- il y a 9 mois
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NewsTranscription
00:00Et 0826 300 300, vos hommages bien sûr à Brigitte Bardot, cette icône, cette légende française comme l'a dit le Président du République.
00:11Et il suffit de jeter un coup d'œil à vos journaux ce matin pour comprendre, peut-être pour réaliser un peu ce qu'elle représentait.
00:17Mais jusqu'à 9h, l'hommage de la rédaction du Sud Radio avec ses grandes voix qui décident de lui rendre hommage.
00:22Bonjour André Bercoff.
00:24Bonjour Maxime.
00:25Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous, il me semble mon cher André, que vous connaissiez plutôt Brigitte Bardot et que vous avez des anecdotes plutôt savoureuses à son encontre.
00:34Écoutez, une surtout, le jeune journaliste que j'étais à 20 ans part à moi en Italie et je me balade du Nord au Sud de Venise en Sicile.
00:45Et j'arrive à Spolet, très très très belle ville italienne. Et il y a le tournage de vie privée réalisé par Louis Malle.
00:52D'inspiration de la vie, justement, Brigitte Bardot.
00:55Absolument. C'est la fête à Spolet. Quand elle fait ses emplais, je me rappelle. Et puis je me balade. Vraiment, je n'essaye même pas.
01:01Il y avait eu le full total. J'étais un petit journaliste. Voilà, je commençais. Et puis je me balade dans les... Je me rappellerai toujours.
01:10Je me balade dans les Royaume-Mandeux. La porte s'ouvre d'une petite maison, d'un petit appartement.
01:14Non, mais c'était au rez-de-chaussée. Et je vois Brigitte Bardot. Et derrière, était un peu Louis Malle. Et je reste comme ça.
01:21Et je n'arrive même pas à lui dire, écoutez, je suis allé à Brigitte Bardot de ça. J'étais tétanisé.
01:27Oh, ça a duré cinq minutes. Enfin, même pas deux minutes. Elle a fermé la porte.
01:31Mais ce que je veux dire par là, vous savez, Maxime, je vous ai écouté cet hommage.
01:35Il faut quand même se rappeler de quelque chose par rapport aux tristes polémiques qu'il y a aujourd'hui.
01:40En 1961, je ne sais pas si vous en avez parlé, Brigitte Bardot, c'était la fin de la guerre d'Algérie, il y avait l'OAS, l'Organisation de l'Armée Sociale,
01:49qui était elle vraiment d'extrême droite, et qui faisait des attentats qu'ont des personnalités.
01:53Et ils avaient fait un chantage à Bardot. Il dit, vous devez vous donner de l'argent pour la cause, et s'il ne vous donnez pas, il va vous arriver des choses.
02:00Et Bardot, parce qu'on n'en parle pas de cela, elle a dit, moi, jamais je ne céderai à ce chantage, je n'ai pas envie de vivre dans un pays nazi.
02:09Elle avait écrit cela en 1961, et c'est important, parce que nazi, aujourd'hui, ça prend beaucoup de forme,
02:15et il faut savoir que cette femme a toujours été, d'abord, il faut le dire, en dehors de ses qualités extraordinaires de femme, de star, de beauté, puis d'interprétation,
02:25elle a été vraiment contre tous les totalitarismes.
02:28Alors, on aime ou on n'aime pas, on peut critiquer, elle est allée peut-être très loin, mais elle était brute de décoffrage.
02:34Et elle a été brute de décoffrage dans toute sa vie, et c'est ça qui était assez extraordinaire.
02:37Et puis elle ne fut certainement pas la personne extrémiste qu'on aime décrire dans les hommages de personnes qui n'ont peut-être jamais vu leur film.
02:45Merci beaucoup, jamais vu ces films. Merci beaucoup, André Bercoff, d'avoir été avec nous.
02:49Et je rappelle naturellement qu'on vous retrouve tous les vendredis, entre midi et 14h, sur Sud Radio.
02:54Autre icône, aussi, autre femme qui a marqué son époque.
02:57Bonjour Brigitte Laé.
02:59Oui, bonjour, bonjour à tous.
03:01Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
03:02Pour une femme comme vous, Brigitte, qui a incarné aussi une époque, une sensualité, les femmes de toute une époque qui avaient rayonné,
03:12comment vous regardez, quels souvenirs, quels rapports vous avez avec Brigitte Bardot ?
03:16D'abord, j'étais très triste parce que je pense que c'est aussi toute une époque qui part avec elle.
03:24C'est toujours assez triste.
03:27Et moi, j'ai eu la chance de la rencontrer parce qu'on avait un ami commun, mon flan, la Maury.
03:32J'ai rencontré dans les années 90 et moi, ce qui m'avait frappée, c'était ce magnétisme qui se dégage d'elle.
03:41Elle était droite, comme une ancienne danseuse d'ailleurs.
03:44Une sorte de...
03:46Et moi, je trouve formidable chez elle ce courage.
03:49Je trouve qu'on n'en a pas tellement parlé depuis hier.
03:53Ce courage, ça vient des moqueurs.
03:55Et je crois que c'est vraiment ce qui la caractérise le plus.
03:58Il fallait du courage pour vivre toute cette solennité qu'elle a vécue.
04:03C'était presque effroyable d'ailleurs.
04:06Elle en a beaucoup souffert.
04:07Ensuite, ce courage d'arrêter le cinéma, ce courage de défendre la cause animale.
04:12On en pense ce qu'on veut, mais il faut un courage pour...
04:16Enfin, elle osait envoyer des lettres au président de la République.
04:21Après, comme toute femme qui a du courage, parfois elle dit des choses qui lui déplaise.
04:27Mais au moins, elle est sincère.
04:30Je crois qu'elle a été vraie du début à la fin.
04:33Et je pense que pour beaucoup de femmes, elle a été...
04:37C'est ce que j'allais vous demander.
04:39Vous incarnez vous aussi, Brigitte, une certaine idée de la libération, du fait de s'assumer.
04:43Vous êtes aussi une femme courageuse, Brigitte Lay.
04:46A quel point, selon vous, elle a permis à beaucoup de jeunes femmes de s'identifier, de se libérer ?
04:51Comment, avec votre regard, vous l'observez ?
04:54Je crois que c'est très simple à comprendre.
04:57Elle était à la fois une grande amoureuse et en même temps une femme indépendante.
05:01C'est-à-dire qu'elle n'a jamais renoncé à ses propres désirs de vivre, comme elle avait envie, par amour pour un homme.
05:10Voilà.
05:12Donc ça, c'est quand même une leçon que les femmes doivent entendre.
05:16C'est-à-dire qu'on est née des amoureuses, quoi qu'on en dise.
05:20On a besoin d'aimer.
05:21On a besoin d'avoir un homme à nos côtés.
05:24Et en même temps, il ne faut pas se soumettre à l'homme.
05:27Aujourd'hui, où ça devient très compliqué d'être la femme qu'on a envie d'être,
05:32parce qu'il y a des injonctions féministes qui sont parfois assez ridicules,
05:36je pense qu'elle a joué un rôle essentiel dans la libération des femmes.
05:43Et dans le fait de pouvoir s'assumer, comme vous le décrivez.
05:46Merci beaucoup, Brigitte Lay, d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.
05:50Et bonjour, Patrick Roger.
05:52Bonjour, Maxime.
05:53Bonjour, chef, parce que c'est l'obligation qu'on a en réalité.
05:59Je baisse mon salut.
06:02Patrick Roger, avant d'être le directeur de Sud Radio,
06:04vous avez dirigé énormément de rédactions.
06:06Vous êtes passé par plusieurs médias français.
06:09En réalité, en tant que patron, quel souvenir vous aviez de l'icône, Brigitte Bardot ?
06:13Parce qu'à chaque apparition, à chaque prise de parole, à chaque propos,
06:17elle était reprise.
06:18C'était un tourbillon, non ?
06:20Oui, mais elle symbolise totalement ce que nous vivons aujourd'hui dans notre société, Maxime.
06:27C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a un clivage qui est de plus en plus fort.
06:29Et à travers toutes ces années, au sein des rédactions, Brigitte Bardot était devenue aussi le symbole de ce clivage d'une société.
06:37Parce qu'évidemment, elle avait une parole libre, sans filtre.
06:41Une parole peut-être aujourd'hui qu'on ne peut plus prononcer telle qu'elle pouvait être prononcée il y a 20 ans ou 30 ans, bien sûr.
06:49Parce qu'elle, on est dans une époque où aujourd'hui, on doit être responsable de ses propos.
06:55Et Brigitte Bardot, comme le disait à l'instant Brigitte, était authentique et sincère.
07:01Et brute de décoffrage aussi, comme le disait en fait André Bercoff.
07:04Et elle symbolisait tout ça.
07:06Et résultat, et bien évidemment, à travers toutes ces déclarations, dans les différentes rédactions,
07:13ces déclarations étaient prises différemment, selon un positionnement...
07:17Elle écrivait même outre les propos, c'est-à-dire que ça crée les scissions dans les rédactions,
07:21entre ceux qui soutenaient, ceux qui étaient contre, oui.
07:23Voilà, totalement. Ce qui se passe un petit peu en fait aujourd'hui dans notre société,
07:28et bien ça s'est passé aussi à travers les déclarations de Brigitte Bardot, quand elle a été condamnée.
07:33Mais même déjà à l'époque en fait, bien sûr, où elle a pris à bras-le-corps ce combat,
07:39effectivement, de défense des animaux de façon assez radicale, où elle s'en est prise en fait aux chasseurs.
07:44Et puis, bien sûr, par rapport aussi à une population musulmane, où évidemment, ça a commencé à déchirer,
07:52à avoir des dissensions au sein des rédactions elles-mêmes.
07:55Elle est le miroir d'une époque, et elle a contribué elle-même à façonner Brigitte Bardot,
08:02sans peut-être s'en rendre compte totalement.
08:04Vous parliez de ce clivage qu'elle déclenchait, on se rappelle de l'anecdote qu'elle-même racontait,
08:09c'est-à-dire détestée, adorée par les hommes, mais aussi détestée par les femmes,
08:13persuadée à une certaine époque que Brigitte Bardot leur volait leur mari,
08:16qu'elle déclenchait chez eux des envies et des pulsions sexuelles absolument inavouables.
08:21Il y a aussi, Patrick Roger, ce qu'on racontait tout à l'heure,
08:24c'est-à-dire qu'il y avait l'aspect Brigitte Bardot,
08:27et on pose la question ce matin sur les réseaux sociaux, l'application, le site,
08:30est-ce que pour vous, c'est aussi la fin d'une icône française ?
08:34Est-ce que c'était la dernière ?
08:36Probablement l'une des dernières, oui, probablement.
08:39Moi, hier, j'ai immédiatement pensé aussi à Delon, Belmondo,
08:44ces personnages mythiques dans le cinéma français,
08:47mais qui étaient aussi, évidemment, une représentation de ce qu'était en fait la France.
08:52La France des Trente Glorieuses, telle qu'on l'appelait aussi,
08:56qui s'éteint, qui disparaît, évidemment,
08:59avec, même si on n'était pas d'accord avec ce qu'il disait,
09:02une forme quand même de respect pour ce qui était...
09:06Elle avait quand même réussi à impressionner le général de Gaulle, c'est pas rien.
09:10Oui, évidemment, bien sûr.
09:12Elle a été ce qu'était en fait aussi la France,
09:16c'est-à-dire dans les années 50-60, ce symbole de liberté,
09:20par rapport, en fait, vous évoquez, en fait, aux femmes,
09:23d'émancipation féminine, quoi, elle-même.
09:27Il y a quelque chose, d'ailleurs, qu'on ne note pas souvent, évidemment,
09:30mais c'est la distance qu'elle avait prise aussi par rapport à...
09:33Vous savez, aujourd'hui, on dit qu'un des principaux problèmes en France,
09:37c'est la démographie.
09:38Elle-même, elle a eu un enfant, un fils qui est arrivé trop tôt,
09:41elle l'a souvent dit.
09:42Bien sûr.
09:42Elle n'a pas voulu...
09:43Et on a l'archive, on a diffusé l'archive, oui.
09:45Oui, bien sûr.
09:47Et elle a pris cette distance,
09:49elle voulait exister en tant que femme avant tout,
09:52et pas en tant que mère.
09:53Elle a eu d'ailleurs des propos par la suite,
09:55où elle a déclaré, elle a essayé de retisser, en fait, des liens
09:58avec son fils, qu'elle avait eu trop jeune, évidemment, pour elle,
10:02mais c'était difficile.
10:03Elle n'a pas pu être mère,
10:04et je pense que c'est véritablement mère,
10:06et je pense que c'est l'un de ses grands regrets aussi de sa vie.
10:09Merci beaucoup, Patrick Roger, d'avoir été avec nous,
10:12et je vous rassure, le fauteuil, je l'ai gardé au chaud,
10:14il vous attend pour qu'on vous retrouve comme il se doit,
10:17dès lundi prochain, 7h.
10:18Dans un instant, la suite des hommages de la rédaction de Sud Radio,
10:21on entendra Françoise Degoy et Arlette Chabot,
10:24avec le courage qu'évoquait Brigitte Laé tout à l'heure,
10:27le courage de porter certains combats directement à l'Elysée.
10:30On en parlera avec Arlette Chabot,
10:31mais vous êtes nombreux à nous appeler auditeurs,
10:34puisque ce sera Brigitte Bardot et vous,
10:36à partir de 9h, 0826-300-300 pour réagir.
10:39Nous interpeller, commenter la mort d'une icône française.
10:42Était-ce la dernière ?
10:43Tiens, icône française, ou est-ce que ce sont des vieux cons qui disent ça ?
10:46Il y en a encore.
10:47Comment vous regardez la mort de Brigitte Bardot ?
10:49N'était-ce pas, n'était-ce pas en réalité ?
10:51L'image, la femme, une certaine allégorie d'une France qui s'aimait davantage ?
10:57Venez réagir, 0826-300-300, le standard est à vous.
11:00Mais si vous nous appelez, vous pouvez également nous envoyer un SMS,
11:04c'est plus simple, 7-20-18, vous envoyez le mot Sud,
11:07uniquement par SMS, Sud-7-20-18,
11:10et on vous offre votre radio nouvelle génération pour écouter Sud Radio
11:13partout en France avec la technologie DAP+.
11:16C'est une nouvelle technologie radio,
11:18pas besoin d'internet, pas besoin d'application,
11:21juste la station qu'on va vous offrir avec une qualité sonore extraordinaire.
11:25Et où que vous soyez, vous pouvez capter Sud Radio,
11:27donc vous nous envoyez Sud par SMS au 7-20-18,
11:31et je vous passe un petit coup de fil d'ici 10h.
11:33A tout de suite.
11:34Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Maxime Liedot.
11:39Et on est ensemble jusqu'à 9h avec l'hommage de la rédaction de Sud Radio
11:43à cette icône, à l'insolente, à l'incandescente, à la brûlante,
11:48à l'unique Brigitte Bardot, disparue il y a quelques heures,
11:51qui incarnait la France, le cinéma français,
11:53douée aussi bien à travers les caméras qu'à travers un micro,
11:56où bien sûr elle a rayonné aussi en chansons.
11:58On a entendu tout à l'heure cette merveilleuse chanson d'amour par Serge Gainsbourg.
12:02Je t'aime, moi non plus.
12:03Et c'est souvent ce qu'on se dit avec Françoise Degoy.
12:05Bonjour ma chère Françoise.
12:06Bonjour monsieur Maxime.
12:08Non, non, je vous aime tout court.
12:09Vous savez, tu es...
12:10Mais moi aussi.
12:11Et c'est réciproque naturellement.
12:13Comment vous, qui êtes une femme,
12:15qui avez connu la politique, Françoise Degoy,
12:17donc qui connaissait comme ça tous ses rouages,
12:20comment vous regardez, comment vous observez le courage de cette femme
12:23qui n'a pas hésité aussi à aller au contact avec le monde politique
12:26quand il s'agissait de défendre ses idées ?
12:28Oui, oui, je regarde cette femme qui était libre.
12:30Vous savez, Brigitte Bardot, c'est la liberté incarnée.
12:33C'est la liberté absolue de quitter.
12:36Déjà, vous vous rendez compte de ce que ça signifie
12:37de quitter vraiment les plateaux de cinéma,
12:40les feux de la rampe en pleine gloire à 38 ans.
12:43Vous imaginez, tout le monde veut tourner avec elle.
12:45Et elle, elle décide de se consacrer à sa passion.
12:47Donc, je dirais que c'est ça, Brigitte Bardot.
12:49C'est la liberté absolue,
12:51y compris la liberté d'aller, si vous voulez,
12:54d'aller dans des combats, dans une densité
12:56qui, parfois, moi, évidemment, en tant que femme de gauche,
12:58m'ont dérangée.
12:59Mais ce n'est pas ça que je retiens aujourd'hui.
13:03Je retiens la liberté absolue.
13:05C'est vraiment, pour moi, c'est cette incarnation.
13:07Vous savez, Maxime, tout le monde rend hommage
13:09à cette scène mythique de « Et Dieu créa la femme ? »
13:11où elle est évidemment sensuelle,
13:13elle danse pieds de le mambo.
13:13Sur le mambo, avec ses mains qui remontent les chevilles jusqu'aux puisses.
13:18Oui, mais ce n'est pas cette Brigitte Bardot-là que j'aime.
13:20Je pense qu'il y a un côté un peu...
13:22Patrick, tout à l'heure, Patrick Roger parlait de sa maternité,
13:25quelque chose qui est passé un peu à côté.
13:27Moi, je pense qu'on est passé à côté, tout simplement, de l'actrice.
13:29C'est-à-dire que Brigitte Bardot, pour moi,
13:31elle fait un immense film qui s'appelle « Le mépris » de Godard,
13:34qui était vraiment un film où elle donne sa quintessence,
13:37vraiment, de capacité à être une très grande actrice.
13:40Et on est un peu passé, si vous voulez, je pense, à côté de...
13:44Et elle-même est un peu passé, peut-être à côté de sa qualité profonde d'actrice.
13:49Moi, j'aurais adoré voir Brigitte Bardot sur une scène de théâtre.
13:52Je pense qu'elle avait cette puissance-là,
13:54cette incandescence de, ce que vous disiez, cette insolence.
13:58Donc voilà, je suis...
13:59Ce matin, je pense que...
14:01Après, vous savez, j'entends la dernière icône.
14:03Ça me fatigue, en fait, ces phrases.
14:05Et d'ailleurs, je vois que vous ne les prononcez pas.
14:06Vous posez des questions.
14:07Je pense que chaque époque fabrique ses icônes
14:11et qu'il reste encore une icône.
14:13Franchement, c'est Catherine Deneuve.
14:15Bien sûr.
14:15Honnêtement, tout le monde...
14:16Et Fanny Ardon, avec Isabelle Adjani,
14:18ces trois femmes encore bluffantes.
14:20Mais imaginez Catherine Deneuve.
14:22Alors, elle est la glace face au soleil.
14:25Mais c'est une puissance aussi.
14:27Donc, moi, je ne suis pas en train de faire les nécrologies des icônes.
14:31Mais je pense que chaque période fabrique ses icônes.
14:34Et tout ce discours passéiste de cette France qui allait mieux avant...
14:37Et ce fut une icône, François de Gois.
14:39Vous conseillez à l'instant de revoir le mépris.
14:41Je parlais tout à l'heure aussi,
14:43puisque vous parliez d'une puissance d'actrice,
14:45ce film extraordinaire qui est La Vérité,
14:47avec un tournage absolument sensationnel.
14:49Et là aussi, une puissance d'actrice considérable.
14:52Et peut-être pas le plus connu,
14:53mais le plus prodigieux, en tout cas, pour sa carrière d'actrice.
14:55Je regrette vraiment cela pour Brigitte Bardot.
14:58Vraiment, je regrette.
14:59Autant Catherine Deneuve a pu mettre vraiment en valeur
15:02la quintessence de cette Afrique sublime qu'elle est.
15:05Autant elle, elle n'a pas pu.
15:06Et c'est vraiment le regret que j'ai.
15:08Et c'est aussi sa décision.
15:10Et c'est aussi son choix.
15:11Et moi, je suis un peu agacée par la bataille qui se livre.
15:14C'est une bataille gauche-droite qui est un peu rance
15:16et qui m'ennuie beaucoup depuis hier.
15:19Et malheureusement, de ça, on aura l'occasion d'en reparler.
15:21Mais merci beaucoup, ma chère Françoise Degoy,
15:23d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio
15:25et d'avoir rappelé, en effet, la carrière d'actrice
15:27peut-être trop clichée, selon vous,
15:29mais qui mérite une panoplie extraordinaire.
15:33Et on termine ces hommages de la rédaction de Sud Radio.
15:35Avec vous, Arlette Chabot, bonjour.
15:37Bonjour.
15:37Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
15:39On en parlait, la puissance de ces combats,
15:42la façon aussi de fayarier avec les politiques
15:44quand il s'agissait de décrocher des victoires symboliques,
15:47en tout cas pour avoir gain de cause dans les combats qu'elle menait.
15:50Quelle est l'image de la femme que vous retenez, Arlette Chabot, ce matin ?
15:54Le souvenir précis, peut-être, de Brigitte Bardot ?
15:59Alors, évidemment, je rejoins tout à fait François
16:02sur l'incarnation, l'illustration absolue d'une liberté totale
16:06et des choix assumés.
16:09Et puis alors, moi, hier, j'ai pensé tout de suite
16:11à cette image de Brigitte Bardot arrivant à l'Élysée
16:15où l'avait invitée le général de Gaulle pour une soirée.
16:17parce que, quand même, le général disait
16:20« La France, c'est de Gaulle et Brigitte Bardot ».
16:23Ce n'est pas rien.
16:24Ce n'est pas rien, hein, quand même.
16:27Son image, cette tenue qui avait interpellé tout le monde,
16:33effectivement, avec une Yvonne de Gaulle
16:35qui n'était pas très contente,
16:36qui s'interrogeait sur l'intérêt d'inviter Brigitte Bardot à l'Élysée.
16:42Et ensuite, c'est vrai qu'elle a été interlocutrice
16:44de tous les présidents de la République.
16:46Elle avait une préférence pour la droite, évidemment,
16:48mais elle a discuté avec tous les présidents
16:51pour faire avancer sa cause,
16:53c'est-à-dire la défense des animaux.
16:55Ça n'est pas rien.
16:57Encore une fois, c'est évidemment
16:59les importations de tous les produits
17:02ou des pots de foc jusqu'au refuge,
17:05jusqu'à sa volonté de faire interdire la chasse à cour.
17:08Enfin, tous les combats qu'on connaît, évidemment,
17:10la bataille rituelle, etc.,
17:12tous les présidents ont reçu des messages
17:15ou ont rencontré Brigitte Bardot
17:17venue défendre sa cause.
17:19Peut-être qu'on ricanait un peu,
17:20on va dire des choses, hein,
17:22les Français disaient,
17:23Brigitte Bardot, la cause animale, c'est une blague,
17:26mais elle la défendait vraiment formidablement.
17:29Et elle a eu raison avant tout le monde.
17:30Elle a eu raison avant tout le monde.
17:33Et jusqu'à Emmanuel Macron,
17:35vous vous souvenez,
17:36qu'elle n'aimait pas trop
17:37parce qu'il est l'ami des chasseurs,
17:39disait-elle,
17:40et puis la volonté pour elle
17:42que Paul Watson,
17:44qui était le grand militant
17:46et qui est toujours un grand militant écologiste,
17:47puisse venir en France,
17:49trouver lui aussi refuge et paix en France
17:52et ne soit pas extradé
17:54par la première ministre dananoise
17:56à laquelle elle avait écrit, d'ailleurs,
17:57pour lui demander de ne pas le renvoyer au Japon.
18:00Parce qu'il se bat, on le sait,
18:03contre la chasse à la baleine.
18:04Donc, c'est un combat permanent
18:06avec des politiques.
18:08Je rappelle aussi qu'elle avait soutenu les Gilets jaunes.
18:11Bien sûr.
18:11Elle trouvait qu'on les traitait comme de la merde,
18:13je cite Brigitte Bardot.
18:15Donc, voilà.
18:16C'est aussi, ce sont ses combats
18:18et c'est pour nous la nostalgie,
18:21c'est-à-dire, franchement,
18:22elle incarnait la France.
18:24Et ça, c'est pas mal, quoi.
18:25Il n'y en a pas beaucoup aujourd'hui
18:26qui sont vraiment...
18:27Et d'ailleurs, le général de Gaulle
18:29l'avait choisie précisément
18:30pour être Marianne
18:31et vous parliez de ce qu'elle pouvait représenter
18:34quand on a demandé en 1981
18:36via un sondage
18:37quelle femme, finalement,
18:38a le plus fait pour l'image de la France.
18:40Arrivée en tête, Simone Veil à 55%
18:42et madame Brigitte Bardot
18:44à près de 40%,
18:46donc qui lui,
18:47qui se rapprochait dangereusement.
18:48Merci beaucoup, Arlette Chabot,
18:50d'avoir été avec nous ce matin
18:51via un coup de téléphone
18:52pour rendre hommage à Brigitte Bardot.
18:54La liberté, bien sûr,
18:55de Brigitte Bardot,
18:56l'insolence,
18:57l'incandescence,
18:58la beauté,
18:59le talent aussi,
19:00la provocation.
19:01Quel regard portez-vous
19:03sur Brigitte Bardot ?
19:04Était-ce Françoise Degoy,
19:05fidèle à elle-même,
19:06commençait déjà à rouspéter
19:07sur sa question,
19:08mais était-ce la dernière
19:09icône française
19:10où, heureusement,
19:11il nous en reste plein,
19:12que représentez pour vous
19:13Brigitte Bardot ?
19:13Était-ce la femme insolente
19:15qui a bousculé les mœurs
19:16d'une époque tranquille
19:17ou au contraire,
19:18c'était la représentation,
19:19l'incarnation totale
19:20de la liberté,
19:21de la liberté
19:22et en tant que femme,
19:23elle a permis beaucoup de choses,
19:24elle a permis de progresser
19:25dans certains combats.
19:26Auditeurs de Sud Radio,
19:27dans une poignée de secondes,
19:28vous avez la parole,
19:29vous nous appelez 0826 300 300.