- il y a 9 mois
Avec Jean Garrigues, Historien et politologue
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NewsTranscription
00:00Vous êtes en ligne, vous êtes historien et politologue.
00:03Bonjour, meilleur vœu tout d'abord.
00:05Bonjour, meilleur vœu à vous et à toute la station.
00:07Merci infiniment. Alors Jean Garrigue, merci d'être sur l'antenne de Sud Radio.
00:13Tout d'abord, évidemment, on est frappé par cette image du Président de la République
00:17qui semble s'être mis entre parenthèses,
00:23avoir compris qu'il fallait que peut-être il fasse un petit pas en arrière.
00:27Sauf que du coup, comme il l'a fait, on se dit « mais est-ce qu'il a déjà abandonné ? »
00:33Il a essayé de nous dire que l'année 2026 serait une année active,
00:40une année créative en matière politique.
00:43Il a énoncé quelques pistes autour du service national qui est un enjeu majeur, je le pense,
00:51mais on y en arrivera peut-être, des écrans pour les jeunes
00:56qui est aussi un enjeu, je le pense, très profond.
01:00Et puis de la fin de vie, là encore, un grand débat de société.
01:03Mais c'est vrai que si on considère ce que sont les préoccupations majeures des Français aujourd'hui,
01:10et ils le disent dans les sondages, le pouvoir d'achat, la sécurité, l'immigration,
01:15là, on voit un grand silence du président de la République,
01:19tout simplement parce que ce sont des enjeux qui n'ont ni les moyens politiques,
01:26ni peut-être la volonté de régler.
01:29Et c'est quand même un grand problème.
01:31C'est peut-être plus une question de volonté avec cette fameuse phrase où il dit
01:34« n'écoutez pas les urgences et les faits divers ».
01:36C'est un peu bizarre, non ? Comment vous avez perçu ce terme ?
01:40– Je pense qu'on continue dans une sorte d'aveuglement qui n'est pas d'hier,
01:46qui est hérité d'une culture qui est celle de la gauche française,
01:49en réalité, depuis une quarantaine d'années.
01:53Ça date de la présidence de François Mitterrand,
01:57culture à la fois de la repentance néocoloniale,
02:01de la racisation des enjeux, de plein de choses comme ça.
02:07et on refuse de voir ce qui concerne, ce qui inquiète les Français.
02:15Et c'est un peu inexplicable parce que les signaux qui ont été donnés,
02:21notamment tout simplement par le vote protestataire,
02:24par le vote en faveur du Rassemblement national,
02:27qui est quand même aujourd'hui largement la première force politique du pays,
02:31ces signaux ne semblent pas être perçus.
02:34On fait comme si cette inquiétude des Français quant à leur protection individuelle,
02:42cette inquiétude de passer au second plan.
02:46Et j'avoue que c'est troublant parce qu'un politique doit sentir son pays.
02:53Et on voit bien que, je pense que c'est une question d'ailleurs de ressenti,
02:57mais c'est une question d'aveuglement volontaire, de cécité, je dirais, par rapport à ces problèmes.
03:03– Alors justement, projetons-nous sur ce que veulent les Français en 2026.
03:08Évidemment, d'abord, il y a cette laie municipale en mars prochain.
03:14Commençons par les trois grosses villes, si vous le voulez bien, Paris-Lyon-Marseille.
03:17Marseille, à quoi faut-il s'attendre ?
03:20Il s'agit d'un duel, Rassemblement national contre la gauche, on peut le résumer comme ça ?
03:24C'est une ville complexe à comprendre, hein ?
03:26– Oui, c'est une ville complexe.
03:28On a un maire, qu'il faut le rappeler, une sorte de maire de substitution,
03:33après la défection de celle qui avait été élue.
03:35Bref, Benoît Payan, qui joue assez bien sa carte,
03:40en ne se coupant pas totalement d'un électorat, éventuellement de centre-gauche.
03:47On voit bien qu'il est dans un affrontement assez clair vis-à-vis de Sébastien Delogu.
03:54Remarquez, bon là, c'est difficile de ne pas avoir des réticences par rapport à ce dernier.
04:01Mais il y a incontestablement une poussée, qui correspond à la poussée nationale,
04:06du Rassemblement national de M. Alozio, d'autant plus que…
04:11– Est-ce que le RN peut gagner à Marseille ?
04:14– Ah, écoutez, je serais tenté de dire qu'à l'instant T,
04:19ce serait encore difficile pour lui, mais ça n'est pas exclu.
04:25– Ce n'est pas impossible.
04:25– Ce n'est pas exclu, on voit bien qu'il y a une poussée,
04:28il y aura certainement une poussée générale dans toute la France,
04:31et notamment dans le sud-est de la France, dans les villes du sud-est de la France,
04:36qui sont gagnables au RN, et Marseille,
04:40il n'est pas exclu que Marseille tombe dans l'escarcelle du RN.
04:44– Puisque vous parlez du RN, justement, restons-y,
04:48est-il capable de récupérer des élus locaux ?
04:51Ça lui manque actuellement, n'est-ce pas ?
04:53– Oui, oui, oui, c'est une des failles,
04:56c'est un des problèmes du RN,
04:59construire un réseau d'élus locaux,
05:02comme l'ont encore d'ailleurs les anciens partis,
05:06c'est-à-dire le Parti Socialiste et les Républicains,
05:09ça, ça manque au RN.
05:12Les dernières élections municipales, il y a six ans,
05:15lui ont permis de commencer à grappiller des petites choses,
05:19et puis évidemment Perpignan avec Louis Alliot,
05:22mais je pense que là, il y aura quand même un basculement qui va s'opérer,
05:28parce que le Front Républicain, le fameux Front Républicain,
05:31ne joue plus, très franchement, là, il me semble…
05:34– Oui, les gens, vous pensez que ça, ça y est, c'est quelque chose d'acté pour les Français ?
05:37– Oui, il me semble qu'il y a au moins une césure très claire
05:40entre, je dirais, l'électorat potentiel du centre, centre-gauche, centre-droite, et la gauche.
05:47– C'est-à-dire qu'il peut y avoir une union des droites ?
05:49Vous pensez que l'électorat de droite se reportera assez facilement sur le RN au second tour ?
05:55– Ah, il me semble.
05:56– Oui.
05:57– Il me semble, donc, tout indique, les sondages indiquent,
06:00qu'on voit bien que les électeurs de la droite, y compris les électeurs des Républicains,
06:05sont favorables à une immense majorité à l'union des droites.
06:08Donc, cette union de droite, elle va avoir lieu lors de ces élections municipales,
06:13et ça risque, effectivement, de changer un peu la donne.
06:16Est-ce que ça suffira pour faire gagner le RN ?
06:19C'est encore autre chose.
06:20Ça peut suffire, de manière paradoxale, pour faire échouer des candidats des Républicains.
06:27Parce qu'il y aura des triangulaires, peut-être des quadrangulaires,
06:32et ça, ça peut être néfaste, justement, à des candidats républicains,
06:37à moins qu'ils arrivent à susciter, créer, fabriquer des alliances avec le RN.
06:44Vous savez, dans les élections municipales, tout est possible, il faut voir les choses au cas par cas.
06:50Oui, bien sûr, chaque ville est très, très différente, et puis, vous le disiez,
06:53on peut se maintenir assez rapidement, et il peut y avoir des quadrangulaires.
06:57Alors, justement, on évoquait Paris, Lyon, Marseille, Marseille, on en a parlé.
07:00Lyon, ça semble tout bon pour Jean-Michel Aulas, l'ancien président de l'Olympique lyonnais.
07:05Là, on a l'impression qu'il n'y a pas de discussion à Lyon, c'est clair, c'est déjà...
07:09Si vous voulez, il y a un tel rejet, me semble-t-il, de la gestion municipale actuelle de Grégory Doucet,
07:16qui a donné beaucoup trop de signes, je dirais, d'allégeance, c'est pas le mot,
07:21mais enfin, de négligence par rapport, justement, aux enjeux dont je parlais tout à l'heure,
07:26de la sécurité, notamment, qui est l'enjeu majeur pour les élections municipales,
07:30que Jean-Michel Aulas, avec son pratique...
07:33Sécurité au sens large, par exemple, les voies de circulation sont beaucoup discutées à Lyon,
07:38ça a été un gros problème.
07:40J'avais tout à fait raison.
07:41Sécurité au sens large, sécurité routière, sécurité de l'individu,
07:46sécurité par rapport aussi à ce sentiment d'identité,
07:51qui est aujourd'hui très très fort chez les Français.
07:54Et Jean-Michel Aulas incarne bien cette ville, il faut le reconnaître.
08:00Lorsqu'on pense Lyon, on pense presque tout de suite aux Olympiques lyonnais,
08:03avant de penser aux brasseries, qui pourtant valent le coup.
08:08Mais c'est vrai qu'il incarne magnifiquement cette ville.
08:11Alors, autre ville, autre enjeu, et là, la partie est loin d'être gagnée,
08:16elle est complexe, c'est Paris.
08:17Paris, Rachida Dati, avec, face à elle, peut-être une union des gauches,
08:23et une ville qui est, est-ce que vous le diriez comme ça,
08:26aujourd'hui, mathématiquement, plutôt à gauche qu'à droite,
08:29mais le mode de scrutin fait que c'est jouable.
08:33Exactement.
08:34L'ancien mode de scrutin assurait une sorte de pérennité de la gauche
08:40depuis Bertrand Delanoé.
08:43On avait découpé les arrondissements,
08:46et le mode de scrutin permettait justement à la gauche de se maintenir.
08:50Aujourd'hui, la donne a changé, parce qu'incontestablement,
08:53la personnalité politique la plus, j'allais dire, la plus populaire,
08:58la plus connue à Paris, c'est Rachida Dati.
09:02Elle écrase le jeu de ce côté-là,
09:05mais, effectivement, il y a une sociologie électorale de Paris,
09:09qui a été soigneusement travaillée, d'ailleurs, par Anne Hidalgo,
09:13cette bonne guerre,
09:14et qui fait qu'on a déjà amplifié Paris,
09:18c'est-à-dire qu'on a de plus en plus construit des logements sociaux,
09:23introduit, je dirais, un électorat qui est plutôt favorable à la gauche,
09:27il ne faut pas se le cacher.
09:29Mais, de notre côté, on a cette personnalité de Rachida Dati,
09:33on a peut-être Sarah Knafo qui va entrer dans le jeu,
09:38et peut-être compliquer la tâche, paradoxalement, de Rachida Dati.
09:43Donc, voilà, je pense que pour Paris, on est vraiment dans l'incertitude,
09:47parce que les personnalités de gauche, en même temps,
09:49qui succèdent à Anne Hidalgo,
09:55ne sont pas forcément des personnalités charismatiques.
09:59Donc, voilà, on a cette opposition entre une sociologie électorale
10:03plutôt de gauche,
10:05et une personnalité de droite qui semble au-dessus des autres.
10:08C'est passionnant, Jean Garrick, vous restez avec nous,
10:10parce qu'on va parler des autres enjeux politiques de l'année.
10:13Tout de suite après ça.
10:17Il est midi et quart, peut-être que vous émergez tout juste
10:23après cette nuit un petit peu particulière.
10:26Encore une fois, meilleur vœu, meilleur vœu de toute l'équipe de Sud Radio.
10:30On est avec Jean Garrick, on sera tout à l'heure avec Laurent Pernas
10:33et Emmanuel Piera dans cette tranche info.
10:36Jean Garrick, on en termine peut-être par les enjeux du Rassemblement National.
10:41Vous nous avez parlé de cette difficulté qu'a le parti de Marine Le Pen
10:46à aller chercher des élus locaux.
10:48Si on devait dire quelles sont les meilleures chances du Rassemblement National en France,
10:55quelles sont les villes que le RN peut décrocher ?
11:00Écoutez, on parle de villes du Sud-Est, peut-être Toulon, peut-être...
11:07Alors, est-ce que le successeur de David Raschlin à Fréjus,
11:13ou la succession, plus exactement, de David Raschlin,
11:16ou David Raschlin lui-même, Carpentras, peut-être...
11:20Vous avez quelques villes du Sud-Est, comme ça, qui pourraient tomber dans l'escarcelle.
11:25Je crois que c'est encore difficile, vraiment, de préciser lesquelles.
11:29On sent une dynamique, mais c'est encore compliqué,
11:35parce que, je le répète, on va avoir des jeux de triangulaire,
11:39voire de quadrangulaire, au second tour,
11:41et donc, bien malin qu'il pourrait, aujourd'hui, dire ce qui va se passer.
11:45D'autant plus qu'il y a quelque chose, aussi, qui va interférer dans ces élections,
11:51notamment pour le Rassemblement National,
11:53c'est le jugement en appel de Marine Le Pen.
11:57Et ça peut avoir une influence.
11:58C'est en février, c'est ça ?
11:59Dans quel sens, je n'en sais rien.
12:00Mais ça peut avoir une influence.
12:02Et puis, les municipales vont, d'une certaine façon,
12:07jeter les bases de la donne politique pour la présidentielle de 2027.
12:12On s'en parle, juste dans quelques secondes,
12:14parce que, tout de suite, j'ai Jany qui vient de nous appeler au 0826 300 300.
12:20Je crois que c'est une électrice de Paris.
12:22Je ne sais pas si elle vote à Paris pour les municipales,
12:26ou si elle voulait nous parler d'autres enjeux politiques.
12:29Bonjour, Jany.
12:30Bonjour.
12:32Merci.
12:34Je vous en prie, allez-y.
12:36Merci.
12:36J'ai appelé parce que mon propos était surtout axé sur...
12:41Ma réflexion était surtout axée sur l'intervenant qui était avant vous
12:44et qui concernait surtout les contrôles.
12:49Et je voulais juste préciser que cette haute surveillance,
12:54où effectivement, on ne peut strictement rien faire maintenant
12:57et on est contrôlé en permanence,
13:01raconté un fait qui m'est arrivé il y a très peu de temps.
13:03Je voulais acheter un carnet de timbre dans une poste.
13:07Je voulais le payer en espèce.
13:09On m'a demandé mon numéro de téléphone et ma carte d'identité.
13:12Donc, il m'a signé ma surprise.
13:15Et lorsque j'ai demandé pourquoi, il m'a été répondu
13:18que le blanchiment d'argent, il fallait qu'on sache qui je suis.
13:21Donc, il est utile de vous dire...
13:23Pour un timbre.
13:25Voilà.
13:25Il est utile de vous dire que je suis parti...
13:28J'ai laissé le carnet de timbre là.
13:30Et je voulais...
13:30Je suis quand même très, très, très, très choquée aussi.
13:34Je pense ne pas être la seule.
13:36Oui.
13:36Que les politiques, quels qu'ils soient,
13:39et je viens d'entendre, d'écouter exactement votre intervenant...
13:42Jean Garrigue, oui.
13:43Il y a une saturation qui est au-delà de ce qu'on peut imaginer
13:47que tous les politologues, analystes ou même politiques en tant que tels
13:52peuvent dire ou penser.
13:54Il y a une réalité.
13:55La réalité, c'est que déjà, nous avons une chambre de députés,
13:57des députés qui ne font absolument pas leur travail,
14:00qui n'ont comme ceci que leurs propres intérêts.
14:04Et ça, ça n'échappe à personne.
14:05Donc, la saturation en France des Français est terrible.
14:10Et c'est pour ça qu'on se...
14:12On s'éloigne de plus en plus de la politique
14:16et des politiques telles que nous avons actuellement.
14:19Merci, merci, Jany.
14:20Effectivement, je crois que vous savez,
14:22Jean Garrigue qui analyse la donne politique
14:25a parfaitement intégré cette saturation et ce décalage.
14:30Encore un mot avec vous, Jean Garrigue, justement,
14:33pardon pour cette interruption,
14:34puisque Jany voulait essentiellement réagir
14:37à ce dont on a beaucoup parlé sur l'antenne de Sud Radio.
14:40Et on va y revenir.
14:41C'est la question de la liberté d'expression.
14:43On sera tout à l'heure dans dix minutes avec Emmanuel Pira
14:45et on en parlera évidemment.
14:47La question de la liberté d'expression, la question du contrôle.
14:51Jean Garrigue, je parlais de 2027.
14:54Peut-être une question sur comment les municipales peuvent préparer 2027.
15:01Est-ce que ça peut clarifier les choses pour 2027 ?
15:04Et on en terminera avec cette question et avec vous à ce sujet.
15:09Écoutez, s'il s'avère, et c'est quand même vraisemblable,
15:14que ces élections d'abord mobilisent.
15:17Il faudra voir ce qui va se passer
15:20et qu'elles confirment la poussée qu'on a vue de manière claire
15:24dans toutes les élections du Rassemblement national
15:27et plus globalement des droites.
15:29des droites en France,
15:31il est évident que ça va impacter
15:35ce qui va se passer pour 2027.
15:38Maintenant, c'est toujours compliqué de savoir
15:40dans quel sens l'impact va jouer.
15:45C'est-à-dire que s'il advenait que Marine Le Pen
15:48ne soit pas en position de candidater pour l'élection présidentielle,
15:52ce qui est quand même une possibilité,
15:54on aura un Jordan Bardella
15:55qui pourra se targuer, se prévaloir de succès.
15:59lors des élections municipales.
16:02Et donc, je dirais confirmer une dynamique.
16:04Oui, puisqu'il faut rappeler que la décision aura eu lieu.
16:07Donc, c'est ça que vous voulez dire.
16:09Voilà, exactement.
16:10La décision aura eu lieu.
16:11Donc, on sait qu'il y a des doutes sur sa capacité
16:16parce qu'il est jeune, parce qu'il n'a pas d'expérience,
16:18parce qu'on ne sait pas du tout ce qu'il peut donner
16:22dans une campagne présidentielle.
16:24Il a parfois donné quelques signes de faiblesse
16:27dans les débats qu'il a opposés à ses adversaires.
16:30Mais s'il peut se prévaloir, justement, de cette victoire,
16:34de cette dynamique, ça sera un plus pour le Rassemblement national.
16:38Merci, merci Jean Garrigue, merci infiniment.
16:41Et pardon de vous couper, mais encore une fois,
16:45meilleur vœu, et effectivement, on voit bien que c'est l'enjeu principal,
16:49effectivement, de savoir si le RN va garder, en fait, son électorat,
16:56comment ça va se traduire dans les urnes pour les municipales.
16:59Et puis, effectivement, il y a cet enjeu judiciaire pour Marine Le Pen
17:04et cette possible paternité, juste après, pour Jordan Bardella.
17:09Et après, ce sera la présidentielle qui sera déjà, évidemment,
17:13en route et dans toutes les têtes.
17:14Allez, on passe à quelque chose de très, très concret
17:16pour vous qui nous écoutez.
17:18C'est ma prime rénov' qui est suspendue en 2026.
17:21On a la chance.
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