Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 mois
Avec Richard Werly, Journaliste pour le journal suisse Blick et essayiste franco-suisse

—

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOffi...
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradiooff...
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos du Grand Matin Week-End : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDSoOQuH74IIXMno3AffxfUT

##L_ACTU_EN_PLUS-2025-12-20##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, 6h-10h, Maxime Liedot.
00:05Il est 9h20 sur Sud Radio et l'actualité en plus, comme chaque samedi, vous en avez l'habitude, se tourne du côté des Etats-Unis ce matin.
00:11Bonjour Richard Verli.
00:12Bonjour.
00:13Éditorialiste international, journaliste également et correspondant pour le quotidien suisse,
00:18Blic et auteur de ce livre que je recommande vivement, surtout en cette période de fête,
00:22cette Amérique qui nous déteste, c'est aux éditions Nevi-Kata.
00:25Et on est obligé de se plonger aux Etats-Unis avec l'actualité qui nous frappe à l'instant et c'est hélas le bon mot
00:31parce que Donald Trump s'est vanté lors des premières heures de la journée de mener une attaque massive en Syrie
00:38après la mort notamment de deux militaires le week-end dernier et d'un traducteur.
00:43Là ça y est, on est à nouveau sur le Trump puissant qui n'hésite pas à intervenir avec des moyens militaires et technologiques
00:49sans engager l'humain mais bien décidé à se faire respecter partout sur la planète Richard Verli.
00:53Oui c'est tout à fait ça, c'est la politique on pourrait dire de la vengeance et la loi du talion.
00:57Et c'est d'ailleurs ce que lui dit.
00:59Tout à fait, c'est vraiment la géopolitique selon Trump, il est le patron de la première puissance mondiale,
01:07vous n'avez pas d'autre solution que de lui obéir ou en tout cas de ne pas vous en prendre à ses troupes.
01:13Alors après est-ce que ça peut marcher ?
01:15Ça marche peut-être, on va le voir dans le cas de la Syrie, dans le cas d'un pays qui est en transition,
01:19qui est extrêmement vulnérable en ce moment. Je rappelle qu'il a reçu à Washington le dirigeant syrien.
01:23Alors c'est ce que j'allais vous dire, c'est avec un pays avec lequel on va dire il a provoqué une certaine ambiguïté
01:28parce que beaucoup, et je vous pose la question, étaient surpris quand même de voir le nouveau dirigeant syrien
01:32débarquer à la Maison-Blanche avec le passé qu'on lui connaît.
01:35Alors je ne pense pas qu'il y ait d'ambiguïté.
01:36Donald Trump il a toujours été clair sur une chose, peu lui importe la nature des régimes,
01:41peu lui importe, il faut le répéter, qu'il soit démocratique, islamiste,
01:47ça ne lui importe pas dès lors qu'ils servent les intérêts des Etats-Unis
01:51et dès lors qu'ils sont des interlocuteurs fiables pour la Maison-Blanche.
01:55Voilà, il a convoqué, il a fait venir Ahmed Al-Shara aux Etats-Unis,
01:59il a quand même fait rentrer par la petite porte à la Maison-Blanche, vous vous souvenez,
02:02pas par le perron principal, en lui disant sans doute,
02:05écoutez maintenant vous devez être l'allié des Etats-Unis, vous êtes dans notre camp,
02:09ça veut dire aussi vous êtes l'allié ou entre guillemets vous ne faites pas de misère à Israël
02:14et à partir de ce moment-là tout se passera bien.
02:16Et ce qu'on voit maintenant, ce sont des frappes contre l'Etat islamique,
02:19je rappelle qu'Amel Al-Shara n'était pas affilié à l'Etat islamique,
02:22il était affilié plutôt à Al-Qaïda, donc une autre branche de l'islamisme combattant
02:26et donc je ne suis pas du tout étonné, est-ce que ça marche ce système Trump ?
02:30Écoutez, on va voir, au Venezuela c'est un peu la même chose,
02:33il tape, il propose maintenant, on voit qu'il déploie des forces spéciales
02:38dans les pays environnants, c'est toujours la même chose,
02:41c'est on veut bien avoir un gouvernement en place
02:45qui ne vous est pas officiellement opposé, mais à condition qu'il vous obéisse.
02:48L'actualité aux Etats-Unis c'est également ces dossiers Epstein,
02:51donc de ce nom du milliardaire pédocriminel également,
02:54qui vont avoir forcément des conséquences françaises,
02:57parce que beaucoup de Français aussi s'y intéressent,
02:59et un peu par la pression du Congrès, pas un peu,
03:01par la pression du Congrès, l'administration Trump a dû déclassifier
03:04des centaines de milliers de pages de ce dossier,
03:07on y voit notamment l'ancien président Bill Clinton,
03:10comment interpréter cette séquence par rapport à la personnalité de Donald Trump, Richard Verley ?
03:15Donald Trump dans cette affaire, il est mal pris,
03:18on le sait tous, parce qu'on a tous vu les images qu'il montre avec Epstein,
03:23on a tous compris qu'il avait une familiarité très grande avec cet homme,
03:28et d'ailleurs...
03:28Mais plus que d'autres célébrités sur le sol américain ?
03:31Oui, absolument, parce que c'était deux new-yorkais,
03:33c'était deux milliardaires de la même époque,
03:36c'est Epstein qui achète une villa à proximité de Mar-a-Lago,
03:41donc on est vraiment dans un contexte d'extrême complicité.
03:43Un microcosme.
03:44Absolument.
03:45Par contre, ce que pour l'instant, ce qui n'a pas fait surface,
03:49c'est ce qu'on appelle aux Etats-Unis le fameux smoking gun,
03:52c'est-à-dire le document qui prouverait que Trump était aussi présent
03:56lors des parties sexuelles de Epstein avec des jeunes femmes...
03:59Ce qui semble être beaucoup plus embarrassant du côté de Bill Clinton,
04:02où les photos, alors peut-être certes dégagées volontairement par l'administration Trump,
04:07semblent le montrer dans des situations beaucoup plus compromettantes.
04:09Alors, de la part de Bill Clinton, bien évidemment, j'allais dire,
04:12ce n'est pas étonnant, c'est exagéré de dire ça,
04:14mais il y a toujours eu un doute sur les fréquentations de Bill Clinton,
04:18vous vous souvenez le scandale Lewinsky, etc.
04:20Où beaucoup ne savent pas qu'il y a deux personnes sur la photo officielle,
04:22comme dirait l'autre.
04:23Voilà, et moi je pense que ce qui est en train de se passer,
04:26c'est que contrairement à ce qu'on pensait,
04:28et contrairement à ce qu'on peut attendre d'un état de droit,
04:31le département de la justice aux Etats-Unis aujourd'hui est aux ordres de Trump,
04:34Madame Pam Bondy, la procureure générale, est une de ses grandes fidèles,
04:38le patron du FBI, Cash Patel, est aussi un de ses fidèles,
04:41donc on ne peut pas attendre de ces gens qu'ils traitent l'affaire Epstein,
04:44je dirais, avec objectivité.
04:47Donc, qu'on voit sortir des images avec des personnalités démocrates,
04:50de manière à créer une sorte d'écran de fumée,
04:52malheureusement, ce n'est pas étonnant,
04:54ça ne veut pas dire pour autant que la photo
04:56ou les images compromettantes avec Trump ne sortiront pas.
04:59Cette Amérique que vous êtes déjà en train d'écrire, Richard Verly,
05:03vous y avez consacré du temps,
05:05vous y avez consacré un livre que je recommande,
05:07cette Amérique qui nous déteste,
05:08c'est aux éditions Nevicata,
05:11et je le recommande vivement,
05:12il est très renseigné, il est fourmillant d'anecdotes,
05:15vous semblez l'avoir écrit d'une traite,
05:16et j'aimerais qu'on revienne justement sur certaines d'entre elles.
05:19La première qui est très frappante,
05:20quand on essaie de comprendre le personnage de Donald Trump,
05:23on a conscience déjà de la fréquentation de son avocat Roy Kohn,
05:26qui semble lui avoir donné quelques bases
05:27pour assurer, on va dire, son pouvoir sur les autres,
05:30mais vous racontez une anecdote,
05:32il prononce une phrase un jour,
05:33en présence de certains journalistes dont vous racontez.
05:37Oui, absolument.
05:38Le règne de Donald Trump,
05:39et ça nous ramène à ce qu'on vient d'évoquer sur la Syrie,
05:42c'est le règne de la peur.
05:43Et il le revendique.
05:44C'est-à-dire que sa méthode,
05:46en partie inspirée par Roy Kohn,
05:48cet avocat qui l'avait en quelque sorte pris sous tutelle à New York
05:51dans les années 80,
05:53s'est toujours attaqué,
05:54vous vous souvenez de la fameuse photo après l'attentat
05:56où il a le point levé,
05:58fight, fight, fight,
06:00combattre, combattre, combattre,
06:02toujours attaqué,
06:03toujours mettre ses interlocuteurs en situation défensive,
06:07toujours être lui à l'assaut.
06:09Et notamment vis-à-vis de la presse.
06:10Roy Kohn, c'était tu attaques en permanence,
06:11tu ne nies jamais
06:12et tu n'admets jamais une défaite.
06:14Mais rappelez-vous,
06:15vis-à-vis des journalistes,
06:16les paroles qui depuis,
06:17moi mon livre,
06:18je l'ai terminé à la fin de cet été,
06:20il a été publié début novembre
06:22pour le premier anniversaire de l'élection,
06:24rappelez-vous depuis ce que Trump a dit
06:26à des journalistes dans un avion,
06:27où il a traité une journaliste de porc,
06:29de truie,
06:30piggy,
06:31littéralement,
06:32rappelez-vous ce qu'il a pu dire
06:33à une de nos consoeurs,
06:34une consoeur française,
06:35où il lui a dit,
06:35excusez-moi, je ne comprends pas votre accent,
06:40dans le bureau Oval.
06:41Voilà la manière de Trump,
06:42c'est semer la peur
06:44et surtout semer
06:45chez ses interlocuteurs journalistiques
06:47une sorte de malaise
06:49du fait que quand vous approchez de lui,
06:52eh bien, vous perdez vos moyens.
06:53C'est ça la méthode Trump.
06:55Il y a aussi,
06:55non pas une méthode Trump,
06:57mais peut-être le ressentiment
06:58sur lequel Trump arrive
07:00à se faire élire
07:00et à plaire à une partie de l'électorat.
07:02Vous racontez l'un de vos voyages aux Etats-Unis
07:05où vous discutez avec un mécanicien
07:08dans un état des Etats-Unis
07:09et il vous dit quelque chose
07:10qui vous sied
07:11et qui explique peut-être
07:12si bien pourquoi
07:13Donald Trump a réussi
07:14après 73 chefs d'inculpation
07:16à être élu une deuxième fois
07:17président des Etats-Unis.
07:18Oui, le registre,
07:20c'est celui de la colère,
07:21c'est du ressentiment,
07:22notamment vis-à-vis de l'Europe
07:23puisque le sujet de mon livre,
07:24c'est cette Amérique,
07:25c'est-à-dire l'Amérique maga,
07:27l'Amérique trumpiste
07:28qui nous déteste.
07:29Il se trouve que j'avais choisi
07:30de faire une partie de mes reportages
07:32en 2024 en camping-car.
07:34J'ai loué ce camping-car
07:35au sud de Chicago,
07:37à Népaville
07:37et je l'ai laissé à Mar-a-Lago
07:39ou plus exactement
07:40tout à fait à côté
07:41de Mar-a-Lago en Floride.
07:42Et lorsque je vais chercher
07:43ce camping-car
07:44qui était un peu grand,
07:469 mètres de long,
07:47je tombe sur le mécano
07:49qui était en train
07:49de tout vérifier
07:51et on entame la conversation
07:53et le type dit
07:54vous Européens,
07:55vous n'avez rien compris,
07:56vous nous avez abandonnés,
07:58nous aujourd'hui
07:59c'est le règne de la force,
08:00on est dans une jungle mondiale,
08:02Trump,
08:02alors ça,
08:03il me le dit aussi,
08:04Trump,
08:04on sait tous qu'il est fou,
08:06ce que j'ai beaucoup entendu
08:06aux Etats-Unis,
08:07on sait tous qu'il est dingue,
08:09mais ce qui compte
08:09c'est ses politiques
08:10et ce qu'il va faire
08:11et il va nous défendre.
08:12Et vous Européens,
08:13vous avez au fond
08:14oublié vos alliés,
08:15c'est intéressant
08:16parce que nous c'est comme ça
08:17qu'on le vit en Europe,
08:18on vit la situation
08:19comme celle d'un allié
08:20qui nous a abandonnés.
08:21Alors que eux ressentent l'inverse.
08:22Exactement,
08:23eux ressentent l'inverse
08:24parce que dans l'esprit
08:25des Américains,
08:26y compris des gens,
08:27j'allais dire,
08:27ordinaires,
08:28les Européens doivent
08:30quelque chose à l'Amérique.
08:31Ils lui doivent
08:32les années de protection,
08:34les décennies de protection
08:35et nous ne rendons pas,
08:37au fond,
08:37ce que nous devrions donner
08:39à l'Amérique
08:39et ils ont ce ressentiment.
08:41S'ajoute à ça la colère
08:42parce que c'est un pays
08:43et c'est ce que m'a dit ce garagiste,
08:44on l'oublie trop vite,
08:46c'est un pays
08:46qui a été fondé par la colère
08:48et aussi sur la domination,
08:50disons-le,
08:51des Blancs,
08:51sur tous les autres
08:52et qu'est-ce qu'on voit
08:53aujourd'hui ressortir
08:54à la faveur du Trumpis ?
08:55C'est quand même
08:56une forme de suprémacisme
08:57blanc et chrétien.
08:58Et il y a une autre forme
08:59de domination,
09:00celle des Etats-Unis
09:01sur un autre continent,
09:02celui de l'Europe
09:03et c'est très présent
09:04également dans votre livre
09:04et on l'a vu la semaine dernière
09:06à semaine micro,
09:07on discutait de cette note
09:08de l'administration américaine
09:09qui parlait
09:10d'effacement civilisationnel.
09:11Vous vous racontez
09:12notamment ce coup de fil
09:14où à d'autres,
09:15quelqu'un d'important
09:16dans l'administration américaine
09:17prononce le mot
09:18« fuck Europe »
09:19et vous dites à quel point
09:20ça n'est pas si anecdotique
09:22que ça,
09:22qu'une personnalité
09:23puisse laisser échapper ça
09:25dans une petite conversation téléphonique.
09:27C'est très prégnant
09:28dans l'idéologie
09:28de plus en plus
09:29du deuxième mandat
09:30de Donald Trump.
09:30Absolument,
09:31il faut remettre
09:31cette expression
09:32« fuck Europe »
09:33donc « allez vous faire voir l'Europe »
09:35dans son contexte.
09:36C'est une expression
09:36qui est prononcée
09:37en 2014,
09:39c'est-à-dire il y a 10 ans,
09:40par une ambassadrice américaine
09:42auprès de l'OTAN
09:42qui est démocrate.
09:43Victoria Nuland,
09:44elle n'est pas républicaine,
09:45elle n'est pas trumpiste.
09:46Et qu'est-ce qu'elle dit ?
09:47Quand elle dit « fuck Europe »,
09:49en gros ça veut dire
09:49« peu importe »,
09:51peu importe ce que pensent
09:52les Européens,
09:53peu importe ce que pense
09:54l'Union Européenne,
09:54peu importe ce qu'elle fait,
09:55ce qui compte
09:56c'est notre volonté,
09:58c'est notre agenda.
09:59Absolument.
09:59Et donc ça prouve
10:00que ce sentiment
10:01« America first »
10:02il est très profond
10:03aux Etats-Unis,
10:04par contre avec Donald Trump
10:05il a trouvé une traduction
10:06j'allais dire colérique,
10:08encore plus colérique
10:09et encore plus difficile
10:10à accepter
10:11pour les Européens
10:12parce que lui
10:12va jusqu'au bout du propos.
10:14Lui il ne dit pas seulement
10:15vous devez être nos alliés,
10:16il dit vous devez être
10:17nos vassaux
10:18et nous obéir.
10:19Et donc toute cette Amérique
10:20que vous décrivez,
10:21vous le faites encore mieux
10:22par écrit mon cher Richard Verly,
10:24auteur de « Cette Amérique
10:25qui nous déteste »,
10:26c'est aux éditions
10:26Nevicata
10:27et je recommande également
10:28vos papiers sans flagornerie
10:29que vous publiez régulièrement
10:31sur vos réseaux sociaux
10:32puisque vous êtes
10:33éditorialiste internationale
10:34et le correspondant
10:35France-Europe
10:36pour le journal Blic
10:37et donc tous vos articles
10:38apportent cet éclairage
10:39si suisse
10:40et si précieux
10:41sur tous les événements
10:42qui bouleversent notre monde
10:43actuellement.
10:44Merci beaucoup d'avoir été
10:44dans ce studio ce matin.
10:46Donc auteur « Cette Amérique
10:47qu'on déteste »,
10:48c'est un livre à mettre
10:49sous le sapin.
10:50Dans un instant,
10:50on va revenir en France
10:51sur nos autoroutes,
10:53sur nos points de blocage,
10:53dans nos campagnes
10:54avec ces agriculteurs
10:55qui continuent la mobilisation
10:56et cette question,
10:57est-ce que vous,
10:58auditeurs de Sud Radio,
10:59vous seriez prêts
10:59à sacrifier un peu de confort
11:00y compris dans cette période
11:02de fête,
11:02dans cette période de Noël
11:03pour justement soutenir
11:05les agriculteurs,
11:06payer plus cher vos produits,
11:07peut-être annuler vos vacances,
11:08peut-être tout simplement
11:09aller sur des blocages
11:10pour apporter
11:11quelques denrées,
11:12comme on dit,
11:12il y a un numéro
11:13et c'est toujours le même,
11:140826 300 300.
11:16La France au bout du fil,
11:17c'est vous,
11:17à tout de suite.

Recommandations