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00:00C'était son premier discours sur l'état de l'Union depuis son retour à Washington.
00:03Donald Trump avait donc sûrement en tête de marquer les esprits,
00:07dans la forme d'abord encore battue avec 1h47 d'intervention devant le Congrès américain.
00:13Face aux élus, le président des États-Unis a célébré cette nuit son bilan,
00:16sans faire d'annonce majeure, sans esquisser non plus le moindre changement de cap
00:20face au mécontentement pourtant exprimé par les Américains.
00:24On va vous en parler avec vous, Jérôme Yalla-Gaudefroy.
00:27Bonjour et merci d'être avec nous.
00:28Vous êtes chargé de cours à Sciences Po, Saint-Germain-en-Laye, spécialiste des États-Unis bien sûr,
00:32auteur de cet ouvrage, Les mots de Trump.
00:36Alors avant de revenir, de résumer, de tenter de résumer ce discours fleuve,
00:401h47 je le disais, il bat tous les records.
00:43J'aimerais qu'on s'arrête d'abord sur le rendez-vous, le discours sur l'état de l'Union.
00:47On vous le fait vivre en direct chaque année sur nos antennes.
00:50C'est un peu l'équivalent du super bowl de la politique américaine.
00:53Oui, c'est une bonne comparaison parce que c'est le discours politique
00:56le plus regardé de tous les discours politiques.
00:59Il est diffusé sur l'ensemble des chaînes.
01:02Alors il a quand même tendance à baisser au niveau de l'audience.
01:05On était à peu près à 60 millions de personnes qui regardaient sous Bill Clinton.
01:10Et là, on est plutôt à 38 millions.
01:11Sachant que le super bowl, par exemple, c'est 120 millions de personnes qui regardent.
01:15Mais il faut aussi voir que c'est aussi formaté de manière à ce qu'on puisse reprendre des petits
01:20clips.
01:20Vous allez voir qu'il y a beaucoup de personnes qui sont invitées, qui représentent, qui sont les héros,
01:25qui représentent éventuellement, qui incarnent des programmes politiques ou des éléments de langage.
01:30Et donc ça permet aussi d'avoir des petites histoires personnelles qu'on peut retranscrire après sur des réseaux,
01:35sur les réseaux sociaux, comme avec des petits clips vidéo.
01:40Il faut donner plusieurs vies à ce discours, en somme.
01:42C'est ça. Et il s'est repris par les médias.
01:45C'est vraiment un format qui, en fait, est beaucoup découpé en petits drames.
01:50Et là-dessus, Donald Trump sait très bien le faire.
01:52En un mot, vous avez trouvé qu'il a été bon hier soir ?
01:54J'ai trouvé qu'en tout cas, il était combatif.
01:56Il a fait du Trump.
01:57C'était quasiment un discours de campagne.
02:00Il s'assurait, il y avait des sortes de tests de loyauté.
02:03Et il s'assurait d'avoir tout le camp républicain derrière lui.
02:06Alors on va regarder de quoi nous parlons exactement.
02:091h47 d'intervention.
02:11Résumé tout de suite pour commencer en image.
02:14Et puis on y revient évidemment juste après.
02:16Regardez.
02:18Acclamé comme une rock star, Donald Trump fait son entrée au Congrès.
02:28Merci beaucoup à tous.
02:30C'est vraiment un honneur.
02:33Pendant 1h47, il s'est adressé aux Américains.
02:36Un record pour un discours sur l'état de l'Union.
02:39Une prouesse qui ne tient pas aux annonces peu nombreuses du président,
02:43mais plutôt à ses talents d'orateur et à sa capacité à s'auto-congratuler,
02:48notamment sur l'économie.
02:51Notre nation est de retour.
02:53Plus grande, meilleure, plus riche et plus forte qu'avant.
02:57La lutte contre l'immigration illégale est aussi une grande source de fierté.
03:01Mais, ovationné longuement sur son bilan,
03:06le président voudrait aller encore plus loin
03:09et rendre obligatoire la présentation de documents d'identité dans les bureaux de vote.
03:14Il appelle les membres du Congrès à soutenir sa réforme.
03:18Le Congrès devrait s'unir et adopter dès maintenant cette législation de bon sens
03:23qui sauvera le pays.
03:24Selon Donald Trump, les scrutins seraient faussés par le vote de personnes en situation irrégulière.
03:30Une affirmation non sourcée, dénoncée, comme d'autres, par les démocrates.
03:36J'ai trouvé que c'était un état de délire.
03:38C'est tout ce que j'ai à dire.
03:40Le parti d'opposition a chargé la gouverneure de Virginie
03:43de prononcer le traditionnel droit de réponse.
03:46Elle a notamment insisté sur le coût de la vie pour les Américains.
03:51Les coûts sont trop élevés dans les domaines du logement,
03:54de la santé, de l'énergie et de l'éducation.
03:57Et je sais que ces mêmes discussions ont lieu partout dans le pays.
04:02Les démocrates fustigent un président déconnecté
04:05et interpellent les Américains sur les méthodes de l'ICE,
04:09les licenciements massifs dans les administrations
04:12et la gestion de l'affaire Epstein.
04:16Il y a évidemment beaucoup de dossiers qui ont été abordés cette nuit.
04:19D'abord, le format 1h47.
04:21Vous disiez tout à l'heure, il faut faire vivre le discours
04:24pour pouvoir en extraire le meilleur.
04:271h47, il bat quand même tous les records.
04:29Il explose le record qui a été détenu par Bill Clinton.
04:32Ce n'est pas trop long, ça, 1h47 ?
04:33C'est très très long.
04:34Et d'ailleurs, ce qu'on voit, c'est qu'il y a un décrochage.
04:36C'était le cas d'ailleurs dans ces derniers discours aussi devant le Congrès.
04:39Il y a un décrochage de l'audience au fur et à mesure.
04:43Il faut se souvenir que Ronald Reagan avait fait son premier discours
04:46sur l'État de l'Union en une demi-heure.
04:48Alors, il avait été très efficace, il était allé vraiment sur l'essentiel.
04:52Mais là, 1h47, c'est très très long.
04:55D'autant que, alors, ça vient aussi parce qu'il y a beaucoup de moments d'applaudissements.
04:58Il y a des présentations de personnes qui sont à la tribune
05:02et qu'on invite devant l'Assemblée.
05:06Mais c'est très très long.
05:07Et puis, il y a tous les commentaires aussi de Donald Trump
05:09qu'il fait sur son propre discours
05:10et sur la réaction des uns et des autres pendant le discours.
05:13Et ça, on commence à être habitués, nous, médias.
05:16On va le voir tout à l'heure avec James Sandry et Anne Corpé dans le Club France 24.
05:20C'est long.
05:20Et en même temps, ça reste calibré par rapport à ce qu'on peut connaître de lui.
05:25Souvent, il s'échappe et il perd le fil.
05:27Là, ce n'était pas le cas l'année dernière.
05:28Oui, c'est un des rares moments où il a toujours eu tendance
05:30à vraiment lire ce qui est sur son téléprompeteur.
05:34Voilà, c'est construit par une équipe, en fait,
05:38comme tous les discours sur l'état de l'Union.
05:40Donc, beaucoup de personnes du cabinet participent.
05:44Il y a la chef de Chief of Staff, Sisi Wise,
05:48qui a beaucoup aussi participé.
05:50Il y a Stephen Miller,
05:52qui est une sorte de personnage très important au centre du cabinet.
05:57Donc, on a beaucoup de personnes qui ont participé
05:59et qui lui ont conseillé aussi de faire certaines choses.
06:02et lui, il a mis évidemment sa patte également.
06:06Ça n'empêche pas le journal de Libération
06:07d'avoir titré ce matin « Interminable Logoré ».
06:11Logoré, ça fait quand même référence à une pathologie.
06:14Oui, c'est tendance.
06:15Mais alors, il faut effectivement voir ça de point de vue relatif.
06:19Par rapport à d'habitude, c'est beaucoup plus focalisé,
06:22effectivement, mais ça reste très long.
06:25Et puis, il y a toujours ces petits commentaires
06:27qu'il aime faire en plus, qui rajoutent.
06:30Alors, ça plaît à son étitoire.
06:32Il faut aussi voir que, pour ses partisans, ils aiment ça.
06:35Ils aiment ce côté aussi chaud, en fait.
06:38On est vraiment dans le chaud et dans l'auto-commentaire, en fait.
06:41C'est assez fascinant.
06:43Là, vous me tournez la perche de l'enjeu d'un tel discours d'1h47.
06:46Il s'adresse à qui ?
06:47Là, il est en train de parler aux Américains, à sa base,
06:49et aux autres aussi, peut-être, qu'il essaie de convaincre ?
06:52C'est intéressant, parce qu'on parle du discours sur l'état de l'Union.
06:55Donc, normalement...
06:56C'est un bilan.
06:56Voilà, le bilan.
06:57Et puis, il s'agit aussi d'unifier le pays autour d'éléments personnels.
07:02Alors, il y a toujours de valeurs partagées.
07:05Donald Trump a un petit peu fait ça sur la destinée de l'Amérique,
07:09le récit civique.
07:11Mais, en même temps, il a eu aussi un discours qui a attaqué très fortement
07:17et ses adversaires, en tant qu'ennemis, des traîtres un peu à la nation,
07:24qui sont la cause de tout ce qui ne va pas aux États-Unis.
07:27Et il n'y a pas de tentative de rassembler.
07:30Le seul moment, d'ailleurs, où il y a vraiment eu des applaudissements
07:33des deux côtés de la Chambre, c'est quand il y a eu les joueurs de hockey
07:38qui sont venus parce qu'ils avaient gagné la médaille d'or.
07:40Retour des Jeux Olympiques d'hiver.
07:41Des Jeux Olympiques d'hiver, exactement.
07:42Alors, vous parlez des deux côtés de la Chambre.
07:44D'ailleurs, c'est intéressant, on en parlera un peu plus tard.
07:45Mais il y a une trentaine, quand même, d'élus démocrates
07:47qui ont boudé, boycotté carrément hier soir
07:49et qui n'étaient pas physiquement présents dans cette enceinte.
07:53Ils étaient un peu plus à l'extérieur au niveau du Capitole.
07:56J'aimerais qu'on parle de ce bilan qu'il dresse, Donald Trump.
07:59Il le résume ainsi, on va regarder le verbatim,
08:01après seulement un an, je peux dire dignement et fièrement
08:04que nous avons accompli une transformation sans précédent
08:07et un redressement historique.
08:09Notre pays est de retour.
08:10L'inflation chute, les revenus augmentent vite,
08:12l'économie est florissante comme elle ne l'a jamais été.
08:15Vous me parliez de fake news tout à l'heure.
08:16Qu'est-ce qu'il y a de vrai là-dedans ?
08:18Alors, en fait, le problème, c'est que déjà,
08:20ce qu'on voit dans les sondages, c'est-à-dire ce qui est ressenti
08:22par la population, ne correspond pas du tout à ce qu'il dit.
08:25Là, il est dans l'éthos du gagnant, du winner,
08:28comme il aime dire.
08:29Et surtout, il en parle comme si c'était quelque chose
08:32qui s'était fait instantanément quand il était arrivé au pouvoir
08:35par sa propre volonté.
08:37Donc, c'est une stratégie aussi, ça consiste à...
08:40Enfin, c'est un récit qui est tourné autour de sa personne.
08:43C'est depuis que lui est au pouvoir.
08:46Et le problème, effectivement, c'est qu'il y a peu d'empathie
08:49pour le ressenti de l'ensemble de la population.
08:53Il sait que sa base le soutient.
08:55Et donc, on voit que c'est quand même un discours
08:56qui est plus destiné à sa base
08:58et à changer le récit, en fait, à convaincre par un récit
09:02qu'il impose, qui est ce récit du gagnant.
09:05Il a parlé de l'âge d'or.
09:07On essayait dans l'âge d'or de l'Amérique.
09:08C'est ce que j'allais vous dire.
09:09Le retour de l'âge d'or,
09:10quand on regarde les marqueurs de l'économie,
09:12on va peut-être regarder quelques chiffres
09:14parce que ça, c'est factuel, c'est concret.
09:17Et il a beau marteler l'inverse,
09:19le taux de chômage, 4,4%.
09:21La guerre commerciale, l'impact des droits de douane,
09:23215 milliards de dollars de droits de douane.
09:25La croissance aux Etats-Unis,
09:27plus 4,3% au troisième trimestre.
09:31Ça, ce sont les grands marqueurs de l'économie américaine.
09:34On sait que ça reste la préoccupation number one,
09:38j'ai envie de dire, des Américains aujourd'hui.
09:40Le problème des prix notamment,
09:42puisqu'il va donner quelques éléments
09:45sur le prix des œufs, par exemple,
09:47parce que le prix des œufs a baissé
09:48parce qu'il y avait eu la grippe aviaire.
09:49Donc, ils avaient augmenté, ils ont baissé.
09:51Enfin voilà, il y a plusieurs éléments
09:52qui ne sont pas dus nécessairement
09:54à son arrivée au pouvoir.
09:56Mais ce qui est certain,
09:58c'est que le ressenti des gens,
10:00et on voit notamment les prix,
10:02que ce soit de l'immobilier, de l'énergie,
10:04alimentaire, plus 0,7% en un mois.
10:06Ça, c'est concret pour les électeurs.
10:08C'est concret.
10:09Il n'y a pas de baisse des prix.
10:11Et il y a simplement un léger ralentissement
10:13de l'inflation.
10:14Mais ça ne satisfait pas les gens
10:16parce qu'ils ont quand même élu Donald Trump
10:20principalement sur cette question de l'économie,
10:23en tout cas de cette vision
10:24qu'il allait faire quelque chose
10:25parce que c'est un homme
10:26qui a réussi dans les affaires.
10:28Cette capacité à remplir de nouveau le caddie
10:32sans payer des prix exorbitants.
10:34Or, on va regarder peut-être ce dernier sondage.
10:37YouGov Market Watch
10:38qui a été publié hier.
10:40Près de 47% des personnes interrogées,
10:44des Américains,
10:44donc ils jugent que leur pouvoir d'achat
10:45s'est dégradé
10:46depuis qu'il est revenu au pouvoir
10:47en janvier 2025.
10:49Ça, c'est terrible pour lui comme chiffre.
10:50C'est terrible pour lui
10:51parce qu'en plus les chiffres
10:52sur à peu près tous les sujets
10:56sont en chute libre
10:57en ce qui le concerne.
10:59C'est-à-dire qu'on voit que
10:59même sur les sujets de l'immigration,
11:02c'est en chute.
11:03Et donc, il y a...
11:05Même sur ces points forts.
11:06Et alors, ce qui est intéressant,
11:07c'est qu'on voit que ça reste très élevé
11:08chez les Républicains,
11:09autour de 70 à 80%.
11:11Mais là où il y a des chutes importantes,
11:13notamment, c'est chez les indépendants.
11:16Or, il est difficile de gagner des élections
11:18sans convaincre des indépendants.
11:21Les Républicains,
11:2270 à 80% des Républicains,
11:24ça ne représente pas une majorité.
11:26C'est vrai que quand on regarde
11:29ces sondages d'opinion
11:30sur la politique économique migratoire,
11:34il y a toutes les courbes
11:35qui étaient quand même assez hautes
11:36il y a seulement un an,
11:37il n'y a pas si longtemps,
11:38et qui ont toutes dégringolé
11:40en l'issue de quelques mois.
11:41Alors, on le voit ici sur l'immigration,
11:43l'emploi, l'économie,
11:44les échanges commerciaux
11:45et le coût de la vie.
11:46Qu'est-ce que ça nous dit, finalement,
11:48de l'état d'esprit de cette Amérique,
11:50aujourd'hui, qu'on disait divisée
11:51il y a quelques instants
11:52et qu'on disait aussi pleine d'espoir
11:54pour une partie quand il est revenu
11:56à la Maison-Blanche ?
11:57Oui, parce qu'il y avait l'idée
11:59qu'avant le Covid,
12:01les choses allaient bien,
12:02que finalement,
12:02il a été victime,
12:04comme l'Amérique du Covid,
12:05et que donc,
12:06il allait pouvoir faire quelque chose,
12:09il allait pouvoir réussir.
12:10Et puis, ce que nous n'aimons pas forcément,
12:13qui est ce côté un petit peu hors norme,
12:15ça plaisait aussi.
12:16C'est-à-dire que l'idée que,
12:17si on ne fait pas comme d'habitude,
12:19peut-être qu'on va réussir.
12:20Mais là, au bout de plus d'un an,
12:23le discours qui consiste à dire,
12:25c'était de la faute de Joe Biden
12:26et des démocrates,
12:27qu'il a redit pendant son discours
12:28sur l'état de l'Union,
12:30ça ne fonctionne plus.
12:31Les gens voient bien que, maintenant,
12:33ce sont les tarifs douaniers
12:35qui sont au centre de l'économie mondiale,
12:36enfin, de l'économie américaine, plutôt.
12:39Et ça, on voit aussi
12:40qu'il y a un décrochage.
12:41Les gens sont contre ces tarifs.
12:44Or, pour Donald Trump,
12:45c'est vraiment le cœur de son action,
12:47à la fois politique, économique
12:51et dans les affaires étrangères.
12:52Est-ce qu'il n'est pas trop tôt pour juger ?
12:54Je me fais l'avocat du diable.
12:55Lui, il parle d'âge d'or,
12:57qui est de retour.
12:58Est-ce qu'il n'est pas à portée de main ?
13:00Seulement, on n'est qu'à un an.
13:01Il reste encore trois années.
13:02Alors, il faudra voir.
13:04On ne peut pas prédire
13:05ce qui va se passer,
13:06mais ce qui est clair,
13:07c'est que le récit qui consiste à dire
13:09que ça y est, on y est arrivé,
13:12sans passer par des étapes,
13:14sans essayer de convaincre
13:15que peut-être on n'est pas exactement
13:17où on voudrait être,
13:18mais que ça va venir.
13:19Ce n'est même pas le discours qui est tenu.
13:20Le discours, c'est
13:21ici, maintenant,
13:22on est dans l'âge d'or
13:23et on est arrivé dans l'âge d'or.
13:25On est des gagnants.
13:26Ce n'est pas dans la dentelle.
13:27Ce n'est pas son genre.
13:28Il y va carrément.
13:29Il n'y a pas de subtilité du tout.
13:31Et on va en reparler,
13:33mais quant au chiffre en général
13:35que ce soit ces chiffres-là
13:37de l'économie,
13:38mais les chiffres qu'il donne,
13:39on est à peu près
13:40à 70 à 80% des chiffres qu'il donne
13:43sont soit trompeurs,
13:44soit carrément faux.
13:45Donc, c'est énorme.
13:46Et on voit d'ailleurs
13:47les sites de fact-checking
13:48qui continuent d'exister.
13:49Alors, parlons-en,
13:50parce que c'est un vrai sujet
13:51pour nous, forcément.
13:52Évidemment, journaliste,
13:53c'est impossible de se priver
13:54de donner la parole
13:55au président des Etats-Unis
13:57quand il parle aussi longtemps,
13:591h47, évidemment,
14:00on reste braqué sur lui.
14:02Notre métier et notre rôle
14:03à nous, derrière,
14:05c'est de débriefer,
14:06de debunker,
14:07de faire l'état des lieux
14:09du vrai et du faux.
14:10Et c'est quasiment impossible,
14:13ou en tout cas,
14:13c'est extrêmement compliqué pour nous
14:15tant la masse
14:16de fausses informations délivrées
14:18est conséquente.
14:19Et c'est une stratégie,
14:20c'est la fameuse stratégie
14:21de saturation de l'information.
14:24To flood the zone.
14:25To flood the zone with shit,
14:27comme disait Steve Bannon
14:28au premier mandat,
14:30dans le premier mandat
14:31de Donald Trump.
14:32Effectivement, c'est difficile.
14:33On voit qu'il y a quand même
14:34des sites,
14:35Politik Fact,
14:36il y a le New York Times
14:38qui font du fact-checking
14:39en direct
14:40pour les gens
14:40qui veulent être informés.
14:41Mais c'est vrai
14:42que la plupart des électeurs
14:43n'ont pas regardé
14:44dans le détail.
14:45Et les chiffres
14:46qui sont donnés
14:47donnent une impression
14:48de réel, en fait.
14:50Mais les gens
14:50ne vont pas regarder
14:51ce qu'il y a nécessairement derrière.
14:52Surtout que parfois,
14:53c'est hors contexte,
14:55c'est un peu trompeur,
14:57mais ça se base aussi
14:58sur des chiffres
14:58qui sont un peu transformés,
15:00mais qui existent quand même.
15:02Voilà.
15:02Et puis,
15:03il y a des chiffres énormes.
15:03Ils parlent toujours
15:04de milliards,
15:05de centaines de milliards.
15:06Donc, c'est assez abstrait
15:07pour beaucoup de gens.
15:09Donc, ça donne simplement
15:10un air d'authenticité
15:12parce qu'il y a
15:12des chiffres qui sont donnés.
15:14Et effectivement,
15:15c'est compliqué
15:15de faire du fact-checking.
15:16Moi, je pense que
15:17c'est quand même nécessaire.
15:18Et c'est vraiment important
15:20de le dire également.
15:21C'est-à-dire,
15:22peut-être de le faire
15:23sur quelques éléments
15:25qui sont assez faciles
15:26à comprendre.
15:26Sur des marqueurs.
15:26Sur des marqueurs
15:27qui peuvent être facilement compris
15:29par l'ensemble de la population.
15:30Par exemple,
15:30la nuit dernière,
15:32on a déjà une idée
15:33du pourcentage
15:33de vrai et de faux ?
15:34C'est à peu près ça.
15:35C'est-à-dire que sur les chiffres,
15:36c'est à peu près 70 à 80 %,
15:38mais qui sont à la fois
15:39trompeurs ou faux.
15:40Si on est dans le faux uniquement,
15:42c'est à peu près 35-40 %
15:44de totalement faux.
15:46Donc, on est dans un mélange,
15:47en fait.
15:47Et donc,
15:49c'est quand même très important.
15:51Mais c'est dans tous ses discours
15:52à Donald Trump.
15:53Et il adore donner
15:55des gros chiffres, en plus.
15:57Donc,
15:57il parle même de choses
15:58qui n'ont pas de sens.
15:59Il parle de 600 % de baisse.
16:01Donc, 600 % de baisse
16:03sur un prix,
16:04ça veut dire
16:04qu'on vous rend de l'argent.
16:06Donc, c'est absolument...
16:06C'est techniquement impossible.
16:07Techniquement impossible.
16:08Alors,
16:08beaucoup de gens
16:09ne font pas trop attention à ça,
16:10mais il faut déjà
16:11comprendre les pourcentages.
16:12Mais voilà,
16:13c'est délirant
16:14qu'il soit capable
16:15de dire des choses
16:15qui n'ont même pas
16:16de cohérence logique.
16:18Il y a un sujet
16:19notamment
16:19qui préoccupe
16:20les Américains,
16:22qui est préoccupé
16:22pendant la campagne
16:23et c'est encore plus
16:23d'actualité aujourd'hui,
16:24c'est celui
16:25de l'immigration.
16:26Il a énuméré son bilan
16:28en matière d'immigration
16:29hier soir.
16:29Il assure que la frontière
16:30n'a jamais été
16:31aussi sûre.
16:32Il a fait un travail
16:33évidemment remarquable,
16:34notamment avec sa police
16:36ICE,
16:36qui est très controversée
16:37en ce moment
16:38et qui lui vaut
16:38d'ailleurs des critiques,
16:40y compris dans son propre camp.
16:41Qu'est-ce qu'il a dit
16:42de juste hier soir là-dessus ?
16:43Oui, alors ce qu'il a fait
16:44et de la mise en scène,
16:45c'est-à-dire que ce qu'il a fait,
16:47il a montré notamment
16:48des victimes
16:51de crimes commis
16:52par des sans-papiers
16:54aux Etats-Unis
16:55pour en faire
16:55une vérité générale
16:56et alors c'est très émotionnel.
16:59Enfin, il joue sur l'émotion
17:00parce qu'on voit
17:01ces personnes
17:02qui sont invitées,
17:03la caméra vient vers elles
17:05et elles sont en pleurs.
17:08On demande à ce qu'elles
17:10soient applaudies
17:10et les démocrates
17:11n'ont pas applaudi
17:12et Donald Trump leur a dit
17:13« Levez-vous,
17:14vous ne vous levez pas,
17:16vous en fichez en fait »
17:18et donc c'est compliqué
17:19aussi pour les démocrates
17:20parce qu'ils se montrent,
17:21ils ont l'air d'être
17:21sans cœur par rapport
17:22aux victimes
17:22mais en même temps
17:23ils ne veulent pas
17:23rentrer dans un récit
17:25où finalement,
17:26là aussi,
17:27on est dans un récit
17:27qui ne reflète pas
17:28le réel.
17:29Alors, ces personnes
17:30ont bien été tuées
17:30par des sans-papiers,
17:32enfin leur famille
17:32a bien été tuée
17:33par des sans-papiers
17:33mais ce qu'on voit
17:34c'est que le niveau
17:35de criminalité
17:37des personnes
17:39sans-papiers
17:39aux Etats-Unis
17:40est bien inférieure
17:41à l'ensemble
17:42de la population.
17:43Ça fait partie
17:44des thématiques
17:44forcément abordées
17:45hier soir
17:46par les démocrates
17:47dont je disais
17:48une trentaine d'élus
17:49qui avaient volontairement
17:50décidé de bouder
17:52la séquence
17:53mais qui étaient quand même
17:54au sein du Capitole
17:55à l'extérieur
17:56de la salle.
17:57À l'issue
17:58de ce discours
17:59ils ne se sont pas privés
18:01de commenter
18:02cette intervention
18:03du président américain.
18:04Je vous propose
18:04d'écouter
18:04deux d'entre eux
18:05sur l'économie
18:06forcément
18:06et l'immigration.
18:10Ce n'était qu'un tissu
18:11de mensonges
18:12c'est la même chose
18:12que nous avons vu
18:13maintes et maintes fois
18:14chez Donald Trump
18:14qui tente de manipuler
18:16le peuple américain
18:17de faire croire
18:17que l'économie se porte bien
18:18que tout est normal
18:19et comme l'indiquait
18:20ma pancarte
18:21l'année dernière
18:22ce n'est pas normal.
18:25Notre président
18:25nous a dit
18:26que nous étions
18:27plus en sécurité
18:28parce que ses agents
18:29arrêtent les mères
18:30et détiennent les enfants.
18:32Réfléchissez-y
18:32notre système
18:33d'immigration
18:34défaillant
18:35doit être réformé
18:36ce n'est pas une excuse
18:37pour que des agents
18:38irresponsables
18:40terrorisent nos communautés.
18:44Alors ils critiquent
18:44mais vous ne les sentez pas
18:45un peu impuissants
18:46ces démocrates
18:46aujourd'hui à part dire
18:47il dit n'importe quoi
18:48c'est faux ce qu'il dit
18:49ça ne fait pas avancer
18:50vraiment les choses.
18:51Non mais alors
18:52effectivement
18:52il y a un problème
18:53du côté démocrate
18:54parce qu'ils sont divisés
18:55mais ce qui est intéressant
18:56de voir
18:56c'est que dans les élections
18:58qu'il y a eu
19:00récemment
19:00en fait
19:01les démocrates
19:01ont gagné largement
19:03et des démocrates
19:06un peu différents
19:07on a vu la gouverneure
19:08de Virginie
19:08qui est beaucoup plus
19:10centriste
19:11et on a aussi
19:12le maire de New York
19:13qui est beaucoup plus à gauche
19:14Mme Danny
19:14et ce qu'on voit en fait
19:16c'est que
19:16ce qui les a unis
19:17c'est le problème économique
19:19c'est-à-dire
19:20c'est ce qu'on appelle
19:20en anglais
19:21affordability
19:21c'est en gros
19:22le pouvoir d'achat
19:23et donc on a vu
19:24qu'effectivement
19:24ils recentraient le discours
19:26non pas sur les polémiques
19:27mais sur le réel
19:29ce qui parle aux Américains
19:31on est à quelques mois
19:32les mi-term
19:32élection de mi-mandat
19:34c'était évidemment
19:34tout l'enjeu
19:35de cette intervention
19:36au discours du président
19:36américain
19:37hier soir
19:38est-ce que les démocrates
19:39ont eu une chance
19:40de renverser un peu
19:41la tendance
19:43parce qu'il est quand même
19:44face confronté
19:45à des critiques
19:46et des difficultés
19:46ils ont de grandes chances
19:48de récupérer au minimum
19:49la chambre
19:50puisque la majorité
19:51est très faible
19:52et là en plus
19:53toute la chambre
19:54est renouvée
19:54pour le Sénat
19:55c'est un petit peu
19:55plus compliqué
19:56c'est quand même possible
19:58mais ça va être plus difficile
19:59ce qu'on voit en tout cas
20:00c'est que
20:01la question pour Donald Trump
20:02et c'est aussi ce qui explique
20:03ce discours
20:04et la manière dont il fait le discours
20:05c'est de motiver ses troupes
20:06parce qu'il ne va pas avoir forcément
20:09les magas représentent
20:10à peu près
20:1020-30%
20:12de l'électorat
20:13les républicains
20:14c'est à peu près 40%
20:15et ce qu'on risque d'avoir
20:17c'est non pas que des républicains
20:18vont voter démocrate
20:18mais c'est qu'ils ne se déplacent pas
20:20aux urnes
20:21et c'est le problème
20:22donc il faut motiver
20:24par un discours fort
20:26en montrant les menaces éventuelles
20:28en nommant l'ennemi intérieur
20:31et en faisant que les enjeux
20:33soient tellement importants
20:34que les républicains
20:35ça on le sait assez redoutable
20:36en temps de campagne
20:37il y a des moyens
20:37que nous on ne connait pas
20:38nous français ou européens
20:40mais aux Etats-Unis
20:41c'est vrai que pendant les campagnes
20:42on va chercher les gens
20:43chez eux
20:43on les géolocalise même
20:44oui oui oui tout à fait
20:45et puis alors là
20:46on a en plus un autre problème
20:47pour ces élections
20:48une autre question
20:49parce que Donald Trump
20:50en a parlé
20:50c'est qu'il continue de dire
20:52que les élections ont été truquées
20:54qu'il a gagné les élections
20:56comme une fraude électorale
20:57fraude électorale
20:58qui n'est absolument pas prouvée
20:59et il essaye de mettre
21:00des choses en place
21:01pour contrer
21:02un problème
21:03qui n'existe pas
21:04lui
21:05donc évidemment
21:06il a demandé hier au congrès
21:08d'approuver le Save America Act
21:10la loi pour sauver l'Amérique
21:11c'est comme ça que c'est appelé
21:12afin d'empêcher
21:12les étrangers
21:13en situation irrégulière
21:15et toutes les autres personnes
21:16sans papier
21:17de voter
21:18lors des élections
21:19américaines
21:20c'est tellement gros
21:21qu'on se dit
21:22que ça ne va pas fonctionner
21:23et en même temps
21:23si ça s'apaise
21:25sur les américains
21:26alors il y a peu de choses
21:27que cette loi passe
21:28à vrai dire
21:29mais enfin on va voir
21:30il n'y a pas forcément
21:32une majorité
21:33il faut voir
21:34qu'il faut deux tiers
21:36en fait
21:36pour que ça passe
21:37par le Sénat
21:38donc ça va être
21:38très compliqué
21:39et il est peu probable
21:42que cette loi passe
21:43mais en tout cas
21:45il y a ce récit
21:48qui est suivi
21:49par une grande partie
21:50des républicains
21:50une majorité
21:51des élus républicains
21:52qui est de dire
21:53que si Donald Trump
21:55perd
21:56c'est que les élections
21:56sont truquées
21:57Il y avait aussi
21:58les juges de la Cour suprême
21:59hier soir
21:59ils étaient assis
22:00au premier rang
22:01dans ce congrès
22:03Trump a estimé
22:04très regrettable
22:04leur décision
22:05d'invalider
22:05une bonne partie
22:06des taxes douanières
22:08dont il a assommé
22:09ses partenaires commerciaux
22:114 des 9 juges
22:12de l'institution
22:13ils avaient été
22:14violemment critiqués
22:15ils étaient au premier rang
22:16de ce discours
22:16on l'a senti quand même
22:17un peu plus docile
22:17hier soir
22:18on rappelle
22:19qu'il les avait qualifiés
22:20d'idiot
22:20de caniche
22:21au service
22:21de la gauche radicale
22:22il n'y a pas
22:22si longtemps que ça
22:23oui absolument
22:24il les a traités
22:24de traîtres
22:25y compris
22:26qu'il attaquait
22:27leur famille
22:28également
22:28que leur famille
22:29devait être
22:30embarrassée
22:31par leur décision
22:32et là
22:33hier soir
22:34il leur a serré
22:34la main
22:35ce qu'il fait
22:35normalement
22:36et puis
22:37il s'est contenté
22:39d'une petite phrase
22:40mais il est resté
22:41très modéré
22:43et ça pouvait aller
22:45dans les deux sens
22:46on a dû aussi
22:47lui dire
22:48de modérer les choses
22:49et le chef
22:51de la cour suprême
22:53Roberts
22:53était juste en face
22:54de lui
22:54avec les trois autres juges
22:56ça fait trois fois
22:56que vous me dites
22:57finalement
22:57il a suivi les consignes
22:59et il est resté
22:59à lire son prompteur
23:01il est resté assez docile
23:02vis-à-vis de ses juges
23:03de la cour suprême
23:04on ne le connait pas
23:05comme ça
23:05Trump
23:06on a beau lui dire
23:07le mettre en garde
23:08au final
23:08il fait ce qu'il veut
23:09il a conscience
23:10aujourd'hui
23:10qu'il pourrait perdre
23:12gros
23:13je ne sais pas
23:13si on peut voir
23:13de nouveau
23:14les derniers sondages
23:15concernant sa
23:16cote de popularité
23:17mais ces difficultés
23:19elles se traduisent
23:19par des chiffres
23:20la part des américains
23:22qui approuvent
23:23son action
23:24elle est à 40
23:25elle était à 50
23:26au début du mandat
23:27ce qu'il désapprouve
23:28c'était à 39
23:29c'est passé à 56
23:31ça nous dit quoi ça
23:33il est en danger
23:34Trump
23:34dans tous les sondages
23:36alors lui
23:37il ne va pas être réélu
23:38mais le gros problème
23:40et ce qu'il craint
23:40c'est ce qu'on appelle
23:41l'impeachment
23:42c'est-à-dire
23:42d'être encore
23:44mis en accusation
23:46en accusation
23:48par la chambre
23:49parce que même
23:50si ça ne va pas
23:50au bout de la procédure
23:51beaucoup de choses
23:52pourraient sortir
23:53être rendues publiques
23:54et il devra s'expliquer
23:56et peut-être
23:57ses membres de cabinet
23:58devront s'expliquer aussi
23:59donc s'il perd la chambre
24:01il perd beaucoup de choses
24:03et donc ça
24:03ça l'inquiète
24:04effectivement
24:05il l'a dit
24:05il le dit régulièrement
24:06un dernier mot
24:07ça n'est pas partie
24:08des préoccupations
24:09des américains
24:09mais peut-être
24:10après ce qu'il a dit
24:11hier Trump
24:11ça pourrait les intéresser
24:13le dossier avec l'Iran
24:15le président a dit
24:16hier soir
24:17ils sont en train
24:17de fabriquer des missiles
24:18ou en tout cas
24:18ils sont dotés de missiles
24:19qui pourraient atteindre
24:20les Etats-Unis
24:21et moi je me dois
24:21en quelque sorte
24:22de vous sauver
24:23il est dans une période
24:24de négociation
24:25il y a un nouveau round
24:26de négociation
24:26demain à Genève
24:28avec le régime
24:28des MOLA
24:30là aussi
24:30il fait du fake news
24:32c'est assez extraordinaire
24:33parce qu'il n'a pas mentionné
24:34les raisons
24:35d'avoir autant
24:35de toute
24:36la
24:38navies
24:39donc
24:41ces navires
24:42de manière aussi importante
24:44ce qu'on voit
24:45c'est que
24:46finalement
24:47ce qui est assez ironique
24:48c'est qu'il avait dit
24:49quand il y avait eu
24:50le bombardement de l'Iran
24:51en juin dernier
24:53qu'il avait oblitéré
24:54et totalement annihilé
24:56tout ce qui est nucléaire
24:57en Iran
24:58que ça y est
24:58il avait gagné
24:59et là on se retrouve
25:00là où on en était
25:01juste avant
25:01et il aime bien
25:03comme il fait toujours
25:04c'est le chaud et le froid
25:06en fait
25:06donc il menace d'un côté
25:08il fait peur
25:09il n'explique pas
25:10il n'explique pas forcément
25:11ce qu'il va faire
25:13et donc voilà
25:14il parle
25:15il dit simplement
25:15qu'il n'y aura pas
25:17le nucléaire
25:18moi je pense
25:18que ce qui se passera
25:19c'est qu'il arrivera
25:20il y aura peut-être
25:21un petit bombardement
25:22parce qu'il ne va pas
25:23faire une guerre
25:24une vraie guerre
25:24à l'Iran
25:25il ne s'engagera pas
25:26je pense là-dedans
25:27et puis
25:29il y aura une négociation
25:31et il dira
25:31que c'est la meilleure
25:32négociation
25:32qu'il a jamais eue
25:33et qu'il a gagnée
25:34voilà peut-être
25:35ces fameuses phrases
25:36ciblées
25:37en tout cas annoncées
25:37comme telles
25:38par la presse américaine
25:39depuis quelques jours
25:39on a tenté de balayer
25:42au mieux
25:43les différents aspects
25:44de ce discours
25:45on va y revenir aussi
25:46dans le journal de Paris Direct
25:47qui démarre dans quelques instants
25:49et débréfer aussi longuement
25:50avec Ken Corpé
25:51et James Sandré
25:51ce sera à 14h dans le club
25:53merci d'avoir été
25:54notre invité de l'info du jour
25:55restez à nos côtés
25:55on se retrouve dans
25:56quelques minutes
25:57à tout de suite
25:57merci
25:59merci
26:00merci
26:00merci
26:04merci
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