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00:00Voilà donc pour cette intervention d'une dizaine de minutes du Président de la République.
00:06Unité, force et espérance, ce sont les trois voeux du Président lors de cette allocution avec moi
00:15pour commenter ce moment. Hélène Roué, journaliste au JDD, bonsoir.
00:21Bonsoir Rémi.
00:21Eliott Maman, journaliste et chroniqueur politique, bonsoir.
00:24Bonsoir.
00:25Et puis également avec nous Arthur de la Borde du service politique d'Europe 1.
00:30Que retenir Arthur de la Borde de ses dix minutes présidentielles avec un Président assis,
00:35avec donc derrière lui un sapin, quelque chose d'extrêmement sobre, c'est ce qu'avait promis l'Elysée.
00:41Exactement, Emmanuel Macron qui nous a livré assez peu de surprises en réalité
00:46par rapport à ce que son entourage avait pu nous dire de ses voeux.
00:50Il a donc insisté sur l'année 2026 qui doit à ses yeux être une année utile.
00:57Évidemment, alors qu'il est affaibli, notamment sur le plan national,
01:01avec une cote de popularité au plus bas.
01:05Il nous annonce trois chantiers qui, quelque part, c'est la trace qu'il veut laisser
01:12après cette dernière année complète de son deuxième quinquennat.
01:16la régulation des réseaux sociaux, le chantier de la fin de vie,
01:22qu'il a rappelé d'ailleurs, lancé quand même en 2022 et qui n'a toujours pas abouti.
01:27Et puis le chantier de...
01:31Pardonnez-moi, le chantier...
01:33Les réseaux sociaux.
01:34Les réseaux sociaux, je l'ai évoqué, fin de vie.
01:38Et le troisième, c'est le service militaire.
01:43C'est le service militaire, évidemment. Merci.
01:45Le service national.
01:46Oui, national, pardon.
01:48Donc, peu de surprises, une volonté de lutter contre le French bashing,
01:53en insistant notamment sur une économie qui tient, selon lui, le pays qui tient.
01:59Un appel à la cohésion.
02:01Et puis, évidemment, ce volet international, alors que le 6 janvier se déroulera.
02:05Donc, cette réunion de la coalition des volontaires,
02:09où les Européens doivent se mettre d'accord sur les garanties de sécurité en cas de cesser le feu
02:13entre l'Ukraine et la Russie.
02:17Voilà, assez peu de surprises, finalement, dans l'allocution d'Emmanuel Macron,
02:21qui a quand même été relativement court.
02:24Neuf minutes, à peu près.
02:26Un petit peu plus, oui, effectivement.
02:27Lui qui nous habitue parfois à dépasser le temps.
02:30Dans la sobriété, effectivement, pour cette allocution.
02:33Alors, il y a un autre chantier qu'il a évoqué, mais très rapidement,
02:38celui de la décentralisation.
02:40Hélène Rouet, est-ce qu'avec une si petite marge de manœuvre et si peu de temps,
02:45un tel chantier peut être mené par le président ?
02:48Non, ça semble très compliqué, même si, comme vous l'avez rappelé,
02:51il précise une année utile.
02:53Moi, j'ai le sentiment que dans ses voeux, il n'y a vraiment pas beaucoup d'annonces.
02:56Je m'attendais, pour être honnête, à un petit peu plus d'annonces,
02:58que ce soit sur le volet international ou sur le volet intérieur.
03:02Je note quand même qu'il a, contrairement à ce qu'il nous avait fait à d'autres années,
03:08il a nommé certaines choses, comme l'insécurité,
03:13comme le reprendre le contrôle de nos frontières,
03:15qui figurent quand même parmi les priorités, aujourd'hui, que les Français veulent.
03:19Oui, l'incivilité, vous l'avez dit.
03:21Le pouvoir d'achat aussi.
03:22Donc, effectivement, il a quand même coché certaines cases.
03:25Alors, il ne s'est absolument pas attardé, en revanche, je trouve, sur un bilan de 2025.
03:29Certains disaient, peut-être, qu'il allait essayer de remettre de l'optimisme,
03:33de dire que 2025 avait été une bonne année, etc.
03:35Bon, il s'est visiblement ravisé, et il a décidé de ne pas passer trop de temps sur 2025,
03:40ce qui était, à mon sens, un choix relativement judicieux.
03:43Eliott Mamad, votre premier sentiment ?
03:44Oui, c'était une intervention lyrique, mais resserrée,
03:47ce qui peut sembler contradictoire, puisque généralement,
03:49Emmanuel Macron nous a habitués au lyrisme, certes, mais également à prendre son temps.
03:53En l'occurrence, on voit qu'il est resté lyrique,
03:55parce qu'en réalité, entrer dans la substance de toute proposition politique
03:58semblait totalement inconséquent, puisqu'il n'a plus la moindre prise sur le cours des choses.
04:03Et que, c'est vrai, on pouvait s'attendre à ce qu'il se focalise éventuellement sur l'international,
04:08qui reste plus ou moins son domaine réservé.
04:10En même temps, je pense qu'il commence à avoir plus ou moins compris
04:12que les Français voient que la focalisation d'Emmanuel Macron sur les questions internationales
04:17sont aussi, pour lui, une stratégie d'évitement, d'échappement, d'échappatoire
04:21par rapport aux souffrances que peut endurer le pays.
04:25Et d'ailleurs, c'est peut-être également pour cela qu'il a moins que ce à quoi on s'attendait,
04:28moins que les premiers bruits qui avaient filtrés dans la presse par rapport à son intervention,
04:34où on s'imaginait qu'il pourrait faire une espèce de perspective de ce qui s'est passé en 2025,
04:39notamment en insistant sur les chiffres de la croissance,
04:41qui ne sont pas aussi mauvais que ce à quoi on pouvait s'attendre.
04:44Il ne l'a pas véritablement fait en définitive.
04:46Peut-être que c'est aussi parce qu'il sait que précisément sur ces sujets-là,
04:50il y a une déconnexion totale entre les chiffres officiels,
04:53ce qui peut remonter à Bercy,
04:54et ce que le pays réel, entre guillemets, peut véritablement comprendre,
04:58ce qui peut représenter la souffrance du pays réel.
05:01Et donc, en définitive, dire aux Français,
05:03non, non, vous n'êtes pas en difficulté économique,
05:06c'est juste que vous n'avez pas compris,
05:07c'est quand même un message un peu compliqué à faire passer.
05:09Alors, il s'est très vite tourné, finalement, vers l'international dans cette allocution,
05:13et il termine par cette phrase « résister à l'air du temps parce que nous sommes Français ».
05:18Il a clairement, Hélène Roué, acté un monde qui change
05:23et une remise en cause de l'ordre international.
05:26Oui, oui, absolument.
05:27Et c'est, alors, pareil, je m'attendais, je vous avoue,
05:30à ce qu'il passe un petit peu plus de temps sur l'international.
05:33Alors là, en l'occurrence, il a fait une petite annonce avec la réunion du 6 janvier,
05:36où on était déjà plus ou moins au courant.
05:38Je note aussi, assumons la préférence européenne.
05:43Je note aussi qu'on ne s'attendait pas forcément à cela de sa part.
05:48C'est sûr que dès qu'on place préférence avec une nationalité juste derrière,
05:52en réalité, il y a beaucoup de cris d'orfraie, en général, qui surviennent.
05:55Mais je note que le président a quand même prononcé cette phrase.
05:58Et puis, vers la fin, comme Eliott le disait,
06:01il y a beaucoup de lyrisme, beaucoup de mots.
06:05Si vous voulez, on parle parfois de la manière dont on superpose des mots
06:10qui ne veulent rien dire.
06:12C'est superfaitatoire, quoi.
06:13Non, mais oui, c'est ça.
06:15Parce qu'en fait, il a mis beaucoup de mots très beaux.
06:17Il parle du beau, il parle de la culture, il parle de solidarité,
06:20d'humain, de paix, de liberté.
06:22C'est vrai qu'il fait plein de phrases avec plein de mots magnifiques,
06:24mais qui, en réalité, même si on met quatre mots très beaux superposés,
06:28ça ne fait pas un projet.
06:29Alors, ça rappelle évidemment les valeurs de la France,
06:31c'est ce qui fait la société française.
06:32Bien sûr, mais c'est vrai que ça ne fait pas un projet
06:34de dire qu'il faut se recentrer sur le beau, la culture et être solidaires.
06:37Alors, Arthur Delaborde, il a également parlé
06:40de la prochaine campagne présidentielle,
06:42en disant évidemment qu'il ne ferait pas partie du jeu,
06:45et que c'est la première fois depuis une dizaine d'années
06:48qu'il ne sera pas en campagne,
06:50et qu'il se tiendrait garant, quelque part,
06:52du bon déroulé de cette campagne.
06:56Et il a clairement parlé d'ingérence étrangère
06:58et du risque d'ingérence étrangère.
07:00– Exactement, et puis sur le plan politique,
07:03il y a quand même cette petite phrase
07:05où il dit qu'en gros, il sera au travail jusqu'à la dernière seconde,
07:10alors que la plupart de ses opposants,
07:13notamment au Rassemblement National,
07:15ont appelé…
07:15– Et même de ses alliés d'ailleurs.
07:16– Exactement, Édouard Philippe,
07:18et même Gabriel Attal,
07:20ont appelé à la censure,
07:22et puis à la dissolution, une nouvelle dissolution,
07:24voire à une démission du président de la République.
07:27Ce n'est pas vraiment étonnant non plus,
07:30puisque c'est ce que son entourage a répété déjà depuis des mois
07:33qui sera au travail jusqu'à la dernière seconde.
07:35Il y a un autre enseignement sur le plan politique
07:38qui, là aussi, peut être intéressant,
07:41c'est sur le budget,
07:43où il fait une courte phrase en appelant le Parlement,
07:48dès le début de l'année, à bâtir un compromis.
07:51On sait que ça va être très compliqué,
07:53que les semaines qui viennent vont être tendues au Parlement,
07:59puisqu'on est très loin d'une configuration
08:02où il pourrait y avoir des consensus,
08:05des compromis sur ce budget.
08:08L'hypothèse du 49-3 qui revient beaucoup,
08:11y compris d'ailleurs dans le camp présidentiel,
08:14pour faire passer ce budget 2026.
08:17Emmanuel Macron joue encore sur cette corde
08:21de la responsabilité des parlementaires
08:23qu'il a déjà beaucoup utilisé.
08:27Est-ce qu'il y croit vraiment ?
08:28C'est une interrogation.
08:31Avant la présidentielle,
08:32il y a également les municipales
08:35qui ont été évoquées.
08:37Emmanuel Macron a salué les élus de terrain.
08:40C'est un peu paradoxal
08:41quand on sait qu'il ne s'est pas présenté,
08:43par exemple, face au maire,
08:45porte de Versailles lors du congrès des maires,
08:48a préféré envoyer Sébastien Lecornu.
08:51Comment interpréter, évidemment,
08:53cette calinothérapie du président
08:55pour les élus de proximité ?
08:57Je pense qu'il n'avait pas trop le choix,
08:59étant donné que, comme vous l'avez dit,
09:00l'élection va arriver très rapidement.
09:02Les maires sont déjà en campagne.
09:04Donc, effectivement, il n'avait pas le choix
09:05que de leur adresser un petit mot.
09:07Surtout qu'en plus, on voit le nombre
09:08de violences envers les élus
09:10augmenter énormément.
09:11Aujourd'hui, c'est très difficile
09:12de se présenter à une mairie.
09:13Et c'est très compliqué.
09:15Et ça demande, effectivement,
09:17beaucoup de sacrifices,
09:18et d'autant plus dans certaines villes.
09:20Donc, je pense qu'Emmanuel Macron,
09:21à ce sujet, n'avait pas trop le choix.
09:23Moi, je voulais revenir aussi
09:24sur un aspect qu'on n'a pas encore
09:26trop abordé.
09:28C'est le soutien aux agriculteurs.
09:29Alors là, c'est bien,
09:30parce qu'on va pouvoir voir
09:31très rapidement,
09:32parce que là, il prend quand même
09:33un petit engagement à savoir
09:34protéger les agriculteurs
09:35contre des traités
09:36qui ne seraient pas justes.
09:38C'est bien, parce que dans 2-3 semaines,
09:40on pourra déjà juger
09:40cette petite promesse.
09:42Donc, ça tombe bien.
09:43Sans, effectivement, nommer
09:44le Mercosur.
09:45Le Mercosur, vous avez raison,
09:46il ne l'a pas nommé.
09:47Elliot Maman.
09:48Oui, sur lequel, d'ailleurs,
09:49il y aura une négociation
09:50à entreprendre avec, notamment,
09:51Giorgia Méloni.
09:52Vous savez qu'à la dernière minute,
09:53il y a deux semaines,
09:54lorsqu'il s'était agi éventuellement
09:55de signer le Mercosur,
09:57s'était rallié
09:58à la position de la France
09:59en rejoignant le camp
10:00de ceux qui s'opposaient
10:01à la signature de ce traité.
10:02Mais en réalité,
10:03si Giorgia Méloni le faisait,
10:04c'était aussi pour rappeler
10:05que, malgré ce consensus,
10:07en l'occurrence,
10:12qui ont été gelés en Europe
10:13et qu'une partie des acteurs européens
10:15et notamment la Commission européenne
10:16aimeraient pouvoir reverser
10:18temporairement aux Ukrainiens.
10:19Giorgia Méloni s'y oppose.
10:21Et donc, il y aura aussi
10:22un grand bras de fer
10:23entre deux chefs d'État
10:26et de gouvernement
10:26que l'on souhaitait plus ou moins voir
10:27comme étant dans une espèce d'harmonie.
10:29Giorgia Méloni et Emmanuel Macron,
10:31on les avait d'abord décrits
10:32comme antagonistes,
10:32mais finalement, on avait vu
10:33qu'il y avait beaucoup de sujets
10:34sur lesquels ils se rejoignaient.
10:36Et là, finalement, c'est un sujet,
10:37c'est un plan sur lequel
10:38Emmanuel Macron aime beaucoup
10:39se mettre en scène.
10:40Il va véritablement avoir
10:41un sujet qui interroge
10:43ce que représente l'Union européenne
10:45en tant que force,
10:46éventuellement étatique,
10:47avec la signature d'un traité,
10:48mais également sa stature
10:49à l'international.
10:50Donc, ce sera assez intéressant
10:51de voir comment se déroulent les choses.
10:53Sauf que les deux leaders
10:53ne sont pas du tout
10:54dans les mêmes dynamiques,
10:55Hélène Rouet.
10:56Ah oui, ça c'est le moins.
10:57Ça c'est le moins qu'on puisse dire.
10:59Mais oui, ça va être très intéressant
11:00de voir comment ça va se dérouler
11:02rapidement.
11:03Alors, vous évoquiez,
11:05Elliot Mamann,
11:05cette puissance européenne.
11:07Elle passera,
11:08donc puissance économique,
11:10évidemment,
11:10pour faire face
11:11aux enjeux internationaux,
11:13mais donc puissance militaire.
11:15Cela a été évoqué
11:16par Emmanuel Macron.
11:17Je propose de l'écouter.
11:18La guerre continue
11:19de sévir
11:19sur le sol européen
11:21avec une intensité particulière
11:23depuis que la Russie
11:24a décidé
11:24d'une nouvelle agression
11:25de l'Ukraine.
11:26Voilà bientôt 4 ans.
11:28Alors que la loi du plus fort
11:29tente de s'imposer
11:30dans les affaires du monde
11:31et que notre Europe
11:32est assaillie de toutes parts,
11:33nous devons défendre
11:35notre indépendance
11:36et nos libertés.
11:36Notre indépendance exige
11:38que nous continuions
11:39d'investir dans nos armées,
11:40dans nos forces de sécurité,
11:42dans nos services publics
11:43et notre économie
11:44malgré les difficultés financières.
11:46L'Europe de la défense
11:47a longtemps été un débat.
11:49Elle a commencé
11:49de se faire
11:50et en 2026,
11:52cela accélérera.
11:53Dès le 6 janvier prochain,
11:54à Paris,
11:55de nombreux États européens
11:56et alliés
11:57prendront des engagements
11:58concrets
11:58pour protéger l'Ukraine
12:00et assurer une paix
12:01juste et durable
12:02sur notre continent européen.
12:05L'Europe de la défense,
12:07Arthur Delaborde,
12:08est-ce que c'est
12:09quasiment aujourd'hui,
12:12on va dire,
12:13tout simplement,
12:13inévitable ?
12:15En tout cas,
12:16c'est ce que porte
12:16Emmanuel Macron
12:17depuis 2017.
12:19Est-ce que la situation
12:19actuelle ne l'impose pas ?
12:21Oui,
12:22ça c'est certain
12:22que la configuration,
12:24la guerre
12:24sur le continent
12:25renforce
12:27cette exigence
12:28et c'est d'ailleurs
12:28ce qui a permis
12:30quand même
12:31à Emmanuel Macron
12:32d'avancer
12:33puisque au début
12:34c'était quand même
12:35compliqué
12:35au cours de son
12:36premier quinquennat.
12:38Là,
12:38il a quand même
12:38obtenu des engagements
12:39financiers importants.
12:42Enfin,
12:42il n'est pas elle seule
12:43à l'avoir obtenu d'ailleurs
12:44mais la situation
12:45en Ukraine
12:46a conduit
12:47les Européens
12:47à renforcer
12:49leur participation
12:51budgétaire
12:51à cet effort
12:53de défense.
12:55Il y a des points
12:55sur lesquels
12:57Emmanuel Macron
12:58n'a toutefois
12:59pas obtenu gain de cause
13:00et notamment
13:01ce qui n'a pas obtenu
13:04pleinement gain de cause
13:05c'est la question
13:06de la préférence européenne
13:08dans les achats
13:09d'armement.
13:10On sait qu'il a poussé
13:12cette idée
13:13de préférence européenne
13:14sachant que ça pouvait
13:15évidemment bénéficier
13:16à l'industrie
13:17de défense française
13:19et que finalement
13:21les clauses
13:23introduites
13:24dans les accords
13:25qui ont été trouvés
13:26à Bruxelles
13:27ne mettent pas
13:29clairement
13:29en évidence
13:30cette préférence
13:31européenne
13:32et que
13:33une bonne partie
13:35de nos alliés
13:36sur le continent
13:37vont continuer
13:38à largement
13:39acheter
13:40des appareils
13:42et des équipements
13:43américains.
13:44Hélène Rouet.
13:44Il y a une autre phrase
13:45aussi
13:45qu'il dit
13:46dans cette partie
13:48que je trouve intéressante
13:48la loi du plus fort
13:49s'impose à nous
13:50mais c'est vrai
13:51que c'est très intéressant
13:52de voir ça
13:52quand on regarde
13:53la place aujourd'hui
13:54d'Emmanuel Macron
13:55dans ce conflit
13:56on a un peu le sentiment
13:56quand même que les
13:57récemment en tout cas
13:58que les dirigeants européens
14:00essayent d'organiser
14:00des réunions
14:01ils essayent un peu
14:02d'exister
14:02à côté
14:03je dirais
14:05du géant
14:05Donald Trump
14:06qui lui essaye
14:07d'imposer la paix
14:08de son côté
14:08entre Zelensky
14:09et entre Poutine
14:09on a quand même
14:10l'impression que
14:11c'est assez curieux
14:12d'employer la loi
14:13du plus fort
14:14plutôt que de dire
14:15tout simplement
14:16de l'autre côté
14:16de l'Atlantique
14:17on disait
14:18d'Emmanuel Macron
14:19sur la scène internationale
14:20qu'il était
14:21écouté poliment
14:22mais que la parole
14:23ne pesait plus
14:24mais est-ce que la parole
14:25peut peser justement
14:27avec une Europe
14:28de la défense
14:29un peu plus forte ?
14:31C'est toute la question
14:31je dirais qu'il y a une chose
14:32en effet
14:33que la guerre en Ukraine
14:34nous a appris
14:35et peut-être que ça
14:35ça s'est véritablement
14:36matérialisé cette année
14:37c'est que la dissuasion nucléaire
14:39ne fait pas tout
14:39parfois même
14:40la dissuasion nucléaire
14:41peut se retourner contre nous
14:42et donc l'idée
14:43selon laquelle
14:43on peut se désarmer
14:45par rapport à nos armes régulières
14:46parce que de toute façon
14:47on a l'arme nucléaire
14:48pour répliquer
14:49en cas de nécessité
14:50on a bien vu
14:51qu'en réalité
14:51ça ne fonctionnait pas
14:52véritablement
14:53et qu'il faut réussir
14:54à constituer
14:55un certain arsenal
14:57d'armes totalement régulières
14:59qui sont totalement
15:00indépendantes
15:01de la force nucléaire
15:02et ça c'est peut-être
15:03quelque chose
15:04où de toute évidence
15:05Emmanuel Macron
15:06est plutôt conforté
15:07dans ses convictions
15:08européennes
15:09europhiles
15:10parce qu'on voit bien
15:11que l'état
15:12de l'industrie française
15:13étant ce qu'elle est
15:14on ne va pas parvenir
15:15à se réarmer
15:16de manière indépendante
15:17et que tant qu'à faire
15:18puisque l'on ne sait pas
15:18exactement
15:19en toutes circonstances
15:20où se positionne l'état
15:21l'allié américain
15:22mieux vaut en effet
15:23pouvoir le faire
15:24en européen
15:25comme il le dit
15:26même si une fois encore
15:27cette locution
15:28est absolument impropre
15:29en français
15:29on ne réfléchit pas
15:31en européen
15:32puisque c'est une nation
15:33en l'occurrence
15:33il le voit comme une origine
15:35et pas du tout
15:35comme un...
15:36enfin bref
15:36je laisse ça de côté
15:38et peut-être que
15:40le deuxième point
15:41sur la question
15:42c'est aussi
15:43qu'il y a quelque chose
15:44de très prégnant
15:45vous savez c'est l'un des grands moments
15:46d'histoire de la 4ème république
15:47lorsque le général de Gaulle
15:48par la politique
15:49de la chaise vide
15:50a fait échouer
15:50les négociations
15:51pour la CED
15:52la communauté européenne
15:54de défense
15:54et peut-être que finalement
15:56Emmanuel Macron
15:56de manière détournée
15:58fera finalement renaître
15:59ses ambitions
15:59d'armée plus ou moins commune
16:01même si là
16:02on parle bien
16:02de mutualisation
16:03de logique militaire
16:04et pas du tout
16:04de fusion d'armée nationale
16:06dans un même ensemble
16:07européen
16:08en tout cas 2025
16:09aura été une année
16:10de prise de conscience
16:11alors je ne sais pas
16:12si vous avez le même sentiment
16:13que moi
16:14mais on a eu un Emmanuel Macron
16:15peut-être moins alarmiste
16:17qu'il a pu l'être
16:19il y a quelques semaines
16:20à l'époque
16:21on avait le sentiment
16:22que la guerre était
16:23à nos portes
16:24et qu'il fallait
16:25s'y préparer
16:25et préparer
16:26pour citer le chef
16:27d'état-major
16:28à perdre des enfants
16:29oui c'est vrai
16:30il était moins alarmiste
16:31comme on l'a dit
16:32c'est peut-être le ton
16:32l'exercice qui demande ça
16:34oui oui c'est vrai
16:34non non mais vous avez raison
16:35et par ailleurs
16:36c'est vrai qu'on aurait pu penser
16:37que ça allait prendre
16:38par exemple les trois quarts
16:39de son allocution
16:39parce qu'on sait à quel point
16:40il veut lui peser
16:41à l'international
16:42il veut exister sur ce sujet
16:43et c'est vrai que vous l'avez dit
16:46il faisait plus rappeler des faits
16:48et un petit peu organiser la suite
16:49qu'être très alarmiste
16:51je pense qu'il a aussi
16:52bien retenu la leçon
16:52de ces dernières semaines
16:54quand ça s'est passé
16:55quand il a vu effectivement
16:56la manière dont
16:56certains médias ont réagi
16:57la manière dont en fait
16:58les français ont réagi
17:00face à ces discours alarmistes
17:03qui en réalité
17:03faisaient peur
17:04et étaient complètement
17:05étaient très improductifs
17:07donc effectivement
17:08il a juste donné
17:09le petit mot
17:09sur le service national
17:10qui en plus
17:11est une idée
17:12qui peut être saluée
17:13de toute part
17:13Une allocution de moins de 10 minutes
17:16pour le président Emmanuel Macron
17:18qui a donc adressé
17:19il y a une demi-heure
17:20ses voeux à la nation
17:21et pour en parler
17:22nous sommes toujours en studio
17:23avec la journaliste du JDD
17:25Hélène Rouet
17:26le journaliste politique d'Europe 1
17:30Arthur Delaborde
17:31et puis Elliot Mamane
17:31éditorialiste et chroniqueur politique
17:34je voulais vous faire écouter
17:36un petit extrait
17:36de cette intervention présidentielle
17:39quelque part
17:40Emmanuel Macron
17:41a donné le programme
17:42de ces prochaines semaines
17:44et de ces prochains mois
17:45écoutez
17:45Je sais toutes les impatiences
17:47parfois les colères
17:48qui continuent d'exister
17:49dans le pays
17:49et je partage plusieurs d'entre elles
17:52ces urgences
17:53exigent des réponses
17:54Dès les premières semaines
17:56de l'année qui s'ouvre
17:57le gouvernement
17:58et le parlement
17:59auront à bâtir
18:00des accords
18:01pour doter
18:02la nation d'un budget
18:03c'est indispensable
18:04Dès le début
18:06de l'année 2026
18:07il faudra agir
18:08soutenir nos agriculteurs
18:10face aux crises
18:10et les protéger
18:11de décisions
18:12qui peuvent menacer
18:13notre capacité à produire
18:15comme notre sécurité alimentaire
18:17renforcer encore
18:18notre économie
18:19en simplifiant
18:20les règles
18:20pour nos entrepreneurs
18:21comme pour nos agriculteurs
18:22persévérez
18:23dans nos efforts
18:24contre l'insécurité
18:25et mener
18:26sans relâche
18:27la lutte
18:28contre les trafics
18:28de drogue
18:29sous toutes leurs formes
18:30continuer
18:31à reprendre
18:32le contrôle
18:32de nos frontières
18:33françaises et européennes
18:34face à l'immigration
18:35illégale
18:36pour tout cela
18:37je sais
18:37le gouvernement
18:38à la tâche
18:39et le Premier ministre
18:40déterminé
18:41à être utile
18:42au pays
18:42cela supposera aussi
18:44la mobilisation
18:45de chacun
18:46et les efforts
18:47de tous
18:48voilà
18:49l'urgence
18:49sur le budget
18:50sur l'agriculture
18:50sur l'insécurité
18:51sur le narcotrafic
18:52sur les incivilités
18:54et sur le contrôle
18:55de nos frontières
18:56Hélène Rouet
18:58répondre à ces urgences
18:59c'est très bien
18:59mais avec
19:00quelle marge de manœuvre ?
19:01alors déjà
19:02très très faible
19:03parce qu'on sait
19:03à quel point
19:04il est compliqué
19:05aujourd'hui
19:05de faire passer
19:06un projet de loi
19:06ou une proposition de loi
19:07dans cette assemblée
19:08fracturée
19:08donc une marge
19:09de manœuvre très faible
19:10mais moi
19:10ce qui me marque
19:11vraiment
19:12dans cette allocution
19:13il n'y a pas d'annonce
19:15c'est-à-dire que
19:16oui il faut lutter
19:16contre le narcotrafic
19:17et soutenir les agriculteurs
19:18oui oui
19:19jusque-là
19:19a priori
19:20tout le monde est d'accord
19:21c'est vrai qu'il n'y a
19:22aucune annonce
19:22il y a seulement
19:23des vérités
19:25que les français
19:25veulent entendre
19:26mais c'est vrai
19:27qu'il fait seulement
19:27une phrase sur le narcotrafic
19:29une phrase sur l'insécurité
19:31bien sûr
19:31mais alors
19:32et c'est marrant
19:32parce que la seule chose
19:34qu'il veut vraiment mener
19:34à son terme
19:35on a l'impression
19:35dans cette allocution
19:36pardonnez-moi
19:37mais c'est la fin de vie
19:38mais quel symbole
19:41c'est-à-dire qu'en 10 ans
19:42même sa plus grande réforme
19:44à savoir la réforme des retraites
19:45c'est une réforme
19:46qu'il a réussi
19:47à détricoter lui-même
19:48que va-t-on retenir
19:50de ces deux quinquennats
19:51une loi qui facilite
19:52l'euthanasie
19:53et le suicide assisté
19:54bravo pour la symbolique
19:56Arthur Delaborde
19:56c'est peut-être cela
19:58qu'Emmanuel Macron
19:59va essayer de faire
19:59dans l'année et demie
20:00qui lui reste
20:01c'est de laisser une trace
20:02positive
20:03dans l'histoire de France
20:04ou en tout cas
20:05sur des réformes sociétales
20:06puisque ce sont ces dernières
20:08marges de manœuvre
20:09effectivement on a parlé
20:10de la fin de vie
20:12on a parlé du retour
20:13d'un service militaire
20:15mais également
20:16des réseaux sociaux
20:17il y a
20:18on va développer ce sujet
20:20dans un instant ensemble
20:21mais est-ce qu'il y a
20:22effectivement cette volonté
20:23puisque la réforme des retraites
20:26a été mise entre parenthèses
20:27pour ne pas dire abandonnée
20:28de laisser quand même
20:30une trace dans l'histoire de France
20:31bah écoutez oui
20:33c'est quelque chose
20:33qui je suppose
20:34anime Emmanuel Macron
20:36c'est vrai qu'il vient de vivre
20:39quand même une année
20:39compliquée
20:41il a dû renoncer
20:43à peut-être
20:44la seule réforme
20:46de son second quinquennat
20:48avec cette suspension
20:49de la réforme des retraites
20:51il n'a pas totalement renoncé
20:52en réalité
20:53mais c'est quand même
20:54un marqueur politique
20:56très fort
20:57l'incapacité
20:58à faire passer
20:59un budget
21:00et on va le voir
21:02dans les semaines à venir
21:03ça risque
21:04d'être compliqué
21:06et puis
21:06il faut rappeler
21:07que la loi spéciale
21:10qui nous gouverne
21:11actuellement
21:12coûte quand même
21:13très cher
21:14notamment en termes
21:15de confiance
21:16des marchés
21:18des marchés
21:19des acteurs
21:19économiques
21:21donc Emmanuel Macron
21:22veut se projeter
21:23dans l'action
21:24alors qu'il est très affaibli
21:26sur le plan
21:27de la politique intérieure
21:29il se retranche
21:29sur des sujets
21:30relativement consensuels
21:31parce que c'est vrai
21:32que quand on regarde
21:33les enquêtes d'opinion
21:34la fin de vie
21:36c'est quand même
21:38quelque chose
21:38qui est largement soutenu
21:40par une majorité
21:41de français
21:42c'est d'ailleurs
21:43un des sujets
21:44qui aurait pu
21:46potentiellement
21:46et qui va peut-être
21:47mais ça m'étonnerait
21:48qu'il aille jusque là
21:49faire l'objet
21:50de référendum
21:52c'est vrai qu'on parlait
21:53de pas d'annonce
21:54mais l'année dernière
21:55cette promesse
21:55qu'il avait fait
21:56alors à l'Elysée
21:58on nous explique
21:58qu'il n'avait pas
21:59promis de référendum
22:00il avait simplement
22:01c'est vrai qu'on prend
22:02la phrase exacte
22:04dit qu'il inviterait
22:06les français
22:07à trancher
22:07sur un certain nombre
22:08de sujets
22:09et que finalement
22:09il l'a fait
22:10avec cette convention
22:11citoyenne
22:12sur les temps
22:13de l'enfant
22:14c'est une manière
22:16de retomber
22:17sur ses pattes
22:18c'est une manière
22:19de dire que la promesse
22:20n'a pas été respectée
22:21donc évidemment
22:22il ne s'est pas
22:22risqué une seconde fois
22:24à faire une promesse
22:25qu'il ne va de nouveau
22:26pas respecter en 2026
22:27je crois que ce sont
22:27des conseils d'Elysée
22:28un peu narquois
22:29qui faisait répondre
22:30ce bruit avec un peu
22:31d'ironie auprès
22:32des journalistes
22:32qui faisaient remarquer
22:33à l'Elysée
22:34que la promesse
22:35n'avait pas été remplie
22:36ils le disent quand même
22:36avec un certain sérieux
22:38parce qu'il sait bien
22:38qu'ils répondent
22:40aux journalistes
22:41mais cette convention
22:43citoyenne
22:43sur les temps
22:44de l'enfant
22:44je crois que personne
22:45n'a entendu parler
22:47il y a eu des propositions
22:48qui ont été faites
22:49et qui de toute manière
22:50ne sont pas encore
22:51traduites
22:51dans la loi
22:52évidemment quand il a lancé
22:56ce message là
22:57tout le monde pensait
22:58au référendum
22:59mais on reconnaît quand même
23:00à l'Elysée
23:01que l'instabilité politique
23:03a empêché cette volonté
23:06d'Emmanuel Macron
23:07il y avait encore aussi
23:09la possibilité
23:10qui circulait
23:11qu'il puisse éventuellement
23:12saisir
23:14ce levier du référendum
23:16sur la régulation
23:17des réseaux sociaux
23:19qui est un peu
23:19devenu le nouveau sujet
23:22qui occupait
23:23l'Elysée
23:24Alors là aussi
23:2590% des parents
23:27sont pour
23:28donc ils ne risquent pas
23:29de se tromper là-dessus
23:30Non
23:30Alors ça dépend
23:31jusqu'où il va aller
23:32puisque les annonces
23:33sont attendues fin janvier
23:34parce que là
23:35on connaît déjà
23:37le projet de loi
23:37sur l'interdiction
23:38des réseaux sociaux
23:39pour les moins de 15 ans
23:40mais il va aller plus loin
23:41notamment en matière
23:42de régulation
23:43des algorithmes
23:44et sur l'ingérence étrangère
23:47là il se peut
23:48qu'il y ait des mesures
23:49qui fassent moins consensus
23:51qu'il soit brandi
23:52par l'Elysée
23:53est-ce qu'il pourra
23:55aller jusqu'au bout
23:56il a voulu préparer le terrain
23:58avec ce Tour de France
24:00auprès des lecteurs
24:03de la presse quotidienne régionale
24:05qui a quand même
24:06assez peu marqué l'opinion
24:10et assez peu de relais
24:11également
24:12Ce n'est pas eu l'effet
24:13du grand débat
24:14Exactement
24:15on est quand même
24:15très loin de ça
24:16donc préparer l'opinion
24:18sur ces sujets-là
24:19l'opération
24:22n'est quand même
24:23pas remplie
24:24à 100%
24:25jusqu'où il va aller
24:26on verra ça
24:27dans les prochaines semaines
24:28puisqu'il devrait encore
24:30effectuer encore
24:30une ou deux étapes
24:32de ce Tour de France
24:33avant d'entrer
24:35dans le vif du sujet
24:36avec des annonces
24:36et en tout cas
24:37ce qu'on nous promet
24:37à l'Elysée
24:38Alors effectivement
24:39la loi
24:39pour faire une petite parenthèse
24:41sur cette loi
24:42sur les réseaux sociaux
24:43devrait très vite arriver
24:45au Parlement
24:46avec seulement deux articles
24:48un pour interdire
24:49le téléphone portable
24:50au sein des lycées
24:52puis l'autre
24:52pour plus que mettre
24:54une majorité
24:55sur les réseaux
24:57de 15 ans
24:58une majorité numérique
24:59on va plus loin
25:00on interdit
25:01aux plateformes
25:02d'accueillir
25:03donc en tant que
25:04en tant que client
25:05et inscrit
25:05donc des mineurs
25:06de moins de 15 ans
25:08est-ce que cela
25:09va être accepté
25:10par tout le monde
25:11et puis surtout
25:11la question que je vous pose
25:12à tous les deux
25:13Elliot Mamman
25:13est-ce que cela va être efficace ?
25:15C'est demandé par les parents
25:17Oui c'est ça
25:18on a un cas
25:19qui nous permet
25:19de prendre un tout petit peu
25:20de recul
25:21parce que l'Australie
25:22il y a un peu plus d'un mois
25:22a précisément appliqué
25:24exactement cette même mesure
25:25alors en l'occurrence
25:26en Australie
25:27l'âge limite
25:27a été fixé à 16 ans
25:29là en France
25:30on parlerait plutôt de 15 ans
25:31alors on se rend compte
25:32de deux choses
25:32d'abord que
25:33un point sur lequel
25:34on ne revient peut-être pas assez
25:35dans nos débats en France
25:36c'est que
25:37oui il y a évidemment
25:38l'effet absolument désastreux
25:39des algorithmes sur la santé mentale
25:42des plus jeunes
25:42parce que
25:43le processus même
25:44est totalement décérébrant
25:46et parce qu'en plus
25:47on nous soumet à des contenus
25:48qui eux-mêmes
25:49ne sont pas exactement
25:50en faveur de la santé mentale
25:51on va dire
25:52mais il y a un autre point
25:53qui était intéressant
25:54dans le débat sur la question
25:55en Australie
25:55c'était aussi que
25:56les réseaux sociaux
25:57pouvaient être une arme
25:58pour les prédateurs
25:59qui veulent s'approcher des enfants
26:00qui veulent prendre contact
26:01avec des enfants
26:01afin précisément d'avoir
26:03plus ou moins une messagerie
26:04directe avec eux
26:05et ça je pense qu'en effet
26:06c'est quelque chose
26:07qui de toute évidence
26:07peut faire consensus
26:08c'est d'ailleurs pour cela
26:10qu'un Emmanuel Macron
26:11en fin de règne
26:11qui n'a plus de prise
26:12sur le cours des choses politiques
26:14décide de se focaliser
26:15sur cette question-là
26:16en revanche
26:17deuxième point
26:17ce que l'on a vu en effet
26:18en Australie
26:19c'est que les jeunes
26:20sont très ingénieux
26:21d'ailleurs ils sont nés
26:22avec les technologies
26:22et que en réalité
26:24les méthodes de vérification
26:25des âges
26:26qui sont mis en oeuvre
26:28sont bien souvent contournées
26:29et par ailleurs
26:30il y a même aussi parfois
26:31des enfants
26:32des parents
26:32pardonnez-moi
26:33qui peuvent acheter
26:33plus ou moins la paix sociale
26:34en disant
26:34oui mais alors
26:35puisque je t'autorise
26:36à faire quelque chose
26:37qui est interdit
26:37là vraiment
26:38tu vas te limiter
26:39tu ne feras pas plus
26:40de tant de minutes par jour
26:41etc
26:41on a plein de témoignages
26:43qui vont dans ce sens-là
26:43en Australie
26:44donc en effet
26:45c'est encore un exemple
26:45de la post-politique
26:47c'est-à-dire
26:47quand on ne sait plus
26:48que faire
26:48pour avoir véritablement
26:49des prises idéologiques
26:50on se rabat sur des sujets
26:52qui sont complètement consensuels
26:54et qui en définitive
26:55n'ont strictement aucun effet
26:56sur notre quotidien
26:57Hélène Roy
26:58Elliot a effectivement
26:59très très bien résumé
27:00le projet de loi en lui-même
27:02et effectivement
27:02il est très intéressant
27:03et par ailleurs
27:04il est bon
27:04et moi je salue un peu
27:05le changement de logique
27:07aussi dans lequel
27:07dans lequel se place
27:08le gouvernement là-dessus
27:09on était dans une logique
27:10un peu
27:11vous savez
27:11avec tous ces beaux mots
27:12l'éducation
27:13faire de la prévention
27:15auprès des enfants
27:15faire un peu de la pédagogie
27:17là le gouvernement nous dit
27:18non bon maintenant
27:19ça va être une interdiction
27:20pure et dure
27:21vous n'avez plus le droit
27:21d'être sur les réseaux sociaux
27:22donc moi je pense
27:23que ce changement de logique
27:24il était nécessaire
27:25face à ce problème
27:26vous avez évoqué
27:26la santé mentale
27:27il y avait aussi
27:28là on arrive carrément
27:29dans un problème sanitaire
27:30parfois avec nos jeunes
27:31il y a des problèmes
27:31ces troubles du sommeil
27:33des troubles de l'attention
27:34les troubles de la concentration
27:35sans même parler
27:36des immenses dérives
27:37des réseaux sociaux
27:38à ces âges-là
27:39comme le harcèlement
27:40par exemple
27:41qui inquiète de nombreux parents
27:42je pense que le projet de loi
27:43vous avez raison
27:44il peut faire un vrai consensus
27:45et c'est une bonne idée
27:46mais quelle va être
27:48l'application réelle
27:49ah oui mais je voulais dire aussi
27:50sur le deuxième projet de loi
27:52sur les écoles
27:53très bien aussi
27:54resanctuariser l'école
27:55pour ce qu'elle est vraiment
27:56et non pas
27:57un endroit
27:58où on se filme
27:58à faire des danses TikTok
27:59et à perdre son temps
28:00quand on est un élève
28:01qui est censé apprendre
28:02donc ça c'est
28:03évidemment sur le fond
28:04c'est une bonne chose
28:05mais sur l'application réelle
28:06face aux géants
28:08aujourd'hui du numérique
28:09et face
28:10vous l'avez dit
28:11à des ados
28:11de plus en plus ingénieux
28:13ça semble très compliqué
28:14dès lors que vous avez
28:15un téléphone dans la main
28:16évitez tout réseau social
28:17parce que même les plateformes
28:18elles ne vont pas se gêner
28:19ça va forcément
28:20être une rente en main pour eux
28:21ça va être compliqué
28:22donc il va y avoir
28:23vraiment des choses
28:24de contournement
28:25qui vont être mises en place
28:26et ça se sent très compliqué
28:27Arthur Delaborde
28:28je vous laisserai
28:29le mot de la fin
28:30sur cette séquence
28:31d'Emmanuel Macron
28:33il a démarré
28:34son allocution
28:35en disant
28:35grâce à vous
28:36nous tenons
28:37mais est-ce que ce n'est pas lui
28:38qui tient ?
28:39comment comprendre cette phrase
28:41nous tenons
28:42mais nous tenons face à quoi ?
28:44nous tenons
28:44alors qu'il y a
28:47une déstabilisation
28:48géopolitique
28:50majeure
28:51une instabilité
28:53politique en France
28:55c'est ça le message
28:56on nous avait promis
28:58des voeux d'action
28:59forcés de constater
29:01qu'on est quand même
29:01assez loin du compte
29:03merci Arthur Delaborde
29:05de nous avoir éclairé
29:07suite à cette allocution
29:09présidentielle
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