- il y a 2 jours
Du débat, du reportage, du décryptage : ce samedi, une émission avec, un maître-mot et un thème en fil rouge, celui de la souveraineté. Agriculture, infrastructures, démographie, vie numérique... Comment peut-on garder le contrôle de notre destin ? Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/on-n-arrete-pas-l-eco/on-n-arrete-pas-l-eco-du-samedi-17-janvier-2026-6935138
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00:00On continue cette réflexion sur la souveraineté avec le haut commissaire à la stratégie et au plan.
00:05Bonjour et bienvenue Clément Beaune.
00:07Bonjour, merci.
00:08Votre organisme, il est rattaché à Matignon.
00:10Il est chargé de voir loin et de faire des propositions pour que le pays s'adapte au changement avec un S.
00:16On va en parler.
00:17Mais d'abord, vous qui avez été secrétaire d'Etat puis ministre en charge de l'Europe dans les gouvernements castex puis bornes,
00:24ce Mercosur signé aujourd'hui au Paraguay, la classe politique, elle a été unanime à le condamner.
00:30Mais sur le plan économique, est-ce qu'il faut croire ceux qui disent que ce traité est un traité de libre-échange d'un autre âge
00:37ou est-ce qu'il faut croire ceux qui disent que ça ouvre des marchés à l'heure où les Etats-Unis et la Chine se referment ?
00:43C'est vrai que ce traité-là, qui date de 1999 en réalité dans sa négociation, il est dépassé parce qu'il ne prend pas en compte,
00:50même si on a obtenu dans la dernière ligne droite des améliorations, les accords de Paris et la protection de l'environnement,
00:55tous les sujets de sécurité alimentaire qui sont aujourd'hui légitimement une grande préoccupation des consommateurs
01:01avec des règles qui sont beaucoup renforcées sur le plan environnemental, sanitaire chez nous, en France, en Europe,
01:06et pas dans les autres pays, pas seulement le Mercosur.
01:08Et donc il faut penser autrement, renforcer les contrôles, vérifier sur place, etc.
01:12On a obtenu encore une fois par la mobilisation de la France un certain nombre de ces améliorations-là.
01:16Dans d'autres traités aussi d'ailleurs, le fameux CETA avec le Canada,
01:19c'était un modèle qui a montré qu'on pouvait changer un peu le logiciel, si je puis dire, des accords commerciaux.
01:23Donc le Mercosur, il représente, si vous voulez, cet âge précédent et dépassé, je crois, des accords commerciaux.
01:28Maintenant, il faut regarder vers l'avenir.
01:30Il va y avoir dans le monde de Trump, si je puis dire, avec des tarifs, avec de la brutalité commerciale,
01:35la nécessité pour l'Europe d'avoir des débouchés, d'avoir des partenaires,
01:38parce qu'un accord commercial, c'est aussi un accord géopolitique.
01:41Et donc, il y a la crispation sur le Mercosur, et on le comprend,
01:44mais il y aura bien des négociations commerciales à mener dans l'avenir,
01:47avec l'Inde, avec d'autres grandes régions du monde.
01:49Il va falloir signer d'autres traités, peut-être en négociant différemment.
01:53Je le crois, mais en négociant différemment, et surtout,
01:55et là, je crois qu'il y a une responsabilité de la France, au bon sens du terme,
01:58de faire des propositions, parce que ce n'est pas blanc ou noir,
02:01il n'y a plus d'accords commerciaux où on libéralise tout,
02:04et on fait un accord de libre-échange sans aucun contrôle et sans aucun garde-fou.
02:08Des choses qu'on a mises dans le débat, les clauses de sauvegarde,
02:10c'est-à-dire quand vous avez une filière agricole ou autre qui est très en difficulté,
02:13on peut se protéger temporairement.
02:15On les a renforcées d'ailleurs dans les accords récents, y compris le Mercosur.
02:18Ce qu'on appelle les clauses miroirs, c'est un peu technique ou techno, si je puis dire.
02:22Mais ça veut dire quoi ?
02:23Ça veut dire que quand vous imposez des règles à vos agriculteurs ou à vos industriels,
02:26vous imposez les mêmes règles à ceux qui exportent vers votre marché.
02:29Et il faut avoir les moyens de contrôler.
02:31Il faut avoir les moyens de contrôler.
02:32Donc, en fait, les accords commerciaux, il y a eu une génération, c'était on baisse les tarifs.
02:36Il y a eu une autre génération, c'est un peu le Mercosur,
02:38c'était on s'ouvre dans des grands secteurs,
02:40et on regarde un petit peu les règles qui s'appliquent, pas seulement les tarifs.
02:45Et aujourd'hui, il faut qu'on impose notre modèle.
02:47Et on le peut.
02:47Moi, je ne suis pas du tout pessimiste.
02:49Il suffit juste que l'Europe, au début des négociations,
02:51c'est ça l'erreur qui a été faite dans le Mercosur,
02:53on l'a fait à la fin, au début des négociations,
02:55impose le respect de l'accord de Paris, des clauses miroirs,
02:59des contrôles renforcés,
03:00et qu'il y ait un modèle européen des accords commerciaux.
03:01Je ne crois pas du tout au repli commercial.
03:03Il faut un autre modèle alternatif à Trump.
03:05On a le sentiment que Trump est en train de réécrire toutes les règles,
03:08de redessiner tout le paysage, sur le commerce, on vient d'en parler,
03:11sur la finance, l'industrie, l'énergie.
03:13Mais dans notre économie française, la Chine a aussi pris une place considérable.
03:17A vos yeux, au commissaire, à la stratégie, au plan,
03:20est-ce qu'il y a des filières qu'il faut protéger ?
03:22Mais je dirais à tout prix, coûte que coûte.
03:24Je vais vous dire de manière plus brutale,
03:25toutes, parce qu'on va sortir dans quelques jours une note sur ce sujet,
03:28qui je crois sera la plus actuelle et inédite dans son chiffrage.
03:33Toutes les filières industrielles européennes,
03:34le cœur productif, ce qu'on pourrait appeler de l'Europe,
03:36bien sûr la filière automobile, on le voit aujourd'hui,
03:38mais les machines-outils, des secteurs comme le textile d'excellence
03:41et d'autres qui sont encore importantes pour la France et pour l'Europe,
03:44toutes ces filières-là sont aujourd'hui soit déjà menacées,
03:47soit sur le point de l'être.
03:48Parce que si je résume, le modèle chinois,
03:50c'est aujourd'hui que vous avez des coûts de production
03:51qui sont souvent 30 à 40% inférieurs à nos coûts de production,
03:56avec en plus un effet monétaire, une dépréciation de leur monnaie,
03:59et en plus maintenant, et ça c'est très nouveau,
04:02des produits, il faut le dire honnêtement,
04:03de meilleure qualité dans beaucoup de secteurs.
04:04On le voit dans les voitures électriques.
04:06Exactement, c'est un peu le slogan qui était je crois celui
04:08d'une grande marque automobile européenne il y a quelques années,
04:10il y a moins bien mais c'est plus cher.
04:11Bon, si l'Europe c'est moins bien et plus cher,
04:13on va avoir un problème.
04:14Et donc il faut deux choses,
04:15il faut un mur de protection pour beaucoup de secteurs,
04:18pas du tout les droits anti-dumping ciblés,
04:20ça c'est bien, et la France l'a défendu sur quelques secteurs
04:22comme l'automobile,
04:23mais il faudra quelque chose de beaucoup plus systématique.
04:25Vous voulez dire, mais là, est-ce que vous parlez de tarifs ?
04:27Est-ce que vous parlez par exemple de 100%,
04:29une augmentation de 100% ?
04:30Ça peut être des tarifs, on a deux problèmes en Europe si vous voulez,
04:32c'est qu'on le fait par secteur,
04:33on le fait lentement, et on le fait à petite dose.
04:36Les Américains par exemple, je ne dis pas que c'est un modèle,
04:38mais avant même M. Trump,
04:39il pouvait prendre des mesures anti-dumping
04:41quand il y avait une menace,
04:42très brutale, 80-100% de droits de douane,
04:45et en quelques semaines, là où on met plusieurs mois,
04:46voire plusieurs années.
04:48Ce qu'on a connu, c'est le photovoltaïque,
04:50c'est le contre-exemple absolu.
04:51On a été leader mondiaux en Europe dans le photovoltaïque.
04:53En trois ans, on a été balayé par une stratégie délibérée
04:57de subvention et d'agressivité chinoise.
04:59Donc il faut qu'on fasse...
04:59Donc vous vous dites, Clément Beaune,
05:00il faut qu'on mette des murs,
05:01il faut qu'on agisse très vite,
05:03il faut qu'on mette des murs...
05:04Il faut qu'on change, là aussi,
05:05c'est exactement comme les accords commerciaux,
05:06qu'on change le logiciel européen.
05:07Nos instruments de défense commerciales, comme on dit,
05:09il faut qu'ils soient beaucoup plus forts,
05:10beaucoup plus rapides et beaucoup plus transversaux,
05:13qui couvrent tous les secteurs.
05:14Et à côté de ça, moi je ne défend pas du tout
05:16l'idée qu'on va vivre isolé du monde,
05:18on va avoir besoin, parfois,
05:20de transferts de technologies de la Chine vers l'Europe.
05:22C'est ce qu'a évoqué le président de la République.
05:24Ils n'ont pas l'air très parlants,
05:25pardon les chinois, ils l'ont dit justement.
05:27C'est ce qu'a dit le président de la République,
05:28il leur a proposé, ils n'ont pas du tout topé.
05:30Le monde dans lequel on est,
05:31on parle beaucoup d'États-Unis,
05:32parlons aussi de la Chine,
05:33c'est un monde de brutalité, soyons clairs,
05:34et de compétition féroce.
05:36Donc le président l'a dit très clairement,
05:38si on peut y arriver de manière coopérative,
05:40c'est beaucoup mieux pour tout le monde,
05:41parce qu'il faut aussi que la Chine ait des clients.
05:43Si on abîme ses clients, on a un petit problème.
05:44Mais s'il n'y a pas de stratégie coopérative,
05:46il faut que l'Europe soit prête aussi à se défendre.
05:48Pas comme les Américains,
05:49c'est-à-dire avec une instabilité
05:51où chaque matin on allume son téléphone
05:52et on regarde le tweet de M. Trump
05:54pour savoir quels sont les tarifs.
05:55Avec des outils beaucoup plus rapides
05:57et beaucoup plus forts que ce qu'on a.
05:58Mais de l'innovation aussi.
05:59Parce que si on veut rattraper notre retard technologique,
06:01il y aura peut-être des transferts de technologies
06:03à faire depuis la Chine,
06:04mais il faut aussi que dans des secteurs,
06:05et on n'est pas du tout condamnés,
06:07comme la voiture électrique,
06:08comme l'IA,
06:09on soit bien meilleurs qu'aujourd'hui.
06:11Ça c'est le fameux rapport Draghi
06:12qui nous dit investissez,
06:14finissez votre marché intérieur
06:15qui est aujourd'hui encore très fragmenté en Europe
06:17et qui pénalise les entreprises.
06:18On a des outils et des atouts.
06:20Mais Clément Beaune,
06:20la seule chose, je vous entends sur l'économie,
06:23la seule chose qui nous fragilise,
06:24c'est plutôt la politique.
06:25C'est le fait que les 27 n'avancent pas.
06:27Là on arrive sur un autre débat
06:28qui serait un débat politique.
06:29Je crois que c'est Bruno Le Maire,
06:30c'était avant-hier,
06:31il a fait l'ancien ministre de l'économie.
06:33Lui il est carrément pour une union des nations à six.
06:36Oui, c'est un certain sujet.
06:37On avancerait plus vite.
06:39Je suis un tout petit peu réticent là-dessus
06:40parce qu'il y a quand même un atout qu'on a,
06:42c'est le marché intérieur.
06:43C'est quoi le marché intérieur ?
06:44C'est justement le marché des 27
06:45qui fait 450 millions de consommateurs
06:47et qui, je le rappelle,
06:48est le premier marché ouvert du monde.
06:49Donc nous sommes une puissance commerciale,
06:51il faut quand même le redire,
06:52dont personne,
06:53ni les Chinois,
06:54ni les Américains,
06:55ne peut se passer.
06:57Simplement,
06:57on ne l'active pas,
06:58si je puis dire,
06:59cette puissance commerciale.
07:01On n'en fait pas un atout stratégique.
07:03Une question sur une autre note.
07:05Celle-là, c'est donc celle à venir.
07:06La note que vous avez mise en place,
07:08que vous avez faite sur le Made in France
07:10et le Made in Europe
07:10est cette proposition d'un éco-chèque.
07:13Alors c'est sur le modèle des chèques vacances
07:17jusqu'à 250 euros
07:18que les entreprises distribueraient
07:20aux salariés modestes.
07:22Même votre ancienne collègue au gouvernement,
07:25Priska Thévenot,
07:25a écrit sur X,
07:27c'est une usine à gaz cette proposition.
07:28Oui, j'espère qu'elle a lu la note
07:30avant de dire ça
07:30parce que ce n'est pas une note sur l'éco-chèque,
07:32c'est une note sur la fast fashion.
07:33Ça rejoint ce qu'on disait sur la Chine.
07:35Ça, c'est un sujet d'avenir
07:36et peut-être de court terme d'ailleurs
07:37un peu plus qu'on le croit
07:38parce qu'il y a ce qu'on a vécu dans l'industrie.
07:41On est en train
07:42et on risque de le vivre
07:42dans le petit commerce
07:43et dans ce qui reste du secteur textile
07:45en France et en Europe.
07:46C'est-à-dire que si on est naïf,
07:48si on privilégie les prix bas à tout prix,
07:50non seulement c'est un problème social et écologique,
07:51on le sait sur la fast fashion,
07:53mais c'est aussi un problème économique
07:54parce que les emplois,
07:55il y en a près de 10 000
07:56qui ont été sacrifiés depuis le Covid
07:57dans le petit commerce de l'habillement en France
07:59depuis le Covid en 5 ans.
08:01Si on continue comme ça,
08:03ce qu'on a vécu dans l'industrie,
08:04encore une fois,
08:04on va le vivre dans le commerce.
08:05Donc, il faut se battre pour défendre,
08:08se protéger contre la fast fashion.
08:09Donc, c'est des mesures d'abord,
08:10je pense là aussi de protection,
08:12taxation,
08:13pas anecdotique,
08:14mais massive de la fast fashion
08:15pour mettre un coup d'arrêt
08:16et de l'accompagnement au pouvoir d'achat.
08:19Il y a plein de mesures qu'on propose,
08:21dont celle-ci.
08:22Elle n'est pas farfelue.
08:23Moi, c'est mon ADN.
08:24J'essaie de regarder justement
08:25ce que font les autres pays européens.
08:26Il se trouve que la Belgique fait ça.
08:28L'éco-chèque,
08:29c'est comme le chèque vacances,
08:30c'est comme le chèque culture,
08:32par exemple.
08:33Je ne dis pas qu'il faut le faire partout.
08:34Et surtout, j'insiste,
08:35ce n'est pas un chèque d'argent public.
08:36C'est un dispositif totalement volontaire,
08:38expérimental,
08:39que les entreprises pourraient,
08:40si elles le souhaitent faire.
08:41Mais ce n'est pas l'alpha et l'oméga.
08:42L'alpha et l'oméga,
08:43c'est d'abord se protéger
08:44contre la fast fashion.
08:45Et puis, on propose aussi,
08:46par exemple, une TVA réduite.
08:47Ça, c'est une baisse d'impôt.
08:48Ça devrait plus plaire
08:49sur tous les actes de réparation
08:51de seconde main.
08:52C'est même le groupe LR
08:53qu'il propose à l'Assemblée nationale.
08:54Donc, vous voyez,
08:54on essaie de regarder
08:55les idées de tout le monde.
08:56Alors, les idées, justement,
08:57l'actualité, c'est aussi le budget.
08:59Vous avez publié une tribune,
09:01c'est-à-dire dans le Figaro,
09:03avec le constitutionnaliste
09:04Benjamin Morel.
09:05Vous avez des propositions
09:06pour que ça marche mieux.
09:07Vous dites qu'il faut
09:08un budget pluriannuel.
09:09Et vous dites,
09:10alors ça, c'est surprenant,
09:11qu'il faut supprimer l'article 40.
09:13L'article 40, c'est justement
09:15celui qui interdit aux parlementaires
09:16de déposer des amendements
09:18qui diminuent les recettes
09:19ou aggravent une charge publique.
09:21Oui.
09:21Alors, vous n'avez pas peur
09:22du dérapage, là ?
09:23Bah, écoutez,
09:24le dérapage, il a eu lieu
09:25depuis longtemps.
09:27Malgré l'article 40.
09:28Malgré l'article 40,
09:29c'est pas comme si l'article 40,
09:30ce qui, effectivement,
09:31contraint les parlementaires
09:32qui ne peuvent pas
09:32augmenter les dépenses,
09:33avait abouti,
09:34pour la France,
09:35depuis plusieurs années
09:35ou plusieurs décennies,
09:37à un déficit
09:37qui serait le plus modeste d'Europe.
09:39C'est le contraire.
09:39Ou à une dette
09:40qui serait la plus modeste d'Europe,
09:41c'est le contraire aussi.
09:42Bon, donc,
09:42ce que je dis simplement,
09:43c'est que dans un plan d'ensemble,
09:44on peut un peu responsabiliser,
09:46moi, je suis pour la liberté,
09:47nos parlementaires.
09:48Parce que qu'est-ce que ça fait,
09:48l'article 40,
09:49sans être trop technique ?
09:50Ça fait, comme vous ne pouvez pas
09:50augmenter les dépenses
09:51et que vous voulez parfois
09:52soutenir certains secteurs,
09:54par exemple,
09:54vous faites des crédits d'impôts.
09:56Donc, vous mitez,
09:57comme on dit,
09:57la fiscalité française.
09:58Vous faites des petits trous
10:00un peu partout
10:00pour soutenir tel ou tel secteur,
10:03telle ou telle activité.
10:03Je ne suis pas sûr
10:04que ça soit génial
10:04en termes de transparence
10:06et en termes d'efficacité.
10:07Mais plus fondamentalement,
10:09on a un problème
10:09de pluriannualité.
10:10Là, on voit bien
10:11qu'on a une situation difficile
10:12parce qu'il n'y a pas de majorité.
10:13Pluriannualité,
10:14ça veut dire que vous dites
10:14qu'il faut un budget sur trois...
10:15Il faut un budget sur plusieurs années,
10:17trois ou cinq ans.
10:18Et ça a été proposé
10:19il y a quelques années,
10:20mais on n'était pas allé
10:20au bout de cette révision constitutionnelle,
10:22que ce budget de plusieurs années,
10:23il s'impose au budget annuel.
10:25Comme ça, on évitera aussi
10:26un peu un psychodrame chaque année
10:27qui n'est pas nouveau.
10:28où on parle de trois mois,
10:30on a la procédure budgetaire
10:30la plus longue d'Europe
10:31et qui n'aboutit pas pourtant
10:33à la maîtrise des déficits.
10:34On passe trois mois chaque année
10:35sur le budget,
10:36voire plus en ce moment,
10:37et on ne maîtrise pas assez le déficit.
10:39Donc, on a un cadre
10:40qui donne aussi de la stabilité
10:42parce que quand on est un ménage,
10:43un citoyen ou une entreprise,
10:45je pense que la fiscalité
10:45qui change chaque année,
10:47ce n'est pas génial non plus.
10:47Comme ça, on stabilise les choses.
10:49Voilà.
10:49Des propositions de Clément Beaune,
10:51le haut commissaire
10:52à la stratégie et au plan.
10:54Merci d'avoir accepté
10:55l'invitation de N'arrête pas l'écho.
10:56Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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