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00:00C'était son premier discours sur l'état de l'Union depuis son retour à Washington.
00:03Donald Trump avait donc sûrement en tête de marquer la nuit dernière les esprits.
00:07Dans la forme d'abord, record battu avec 1h47 d'intervention devant le Congrès américain.
00:12Face aux élus, le président a célébré son bilan sans faire d'annonce majeure,
00:16sans esquisser non plus le moindre changement de cap face au mécontentement pourtant exprimé par les Américains.
00:22Il célèbre donc aujourd'hui le retour de l'âge d'or, dit-il.
00:26On l'écoute et puis on débriefe ensemble juste après.
00:30Ce soir, après seulement un an, je peux dire dignement et fièrement que nous avons accompli une transformation sans précédent
00:38et un redressement historique. Il s'agit d'un redressement historique.
00:46Allez, chronique à quatre mains, même à six mains pour débriefer le discours de Donald Trump.
00:50On n'est jamais trop pour ça. Il y a beaucoup de fake news évidemment à replacer dans leur contexte.
00:56Anne Corpé et James André, vous avez donc suivi cette intervention.
00:59Anne, on va commencer ce discours. On va en retenir quoi ?
01:02D'abord, le record de longueur, ce bilan mirifique, pas tout à fait raccord quand même avec la réalité.
01:08Oui, comme d'habitude, il abuse des superlatifs, il abuse de données erronées,
01:13de chiffres parfois absolument faux, d'approximations.
01:18En fait, il emploie toujours la même méthode. Il commence par présenter le bilan désastreux,
01:25dit-il, de son prédécesseur, comme pour glorifier le sien par contraste.
01:30Il n'hésite jamais à franchir les limites du réel, surtout sur les deux sujets qui sont les piliers de
01:36sa politique,
01:37à savoir d'abord l'inflation. Il a dit qu'il avait trouvé une inflation record à son arrivée à
01:44la Maison-Blanche.
01:45Alors, ça repose sur quelque chose de vrai, à savoir qu'effectivement, la hausse des prix a connu un pic
01:51sous la présidence de Joe Biden, mais c'était en 2022.
01:55Et quand le démocrate a quitté la Maison-Blanche, l'inflation était à 3%.
01:59Elle est aujourd'hui à 2,4%.
02:04Et elle avait commencé donc à décliner bien avant le retour de Donald Trump à Washington.
02:12En bref, les prix augmentent toujours, mais moins vite qu'avant.
02:16Donald Trump, il a par exemple donné l'exemple des prix de l'essence en disant qu'ils avaient été
02:20divisés par 4
02:21depuis son retour au pouvoir.
02:23C'est a priori faux, mais il sait que les Américains sont particulièrement sensibles au prix à la pompe
02:29et qu'ils n'iront certainement pas vérifier précisément son affirmation.
02:34Le deuxième sujet clé de sa politique, c'est bien sûr l'immigration.
02:39Alors, là aussi, il est parti sur des faits réels, à savoir l'explosion de l'immigration illégale
02:45sous le mandat de Joe Biden.
02:47Mais il a brodé sur le fait que le président démocrate avait fait entrer aux États-Unis
02:54des gens qui s'étaient évadés des prisons, des malades mentaux.
02:58Alors qu'en réalité, c'est une immigration clandestine, certes, mais traditionnelle.
03:02Et il a aussi affirmé qu'il n'y a plus aucun clandestin n'était arrivé aux États-Unis depuis
03:09son arrivée au pouvoir.
03:10C'est faux.
03:11Même s'il y a effectivement une baisse spectaculaire des entrées de clandestins aux États-Unis
03:17du fait de les faire repoussoir de la politique qu'il a menée.
03:21Il s'est aussi vanté d'avoir expulsé des criminels à un taux record.
03:25Or, la majorité des immigrés qu'il a repoussés en dehors des frontières n'avaient aucun casier judiciaire.
03:33Il y a même des gens qui étaient légalement sur le territoire qui ont été interpellés par ICE.
03:39Et puis, bien sûr, il n'a pas dit un mot de la mort de René Goud et d'Alex
03:45Préti,
03:46tués par les agents fédéraux, dont la mort avait suscité une vague d'indignation,
03:51et poussé les électeurs, y compris ses partisans, à s'interroger sur sa politique migratoire.
03:56C'est vrai qu'on le connaît bien, Trump, il est réputé pour réécrire l'histoire, pour déformer la réalité.
04:02James, comment vous l'avez trouvé, vous, ce discours ?
04:05Alors, vous me faites dire un truc, là ?
04:06Est-ce que dans le fond, ça compte qu'ils disent ou pas la vérité ?
04:09On a envie de dire oui, mais elle mérite d'être posée cette question.
04:13Non, cette question mérite d'être posée, tout simplement, parce que moi, je vais être honnête avec vous,
04:16je l'ai trouvé très bon, en fait, ce matin, Donald Trump, c'est-à-dire, enfin, ce matin ici,
04:20et puis hier soir là-bas,
04:21tout simplement parce qu'il a été extrêmement efficace.
04:24Et le problème de Donald Trump, c'est qu'il faut se souvenir à quoi sert ce discours.
04:27À quoi sert ce discours ?
04:28Ce discours, c'est évidemment de la politique, surtout, alors qu'au mois de novembre, on a des élections de
04:31mid-tom qui arrivent.
04:32Or, il cherche, en fait, d'abord à rassurer sa propre base, qui a été effectivement ébranlée,
04:38parce qu'on a pu voir récemment, à savoir aussi bien le dossier Epstein,
04:41qui est évidemment en filigrane, mais dont il n'a pas dit un mot.
04:44Et puis, dans le même temps, eh bien, toutes ces controverses autour de ICE,
04:47de cette économie où, effectivement, les Américains ne sont quand même pas forcément complètement satisfaits.
04:52Mais il parle surtout aux 27% d'indécis, à ces 27% d'électeurs qui vont faire la différence,
04:58ces 27% qui se disent qu'ils ne savent pas encore pour qui il va voter.
05:02Or, combien de ces 27% vont effectivement faire le travail que vous avez fait, Anne ?
05:05À savoir aller vérifier les chiffres et s'assurer que, oui ou non,
05:08eh bien, il y a zéro immigré qui ont passé la frontière.
05:12Eh bien, non, lui, il va donner des grandes tendances.
05:14Or, comme vous l'avez dit, c'est assez vrai, quand on passe de 250 000 entrées illégales à 6
05:18000,
05:18on peut dire qu'on a fait un vrai travail, on n'est pas à zéro.
05:20Sur d'autres dossiers, les mensonges sont peut-être plus gros.
05:23Après, la question est de savoir, est-ce que, si vous dites,
05:25j'ai obtenu 1800 milliards d'investissements étrangers,
05:29alors que votre propre service dit 9,7 milliards,
05:33et que, dans la réalité, beaucoup d'experts disent,
05:35avec l'histoire de ce qui s'est passé avec notamment les droits de douane,
05:37ce n'est pas gagné.
05:38Mais la question, c'est l'efficacité.
05:40Et sur l'efficacité, il est remarquable.
05:41C'est-à-dire qu'hier, il n'est pas sorti des clous complètement,
05:45comme on a pu le voir faire à Davos,
05:46ou, par exemple, au discours lors du lancement de son Board of Peace.
05:49Il est resté sur son message.
05:50Et il faut se souvenir que c'est un homme de télé, un homme de spectacle.
05:53Et j'aimerais qu'on regarde juste un instant quelque chose qui, pour moi,
05:55était peut-être le highlight, comme on dit aux Etats-Unis,
05:58de ce show qu'il a mis.
06:00C'est quand il a décidé de prendre à partie
06:03les démocrates sur l'immigration.
06:04Regardez.
06:12Bon, on le verra un tout petit peu plus tard.
06:14Donc, effectivement, on le verra.
06:17On n'a pas le highlight.
06:18Décrivez-nous peut-être le highlight.
06:18Bon, écoutez, je vous le découvre.
06:19Tout simplement, à un moment donné, il a dit,
06:20écoutez, voilà, les démocrates ont fait un travail terrible sur l'immigration.
06:24Et il dit, et je vais vous demander quelque chose,
06:28je vais poser une question.
06:29The State of the Union, c'est l'occasion pour les politiques
06:32de montrer et de montrer au monde ce que pense le Congrès.
06:35Donc, je vais demander à tous ceux qui sont devant moi,
06:37les lawmakers américains, de se lever s'ils sont d'accord
06:39avec ce que je vais dire.
06:41Le travail d'une administration américaine,
06:42c'est de défendre les citoyens américains
06:46plutôt que les migrants illégaux.
06:47Et à ce moment-là, évidemment, tous les républicains se lèvent,
06:49tous les démocrates restent assis.
06:50Et cela va durer facilement deux minutes.
06:54Deux minutes pendant lesquelles, eh bien,
06:55il va pointer du doigt les démocrates.
06:57Une fois de plus, souvenez-vous qu'on est devant
06:59une population globale qui va regarder ça à la télévision
07:03et pour lequel le message, c'est, eh bien,
07:04ces gens-là ne sont pas prêts à défendre vos frontières.
07:07Or, c'est là que je dis,
07:09sur le fond, plein d'erreurs factuelles,
07:11sur la forme, une certaine efficacité.
07:13Et il faut voir s'il aura su convaincre ou non.
07:15– Alors, sans le verre au mid-terms, forcément,
07:17parce que c'est un peu tout l'enjeu,
07:20convaincre ceux qui ne sont pas très motivés
07:21pour se déplacer pour aller voter en novembre prochain,
07:23ça va arriver vite, très vite.
07:25Ce discours, il était fait pour ça.
07:27Anne, parler aux Américains,
07:30convaincre dans un contexte de sondage
07:31pas vraiment favorable au chef de la Maison Blanche,
07:33il faut le dire.
07:34– Oui, normalement, c'est vraiment un moment crucial,
07:37le discours de l'État de l'Union,
07:40pour relancer la machine en vue des élections de mi-mandat.
07:44La séquence dont vient parler de James
07:46va certainement être utilisée
07:47dans des spots de campagne à foison.
07:50Mais c'est vrai que Donald Trump est confronté
07:52à des sondages pas aussi bons qu'il ne voudrait.
07:55Bon, il y a 60% d'opinions défavorables.
07:58Ça veut dire 40% d'opinions favorables.
08:01Mais ce qui est inquiétant, c'est pas tant les chiffres en eux-mêmes
08:04que la trajectoire qui est en déclin constant
08:07depuis son retour à la Maison Blanche,
08:09en particulier sur les deux piliers de sa politique,
08:12encore une fois, l'immigration et l'inflation.
08:15Et il y a une petite phrase qu'il a prononcée
08:16et qui montre qu'il est quand même sensible
08:19à ses enquêtes d'opinion.
08:20Il a dit « tenez bon encore un peu aux Américains ».
08:24Alors, ce discours, c'était une occasion unique,
08:27finalement, de définir le message de campagne
08:29des Républicains, des élus, avant novembre.
08:33Et puis, de faire de nouvelles propositions là-dessus.
08:36Il a été un peu faiblard.
08:38Il a proposé que tous les Américains
08:40puissent bénéficier d'un compte épargne-retraite
08:45similaire à celui dont bénéficient
08:47les fonctionnaires fédéraux.
08:48Mais on ne sait pas du tout comment
08:50il va mettre ça en place.
08:51Et il a chargé, Jay D. Vance,
08:53de mener une guerre contre la fraude.
08:57Bon, ça paraît un peu léger
08:59comme grande thématique de campagne.
09:02Mais surtout, il n'a pas expliqué
09:04comment il allait faire pour se débrouiller
09:07avec cette décision de la Cour suprême
09:09qui a sapé sous le pied
09:12le pilier de sa politique,
09:14à savoir l'usage des droits de douane.
09:16C'est vraiment l'alpha et l'oméga de sa politique.
09:19Pour lui, ça résout tous les problèmes.
09:21Il a le droit d'imposer, comme il l'a fait,
09:2415% de taxes douanières au monde entier.
09:27Mais seulement pour une période de 150 jours.
09:29Au-delà de ça, il faudra désormais
09:31un vote du Congrès.
09:33Et là-dessus, on a entendu
09:34le chef de la majorité républicaine
09:37de la Chambre dire
09:38qu'il était un peu sceptique
09:40sur la possibilité d'organiser un vote
09:42d'ici la fin de l'année.
09:45Et d'ailleurs, le signe de l'inquiétude
09:47de Donald Trump à l'égard
09:48de ce scrutin de novembre,
09:51il a affirmé que les démocrates
09:54allaient tricher,
09:55que c'était la seule manière pour eux
09:57de gagner les élections.
09:58Il a demandé au Sénat de voter
10:01une mesure qui exigerait
10:03des citoyens américains
10:04qu'ils présentent une carte d'identité
10:07avant de se présenter aux urnes.
10:09On sait que les Américains, en fait,
10:10comme carte d'identité,
10:11ils n'ont qu'un permis de conduire.
10:13Et ça exclurait finalement,
10:15en particulier les plus pauvres,
10:18de l'accès aux urnes.
10:21C'est un peu comme s'il se préparait
10:23à contester le résultat d'élections
10:26qu'il commence peut-être
10:28à envisager de perdre.
10:30Le fameux sujet de la fraude électorale
10:31qu'on connaît bien là aussi.
10:34James, vous pensez, vous,
10:35qu'il peut marquer des points
10:36grâce à ce discours de cette nuit ?
10:37Alors, je pense qu'il aura consolidé ses bases.
10:40Je pense qu'il a...
10:41Il faut regarder aussi les invités
10:42qu'il y a pu y avoir.
10:43C'est-à-dire aussi bien...
10:44Il a invité notamment, par exemple,
10:46une jeune femme qui avait détransitionné.
10:48Il faut se souvenir que c'est une partie
10:50très forte de son électorat,
10:51on va dire fondamental,
10:52qui est très opposée aux droits LGBT.
10:56Donc là, il a rappelé
10:57qu'il était toujours dans cette ligne-là.
10:58Il a rappelé également
10:59qu'il a rassuré ses électeurs,
11:01je dirais, traditionnalistes et chrétiens
11:03en expliquant qu'on n'avait jamais vu
11:05autant de jeunes dans les églises
11:07et que c'était notamment grâce à lui.
11:08Je pense que Donald Trump,
11:10fait persister signe,
11:12il est toujours dans la même stratégie.
11:13Pour lui, il a vu quand même une mutation
11:15qu'on a tous observé
11:17de cette société américaine
11:19qui est en train de prendre
11:19un virage conservateur.
11:21Il continue sur cette même lignée
11:22en essayant de masquer ses faiblesses
11:26avec, par exemple, sur l'histoire,
11:27si on prend le cas des droits de douane,
11:28il va sans doute, vous avez raison,
11:30il va sans doute essayer
11:30de remettre en question les élections.
11:31Il va sans doute dire
11:32que sa stratégie économique
11:33n'a pas fonctionné
11:34à cause de la Cour suprême
11:36et qu'on l'a empêché
11:37d'aller au bout de son principe
11:38sur les droits de douane.
11:39Il va évidemment faire de la politique.
11:41Après, son discours était effectivement
11:45structuré, adressé à ses soutiens
11:48ainsi qu'à cette part d'indécis
11:50et il a eu, à mon avis,
11:52une certaine efficacité.
11:53Ça va être intéressant
11:54de regarder les sondages
11:55dans les semaines à venir.
11:56Mais je rappellerai quand même
11:57qu'il est effectivement
11:57à 40% d'approbation
11:59mais c'est bien plus
12:00que Joe Biden
12:01à la même époque de son mandat.
12:03Alors, on poursuit sur ce discours.
12:07On sait que, de tradition,
12:08la politique étrangère
12:09n'est pas au premier plan
12:11mais Donald Trump
12:12a tout de même évoqué l'Iran
12:13en même temps.
12:14Il était un peu contraint
12:15étant donné le contexte.
12:17On va écouter tout de suite
12:18cette intervention
12:19du président américain
12:20sur le sujet.
12:21Il s'adresse à Téhéran notamment.
12:22Regardez.
12:25Ils ont déjà développé
12:26des missiles capables
12:27de menacer l'Europe
12:28et leur base outre-mer
12:29et ils travaillent
12:30à la construction de missiles
12:32qui pourront bientôt
12:32atteindre les Etats-Unis d'Amérique.
12:36Voilà, il faut rappeler
12:37Anne, rappeler
12:38qu'on est dans un entre-deux
12:40diplomatique.
12:41Demain, il y a un nouveau
12:41rand de négociation,
12:42le troisième qui va débuter
12:43à Genève.
12:44Américains et iraniens
12:45vont se parler
12:46et vont tenter
12:47d'élaborer cet accord
12:48sur le nucléaire.
12:50Téhéran a immédiatement
12:51démenti les accusations
12:53de Trump, Pierre Soir.
12:54Oui, d'ailleurs,
12:54il y a même un rapport
12:55parlementaire américain
12:56de 2025
12:57qui explique que
12:58la portée maximale
12:59des missiles iraniens
13:01c'est 3000 kilomètres,
13:02c'est-à-dire très très loin
13:03du territoire
13:04des Etats-Unis.
13:05Mais Donald Trump
13:06qui a massé
13:07un dispositif militaire
13:10incroyable
13:11au large des côtes iraniennes
13:12doit bien dire
13:13aux Américains
13:14qu'ils sont menacés
13:15d'une certaine manière
13:16pour justifier
13:18une intervention
13:19qui arrivera
13:21ou pas.
13:22Il a dit
13:23préférer
13:24une solution négociée.
13:25L'équipe effectivement
13:26iranienne
13:27est déjà
13:27en route
13:28pour Genève
13:29mais il sera difficile
13:30de ne rien faire
13:31après avoir concentré
13:33au large
13:34des côtes iraniennes
13:35le plus fort dispositif
13:37militaire
13:37jamais déployé
13:39depuis
13:40avant la guerre
13:41en Irak
13:42c'est-à-dire
13:42depuis plus de 20 ans.
13:44Alors
13:44Donald Trump
13:45n'a cependant
13:46pas semblé
13:46préparer
13:47les Américains
13:48à une attaque
13:49d'envergure
13:50parce qu'en fait
13:51il s'est placé
13:51lui-même
13:52dans une situation
13:53politique
13:54un peu compliquée
13:55avec
13:56cette armada
13:58comme il dit
13:58parce qu'il a
13:59toujours dit
14:00qu'il était hostile
14:01aux interventions
14:02militaires
14:03de longue durée
14:04à l'étranger
14:05il parle
14:05de ces guerres
14:07interminables
14:07son électorat
14:09n'en veut pas
14:10et puis son chef
14:12d'état-major
14:12a mis en garde
14:13contre les risques
14:14d'une intervention
14:16massive
14:16sur l'Iran
14:17il ne faut pas oublier
14:18qu'il y a 30 à 40 000
14:19soldats américains
14:20positionnés
14:21sur 19 sites différents
14:22dans la région
14:23et que Téhéran
14:24a clairement prévenu
14:25qu'ils allaient
14:26viser
14:27ces bases
14:28militaires américaines
14:29en cas de frappe
14:30sur le territoire
14:31iranien
14:32Donald Trump
14:33a aussi répété
14:34qu'il avait
14:35anéanti
14:36les infrastructures
14:37nucléaires
14:38en juin dernier
14:39lors de la guerre
14:40des 12 jours
14:42là encore
14:42il s'éloigne
14:43de la vérité officielle
14:45des Etats-Unis
14:46puisque même
14:46dans le document
14:47de stratégie
14:48de sécurité
14:49nationale
14:49les experts
14:50disent simplement
14:51que ça a été
14:53sérieusement dégradé
14:54mais là encore
14:55toujours pour justifier
14:56une éventuelle intervention
14:58il a assuré
14:59que les Iraniens
15:01voulaient
15:02en tout cas
15:03n'avaient pas
15:03renoncé
15:04à acquérir
15:05l'arme atomique
15:06le régime
15:07des Mola
15:07lui a toujours
15:08démenti
15:09vouloir acquérir
15:09la bombe
15:10mais on n'est pas
15:11obligé de les croire
15:11non plus
15:12en revanche
15:13on nous parle
15:14de l'Iran
15:15pas un mot
15:16d'Ukraine
15:17alors pas un mot
15:18d'Ukraine
15:18pourtant c'est le
15:19quatrième anniversaire
15:20ça aurait été
15:20une intéressante
15:22enfin c'était hier
15:22mais ça aurait été
15:23une intéressante
15:23conjonction de dates
15:24et bien
15:25il n'a pas cédé
15:26cette opportunité
15:26tout simplement
15:27parce qu'il n'a pas réussi
15:28à tenir ses promesses
15:29là-dessus
15:29puisqu'il avait dit
15:30que c'est une guerre
15:30qui réglerait en 24 heures
15:31on est à beaucoup
15:32plus de 24 heures
15:33maintenant
15:33ça va faire une année
15:34et donc évidemment
15:36il ne va pas forcément
15:36parler
15:37mais je pense que
15:37ce qui est surtout
15:38remarquable dans ce discours
15:39à ce niveau-là
15:39c'est la faible part
15:41qui est allouée
15:42à cette politique extérieure
15:44par rapport à tout
15:45l'essentiel de ce discours
15:46qui est sur la politique
15:47intérieure
15:47et très clairement
15:48Donald Trump
15:49sait pertinemment
15:49qu'il n'a finalement
15:50pas grand-chose à gagner
15:52à parler politique
15:52il s'est vanté
15:54mais il s'est vanté
15:55en disant qu'il avait
15:5680 millions de barils
15:56de pétrole
15:57en train d'arriver
15:58c'est-à-dire qu'une fois de plus
15:59il est resté sur sa ligne
16:00il a expliqué
16:00qu'ils avaient été intervenus
16:02que ça rapportait du pétrole
16:03que ça ne coûtait pas cher
16:04que ça réglait le problème
16:05du fentanyl
16:06la question est
16:07que va-t-il faire
16:07effectivement avec l'Iran
16:08va-t-il essayer
16:09de faire une mersion
16:11un peu comme au Venezuela
16:12c'est-à-dire décapiter le pouvoir
16:13et laisser les choses en place
16:14en tout cas ce qu'on sait
16:15c'est que pour l'instant
16:16la démocratie vénézuélienne
16:18en est pour ses frais
16:19mais c'est évidemment
16:21pas le cœur du dossier
16:22il le sait
16:22il ne sait qu'il n'a que
16:23des risques à prendre
16:24notamment
16:24Forever War
16:25en Iran
16:27et ça c'est ce qu'il veut éviter
16:28à ce stade
16:29donc la politique extérieure
16:30portion congrue
16:31Voilà la guerre qui coûte cher
16:32aux américains en premier lieu
16:34sachant que l'économie
16:34reste la priorité
16:35on l'a dit
16:36voilà
16:36merci beaucoup à tous les deux
16:38on suivra évidemment
16:40demain
16:40l'issue de ces échanges
16:42troisième rinde
16:42de discussion
16:43sur l'Iran
16:45sur le dossier iranien
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