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  • il y a 8 heures
Bruno Bartocetti, secrétaire national chargé de la Zone Sud du syndicat UNITÉ, était l'invité de BFMTV de ce vendredi 28 novembre. Il est revenu sur la fermeture du site d'Orange à Marseille à cause de l'insécurité et du narcotrafic.

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Transcription
00:00Oui, bonsoir. Écoutez, le 3e arrondissement est un arrondissement très touché par des problèmes d'insécurité, de pauvreté.
00:09Je crois que le 3e arrondissement est un quartier certainement le plus pauvre de France.
00:17Donc forcément, ça engendre des difficultés.
00:20Lorsqu'on est dans le quartier Saint-Moron, pas très loin de Félix-Piat,
00:24on sait très bien qu'on est concerné par tout ce qui est trafic.
00:27Alors ça peut être des points de deal, de stup, mais ça peut être aussi des points de contrebande de cigarettes, de cachés, d'ecstasie.
00:36Vous voyez, c'est vraiment un sujet très préoccupant, bien sûr pour Marseille et pour la police.
00:43Et le quartier Saint-Moron, forcément, entraîne des difficultés.
00:47Je veux dire, par là que si les salariés de la société Orange ont décidé, ou si la société Orange a décidé de ne pas finalement envoyer des salariés dans ce secteur,
01:02c'est pas par hasard, c'est pas une volonté, à ma connaissance, c'est pas une volonté politique, c'est une volonté sécuritaire.
01:08Et c'est vrai qu'on a de grosses difficultés, il peut y avoir des problèmes sécuritaires, il peut y avoir aussi un climat, un sentiment d'insécurité.
01:18Et ça, on ne peut pas le nier, c'est une réalité.
01:21Mais alors, M. Bartosetti, ça veut dire que pour vous, c'est la meilleure solution de quitter les lieux et de ne plus pouvoir travailler sur place.
01:29Il n'y a rien à faire contre cette insécurité sur le court terme, en tout cas.
01:33Non, je n'ai pas dit ça. Je ne comprenais la position de ces salariés comme je comprends la position de la population, qui a un ras-le-bol.
01:43Nous, notre travail, c'est d'occuper le terrain avec les moyens qu'on a. Et les moyens qu'on a sont insuffisants.
01:47Vous savez, Marseille, je l'ai déjà dit, je crois, votre antenne, est une très, très grande ville.
01:52C'est en matière de superficie, c'est 5 fois Lyon, c'est 2 fois et demi Paris.
01:56Et on parle toujours d'effectifs, et les effectifs de la police nationale sont largement insuffisants.
02:02Pourquoi ? Parce qu'on doit comprendre que ce n'est pas un ratio population-police.
02:08Il y a un ratio population-police, certes, lorsqu'on est dans ce calcul, mais c'est aussi en fonction du nombre de délits, de crimes,
02:16en fonction de la superficie à couvrir.
02:18Et aujourd'hui, même si les policiers font leur travail, si mes collègues font leur travail, et s'ils occupent au mieux le terrain,
02:25je dis bien au mieux le terrain, eh bien ça reste insuffisant.
02:28C'est-à-dire que pour nous, bien évidemment, on peut aller dans ces quartiers, mais est-ce qu'on y va suffisamment ?
02:34C'est sûr que c'est insuffisant.
02:37Je rappelle également que, pas très loin, nous avons un commissariat de police à Félix Piat.
02:42Mais à partir du moment où il y a un commissariat de police ouvert, est-ce que pour autant les effectifs sont à l'extérieur ?
02:48Non, il peut se passer n'importe quoi.
02:50Donc on ne peut pas se rassurer seulement avec des commissariats dans les secteurs.
02:54Il faut impérativement occuper le terrain de policiers, mais aussi peut-être, peut-être que la municipalité,
03:00même si elle fait beaucoup d'efforts, doit aussi jouer son rôle en occupant le terrain,
03:03en encourageant les entreprises à rester sur place.
03:07Mais là, le sujet m'échappe un peu, ça devient un sujet politique.
03:11En tout cas pour nous, policiers nationaux, sans effectifs, on ne pourra pas quadriller Marseille
03:16et les endroits très sensibles, comme justement ce quartier très proche de Félix Piat,
03:21qui est un point très, très sensible à Marseille en matière de narcotrafic.
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