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  • il y a 8 minutes
L'Amérique a tremblé mais pas seulement sur le terrain. Alors que les Seahawks de Seattle écrasaient les New England Patriots 29-13, dimanche 8 février, c’est au cœur du stade californien que s’est jouée la véritable bataille – celle des symboles, des identités, de l’Amérique d’après. Bad Bunny, l’artiste le plus écouté de la planète, a transformé la mi-temps du soixantième Super Bowl en acte de résistance politique. La preuve dans ces six séquences vidéo décryptées.

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Transcription
00:00Le show de Bad Bunny au Super Bowl était particulièrement politique.
00:03Je vous explique pourquoi en 6 séquences.
00:05Ces deux hommes, là, c'est Emiliano Vargas et Xander Zayas, deux stars de la boxe.
00:10Si Bad Bunny les a invités, c'est pour mettre en scène son opposition à la politique de Trump.
00:14Emiliano Vargas est aux couleurs du Mexique, un pays que Trump insulte régulièrement,
00:18et Xander Zayas est aux couleurs de Puerto Rico, qui est l'île de naissance de Bad Bunny.
00:21Souvenez-vous, dans un meeting de Trump, un intervenant en avait parlé en la qualifiant d'île flottante d'ordure.
00:27Ce n'est pas un, mais 26 drapeaux que Bad Bunny a fait défiler pour représenter l'Amérique dans toute sa diversité.
00:33De l'Argentine au Canada, en passant par le Mexique, et bien sûr, Puerto Rico.
00:36Trump veut diviser l'Amérique, Bad Bunny veut la fédérer.
00:39En arrière-plan, on voit un panneau sur lequel est écrit « La seule chose plus forte que la haine, c'est l'amour »,
00:44des mots que Bad Bunny avait déjà prononcés lors de son discours au Grammy Awards.
00:47Ici, on aperçoit un poste de télé.
00:49À l'image, c'est le discours que Bad Bunny a prononcé au Grammy Awards.
00:52Avec ces mots, il condamne la violence de la police de l'immigration
00:57qui menaçait d'effectuer des raids autour du stade du Super Bowl
01:00pour arrêter des personnes en situation irrégulière.
01:02D'entrée de jeu, c'est une nôde à la culture latina qui lance le spectacle.
01:06Que rico ser latino !
01:09Qu'on peut traduire par « Quelle fierté d'être latino ! »
01:11Les références s'enchaînent tout au long du show.
01:13On voit les pavas, ces chapeaux traditionnels de Porto Rico,
01:16les casitas, qui sont les petites maisons roses typiques,
01:18des vendeurs de coco fluo et de tacos dans la rue
01:21et des vieux messieurs qui jouent au domino.
01:22Bad Bunny a aussi invité son compatriote Ricky Martin
01:25pour chanter « Lo que le paso » à Hawaï,
01:27la chanson la plus engagée de son dernier album
01:29qui dénonce la gentrification de l'île.
01:31La chanson lui prédit le même destin que Hawaï,
01:33où le tourisme de masse a fait flamber les prix
01:35et a obligé les populations locales à se déplacer.
01:39Là, ce que dit Bad Bunny,
01:41c'est « Femmes du monde entier, danser le péréo sans crainte ».
01:44Le péréo, c'est la danse du reggaeton
01:46que Trump a immédiatement qualifiée de dégoûtante
01:49après le Super Bowl.
01:50Trump a détesté, mais le public a adoré.
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