00:00Je pense aux auditeurs d'Europe 1, midi 23, 01, 80, 20, 39, 21.
00:05La faillite, donc, française, la perte de souveraineté et de pouvoir de la France sur l'Union Européenne, on en a parlé.
00:12Parlons de la faillite sécuritaire.
00:14À Marseille, les narcotrafiquants provoquent une nouvelle fois la fermeture du site de l'opérateur Orange.
00:20Ce fut le cas déjà en novembre dernier.
00:22Le site avait fermé une quinzaine de jours.
00:25Lundi, lundi pour la rentrée, plusieurs impacts de balles ont été découverts sur la façade des locaux.
00:30Et les syndicats, à juste titre, exigent un déménagement définitif.
00:35Bruno Bartosetti est avec nous.
00:37Cher Bruno, ravi de vous retrouver.
00:39Bonne année, même si l'année 2026 commence comme s'est terminée l'année 2025.
00:44Vous êtes secrétaire nationale chargée de la zone sud pour le syndicat Police Unité.
00:48Bruno Bartosetti, que se passe-t-il du côté de Marseille et de ce site Orange ?
00:53Oui, bonjour et meilleur vœu également à vous et à tous les auditeurs.
00:56Alors, il se passe qu'on est dans une provocation supplémentaire, une provocation très, très, très violente.
01:02Et bien évidemment, on peut comprendre les salariés d'Orange, on peut comprendre qu'ils aient envie de quitter les lieux.
01:08C'est un échec pour l'État.
01:10C'est un échec car on le sait, Marseille sait que les policiers font leur travail.
01:15Mais aujourd'hui, nous n'avons pas, chaque fois je le dis, mais c'est une réalité, nous n'avons pas les moyens pour sécuriser davantage les Marseillais.
01:24La population est en danger, les salariés d'Orange sont en danger.
01:28Quand on tire à balle réelle sur une façade, c'est pas rien.
01:32C'est vraiment une provocation.
01:33Ça veut dire qu'ils veulent à tout prix, et c'est signé, c'est signé de la part de ces narcotrafiquants.
01:38Vous partez, vous êtes chez nous, nous tenons l'arrondissement ou le quartier et on ne veut aucun élément extérieur pour nous déranger.
01:47Les éléments extérieurs, ce sont les policiers qui sont en fait pour des adversaires et bien évidemment les sites qui pourraient s'implanter pour travailler.
01:54Voilà où on en est aujourd'hui.
01:55Et pour l'heure, ils sont en train de marquer des points.
01:58C'est un fait.
01:59On ne peut pas nier l'inverse.
02:01Ils sont en train de faire régner leurs lois, même si nous venons régulièrement, nous sommes empoisonnés dans ce quartier qui est le plus pauvre de France.
02:09C'est le quartier le plus pauvre de France, où on est empoisonné avec des rixes, avec des bagarres, avec des ventes de contrebandes de cigarettes, avec le marché des stups, bien évidemment.
02:20Voilà où on en est aujourd'hui dans le quartier Félix-Piat, Saint-Mauron, du 3e arrondissement à Marseille.
02:24Merci Bruno Bartosetti. Franck Alizio est également avec nous, puisqu'on va aller sur le terrain politique.
02:30Vous êtes député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône.
02:32Franck Alizio, merci d'être en direct avec nous.
02:35On vient d'entendre le constat sécuritaire, l'homme de terrain qui est Bruno Bartosetti, qui nous décrit un quartier qui est en fait une zone de non-droit.
02:44Expliquez-nous le politique que vous êtes.
02:46Qu'est-ce qu'il pourrait faire ? Qu'est-ce qu'il devrait faire pour protéger les salariés qui veulent juste une chose ?
02:51C'est travailler sereinement.
02:55Moi, ce qui me rend fou dans cette affaire, et ce qui, c'est pas seulement le député, c'est pas seulement le candidat, que ça rend fou, c'est le Marseillais.
03:02C'est qu'il y a un mois, et vous l'avez vu, vous l'avez relayé, nous avons eu, suite à l'affaire Kessassi, qui était un meurtre, un assassinat d'intimidation déjà.
03:12C'était à la même période de la première crise avec Orange, c'est-à-dire la fermeture d'Orange et la mise en télétravail des salariés parce qu'ils étaient en danger.
03:20Nous avons eu, pour la 156e fois depuis le début du mandat de M. Macron, le ministre de la police, le ministre de la justice, le président de la République lui-même,
03:32qui sont venus et qui ont dit, pour la 156e fois, plus jamais ça, nous avons mis les moyens, nous allons mettre encore plus de moyens, et il ne se passe strictement rien.
03:42Je pourrais vous faire la liste, puisque malheureusement, ça dépasse de loin Orange.
03:46Orange est un problème, mais sur les dix premiers jours de, même pas, nous sommes le 9 janvier, sur les dix premiers jours du mois de janvier,
03:52nous avons eu déjà deux narcomicides. Vous imaginez le billon à la fin de l'année.
03:57Nous avons eu, juste au Pente de Marseille, vous savez, Aix-en-Provence, c'est pas réputé, voilà, elle est le Bronx,
04:02deux refus d'obtempérer qui ont blessé, d'ailleurs, grièvement, un policier.
04:06C'était le fait de qui ? Je vous donne en mille, d'un OQTF algérien.
04:10On peut continuer, une jeune femme rouée de coups, et pendant ce temps, pendant ce temps,
04:15et je pourrais continuer la liste longtemps, malheureusement, pendant ce temps, nous avons aujourd'hui,
04:20à l'heure où je vous parle, et c'est l'un des scandales nationaux et locaux les plus graves pour Marseille,
04:25nous avons, à l'heure où je vous parle, moins de policiers nationaux affectés à Marseille qu'en 2017.
04:32Donc, ça veut dire que depuis huit ans, on vous explique qu'on met les moyens à Marseille,
04:36et en réalité, c'est l'inverse.
04:38Marseille en grand n'est qu'une formule, Marseille en grand danger, certes, Marseille en grand mensonge peut-être aussi.
04:44C'est Marseille en grand banditisme, c'est Marseille en sang, mais c'est pas Marseille en grand,
04:50et c'est encore moins Marseille en ordre.
04:51Et ce qu'il nous faut, c'est le second de ma campagne, je ne peux pas faire plus clair,
04:55c'est un Marseille en ordre.
04:56Quand vous pensez qu'aujourd'hui, au niveau des policiers municipaux,
04:58nous sommes encore en dessous de la moyenne nationale, si on les reporte au nombre d'habitants,
05:03que nous avons deux fois moins de caméras de vidéosurveillance qu'à Perpignan, à Nice ou à Cannes.
05:10Ces moyens ne sont jamais arrivés, l'importance, la gravité de la situation n'a jamais été prise en compte.
05:15Franck Alizio, restez avec nous, une courte pause, puisqu'on va en reparler dans un instant sur Europe 1,
05:20et on a hâte d'avoir les auditeurs, savoir ce qu'ils en pensent,
05:22si on peut même avoir des auditeurs du côté de Marseille, bien sûr.
05:25Franck Alizio, restez quelques instants, je vous sais presser, et c'est pour ça que...
05:29Pourquoi non ? Ah non, parce qu'il est de qualité. Faites attention à ce que vous dites sur le costume.
05:34Je vous sens synchro sur votre costume.
05:36Mais c'est fait sur mesure ?
05:37Vous avez dit, pardonnez-moi ça, j'ai pas la mémoire courte.
05:39À 11h30, vous avez commencé en disant, le Père Noël a bien été conseillé.
05:43Donc ne changez pas, ne faites pas une Emmanuel Macron.
05:46Je ne savais pas que le Père Noël était un tailleur.
05:47Sébastien Ligné, ne faites pas une Emmanuel Macron à dire tout et son contraire,
05:51en l'espace d'une heure et demie, sinon on s'y perd.
05:53Et les gens qui nous écoutent, les auditeurs d'Europe 1, n'auront plus confiance en vous.
05:57Déjà, la confiance dans tout ce que vous dites, elle est fragile.
06:01Donc faites attention, gardez une certaine colonne vertébrale,
06:05ne la perdez pas en début d'année 2026.
06:08On est toujours bien sûr avec Sébastien Ligné,
06:11chef du service politique de Valeurs Actuelles,
06:13Christophe Bordet, rédacteur en chef au Rampin.
06:16C'est la couleur, ça vous va bien au teint.
06:19Écoutez, merci, c'est très sympa.
06:21Mais je veux qu'on revienne sur Marseille,
06:23parce que les narcotrafiquants provoquent une nouvelle fois
06:26la fermeture du site de l'opérateur Orange.
06:28On en parlait juste avant,
06:29mais si vous nous rejoignez à midi 36 sur Europe 1,
06:32je vous propose d'écouter le sujet de Michael Dos Santos.
06:36L'opérateur, le siège d'Europe 1,
06:38est dans un quartier ultra sensible à Marseille,
06:40miné par la drogue, l'RX, la pauvreté.
06:44Donc vous avez des employés qui vont au travail,
06:47la boule au ventre.
06:48Ils arrivent lundi,
06:49il y a des impacts de balles sur les vitres,
06:51alors qu'ils avaient déjà fermé en novembre.
06:53On vit dans un monde de dingue,
06:54c'est aussi simple que ça.
06:55Michael Dos Santos.
06:57Sur cette fenêtre,
06:58un impact de balles de plusieurs centimètres.
07:00Derrière, les bureaux de l'opérateur Orange à Marseille.
07:04Personne ne se trouvait sur le site au moment des tirs.
07:07Les faits ont eu lieu en dehors des heures de travail.
07:09Il y a deux salles qui ont été touchées,
07:12deux fenêtres en rez-de-chaussée
07:14et une fenêtre au deuxième étage.
07:15La peur était palpable quand on est arrivé lundi matin.
07:19Ce n'est pas que les salariés qui ont peur,
07:21c'est les familles, c'est tout l'entourage.
07:23Pour assurer la sécurité du personnel,
07:25Orange a fermé hier temporairement son site.
07:28Les 1200 collaborateurs doivent se rendre
07:30dans d'autres locaux ou télétravailler.
07:33Une décision jugée tardive par ce salarié,
07:36surpris également par l'attitude des dirigeants.
07:38L'entreprise a mis deux jours et demi avant de réagir.
07:41Elle nous a quand même sorti lundi matin
07:43que c'était la manière habituelle de fêter le réveillon à Marseille.
07:50Pour le moment, l'enquête est en cours.
07:52Ces tirs pourraient néanmoins être liés
07:53à des règlements de compte sous fond de narcotrafic.
07:56On a plusieurs points de stupéfiants
07:58et que c'est des points de stupéfiants relativement juteux
08:01car on est au bord d'axes routiers et de métros
08:05qui permettent de façon conséquente l'arrivée de consommateurs.
08:09En novembre dernier, l'entreprise avait déjà fermé le site
08:12pendant une quinzaine de jours.
08:14Les syndicats avaient dénoncé des bagarres
08:16et une emprise du narcotrafic sur le quartier.
08:19Aujourd'hui, ils exigent un déménagement définitif.
08:21Et nous sommes toujours en direct avec Franck Alizio,
08:24député du Rassemblement National des Bouches-du-Rhône,
08:26candidat à la mairie de Marseille.
08:28Franck Alizio, moi j'ai qu'une question
08:30parce qu'on a déjà fait le constat il y a quelques instants.
08:33C'est quoi les solutions ?
08:34Vous, maire de Marseille, vous faites quoi demain
08:36pour que les employés d'Orange
08:39puissent venir sereinement travailler
08:41comme normalement on devrait le faire tous les jours ?
08:44La solution, elle est évidemment globale à l'échelle de Marseille,
08:48c'est-à-dire c'est la sécurité.
08:50C'est prendre la mesure de l'importance de ce qui s'y passe,
08:56voir que Marseille est dans une situation particulière,
09:00certes, c'est toute la France,
09:03mais c'est toute la France au carré,
09:04c'est toute la France au cube Marseille.
09:07Donc, mon premier objectif,
09:10et ce que je mettrai d'ailleurs,
09:11c'est la priorité de mon mandat,
09:12c'est faire de Marseille
09:14la première police municipale de France.
09:18Voilà.
09:19Déjà, ça c'est ce que peut faire le maire
09:20avec, au sein de cette police municipale,
09:22qui verra ses effectifs motivés par Troyes,
09:24qui verra ses caméras de vidéosurveillance
09:27utilisées par deux,
09:28notamment une brigade anti-stupe,
09:31comme il existe à Béziers ou à Perpignan,
09:33et ça fonctionne,
09:35et puis, monter à Paris,
09:37monter au ministère intérieur,
09:38et leur dire,
09:38enfin maintenant,
09:39vous allez donner les moyens pour de vrai.
09:41Vous n'allez pas le dire,
09:42vous allez le faire.
09:43Voilà.
09:43Vous allez véritablement mettre des policiers nationaux en plus.
09:46Et puis, en parallèle,
09:47si vous pouviez construire des prisons,
09:49mais ça c'est pour toute la France,
09:50le problème de sécurité,
09:52c'est aussi un problème régalien,
09:53construisez des prisons pour de vrai,
09:56amenez-nous des enfants policiers pour de vrai,
09:59et moi je ferai pour de vrai
10:00la police municipale marseillaise,
10:03la première police municipale de France.
10:05Voilà des décisions qui auraient dû être prises
10:07depuis des années et des années.
10:08Merci Franck Alizio d'avoir réagi en direct.
10:11Sébastien Ligné, cher Sébastien.
10:13Oui, j'entends les arguments de Franck Alizio,
10:16évidemment c'est un maillon d'une chaîne globale
10:18de réponse politique,
10:19mais ça passera évidemment
10:20par une révolution pénale.
10:23Surtout.
10:23Je veux dire,
10:23quand on voit ce qui est en train de se passer
10:25aux Etats-Unis avec Donald Trump,
10:26quand on voit ce qu'ont fait les Italiens
10:28à partir des années 80,
10:29quand on voit ce qu'ont fait les Philippines,
10:32ça passe par un renversement de la table.
10:34Il faut remettre en cause certains aspects
10:36de ce sacro-saint état de droit
10:37qui nous empêche,
10:38malheureusement,
10:39de taper systématiquement et fort
10:41sur les narcotrafiquants.
10:43Quand vous arrêtez un petit dealer
10:44le lundi à 8h,
10:45et que le mardi à 8h,
10:46il est déjà de retour sur son point de deal,
10:48c'est qu'il y a un problème.
10:49Le fait qu'on soit incapable
10:50de faire des peines de prison
10:52immédiates et fermes,
10:54c'est un problème.
10:55Et puis il y a aussi la réponse migratoire.
10:57Pardon, parce qu'on le sait,
10:58alors peut-être que la gauche
10:59a encore du mal avec cette question,
11:00mais qu'il y a un lien direct
11:01entre le narcotrafic
11:06et le levier migratoire.
11:07Tant qu'on ne coupera pas
11:08le robinet migratoire,
11:10on continuera d'alimenter le narcotrafic.
11:12Quelques secondes avant,
11:13une courte pause,
11:13Christophe Bordet,
11:14ce qui est dingue dans cette affaire,
11:16c'est que les narcotrafiquants,
11:18ils se marrent.
11:19Ils ont fermé en novembre,
11:21temporairement.
11:22À la rentrée,
11:24ils arrivent,
11:24vous avez les impacts de balles
11:26sur le site d'Orange.
11:27Le résumé, c'est,
11:28les amis,
11:29on fait ce qu'on veut.
11:29On est chez nous.
11:30On est chez nous.
11:31Parce qu'il y a un problème national,
11:33vous avez raison,
11:35évidemment,
11:35international,
11:36même,
11:36il faut le dire,
11:37évidemment,
11:37puisque le trafic de drogue,
11:39pardon,
11:39mais oui,
11:40il faut rendre hommage à Trump
11:41quand il va taper le vénézuélien,
11:44parce que,
11:44comme chacun le sait,
11:45c'est un supermarché de la drogue,
11:47le Venezuela,
11:48et la drogue passe par le Venezuela
11:49pour arriver aux Antilles,
11:50et ensuite en France.
11:51Donc oui,
11:52il faut taper le Venezuela,
11:53oui,
11:53il faut taper la Colombie,
11:54etc.
11:54Mais au-delà de ça,
11:56il y a quand même le problème marseillais,
11:58proprement dit,
11:59parce qu'on n'en a pas parlé.
12:00Mais il y a 24 heures,
12:02la DZ Mafia est allée fiche une rouste
12:05à une autre mafia marseillaise
12:07dans le 3ème arrondissement de Marseille,
12:10qui est tenue par les Camerounais,
12:13et qui se fait 40 000 euros par jour.
12:16Mais ça rejoint ce que disait Sébastien Ligné
12:18il y a quelques instants,
12:19tant qu'on ne pensera pas au levier migratoire
12:22lorsqu'on pense narcotrafic et insécurité,
12:24et ça sera difficile.
12:2540 000 par jour.
12:26Midi 42 sur Europe 1,
12:28on revient dans un instant,
12:29il y a Pierre qui souhaite réagir
12:31au standard 0 1 80 20 39 21.
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