25Ok.
14:26Il est conforme.
14:27Ce n'est pas de la viande.
14:27Et le but aussi est de distribuer des tracts et d'informer les automobilistes.
14:33Denis est éleveur depuis 47 ans.
14:36Ça fait partie du métier de défendre ses intérêts et puis de défendre nos produits agricoles aujourd'hui.
14:40On nous impose des normes et on achète de la viande à l'extérieur qui n'ont pas des normes.
14:44C'est quand même pas normal.
14:45À l'histoire-ci, on est en train de vendre complètement notre agriculture.
14:48C'est tout.
14:48On est en train de la brader même.
14:49C'est même pas la vendre, c'est la brader.
14:51Alors, cette opération à Haute-Marne se poursuit jusqu'à 16-17 heures.
14:54Il y a d'autres départements qui ont déjà annoncé d'autres opérations.
14:57La pression ne se relâche pas.
14:59Merci beaucoup, Samuel Goldschmidt.
15:00En direct de Montigny-le-Roy en Haute-Marne.
15:03Des opérations similaires ont été menées hier en Bretagne.
15:06Bonjour Virginie Garin.
15:08Bonjour Amandine.
15:09Bonjour à tous.
15:09Vous nous réveilliez ce matin sur RTL que les agriculteurs là-bas avaient découvert du poulet en provenance du Brésil.
15:15Et ça, ça fait bondir bien sûr toute la filière.
15:18Oui, ils sont en colère les éleveurs français.
15:20Jean-Michel Schaeffer préside le syndicat des producteurs de volailles de chair.
15:24Alors, il est scandalisé, même s'il explique finalement que cette affaire révèle le problème de l'agriculture française.
15:30Il y a trop de normes qui empêchent d'agrandir les poulaillers,
15:33ce qui oblige les opérateurs à acheter du poulet à l'étranger.
15:36On ne peut pas accepter ça.
15:37Ce n'est pas possible.
15:39Et ça met en lumière tout ce qu'on dénonce depuis des années.
15:43On a une entrave pour produire en France.
15:45La France est confrontée à énormément de normes.
15:47Parce qu'on est sur le poulet, sur une viande qui est plébiscitée.
15:50Et on aurait besoin de construire des poulaillers face à une concurrence déloyale de l'étranger.
15:55Alors, au Brésil, le poulet est traité aux antibiotiques et désinfecté à l'eau de Javel,
15:59avec des coûts de production deux fois moins chers.
16:01Après, ce qui choque les éleveurs dans cette affaire,
16:03c'est que c'est une coopérative qui est détenue par des éleveurs.
16:07La plus grosse de France, Terena, qui se targue de défendre en général l'agriculture française,
16:12et qui a reconnu ce matin avoir importé cette cargaison qui était destinée à la restauration hors domicile.
16:19Parce qu'on sait que dans les fast-foods ou dans les cantines en France,
16:22un poulet sur deux est importé.
16:24Un poulet sur deux, importé dans les cantines françaises.
16:28Merci à vous, Virginie.
16:30Il est 12h46 dans un instant.
16:32Les piscines municipales de plus en plus rares dans nos communes.
16:36Et ça inquiète, ça inquiète notamment un double champion olympique.
16:40Alain Bernard est l'invité d'RTL Midi.
16:41Il est 12h50 sur RTL.
16:54C'est une affaire dont on avait beaucoup, beaucoup parlé.
16:57L'histoire de Chloé, cette jeune femme qui en 2022 avait été laissée pour morte dans le couloir de son immeuble par son ex-compagnon.
17:05Elle avait tenté de porter plainte en 20, quelques heures plus tôt seulement.
17:10Et bien le procès de son bourreau s'est ouvert ce matin devant la cour d'assises de Blois.
17:14Bonjour Cindy Hubert.
17:15Bonjour.
17:16C'est vous qui suivez cette audience pour RTL.
17:18C'est la première fois que Chloé revoit l'homme qui l'a laissé dans une mare de sang.
17:22Oui, quand l'accusée entre dans le box, Chloé baisse les yeux précipitamment.
17:25La jeune femme de 27 ans est toute fluette, le timblème.
17:28On dirait un enfant.
17:29Mais rien ne permet de deviner ce qu'elle a traversé.
17:32Car Chloé est revenue des morts.
17:34Aujourd'hui, elle a perdu son oeil droit.
17:36Elle a des séquelles neurologiques à vie.
17:38Et puis, Chloé a tout oublié des faits de ce moment où son ex-compagnon lui a porté trois coups de pied d'écrasement à la tête.
17:45Je ne voulais pas la tuer, assure ce matin l'accusée.
17:47L'homme reconnaît pourtant avoir déjà frappé sa compagne précédente.
17:50Une gifle, un coup de pied dans le ventre.
17:52Mais il tient à préciser que ce n'était pas quotidien.
17:55Cet homme était donc déjà connu pour violences conjugales avec 14 mentions au casier.
17:59Et Cindy, la cour entendra cet après-midi le policier qui n'a pas pris la plainte de Chloé.
18:04Oui, ce policier qui a donc dit en substance, revenez demain madame à Chloé qui était pourtant déterminée à porter plainte.
18:11La jeune femme est restée trois minutes au commissariat.
18:14Une heure plus tard, elle est retrouvée dans une mare de sang.
18:16Se désole son avocate maître Steyer.
18:18Lorsque l'on laisse repartir une femme qui a mis des semaines avant de déposer plainte.
18:24Ne pas la recevoir, c'est une très grande faute.
18:27La cour attend donc de pied ferme le témoin, mise à la retraite d'office à 55 ans.
18:31Cindy Hubert devant la cour d'assises de Blois.
18:34Et ce matin sur RTL, la mère de Chloé qui était l'invité de Marc-Olivier Fogiel
18:39expliquait que la jeune femme n'avait plus aucun souvenir de ce qui s'était passé ce jour-là.
18:44L'ancien champion olympique de natation Yannick Agniel, lui, sera bien jugé devant la cour criminelle du Haut-Rhin.
18:50C'est ce qu'a annoncé ce matin la cour d'appel de Colmar.
18:52Il est accusé de viol sur mineur.
18:54Et puis à Angoulême, un policier a été interpellé et placé en garde à vue.
18:59Il est soupçonné de l'enlèvement et du viol d'une adolescente de 17 ans sous la menace d'un couteau l'an dernier.
19:05Ça s'était passé à Nersac, en Charente.
19:09RTL midi.
19:11Les auditeurs ont la parole.
19:13Et il est 12h53 sur RTL.
19:14Nous sommes à deux mois pile du premier tour des municipales.
19:17Ce sera le dimanche 15 mars.
19:20Et parmi les sujets au cœur des débats, au cœur aussi de votre quotidien,
19:24il y a la question du maintien des piscines municipales.
19:27Des piscines qui coûtent de plus en plus cher à entretenir.
19:30Résultat, certaines communes sont obligées de les fermer.
19:34C'est le cas à Longjumeau.
19:3520 000 habitants dans l'Essonne et plus de piscines depuis 2021, Arthur Pereira.
19:40Les tuyaux blancs des douches extérieures ont été grignotés par la rouille.
19:44Le pédiluve, lui, vidé de son eau, plus aucun nageur passe la porte d'entrée de la piscine municipale.
19:50C'est bien dommage, ça nous manque.
19:52Avec son mari, Myriam marchait cinq petites minutes avant de sauter dans l'eau.
19:56Aujourd'hui, le couple doit faire 20 minutes de route avant d'enfiler le bonnet et le maillot de bain.
20:00On n'a pas le choix, c'est comme ça.
20:02On aurait bien rêvé qu'elle réouvre, mais bon, à moins qu'ils gagnent nos lotos, la mairie, mais on l'espère.
20:06Mais après, on verra bien.
20:07Car entretenir un bassin de 25 mètres, ça coûte beaucoup d'argent.
20:10Sandrine Jolot, la mère de Longjumeau.
20:12C'était 700 000 euros de coûts de fonctionnement qui comprennent à la fois les coûts techniques, les coûts en personnel.
20:21C'est vraiment le coût net de fonctionnement de la piscine.
20:24Vous avez parlé des coûts de fonctionnement, 700 000 euros à l'année.
20:27Et recettes, elles étaient de combien ?
20:29Même pas 50 000 euros.
20:30Seul un projet mené par l'intercommunalité permettrait de rouvrir le bassin municipal.
20:36Arthur Pereira, Longjumeau, dans l'Essonne.
20:38Bonjour Alain Bernard.
20:40Oui, bonjour Arndine.
20:41Et merci beaucoup d'être l'invité d'RTL Midi.
20:43Vous avez, je le rappelle, remporté deux titres olympiques, dont le 100 mètres au nage libre.
20:47C'était une première à l'époque pour un Français.
20:492008 au JO de Pékin, vous aviez alerté l'été dernier, on s'en souvient, face à la multiplication du nombre de noyades.
20:57Vous aviez réclamé un plan d'urgence.
20:59Car il faut le rappeler, Alain Bernard, pas de piscine, ça veut dire d'abord pas de cours de natation pour les plus jeunes.
21:05Exactement.
21:06En effet, merci de me laisser ce temps de parole, face à cette triste actualité.
21:10On est à deux mois, comme vous l'avez dit, des élections municipales.
21:13Je voudrais en premier lieu vraiment rappeler l'incohérence qui existe entre les prérequis de l'éducation nationale,
21:17qui consiste à diriger des apprentissages de natation.
21:22Mais ces prérequis s'appuient sur des infrastructures qui sont financées par les collectivités.
21:26Et depuis, bien sûr, l'essor de la guerre en Ukraine et la hausse du coût de l'énergie,
21:31certaines collectivités, comme vous l'avez très bien illustré en introduction, ont décidé de fermer leur équipement.
21:38Et par répercussion, bien sûr, ça arrive sur les plus jeunes qui manquent des cours d'apprentissage de la natation.
21:44C'est un vrai sujet de santé publique.
21:48Je regardais les chiffres en fin de sixième, de classe de sixième.
21:51On estime aujourd'hui qu'un élève sur deux ne sait pas nager.
21:53Ça paraît fou.
21:55Oui, ça paraît fou.
21:57Sur certains territoires, ce sont des faits réels.
22:02Alors qu'on est à peine à un an et demi après les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
22:06On pensait qu'il allait y avoir une REM dynamique qui allait s'installer sur des équipements sportifs.
22:11Il faut quand même rappeler que ce sont des équipements qui coûtent extrêmement cher.
22:14Et c'est pour ça que c'est un service public.
22:16Le coût d'exploitation d'une piscine et le coût d'entrée, en fait, est resté relativement bas depuis des années.
22:23Donc, en fait, le delta est amorti par la collectivité.
22:26Et ce qui coûte cher, en fait, dans les piscines et les anciens modèles, ce sont les profondeurs des bassins.
22:30Ce sont les surfaces de bassins et le traitement d'eau et le traitement d'air adossé à cela.
22:35Sans parler des charges des maîtres nageurs.
22:37C'est un métier aussi en tension, le métier de maître nageur.
22:41Je veux dire aussi, et on a alerté cet été à l'issue de la publication des chiffres des noyades avec Florent Manodou,
22:47que des nouveaux modèles de piscines existent pour les collectivités.
22:51Des piscines moins coûteuses en investissement et en exploitation.
22:53Et c'est là-dessus que l'on a envie de faire valoir ces équipements à deux mois des élections municipales.
22:59Qu'est-ce que vous avez envie de dire aux maires et aux candidats, surtout à ces municipales ?
23:05Ne pensez pas que c'est juste un loisir, c'est ça ce que vous voulez leur dire ?
23:09Exactement, ce n'est pas un loisir, une piscine c'est un équipement structurant sur une collectivité.
23:14C'est un équipement qui accueille 100% de la pyramide des âges.
23:17Et puis voilà, même si ça coûte extrêmement cher, combien coûte une vie aujourd'hui ?
23:21Est-ce qu'on arrive à parlementer et négocier autour de ça ? Je ne pense pas.
23:26Donc il faut rester alerte.
23:28C'est vrai qu'à leur décharge, les dotations de l'État envers les collectivités ne fait que s'amenure.
23:35Donc l'équation n'est vraiment pas simple à résoudre.
23:37Mais il faut que l'on se batte et que l'on porte ces messages.
23:40Et que vous puissiez, vous en tant que journaliste, aussi relayer ce type d'informations pour les sensibiliser.
23:45Et surtout les administrés qui vont être amenés à dévoiser un bulletin de vote dans deux mois dans leur commune.
23:51Maintenir des piscines, c'est sauver des vies.
23:52Merci beaucoup Alain Bernard d'avoir été l'invité d'RTL Midi.
23:57On reviendra sur ce sujet d'ailleurs avec les auditeurs.
23:59Si vous n'avez plus de piscines dans votre commune, si vos enfants ne savent toujours pas nager alors qu'ils ont, je ne sais pas, 10, 11 ou 12 ans,
24:05et que ça vous inquiète, vous nous appelez au 3210.
24:07La météo avec vous, Peggy. Il y a toujours cette alerte sur le Finistère.
24:11Oui, qui est en vigilance orange, pluie, inondation, parce que c'est vrai que ça reste encore bien plus vieux cet après-midi.
24:16Des bords de Mans jusqu'à la Bretagne et aux côtes charentaises avec de fortes rafales de vent.
24:21Ailleurs, c'est un temps sec, mais bien nuageux des frontières du nord à l'Ile-de-France en allant jusqu'à la côte atlantique.
24:27On a ces entrées maritimes qui persistent et qui donnent un ciel couvert du Languedoc jusqu'aux côtes varoises et au sud du massif central
24:32avec quelques averses encore sur le relief des Cévennes.
24:36Et c'est toujours bien lumineux des Pyrénées avec du vent fort jusqu'à l'Alsace, aux Alpes et à la Corse.
24:41Et attention, le risque d'avalanche est marqué sur les Alpes du Nord.
24:44Les températures, elles sont en baisse, mais toujours douce pour la saison.
24:47En gros, entre 10 et 14 degrés sur la moitié nord.
24:5012 à 17 dans le sud, 17 à Biarritz.
24:52Merci beaucoup Peggy.
24:54On développe le programme des prochains jours, notamment peut-être le week-end.
24:58Dans un tout petit instant, on va parler du Groenland, des piscines.
25:02Parlez-nous aussi de votre argent.
25:03Est-ce que vous épargnez ? A tout de suite.
25:04Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
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