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NewsTranscription
00:00:00Radio, 18h-20h, Frédéric Bradel.
00:00:04Eh bien bonsoir, très très grand plaisir de vous retrouver.
00:00:09La poste bloquée, France Travail paralysé, des comptes bancaires pirates et des identités usurpées des entreprises déboussolées.
00:00:15Nous vivons au rythme des cyberattaques.
00:00:18Aussi, nous ouvrons le débat ce soir.
00:00:21Donnez-nous votre avis sur le compte X de Sud Radio et à l'antenne au 0826 300 300.
00:00:27Cyberattaque, pour vous, le tuyau numérique.
00:00:29Est nécessaire, souhaitable, dangereux ou liberticide ?
00:00:34Vous donnez votre avis.
00:00:35Et puis, le petit débat parmi les nouveautés de 2026.
00:00:38Notez le renforcement de l'examen de naturalisation française.
00:00:42Ça tombe bien, le plus célèbre des naturalisés.
00:00:45Récemment, Georges Coulay ne maîtrise pas la langue.
00:00:46D'où notre question.
00:00:48Examen de naturalisation, faut-il exiger la maîtrise de la langue française ?
00:00:52Là aussi, vous donnez votre avis.
00:00:54Et puis, la question du soir.
00:00:55Beaucoup de questions, beaucoup de débats avec vous.
00:00:57Fumeur, encore une fois, en 2026, vous allez payer plus cher votre paquet de cigarettes.
00:01:03En France, bien sûr, mais pas en Belgique, en Espagne ou en Italie.
00:01:07Que penser des effets de cette sanction dissuasive, en principe ?
00:01:11La question, là aussi, sur le compte X de Sud Radio.
00:01:13La hausse des prix du tabac est-elle une mesure ?
00:01:16Positive ? Inutile ? Injuste ?
00:01:19Pour en débattre, vous allez voir, trois sacrées vraies voix.
00:01:27Bonsoir et bonne année.
00:01:28Philippe Bilger, notre grand magistrat honoraire à vie.
00:01:31Et j'aime bien le rappeler, quand même, parce que vous avez marqué l'histoire de la justice.
00:01:37Voilà, enfin.
00:01:38Président de l'Institut de la Parole aussi.
00:01:40La justice m'a marqué.
00:01:43Mais je suis ravi et très bonne année à tout le monde.
00:01:47William Tate avec nous, président du Fin Tank le millénaire.
00:01:51Bonsoir et bonne année, William.
00:01:52Bonsoir et bonne année à tous.
00:01:53Et puis Samuel Botton, expert en communication chez Step Conseil.
00:01:56Prêt pour 2026 ?
00:01:58J'ai l'impression qu'on est déjà au sixième mois de 2026.
00:02:01Ah oui, à ce point là ?
00:02:01Parce que nous ne sommes que le 2 janvier, quand même.
00:02:05Oui, je sais.
00:02:05Il faut savoir.
00:02:06Vous êtes prêts pour le premier débat, le grand débat.
00:02:08C'est parti.
00:02:09Les vraies voix sud radio.
00:02:12Cyberattaque.
00:02:12Pour vous, le tout numérique est nécessaire, souhaitable, dangereux, liberticide.
00:02:16Avant de recevoir notre invité, grand expert, qui est avec nous, François Vériden,
00:02:21j'aimerais quand même, autour de la table, vous demander les vraies voix.
00:02:24Ça vous fait quoi, ce tout numérique ?
00:02:28C'est nécessaire, mais ça fait peur ?
00:02:30Philippe Bigère, comment vous négociez ça ?
00:02:32Eh bien, je vais m'engager dans une banalité, comme au sujet de la langue des hommes.
00:02:38C'est-à-dire que j'ai l'impression que cette modernité ou cette avancée structurellement
00:02:46est fondamentale, permet des progrès, mais que tout dépend comment on l'appréhende.
00:02:53C'est très banal de dire cela, mais j'imagine que l'humain en fait ce qu'il veut.
00:02:58Et malfaisant, il en fait une catastrophe.
00:03:03Bienveillant et compétent, il s'en sert pour le progrès.
00:03:06Vous choisissez quoi des quatre mots, Samuel Bauton ?
00:03:09Nécessaire, souhaitable, dangereux, liberticide ?
00:03:11C'est un peu de tout, c'est le problème de notre génération,
00:03:14c'est qu'on est rentré dans l'ère du tout numérique à plein d'égards.
00:03:17Donc il faut composer avec ça.
00:03:18À la limite, ce qui doit nous faire peur, c'est qu'effectivement,
00:03:20je pense que le concept de vie privée n'existe quasiment plus de par le fait.
00:03:25Et puis après, la vraie question qu'il faut se poser,
00:03:27c'est celle de notre souveraineté numérique.
00:03:28Alors on a des belles entreprises françaises
00:03:31qui contribuent à bâtir des data centers dans le monde.
00:03:33Faudrait-il encore en bâtir plus en France ?
00:03:36Et se poser la question de comment on empêche ça ?
00:03:38Et William Tell a aussi nécessaire, souhaitable, dangereux, liberticide ?
00:03:41C'est entre nécessaire et souhaitable.
00:03:43En fait, le problème qu'on a, c'est qu'à chaque fois qu'il y a un progrès,
00:03:45nous, on est toujours là en train de dire
00:03:47mais le progrès, il est absolu,
00:03:49et parfois, il pose des problèmes.
00:03:51En fait, il pose des problèmes uniquement parce qu'on n'a pas réussi à l'appréhender.
00:03:53Si on choisit comment on appréhende,
00:03:54si on choisit comment on fait du progrès,
00:03:56comment on choisit comment nous, on se l'accapare et qu'on ne le subit pas,
00:03:58moi, je pense que ça peut être une bonne nouvelle,
00:04:00mais il faut juste choisir, il faut voir quels sont les enjeux,
00:04:02comment on appréhende les différents défis,
00:04:04et normalement, ça se passera bien.
00:04:05Ça tombe bien, nous avons un spécialiste avec nous
00:04:07et vous allez pouvoir le matraquer de questions, évidemment.
00:04:10François Vériden,
00:04:12membre de la French Tech et fondateur de Skyfall Protection.
00:04:16Bonsoir, François, et bonne année à vous.
00:04:19Bonsoir, et puis bonne année à vous tous également,
00:04:21en espérant que 2026 ne soit pas trop catastrophique
00:04:25au vu de cette fin d'année en termes de cyberattaque.
00:04:29Mais malheureusement, ce n'est pas en bonne voie.
00:04:31Oui, c'est vrai que pour le coup, on a pris cher.
00:04:33On est bien d'accord, Vériden, la meilleure prononciation, c'est comme ça ?
00:04:37C'est absolument ça.
00:04:38Voilà, je n'ai pas usurpé votre identité
00:04:40par une espèce de cyberattaque que j'aurais voulu mener.
00:04:42Bon, vous avez entendu déjà la réaction de nos trois vraies voix.
00:04:46Aujourd'hui, est-ce qu'on peut avancer sereinement
00:04:49avec, finalement, la faiblesse de notre défense anti-cyberattaque ?
00:04:55Alors, avancer sereinement, il ne faut pas non plus tourner dans la psychose.
00:05:03Les cyberattaques, aujourd'hui, sont de plus en plus sophistiquées.
00:05:06Bon, elles visent principalement, et on va faire état de la Poste
00:05:10qui en a pris une deuxième en début d'année,
00:05:14qui, pour cette typologie de cyberattaque,
00:05:17est de clairement paralyser des services pour les citoyens.
00:05:23Voilà, c'est le but primaire de cette technologie d'attaque-là.
00:05:28Il ne faut pas oublier une chose,
00:05:30c'est que les premiers remparts aux cyberattaques,
00:05:35c'est vous, moi, le citoyen, par son hygiène numérique.
00:05:38Et je reviens à l'une de vos vraies voix qui en a fait état tout à l'heure.
00:05:45Effectivement, le curseur entre vie privée, vie professionnelle et cyberattaque
00:05:51est extrêmement fin, mais est lié essentiellement à l'humain.
00:05:55Essentiellement à l'humain.
00:05:56Alors, justement, je vous laisse dans les mains de Philippe Bilger.
00:05:58Alors, contrairement à mes amis, je ne suis pas un spécialiste de tout ça,
00:06:05mais je voudrais vous demander, un peu naïvement,
00:06:09comment se fait-il que, alors que dans l'histoire de notre société,
00:06:15certains progrès indiscutables ne se sont pas retournés
00:06:20contre la société qui pouvait en bénéficier,
00:06:23comment se fait-il que, pour la cyberattaque, ce soit l'inverse ?
00:06:29Est-ce que c'est notre siècle qui est malfaisant ?
00:06:32Ou est-ce que tout naturellement, on a compris les faiblesses de cet outil
00:06:37et on s'en sert contre les ennemis ?
00:06:41Dans votre dernière question, vous apportez un élément de réponse.
00:06:47Le tout numérique, aujourd'hui, c'est ce qui lie les mondes d'aujourd'hui.
00:06:50C'est-à-dire que vos systèmes monétaires, vos systèmes de toute nature
00:06:56passent désormais intégralement par l'informatique.
00:06:59Donc, automatiquement, lorsque vous avez une faille qui est découverte par un attaquant
00:07:03qui, je le rappelle, a toujours un temps d'avance sur celui qui crée le logiciel
00:07:08et qui essaye de le maintenir et d'éviter, justement, de maintenir son logiciel,
00:07:13eh bien, l'attaquant a toujours un temps d'avance.
00:07:16Et encore une fois, l'éternel débat du gendarme et du voleur.
00:07:18Le voleur aura toujours un temps d'avance sur le gendarme.
00:07:23Des fois, il y a des dégâts qui sont assez minimes
00:07:27et puis, des fois, des dégâts qui sont plus importants.
00:07:29Oui, avec des vies qui peuvent être très, très, très amputées.
00:07:33Je pense que la cyberattaque qu'il y a face aux entreprises,
00:07:37face également aux particuliers.
00:07:39Vous, par exemple, Samuel Bauton,
00:07:41vous hésitez à payer, à donner votre carte bleue sur tout ça, etc.
00:07:46Non, moi, je ne suis pas un bon exemple parce que j'appartiens à la dernière génération qui a...
00:07:50Merci de nous le rappeler, oui.
00:07:51Non, je n'ai pas fini.
00:07:53Et je suis comme vous, nous avons un temps commun.
00:07:55J'appartiens à cette dernière génération qui n'est pas née avec un ordi dans les mains,
00:07:58mais qui l'a découvert à 10, 12, 13 ans.
00:08:01Donc, j'ai une culture qui fait que, effectivement,
00:08:04hormis pour ce qui est incontournable, les places d'achat de trains ou autres,
00:08:07je suis très réticent à laisser mes données.
00:08:09Mais vous parliez d'hygiène numérique,
00:08:11et je considère que ça fait partie de ma démarche.
00:08:13Après, il y a des moments où on ne peut plus y couper.
00:08:16Alors, sur le vol d'entreprise, moi, je voulais vous poser la question.
00:08:18On a eu une attaque massive, il me semble, début décembre,
00:08:21qui a paralysé de nombreux sites, je dirais, d'intérêts publics,
00:08:25comme ChatGPT, Canva, Grindr et quelques autres.
00:08:28Là, encore, des cyberattaques.
00:08:31On a beaucoup parlé du citoyen en tant que tel,
00:08:33mais sur les sociétés, finalement, vers qui on doit se tourner ?
00:08:36Et comment est-ce qu'on peut l'expliquer ?
00:08:39Alors, vis-à-vis des sociétés, effectivement,
00:08:42il y a une prise de conscience qui a été un peu tardive
00:08:46de la part des dirigeants, pour deux raisons.
00:08:49La première est que, concernant les PME-PMI,
00:08:53souvent se disent « je suis trop petit,
00:08:55donc je ne vais pas intéresser un hacker de quelque nature que ce soit ».
00:09:00Et puis, lorsqu'ils se sont fait attaquer,
00:09:01ils se sont mis à creuser un petit peu le dossier,
00:09:05et s'aperçoivent que ça coûte quand même assez cher,
00:09:09et donc renoncent dans bien des cas de figure.
00:09:14ChatGPT, un premier élément de réponse.
00:09:16Le deuxième élément de réponse que je souhaite apporter,
00:09:19c'est que bien souvent, on a des prestataires
00:09:22vers qui ces dirigeants se tournent,
00:09:25qui vendent des prestations de protection informatique,
00:09:28qui au final ne la maîtrisent pas.
00:09:29et lorsque le mal est fait, il est trop tard.
00:09:34Donc, il y a un problème de formation,
00:09:36il y a un problème de compétence,
00:09:37bien qu'on ait des sociétés aujourd'hui qui se développent,
00:09:40telles que la mienne,
00:09:41sur des sujets que j'estime stratégiques
00:09:45pour notre souveraineté nationale,
00:09:47puisque je rappelle quand même que le tissu économique français
00:09:50et le PIB reposent quand même sur 89% de PME-PMI,
00:09:55en termes de revenus.
00:09:57Donc, oui, c'est nécessaire.
00:10:02Oui, c'est nécessaire et vous faites un métier d'avenir.
00:10:04Avant la petite respiration,
00:10:06on va revenir parce que ce débat est important,
00:10:08mais William Thay, vous qui êtes de la génération
00:10:10qui n'avez pas connu le Minitel non plus,
00:10:12est-ce qu'aujourd'hui,
00:10:14est-ce qu'aujourd'hui,
00:10:15vous hésitez finalement à livrer des informations
00:10:20sur les sites, etc. ?
00:10:24Moi, je suis prudent, mais je m'en fous un peu.
00:10:27Ah oui, c'est sûr que vous n'avez rien à perdre, c'est ça ?
00:10:30Non, c'est sûr que moi, j'ai toutes mes cartes enregistrées,
00:10:32j'ai tous mes mots de passe enregistrés sur ordinateur, j'ai tout.
00:10:34Donc, il y a tous les trucs, ça m'aide à tout retenir,
00:10:37sinon je n'arriverai pas à retenir tout moi-même.
00:10:39Donc, ce n'est pas vraiment ça mon intérêt.
00:10:40Moi, plutôt mon intérêt, c'était plutôt la question qui était posée.
00:10:43C'est comme vous l'aviez amené, j'ai eu ça comme question.
00:10:46C'était comment on a grandi avec un service numérique
00:10:48qui était plutôt gratuit, au début, Google, YouTube, Facebook, etc.
00:10:52Est-ce qu'en fait, on n'a pas du mal, nous, comme entreprise
00:10:54ou comme acteur économique, à mettre un prix sur les données, etc.
00:10:58Et donc, c'est pour ça qu'on n'est pas réticents
00:11:00à mettre de l'argent en termes de protection.
00:11:03Est-ce que ce n'est pas ça le sujet, le mal français ?
00:11:04En fait, on est sur une mutation en cours
00:11:07et qu'on n'est pas encore assez à la maturité
00:11:08pour pouvoir protéger efficacement.
00:11:09Voilà ce qui donne envie d'en reparler dans quelques instants
00:11:12puisque, justement, on va aborder le sujet avec vous,
00:11:15William Thé, Philippe Bilger, Samuel Bauton
00:11:17et notre spécialiste, François Vériden.
00:11:20Intervenez au 0826 300 300, les auditeurs.
00:11:24Cyberattaque pour vous, le tune numérique est nécessaire,
00:11:26souhaitable, dangereux, liberticide.
00:11:29Faites vos jeux.
00:11:29Nouvelle cyberattaque majeure contre La Poste
00:11:41après celle contre France Travail
00:11:43avec ses 340 000 demandeurs d'emploi touchés.
00:11:4547% des entreprises affirment avoir été victimes
00:11:48d'une cyberattaque en 2024.
00:11:51N'enjetez plus, nous vous posons la question.
00:11:53Cyberattaque pour vous, le tout numérique est nécessaire,
00:11:56souhaitable, dangereux, liberticide.
00:11:58On a senti Philippe Bilger et moi-même,
00:12:01on va dire la génération de ceux qui ont un petit peu
00:12:03de passif derrière eux, se méfier.
00:12:07Les deux jeunes, là, un petit peu isolés dans leur coin,
00:12:11William Thé et Samuel Bauton, plutôt détendus.
00:12:14Bon, notre spécialiste, François Vériden,
00:12:17membre de la French Tech et fondateur de Skyfall Protection,
00:12:20nous explique, répond à nos questions.
00:12:22Mais justement, vous en avez, vous les auditeurs.
00:12:24Patrick est au 0826 300 300.
00:12:27Bonsoir, Patrick.
00:12:28Bonsoir tout le monde et bonne année à tous.
00:12:31Et bien, vous aussi, plein de bonheur.
00:12:33Patrick, vous nous appelez d'où ?
00:12:35De l'Ivry Gargant.
00:12:37Très bien.
00:12:37Donc, on est dans la Seine-Saint-Denis, 93.
00:12:41Voilà.
00:12:42Alors, cyberattaque, le tout numérique,
00:12:44vous, vous en êtes plutôt adepte ou pas du tout ?
00:12:47Moi, je pense que c'est surtout inéluctable.
00:12:49C'est un peu comme si on faisait un débat sur l'électricité, un bien ou un mal.
00:12:52Alors là, vous faites plaisir à Samuel et à William.
00:12:56C'est complètement ça.
00:12:57Allez-y, Patrick.
00:12:58Donc, pour moi, c'est inéluctable.
00:13:00Et donc, par contre, en tout progrès, il faut pouvoir avoir l'antidote à ce qui va être néfaste.
00:13:07Et je dirais, les entreprises, par exemple, puisqu'on parle d'elles,
00:13:09elles ont cet énorme gain de productivité, dans le tertiaire en particulier,
00:13:14autour de la digitalisation.
00:13:16C'est incroyable, le nombre de salariés qu'on a pu supprimer,
00:13:19le nombre d'impressions qu'on a pu supprimer,
00:13:21la rapidité qu'on a pu établir sur des process.
00:13:24Donc ça, ça fait des gains.
00:13:25Mais c'est un peu l'idée qui avait été donnée.
00:13:27Il faut regarder un petit peu de côté pour se dire, face à ce gain,
00:13:30maintenant, j'ai un risque, puisque tout est sur des serveurs.
00:13:34Donc, ça peut être détruit, ça peut être hors service.
00:13:36Et donc, comme on prend tout de suite les gains,
00:13:40tout être humain est comme ça, on prend d'abord les gains.
00:13:42Et après, on s'aperçoit que potentiellement,
00:13:44il va falloir mettre un peu de côté pour se protéger des conséquences effaces
00:13:49qu'on peut avoir, ou la rapidité que l'on crée.
00:13:51Et comme on crée cette valeur, que c'est devenu stratégique,
00:13:54moi, je suis dans une entreprise de 800 collaborateurs
00:13:57qui fait 500 millions de reçus d'affaires.
00:13:59Et vous faites appel à une société comme celle de François Vériden, par exemple,
00:14:02pour assurer la...
00:14:03On fait partie d'un grand groupe.
00:14:04Donc, on a, oui, l'équivalent de contraste de cette nature.
00:14:08Et ce que m'explique le directeur des systèmes d'information
00:14:10et de la sécurité informatique,
00:14:12c'est pas, est-ce qu'on va être attaqué ?
00:14:14Il est attaqué tous les jours.
00:14:15Tous les jours, il y a du hamsonage.
00:14:16Tous les jours, il y a des tentatives.
00:14:17Alors qu'on n'est même pas une entreprise
00:14:20qui a vocation à parler au grand public.
00:14:21Donc, oui, on est avec des gens qui s'équipent,
00:14:24avec l'intelligence artificielle.
00:14:25Ils sont capables de démultiplier les attaques à tout va.
00:14:29Et donc, il faut être la société qui aura la protection la plus compliquée.
00:14:34C'est un peu comme pour votre maison.
00:14:35Soit vous dites, j'ai l'open bar et quand je m'en vais,
00:14:38je me remets à la chance.
00:14:39Ou soit vous mettez des verrous et...
00:14:40Et une alarme.
00:14:41Bon, merci beaucoup Patrick.
00:14:44Très, très, très éclairant.
00:14:45Et vous allez être finalement dans le sens de ce que disait William Thay
00:14:48il y a un instant.
00:14:49Quand même, Philippe Bilger, ça vous fait réagir ?
00:14:53Oui, je suis tout de même frappé, mais encore une fois,
00:14:56probablement à cause de mon total amateurisme,
00:15:00par le fait qu'on prend comme une évidence
00:15:04le fait à la fois de bénéficier d'un progrès colossal
00:15:08et en même temps d'être dans une permanente attitude de vigilance
00:15:13parce qu'on est menacé.
00:15:15J'aimerais avoir le talent de William
00:15:18qui a mis en place un dispositif pour se défendre.
00:15:22Je trouve surprenante l'attitude psychologique
00:15:25qu'impose une certaine modernité.
00:15:28Mais vous savez, Philippe, c'est finalement très beau
00:15:31ce qui est en train de se passer sur ce plateau
00:15:33et je n'en attendais pas moins.
00:15:35C'est qu'il y a des différences de génération.
00:15:37Et cette histoire de numérique, c'est aussi une histoire de génération.
00:15:42Vous le confirmez, François Vériden ?
00:15:44Parce que vous qui proposez, vous qui avez des solutions,
00:15:47il faut tenir compte des jeunes comme William Tech
00:15:49qui ont déjà tout maîtrisé
00:15:51et puis des anciens comme moi, comme Philippe Bilger.
00:15:54Comme moi, à faire de...
00:15:55Oui, non mais justement, je ne voulais pas vous laisser seul.
00:15:57Et Samuel entre les deux.
00:15:58Oui, Samuel entre les deux.
00:15:59Donc n'est-ce pas, François, il y a ça aussi ?
00:16:02En fait, oui, je vous rejoins dans l'analyse et dans ce que vous dites.
00:16:08Il ne faut pas oublier une chose, c'est que les hackers,
00:16:09ils analysent, ils font ce qu'on appelle de...
00:16:12Ils ciblent précisément aujourd'hui les tranches d'âge, par exemple.
00:16:16Vous êtes un retraité, vous avez un téléphone portable,
00:16:19vous communiquez avec vos petits-enfants,
00:16:21et bien vous allez être prépondérant à recevoir des SMS de smishing.
00:16:26C'est-à-dire que des SMS type,
00:16:28vous avez un colis en attente pour pouvoir le recevoir,
00:16:31cliquez sur le lien et puis vous remettez votre numéro de carte bleue.
00:16:34Puis les entreprises, où effectivement,
00:16:36c'est une autre nature d'attaque
00:16:41parce que la cible n'est pas la même.
00:16:45Donc aujourd'hui, il y a une forme d'intelligence importante
00:16:50dans les cibles de choix des hackers.
00:16:54Il ne faut pas l'oublier.
00:16:55Oui, oui, très intéressant.
00:16:56L'option principale pour vous à suivre,
00:16:59finalement, parce que tout à l'heure,
00:17:00on va solliciter un auditeur s'il était ministre du numérique.
00:17:05Mais vous, Samuel Bauton, il y a urgence quand même.
00:17:08Que faut-il faire ?
00:17:09Non, il n'y a pas d'urgence.
00:17:10L'auditeur a utilisé un...
00:17:11Il n'est jamais un...
00:17:12Il est terrible.
00:17:12C'est inéluctable.
00:17:13À partir du moment où on le sait
00:17:15et que ce n'est pas nouveau,
00:17:15que ça ne date pas d'hier,
00:17:16il n'y a pas de souci.
00:17:17Je vais même aller plus loin.
00:17:18L'intervention qui vient d'être faite
00:17:20m'a rappelé quelque chose.
00:17:22Ces deux dernières années,
00:17:23il y a eu une escroquerie en vogue dans les entreprises
00:17:25où les services comptent à recevoir des mails
00:17:27avec la même adresse mail que le PDG.
00:17:29Bonjour Martine.
00:17:31Merci de valider le paiement de 30 000 euros
00:17:33à telle société.
00:17:33D'accord.
00:17:34Sauf que le dirigeant,
00:17:35sur des paiements très élevés,
00:17:36quand ça lui est présenté,
00:17:38non, ce n'est pas moi.
00:17:39Et en fait, on est sur des tentatives de piratage
00:17:41et on n'est pas sur quelque chose de sophistiqué.
00:17:44Finalement, c'est très simple.
00:17:45Ça appelle la crédulité.
00:17:46Il faut le savoir.
00:17:47Il faut le savoir.
00:17:48Sur les investissements des entreprises,
00:17:49William Thest, c'est l'enjeu.
00:17:51Alors, pas seulement des entreprises,
00:17:52de l'État aussi.
00:17:53Non, mais il y a l'État,
00:17:53il y a les entreprises,
00:17:54il y a les acteurs individuels.
00:17:56Par exemple, quand vous allez dans la rue,
00:17:58vous êtes tout seul dans le métro
00:17:59ou dans le RER, dans des zones sensibles.
00:18:01Est-ce que vous avez peur
00:18:01de vous faire chourrer votre carte bleue ?
00:18:03Ben, évidemment.
00:18:03Mais quelle est la probabilité
00:18:04que vous fassiez chourrer votre carte bleue dans la rue,
00:18:06que vous fassiez piquer votre carte bleue sur Internet ?
00:18:09Elle est à peu près la même, de toute façon.
00:18:10Sauf qu'on a un problème,
00:18:11et c'est un problème essentiel,
00:18:12c'est qu'on a plus peur du numérique.
00:18:13Pourquoi ?
00:18:14Parce que beaucoup de personnes ne maîtrisent pas.
00:18:16Et quand vous ne maîtrisez pas un sujet,
00:18:17du coup, vous avez peur de tout.
00:18:18Moi, je pense qu'il y a une culture
00:18:20à appréhender pour l'ensemble des acteurs
00:18:21d'appréhension des enjeux du numérique,
00:18:23d'appréhension des sujets.
00:18:25Et en fait, par exemple, chacun,
00:18:26pour tous ceux qui résident dans la région parisienne,
00:18:28vous savez à quels endroits
00:18:29vous devez vous balader ou pas le soir.
00:18:30De la même manière,
00:18:36ou sur quel site vous n'avez pas la payée ?
00:18:38Philippe Béliger, bois vos paroles !
00:18:40Et en conclure là-dessus, messieurs,
00:18:42je trouve qu'il y a un paradoxe.
00:18:45À la fois, je dénonce la contradiction
00:18:47entre le progrès et la suspicion
00:18:50qu'on a en permanence,
00:18:52mais je n'ai jamais peur.
00:18:53William, moi, quand je suis,
00:18:55qu'on me vole ma carte bleue comme ça.
00:18:58En revanche, le vol de la fin,
00:19:00c'était savoureux cet échange.
00:19:03Merci François Vériden,
00:19:05membre de la French Tech
00:19:06et fondateur de Skyfall Protection.
00:19:08Vous nous avez éclairé,
00:19:09même si on vous rappellera sans doute
00:19:11parce qu'on n'est pas à notre dernière peur.
00:19:13Il nous faut un ministre du numérique,
00:19:15justement, au 0826 300 300.
00:19:18Les vraies voix sud radio,
00:19:20si j'étais ministre.
00:19:21Qu'est-ce que je vais devenir ?
00:19:23Je suis ministre, je ne sais rien faire.
00:19:26Celle-là, celle-là, chaque jour.
00:19:27Et chaque jour, en l'écoutant, on rigole.
00:19:30Xavier Affloirac, en Gironde.
00:19:33Monsieur, vous êtes ministre.
00:19:35Bonsoir et bonne année.
00:19:37Bonsoir Sud Radio.
00:19:38Bonsoir Frédéric.
00:19:39Bonsoir Philippe Bilger.
00:19:40Bonsoir tout le monde.
00:19:40Bonsoir.
00:19:41Alors, vous avez écouté le débat.
00:19:44Vous avez vu que ça fait peur.
00:19:46Philippe Bilger ne se propose pas
00:19:48comme ministre du numérique.
00:19:49Non, au contraire, je vais apprendre
00:19:51beaucoup de choses de la part du ministre.
00:19:53Xavier, quelles seraient vos premières décisions ?
00:19:56Allez-y.
00:19:58Pour suivre un objectif simple et clair,
00:20:01c'est de faire de la France
00:20:01la reine de l'intelligence artificielle.
00:20:04Je proposerai au Premier ministre et au Président de la République un grand plan intelligence artificielle,
00:20:11notamment pour répondre à un enjeu déjà de formation.
00:20:14Je pense que la formation, tant des élèves dans la formation initiale que dans la formation professionnelle,
00:20:21il faut absolument faire en sorte que les travailleurs de demain soient à l'aise avec l'IA,
00:20:27les entrepreneurs de demain également.
00:20:29Dans les services publics, il faut aussi qu'on intègre l'intelligence artificielle.
00:20:33Il y a des sources énormes d'économie, d'optimisation grâce à l'intelligence artificielle.
00:20:39Dans les entreprises, évidemment.
00:20:41Et puis, je pense que la France pourrait être à la manœuvre pour créer les data centers de demain
00:20:47dont on voit qu'ils se placeront, positionneront probablement dans l'espace.
00:20:52Et Xavier, avec ce qu'on vient d'entendre, le système de sécurité qui va avec,
00:20:56parce que l'IA, ça ne va pas arranger nos affaires, nous qui sommes plutôt inquiets, Philippe Bilger et moi.
00:21:03Exactement. Raison pour laquelle on pourrait faire comme dans les années 50, à l'époque du Général,
00:21:08créer des grandes entreprises nationales autour de l'intelligence artificielle,
00:21:13créer une SNCL ou un EDF de l'intelligence artificielle,
00:21:17une entreprise qui arrive à piloter toute la chaîne de valeur
00:21:20et à proposer, à faire en sorte que la France retrouve un peu de grandeur,
00:21:25grâce à l'IA, cette nouvelle révolution industrielle qui est à l'œuvre.
00:21:29Et si la bonne santé de la France venait des auditeurs de Sud Radio ?
00:21:32Parce que ça fait trois ministres, moi, que je reçois,
00:21:35puisque j'ai le plaisir d'être avec vous.
00:21:37À chaque fois, c'est super pertinent.
00:21:39Juste, merci beaucoup, Xavier, de Floirac, en Gironde.
00:21:43Mais juste au tour de table, rapidement, il ferait un bon ministre...
00:21:46Un miracle, on a un ministre compétent.
00:21:49Voilà, Philippe Bilger dit oui, William Ted dit...
00:21:52Je pense qu'il aurait fallu plutôt cibler les robots et les IA qui peuvent vous aider au quotidien.
00:21:56Parce que comme on a vieillissement de la population, je pense que c'est ça qui est le plus utile.
00:21:58Vous avez une opposition concrète, mais c'est ça la vie d'un politique. Et vous, Samuel ?
00:22:03Je le nomme tout de suite dans un gouvernement Macron.
00:22:05Il faut aller vite, alors !
00:22:08Ça, c'est ce qu'on appelle une pirouette.
00:22:13Il a un futur génial !
00:22:15Merci beaucoup, Xavier. Dans un instant, nous aurons l'info en plus.
00:22:20Et puis, le tour de table de nos vraies voix, vous l'avez compris, sont en forme.
00:22:27Encore une fois, nous vous souhaitons une bonne année. Il n'est pas trop tard.
00:22:30Peut-être que vous reprenez en ce 2 janvier.
00:22:33Vos vraies voix, en tout cas, sont prêtes pour vous accompagner et débattre.
00:22:38Philippe Bilger, une de nos grandes références de l'histoire de la justice, président de l'Institut de la Parole.
00:22:45À chaque fois, j'aurai une petite formule comme ça, mon cher Philippe.
00:22:47Moi, vous allez me faire avoir des ennuis auprès de la justice officielle.
00:22:51Eh bien, si je peux vous aider !
00:22:54William T., président du Sintank, le millénaire.
00:22:58Ben voilà, et non pas le militaire, ça se saurait.
00:22:59Le militaire, ça fait compliqué.
00:23:00Oui, voilà. Et puis, Samuel Botton, l'expert en communication chez Step Conseil, Samuel.
00:23:07Oui.
00:23:07Calme, bon.
00:23:09De janvier, voilà, on finit la semaine, c'est vendredi, on est dans le lancement.
00:23:13Eh bien alors, écoutez, j'ai trouvé de quoi vous énerver. C'est parti !
00:23:16Bienvenue dans votre cours d'anglais de la collection Objectif Langue, aux éditions Assimil.
00:23:20Philippe Bilger, do you speak Trump ?
00:23:22Yes, I try.
00:23:24C'est la dictée en anglais de Philippe Bilger.
00:23:25Greed, best, gross, everything before.
00:23:31C'est du russe, non ?
00:23:31Mon accent est parfait.
00:23:34J'adore, j'adore.
00:23:35Ah bon ?
00:23:35Le tour de table.
00:23:36De l'actualité.
00:23:38Le tour de table de l'actualité avec Cécile de Ménibus et Philippe David.
00:23:45David.
00:23:45Et Philippe Bilger aussi d'ailleurs.
00:23:47qui seront là de nouveau lundi et à 17h.
00:23:52Oui, voilà.
00:23:53En effet, grâce à la team, on le sait.
00:23:56Voilà, petit changement de programmation, donc à partir de 17h, les vrais voix.
00:24:00Le tour de table, Philippe Bilger.
00:24:02Alors là, c'est super intéressant.
00:24:04Selon Thomas Legrand, il faut combattre l'arnaque intellectuelle de l'extrême droite.
00:24:08On parle bien sûr du journaliste dans Libération.
00:24:09Absolument.
00:24:11Alors, je trouve que c'est une étrange manière de combattre le Rassemblement National
00:24:21que de dire d'abord qu'on voudrait dénoncer l'arnaque intellectuelle de celui-ci.
00:24:28Alors que probablement j'aurais aimé, même de la part d'un opposant systématique
00:24:36comme Thomas Legrand, dont je ne suis pas sûr d'apprécier forcément l'ensemble des positions,
00:24:43j'aurais dit, au fond, qu'est-ce qui fait gagner ?
00:24:47Qu'est-ce qui fait que le Rassemblement National, aujourd'hui, est en tête dans toutes les évaluations
00:24:54et que certains considèrent qu'il a de fortes chances peut-être d'envoyer une personnalité
00:25:02à la tête de la France en 2027 ?
00:25:05J'aurais d'abord cherché à connaître les causes de ce succès incroyable depuis des années,
00:25:12peut-être la faiblesse du macronisme, peut-être aussi le fait qu'on n'a pas su répondre
00:25:19sur le plan politique et social à la force du Rassemblement National
00:25:25qui a profité de la faiblesse enrêtée du pouvoir actuel,
00:25:29et peut-être du fait que le réel lui-même, sans qu'il ait rien à faire, apportait de l'eau à son moulin.
00:25:37On aurait pu trouver mille argumentations pour dire, il est dangereux, voilà comment il faut le combattre.
00:25:45Mais je ne crois pas que la méthode utilisée, dans un billet certes, par Thomas Legrand, soit la plus efficace.
00:25:53Samuel Bauton, est-ce que vous comprenez ce terme d'arnaque intellectuel du Rassemblement National ?
00:25:59Oui, totalement. Il suffit de regarder qui est à sa tête, Jordan Bardella.
00:26:03On propose quelqu'un qui n'a jamais travaillé et qui vient me donner des leçons sur
00:26:06comment est-ce qu'il faudrait investir, comment est-ce qu'il faudrait gérer un pays,
00:26:09alors que finalement, il a tenu quoi ? Deux mois à la fac ?
00:26:13Et que depuis, c'est un apparatchik.
00:26:14Bon, en même temps, c'est un travail, un politique.
00:26:16Oui, oui, c'est un vrai travail et c'est moi qui le paye.
00:26:19Voilà, c'est de l'argent public, donc aujourd'hui, le contribuable, c'est moi.
00:26:21C'est parce qu'il est député européen, c'est ça.
00:26:23Et député européen, il est aussi à la tête du Rassemblement National.
00:26:26Les partis sont financés en partie par de l'argent public, donc là-dessus, c'est un premier point.
00:26:31Après, l'arnaque intellectuelle, Philippe, elle est sous nos yeux, à chaque fois, à chaque déclaration,
00:26:36quand vous avez des dizaines de députés en plateau qui disent tout et leur contraire.
00:26:39À des moments similaires et sur des mêmes tranches, c'est qu'à un moment, on ne sait pas où ce parti va,
00:26:45et surtout économiquement, c'est très moyen.
00:26:47Ce qui manque aussi à votre biais, c'est de dire qu'aujourd'hui,
00:26:50pourquoi est-ce que le Rassemblement National est aussi haut ?
00:26:52C'est parce qu'il n'a jamais eu l'occasion d'exercer les plus hautes fonctions,
00:26:56et donc ça joue en sa faveur, mais c'est surtout parce que plus personne ne vote pour les LR.
00:27:00Ils en sont réduits à 5% sur une présidentielle, 40 députés sur la dernière législative.
00:27:05S'il y avait encore 10 solutions, je pense qu'ils reviendraient à 20.
00:27:08Et en fait, pourquoi vous voulez qu'on continue à voter pour une copie KLR,
00:27:12alors qu'on a l'original, qu'est le Rassemblement National ?
00:27:14Mais ça n'enlève rien au fait que ça reste une anarche intellectuelle.
00:27:17Alors, William Thé réagit, évidemment.
00:27:19Écoutez, moi je trouve un truc qui est simple,
00:27:21c'est qu'à chaque fois que vous avez quelqu'un qui vous dit
00:27:23qu'il faut combattre l'arnaque, qu'il faut combattre la connerie,
00:27:25ceux qui disent ça sont souvent les plus cons, les plus stupides et les plus simplettes.
00:27:28Pourquoi ?
00:27:29Tout simplement pour une raison qui est simple,
00:27:30c'est-à-dire qu'ils ne comprennent pas pourquoi est-ce que le parti monte,
00:27:32et ils n'arrivent pas à comprendre la mécanisme de montée.
00:27:34Et lorsque vous êtes en incapacité de comprendre pourquoi est-ce qu'un parti monte,
00:27:37et pourquoi est-ce que vous avez des choses comme ça,
00:27:39ça veut dire que vous n'avez pas une grande capacité intellectuelle.
00:27:41Je vais vous prendre plusieurs exemples.
00:27:42Les remarques qu'il faut actuellement sur le RN,
00:27:44vous avez entendu les mêmes aux Etats-Unis sur Trump en 2016,
00:27:46vous avez entendu les mêmes sur Georgia Meloni quand elle est arrivée au pouvoir,
00:27:49vous avez entendu les mêmes dans différents pays sur pourquoi par A plus B,
00:27:52les électeurs sont soit bêtes, soit les partis n'ont aucune chance de gagner.
00:27:55Moi je pense qu'il y a des facteurs qui sont très simples,
00:27:57qui expliquent pourquoi est-ce que le Rassemblement National est actuellement en tête.
00:28:00Premier point, c'est que vous avez une crise qui est politique,
00:28:01et donc vous avez un désordre dans les rues, dans les comptes publics et à l'Assemblée Nationale,
00:28:06et le RN prétend être le parti de l'ordre de rétablir une situation
00:28:09qui a été provoquée par la décision de Macron de dissoudre l'Assemblée Nationale.
00:28:13Le deuxième point, c'est que vous avez des problèmes profonds
00:28:15qui ont été mis en avant par le fondateur du RN sur les questions migratoires,
00:28:19et donc ils sont crédités d'avoir mis en avant un thème qui était à l'époque quand même,
00:28:22cité comme lorsque vous en parlez, vous étiez raciste, nazi, antisémite,
00:28:26et pour autant les Français ont vu une augmentation de l'immigration,
00:28:28et ont vu que l'immigration causait des problèmes très profonds en termes de mutations
00:28:32et sur les sujets de société, d'ailleurs on va en reparler.
00:28:34Et autre point, c'est que vous avez été en crise économique avec une société qui est très simple,
00:28:37et que tout le monde peut vérifier.
00:28:38En 1980, avant que Mitterrand soit élu président de la République,
00:28:42un Français, un Américain et un Allemand gagnaient le même PIB par tête,
00:28:4512 000 dollars par tête, le même.
00:28:48Aujourd'hui, la France 46 000, Allemagne 56, un Américain 80 000.
00:28:53Et donc les Français se disent, pendant 40 ans on a écouté des politiques
00:28:56qui nous expliquaient pas à plus de pourquoi est-ce que les autres étaient nuls,
00:28:58et au final, ils nous ont conduits dans un désastre économique profond,
00:29:01et je pense que ces facteurs ne le disent pas.
00:29:03On croit aux idées du Rassemblement National,
00:29:05mais au moins, comme c'est le seul qui n'a pas exercé,
00:29:07et comme ils proposent une logique qui est différente sur tous les sujets que vous avez mentionnés,
00:29:10peut-être qu'il faut tester.
00:29:11Vous êtes sur Sud Radio, deux points de vue différents,
00:29:13à partir d'un regard, celui de Philippe Bilger, c'est du régal.
00:29:17Alors, passons à votre sujet.
00:29:19Samuel Botton, 1er janvier et première victime de narcotrafic à Marseille,
00:29:24qui est votre ville.
00:29:25Oui, et un corps découvert dans la nuit de jeudi,
00:29:28donc directement le 1er janvier.
00:29:30Donc à Marseille, on appelle ça un barbecue provençal,
00:29:32c'est quand on enferme la personne dans le coffre pour mettre le feu à la voiture,
00:29:35et ça s'inscrit finalement dans une longue logique de règlement de compte
00:29:38entre milieux mafieux, donc à Marseille, la DZ Mafia,
00:29:42le gang Yoda et quelques autres qui gravitent autour,
00:29:44mais ça m'interroge sur un point,
00:29:45c'est-à-dire face à une situation qui dure depuis 20 ans,
00:29:49avec une vingtaine de règlements de compte par an dans cette ville,
00:29:52est-ce qu'au niveau national, on ne devrait pas se poser la question
00:29:55de la manière dont nous avons géré la question des trafics de drogue
00:29:58sur ces 30-40 dernières années,
00:30:00en étant le pays le plus répressif d'Europe,
00:30:02et puis finalement en étant un peu la dernière roue du carrosse à ce niveau-là.
00:30:05Est-ce que cette politique de la répression, surtout,
00:30:08est-elle encore viable ? Je ne pense pas.
00:30:10Ça marche au Salvador.
00:30:11Oui, ça marche au Salvador, mais on est loin d'être le Salvador.
00:30:13Non, mais je vous dis ça, on est dans les faits.
00:30:15Il y a quand même un peu plus de liberté, de démocratie.
00:30:18Oui, mais enfin, il faut respecter le Salvador aussi.
00:30:19D'accord, mais je pourrais vous citer l'Uruguay,
00:30:21je pourrais vous citer l'Espagne,
00:30:22je pourrais vous citer les Pays-Bas, l'Allemagne,
00:30:24et tous les pays qu'on a autour de nous,
00:30:25qui, eux, ont déjà accepté une forme de légalisation du cannabis.
00:30:29Nous, on continue à jouer les vierges effarouchées
00:30:31avec quasiment 6 millions de fumeurs réguliers par an sur le territoire,
00:30:35et finalement, ça amène des problématiques
00:30:38avec une hausse de consommation de drogue,
00:30:41mais surtout, on va sur des drogues qui sont de plus en plus dures.
00:30:43Donc, c'est un combat qu'on a totalement perdu,
00:30:45qui aujourd'hui s'exprime dans la violence.
00:30:47On est dans une spirale infernale encore plus à Marseille.
00:30:49Je pense au meurtre du frère Damien Kessassi,
00:30:51qui s'en est suivi de très peu d'annonces et de très peu d'effets finalement.
00:30:55Et aujourd'hui, on est le 1er janvier, on repart de plus belle.
00:30:58Donc, à un moment, c'est peut-être au plus haut de se poser les bonnes questions.
00:31:01Vous dites légaliser le cannabis, mais quand même pas la cocaïne, rassurez-moi.
00:31:04Non, je ne suis pas Louis Sarkozy, je vous rassure.
00:31:05D'accord.
00:31:06Mais si c'est un...
00:31:07Enfin, bon.
00:31:08Bon, c'était votre tour de table.
00:31:10Je regarde le chronomètre en même temps.
00:31:11C'est vrai qu'il y aurait de quoi débattre.
00:31:13Vos propositions sont exceptionnelles.
00:31:15J'aimerais aller maintenant sur celle de William Tay.
00:31:18Vous, William, vous parlez du député LFI
00:31:21qui associe le racisme et la pauvreté intellectuelle dans le Nord.
00:31:24Allez-y.
00:31:25Oui, c'est le grand classique.
00:31:26Ça veut dire que ce sont les gens qui sont censés défendre le peuple
00:31:28et donc être les héros de la cause sociale
00:31:30qui, en fait, sont les plus méprisants envers le peuple.
00:31:32Vous avez un député LFI, Carlos Dilanga, si je ne me trompe pas,
00:31:35qui dit qu'en fait, s'il y a autant de racisme dans le Nord,
00:31:37c'est parce qu'il y a une pauvreté intellectuelle
00:31:39en disant que c'est la région qui produit le moins de hauts diplômés.
00:31:42Et donc, en fait, il associe...
00:31:44D'une part, il fait une première faute, c'est qu'il associe diplôme à intelligence.
00:31:46Or, tous ceux qu'ont fait les grandes écoles savent pertinemment
00:31:49que dans les diplômés, vous avez un nombre assez important de gens
00:31:52qui ne sont pas très intelligents.
00:31:54Et deuxième point, c'est qu'en fait, il considère que le vote est intimement lié
00:31:57à la question du diplôme et du statut social.
00:32:00C'est-à-dire qu'il n'y a rien de plus discriminant
00:32:01et rien de plus renvoyant à ses origines sociales et ethniques
00:32:03que pour ces personnes-là.
00:32:05Et moi, je pense que quand on parle d'arnaque,
00:32:07c'est cette vraie arnaque qu'il faudrait énoncer.
00:32:09C'est des gens qui disent qu'il faut faire quelque chose,
00:32:11mais qui font exactement l'inverse.
00:32:12Lorsque vous défendez et vous dites qu'il y a une dignité à l'homme,
00:32:14vous considérez une dignité à l'homme.
00:32:16Lorsque vous dites qu'il faut respecter tous les gens,
00:32:17vous respectez tous les gens.
00:32:19Eux, ils disent qu'en fait, il faut respecter les gens
00:32:20uniquement si vous êtes de gauche, si vous êtes bien pensant
00:32:22et surtout si vous votez à la fille.
00:32:23Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne raison de commencer l'année.
00:32:25Carlos Martins Bilingo, précisément,
00:32:28qui est député français du Val d'Oise.
00:32:30Réaction, Philippe Boucher.
00:32:31Sur X, récemment, tout à l'heure,
00:32:34j'ai vu qu'il a affirmé, en gros, pour aller vite,
00:32:38qu'il avait été mal compris.
00:32:39Il est assez souvent mal compris, il faut être juste.
00:32:43Et c'est vrai qu'émanant de cette personnalité
00:32:46qui a connu quelques aléas,
00:32:49et d'autre part, d'un député LFI, tout de même.
00:32:52Je n'ai pas de suspicion de principe
00:32:54à l'égard de la direction populaire de LFI.
00:32:59Parfois, je l'imagine sincère,
00:33:02mais de sa part, c'est tout de même assez incroyable
00:33:05ce mépris qu'il dit.
00:33:07Il avait fait quelques sorties dans le média Africa,
00:33:10où justement, il parlait du renouvellement,
00:33:13du grand remplacement à l'envers.
00:33:14C'est une interview flottant.
00:33:15Il y a énormément de choses à retenir,
00:33:17ce qu'a dit William.
00:33:18Il y avait également la question de la promotion canapé
00:33:20de Rachida Dati, qui l'avait évoqué.
00:33:21Il s'est fondu dans le communiqué de presse
00:33:23quelques heures après pour dire
00:33:25« je m'excuse, j'ai été mal compris ».
00:33:27Bon, voilà.
00:33:28Rien de plus à ajouter.
00:33:29Mais ça veut dire quoi ?
00:33:30Ça veut dire qu'aujourd'hui,
00:33:31ça discrédite tout le parti,
00:33:32ou certains membres du parti ?
00:33:34Vous qui êtes plutôt de gauche, Samuel ?
00:33:36Mais pas LFI.
00:33:37Mais pas LFI.
00:33:37À aucun moment.
00:33:38Je vous ai toujours dit que je vous condamnais
00:33:39ce qui était à l'extrême.
00:33:40Alors justement,
00:33:40donc aujourd'hui, les gauchistes comme vous disent
00:33:45question à la première dissolution,
00:33:47je vous aurais dit
00:33:47si le PS veut s'en sortir,
00:33:49il faut partir seul,
00:33:50quitte à revenir avec moins de monde,
00:33:52mais au moins montrer qu'il y a un affrontement
00:33:53et qu'ils peuvent leur tenir la dragée haute.
00:33:55Ils ont voulu y aller ensemble.
00:33:57Ça a porté ses fruits
00:33:57parce que le Front Républicain
00:33:59a continué d'exister.
00:34:01Je ne pense pas à bon escient d'ailleurs.
00:34:03Mais sur le reste,
00:34:04qu'est-ce que vous voulez que je fasse ?
00:34:04Que je commente toutes les déclarations
00:34:06des fous du bus
00:34:06à chaque fois qu'il y en a une ?
00:34:08Là, on est en période de vacances,
00:34:09c'était plutôt calme,
00:34:10mais ça va reprendre bon an, mal an.
00:34:11Alors, ce qui est assez difficile
00:34:13et à chaque fois,
00:34:14j'essaye de me faire l'avocat du diable,
00:34:15c'est que souvent,
00:34:17personne finalement ne défend trop LFI.
00:34:20Mais quand même, William Thay,
00:34:21dans les prévisions,
00:34:22alors pas sur les municipales bien sûr,
00:34:24mais personne n'exclut le fait
00:34:27qu'LFI rejoue un rôle important
00:34:28sur la prochaine présidentielle.
00:34:29Ah non, mais ils vont jouer un rôle important.
00:34:31Alors pourquoi ?
00:34:32Comment est-ce possible
00:34:32avec ce que vous dites tous ?
00:34:33Déjà, premier point,
00:34:34et revenir sur la remarque.
00:34:36Toutes les personnes d'origine étrangère,
00:34:38toutes les personnes d'origine étrangère
00:34:39qui sont un peu classées au centre ou à droite,
00:34:41vous diront tous la même chose.
00:34:42Vous prenez quasiment plus de remarques maintenant.
00:34:44De toute façon,
00:34:45il y a eu la Seconde Guerre mondiale,
00:34:46une nostrilisation extrême
00:34:47contre l'extrême droite.
00:34:48Vous prenez quasiment aucune remarque.
00:34:50Vous n'aurez jamais
00:34:51sale bol de riz,
00:34:52sale asiate, etc.
00:34:52de la part de quelqu'un
00:34:53qui votait Rennes ou qui votait LR.
00:34:55Ça n'existe quasiment pas.
00:34:55Encore quelques années,
00:34:56Isabelle Balkany le faisait
00:34:57dans son local de campagne.
00:34:58Oui, avec son militant.
00:35:01Mais c'est encore quelques années.
00:35:02Ça arrive très rarement.
00:35:04Quand vous prenez des remarques ethniques,
00:35:06et ce qui vous renvoie
00:35:07à vos origines ethniques et sociales,
00:35:08c'est les gens les plus à gauche,
00:35:10c'est les plus antiracistes
00:35:11qui sont les plus racistes.
00:35:12Moi, vous pouvez regarder sur Facebook,
00:35:13vous tapez,
00:35:14c'est les drapeaux de type
00:35:14qui sont avec la Palestine
00:35:15qui dira asiatique,
00:35:17espèce de raciste.
00:35:17C'est pas mal pour commencer.
00:35:19C'est les gens comme ça.
00:35:20Pour ensuite,
00:35:20après répondre à votre question
00:35:21sur pourquoi est-ce que LF y monte,
00:35:22parce qu'en fait,
00:35:23vous avez des facteurs profonds
00:35:24qui font que la gauche
00:35:25est dans un État
00:35:26où ils sont complètement perdus.
00:35:27Ce sont des gens globalement
00:35:28qui en fait ont voté,
00:35:30je pense,
00:35:31toujours contre quelque chose.
00:35:32Donc du coup,
00:35:33si vous l'étiez contre quelque chose,
00:35:34et bien vous votez
00:35:35pour le parti le plus radical
00:35:36et celui qui parle le plus.
00:35:38Vous parlez de la gauche en général ?
00:35:39De la gauche en général.
00:35:40Parce que chez les socialistes,
00:35:41il y a des propositions,
00:35:42ils sont très actifs
00:35:43à l'Assemblée nationale.
00:35:44Je me souviens
00:35:44que c'est les élèves
00:35:45qui bloquent sur les questions budgétaires.
00:35:46Vous avez 25% des gens
00:35:47qui vont voter à gauche
00:35:48quoi qu'il arrive.
00:35:49Et ensuite,
00:35:49parmi les gens qui votent à gauche,
00:35:51ils ont le choix
00:35:51entre des offres
00:35:52qui ne sont quand même
00:35:52pas très fournies.
00:35:54Vous avez le choix
00:35:54entre Marine Thondelier.
00:35:56Voilà.
00:35:56Vous avez Olivier Faure
00:35:57et Jean-Luc Mélenchon.
00:35:58Et Glucksmann.
00:35:59Et Glucksmann.
00:35:59Oui, mais Glucksmann,
00:36:01ça part.
00:36:02Bah non, c'est de Fabien Roussel.
00:36:03Vous avez le choix.
00:36:04Et Fabien Roussel aussi.
00:36:05Et vous avez le choix
00:36:06entre ces trois personnes-là.
00:36:07Bah, cinq.
00:36:08On peut comprendre
00:36:09que quand vous êtes de gauche,
00:36:11vous dites que celui
00:36:12qui est le plus talentueux,
00:36:13celui qui a le plus
00:36:14de qualité oratoire
00:36:15et le plus charismatique,
00:36:16c'est Mélenchon.
00:36:16Et donc du coup,
00:36:17des gens se tournent l'air lui.
00:36:18Moi, je pense que
00:36:18c'est une faiblesse
00:36:19des gens d'Olivier Faure.
00:36:20Et Philippe Gontour,
00:36:22c'est celui qui fera élire
00:36:23Marine Le Pen ou Jean-Dalbert.
00:36:25On est là.
00:36:26Philippe Bilger,
00:36:26sur la gauche,
00:36:27même constat que William ?
00:36:28Je suis moins spécialiste
00:36:31de tout ça,
00:36:32mais je crois en revanche
00:36:35que, on l'a peut-être dit,
00:36:37que LFI a des chances
00:36:38peut-être sérieuses
00:36:40de se retrouver au second tour
00:36:42dans la mesure
00:36:43où le RN bloque
00:36:45évidemment une place
00:36:46puisqu'il y aura forcément
00:36:48le candidat quel qu'il soit
00:36:50et que de l'autre côté,
00:36:52à moins que la droite
00:36:53et le centre,
00:36:55comprennent l'obligation
00:36:57d'avoir un seul candidat.
00:36:59Mélenchon,
00:36:59entre les banlieues
00:37:00et une certaine jeunesse,
00:37:02mon Dieu peut créer
00:37:03non pas la surprise
00:37:05puisqu'il y croit,
00:37:07mais il fera le succès
00:37:08de Marine Le Pen
00:37:09ou de Jordan Bardella.
00:37:10C'est ça que je ne comprends pas
00:37:12du côté de LFI,
00:37:14qu'ils ne le comprennent pas
00:37:15ou qu'ils ne veulent pas le voir.
00:37:17C'était un régal
00:37:18avec nos trois vraies voix
00:37:19au point de vue différent.
00:37:20Ça y est,
00:37:21le débat politique est relancé.
00:37:22Nous sommes le 2 janvier.
00:37:23L'info en plus,
00:37:25dans un instant,
00:37:25on s'intéressera aux avantages
00:37:27justement de nos ministres,
00:37:29etc.
00:37:29Nous débattons ensemble
00:37:42et vous êtes les bienvenus
00:37:43évidemment si vous voulez intervenir
00:37:45au 0826 300 300.
00:37:47Aux côtés de Philippe Bilger,
00:37:48William Té et Samuel Botton,
00:37:50nos trois vraies voix ce soir
00:37:51aux trois visions idéologiques
00:37:54différentes.
00:37:55Et c'est ce qui rend
00:37:56cette soirée enrichissante.
00:37:58Notre Magide D.I.M.A.T.
00:38:01est arrivé
00:38:02pour l'info en plus.
00:38:08Depuis le 1er janvier 2026,
00:38:10Magide,
00:38:10les privilèges à vie
00:38:11accordés aux anciens
00:38:12premiers ministres
00:38:13et ministres de l'Intérieur
00:38:14appartiennent donc au passé.
00:38:16C'est officialisé
00:38:17par Sébastien Lecornu lui-même.
00:38:19Exactement, Frédéric.
00:38:20On peut le dire,
00:38:21c'est la fin
00:38:21d'un totem de la République.
00:38:22Pour donner une idée,
00:38:24tous les anciens
00:38:25premiers ministres
00:38:25et ministres de l'Intérieur
00:38:26se partageaient 24 chauffeurs,
00:38:2824 voitures
00:38:29et 24 agents de sécurité.
00:38:30De quoi s'organiser
00:38:31un petit défilé militaire
00:38:33à chaque réunion.
00:38:34Et pour se rendre compte du coup,
00:38:35ça pique un peu Frédéric.
00:38:36Dominique de Villepin,
00:38:37à lui tout seul,
00:38:38coûtait plus de 207 000 euros
00:38:40par an.
00:38:41Edith Cresson,
00:38:42qui on le rappelle,
00:38:42n'a été premier ministre
00:38:43que 9 mois au début
00:38:44des années 90,
00:38:45coûtait quand même
00:38:46157 000 euros.
00:38:48Et tous ces avantages,
00:38:49ça représentait pour l'État
00:38:50au total 4,5 millions d'euros par an.
00:38:53Rien que ça.
00:38:54Pour en parler,
00:38:54nous recevons
00:38:55Benjamin Morel,
00:38:56politologue et spécialiste
00:38:57des institutions françaises.
00:38:59Bonsoir Benjamin
00:39:00et bienvenue sur ce programme.
00:39:01L'immense Benjamin Morel,
00:39:02bonsoir !
00:39:03Bonsoir,
00:39:04bonsoir,
00:39:05bonne année !
00:39:06Bonne année Benjamin !
00:39:08Vous allez encore avoir
00:39:08du travail cette année.
00:39:10On boira vos paroles.
00:39:12On vous laisse avec Magid.
00:39:13Monsieur Morel,
00:39:14cette réforme
00:39:15est-elle vraiment économique
00:39:16comme le justifie
00:39:17le Premier ministre
00:39:18Sébastien Lecornu
00:39:18ou est-elle plutôt symbolique ?
00:39:22Non,
00:39:22c'est extrêmement symbolique.
00:39:23Si vous vous souvenez
00:39:24un petit peu
00:39:24de ce qu'avait dit
00:39:26François Bayrou il y a quelques mois,
00:39:27c'était déjà une idée
00:39:28qui avait été évoquée
00:39:30par François Bayrou.
00:39:31On avait déjà eu d'ailleurs
00:39:32des premiers éléments
00:39:33mis en oeuvre.
00:39:34Mais l'idée,
00:39:35c'était de donner le sentiment
00:39:35que la classe politique
00:39:37se donnait l'exemple
00:39:39et qu'elle prenait
00:39:41sa part comme tout le monde
00:39:41d'une certaine façon.
00:39:43Ça ne va pas nous faire
00:39:44gagner grand-chose.
00:39:45C'est vraiment
00:39:46le fil du fil
00:39:48de ce que l'on peut économiser.
00:39:50On est vraiment
00:39:51dans quelque chose
00:39:51qui relève
00:39:52d'une économie
00:39:52de bout de chandelle
00:39:53du point de vue du volume.
00:39:55Mais en revanche,
00:39:56il y a la volonté
00:39:57de montrer
00:39:57que la charge
00:40:00aujourd'hui
00:40:01des économies
00:40:03est équitablement répartie
00:40:05à la fois entre
00:40:06les riches,
00:40:06les pauvres,
00:40:07les politiques
00:40:08et les citoyens
00:40:09lambda.
00:40:10Et est-ce que
00:40:12justement ce type
00:40:13de mesure
00:40:13peut-elle changer
00:40:14la perception
00:40:15des citoyens
00:40:15envers les institutions
00:40:16par exemple ?
00:40:18Non.
00:40:19On peut toujours
00:40:20s'amuser à penser
00:40:21que demain
00:40:22les citoyens
00:40:22aimeront beaucoup
00:40:23les institutions
00:40:24mais la réalité
00:40:25c'est que
00:40:25ce type de mesure
00:40:27peut faire plaisir
00:40:29éventuellement
00:40:29quelques-uns de vos auditeurs
00:40:30qui vous écouteront
00:40:32ce soir
00:40:32mais on sait
00:40:33très rapidement
00:40:34qu'en fait
00:40:36elles deviennent
00:40:37insensibles.
00:40:38En d'autres termes
00:40:38les électeurs
00:40:39les oublient
00:40:40et que ça ne
00:40:41traduit pas
00:40:43tout d'un coup
00:40:44une réconciliation
00:40:45avec le monde politique
00:40:46ce qui est
00:40:47à l'origine
00:40:48de cette frustration
00:40:49de cette opposition
00:40:50entre les politiques
00:40:52et les citoyens
00:40:52c'est bien plus large
00:40:54que quelques citoyens
00:40:55et que quelques privilèges
00:40:56dont je suis sûr
00:40:57d'ailleurs
00:40:57que la plupart des français
00:40:58n'avaient pas vraiment
00:40:59tout à fait idée
00:41:00c'est-à-dire que
00:41:01l'idée qu'il y aurait
00:41:02des privilèges des politiques
00:41:03c'est vieux comme la politique
00:41:04vous savez
00:41:05le premier moment
00:41:06où on débat
00:41:07des privilèges
00:41:08gigantesques
00:41:09des politiques
00:41:09c'est sous la révolution
00:41:10quand on nous donne
00:41:11à l'époque
00:41:12quelques sous
00:41:13pour les parlementaires
00:41:15pour qu'ils puissent tenir
00:41:15à Paris
00:41:16après que
00:41:17les secteurs généraux
00:41:18soient devenus
00:41:18l'Assemblée nationale
00:41:19donc cette histoire-là
00:41:21elle date
00:41:21elle est aussi vieille
00:41:22que la politique
00:41:22mais Benjamin Morel
00:41:24oui mais Benjamin Morel
00:41:27est-ce que cette vie politique
00:41:29coûte cher à la France
00:41:31est-ce qu'il y a quand même
00:41:32moyen de faire des économies
00:41:33pertinentes ?
00:41:34alors on peut considérer
00:41:37que ce qui est enlevé
00:41:38aujourd'hui par Sébastien Lecornu
00:41:40ce n'est pas quelque chose
00:41:41qui est délirant
00:41:42c'est-à-dire qu'on voit
00:41:44évidemment qu'il y a besoin
00:41:45par exemple
00:41:46d'une protection policière
00:41:48pour des anciens ministres
00:41:49qui seraient menacés
00:41:50mais qu'au bout de quelques années
00:41:52celle-ci ne se justifie pas
00:41:54ce qui est d'ailleurs
00:41:55pour d'autres personnalités
00:41:55pour d'autres ministres
00:41:57et bien à ce moment-là
00:41:58on puisse l'enlever
00:41:59de même pour les chauffeurs
00:42:00donc si vous voulez
00:42:02ce n'est pas complètement délirant
00:42:03mais la réalité
00:42:04c'est que là encore une fois
00:42:06on est sur des éléments
00:42:07qui sont des éléments
00:42:08extrêmement limités
00:42:09en revanche
00:42:10il faut faire attention
00:42:11oui
00:42:11allez-y
00:42:12il faut faire attention
00:42:13oui
00:42:13on va considérer
00:42:14que toute particularité
00:42:16toute aide vis-à-vis des politiques
00:42:18serait un privilège
00:42:19vous savez
00:42:19l'indemnité parlementaire
00:42:21par exemple
00:42:21le fait qu'on paye
00:42:23les parlementaires
00:42:24c'est quelque chose
00:42:25qui est inhérent à la République
00:42:26parce que
00:42:27qu'est-ce qui se passait
00:42:27quand on n'avait pas
00:42:28d'indemnité parlementaire
00:42:29et bien il n'y avait que
00:42:30deux personnes
00:42:31qui pouvaient siéger au parlement
00:42:32les corrompus
00:42:33et les rentiers
00:42:35et donc à partir de là
00:42:37si vous voulez avoir
00:42:38un parlement démocratique
00:42:40vous avez besoin
00:42:41de parlementaires
00:42:41qui soient rémunérés
00:42:43logique
00:42:43allez réaction
00:42:44de Philippe Bilger
00:42:45réaction de Philippe Bilger
00:42:46au fond Benjamin
00:42:47vous accepteriez
00:42:49peut-être
00:42:49que c'est une
00:42:50une synthèse
00:42:52un petit peu discutable
00:42:54entre la passion
00:42:55de l'égalité
00:42:55qu'ont les français
00:42:56et un veste
00:42:58de démagogie
00:42:59tout de même
00:42:59bah oui
00:43:02et encore une fois
00:43:03c'est purement démagogique
00:43:04de la part
00:43:05de Sébastien Lecornu
00:43:06et de
00:43:07François Bayrou
00:43:09naguère
00:43:09néanmoins
00:43:10dans une période
00:43:11où vous avez
00:43:12la volonté
00:43:13de faire passer
00:43:13un budget
00:43:14qui implique
00:43:14des sacrifices
00:43:15aux français
00:43:16il faut donner
00:43:16des symboles
00:43:17on lâche
00:43:17les symboles
00:43:19ces symboles
00:43:19ils ne changeront
00:43:21fondamentalement rien
00:43:22au rapport
00:43:22avec les politiques
00:43:23néanmoins
00:43:24ils permettent
00:43:25de donner le sentiment
00:43:26qu'il y a des éclores
00:43:27qui sont équitablement
00:43:28répartis
00:43:28même si en fait
00:43:29encore une fois
00:43:30ça reste peanuts
00:43:31Samuel Botton
00:43:32ça sert à quelque chose ?
00:43:33Oh je vais me faire
00:43:33l'avocat du diable
00:43:34histoire d'eux
00:43:35mais j'ai tendance
00:43:35à penser qu'effectivement
00:43:36ces privilèges
00:43:38sur lesquels on revient
00:43:39ça permet aussi
00:43:39de réduire
00:43:41le trou de déconnexion
00:43:44qu'il y a
00:43:44entre ces gens-là
00:43:45et la population française
00:43:46peut-être de les remettre
00:43:47aussi un peu plus
00:43:48dans la vie du quotidien
00:43:49alors effectivement
00:43:50la mesure est symbolique
00:43:51et on s'adresse
00:43:52à des personnes
00:43:53chez un Premier ministre
00:43:54que ça reste très peu
00:43:55d'atteindre
00:43:55mais sur les parlementaires
00:43:56effectivement
00:43:57et d'autres fonctions
00:43:58peut-être leur redonner
00:43:59un peu plus
00:44:00le goût de la normalité
00:44:01et vous en tant que spécialiste
00:44:02de la communication
00:44:03ça vous parle
00:44:03William Thay aussi
00:44:04petite conclusion
00:44:05salut Benjamin
00:44:06bonne année
00:44:06déjà une question simple
00:44:08est-ce que toi tu préférerais
00:44:09en fait
00:44:10parce que quand on regarde
00:44:11les autres pays
00:44:11les autres parlementaires
00:44:12et les autres ministres
00:44:13sont mieux payés
00:44:14que les ministres français
00:44:14est-ce que toi tu penses
00:44:16pas que le problème
00:44:17c'est qu'en fait
00:44:17on a trop de parlementaires
00:44:18et trop de ministres
00:44:19et plutôt il faudrait avoir
00:44:20moins de ministres
00:44:21et moins de parlementaires
00:44:21mais qu'ils soient davantage payés
00:44:22et qu'ils soient déjà
00:44:23de meilleure qualité
00:44:24parce que peut-être
00:44:24ce que font les gens
00:44:25c'est la distinction
00:44:26entre d'avoir des gens
00:44:27qui sont avec d'un faible niveau
00:44:30pour certains
00:44:30par le député
00:44:31et qui sont peut-être
00:44:32trop payés pour leur qualité
00:44:32et ça en 20 secondes
00:44:33Benjamin
00:44:34pour la conclusion
00:44:34Malheureusement
00:44:36je suis assez d'accord
00:44:36avec William
00:44:37c'est-à-dire que le fait
00:44:38de trop mettre de côté
00:44:39les parlementaires
00:44:40de ne pas forcément
00:44:41bien les payer
00:44:42entraîne une crise d'évocation
00:44:44et ce qui est surtout marquant
00:44:45c'est pas tant
00:44:45le niveau de rémunération
00:44:46des parlementaires
00:44:47que ce qui leur est donné
00:44:49notamment en termes
00:44:50d'enveloppe budgétaire
00:44:51pour avoir des collaborateurs
00:44:52si vous regardez
00:44:53un député français
00:44:54c'est une PME
00:44:55par rapport à un député allemand
00:44:57et c'est une TPE
00:44:58par rapport à un député américain
00:45:00si vous voulez
00:45:00du personnel politique
00:45:01de qualité
00:45:02qui puisse vraiment
00:45:03faire la loi
00:45:04et bien il n'y a pas
00:45:05de secret
00:45:05ça se fait
00:45:06Merci Benjamin Morel
00:45:07politologue constitutionnaliste
00:45:09et auteur de
00:45:10Le Nouveau Régime
00:45:11ou l'impossible parlementarisme
00:45:12excellente info
00:45:14en plus une nouvelle fois
00:45:15Magie Deila
00:45:15Merci Frédéric
00:45:16Merci pour cette semaine
00:45:17je crois que vous allez
00:45:17vous soigner maintenant
00:45:18parce que la petite grippette
00:45:19elle arrive
00:45:19et dans tout de suite
00:45:21Thomas Binet
00:45:22sur la copropriété
00:45:23notre expert
00:45:23on retrouve bien sûr
00:45:24les trois vraies voix
00:45:25à la foulée
00:45:26dans la foulée
00:45:27Merci Frédéric
00:45:27Merci Maxime Sénat
00:45:29notre réalisateur
00:45:30De janvier
00:45:31ça fait une année de plus
00:45:34c'est ça exactement
00:45:35et aujourd'hui
00:45:35je rentre officiellement
00:45:36dans la génération
00:45:37des anciens
00:45:38on ne va pas dire combien
00:45:40quand même
00:45:40non non
00:45:41enfin bon
00:45:42voilà quoi
00:45:43bon merci pour cet anniversaire
00:45:46cher Maxime
00:45:47avec nous
00:45:48Philippe Bilger
00:45:48président de l'institut
00:45:50de la parole
00:45:50et un avocat général
00:45:52que j'aurais tant aimé avoir
00:45:53William T
00:45:56président du Fin Tank
00:45:57le millénaire
00:45:58bonsoir
00:45:58et puis Samuel Bauton
00:46:00expert en communication
00:46:01chez Step Conseil
00:46:02bonsoir
00:46:02personne ne me souhaite
00:46:03l'anniversaire
00:46:04de vous trois
00:46:04William C
00:46:05je l'ai fait par message
00:46:06William C
00:46:06j'ai dansé
00:46:09vous avez dansé
00:46:10ah très bien
00:46:10mais vous ne m'avez pas souhaité
00:46:11un bon anniversaire
00:46:12bon anniversaire
00:46:13sortez
00:46:13je vous souhaite
00:46:14un bon 40ème anniversaire
00:46:16oh c'est gentil ça
00:46:18mais non
00:46:18j'ai passé justement
00:46:19le cap
00:46:20c'est quoi 43 en vrai
00:46:21oh c'est gentil
00:46:22bon je ne demande pas à Philippe
00:46:25dès qu'on parle de moi
00:46:27il s'en fiche
00:46:27c'est pas grave
00:46:28alors voici notre petit débat
00:46:29depuis le 1er janvier
00:46:31les étrangers non européens
00:46:32souhaitant séjourner
00:46:33durablement en France
00:46:34doivent se prêter
00:46:36un examen civique
00:46:37obligatoire
00:46:37ce n'est qu'à cette condition
00:46:39qu'ils accéderont
00:46:40à la naturalisation française
00:46:42nous vous proposons
00:46:43cette question
00:46:43vous intervenez
00:46:44au 0826 300 300
00:46:46examen de naturalisation
00:46:48faut-il exiger
00:46:49la maîtrise de la langue
00:46:50parce qu'on a eu
00:46:51un exemple
00:46:52récemment incertain
00:46:53Georges C
00:46:55écoutons-le
00:46:57désolé
00:46:57mon français
00:46:58c'est horrible
00:46:59c'est horrible
00:47:00j'apprends
00:47:03mais c'est pas encore ça
00:47:04bonsoir
00:47:05bonsoir
00:47:06ce qui ne l'empêche pas
00:47:07d'être investi
00:47:08dans sa commune
00:47:09comme ce soir-là
00:47:10lors de l'inauguration
00:47:11du cinéma
00:47:12ou quand il a financé
00:47:13une ferme de fruits
00:47:14et légumes bio
00:47:15pour la cantine
00:47:15de l'école
00:47:16j'aime quasiment tout
00:47:18en France
00:47:18j'aime les gens
00:47:20on a déjà un groupe
00:47:21d'amis très soudés
00:47:22et merveilleux
00:47:23là où on vit
00:47:24bon alors
00:47:26quand on a
00:47:26un naturalisé
00:47:27comme ça
00:47:28forcément
00:47:28c'est super
00:47:29mais en plus
00:47:30il aide
00:47:30mais ça sert
00:47:31en fait
00:47:31mieux vaut financer
00:47:33que par les français
00:47:34Philippe Bigère
00:47:35alors je suis
00:47:36tout
00:47:37j'ai posé une question
00:47:38tout à l'heure
00:47:39à
00:47:40Benjamin Morel
00:47:43moi je suis
00:47:43là aussi
00:47:44je suis un peu
00:47:45alors que j'ai pas
00:47:47réellement une passion
00:47:48de l'égalité
00:47:49en général
00:47:50là je suis partagé
00:47:53à la fois
00:47:53je comprends
00:47:55le deux points
00:47:55de mesure
00:47:56dont on l'a fait
00:47:57bénéficier
00:47:58le couple
00:47:59est formidable
00:48:00et Georges Clounet
00:48:01même dans sa réponse
00:48:03à Donald Trump
00:48:04n'a pas dit
00:48:05la moindre bêtise
00:48:06et en même temps
00:48:07comment dire
00:48:09l'égalité
00:48:11comme l'a dit
00:48:12la ministre déléguée
00:48:15elle était un peu
00:48:16gênée
00:48:16par cette manière
00:48:18de privilégier
00:48:19ce couple là
00:48:20en ne faisant
00:48:22pas attention
00:48:23à l'absence
00:48:25de français
00:48:26de Georges Clounet
00:48:27donc je n'arrive
00:48:28pas à me déterminer
00:48:29bon ça réagit
00:48:30au 0826 300 300
00:48:32Roland de Saint-Etienne
00:48:33bonsoir Roland
00:48:34allez les verts
00:48:35bonne année
00:48:35merci bonsoir
00:48:37Frédéric Grindel
00:48:37bonsoir à tous
00:48:38et bonne année
00:48:38Sud Radio
00:48:39merci merci
00:48:40vous dites quoi
00:48:41obligation de parler français
00:48:43quand on a la naturalisation
00:48:45ou pas ?
00:48:46non mais je pense que oui
00:48:47il ne faut pas être démagogique
00:48:48Georges Clounet
00:48:49mais je vais y revenir après
00:48:50évidemment pour moi
00:48:51la naturalisation
00:48:52passe par l'excellente
00:48:53maîtresse du français
00:48:53mais je vais vous dire
00:48:54quelque chose
00:48:55sur Jacques Brindel
00:48:55ce n'est pas pour la naturalisation
00:48:56je demande ça aussi
00:48:58pour le renouvellement
00:48:59des titres de séjour
00:48:59comment peut-on vouloir
00:49:01s'intégrer en France
00:49:03au sein de la République
00:49:04si on n'en parle pas la langue
00:49:05ça me paraît très compliqué
00:49:07et par rapport à Georges Clounet
00:49:08mais pardonnez-moi
00:49:09mais Georges Clounet
00:49:09ça n'a rien à voir
00:49:10Georges Clounet
00:49:11c'est une immense star
00:49:12mais vous pensez vraiment
00:49:13que Georges Clounet
00:49:13vous allez avoir
00:49:14le ministère des affaires étrangères
00:49:16qui vont lui dire
00:49:16vous ne parlez pas français
00:49:17c'est pas grave
00:49:18on ne va pas vous mettre français
00:49:20mais ce n'est pas Georges Lecoune
00:49:21les mecs
00:49:21c'est Georges Clounet
00:49:22c'est une immense star
00:49:23et j'aimerais rebondir
00:49:24parce que ça m'a beaucoup fait rire
00:49:25ce qu'a répondu
00:49:27une excellente journaliste
00:49:29de Sud Radio
00:49:29Maud Koffler
00:49:30excellente journaliste
00:49:31où le député
00:49:32Sylvain Maillard
00:49:33s'était ému
00:49:33que certains
00:49:34du Rassemblement National
00:49:35je ne suis pas du RN
00:49:36mais c'est ce qu'avait dit
00:49:37le député Sylvain Maillard
00:49:38avait dit
00:49:38oui mais bizarrement
00:49:40pour Georges Clounet
00:49:40vous n'êtes pas
00:49:42vous ne dites rien
00:49:43et elle a répondu
00:49:44mais peut-être que
00:49:45toutes les immigrations
00:49:45ne se valent pas
00:49:46bah oui
00:49:47elle a un peu raison
00:49:47d'un côté
00:49:48Georges Clounet
00:49:49immense star
00:49:50qui a investi
00:49:51en France
00:49:52n'est rien
00:49:52il a investi
00:49:53il a acheté un méga domaine
00:49:54dans le Var et tout
00:49:55et bah oui
00:49:56peut-être qu'on va être
00:49:57plus enclin
00:49:58à faire l'impasse
00:49:59sur la naturalisation
00:50:00que par exemple
00:50:01un autre UTF
00:50:02qui veut demander
00:50:03à être naturalisé français
00:50:04c'était très
00:50:05c'était très percutant
00:50:07et merci mille fois
00:50:08Roland pour cette intervention
00:50:09ça réagit les vrais voix
00:50:11Samuel Motton
00:50:12alors déjà bon
00:50:12il n'a pas la même procédure
00:50:14qu'un OQTF
00:50:15en l'occurrence
00:50:16c'est une procédure spéciale
00:50:17de par son statut
00:50:18qui lui a permis
00:50:19d'obtenir la nationalité
00:50:21après
00:50:21je dirais avec un peu d'humour
00:50:23à l'époque
00:50:24on a eu le même débat
00:50:24sur Neymar au PSG
00:50:26qui après trois ans en France
00:50:27n'était pas capable
00:50:28d'aligner deux mots de français
00:50:29et plus généralement
00:50:30on a ce même débat
00:50:31sur des footballeurs
00:50:31qui viennent dans notre pays
00:50:33qui ne veulent pas apprendre la langue
00:50:34et vous qui êtes marseillais
00:50:34vous étiez contre
00:50:35la naturalisation de Neymar
00:50:36évidemment
00:50:37j'étais très content
00:50:37je savais que ça allait dans le mur
00:50:38au-delà de ça
00:50:40et plus sérieusement
00:50:41c'est-à-dire déjà
00:50:42prendre en compte
00:50:42que la langue française
00:50:43est l'une
00:50:44des plus difficiles
00:50:46dans le monde
00:50:47au moins dans les dix
00:50:48plus compliqués
00:50:49et la question que je me pose
00:50:50c'est de quelle maîtrise
00:50:51on parle
00:50:51c'est-à-dire moi
00:50:52aujourd'hui
00:50:52vous me posez la question
00:50:53j'ai des étudiants
00:50:54quand je corrige des copies
00:50:55il y a beaucoup de fautes d'orthographe
00:50:57qu'est-ce qu'on fait ?
00:50:58on leur enlève la nationalité
00:50:59ou pas ?
00:50:59est-ce qu'on parle d'un français parlé ?
00:51:01est-ce qu'on parle d'un français écrit ?
00:51:02jusqu'à quel niveau ?
00:51:03comment ?
00:51:04de quelle manière ?
00:51:04après je suis d'accord
00:51:05effectivement
00:51:06il est inconcevable
00:51:07d'être naturalisé français
00:51:09sans en maîtriser
00:51:10au moins les balbutiements
00:51:11de la langue
00:51:12et les traditions
00:51:13réaction évidemment
00:51:15William Thé ?
00:51:15en fait le sujet
00:51:16c'est pas
00:51:16est-ce qu'il faut naturaliser
00:51:17ou pas Georges Clunet
00:51:18est-ce qu'il n'y a pas ou pas
00:51:18des questions d'égalité
00:51:19non non ça c'était le clin d'oeil
00:51:20c'était sur la maîtrise de la langue
00:51:21le vrai sujet
00:51:22c'est simple
00:51:23c'est qu'il faut inverser
00:51:24qu'est-ce qu'on a nous en France
00:51:25ou auquel on donne
00:51:25la nationalité très facilement
00:51:27pour faire en sorte
00:51:27que l'acquisition de la société
00:51:28soit une chance
00:51:29et pas un droit
00:51:30et ensuite à partir de là
00:51:32une fois que vous fixez ça
00:51:32comme principe
00:51:33vous mettez en place
00:51:34et Philippe sait comment ça marche
00:51:35un faisceau d'indices
00:51:36vous mettez un certain nombre
00:51:37de critères qui fait
00:51:37est-ce que la personne
00:51:38qui devient française
00:51:39apporte au pays ?
00:51:41est-ce que la personne en France
00:51:42fait en sorte que la France
00:51:43gagne ou la France perde ?
00:51:45si c'est un coût
00:51:46si c'est un bénéfice
00:51:46pour notre économie
00:51:47si c'est un coût
00:51:48un bénéfice pour notre culture
00:51:49ça c'est fluctuant
00:51:50nous le problème qu'on a
00:51:54c'est pas que George Clooney
00:51:54devienne français
00:51:55ou qu'un autre devienne français
00:51:56ou que Neymar devienne français
00:51:56ça ce sont des bonnes choses
00:51:57parce qu'ils vont rapporter
00:51:58à la France
00:51:59ils vont rapporter plus à la France
00:52:00que ce que ça va nous coûter
00:52:01le problème que nous
00:52:02on a en France
00:52:03c'est qu'on a bradé
00:52:04notre nationalité
00:52:06à des personnes
00:52:06qui ne la méritent pas
00:52:07qui ne maîtrisent pas
00:52:08les fondamentaux
00:52:09qui renie notre histoire
00:52:10voire même qui la conteste
00:52:11et qui déteste notre pays
00:52:12et qui en plus
00:52:13et au moins George Clooney
00:52:14se mérite là
00:52:14c'est qu'il dit
00:52:15qu'au moins il aime la France
00:52:15on donne nationalité
00:52:16il y a des gens
00:52:17qui détestent notre pays
00:52:18et c'est pour ça
00:52:19qu'en France
00:52:19vous avez beaucoup de gens
00:52:21qui sont contre ce principe là
00:52:22et qui fait qu'on demande
00:52:24à être beaucoup plus exigeant
00:52:25pour les nouveaux venus
00:52:25et donc vous avez une partie
00:52:27de nouveaux venus
00:52:27qui disent
00:52:28oui mais c'est plus dur
00:52:29de s'intégrer
00:52:29oui mais justement
00:52:30c'est parce que c'est plus dur
00:52:31de s'intégrer
00:52:32parce que c'est plus dur
00:52:33de réussir dans le système français
00:52:34que vous allez être content
00:52:35de l'avoir
00:52:36vous allez être content
00:52:36d'avoir réussi
00:52:37vous serez fiers
00:52:38et surtout vous serez fiers
00:52:39de le transmettre
00:52:40et plus on est exigeant
00:52:41plus on est sélectif
00:52:42plus on a de chances
00:52:43d'avoir de bons français
00:52:43plutôt que de gens
00:52:44qui viennent et qui crachent
00:52:45dans notre pays
00:52:45et cela étant
00:52:46ce n'est pas facile
00:52:47d'avoir la nationalité française
00:52:48alors suivant les pays
00:52:49dont on vient
00:52:50Philippe Bilger
00:52:51oui alors on m'a donné
00:52:53des exemples
00:52:54où des gens parfaitement bien
00:52:56ont un mal fou
00:52:57à l'obtenir
00:52:58alors que d'autres
00:52:59mécaniquement
00:53:00l'ont obtenu
00:53:01et en effet
00:53:02ils n'avaient pas
00:53:03véritablement
00:53:04le désir
00:53:05d'être français
00:53:06d'où des problèmes après
00:53:08Samuel Botton
00:53:10non je ne sais que dire
00:53:11sur cette problématique
00:53:12c'est à dire
00:53:13j'ai le sentiment
00:53:14qu'en fait
00:53:15on délivre
00:53:15des naturalisations
00:53:17à tour de bras
00:53:17quand je vous écoute
00:53:18William
00:53:18alors que ce n'est pas
00:53:19du tout le cas
00:53:19et j'ai même l'impression
00:53:20que vous confondez
00:53:21les immigrés
00:53:22de deuxième génération
00:53:23qui par le fait
00:53:24sont français
00:53:25et les premiers
00:53:26qui sont donc français
00:53:28vous avez des français
00:53:29qui crachent aussi
00:53:30sur leur pays
00:53:30ou qui considèrent
00:53:31qu'ils ont été
00:53:32oubliés et abandonnés
00:53:33après sur la question
00:53:34de l'immigration
00:53:34oui mais parce qu'ils sont
00:53:37arrivés en France
00:53:38parce que leurs parents
00:53:39étaient immigrés
00:53:39aujourd'hui ils se retrouvent
00:53:40dans ce pays
00:53:41dans ce pays
00:53:42pris entre
00:53:42une double nationalité
00:53:44et forcément
00:53:45un rejet
00:53:45qui peut y avoir
00:53:46ce que je condamne
00:53:49au même titre que vous
00:53:49parce que vous avez
00:53:50des gens qui considèrent
00:53:52que la France
00:53:52ne leur a pas donné
00:53:53autant que ce qu'elle aurait dû
00:53:54qui se sentent
00:53:55laissés de côté
00:53:55par le système
00:53:56donc forcément
00:53:57ça amène
00:53:58à la problématique
00:53:58que j'évoquais
00:53:59William
00:53:59pour conclure
00:54:00et pour répondre
00:54:01mais pour ces personnes-là
00:54:02la France
00:54:03la France
00:54:04c'est une chance
00:54:05et l'État
00:54:06ne doit rien
00:54:07à ces personnes-là
00:54:08c'est à vous
00:54:09de l'apporter à l'État
00:54:09et ce n'est pas à l'État
00:54:10qui doit vous apporter
00:54:11quelque chose
00:54:11il faut arrêter
00:54:12d'inverser les valeurs
00:54:12on a envie de ne pas en faire
00:54:14la phrase de Kennedy
00:54:14de Kennedy
00:54:15exactement
00:54:16moi je pense qu'il y a
00:54:17une partie des gens
00:54:17qui sont français
00:54:18qui ne méritent pas de lettres
00:54:19vous avez des personnes
00:54:21qui ne sont pas françaises
00:54:21et qui mériteraient
00:54:22forcément de lettres
00:54:23et nous notre but
00:54:24et c'est ça le but de la loi
00:54:25c'est de corriger
00:54:26les injustices
00:54:26de faire en sorte
00:54:27que ceux qui crachent
00:54:28sur le pays
00:54:28soient le moins possible
00:54:30bénéficiaires des droits
00:54:31accordés à l'ensemble
00:54:32des français
00:54:32et que ceux qui devraient
00:54:34être bénéficiaires
00:54:35et qui ne le sont pas
00:54:36soient avantagés
00:54:37et je pense que le sujet
00:54:38est très simple
00:54:38vous vous dites
00:54:39est-ce que cette personne-là
00:54:40apporte au pays
00:54:40ou est-ce que cette personne-là
00:54:41coule le pays
00:54:42si ça apporte au pays
00:54:43vous le naturalisez
00:54:44si ça coule le pays
00:54:45vous lui montrez notre direction
00:54:46on pourra mettre
00:54:47un peu de déchance
00:54:48de nationalité dans tout ça
00:54:49histoire de bien agrémenter
00:54:50bon voilà
00:54:51on ne vous mettra pas
00:54:52d'accord là-dessus
00:54:53dans un instant
00:54:54vous fumez les trois
00:54:56là au tournant
00:54:57je suis un ex-fumeur
00:54:58et j'ai arrêté
00:54:59moi non plus Philippe
00:55:01jamais fumé
00:55:02et bien on va parler
00:55:04de la cigarette
00:55:04à tout de suite
00:55:05Sud Radio
00:55:06les vrais voix Sud Radio
00:55:0818h20
00:55:09Frédéric Brindel
00:55:11c'est l'une des augmentations
00:55:12du début d'année 2026
00:55:14de 10 centimes
00:55:15à plus d'un euro
00:55:16selon les marques
00:55:17pour le paquet de cigarettes
00:55:18l'idée est de dissuader
00:55:19de fumer
00:55:20c'est un enjeu sanitaire
00:55:21mais le contournement
00:55:22s'organise
00:55:23pour les plus accros
00:55:24la question sur le compte
00:55:25X de Sud Radio
00:55:26vous répondez
00:55:27la hausse des prix du tabac
00:55:29est-elle une mesure
00:55:30positive
00:55:31inutile
00:55:32ou injuste
00:55:34vous répondez
00:55:35vous nous donnez
00:55:36votre point de vue
00:55:37écoutez
00:55:38c'était ce matin
00:55:39chez nos confrères de BFM
00:55:41Serdar Kaya
00:55:42le président national
00:55:43de la confédération
00:55:44des buralistes
00:55:45les vrais voix Sud Radio
00:55:47cette heure-ci
00:55:49mes collègues
00:55:50qui servent
00:55:50leurs clients
00:55:51doivent mettre
00:55:52les nouveaux prix
00:55:53mais à l'inverse
00:55:54le trafic
00:55:54lui se fait plaisir
00:55:56et c'est eux
00:55:56qui se frottent les mains
00:55:57face à un prix
00:55:58qui est exorbitant
00:55:59et je vous dirais
00:56:00on parle d'Europe
00:56:01mais à cette heure-ci
00:56:03le prix du paquet de cigarettes
00:56:04en Espagne
00:56:04ou en Italie
00:56:05avoisine
00:56:06les 6-7 euros
00:56:06donc c'est là-dessus
00:56:07qu'on se dit
00:56:08qu'on passe parfois
00:56:09pour les derniers ans
00:56:11de l'affaire
00:56:11c'est un peu difficile
00:56:12pour nous
00:56:12Philippe Bilger
00:56:13ça s'entend ça
00:56:14bien sûr
00:56:15et en même temps
00:56:16moi je ne comprends pas
00:56:18à partir du moment
00:56:19on considère
00:56:20que la cigarette fumée
00:56:22est un mal absolu
00:56:23d'aucun
00:56:24compare ça
00:56:24même à des usages
00:56:28qui sont infractionnels
00:56:29pourquoi est-ce
00:56:31qu'on n'interdit pas
00:56:32la cigarette
00:56:32moi ça ne me choquerait pas
00:56:34réaction Samuel Bauton
00:56:36je trouve
00:56:37la prise de parole
00:56:38du représentant
00:56:40assez osée
00:56:41c'est-à-dire
00:56:42se plaindre
00:56:42que l'Espagne
00:56:43puisse vendre
00:56:44des outils de mort
00:56:45moins chers
00:56:46que ce que nous faisons
00:56:46en France
00:56:47et donc déprécier
00:56:48ce qu'est notre politique
00:56:49de santé
00:56:49qui a eu de très bons résultats
00:56:52sur The Volet là
00:56:52depuis 20 ans
00:56:53je trouve ça
00:56:53à la limite de l'honteux
00:56:55après si je voulais
00:56:55faire un peu d'ironie
00:56:56je vous dirais
00:56:57que ça fait les affaires
00:56:57de Car Club
00:56:58qui est une application
00:56:59qui a été lancée
00:56:59il y a quelques semaines
00:57:00et qui permet aux gens
00:57:02d'aller faire leur course
00:57:02à la frontière
00:57:03pour tout ce qui est
00:57:04alcool et cigarettes
00:57:04donc effectivement
00:57:07il y a le fumeur
00:57:07que j'étais
00:57:08il y a 5 ans
00:57:09qui vous dirait
00:57:09ça ne m'arrange pas
00:57:11je tombe un paquet par jour
00:57:12et mon porte-monnaie
00:57:13va prendre un coup
00:57:14et il y a le non-fumeur
00:57:15d'aujourd'hui
00:57:15qui vous dira
00:57:16en fait ce n'est pas mon problème
00:57:17et si ça aide des gens
00:57:18à arrêter de fumer
00:57:19alors allons-y
00:57:19et mettons le paquet
00:57:20à 20 euros
00:57:20s'il faut
00:57:21les auditeurs
00:57:22ont donné leur point de vue
00:57:24sur le compte X
00:57:25de Sud Radio
00:57:26continuez
00:57:26sur le compte X
00:57:27de Sud Radio
00:57:28la hausse des prix
00:57:29du tabac
00:57:29est-elle une mesure ?
00:57:30alors vous dites
00:57:31positive à 25%
00:57:32inutile à 45%
00:57:34et injuste à 31%
00:57:37bon
00:57:37est-ce que les fumeurs
00:57:39se sont mobilisés ?
00:57:40William Tay
00:57:41en fait on a une maladie en France
00:57:43et de croire qu'une taxe
00:57:44nous ramènerait
00:57:45une certaine prospérité
00:57:46et ferait en sorte
00:57:46que tout marchera bien
00:57:47si ça marcherait
00:57:51la France serait
00:57:51le pays le plus prospère
00:57:52au monde
00:57:53où il y aurait
00:57:53le moins de malades
00:57:54où chacun pourrait
00:57:56remplir ses caddies
00:57:56tout irait bien
00:57:57et ce ne serait pas
00:57:58l'un des pays
00:57:58où il y a plus
00:57:59de dépressifs
00:58:00en Europe
00:58:01tout ça ça ne marche pas
00:58:02on le sait très bien
00:58:02pourquoi
00:58:03parce que moi je pense
00:58:04que le sujet essentiel
00:58:05c'est qu'en fait
00:58:05pourquoi est-ce que
00:58:06la cigarette aujourd'hui
00:58:07ne marche plus
00:58:07quand vous regardez
00:58:08les publics
00:58:08et vous regardez
00:58:09les sociologies
00:58:10ceux qui ne fument
00:58:11de moins en moins
00:58:11et moi j'ai vu la différence
00:58:12avec mon âge
00:58:13c'est ceux qui ont actuellement
00:58:14entre 15 et 25 ans
00:58:15pourquoi ?
00:58:16parce qu'à l'époque
00:58:16en fait
00:58:17les gens fumaient
00:58:18non pas parce qu'ils voulaient fumer
00:58:19mais parce que c'était
00:58:20une question de mode
00:58:21ou c'était une question de plaisir
00:58:22et ce qui a tué
00:58:23en fait l'image de la cigarette
00:58:24c'est pas le prix
00:58:25c'est l'image qui était associée
00:58:26et le fait qu'en fait
00:58:27les gens avaient d'autres plaisirs
00:58:28à faire au quotidien
00:58:29donc en fait
00:58:30moi je pense qu'on se trompe de combat
00:58:31parce qu'en fait
00:58:32ceux qui vont continuer à fumer
00:58:33seront toujours des sociologies
00:58:34qui sont particulières
00:58:35ça va être actuellement
00:58:36les plus âgés
00:58:37qui n'ont pas forcément
00:58:38un pouvoir d'achat important
00:58:39parce que de toute façon
00:58:39ils ont arrêté de travailler
00:58:40et deux
00:58:41ça va être les catégories populaires
00:58:42donc en fait
00:58:42on accable davantage
00:58:43des gens qui étaient
00:58:44déjà en difficulté
00:58:45quand vous regardez autour de vous
00:58:46en fait
00:58:47ceux qui sont plutôt riches
00:58:49et ceux qui sont plutôt bien aisés
00:58:50s'ils veulent continuer à fumer
00:58:51ils continueraient à fumer
00:58:52c'est pas parce que le paquet de cigarets
00:58:53va augmenter de 1 ou 2 euros
00:58:54qu'ils vont arrêter
00:58:54donc moi je pense qu'on se trompe
00:58:55à chaque fois de combat
00:58:56en se disant
00:58:56bah tiens
00:58:57on a un prénom en France
00:58:58on va créer une nouvelle taxe
00:58:59on va créer un nouvel impôt
00:59:01en croissant que ça marche
00:59:02moi je pense que c'est pas ça
00:59:03ce qui a fait que ça a changé
00:59:04pourquoi est-ce que
00:59:05la consommation de cigarets a changé
00:59:06c'est parce que c'est l'image
00:59:07et parce qu'en fait
00:59:08on est passé d'une génération
00:59:09il y a 10, 15, 20 ans
00:59:10qui préférait sortir
00:59:11et faire des soirées
00:59:12vous n'ayez pas autant de runner
00:59:13vous n'ayez pas autant de gens
00:59:14qui aimaient faire du vélo
00:59:15et en fait les gens
00:59:16souvent arrêtent
00:59:16tout simplement pour une question simple
00:59:17c'est qu'ils ont vu
00:59:18que leurs conditions physiques
00:59:19ne permettait pas de faire leurs activités
00:59:20ils ont arrêté
00:59:20aujourd'hui ils font comme vous et moi
00:59:22William ils ont des peufs
00:59:23à la main les jeunes
00:59:24vous faites les sorties de collège
00:59:25de lycée
00:59:25pas tous
00:59:26pas tous mais ceux qui
00:59:27moi je me souviens
00:59:28à mon époque au collège
00:59:29il y avait ceux qui fumaient déjà
00:59:30à 13, 14 ans
00:59:3114 ans les Gouloises
00:59:32la chanson
00:59:33Stone et Charbonne
00:59:34oui je me ferais pour Gainsbourg
00:59:36à l'époque
00:59:36avec les Gouloises
00:59:37non les Gitanes pardon
00:59:39j'ai essayé ça aussi d'ailleurs
00:59:41donc non
00:59:42aujourd'hui vous allez
00:59:43devant des collèges
00:59:44des lycées
00:59:44vous avez des élèves
00:59:46des jeunes gens
00:59:46qui ont la peuf à la main
00:59:47la cigarette
00:59:49oui mais il y a moins de gens
00:59:50qui ont la peuf à la main
00:59:51à la sortie du lycée
00:59:51qu'à l'époque
00:59:52à l'époque
00:59:52non je ne suis pas d'accord
00:59:54moi je les vois
00:59:55j'ai un lycée à côté de chez moi
00:59:56je ne vois que ça
00:59:57et à des âges
00:59:58ou même moi
00:59:59et c'est l'hôpital
00:59:59qui se fout de la charité
01:00:00je me dis putain mais
01:00:01de claque en fait
01:00:02il y a 16 ans
01:00:03il est 7h du matin
01:00:04soit il y a une clope à la bouche
01:00:05soit il est en train de tirer
01:00:06sur la peuf comme un malade
01:00:07alors que vous avez fait pire
01:00:09j'étais pareil
01:00:09vous avez fait pire
01:00:10tout pareil
01:00:10vous avez fait pire
01:00:12avec ce que vous venez de nous dire
01:00:13je vous raconterai à l'occasion
01:00:14bon 0 826 300 300
01:00:16direction Molluçon
01:00:17dans l'allié Molluçon
01:00:19n'est-ce pas Coralie ?
01:00:20bonsoir
01:00:20oui bonjour tout le monde
01:00:22bienvenue et bonne année à vous
01:00:24meilleur vœu
01:00:25une bonne santé surtout
01:00:26et vous êtes
01:00:27tenez-vous bien
01:00:28buraliste
01:00:29alors
01:00:30c'est quoi cette histoire
01:00:31d'augmentation ?
01:00:32vous réagissez comme les buralistes ?
01:00:34et on imagine
01:00:34c'est injuste ?
01:00:36alors c'est pas que c'est injuste
01:00:38alors
01:00:38il y a deux ou trois
01:00:40de vos coéquipiers
01:00:41où je ne suis pas forcément
01:00:42d'accord avec eux
01:00:43parce que c'est un discours
01:00:44de non-fumeurs
01:00:45donc forcément
01:00:46oui ex-fumeurs
01:00:47il est un peu partial
01:00:50apparemment il n'y a pas de fumeurs
01:00:51mais bon
01:00:52voilà
01:00:52moi là ce qui m'embête
01:00:54dans tout ça
01:00:55c'est qu'en fait
01:00:56ils augmentent
01:00:58les taxes
01:00:59en pensant que les gens
01:01:00vont arrêter de fumer
01:01:01et c'est là où c'est faux
01:01:02parce que les gens
01:01:04qu'est-ce qu'ils font ?
01:01:04ils vont ailleurs
01:01:05ils vont prendre soit de la contrebande
01:01:06soit de la contrefaçon
01:01:08donc en fait
01:01:09ce n'est pas aider
01:01:09les gens à arrêter de fumer
01:01:10c'est donner
01:01:12de l'argent
01:01:13à moins à l'état
01:01:14parce que c'est quand même
01:01:15une perte de 5 milliards
01:01:16par contre
01:01:18ils vont se soigner où
01:01:19ces gens-là
01:01:19qui vont chercher
01:01:20leur cigarette en Espagne ?
01:01:21ils vont se soigner en France
01:01:22donc ça continue
01:01:23de créer un déficit
01:01:25mais oui
01:01:25vous ne croyez pas
01:01:26qu'ils vont au Kili
01:01:27ou au Luxembourg
01:01:28à Andorre
01:01:29beaucoup à Andorre
01:01:29oui
01:01:30pour aller chercher
01:01:31leur cigarette
01:01:32mais la cigarette
01:01:33on le sait
01:01:34que ce n'est pas bon
01:01:35pour la santé
01:01:35on le sait depuis longtemps
01:01:37c'est pour ça
01:01:37qu'il y a une interdiction
01:01:38de vendre
01:01:39au moins de 18 ans
01:01:40on s'est vachement
01:01:42amélioré
01:01:43sur les cigarettes électroniques
01:01:44pour essayer
01:01:44de donner un change
01:01:45aux personnes
01:01:46qui sont accro
01:01:46parce que ça reste
01:01:47une addiction
01:01:49voilà
01:01:49on ne peut pas
01:01:50on ne peut pas mentir
01:01:51vous justement
01:01:54donc Coralie
01:01:55à Montluçon
01:01:56bon il y a une culture
01:01:57très rock'n'roll
01:01:58à Montluçon
01:01:58dans le centre de Montluçon
01:02:00il y a des petits décors
01:02:01ça vous plairait
01:02:02allez à Montluçon
01:02:03vous Samuel Botton
01:02:04là de Marseillais
01:02:05est-ce que vous avez senti
01:02:07Coralie
01:02:07avec l'augmentation
01:02:08des prix
01:02:09parce que
01:02:09bon il y a cette année
01:02:10mais il y a eu avant
01:02:11est-ce que
01:02:12la baisse de la consommation
01:02:13officielle
01:02:14chez vous
01:02:15chez une buraliste
01:02:16donc baisse
01:02:17quand le prix augmente
01:02:19ah oui bien sûr
01:02:20ça baisse tous les ans
01:02:21moi depuis 3 ans
01:02:22ça baisse tous les ans
01:02:24est-ce que ça monte
01:02:25sur la vape
01:02:25ça augmente un petit peu
01:02:28mais moi j'ai senti
01:02:29vraiment une grosse baisse
01:02:30c'est qu'à côté de chez moi
01:02:31j'ai deux épiceries
01:02:32de nuit
01:02:33qui se sont
01:02:33voilà
01:02:35qui se sont ouvertes
01:02:36sachant que les deux épiceries
01:02:38il faut bien dire
01:02:38il n'y a même pas
01:02:39deux mètres d'écart
01:02:40entre les deux
01:02:40donc je ne sais pas
01:02:41comment c'est possible
01:02:42et moi oui
01:02:42j'ai une perte de tabac
01:02:45de 300 000 euros
01:02:46par an
01:02:46tous les ans
01:02:47ça fait 3 ans
01:02:48depuis que
01:02:49depuis que les épiceries
01:02:50sont là
01:02:52parce que
01:02:53parce que les épiceries
01:02:54vendent
01:02:55illégalement
01:02:56c'est ça ?
01:02:57bah les épiceries
01:02:58les barbershop
01:02:59ils vendent même
01:02:59des cigarettes à l'unité
01:03:00ils vendent aussi bien
01:03:01bah bien sûr
01:03:02des cigarettes à l'unité
01:03:03j'entendais un de vos collègues
01:03:05dire les peufs
01:03:05les peufs sont interdits
01:03:06maintenant c'est
01:03:07mais vous allez dans les épiceries
01:03:09ils en ont des peufs
01:03:10oui
01:03:10donc c'est des produits
01:03:11qui sont importés
01:03:13et qui sont
01:03:14ils doivent y avoir
01:03:15encore plus de choses
01:03:16qui sont malsaines
01:03:17voilà
01:03:18je vais même aller plus loin
01:03:20les cigarettes que vous ciblez
01:03:21chez ces épiceries
01:03:22elles viennent de l'étranger
01:03:23c'est pas des cigarettes françaises
01:03:24dans 80% des cas
01:03:25mais bien sûr
01:03:26mais bien sûr
01:03:27et donc du coup
01:03:28c'est plus dangereux
01:03:29bon c'est terrible
01:03:30ça
01:03:31c'est plus dangereux
01:03:31merci Coralie
01:03:33de ce témoignage
01:03:34depuis Montluçon
01:03:35dans l'Allier
01:03:36merci de nous avoir éclairé
01:03:38bonne soirée à vous
01:03:39bon réaction
01:03:40Philippe Bichert
01:03:41on vient d'avoir un exemple terrible
01:03:42en même temps Coralie
01:03:43a très justement dit
01:03:45que ceux qui n'ont jamais fumé
01:03:47n'étaient peut-être pas
01:03:48les plus pertinents
01:03:49dans ce type de débat
01:03:50moi
01:03:51j'ai longtemps souffert
01:03:53parce que dans ma famille
01:03:54ils fumaient beaucoup
01:03:55et j'étais victime
01:03:57de ce tabagisme passif
01:04:00et il m'était insupportable
01:04:02mais je peux comprendre
01:04:04la passion
01:04:05que pour certains
01:04:06mes enfants eux-mêmes
01:04:08me disaient
01:04:08que je ne comprenais rien
01:04:09à la vie
01:04:10parce que je ne comprenais pas
01:04:12la volupté d'une cigarette
01:04:14au moment où on boit un café
01:04:16mais je trouve que
01:04:18il faudrait être plus cohérent
01:04:21à partir du moment
01:04:22où on admet que c'est un mal
01:04:23même en augmentant le prix
01:04:25ça ne me paraît pas
01:04:26très cohérent
01:04:28sur le plan
01:04:28sauf que William T
01:04:30on a un premier exemple
01:04:32et ça la thématique
01:04:32va vous inspirer
01:04:33nous sommes dans l'Union Européenne
01:04:35et que déjà
01:04:36si on interdit
01:04:36ou si on met un prix
01:04:39il faut que ce soit
01:04:40partout dans l'Union Européenne
01:04:41parce que là
01:04:41c'est du n'importe quoi
01:04:43mais oui
01:04:43là on a un problème majeur
01:04:44mais de toute façon
01:04:45la politique française
01:04:46marche un peu sur la tête
01:04:46ça veut dire qu'actuellement
01:04:47on met en place
01:04:49la hausse des prix
01:04:49mais ça va pénaliser
01:04:50uniquement
01:04:51soit les buralistes français
01:04:52soit les personnes
01:04:54les plus pauvres
01:04:54qui ont moins les moyens
01:04:56est-ce que pour autant
01:04:57cette hausse des prix
01:04:58va entamer
01:04:59une baisse de la consommation
01:05:00réelle de cigarettes
01:05:01et non pas
01:05:01la consommation affichée
01:05:03ou la consommation
01:05:04de la vente du tabac
01:05:06par les buralistes
01:05:06mais la consommation réelle
01:05:07je ne pense pas
01:05:08ça c'est le premier paramètre
01:05:09le deuxième paramètre
01:05:10c'est que de toute façon
01:05:11en fait
01:05:11la buraliste l'a très bien rappelé
01:05:13c'est que vous allez financer
01:05:14soit les marchés parallèles
01:05:15soit les épiceries
01:05:16soit en fait
01:05:17les autres pays de l'Union Européenne
01:05:18et de toute façon
01:05:19c'est quand même vous
01:05:20qui allez payer la note
01:05:20parce que in fine
01:05:21le consommateur français
01:05:23ira se faire soigner en France
01:05:24parce que c'est à cet endroit là
01:05:25que vous allez le faire
01:05:26et donc moi je pense
01:05:26que c'est pour ça
01:05:27que vous avez un véritable problème
01:05:28si vous voulez vraiment lutter
01:05:29contre la cigarette
01:05:30c'est ce que dit Philippe Bilger
01:05:31directive européenne
01:05:33mais c'est pareil
01:05:34on ira en Suisse
01:05:34en Norvège
01:05:35ou en Andorre
01:05:36qui ne sont pas l'Union Européenne
01:05:37c'est pas l'Europe qui légifère
01:05:38si vous voulez vraiment
01:05:39interdire massivement
01:05:39soit vous dites
01:05:41que vous interdisez
01:05:41ça peut se comprendre
01:05:42moi je pense pas
01:05:43que ce soit une bonne idée
01:05:43mais vous dites complètement
01:05:44que vous interdisez
01:05:45soit vous avez une autre possibilité
01:05:46c'est qu'en fait
01:05:47c'est une question d'attractivité
01:05:48c'est à dire que les gens fument
01:05:50parce qu'en fait
01:05:50ils se disent
01:05:50c'est cool de fumer
01:05:51au bout d'un moment
01:05:52de toute façon
01:05:52tous les fumeurs comprendront
01:05:53vous êtes même plus
01:05:54sur une question de plaisir
01:05:55d'aller fumer une clope
01:05:56vous êtes sur un truc
01:05:57qui est quasiment mécanique
01:05:58quand vous êtes à un paquet par jour
01:05:59je pense que vous l'avez été
01:06:00je l'ai été
01:06:00c'est du vécu
01:06:02ça me rappelle des mauvais souvenirs
01:06:04ça veut dire que vous sortez dehors
01:06:05il fait moins 5
01:06:06vous êtes comme ça
01:06:06en train d'allumer
01:06:07vous prenez pas de plaisir
01:06:08donc en fait
01:06:08vous êtes sur un effet
01:06:09qui est mécanique
01:06:09et une fois que vous substituez ça
01:06:11par autre chose
01:06:12vous trouvez d'autres plaisirs
01:06:13de la vie
01:06:13vous allez arrêter
01:06:15et tout ce qu'il faut nous
01:06:15c'est proposer un truc
01:06:16qui soit alternatif
01:06:17ça peut être quoi ?
01:06:19c'est ça
01:06:22il y a eu un vrai sujet
01:06:23où aujourd'hui
01:06:24la filière de la vape
01:06:25se retrouve dans la même situation
01:06:26puisqu'on veut augmenter
01:06:28la taxation
01:06:28sur leurs produits
01:06:29parce que la PEUF
01:06:30a été aussi un vrai coup d'arrêt
01:06:31pour le secteur
01:06:32et ça je peux le comprendre
01:06:33pour des raisons écologiques
01:06:34mais aujourd'hui
01:06:35c'est comment est-ce qu'on intègre
01:06:37tous les dispositifs parallèles
01:06:38type patch, vape et autres
01:06:40pour les intégrer
01:06:42dans un parcours de sortie
01:06:44et d'arrêt du tabac total
01:06:45chez le consommateur
01:06:46et là-dessus
01:06:47on a encore un peu de travail à faire
01:06:48mais la hausse des prix
01:06:49a quand même aidé
01:06:50je suis désolé de vous dire
01:06:51pour moi oui
01:06:52est-ce que vous oui ?
01:06:54moi je m'étais dit
01:06:55c'est l'ironie de l'histoire
01:06:56qui fait ça
01:06:56je m'étais dit
01:06:57dès qu'on passera le cap
01:06:58des 10 euros
01:06:59psychologiquement
01:07:00ça sera trop dur
01:07:01et il se trouve que
01:07:02vous êtes dit
01:07:0310,50 euros
01:07:04non c'est ça ?
01:07:05non deux jours avant
01:07:05que ça arrive
01:07:06je me retrouve en rendez-vous
01:07:07avec un client
01:07:07je le vois avec une PEUF
01:07:09dans la main
01:07:09qu'est-ce que c'est ?
01:07:11il me la donne
01:07:11tiens tu verras
01:07:12tu vas arrêter la cigarette
01:07:13effectivement
01:07:14une semaine après
01:07:15j'ai commencé en alternant
01:07:17en me disant
01:07:18voilà mais quand je me suis rendu compte
01:07:19que mes doigts ne sentaient plus
01:07:20le tabac
01:07:20mes vêtements
01:07:21même la laine
01:07:22on va être très honnête
01:07:22c'est pareil
01:07:23c'est-à-dire
01:07:23la fraîcheur
01:07:25la menthe
01:07:25je me suis dit
01:07:27bon ben voilà
01:07:27et aujourd'hui j'essaye
01:07:28de temps en temps
01:07:29quand j'ai beaucoup de fumeur
01:07:30autour de moi
01:07:30mais je vais tirer deux taffes
01:07:32et je vais la jeter
01:07:33parce que j'y arrive plus
01:07:34ça s'est passé
01:07:36de la même manière
01:07:37finalement
01:07:37Philippe Bilger
01:07:38quand on a empêché
01:07:39de fumer dans les restaurants
01:07:40aussi
01:07:41ah oui
01:07:41quel bonheur
01:07:42quel bonheur
01:07:43c'est vrai que j'aurais du mal
01:07:44à imaginer des gens
01:07:45fumaient dans un restaurant
01:07:46aujourd'hui
01:07:46même si on a quelques-uns
01:07:47en Paris
01:07:48vous pouvez fumer
01:07:48passer une certaine heure
01:07:49mais vous savez que
01:07:51moi plusieurs fois
01:07:52je suis allé sur des compétitions
01:07:53internationales
01:07:54en tant que journaliste sportif
01:07:55et il y avait des fumeurs français
01:07:56qui se retrouvaient
01:07:57dans des restaurants
01:07:58par exemple en Serbie
01:07:59où on peut fumer
01:07:59dans les restaurants
01:08:00et les fumeurs étaient gênés
01:08:01il faudrait que j'ai même
01:08:03connu des rédactions
01:08:04où on fumait encore
01:08:04dans les bureaux
01:08:05en 2015-2016
01:08:06et les salles de montage
01:08:07quand j'étais stagiaire
01:08:08n'en pouvaient rien dire
01:08:09merci les vrais voix
01:08:10merci
01:08:11pour ce 2 janvier 2026
01:08:15avec Philippe Bilger
01:08:15William T
01:08:16Samuel Botton
01:08:17à la réalisation
01:08:18bien sûr
01:08:19Maxime Sénat
01:08:21Zach était au standard
01:08:23avec ses auditeurs
01:08:24particulièrement
01:08:25performance ce soir
01:08:27et puisqu'on parle
01:08:28de performance
01:08:29Alexandre Priam
01:08:30arrive
01:08:30transition
01:08:31monsieur rugby
01:08:32avec Maillot
01:08:33de l'équipe de France
01:08:34là
01:08:34oui avec un polo
01:08:35de l'équipe de France
01:08:36pourquoi pas
01:08:37qui sera champion de France
01:08:38cette année
01:08:38Toulouse
01:08:40c'est sans risque
01:08:42je ne prends aucun risque
01:08:44quel programme à venir
01:08:45cher Alexandre
01:08:46justement dans quelques instants
01:08:47on va essayer de parler
01:08:48de la saison 2025-2026
01:08:49mais la deuxième phase
01:08:50la phase 2026
01:08:52avec Marco Tolegne
01:08:53joueur de l'équipe de France
01:08:54joueur de Montpellier
01:08:55on va parler des grands enjeux
01:08:57dans les 15 prochaines minutes
01:08:58et puis
01:08:59on aura évidemment
01:09:00Philippe Spanguerre avec nous
01:09:01pour parler des grands enjeux
01:09:02surtout financiers
01:09:03structurels
01:09:03économiques
01:09:04pour le rugby français
01:09:05en 2026
01:09:05avec beaucoup de sujets
01:09:06et notamment le rééquilibrage
01:09:08des comptes
01:09:08de la Fédération Française de Rugby
01:09:09c'est sur Sud Radio
01:09:10c'est le rugby
01:09:11c'est Alexandre Priam
01:09:12c'est à suivre
01:09:13toute la famille Sud Radio
01:09:15vous souhaite une bonne année
01:09:17bonjour
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