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00:00L'info du jour, c'est donc cette neige qui s'est enfin arrêtée de tomber en ce début d'après-midi.
00:06Au moment où je vous parle, les flocons ne recouvrent plus ou en tout cas ne tombent plus sur les routes.
00:11Après ces nouvelles chutes conséquentes de flocons depuis ce matin, plusieurs heures de chute de neige.
00:17Contrairement au début de semaine où plusieurs régions semblaient prises de cours, l'épisode avait été cette fois annoncé, préparé.
00:24Bien en amont, 38 départements placés aujourd'hui en vigilance orange, neige, verglas.
00:30Pour autant, il y avait quand même encore de grosses perturbations sur les routes et dans les transports.
00:36Des centaines de vols sont toujours, au moment où je vous parle, annulés.
00:39On va évidemment décrypter ce phénomène avec nos deux invités.
00:42Le politologue Jean-Christophe Gallien qui est à mes côtés en plateau.
00:44Bonjour Jean-Christophe.
00:46On est également en direct avec le prévisionniste pour Météo France, Corentin Perrault.
00:50Bonjour et merci d'être avec nous.
00:52Alors je vais me tourner d'abord vers Jean-Christophe qui est venu jusqu'à nous physiquement.
00:57Et ça c'était un peu un défi ce matin pour chacune des personnalités de la rédaction.
01:02Jean-Christophe, vous êtes venu comment vous en taxi ? Ça s'est passé comment ?
01:04Ça s'est passé plutôt pas mal.
01:06Pourquoi ? Parce que d'abord, certains axes, pas tous, mais une grosse partie des axes parisiens étaient quand même bien dégagés.
01:12Et qu'il y a moins de voitures, puisque beaucoup de gens sont restés chez eux du coup.
01:16Même peut-être coincés dans des bouchons pour certains d'entre eux et d'autres ne sont pas venus anticiper pour le coup.
01:20Et donc la mobilité est assez fluide sur ces axes qui sont utilisés par les voitures dans Paris, c'est clair.
01:27Alors en tout cas, au moment où l'on se parle, là pour ceux qui nous regardent, qui ne vivent pas en France,
01:32on est en début d'après-midi à l'heure du déjeuner.
01:35Ce matin au réveil, c'était pas tout à fait la même chose.
01:36On vous a suivi d'ailleurs.
01:37Un peu rock'n'roll.
01:38Justement, on va regarder ces quelques images tournées ce matin en Ile-de-France sur les routes.
01:43Regardez.
01:43Alors je vous fais quelques images de Paris ce matin au réveil.
01:48C'est un peu la folie pour prendre la route.
01:51Ça, c'est la route.
01:53Et ça ressemble un peu à une piste de ski, on est d'accord.
01:55On va essayer d'arriver à l'arrêt-lac.
01:58Voilà.
01:58Alors ça, c'est censé être l'axe principal.
02:12Ça, c'est la route principale qui est censée être complètement déneigée.
02:16Bon, on n'y est pas encore.
02:17Oh là là, ça ne s'arrange pas du tout, là.
02:22Bon, c'est de pire en pire.
02:23Ça, c'est un énorme axe principal d'ici les Moulineaux.
02:27On n'est pas très loin de l'arrêt-lac.
02:28Mais c'est pour vous montrer à quel point les routes ne sont absolument pas déneigées ce matin.
02:32Non, mais regardez-moi ces images incroyables.
02:34Je crois que je n'ai jamais vu un truc comme ça.
02:39France-Médiamonde, on arrive à France 24.
02:42Bon, ma mission réussie, mission réussie.
02:44Je suis arrivée à Bonport.
02:46Vous voyez, France 24, ça y est, je suis arrivée à l'arrêt-lac.
02:48Il m'aura fallu quand même 40 minutes pour faire un trajet de 10 en temps normal.
02:52Je pense que la journée s'annonce rude et longue pour tout le monde.
02:56Bon courage à tous.
02:57Bon, c'est un peu plus qu'une anecdote parce qu'effectivement, sur les routes ce matin,
03:01les autorités avaient effectivement déconseillé aux utilisateurs, aux usagers de prendre la route.
03:08On comprend pourquoi.
03:10Pour autant, je crois que les chiffres de bison flûté tout à l'heure nous faisaient état de plus de 1600 kilomètres d'embouteillage sur tout le réseau français.
03:20C'est quand même considérable.
03:22Ça nous dit quoi, ça, Jean-Christophe ?
03:24Ça dit principalement là où le bas blesse aujourd'hui, c'est clair, c'est pas dans les transports en commun, sauf s'ils sont reliés aux terrestres.
03:32C'est très clairement quelque chose qui a lieu à l'état des routes et donc à la capacité ou pas de préparer ce qui va être en train de se dérouler dans la nuit ou dans la matinée,
03:41ou d'intervenir assez tôt comme le matin.
03:43Je pense qu'on n'a pas vu qu'il y avait un changement d'époque et que l'idée qu'avant on se préparait à des hivers comme ceux-là,
03:50qui étaient plus longs, qui étaient plus fréquents, on avait des réflexes à la fois aussi individuels d'équipements de voitures, ça c'est clair,
03:56d'équipements de mobilité particuliers, voire d'équipements même de chaussures pour certains.
04:01Mais il y avait aussi un équipement et une préparation des collectivités territoriales puisque la responsabilité est partagée en France sur les routes,
04:07les villes, les départements et l'état central.
04:09Et donc avec ça on a aujourd'hui quelque chose qui a disparu un petit peu, une culture de cette action immédiate qui a un peu dépassé
04:16puisque c'est vrai que les épisodes de ce type sont moins fréquents et sont moins longs.
04:20Et donc est-ce qu'il y a un sous-investissement ? Est-ce qu'il y a un sous-engagement ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui a changé en termes de culture ?
04:27Je pense que oui, c'est-à-dire qu'il y a une culture administrative et donc institutionnelle peut-être, en tout cas administrative de la gestion de ces événements,
04:34qui sont quand même la plupart du temps gérés par des pouvoirs publics, décentralisés ou centralisés,
04:39et qui aujourd'hui fait un peu défaut. Je ne crois pas que ce soit un problème d'équipement, je ne crois pas que ce soit un problème que de moyens,
04:43c'est aussi un problème peut-être d'approche de ces moments-là, voire de prévisibilité de ces moments-là.
04:49Est-ce qu'il y a des scénarii comme auparavant ? Aujourd'hui je n'en suis pas certain.
04:51On va poser peut-être la question à Corentin Perrault qui est donc prévisionniste pour Météo France.
04:57Météo France qui a été quand même pas mal critiquée ces derniers jours.
05:02Bonjour et merci d'être avec nous. Déjà peut-être pour commencer, expliquez-nous comment on anticipe un phénomène comme celui-ci,
05:11un phénomène neigeux qui, en tant que tel, n'a rien d'exceptionnel.
05:15On est en plein hiver et c'est vrai que lundi, on a quand même semblé tous un peu être pris de court.
05:22Alors tout à fait, un épisode neigeux et en effet là a été conséquent sur le pays, surtout on en a eu deux d'affilée.
05:29Donc pour prévoir un phénomène neigeux d'ampleur, tout d'abord on se base sur des modèles météorologiques qui sont à nos mains, à nos portées.
05:38Nous derrière, on fait cette analyse-là et avec notre chance en tant que météorologue, en tant que prévisionniste,
05:43on essaye d'affiner cette prévision au mieux afin de coller au maximum auprès des territoires,
05:52travailler directement avec les autorités, que ce soit à l'échelle en effet départementale, régionale ou même nationale.
06:00Et en effet, cet épisode neigeux marque quand même quelque chose d'assez significatif.
06:05Comme vous l'avez dit, plus de 1000 kilomètres de bouchons se sont constitués.
06:11C'est aussi un aveu du changement climatique qui fait que nous ne sommes plus habitués à ce type de phénomène.
06:17Maintenant, en 2026, et qu'au fur et à mesure des années, nous aurons moins de phénomènes neigeux aussi marquants.
06:25Mais toutefois, quand cela va arriver, on sera de plus en plus démunis face à ce risque-là.
06:30Ce que vous dites finalement, Corentin Perrault, je reformule, mais si je comprends bien,
06:34cette neige qui tombe comme ça deux jours ou trois jours d'affilée sur toute la France,
06:39on a vu certaines régions comme le Poitou-Charentes avec des skieurs à la Rochelle par exemple,
06:45ça fait bondir, mais ça, ça n'a rien d'anormal ?
06:48Alors non, en hiver, ça n'a rien d'anormal puisque nous sommes quand même en hiver.
06:55Au milieu du XXe siècle, il était quand même habituel d'avoir des épisodes neigeux en hiver.
07:00Maintenant, nous ne sommes plus vraiment habitués, tout comme nous ne sommes plus habitués
07:03à avoir des températures hivernales très froides, moins 5, moins 10, moins 15 degrés encore,
07:09par exemple, observés ce matin dans le Nord-Est.
07:11Et ça, malheureusement, nous n'avons plus du tout l'habitude avec ce changement climatique
07:15puisque nous allons justement dans ce réchauffement climatique
07:18et nous nous habitions en fait finalement très rapidement à cette douceur-là
07:21et donc à la non-présence de neige ou même à ce rafraîchissement
07:26ou en tout cas à ce froid qui est présent comme on a connu depuis à peu près le 25 décembre.
07:31C'est plus difficile de prévoir aujourd'hui, d'anticiper la météo.
07:35On pose souvent la question l'été avec les vagues de chaleur, les canicules.
07:40C'est le cas aussi pour la neige, j'imagine ?
07:42Alors oui, dans tous les cas, la neige est un phénomène météorologique assez complexe à prévoir.
07:48Ça peut se jouer à pas grand-chose, à seulement un degré d'écart entre
07:51est-ce qu'on a de la neige ou non en pleine.
07:54Cela va dépendre vraiment des conditions atmosphériques sur l'ensemble de l'atmosphère,
07:59que ce soit en pleine ou également à haute altitude.
08:04Donc il faut des conditions météorologiques très particulières pour les avoir.
08:07Derrière nous, notre travail, c'est vraiment d'affiner avec ces modèles météorologiques-là
08:10ces prévisions météorologiques.
08:13Tout de même, nous n'avons au fur et à mesure des années des modèles météorologiques
08:16qui sont également de plus en plus performants.
08:18Donc on s'adapte également à ces nouveaux outils qui sont présents depuis le début des années 2000.
08:23Et évidemment, forcément, moins on n'en prévoit plus au fur et à mesure.
08:27On est surpris d'en avoir.
08:29Mais ce qu'il faut se dire, c'est que nous sommes en hiver.
08:31Il n'y a rien de surprenant d'avoir de la neige durant cette saison.
08:35Toutefois, cela ne veut pas dire que, par exemple, cet épisode de neige qu'il y a eu proche des côtes à La Rochelle,
08:40n'a pas été exceptionnel puisque, ceci dit, ces 20 centimètres qu'il y a eu ont été exceptionnels pour un XXIe siècle.
08:47Voilà, c'est pour la période que le phénomène, effectivement, est perçu comme exceptionnel.
08:51Restez avec nous, évidemment, Corentin.
08:54Jean-Christophe, vous savez qu'on s'en amuse, presque.
08:57Nous, Parisiens, on se moque de nous-mêmes aussi, dès qu'il neige.
09:00Le Parisien, avec un millimètre, il est complètement perdu.
09:03Alors avec 4-5, comme là, c'est le cas aujourd'hui, on est paumé.
09:07On va le voir en image dans un instant.
09:09Oui, je crois que c'est collectif, mais on ne peut pas reprocher aux individualités, aux citoyens,
09:15de ne pas forcément se préparer soi-même.
09:17Il y a moins de voitures.
09:17On a voulu beaucoup de moins de voitures dans l'environnement francilien, par exemple.
09:21Donc, il y a forcément moins d'efforts sur les équipements.
09:23On confirme que vous nous sentez seuls ce matin sur la route.
09:24Exactement. Il y a moins de volonté d'équipement non plus.
09:26Et je crois qu'on est au cœur du sujet.
09:28C'est-à-dire que, ça a été dit, les épisodes sont moins fréquents.
09:31On remonte de quelques années en arrière.
09:33Vous aviez sur les bords des routes, même dans les zones pavillonnaires, dans les endroits des villages ou même en ville,
09:38vous aviez, rappelons-nous, au début de l'hiver, des bacs avec ce qu'on appelait des cailloux,
09:44d'une espèce de sable ou d'apuzzolane, voire du sel dans certains cas,
09:48qui étaient déjà préparés et posés pour que chacun d'entre nous, devant la maison, devant l'appartement, devant l'immeuble,
09:54puisse faire son propre travail de déneigement.
09:55C'était une culture, aujourd'hui, qui n'existe plus.
09:58Elle existe, à mon avis, de moins en moins aussi, je vous le dis,
10:00chez les responsables publics qui, lorsqu'ils font des choix budgétaires,
10:04on en parle ici, il y a des choix budgétaires à faire aujourd'hui, sur l'année,
10:07vous mettez moins d'argent, c'est très clair, c'est un peu partout en Europe, ça, pour le coup,
10:10que vous soyez que le gouvernement local ou le gouvernement central,
10:13sur ces moyens qui vont faire face à peu, finalement, de cas dans le quart de l'année,
10:18il y en aura peut-être un ou deux, moyens techniques, moyens humains,
10:21moyens aussi de produits qu'on peut mettre sur le sol,
10:24ça, c'est très différent entre le nord de l'Europe, l'est, et, par exemple, notre partie à nous,
10:27et puis, vous avez aussi des contraintes environnementales,
10:30on ne peut plus utiliser les mêmes produits qu'il y a une dizaine d'années,
10:32donc, c'est un choix aussi qui est fait par rapport au respect de l'environnement,
10:34et je crois que, là-dessus, c'était des choses très efficaces,
10:37qui, aujourd'hui, ne sont plus permises sur la chaussée, par exemple,
10:39et donc, ça veut dire qu'à la fois, il y a moins d'engagement, moins de moyens,
10:42ça, c'est très clair, moins de ressources humaines, très concrètement,
10:46moins d'intérêt pour ça, moins d'intérêt pour ça, alors que c'est essentiel,
10:48regardez les bouchons dont vous parlez, l'économie qui est au ralenti,
10:52les stocks sont dans les camions, aujourd'hui, donc les camions ne circulent plus,
10:54imaginez bien que ça peut très vite devenir quelque chose d'embarrassant
10:56si l'épisode neigeux dont on parle va durer.
10:59Donc, ça, c'est un phénomène qui est à la fois, évidemment, individuel,
11:01mais surtout, je vous le dis, collectif, public,
11:05certainement que face au poids que ça représente chaque année,
11:08et sur peut-être une dizaine d'années, aujourd'hui, on a décidé de faire moins d'argent,
11:11moins de moyens, et donc, résultat, on est moins préparé.
11:14C'est intéressant ce que vous dites, au-delà de l'image de carte postale
11:16qu'on voit derrière vous, avec la Tour Eiffel, évidemment, tous ces touristes
11:18qui se prennent presse pour prendre des photos,
11:22il y a de vrais enjeux, des enjeux publics.
11:25On va regarder, peut-être, ce résumé qui est signé Noémie Roche,
11:29avec toutes ces perturbations auxquelles font face les Français
11:32depuis le début de semaine.
11:33Je rappelle que, quand même, 5 personnes ont perdu la vie sur les routes
11:35depuis lundi.
11:37Explications et sujets montés par Noémie Roche.
11:39Regardez.
11:42Premier flocon et première difficulté pour les usagers de l'arbre.
11:46Qu'est-ce qui vous arrive ?
11:47Je suis parti un peu vite, en pensant que la N128 a été déneigée.
11:52Ce n'est pas le cas.
11:54J'ai eu passé la sableuse, donc un peu tard.
11:59Des déneigeuses à pied d'œuvre sur cette autoroute,
12:02où les gendarmes traquent les chauffeurs de poids lourds récalcitrants,
12:07interdits de circulation en raison des conditions météo.
12:10Résultat, les chaînes d'approvisionnement, notamment en produits frais,
12:17seront perturbées, selon le PDG des supermarchés Carrefour.
12:20Les intempéries affectent aussi le trafic aérien.
12:24Près de 150 vols ont été annulés dans les aéroports parisiens
12:27à cause des opérations de déneigement des pistes
12:29et de dégivrage des avions.
12:31A Paris et dans sa banlieue, le niveau 3 du plan neige et verglas a été activé.
12:37La vitesse des voitures est limitée à 70 km heure.
12:41Les transports scolaires en grande couronne ont été supprimés.
12:45Dans la capitale, seuls les métros fonctionnent,
12:48les bus du réseau R1TP sont à l'arrêt et les RER perturbés.
12:53Mardi soir, le ministre des Transports avait recommandé
12:56la plus grande prudence dans le département.
12:59Il est conseillé aux usagers, notamment en Ile-de-France,
13:03de reporter dans la mesure du possible leurs déplacements
13:07et de privilégier avec l'accord de leurs employeurs
13:10le télétravail pour ceux qui le peuvent.
13:14Des recommandations formulées cette fois bien en amont
13:17alors que le premier épisode neigeux de lundi
13:19avait été un peu sous-estimé selon ce même ministre.
13:23Les intempéries ont causé la mort d'au moins 5 personnes
13:26en début de semaine sur les routes de France.
13:29Selon Météo France, si cet épisode de froid est remarquable
13:33par son intensité, il ne constitue pas une vague de froid
13:36à proprement parler, en raison de sa brièveté notamment.
13:42Corentin Perrault, je me tourne de nouveau vers vous
13:45parce qu'on parle d'anticipation, de prévision.
13:47Il y avait 26 départements placés en vigilance orange
13:50en début de semaine, il y en a 38.
13:52Aujourd'hui, qu'est-ce qui fait qu'on décide
13:54de rallonger ou pas la liste en question ?
13:58Alors, je préciserais même qu'il y en a 21 départements
14:01maintenant à l'heure actuelle, puisqu'il y a plusieurs départements
14:03qui ont été enlevés à midi.
14:05Donc, au fur et à mesure de l'après-midi,
14:07ça va être un progressif.
14:09Cette vigilance va évoluer au fur et à mesure de l'après-midi
14:12de comment cette perturbation, elle progresse
14:14et comment on la prévoit ?
14:16Tout simplement, on a différents centres de prévision
14:18qui sont en région, également avec le centre national de prévision
14:21qui se situe à Toulouse.
14:23Et donc, c'est un travail en commun entre les chefs régionnistes,
14:26également régionaux, ou ceux à Toulouse qui sont vraiment nationaux.
14:30Un travail de concert qui est là, justement,
14:33pour guider au mieux la prévision, essayer d'affiner
14:36avec les derniers modèles météorologiques pour faire évoluer cette vigilance
14:39pour qu'elle soit la plus nette, la plus précise
14:41et la plus claire possible au fur et à mesure des heures,
14:43même si elle évolue.
14:45Là, on va pouvoir le voir au fur et à mesure des prochaines heures,
14:47même des prochains jours, cette vigilance va évoluer.
14:49En effet, nous avons cet épisode des Jeux
14:50qui est en train de se poursuivre vers l'Est,
14:52entre l'Auvergne et le Nord-Est.
14:54Cela va concerner la moitié Est du pays.
14:57Mais également, la nuit prochaine, on a un risque également de verglas
14:59proche du massif central et également du Nord-Occitanie
15:03et le Limousin.
15:04Donc, il faudra surveiller la vigilance.
15:05Et puis, demain, on a l'arrivée d'une tempête météorologique.
15:08Donc, on est vraiment au cœur de la vigilance.
15:10On l'a fait évoluer au mieux à la situation météorologique
15:12qui change tous les jours.
15:14Le pire est derrière nous
15:15ou c'est encore trop difficile de répondre à cette question ?
15:19Pour la neige, en tout cas, sur l'Île-de-France,
15:22la perturbation vient de glisser sur l'ensemble de la région francilienne.
15:26Donc là, la fin de l'épisode neigeux est fait.
15:28On va avoir un redout progressif au fur et à mesure de l'après-midi.
15:32Donc là, en effet, on va avoir des températures
15:33qui vont passer au-dessus de la barre des zéros degrés.
15:35D'ailleurs, ça vient de se faire à l'instant.
15:38Là, la neige va commencer à fondre,
15:39mais au fur et à mesure des heures, très progressivement.
15:42Et puis, alors, ce n'est pas un phénomène fini,
15:44cependant, pour l'Est du département,
15:46l'Est de la France, plutôt,
15:47parce qu'on a cette perturbation
15:49qui va continuer de glisser au fur et à mesure vers l'Est,
15:52à porter quand même 1 à 5 cm de neige
15:54entre le Nord-Est, le Centre-Est et l'Auvergne.
15:56Donc, il faut tout de même rester prudent
15:58sur l'ensemble des départements
15:59qui sont situés en vigilance orange à l'heure actuelle.
16:02Bon, c'est super.
16:02On a la météo en direct.
16:04Corentin Perrault, qu'est-ce que vous avez à répondre
16:07à Météo France,
16:09à ceux qui accusent les services de météorologie
16:13d'avoir sous-évalué le phénomène en début de semaine ?
16:18On a quand même le ministre des Transports
16:19qui a dit que ça a été un peu sous-évalué.
16:23Est-ce qu'il y a eu des ratés ou pas, finalement ?
16:25Écoutez, alors moi, mon travail,
16:29je suis prévisionniste à Météo France.
16:31Mon travail est de rester focus
16:32sur la prévision météorologique.
16:34Là, actuellement, nous sommes au cœur
16:35d'une situation météorologique hivernale particulière
16:37avec cette arrivée de nouvelles neiges sur la France
16:40et notamment en Ile-de-France.
16:42Donc là, nous sommes surtout focus
16:43sur cette prévision météorologique
16:44avec ce phénomène météorologique hivernal.
16:47Je rappelle que c'est une situation quand même
16:49pas toujours simple à prévoir.
16:51À l'heure actuelle, tous les agents de Météo France
16:53sont à pied d'œuvre
16:54pour effectuer la meilleure prévision possible
16:57pour les prochains jours.
16:58On va continuer à le faire.
16:59En tout cas, on fait de notre mieux
17:01pour prévoir cette neige qui va se continuer.
17:03Les ratés sont possibles, évidemment.
17:04Ce n'est pas une science exacte.
17:06Je vous pose la question
17:07parce que c'est vrai que l'été,
17:09on nous répond souvent
17:10sur les épisodes de canicule
17:12que c'est de plus en plus complexe
17:13de prévoir comme ça à l'instant T
17:16et que les choses peuvent changer
17:17à si vite.
17:20Vous, aujourd'hui,
17:21vous avez le sentiment quand même
17:21que le job a été fait,
17:23si je vous écoute.
17:25Écoutez, nous, en tout cas,
17:26on fait notre prévision météorologique.
17:27Il peut y avoir des ratés.
17:29C'est absolument possible.
17:30On est quand même dans une science
17:31qui n'est pas complète.
17:33On nous demande,
17:34on est la seule science
17:34à nous demander de prévoir
17:36quand même la météo
17:37au fur et à mesure des jours prochains.
17:39Nous, en tout cas,
17:39on fait de notre mieux
17:40pour essayer de prévoir au mieux.
17:41Il est possible d'avoir des ratés.
17:43Là, actuellement, en tout cas,
17:44on fait de notre maximum
17:45pour prévoir au mieux
17:46cette situation météorologique hivernale
17:48avec cette neige présente sur le pays
17:50et dans les prochains jours,
17:51en effet, cette tempête
17:52qui va nous concerner
17:53dès demain soir sur le pays
17:55puis arrivée par le Nord-Ouest.
17:56Jean-Christophe Gallien,
17:58c'est un peu facile
17:59de faire reposer la faute
18:01comme ça sur les services
18:03de météorologie,
18:04en l'occurrence Météo France.
18:05Le ministre qui dit
18:06qu'ils ont peut-être
18:07un peu sous-évalué les risques,
18:09ça décharge la responsabilité
18:10sur les autres, non ?
18:11Ça peut être léger, en effet.
18:13Il y a une partie
18:13qui est en partie vraie,
18:14c'est-à-dire que la critique formulée
18:16généralement...
18:16C'est beaucoup de critiques
18:16depuis le début de semaine.
18:17Généralement, elle est en France
18:20par rapport à d'autres pays du Nord,
18:22par exemple,
18:22sur moins de prévisibilité.
18:23Mais il y a, encore une fois,
18:24là aussi, quelque chose
18:25qui, effectivement,
18:26relie ce que vous dites.
18:27C'est-à-dire que moi,
18:27je trouve que c'est très facile
18:29de critiquer à la fois
18:30l'opérateur de prévision,
18:32parfois l'opérateur
18:33de transport public.
18:34Je tiens à souligner,
18:34par exemple,
18:35que la RATP à Paris,
18:36en Ile-de-France,
18:37en est plutôt bien sorti.
18:38Les métros ont fonctionné.
18:39Avec des métros au pédalage,
18:40parfois, les bus ont été rappels
18:42ce matin.
18:42Ils sont sortis des dépôts
18:43et ils sont sortis
18:47de voies.
18:48Ils ne peuvent pas circuler
18:48si la voie est enneigée.
18:50Parfois, même,
18:50difficulté de sortir
18:51de leur propre dépôt.
18:53Là aussi,
18:53pour des problèmes de moyens,
18:54peut-être aussi de déneigement.
18:55Mais après,
18:56le rail a plutôt bien fonctionné
18:57malgré, parfois,
18:59des problèmes de...
18:59Donc, c'est plutôt pas mal là-dessus.
19:01Et c'est clairement
19:01un effort qui a été fait
19:02par la RATP, par exemple,
19:03en tout cas,
19:03en Ile-de-France.
19:04Après, là où il y a un déficit,
19:06je vous le redis,
19:07c'est culturellement.
19:07Je pense que tous,
19:09tous, y compris les gouvernances locales,
19:12on voit bien
19:12qu'avant les municipales,
19:13ça pédale un peu
19:14en difficulté
19:15parce que là,
19:15ce n'est pas un bon signal.
19:17Effectivement,
19:17on a les moyens,
19:17on a les équipements en général,
19:19c'est ce qui s'est passé.
19:19Mais est-ce qu'on a
19:20les matériaux
19:21et les gens
19:22pour les faire fonctionner
19:23et ensuite délivrer
19:24sur la chaussée ?
19:25Je trouve que c'est là
19:25où il y a une vraie difficulté
19:27aujourd'hui.
19:28Justement,
19:28les maires,
19:29on les voit à la manœuvre
19:30et les députés aussi
19:31dans les régions,
19:32on les voit sur le terrain
19:33ces dernières heures.
19:34Là où il y a peut-être eu
19:35des loupés
19:36en début de semaine
19:37où un laps de temps
19:39avant de réagir
19:43des équipements flambant neuf.
19:45Je vous propose
19:45de regarder le député
19:46Jean-Didier Berger
19:48accompagné du maire
19:49de Clamart,
19:50Yves Koskas.
19:51C'était la nuit dernière.
19:52Regardez.
19:53Bonjour à tous.
19:54Il est 4h du matin.
19:55Je suis avec Yves Koskas,
19:57le maire,
19:57et tous les gars
19:59des ateliers de Clamart
20:00qui s'apprêtent
20:01à partir
20:02avec tous les engins
20:05de déneigement
20:06parce qu'il y a
20:07un nouvel épisode de neige
20:07qui va avoir lieu aujourd'hui.
20:09Ça fait des jours
20:09et des jours
20:10que j'entends dire
20:12que
20:12soit heureusement
20:15le travail est bien fait
20:16soit qu'il n'est pas bien fait.
20:19Moi,
20:19ce que je voudrais
20:19montrer ce matin
20:21avec cette petite vidéo,
20:23c'est qu'il y a des hommes
20:24et des femmes
20:25qui sont là
20:26pour nous servir,
20:27pour servir le service public,
20:29pour servir les Clamartois
20:30et les Clamartois
20:31tous les jours,
20:32toutes les nuits,
20:33depuis 3 jours
20:33et 3 nuits.
20:35Et donc,
20:36je voudrais les saluer
20:37et dire à tous les grands cheux
20:39que oui,
20:40il y a la qualité
20:41du service public.
20:42oui,
20:42c'est au rendez-vous
20:43et si nos routes,
20:45si nos allées
20:46sont déneigées
20:47à Clamart,
20:48alors qu'on est
20:49parmi les points
20:49les plus élevés
20:50en altitude
20:50du département,
20:52c'est grâce à elles
20:53et c'est grâce à eux.
20:54Donc,
20:54je voudrais traverser
20:55cette petite vidéo
20:55et leur dire
20:55un grand merci
20:57au nom de toutes les Clamartois
20:58et de tous les Clamartois.
20:59Ça vous fait sourire,
21:01Jean-Christophe,
21:02on fait de la politique là.
21:03Oui,
21:04ça pour le moins,
21:05il y a une forme
21:05d'agilité politique.
21:06Après,
21:06est-ce qu'il y a
21:07une vraie agilité
21:07sur le terrain
21:08avec les matériels ?
21:09On voit bien que derrière
21:09il y a une sorte
21:10d'armée,
21:11de déneigement,
21:12ça c'est clair.
21:12Maintenant,
21:13est-ce que c'est partout pareil ?
21:14Je vous le redis,
21:14ça s'est à démontrer.
21:15D'une ville à l'autre,
21:16ce n'est pas la même politique.
21:17Est-ce que ça,
21:18ce n'est pas dingue ?
21:18Non,
21:18mais ça,
21:19c'est un vrai sujet.
21:19C'est-à-dire que
21:20quand on compare encore une fois
21:21les pays,
21:21par exemple,
21:22du nord de l'Europe,
21:23parce que c'est un enjeu
21:24très stratégique
21:25et qui revient très régulièrement,
21:26tout est centralisé.
21:27Donc,
21:28c'est une responsabilité centrale
21:29avec évidemment
21:30des opérations
21:31qui deviennent
21:32des opérations de terrain.
21:33Là,
21:33chez nous,
21:33on le redit,
21:34les routes n'appartiennent pas
21:35à la même gestion.
21:36C'est-à-dire que c'est normal,
21:37on a des villes
21:38pour le contexte municipal,
21:40pour le patrimoine départemental,
21:41des routes départementales,
21:42ce sont les départements.
21:43On voit bien que notamment,
21:44on parlait d'Auvergne,
21:45on parlait des secteurs de montagne.
21:46Là,
21:46pour le coup,
21:47ce sont des routes départementales.
21:49Donc,
21:49c'est les départements
21:49qui font souvent
21:50des gros investissements là-dessus
21:51et qui sont en face
21:52de leur responsabilité,
21:53parfois les villes.
21:54Et puis après,
21:54il y a tout le reste
21:55qui sont évidemment
21:56les routes nationales
21:57où il y a des gros flux
21:58sur l'île de France
21:59où là,
21:59pour le coup,
21:59on a besoin d'avoir
22:00une réponse centrale.
22:01Est-ce que ça ne devrait pas
22:02être centralisée ?
22:03Est-ce qu'on ne devrait pas
22:03avoir simplement quelque chose
22:04qui fonctionne avec un pilotage ?
22:06Alors après,
22:07il y a les gens qui vont bien...
22:07Ou au moment en temps de crise
22:08parce que c'est vrai
22:08que quand on prend sa voiture
22:09le matin d'une ville à une autre,
22:11on n'est pas égaux.
22:12Exactement.
22:13Vous pouvez avoir
22:13une route dégagée
22:14et puis s'il y a Clamart,
22:15après,
22:15vous vous retrouvez
22:16dans la ville d'à côté
22:17et qu'il n'y a pas eu d'effort,
22:18vous vous retrouvez
22:19avec de la neige par rail.
22:19Donc,
22:20c'est compliqué.
22:21C'est en effet
22:21une difficulté aujourd'hui
22:22par rapport à un système
22:23qui s'est un peu abandonné,
22:25je pense.
22:26En réalité,
22:26c'est que, oui,
22:27on est là derrière
22:27sur le changement climatique,
22:28ça ne viendra plus,
22:29le prévisionniste nous l'a dit.
22:30Ce n'est pas une réalité.
22:31Ça ne veut pas dire pour autant
22:32que la semaine prochaine,
22:33vous n'aurez pas un autre épisode
22:34après cette tempête
22:35qui arrive
22:36ou qu'on nous annonce en plus.
22:37Et là,
22:37peut-être qu'on sera mieux préparé
22:38parce qu'on sera déjà recentré.
22:40Vous parliez de gros sous tout à l'heure
22:41parce que tout ça,
22:42évidemment,
22:42il faut le financer.
22:43On n'a toujours pas de budget.
22:44J'en profite.
22:45Le budget qui retourne devant
22:47les commissions demain
22:48à l'Assemblée.
22:49Exactement.
22:49Pas de budget pour la nation.
22:51Ce qui veut dire
22:51que les collectivités territoriales,
22:53elles aussi,
22:53alors ce n'est pas pour les budgets
22:54qui sont en train
22:55d'être utilisés aujourd'hui,
22:56mais celles pour préparer,
22:57pour fabriquer leur budget
22:58de cette année.
22:59Ils sont en grande difficulté aussi.
23:00Elles ne savent pas
23:01quelle ressource,
23:01ne savent pas quel moyen.
23:02Tout ça est très compliqué.
23:04On est dans un système
23:04qui, lui,
23:05à mon avis,
23:06a peu à voir
23:06avec la fragilité institutionnelle
23:07du moment
23:08parce que c'est quelque chose
23:09qui est culturellement installé.
23:11Et ça, c'est à questionner.
23:12Si vous êtes citoyen aujourd'hui,
23:13vous pourriez aller taper
23:13à la porte de votre mairie
23:14et dire
23:15« Mais pourquoi on n'est pas préparés ?
23:16Et pourquoi on n'est pas mieux préparés ? »
23:17Mais chacun d'entre nous
23:18est moins préparé.
23:19Moins de voitures,
23:19moins de neige.
23:20On n'est plus équipés
23:21même en termes de mobilité personnelle.
23:23C'est forcément le cas.
23:24Vous êtes en basquette ?
23:25Oui, moi j'ai pris des basquettes
23:27aujourd'hui
23:28qui sont avec des petits crampons
23:29comme si j'étais un peu
23:30une sorte de Norvégiens.
23:31Vous savez,
23:31quand vous allez dans les pays du Nord,
23:32ils achètent des...
23:33Ils ont des semelles
23:35qu'ils mettent par-dessus leurs chaussures
23:36qui ont des crampons
23:37métalliques pour le coup.
23:38Et donc,
23:39oui, peut-être qu'on est obligé
23:39de revenir à ça.
23:41Entre ça et la chaleur l'été,
23:42c'est plus compliqué.
23:43Mais rien ne dit
23:44qu'on n'aura pas des épisodes
23:44dans les deux sens.
23:45Vous l'avez dit tout à l'heure.
23:46C'est plutôt bien parti.
23:47Merci beaucoup.
23:49Jean-Christophe Galien,
23:51merci de nous avoir accompagnés
23:52pendant cette demi-heure.
23:53Corentin Véraud également,
23:54un prévisionniste à Météro France
23:56qui nous a indiqué
23:56il y a quelques instants.
23:57On a la carte.
23:58Merci d'avoir été avec nous
24:00et d'avoir fait de la pédagogie.
24:02Les prévisions
24:03qui évidemment évoluent.
24:04vous les commentiez en direct
24:06à nos côtés.
24:07On est passé de 38 départements
24:08en vigilance orange-neige
24:10vers glade.
24:10Il n'y en a plus que 21 maintenant.
24:11Cet épisode neigeux
24:12qui est en train de se déplacer
24:13vers l'est de la France.
24:15Et c'est plus globalement
24:16une partie de l'Europe
24:17qui est aujourd'hui concernée.
24:18Restez avec nous.
24:19On continue de vous parler
24:19de la neige
24:20dans le journal qui arrive.
24:21A tout de suite.
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