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  • il y a 7 semaines
DB - 30-12-2025

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00:01:59Du lait pour vos petits
00:03:13La nuit, il faut se méfier. Les loups s'en prendraient facilement aux bêtes.
00:03:17D'accord.
00:04:43Non, non, un accident suffit. Mon Hortense est descendu. Faites-la remonter. Ce n'est pas sa place.
00:05:04Elle est assez grande, je ne suis pas sa nourrice.
00:05:18Première chose, achevez la bête.
00:05:19Je m'en charge. Ça fera toujours de la viande.
00:05:44Venez avec moi. Nous allons faire un feu. Nous allons faire un feu et préparer de quoi manger.
00:12:54Lui il fera mauvais temps et moi y aura de l'eau.
00:13:08Le manet s'est échappé !
00:13:10Le manet s'est échappé !
00:13:12Le manet s'est échappé !
00:13:14Le manet s'est échappé !
00:13:16Le manet s'est échappé !
00:13:18Le manet s'est échappé, on lui a coupé ses liens !
00:13:20Qui a fait ça ?
00:13:21Le salaud, faut le rattraper.
00:13:22Faut attraper aussi celui qui l'a aidé.
00:13:24Calmez-vous !
00:13:26Il ira pas loin !
00:13:32C'est moi qui l'ai détaché.
00:13:34Sur ordre de mon oncle.
00:13:36Ce vieux fou !
00:13:38Il va voir !
00:13:40Il ne verra rien.
00:13:42Il est mort.
00:13:46Avant de s'en aller, il a pardonné.
00:13:48Il a demandé à ce qu'on ne punisse pas manet.
00:13:50Il a ordonné aussi
00:13:52que vous vous réunissiez pour désigner un responsable
00:13:54qui vous conduise au pays de vous.
00:13:56Byzantin.
00:14:01C'est Byzantin qui connaît où on va.
00:14:03C'est toi qui nous a embarqués ?
00:14:05M'as-toi de nous tirer de là !
00:14:06J'accepte.
00:14:08Mais à la condition de partager la charge avec le Père Rochat.
00:14:11D'accord.
00:14:15Mais plus de disputes.
00:14:41il y a davant.
00:14:52Vaлен redesvis.
00:14:55Desciers.
00:14:56Desciers.
00:14:58Desciers.
00:14:59Desciers.
00:15:00Desciers.
00:15:03Desciers.
00:15:04
00:15:36Qu'est-ce qu'il y a ?
00:15:39Regardez les traces du cheval de Manet.
00:15:59Il n'y a pas besoin d'aller bien loin.
00:16:06On dirait qu'il a essayé de courir.
00:16:14Oui, le gel l'a rattrapé.
00:17:06Le voilà, ce foutu lac.
00:17:11Prince bleu, cœur de lumière.
00:17:14Le lac de mon ami, je tremble.
00:17:18Depuis le temps que t'en parlais ?
00:17:21T'en as déjà assez, de la route ?
00:17:24Ça fait jamais que dix jours qu'on est partis.
00:17:26Si un jour t'es compagnon, t'en verras d'autres.
00:17:33Crois-moi.
00:17:35Qui vive ?
00:17:37Ami !
00:17:39Qui êtes-vous ?
00:17:41Réfugié du comté de Bourgogne.
00:17:43La cité ne reçoit pas les réfugiés.
00:17:45Garde ?
00:17:46Est-ce que tu es de Morges ?
00:17:48Je ne suis pas garde.
00:17:50Je suis sergent de la milice.
00:17:52Ah, excusez-moi, sergent.
00:17:55Mais si vous êtes de la ville,
00:17:56vous devez connaître Maître Samuel Jotran,
00:17:59le charpentier.
00:18:01Je viens travailler pour lui.
00:18:03Avec toutes ces voitures.
00:18:06Si vous parlez à Maître Jotran,
00:18:09présentez-vous demain à l'aube.
00:18:11Les seuls.
00:18:14Ah, je voudrais parler à...
00:18:15Sinon, je t'en dois d'en tirer.
00:18:19Et attention de ne pas accrocher.
00:18:45Ton Jotran, c'est un fantôme.
00:19:10Tu peux en parler de tes beaux doigts.
00:19:11Non !
00:19:12Dis-donc, c'est ça la solidarité des compagnons ?
00:19:16Vous oubliez qu'on vient d'un pays où il y a la peste.
00:19:25Non, je n'étais pas là hier soir.
00:19:27Mais je n'aurais pas pu te laisser entrer avec tes réfugiés.
00:19:30Depuis que la guerre et la peste sont chez vous,
00:19:32on a eu trop de monde sans ressources.
00:19:34Je vais vous porter sur le registre
00:19:35en indiquant que vous avez passé la frontière
00:19:36depuis plus de huit jours.
00:19:37Personne ne demande à vérifier.
00:19:41Vous avez gagné la quarantaine.
00:19:43C'est à Revrol.
00:19:45À une bonne heure d'ici.
00:19:47Il y a là-haut un homme qui s'occupera
00:19:48de vous loger et de vous donner des vivres.
00:19:49Mes amis,
00:20:05les rives du lac, c'est très humide.
00:20:10Il paraît que ça vaut rien
00:20:11pour des gens fatigués comme nous sommes
00:20:13et qui viennent d'un pays sec.
00:20:15Alors comme les autorités de la bonne cité de Morges
00:20:17ne veulent pas qu'on soit malade,
00:20:20elles nous envoient faire une petite quarantaine.
00:20:23Un peu plus haut.
00:20:25Et moi, je persiste à dire qu'il faut rester là.
00:20:27Ailleurs, personne ne connaît personne
00:20:29et personne ne nous aidera.
00:20:31Et de toute façon,
00:20:31on nous enverra en quarantaine ailleurs.
00:20:33Et ton jetteran de malheur !
00:20:35Tu ne l'as pas vu !
00:20:36Et nous autres dans les cités,
00:20:37c'est pas là qu'on trouvera de l'embauche
00:20:39et de la terre à labourer.
00:20:41Moi, je suis un laboureur.
00:20:43C'est en Savoie que je vais y aller.
00:20:44Et il y a longtemps qu'on y serait sans des conneries !
00:20:46Arrête, ivrugne !
00:20:47Je te fais éclater la tête comme une courge !
00:20:49Si vous voulez partir en Savoie,
00:20:51bon vent !
00:20:52Mais bien sûr qu'on l'ira !
00:20:54Bonne chance, Maître Muray.
00:20:56Tu me comprends, mon petit.
00:20:58Je suis obligé d'aller avec ceux de mon village.
00:21:01Je comprends.
00:21:08Maréchal,
00:21:09on ne se reverra plus.
00:21:11à nos âges.
00:21:17Partez pas avec ce cinglé, Barbier.
00:21:20Partez pas.
00:21:22Alors, Barbier,
00:21:23ça vient, oui, ou merde ?
00:21:24Regarde !
00:21:46Pauvre Barbier.
00:21:47Mais c'est fou.
00:21:49Je sais que c'est fou.
00:22:16Regarde, c'est là.
00:22:19Regarde, c'est là.
00:22:29Ces deux-là auront de sa prébougre de souvenirs à raconter.
00:22:34Les miens raconteront rien du tout.
00:22:37La peste me les a emportées avec leur mère voilà bientôt 7 ans.
00:22:41Mes enfants et leurs enfants.
00:22:44Elle a laissé que moi de la famille, sa prébougre.
00:22:46Même plus bon à donner de la graine.
00:22:49Et vous ?
00:22:51Vous a épargné.
00:22:53Et les autorités vous envoient en quarantaine.
00:22:56La peur, toujours la peur.
00:22:59Ici, c'est pour la place qui manque.
00:23:01Je suis tout seul.
00:23:03Vous me ferez compagnie quelques jours et puis vous partirez comme les autres.
00:23:09Faudra vous loger dans la maison du bout.
00:23:12C'est la plus grande.
00:23:13Bon, on voudrait y aller maintenant parce que les bêtes sont mouillées.
00:23:19Ah bon ?
00:23:21Je cause, je cause.
00:23:23Vos bêtes, vous pouvez les lâcher dans la pâture derrière.
00:23:26L'étape donne dessus.
00:23:29Est-ce qu'on vous expliquez le travail ?
00:23:32Oui, bien entendu, oui.
00:23:34On commencera demain.
00:23:36Je ne suis pas chargé de vous contrôler, mais si vous n'avez pas fait votre dû,
00:23:40le banderet vous enverrait le guet pour vous expulser.
00:23:43Si l'un de vous peut venir avec une sache, je peux donner une mesure de grain d'avance.
00:23:57Mais ce travail, qu'est-ce que c'est ?
00:24:00Les hommes doivent payer pour leur hébergement.
00:24:03Et s'ils n'ont pas assez d'argent, ils doivent casser des cailloux pour les chemins dont la cité a besoin.
00:24:08L'argent, ça vaut combien ?
00:24:10Je ne sais pas, je n'ai pas posé la question.
00:24:13Alors, nous allons tous casser des cailloux. Même ma tante.
00:24:16Il y a jour, merci.
00:24:18Ah non, attention, il n'y a que les hommes qui...
00:24:20Autrement dit, c'est vous qui allez me nourrir.
00:24:22Et pourquoi pas ?
00:24:24Mademoiselle.
00:24:27Ce charpentier, je le gifleurais de mon père.
00:24:43Qu'est-ce que c'est ?
00:24:46Bonjour.
00:24:49Y a-t-il pas réussi un compagnon nommé ?
00:24:52Bizantin Lavertu.
00:24:54Maître Jotran !
00:24:56Il vous doit, c'est en bois.
00:24:57Je savais bien.
00:24:58Quand on m'a dit un compagnon à Grande Galle...
00:25:11Maître Jotran, je suis votre homme pour n'importe quel besoin.
00:25:15Nous avons faim, besoin de nous loger, d'acheter des chandelles.
00:25:18Doucement, mon ami.
00:25:20Même si je te prends à mon service, je ne peux faire entrer dans la cité côté proche.
00:25:25Alors justement, il faut que je vous les présente.
00:25:28Déjà Marie, ma femme, puis nos deux petits.
00:25:32Ils ont poussé vite. Il y a trois ans, t'étais encore célibataire.
00:25:37J'ai bien décidé à le rester.
00:25:39Heureusement que je connais Fontaulier.
00:25:42Sinon, tu me dirais que c'est ton oncle.
00:25:43Pour un qui n'avait plus de famille et qui chantait sur toutes les charpentes qu'il était libre comme l'air, mon vieux Byzantin.
00:25:51Je trouve que tu vas fort.
00:26:13La L Bourgique
00:26:21Staèche
00:26:23Saille Oncle
00:26:27Чじゃ que t'as été bien parti.
00:26:308 mountains
00:26:34Vedorer
00:26:36Caen
00:26:38Oncle
00:26:39Il faut comprendre, nous aussi on a eu faim, et la peste et tout.
00:26:55Tu sais, il n'y a pas que des réfugiés.
00:26:57Ici, mal des gredins.
00:26:59Toutes les cités ont dû lever des compagnies de chasse coquin.
00:27:02Ah non, mais je comprends.
00:27:04J'avais tellement parlé à tous ces gens du pays de Vaud comme d'un paradis.
00:27:09En travaillant pour moi dans la forêt, vous aurez une quarantaine plus agréable que les autres,
00:27:13et puis, au moment des services, vous serez payé en conséquence.
00:27:35Il ne faut plus t'en aller. Maman a encore pleuré.
00:27:39Qu'est-ce qu'il y a, ma petite Marie ?
00:27:57Rien du tout.
00:27:59Moi, je sais.
00:28:01Elle pleure son pays.
00:28:02Mais nous sommes tous exilés, Marie.
00:28:07Il faut avoir un peu de courage et cesser de regarder votre passé.
00:28:17Voyons, Marie.
00:28:19Vos yeux ne sont pas faits pour les larmes.
00:28:21Les loups.
00:28:42Les loups.
00:28:43Les loups.
00:28:44Les loups.
00:28:56Allez !
00:28:59Allez !
00:29:00Allez !
00:29:00Allez !
00:29:04Ne fais pas !
00:29:06Il y avait un vieux mâle et sa femine.
00:29:19Le chien, il est blessé.
00:29:22Confiez le loyale.
00:29:25Est-ce que vous êtes blessé ?
00:29:26Non, non, mais la jument est mon bon chien qui a sauté de voiture pour la défendre.
00:29:30Bon, allez, vas-y Pierre, fais tirer.
00:29:36Vous êtes blessé ?
00:30:06Ah oui, ce matin, elle s'est foulée la cheville.
00:30:09Leur à ça.
00:30:20Mordue au genou, mais pas trop grave.
00:30:22Vous l'avez laissé libre dans l'écurie ?
00:30:25Beauvard, vous l'avez léché toute la nuit.
00:30:28Demain matin, ça sera fini.
00:30:30Merci.
00:30:30Merci.
00:30:36Seigneur, que c'est beau.
00:30:42Une nichée de vie.
00:30:44Dire que les hommes ne rêvent que de tuer.
00:30:48Ben voyons, Claudia.
00:30:50Mon petit oiseau brisé.
00:30:52C'est fini, tu ne risques plus rien.
00:30:54Et toi, mon bon loyale, tu es blessé, je sais.
00:30:58Tu nous as sauvés, je te sauverai.
00:31:02Viens, Claudia.
00:31:04Vous êtes dans la voiture.
00:31:05Pas du tout, il y a de la place.
00:31:07Moi, je vais à l'écurie.
00:31:08Je ne veux pas laisser les bêtes sœurs.
00:31:13Ah bon Dieu, où avais-je la tête ?
00:31:15J'ai oublié cette cheville.
00:31:17Ne craignez rien.
00:31:18Tout doux, tout doux.
00:31:23Très souple.
00:31:27Plus souple.
00:31:31Voilà.
00:31:33Posez une plée par terre.
00:31:35Marchez.
00:31:40C'est vrai, je ne sens plus rien.
00:31:43Mon nom est Alexandre Blondel.
00:31:45Je suis médecin.
00:31:47Je viens de L'Anse-le-Saunier.
00:31:49Mais nous parlerons demain.
00:31:58Doucement, lâche.
00:32:02Très bien.
00:32:04Dans trois jours, je peux reprendre la route.
00:32:06Je vais la laisser un peu dehors, ça lui fera du bien.
00:32:08Pour la petite, son nom est Claudia Jeannin.
00:32:11Elle va sur ses 17 ans et elle est du Val-de-Miege.
00:32:15Pauvre gosse.
00:32:15Nous avons vu en passant, des ruines, rien que des ruines.
00:32:20On ne sait pas comment elle en a réchappé.
00:32:21Ses parents sont morts, presque tout le village.
00:32:25Elle, violée.
00:32:27Violée, on ne sait combien de fois.
00:32:28Par les soudards de Saxvema.
00:32:31On l'a laissée pour morte, puis soignée par des braves gens où je l'ai recueillie.
00:32:35Enceinte, probablement.
00:32:36Je voulais vous le dire parce que, en causant, on ne sait jamais, un mot peut raviver une déçue.
00:32:47Il s'appelait David, mon petit.
00:32:51Mon petit roi David.
00:32:52J'ai passé ma vie à soigner des enfants, mais là, pour lui, je n'ai rien pu faire.
00:33:03Il n'a plus que le prendre dans mes bras.
00:33:07Voir que sa blessure n'était pas mortelle.
00:33:10Une balle dans la cuisse.
00:33:13Je l'avais contre moi.
00:33:14Lourd.
00:33:17Terriblement lourd.
00:33:19Lourd de sa souffrance.
00:33:21Sans l'innocence.
00:33:24De la cruauté du monde.
00:33:27Il était mort.
00:33:30Moi, j'étais vivant.
00:33:34Lui martyrisé, moi, épargné par les soudards.
00:33:39Sauvé par mon absence.
00:33:41Sauvé par ce que j'étais allé soigner d'autre oeuvre.
00:33:46Je n'ai pas trouvé des morts-retours.
00:33:49C'est mon bon loyal qui l'a trouvé à son pas de la maison.
00:33:53Dans le fossé.
00:33:56Il s'était traîné pour se vider de son sang.
00:33:59Se vider de sa vie.
00:34:02Je n'ai pas compris pourquoi Dieu n'a pas voulu que je le sauve.
00:34:05Je n'ai pas compris jusqu'au jour où j'en ai sauvé d'autres.
00:34:08J'ai pris dans mes bras d'autres enfants.
00:34:12Lourds de la même souffrance, mais...
00:34:15Lourds de vie, aussi.
00:34:18Et d'espérance.
00:34:26Je vous demande pardon.
00:34:28T'inquiète aussi.
00:34:29Pas vraiment.
00:34:34Je ne peux pas dire.
00:34:38La manière.
00:34:40Corton, je le regarde.
00:34:41Ça ne me plaît pas.
00:34:43C'est vrai, oui.
00:34:45Et petit Jean, c'est pareil.
00:34:48On dirait que cet homme le fascine.
00:34:49On sent-il.
00:35:08Il est allé faire marcher sa jument.
00:35:11Il veut partir après-demain.
00:35:12Claudia est avec lui.
00:35:15Et Léontine ici.
00:35:20Il vous a encore parlé ?
00:35:22Oui.
00:35:24À un moment, j'étais seule avec lui.
00:35:27Il a dit, Claudia, avec vous, elle a trouvé ce qu'elle avait perdu.
00:35:30Elle n'a plus peur.
00:35:33Avec vous, elle est vraiment bien.
00:35:35Et alors ?
00:35:36Il a dit ça.
00:35:38Et toi, qu'est-ce que tu en dis ?
00:35:39Père Rocha, c'est vous le plus âgé.
00:35:45Vous devriez demander au docteur si on peut la garder.
00:35:49Un sacré toupet, c'est le vin.
00:35:52Avec ses airs de Saint-Tenis-touches.
00:35:59Lorsque j'ai sauvé ces deux-là,
00:36:01ce n'est pas seulement eux que j'ai pris dans mes bras.
00:36:04Non.
00:36:05En les sauvant,
00:36:07c'est mon petit David que j'ai raché à la mort.
00:36:09S'ils étaient morts,
00:36:13c'est lui qui serait mort des fois.
00:36:18C'est lui qui meurt chaque fois qu'un enfant est tué.
00:36:22Chaque victime innocente de la barbarie humaine
00:36:25sera mon petit roi David, vidé de son sang.
00:36:28Il est sauvé tous.
00:36:30Je n'ai plus rien, je n'ai plus que.
00:36:32Cette nuit,
00:36:34m'a révélé le sens de la mort.
00:36:36Et le sens que cette mort a donné à ma vie.
00:36:39Hortense était dans mon rêve.
00:36:41Grande, forte,
00:36:43pure avec son visage d'espérance.
00:36:46Ils étiez tous dans mon rêve.
00:36:48Vous serez tous avec moi pour faire ce que je veux faire.
00:36:51Marie,
00:36:53la douce, la tendre,
00:36:54avec son cœur de mer.
00:36:57Le maréchal,
00:36:58avec sa grande sagesse.
00:36:59Byzantin, la vertu,
00:37:03qui charpentera,
00:37:05qui bâtira pour accueillir
00:37:06tous les innocents
00:37:07que nous arracherons à la folie du monde.
00:37:10Nous allons partir, Hortense.
00:37:12Et nous les sauverons tous.
00:37:14Et vous autres serez là
00:37:15pour la recevoir dans vos bras,
00:37:17plein d'amour.
00:37:19Vous serez des arbres
00:37:20chargés des plus beaux fruits de la vie.
00:37:21Mon Dieu,
00:37:24vous m'avez torturé.
00:37:26Voici que vous me comblez
00:37:27en mettant sur ma route
00:37:28ces cœurs
00:37:29gonflés d'amour.
00:37:33Sauvé.
00:37:34J'ai sauvé mon petit oiseau blessé.
00:37:37Marie te gardera.
00:37:39Ton enfant verra le jour
00:37:40dans un monde
00:37:41illuminé par l'amour.
00:37:42Et cet enfant,
00:37:44à son tour,
00:37:45illuminera notre univers.
00:37:47Il sera notre joie de vivre.
00:37:49Un don du ciel.
00:37:51Nous serons les contrebandiers de la vie.
00:37:54Nous serons dans la nuit
00:37:55les passeurs de la lumière.
00:37:56Laissez-le,
00:38:12je le garderai aussi.
00:38:13Non.
00:38:15Nous devons trouver
00:38:15pour le prendre
00:38:16une famille dans le pays.
00:38:17Il faut qu'il soit un levain.
00:38:19Nous vous laissons, Claudia.
00:38:21Prenez-en bien soin.
00:38:26Si vous étiez reçus, compagnons,
00:38:38je proposerais qu'on vous baptise
00:38:40Alexandre,
00:38:42le fou merveilleux.
00:38:44Nous bâtirons une œuvre
00:38:45qui montre la direction du ciel,
00:38:47comme le font les flèches
00:38:48de vos clochers.
00:38:56A présent,
00:38:57je suis le seul de mon village.
00:38:59J'avais toujours dit
00:38:59que cette fille n'était pas
00:39:00comme les autres.
00:39:02Quand Claudia va se réveiller...
00:39:12Ils les ont tués
00:39:13devant la porte.
00:39:16Il y avait du sang
00:39:17qui coulait
00:39:18comme l'eau
00:39:18quand on récure.
00:39:21J'ai tout vu.
00:39:25Les soldats me tenaient
00:39:26et il m'obligeait
00:39:28à regarder.
00:39:32Il me faisait mal.
00:39:33das.
00:39:36Non !
00:39:39Non !
00:39:43Non !
00:39:44Allez !
00:39:48No !
00:39:49Allez !
00:39:49La rue !
00:39:50Watts !
00:39:51Non !
00:39:56Tape pl visibility !
00:39:58V Georgie !
00:39:58V mirrors !
00:39:59Dem robe.
00:39:59Tape pluppé !
00:40:00Tu vois ?
00:40:00Eva love !
00:40:01Papa dit !
00:40:01Allelu dementiaie !
00:40:03Un soir, il est venu des Q&A.
00:40:15Ils ont mis les prisonniers tous nus.
00:40:18Ils ont cassé la glace du bassin et ils les ont jetés dans l'eau.
00:40:22Et puis il est venu des gens avec des faux.
00:40:25Des faux comme ça.
00:40:27Je me suis cachée.
00:40:29Ça gueulait.
00:40:30Ça gueulait.
00:40:33C'est Maitre-en-Jotron.
00:40:46Mes amis, j'ai de bonnes nouvelles.
00:40:50Et j'ai ça aussi.
00:40:58C'est Hortense.
00:40:59Le monde est lumineux.
00:41:03Nous avons découvert des parents à bière pour notre oiseau tombé du nid.
00:41:07Nous partons pour notre pauvre comté déchiré où d'autres oiseaux nous attendent.
00:41:14Nous comptons sur vous.
00:41:16C'est un rouleau qui a apporté ça chez moi pendant mon absence.
00:41:19J'aimerais comprendre.
00:41:20Qu'est-ce que c'est que cette histoire de l'oiseau ?
00:41:24Et celle-là qui est-ce ?
00:41:25Il nous avait un chien.
00:41:29Venez, on va vous expliquer.
00:41:31Ça me paraît nécessaire, oui, parce que moi aussi, j'ai des choses à vous dire.
00:41:33Loyal !
00:41:49Loyal !
00:41:52Vous savez tout, Maître Jotron.
00:41:58Et nous, on sait à quoi on peut s'attendre.
00:42:04Ça alors, c'est quelque chose.
00:42:06Cette demoiselle Hortense.
00:42:10Je n'en reviens pas.
00:42:12Écoutez, nous vivons des temps où il faut prendre les choses comme elles viennent.
00:42:18J'étais monté, vous apportez une bonne nouvelle.
00:42:21Je ne veux pas repartir avec.
00:42:22Mes amis, je bois à votre installation dans notre bonne cité de Morge.
00:42:31Je bois au charpente que va monter Byzantin à Vertu.
00:42:35Au fer que va forger Maître Rochat.
00:42:38Au charrois que va mener notre ami Pierre.
00:42:41Si le travail est aussi fourni que le vin, on va être sous tous les soirs.
00:42:54Alors vraiment, je vais pouvoir faire sonner l'enclume.
00:42:58La forge vous attend.
00:43:00On est des hommes de métier, Maître Jotron.
00:43:03En nous donnant de l'ouvrage, c'est la vie que vous nous rendez.
00:43:07Oui, vous avez raison, Maréchal.
00:43:12Je suis comme les autres, vous savez.
00:43:15Moi aussi, je pense souvent à notre comté martyrisé.
00:43:20Et pourtant, il y a des moments où je me dis
00:43:23que c'est mon métier qui m'a prépatri.
00:43:37Vous ne croyez pas que Claudia va être effrayée,
00:44:07par les bruits de la cité ?
00:44:09Bien sûr.
00:44:12Vous avez si souvent vécu en ville.
00:44:14Toi qui n'as jamais vécu en ville, tu vas devoir t'habituer.
00:44:18Eh oui, ma petite Marie, il faut qu'on se dise tue maintenant.
00:44:21Maître Jotron m'a encore recommandé de faire bien l'attention.
00:44:24N'oublie pas que tu es ma femme.
00:44:27Que ça te plaise ou non,
00:44:29tu devras avoir l'air parfaitement heureuse avec moi.
00:44:30Sous-titrage ST' 501.
00:45:00Mes amis, nous voici chez vous.
00:45:21Vous m'aviez caché cette maison.
00:45:24Pas du tout.
00:45:26Je l'ai acheté il y a moins d'un an.
00:45:27Mais tu sais que j'ai le nez fin.
00:45:29Je le sentais venir de loin.
00:45:31Jamais j'oserais loger là.
00:45:33Je vais me trouver une place dans l'écurie.
00:45:35Vous saurez vous installer.
00:45:37J'attends les hommes sur mon chantier demain matin.
00:45:40Merci, maître Jotrand.
00:45:41Merci.
00:45:41Merci.
00:45:42Merci.
00:45:42Merci.
00:45:42Merci.
00:45:43Merci.
00:45:43Merci.
00:45:44Merci.
00:45:45Merci.
00:45:46Merci.
00:45:47Merci.
00:45:48Merci.
00:45:49Merci.
00:45:50Merci.
00:45:51Merci.
00:45:52Merci.
00:45:53Merci.
00:45:54Merci.
00:45:55Merci.
00:45:56Merci.
00:45:57Merci.
00:45:58Merci.
00:45:59Merci.
00:46:00Merci.
00:46:01Merci.
00:46:01Merci.
00:46:02Merci.
00:46:03Merci.
00:46:04Merci.
00:46:05Merci.
00:46:07Merci.
00:46:07Bonjour, maître Jotrand.
00:46:24Bonjour.
00:46:26Je savais bien que ce matin, je ne serais pas le premier.
00:46:29Alors, ça fait une bonne équipe ?
00:46:31Très bonne.
00:46:32Mais ça, je le savais.
00:46:34Qui aime travailler le bois peut être charpentier.
00:46:37Et quant à l'agrichon, là, s'il ne file pas droit, d'ici, je le balance au lac.
00:46:43Tant qu'il n'y aura pas de matériaux à charrier, Pierre pourra rester avec toi.
00:46:47C'est toujours bon d'avoir un métier de plus à son actif.
00:46:50Au revoir, maître Jotrand.
00:46:52Au revoir.
00:46:57Et merde.
00:47:07Tu vois, celui-là ?
00:47:24Il est tout rond.
00:47:27Comme la lune.
00:47:29Ce n'est pas difficile, c'est un O.
00:47:31Rien.
00:47:34Tu dis O.
00:47:36O.
00:47:37O.
00:47:38Même les chevaux comprennent ça.
00:47:40Ouais.
00:47:41Tu devrais apprendre aussi, toi.
00:47:44Ça me plairait bien ?
00:47:45Eh bien, il faut le faire.
00:47:48Quand tous les pauvres comme nous sauront lire,
00:47:51le monde changera.
00:47:52Qu'est-ce que tu veux bien changer au monde ?
00:47:56Le pousser vers la justice.
00:47:58Et c'est pas rien.
00:47:59Allez, répète.
00:48:05O.
00:48:06O.
00:48:07O.
00:48:08O.
00:48:09O.
00:48:12Oh, regarde l'oiseau.
00:48:29On va là-bas ?
00:48:31Vas-y, si tu veux.
00:48:33Moi, j'en ai assez de faire l'acrobate toute la journée sur les toits.
00:48:38Emmène ma sœur, ça lui fera du bien.
00:48:39Quelle est là-bas ?
00:48:44Me!
00:48:51Toute toute la journée.
00:48:54Passe-toute.
00:49:01Wow.
00:49:02J' resilience qui entreprend dès demain.
00:49:03Monsieur, tu ne peux pas d' Organisation.
00:49:05!?
00:49:06Venez, on va jusqu'au bout.
00:49:17Tu crois vraiment qu'il faut me faire tomber à l'eau ?
00:49:36C'est pas la peine d'aller plus loin.
00:49:55À présent, ma seule peur, c'est de mourir sans revoir mon pays.
00:50:02Si tu parles une seule fois de retourner à la vieille loi,
00:50:06avant que cette saloperie de guerre ne soit finie,
00:50:10moi, je parlerai de reprendre mon bagage de compagnon.
00:50:15Ah !
00:50:16Qu'est-ce que c'est ?
00:50:36Du byzantin ?
00:50:39Oui.
00:50:42Ouvre, c'est Blondel qui m'envoie.
00:50:43Je ne sais pas.
00:50:56Entre.
00:50:57Non, viens, j'ai des choses pour toi.
00:50:58Vas-y, je te suis.
00:51:07Vas-y, je te suis.
00:51:07Je vais pas arrêter de brailler pendant tout le voyag.
00:51:25C'est content.
00:51:28Vous avez de l'agneaule.
00:51:34Je vais mettre de l'agneaule dans le nez pour pas qu'il gueule.
00:51:37L'agneaule ?
00:51:38Pour pas qu'il gueule.
00:51:41Là, ils sont sevrés.
00:51:42Une fois, j'étais avec Blondel.
00:51:50Un et trois, il a fallu leur trouver des nourrices.
00:51:55Malin, le docteur.
00:51:57Il les a trouvés avant qu'on soit à bière.
00:51:59T'es mari, toi ?
00:52:06Tu peux me donner à manger ?
00:52:09Je suis pas venu les mains vides, mais si t'as du chaud, j'aime mieux.
00:52:11Frère Comtois, le messager se nomme Barbera.
00:52:27Quand il n'est pas en...
00:52:30Tu peux y aller, je sais pas lire, mais je sais ce qu'il dit.
00:52:35Vas-y, vas-y.
00:52:37Quand il n'est pas en prison, il fait la contrebande.
00:52:40Il se saoule, il se bat au couteau,
00:52:42et je pense qu'il serait très capable de voler.
00:52:46Mais il a un cœur aussi grand que son estomac d'ivrogne.
00:52:51La vue des enfants mourant de froid et de faim l'a bouleversée.
00:52:56Gardez-les si petits qu'ils vous portent.
00:52:59J'arriverai avec Hortense et avec d'autres trésors de vie.
00:53:04Blondel.
00:53:05Six ? Y'en a quatre ?
00:53:07Des jeunes uns ont tiré deux en route.
00:53:09Chaque fois, c'est pareil.
00:53:11Ça me prend du temps, surtout quand c'est gelé.
00:53:13Mais d'où viens-tu ?
00:53:14Avec la barque ?
00:53:15De Bouchillon.
00:53:17J'ai laissé la mule là-bas, j'y porte du sel.
00:53:21Avec les enfants, je pourrais rentrer que par le lac, ici.
00:53:30Celui-là, il a la fièvre.
00:53:31C'est une fille.
00:53:35Elle a été brûlée comme les deux qui sont morts en route.
00:53:39Et le plus grand, tu verras, il pleure jamais, lui.
00:53:42On l'a trouvé sous un tas de morts.
00:53:45Mais comme muet, il parle pas.
00:53:48Telles bandes de salopards.
00:53:52Qu'est-ce qu'on va faire ?
00:53:53Blondel va venir, il dira.
00:53:56Faut faire vite, ça va se savoir.
00:53:58Tu diras qu'ils sont sortis du lac.
00:54:00C'est la vérité.
00:54:08Vous êtes blessé, il faut vous soigner.
00:54:10Non, non, non, c'est rien.
00:54:11C'est les rames, j'ai pas l'habitude.
00:54:18Je pense à Hortense.
00:54:20Elle regarde Blondel comme si c'était Jésus en personne.
00:54:24Alors je me dis que si elle me voyait, moi,
00:54:25avec du sang dans les mains.
00:54:36Et ça, d'où ça vient ?
00:54:37C'est pour vous.
00:54:38Barbara, alors, ça, d'où ça vient ?
00:54:42C'est pour vous, je te dis, ça m'a rien coûté.
00:54:44Et quelquefois en route,
00:54:46on rencontre des gens qui ont trop,
00:54:47alors on prend pour ce qu'on passe
00:54:50et c'est la vie.
00:54:52Bon, allez.
00:54:54J'y vais avant qu'il fasse jour.
00:54:58Ah, ça fait rien.
00:55:00Le Blondel et l'Hortense,
00:55:01la première fois qu'ils m'ont causé,
00:55:02j'aurais jamais pensé qu'ils me mettent pas riment dans leur sac.
00:55:06Le cardinal s'est promis
00:55:07de faire crever les comtois.
00:55:09Les Blondel
00:55:10s'est juré de les sauver.
00:55:13Et moi, je transporte la graine
00:55:14pour que la race se perde pas.
00:55:16Tu parles d'une besogne.
00:55:17Il est pris deанием.
00:55:18Mon litre, c'est parti.
00:55:19Bien.
00:55:19Tu parles d'une besogne.
00:55:26Ces bastants sont,
00:55:31tu parles,
00:55:31et le dos peut-être.
00:55:33Oui, c'est un cadeau de l'importance.
00:56:00Où est-elle ?
00:56:01Elle en récolte d'autres.
00:56:03Bon, je file chez Maître Jotran.
00:56:07Il doit être debout.
00:56:09Tu vas réveiller Claudia, elle m'aidera.
00:56:12Vous pouvez aller chercher des feuilles de chou pour soigner les relures.
00:56:31On y va.
00:56:32Attendez-moi.
00:56:34Je vais avec vous.
00:56:48Je les prendrai bien, moi, ces petits, pour remplacer mes deux fils qui sont morts.
00:56:53J'aimerais bien un garçon.
00:56:56Maman.
00:56:58J'en ferai un compagnon.
00:56:59Là.
00:57:00Attention, il reste les autres, ceux qui vont arriver.
00:57:03Votre blondin est fou.
00:57:06Mais c'est la folie des autres qui est cause de la sienne.
00:57:09Bon, maintenant, au conseil, je ne dois pas dire que les enfants sont déjà dans la ville.
00:57:13Non, non, maître Jotran.
00:57:17Il n'est pas question de venir en aide à ce docteur Comtois.
00:57:22Les enfants réfugiés ou pestiférés ne sont pas admis des hautes instances bernoises.
00:57:28N'est-ce pas ?
00:57:28Je ne peux pas aller contre le conseil, mais j'ai honte pour ma ville.
00:57:43Honte pour mon pays.
00:57:45Ordre sera donné à la milice, ce jour même, d'interdire l'entrée de la cité à cet homme et à ses petits réfugiés.
00:58:06J'ai honte.
00:58:08Non seulement le conseil refuse des blondes, mais l'entrée de la ville est interdite à tout homme amenant des enfants.
00:58:14Seigneur, qu'allons-nous faire ?
00:58:18Nous battre, Marie.
00:58:20Pas pleurer.
00:58:21Nous battre.
00:58:26Je crois qu'ils se sont montrés durs parce qu'ils n'ont pas encore vu les petits.
00:58:31J'ai décidé de prendre un enfant.
00:58:33Maître Jotran, je voudrais vous embrasser.
00:58:37Je voudrais bien embrasser mon garçon.
00:58:44Jotran, je peux.
00:59:04Applaudissements.
00:59:34Applaudissements.
01:00:04Approchez. Approchez, braves gens du Pays de Vaud.
01:00:22Je n'ai rien à vous vendre.
01:00:24Je veux seulement vous raconter l'histoire de cet enfant sans nom.
01:00:30Non.
01:00:31Je ne sais pas comment il s'appelle et personne ne le sait.
01:00:34Parce qu'il n'a plus ni parents, ni amis, ni voisins, ni patrie.
01:00:40Rien.
01:00:41Je l'ai découvert dans les ruines d'un village du Revermont.
01:00:45Sur l'autre versant du Jura.
01:00:48Un village de vignerons.
01:00:50Pareil à ceux de chez vous.
01:00:52Cet enfant.
01:00:54Je l'ai trouvé sous un monceau de mort.
01:00:57Son père, sa mère, ses frères et soeurs, ses voisins.
01:01:00Par miracle, il avait échappé au bal des Soudars.
01:01:05Et le sang baignait son corps et son visage.
01:01:08Mais c'était le sang des autres.
01:01:10C'était le sang des siens.
01:01:14Là-bas, sur l'autre versant, depuis des années, on tue.
01:01:17On égorge.
01:01:19On viole.
01:01:20On incendie.
01:01:20On pille.
01:01:21Et parce que les enfants tombent souvent les premiers et que leur corps est recouvert par d'autres,
01:01:28il arrive qu'ils survivent au massacre.
01:01:33Alors, braves gens, je vous demande une seule chose.
01:01:36Vous, qui avez des enfants heureux,
01:01:40avons-nous le droit de laisser un enfant mourir sous le corps déchiqueté de sa mère ?
01:01:46Je vous demande seulement de répondre à cette question.
01:01:57Non !
01:01:57Non !
01:01:59Non !
01:01:59Non !
01:02:01Alors, aidez-moi.
01:02:03Pour que je puisse en sauver d'autres,
01:02:06il faut que vous donniez à ceux qui sont ici
01:02:08tout l'amour qui dort au fond de votre cœur.
01:02:11Qui prendra ce garçon pour lui donner tout l'amour ?
01:02:19Moi, je le prends.
01:02:24Nous avons perdu deux petits.
01:02:27J'ai de quoi les lever.
01:02:30Moi, j'en voudrais un aussi.
01:02:32Oh, là, nous, pour Ducane !
01:02:58Ducane, ne criez pas, il faut plus effrayer.
01:03:02tu es alléantine et petit Jean.
01:03:05Tu es folle.
01:03:19Les conseillers !
01:03:20Les conseillers !
01:03:21Les conseillers !
01:03:22Les conseillers !
01:03:23Les conseillers !
01:03:25Éconseillés !
01:03:28Éconseillés !
01:03:30Éconseillés !
01:03:33Éconseillés !
01:03:35Éconseillés !
01:03:38Éconseillés !
01:03:40Éconseillés !
01:03:44Éconseillés !
01:03:49Puisque vous voulez m'aider, je vous demande de répondre par oui ou par non !
01:03:54Voulez-vous que votre cité soit le arbre de salut des enfants martyrisés ?
01:04:00Oui !
01:04:09Vous ne pouvez aller contre la volonté populaire.
01:04:13C'est d'accord.
01:04:16Laissez-les !
01:04:17Êtes-vous d'accord pour que je parle à votre conseil des douze ?
01:04:25Oui !
01:04:26Merci, mes amis. Vous êtes un grand peuple !
01:04:36C'est un grand peuple !
01:04:37Vous êtes un grand peuple !
01:04:38Merci, mes enfants !
01:04:39Merci, mes enfants !
01:04:40Pour les enfants martyrisés !
01:04:41Merci, mes enfants !
01:04:42Pour les enfants martyrisés !
01:04:47Merci, mes enfants !
01:04:48Merci, mes enfants !
01:04:49Merci, mes enfants !
01:04:50On peut tout obtenir d'une foule, aussi bien l'amour que la haine.
01:05:20Oui, tout à fait d'accord.
01:05:33Allons, messieurs lames, pour les enfants marcherisés.
01:05:37Eh bien, c'est bien.
01:05:38Qu'un peuple aussi généreux en soit encore aux jeux imbéciles de la guerre, quelle misère.
01:06:00Il y a toujours en l'homme le meilleur et le pire.
01:06:03Nous n'ouvrons jamais la voie au pire.
01:06:06Oui.
01:06:07Pour les enfants marcherisés.
01:06:19Pour les enfants marcherisés.
01:06:25Pour les enfants marcherisés.
01:06:28Merci.
01:06:29Merci.
01:06:32Pour les enfants marcherisés.
01:06:34Merci.
01:06:40Merci.
01:06:41Merci.
01:06:42S'il vous plaît, mesdames, voyez-vous.
01:06:44Attendez le docteur Blondel.
01:06:47Le docteur Blondel.
01:06:48Allez-y, allez-y, allez-y, allez-y.
01:07:18On a gagné.
01:07:34Vous pouvez entrer.
01:07:35Claudia vous accompagne.
01:07:36Me direz-vous où nous allons ?
01:07:48Au paradis des enfants trouvés.
01:07:49J'ai obtenu du conseil des douze votre installation au village de quarantaine.
01:08:05Pour le bois et la pierre, je m'en charge.
01:08:10Merveilleux.
01:08:12Nous allons faire revivre ce village.
01:08:15Toi, le charpentier, tu vas réparer ce que le temps a cassé.
01:08:18Tout cela va revivre grâce aux enfants arrachés à la mort.
01:08:22Ce sera une sorte de résurrection.
01:08:23Résurrection.
01:08:28Résurrection.
01:08:32Résurrection.
01:08:33Mais voilà le mot que nous cherchons, Hortense, pour le vaste mouvement que nous allons créer.
01:08:38Résurrection.
01:08:39C'est un vrai bourg.
01:08:44Celui qui m'aurait dit qu'un jour, je verrais un hospice de luxe dans mon village, j'aurais rigolé au nez.
01:08:55Alors c'est bien entendu, Hortense sera la responsable financière de l'entreprise.
01:08:59Un ministre des finances aux finances.
01:09:01Elles vont venir.
01:09:02Bisonta, responsable de la maison.
01:09:06Pierre, chargé des transports.
01:09:08Et le père Rochat, du matériel.
01:09:09Entendez.
01:09:10Quant à Marie, ce sera la mère de tous les petits.
01:09:14Mais un jour, on viendra me les prendre.
01:09:15Et moi, je vous en apporterai d'autres.
01:09:18Car le monde n'est pas à la veille de quitter sa folie.
01:09:21J'aimerais tellement repartir avec vous.
01:09:25Plus tard.
01:09:26Quand tout sera réglé ici.
01:09:28Vous savez bien quand compter, je trouverai de bonnes âmes pour m'aider.
01:09:32Soyez prudents.
01:09:41Pas rien.
01:09:42J'ai Barbara pour me protéger.
01:09:52Tu as sous les yeux le plus beau lac du monde.
01:09:55Tu as plus d'enfants qu'aucun époux ne pourrait t'en donner.
01:09:58Tu devrais avoir le cœur plein de soleil.
01:10:06Oui.
01:10:07Mais là-bas, il y a mon pays.
01:10:09Et je ne sais pas si je ne le reverrai jamais.
01:10:12Cette guerre finira, Marie.
01:10:14Et ce jour-là, nous rentrerons.
01:10:16Est-ce que tu ne seras pas tenté de reprendre la route ?
01:10:19Mais non.
01:10:22Tu es là et puis...
01:10:24Et puis il y a toute la comté à reconstruire.
01:10:27Qu'est-ce que tu veux me dire ?
01:10:29Rien.
01:10:33Mais si, je le sens.
01:10:34C'est pas bon de garder ce qu'on a sur le cœur.
01:10:42Hortense.
01:10:44Des fois, quand tu la regardes...
01:10:49Pourquoi voulez-vous un enfant ?
01:10:54Nous n'en avons pas.
01:10:57Et qu'avez-vous à lui donner ?
01:10:58Nous avons de l'argent.
01:10:59Croyez-vous que ce soit l'essentiel ?
01:11:04On sera l'aimé.
01:11:06Vous les avez vus, les enfants ?
01:11:08Oui.
01:11:09La petite brûlée qui n'a plus visage humain.
01:11:11Non, mais c'est peut-être elle que nous vous offrirons.
01:11:14Ou alors le garçon, main coupée.
01:11:16Ou le petit nourrissant qui n'a plus de chambre.
01:11:20Non, mais vous en voulez.
01:11:29Vous exagérez, docteur.
01:11:33Non.
01:11:34Ce sont ces enfants-là qui ont le plus besoin d'amour.
01:11:37Ceux-là avant les autres.
01:11:39Laisse-tu ton nez ?
01:11:40Non, non, laisse-tu ton nez ?
01:11:43Vous la voulez, cette enfant ?
01:12:03Oui.
01:12:04Oui.
01:12:05Cette petite brûlée.
01:12:06Mais pourquoi elle ?
01:12:07Attention, il faut qu'elle se sente pareille aux autres.
01:12:12Pas de faiblesse.
01:12:12Jamais un regard de pitié.
01:12:15De l'amour.
01:12:17Seulement de l'amour.
01:12:19Bien sûr.
01:12:20Si cela ne devait pas passer la quarantaine, il serait parti aussi.
01:12:45Il fallait bien qu'il reste un levain.
01:12:54Vous avez de la chance de rester pour garder les enfants.
01:12:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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