Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Pourquoi ? Parce qu'une explosion s'est produite dans une usine chimique dans la vallée du Rhône.
00:05Elle a fait au moins 4 blessés, dont 3 grièvement selon un tout premier bilan.
00:10Explosion dans un site classé Céveso.
00:12Alors un site classé Céveso, ce sont ces sites qui produisent ou stockent des substances
00:17qui peuvent être dangereuses pour l'homme et l'environnement.
00:20Une centaine de pompiers mobilisés sur place.
00:23Un périmètre de sécurité a été établi.
00:26On sera bien sûr sur place dans un instant.
00:28Vincent Vantiguem, bonsoir. Que sait-on de cette explosion ? Quand a-t-elle eu lieu ?
00:32Alors elle serait survenue vers 14h45 en début d'après-midi.
00:36Vous l'avez dit, on est dans la vallée du Rhône au sud de Lyon, dans ce qu'on appelle la vallée chimique,
00:41dans cette usine Elkem Silicon, qui produit donc du silicone.
00:45L'origine de cette explosion serait en fait une fuite d'hydrogène.
00:49Alors il faut bien savoir que cette usine, elle existe depuis très longtemps.
00:51Elle est située en bordure de l'autoroute A7, ce qui occasionne, vous l'imaginez bien,
00:56d'importants désagréments.
00:58Vous l'avez dit, le bilan fait état de quatre blessés, dont trois personnes grièvement blessées.
01:03Le feu, puisqu'il y a un incendie qui a suivi cette explosion, a été maîtrisé peu avant 17h.
01:08Vers 16h54, nous dit-on.
01:11Et c'est vrai qu'il n'y a pas de risque de toxicité,
01:13mais un périmètre de sécurité très élargi et étendu qui a été mis en place.
01:16Au début, c'était deux kilomètres autour de l'usine.
01:18Et puis, peu à peu, les secours ont étendu ce dispositif pour éviter le risque de surexplosions.
01:24Il peut encore y avoir des explosions, voire de toxicité dans l'air.
01:27Alors, nous sommes sur place avec notre envoyé spécial, c'est Jade Terlin,
01:32qui est sur place à Saint-Fonce, précisément dans le Rhône.
01:35On le disait avec Vincent, un périmètre de sécurité est mis en place.
01:38On voit derrière vous des pompiers qui sont mobilisés.
01:40Effectivement, j'ai pu m'approcher du site en question.
01:47Vous le voyez juste derrière moi, les pompiers qui sont toujours en intervention.
01:51Alors, on le rappelle, pour le moment, le bilan fait état de quatre blessés,
01:55dont trois blessés graves pour le moment.
01:59Les interventions se poursuivent.
02:00Le périmètre, lui, a été étendu pour éviter la circulation automobile.
02:05Notamment, l'autoroute qui se situe juste à côté de ce site a été coupée également.
02:10Le trafic fluvial sur le Rhône, le trafic ferroviaire également.
02:14Les employés, puisqu'on est sur un site industriel des industries alentours,
02:18ont dû être confinés à l'intérieur de leur entreprise.
02:22Et puis, toutes les personnes situées dans le périmètre, moi y compris,
02:24avons donc reçu une alerte sur notre téléphone du système FR Alert,
02:28avec un bruit strident pour justement préciser de se confiner si on se situe dans la zone
02:34et de ne surtout pas s'y rendre si on n'est pas concerné par cette alerte.
02:39C'est donc que les interventions se poursuivent ici.
02:41La préfecture va se rendre également sur place pour apporter plus de précisions dans les heures à venir.
02:46Merci, Jade.
02:47Bien sûr, on vous reprend le plus souvent possible en fonction de l'évolution de la situation sur place.
02:52Vincent, donc confinement de la population.
02:55Et puis, ce qu'on apprend également, c'est que le produit n'est pas toxique,
03:01mais par mesure de précaution, on interrompt le transport ferroviaire et le transport maritime.
03:06Oui, et l'autoroute A7 et l'autoroute 450 qui ont été coupées à la circulation,
03:11puisque je l'ai dit, ce sont des usines qui bordent l'autoroute pour éviter justement tout sur accident supplémentaire.
03:18Voilà, mesure de confinement, même si on l'a dit, un pas de risque de toxicité dans l'air.
03:22Le plan hors sec pour l'organisation des secours a été déclenché.
03:25Pourquoi ? Parce qu'on est ici sur une usine Céveso, vous le disiez tout à l'heure,
03:28une usine qui soit manipule, traite ou stocke des produits qui peuvent être considérés comme dangereux.
03:34Là, on est sur la production de silicone.
03:36A priori, selon la première hypothèse ruilégée, ce serait une fuite d'hydrogène qui a occasionné cette explosion.
03:43Donc une fuite accidentelle.
03:44Une fuite accidentelle, mais qui rappelle dans ce secteur-là des souvenirs très douloureux.
03:49On pense à la catastrophe de Fézin dans son raffinerie en 1966, on en parlait avec le général.
03:54C'est évidemment aussi ça qui revient dans les mémoires.
03:57Jérôme Pays-Srandi qui est avec nous, mon général.
03:59Bonsoir, la vallée de la chimie, c'est cette zone située au sud de Lyon.
04:02Il y a une quinzaine de communes dans cette vallée, avant on appelait ça le couloir de la chimie,
04:06donc forcément, c'est une zone très surveillée, très protégée.
04:10Quand on déclenche le plan hors sec, ça veut dire quoi ?
04:12En fait, ça veut dire que c'est la préfecture qui va prendre la main.
04:15Alors d'abord, comme le disait Vincent, cette zone-là, c'est une zone classée Céveso,
04:20donc ça veut dire avec des normes de sécurité très élevées.
04:22Il y a des pompiers professionnels qui travaillent au profit des entreprises.
04:26Mais là, compte tenu de l'ampleur de ce qui s'est passé,
04:30en déclenchant le plan sec, la préfecture prend la main sur tout le dispositif de secours,
04:35c'est-à-dire aussi bien le service départemental d'incendie de secours,
04:38c'est-à-dire les pompiers, mais également la police, la gendarmerie,
04:43les polices municipales, les hôpitaux, pour pouvoir en quelque sorte gérer cette crise.
04:49C'est quelque chose qui est extrêmement important, ce qu'il faut coordonner.
04:52Vincent le disait, l'autoroute est fermée,
04:54donc on peut imaginer les fils de camions qui sont bloqués.
04:58La voie ferrée, c'est l'axe Paris-Lon-Marseille, donc c'est un axe vital.
05:04Donc tout ça nécessite une coordination, elle se fait donc au niveau de la préfecture.
05:09Et il se trouve que la préfète est une experte de ces questions-là.
05:11D'ailleurs, elle donnera un point presse,
05:13elle fera un point presse vers 18h, qu'on suivra bien sûr sur BFN TV.
05:17Ça veut dire que ces plans d'intervention, d'évacuation,
05:20sont étudiés, sont préparés tout au long de l'année ?
05:23Oui, c'est la responsabilité, notamment justement de la préfecture, de coordonner ces plans.
05:28Vincent l'évoquait, oui, c'est la catastrophe de 1966,
05:33où la raffinerie de Fézin, donc exactement là, à cet endroit, a brûlé,
05:37avait fait 18 morts, dont 11 pompiers.
05:39Et c'était resté vraiment dans la mémoire collective de l'époque,
05:42ça avait été un traumatisme majeur.
05:44Et à partir de là, on avait mis en place un certain nombre de plans.
05:47Et donc les plans hors secs, ils sont régulièrement mis à niveau.
05:51Ils sont également régulièrement répétés dans des exercices
05:56pour bien vérifier que tout cela fonctionne.
05:58C'est extrêmement important.
06:00En plus, c'est un élément important, on est le 22 décembre,
06:03c'est-à-dire qu'il fait nuit très tôt,
06:04donc par exemple, pour les équipes de pompiers, compliqué.
06:07Donc voilà.
06:08Alors, nous allons tout de suite retourner sur place.
06:10Nous sommes avec le maire de Saint-Fond, dans le Rhône.
06:13C'est la commune qui a été touchée par cette explosion.
06:17Bonsoir, monsieur le maire.
06:18Quelles sont vos informations ?
06:20Bonsoir.
06:22Oui, et mes informations, est-ce que vous m'entendez ?
06:25Très bien, allez-y.
06:27Mes informations, c'est que nous sommes en urgence depuis deux heures maintenant.
06:32Tout a été sécurisé, c'est ce que vous disiez sur votre antenne à l'instant.
06:37Les voies fluviales, perroviaires, routières ont été bloquées pour éviter que les personnes viennent dans la zone de risque.
06:47Les informations que j'ai, c'est que tout d'abord, on doit déplorer quatre blessés, plus ou moins gravement, et un disparu.
06:54Et il faut déjà qu'on ait une pensée envers eux et leur famille,
06:58en espérant que les résultats soient de nature à rassurer tout le monde.
07:07Monsieur Duchesne, je vous interromps un instant parce que vous nous donnez un bilan que nous n'avions pas.
07:12Vous dites qu'il y a trois blessés plus une personne disparue.
07:17Sur les informations que nous avons depuis le début, c'est que nous avons déploré quatre blessés qui sont partis aux urgences
07:26et une personne disparue qui, pour l'instant, on ne sait pas pourquoi, elle n'a pas répondu présente
07:32au moment où il fallait confiner tout le personnel de l'entreprise.
07:36Ce sont des salariés d'Elkem Silicon ?
07:39Tout à fait.
07:40– Comment vous, vous intervenez ? Quel est votre rôle dans ce dispositif ?
07:47Par exemple, par rapport à la population, la population de votre ville est confinée ?
07:53– Alors mon rôle, c'est de gérer le poste de commandement.
07:56Nous avons sur Saint-Font un poste de commandement où justement, c'est situation de crise.
08:01Donc je rassemble ici la police, les pompiers, les médecins quand cela est nécessaire
08:11et le sous-préfet, la préfecture est présente ici pour commander et donner les instructions.
08:19Les instructions, c'est ce que je vous disais tout à l'heure, sécuriser les accès
08:22pour éviter que les gens viennent dans les zones de risque, c'est de confiner la population,
08:27de prévenir au plus tôt la population concernée.
08:31Pour notre commune, ça a été principalement le quartier des Cochettes
08:34qui se trouve très proche, le plus proche de l'entreprise en question.
08:41Et c'est de suivre l'évolution de la crise.
08:46Pour l'instant, l'incendie est éteint.
08:49Les analyses de toxicité de l'air ont été faites.
08:52Pour l'instant, elles sont rassurantes.
08:54– Il n'y a pas de risque pour la population.
08:56– Pardon ?
08:59– Il n'y a pas de risque pour la population.
09:02– Il n'y a pas de risque pour la population puisqu'elle a été confinée,
09:05que ce soit les enfants, que ce soit la population proche de l'entreprise
09:10ou que ce soit les agents de la ville.
09:12La demande a été faite très rapidement de rester confinée.
09:15et les résultats actuels et les derniers que nous attendons,
09:21c'est la levée de doutes sur d'éventuelles fouches de gaz qui seraient encore possibles
09:27et qui pour l'instant n'ont pas été détectées.
09:29– Ce confinement de la population, notamment à Saint-Font, peut prendre combien de temps ?
09:35Est-ce qu'on vous a donné une durée ?
09:38– Écoutez, nous avons été informés aux alentours des 15 heures de l'incendie sur l'entreprise.
09:45L'élargissement au-delà de l'entreprise, de la crise, a eu lieu entre 15h30 et 16h,
09:54je n'ai plus l'horaire exact, mais au bout de 45 minutes,
10:00toutes les informations étaient passées auprès de nos établissements et auprès des habitants.
10:05– C'est-à-dire que, par exemple, ceux qui sont partis travailler ce matin
10:08et qui veulent rentrer là en fin de journée ne peuvent pas le faire ?
10:12– Non, tout à fait.
10:13Les axes pour rentrer sur la commune de Saint-Font,
10:17en particulier dans cette zone qui est au sud de la ville, sont bloqués.
10:22Donc les gens ne peuvent pas rentrer sur ce jeu.
10:24C'est une mesure de sécurité.
10:25Mon travail, c'est de mettre les gens en sécurité dans des cas comme celui-là.
10:30– Mais comment vous les informez ?
10:31Vous avez les numéros de portable, vous envoyez des SMS ?
10:35– Nous faisons des exercices au moins une fois par an, des simulations.
10:40On se retrouve d'ailleurs ici, dans ce poste de commandement.
10:43On imagine des scénarios et on s'entraîne à répondre et à communiquer.
10:50Nous avons tous les numéros.
10:51J'ai mes services qui sont présents, mes directeurs de services,
10:59et la communication passe très rapidement.
11:01– Donc tout le monde est censé avoir été prévenu, c'est ça ?
11:04– Tout le monde a été prévenu, et d'ailleurs très rapidement,
11:08la population de Saint-Font s'est d'ailleurs inquiétée,
11:11à la fois des messages, à la fois des sirènes qui ont retentis.
11:16Quelques-uns ont d'ailleurs été effrayés.
11:21Donc non seulement il faut informer, mais derrière il faut rassurer.
11:24– Quand on vit dans cette vallée de la chimie au sud de Lyon,
11:28on est préparé, on est informé, on sait que ça peut arriver ?
11:33– Bien sûr, quand ça peut arriver, il faut qu'on vive
11:39en ayant conscience des dangers dans cette vallée de la chimie.
11:43Nous les connaissons, les dangers.
11:45Il peut arriver de n'importe quelle entreprise,
11:48de n'importe quel camion, de n'importe quel wagon qui se renverserait.
11:53Je vous le dis, nous faisons des exercices très régulièrement.
11:56Et aujourd'hui, même si nous déplorons cet accident,
11:59et si nous déplorons des blessés, aujourd'hui, nous avons montré
12:03que nous étions prêts pour rassurer la population
12:05et la mettre en sécurité.
12:08– Merci M. Duchesne, merci M. le maire d'avoir été avec nous
12:11quelques minutes pour nous expliquer comment vous êtes intervenu,
12:14vous, pour confiner cette population, en donnant des précisions.
12:18À ce stade, l'incendie a été maîtrisé.
12:22Le dégageant de fumée a cessé dans cette entreprise Elkem.
12:25Ça, c'est une bonne nouvelle, Vincent Vantiguem.
12:27C'est-à-dire que, pour l'instant, on maîtrise la situation
12:29et, a priori, ces fumées ne sont pas toxiques
12:32pour ceux qui habitent aux alentours.
12:35– Effectivement, la préfecture nous avait indiqué
12:37qu'il n'y avait pas de risque de toxicité dans l'air
12:40et c'est ce que le maire de Saint-Fond vient de confirmer.
12:42Les premières analyses sont plutôt rassurantes.
12:44En revanche, sur le bilan, il est encore évolutif et provisoire.
12:47La préfecture, qui doit communiquer dans les prochaines minutes
12:50sur cette explosion, avait indiqué dans un premier temps
12:53un bilan de 4 personnes blessées, dont 3 grièvement.
12:56Le maire de Saint-Fond indique qu'une personne aussi
12:59est portée disparue, ce dont nous n'avons pas confirmation à ce stade.
13:02Il s'agirait d'un employé qui, pour l'instant,
13:05n'a pas répondu aux appels quand l'explosion s'est produite
13:09vers 14h45.
13:10Le feu a été maîtrisé vers 16h54, un peu avant 17h.
13:15Et puis, pour l'instant, on l'a dit, les routes sont fermées,
13:18le trafic fluvial est interrompu,
13:20le trafic ferroviaire sur cette grand axe Paris-Lyon-Marseille
13:23et également interrompu le temps que la situation soit gérée
13:27par la préfecture avec ce plan hors sec qui a été déclenché.
13:31Ce plan hors sec, Jérôme Pellisrandi, il peut rester en place
13:34pendant combien de temps ?
13:35En fait, c'est en fonction de la gravité de la situation.
13:38S'il y a, par exemple, comme on le dit, s'il y a des blessés,
13:42s'il y a un risque de toxicité, il peut être levé assez rapidement
13:46si tout est maîtrisé.
13:48La seule chose, c'est qu'il faut effectivement gérer les flux.
13:51En particulier, ça, c'est une véritable problématique
13:55puisque c'est vraiment entre l'autoroute...
13:58Il y a beaucoup de trafic, surtout en fin de journée,
14:01les gens qui sont au niveau de l'eau.
14:02Voilà, et donc ça, c'est un élément qui est extrêmement important.
14:05En tout état de cause, la levée du plan hors sec
14:08se fera quand il n'y aura plus aucun doute
14:10sur une éventuelle dangerosité.
14:13Donc, ça peut se faire peut-être en fin de soirée
14:15comme ça peut se faire demain en fonction de l'évaluation.
14:18D'abord, affiner le bilan, savoir notamment ce disparu.
14:22Est-ce que c'est un employé qui n'a pas, en quelque sorte,
14:25qui n'a pas badgé ?
14:26Pour l'instant, la cause n'a pas été donnée.
14:28Le préfet délégué va prendre la parole dans quelques minutes.
14:30On en saura plus sans doute.
14:31Exactement.
14:32Donc, c'est vraiment...
14:33Et c'est le préfet, la préfète,
14:36qui décidera de la levée du plan hors sec.
14:38Et pour décider cette levée du plan hors sec aussi,
14:40il faut l'intervention des secours sur place,
14:42sur la zone de l'explosion,
14:43pour voir s'il n'y a pas de fuite en cours
14:45ou de risque de surexplosion.
14:46Et on le disait tout à l'heure,
14:48sur ce type de site classé CVEZE, dans ces usines,
14:51il y a des effectifs de pompiers
14:52qui travaillent à demeure tous les jours
14:55pour sécuriser les lieux.
14:56Mais sachant que le plan hors sec est déclenché,
14:58cette explosion est survenue,
14:59il y a des pompiers spécialisés
15:01qui vont arriver, ce qu'on appelle,
15:03avec les combinaisons NRBC,
15:04pour éviter d'être intoxiqués
15:06par d'éventuelles fumées,
15:07d'éventuelles émanations toxiques.
15:09Il faut leur laisser le temps
15:10de pouvoir intervenir sur le site
15:12pour s'assurer qu'il n'y a plus de danger.
15:14Vous parliez d'un accident qui avait eu lieu
15:17dans cette zone.
15:19On se souvient de ce qui s'est passé aussi à Toulouse,
15:21avec cette explosion très importante
15:23de l'UGINE AZF de Toulouse,
15:25qui avait traumatisé la région,
15:26fait de nombreuses victimes.
15:28Il y a Lubrizol.
15:28Et Lubrizol, voilà.
15:30AZF, ça avait été effectivement une explosion
15:32extrêmement spectaculaire,
15:33avec de très nombreuses victimes,
15:35civiles.
15:3730 morts, dont 21 employés du site,
15:40plus de 2500 blessés graves,
15:43et 8000 blessés légers,
15:44et puis énormément de dégâts matériels,
15:46et également...
15:46En septembre 2001, voilà.
15:48Donc ça avait été vraiment quelque chose
15:49qui avait été extrêmement traumatisant,
15:51bien sûr, pour Toulouse.
15:53Et puis, dans ce type d'incident,
15:57à Lubrizol, l'usine Lubrizol,
15:58qui est près de Rouen,
16:00où c'est une usine, là aussi,
16:02classée Céveso,
16:03où il y a eu des incendies
16:05et des émanations,
16:06qui étaient importantes,
16:07des émanations noires.
16:09Et il faut souligner qu'à l'époque,
16:10il y avait eu quand même
16:11beaucoup de ratés de communication
16:12de la part des autorités.
16:15Et donc, c'est la raison pour laquelle,
16:17eh bien, d'emblée,
16:18quand on est confronté
16:20à ce type d'incident,
16:21tout de suite,
16:21on déclenche le plan sec.
16:23Il vaut mieux être...
16:25Voilà, faire un maximum,
16:27puis après, on descendra...
16:27Oui, parce que là, ça va loin.
16:28On a carrément interrompu
16:30le trafic ferroviaire,
16:31le trafic fluvial,
16:33puisqu'on est dans cette vallée du Rhône.
16:34Alors, le trafic fluvial, c'est...
16:36Bon, il faut bien comprendre
16:39qu'il y a des péniches
16:40qui ont un certain nombre de containers.
16:42Il peut y avoir des containers
16:43avec des produits chimiques.
16:45Il ne faut pas oublier aussi
16:45que c'est le principal axe ferroviaire
16:48en termes de frais de ferroviaire.
16:51Donc, on a la gare de triage
16:53qui est juste à côté.
16:55Il y a énormément, justement,
16:56comme s'il y a plein d'usines chimiques,
16:58il y a plein de wagons
16:58qui transportent des produits
17:00qui peuvent être dangereux.
17:01Donc, c'est la raison pour laquelle
17:02on fiche tout.
17:04On coupe le courant
17:05et puis, on rétablira.
17:07Mais ça veut dire, effectivement,
17:08par exemple, que tous les trains
17:09express régionaux
17:11qui desservent,
17:12ils vont s'arrêter à Vienne.
17:13Et puis, les gens,
17:14il faut les gérer.
17:15Ça, c'est le rôle de la SNCF.
17:17Il faut bloquer les véhicules
17:19sur la scène.
17:20Donc, ça, c'est vraiment
17:20un travail collectif.
17:22Et la coordination,
17:23c'est la préfète qui fait ça.
17:25Parce que dans ce genre
17:26d'incidents, d'événements,
17:28il y a aussi le risque
17:29de projection.
17:30On parlait beaucoup
17:30de l'explosion de l'usine
17:32de la raffinerie de Faisan
17:33en 1966.
17:34À l'époque,
17:35les vitres avaient explosé
17:36sur un rayon de 8 km.
17:37C'est-à-dire,
17:38les toitures avaient été endommagées
17:40sur un rayon de 2 km.
17:41Donc, dans ces cas-là,
17:42s'il y a un risque
17:44de surexplosion derrière,
17:45on envisage aussi,
17:46en tout cas,
17:46il faut l'envisager
17:47du côté des secours,
17:48le risque de projection
17:49qui pourrait générer
17:50d'autres désagréments derrière.
17:53S'il y a un conteneur
17:53contenant d'autres matières chimiques
17:55qui est touchée,
17:55ça peut générer ce sur-accident
17:57qu'on veut à tout prix éviter.
17:58Là, il s'agit d'une usine
17:59de production de matériaux
18:00à base de silicone.
18:02L'entreprise Elkem Silicone
18:04et donc,
18:04la déflagration
18:05serait due à de l'hydrogène
18:07selon les premières
18:09constatations sur place.
18:11Bien sûr,
18:11une enquête approfondie
18:12va déterminer la cause.
18:14Est-ce qu'il s'agit
18:15d'une erreur humaine,
18:17d'un problème technique ?
18:19Oui, c'est très souvent
18:20la problématique
18:21dans ce type d'usines.
18:22Alors d'abord,
18:23il faut rappeler
18:23que ce sont des usines
18:25qui sont extrêmement contrôlées
18:26parce qu'elles sont classées
18:27Cveso.
18:28Alors,
18:28il faut peut-être rappeler
18:29ce que veut dire Cveso.
18:31En fait,
18:31parce que,
18:32en fait,
18:32c'est une usine
18:34qui était...
18:34Alors pardon,
18:35Jérôme,
18:35je vous interromps,
18:36priorité au direct.
18:38Nous sommes de nouveau
18:38avec Jade Tirlinck
18:40qui est à Saint-Fond
18:41et qui est avec
18:42le préfet délégué
18:43du département.
18:46Bonsoir.
18:47Vous m'entendez,
18:48M. le préfet ?
18:48Alors,
18:52c'est moi qui vous entends,
18:53justement,
18:53je suis avec M. le préfet.
18:55M. le préfet,
18:55merci d'être avec nous.
18:57Juste derrière vous,
18:57on l'entend,
18:58l'usine Alkem
18:59est en train
18:59de diffuser
19:00un message
19:01ordonné
19:02de rester confiné.
19:04Quelles sont
19:04les consignes
19:05à l'heure actuelle ?
19:06Il y a une explosion
19:07qui s'est produite
19:08un peu avant 15h
19:09dans un laboratoire.
19:10C'est une usine
19:10qui produit des huiles
19:11pour faire des mastiques.
19:13Il y a un périmètre
19:14de sécurité
19:15qui a été mis
19:15autour de cette usine,
19:16environ 1000 mètres autour.
19:17On est sur une usine
19:19qui est un seuil
19:20Céveso O
19:21et donc on a déclenché
19:22ce qu'on appelle
19:23un plan hors sec
19:23avec une mobilisation
19:26des secours.
19:27Plus de 35 engins
19:29de sapeurs-pompiers,
19:29plus de 100 pompiers
19:30engagés.
19:32Il y a eu 4 blessés,
19:343 graves,
19:352 très graves
19:36et l'objectif
19:37est de faire
19:38en ce moment
19:38des mesures
19:39pour s'assurer
19:40qu'il n'y ait pas
19:40de toxicité.
19:42Donc c'est le cas.
19:42Pour l'instant,
19:43il n'y a pas
19:43de toxicité avérée
19:44mais on prend
19:45toutes les précautions
19:46pour s'assurer
19:47qu'il n'y ait pas
19:48une nouvelle explosion.
19:50Et donc tant que
19:51ce risque n'est pas levé,
19:52on a demandé
19:53à ce que les personnes
19:54qui sont dans cette usine
19:55et aussi dans les usines
19:57Céveso qui sont autour
19:58restent confinées.
19:59Ce confinement vaut également
20:01pour les enfants
20:02qui seraient dans
20:03des accueils collectifs,
20:04des crèches
20:05sur les communes
20:06de Faisin
20:07et de Saint-Front.
20:08A l'heure actuelle,
20:09le risque
20:09de surexplosion
20:10n'est pas encore écarté ?
20:12Il y a toujours
20:13des mesures
20:14de vérification
20:14qui sont en cours
20:15pour s'assurer
20:16qu'il n'y ait pas
20:16une nouvelle explosion.
20:18Nous prenons aussi
20:19des relevés
20:20pour la toxicité
20:22avec les experts
20:23de l'ADREAL.
20:24Tout montre
20:24que pour l'instant
20:25il n'y a pas
20:25de risque de toxicité
20:26mais on va continuer
20:27de faire ces mesures.
20:29Aujourd'hui,
20:29l'enjeu,
20:29c'est de s'assurer
20:30qu'il n'y ait pas
20:30une nouvelle explosion.
20:32Quelles sont les causes
20:33aujourd'hui identifiées
20:34concernant l'explosion ?
20:35Je ne suis pas en mesure
20:36de vous le dire.
20:36Apparemment,
20:37cette explosion
20:37s'est produite
20:38dans un laboratoire.
20:39On ne sait pas
20:40exactement quelle est la cause.
20:41C'est de l'hydrogène
20:42qui aurait explosé
20:43mais on ne sait pas pourquoi.
20:45Nous allons bien sûr
20:46maintenant enquêter
20:47pour essayer de comprendre
20:48ce qui s'est passé.
20:48Combien de temps
20:49va durer le confinement ?
20:51J'ai envie de dire
20:52le temps nécessaire.
20:53Ça peut aller assez vite,
20:55d'une demi-heure.
20:55Ça sera peut-être plus long
20:56mais en tout état de cause,
20:58le confinement sera maintenu
21:00tant qu'on n'est pas certain
21:01qu'il n'y a pas
21:02un nouveau risque d'explosion.
21:03Vous dites plus long,
21:04combien de temps ?
21:05Je ne suis pas en mesure
21:06de vous le dire.
21:07Je pense que peut-être
21:08d'ici une demi-heure
21:08ça sera levé
21:09mais ce n'est pas certain
21:10et s'il faut prendre deux heures,
21:11on prendra deux heures.
21:12Merci beaucoup
21:13Monsieur le Préfet
21:14qui était en direct
21:15pour nous sur BFM TV
21:16avec ce bilan
21:17qui fait état
21:18de quatre blessés
21:19dont trois graves
21:20et deux très graves.
21:23Merci Jade,
21:24merci aux équipes
21:25de BFM Lyon
21:26pour ce duplex.
21:28On a donc des précisions
21:29Vincent Vantiguem
21:30sur cette explosion,
21:32sur ce confinement
21:33qui est pour l'instant
21:34maintenu.
21:34Exactement,
21:35confinement de l'usine
21:36Alchem
21:37où l'explosion s'est produite
21:38aussi des autres usines
21:40classées Céveso
21:40qui sont dans le périmètre
21:41et puis ce qu'a indiqué
21:42le préfet délégué
21:43des enfants
21:44qui peuvent se trouver
21:45dans les accueils périscolaires,
21:46dans les crèches
21:47parce qu'on est en période
21:47de vacances scolaires.
21:49Tout le monde est confiné
21:50à un confinement
21:51qui peut durer
21:52le temps nécessaire.
21:53Je reprends l'expression
21:54du préfet,
21:54ça peut durer 30 minutes
21:55ou être beaucoup plus long
21:56parce qu'on doit faire
21:58des mesures
21:59pour analyser
22:00l'éventuelle toxicité de l'air.
22:01Pour l'instant,
22:02les premières mesures
22:02sont rassurantes
22:03mais le préfet l'a indiqué.
22:05Les experts de la DREAL
22:06sont sur place
22:06pour voir que l'air
22:07est totalement respirable
22:09et puis éviter le risque
22:10de sur-accident,
22:11c'est-à-dire de nouvelles explosions.
22:13On le sait,
22:14cette explosion,
22:15elle est survenue
22:15dans un laboratoire,
22:17a priori en raison
22:18d'une fuite d'hydrogène.
22:19On ignore pourquoi
22:20il y a eu cette fuite
22:21et ça,
22:21ce sera à l'enquête
22:22de le déterminer.
22:23Et puis,
22:23le préfet délégué
22:24à la sécurité
22:24qui a également fait
22:25un point sur le bilan
22:26en faisant état
22:27de quatre blessés
22:28dont trois graves
22:29et deux personnes
22:30très grièvement blessées.
22:31C'est ce qu'il a indiqué.
22:32Il n'a en revanche
22:32pas parlé de la personne disparue
22:34dont le maire de Saint-Fond
22:35faisait état tout à l'heure.
22:36Donc,
22:36on reste sur ces quatre blessés
22:37dont trois grièvement
22:40avec ce risque
22:41d'une nouvelle explosion
22:42qui n'est pas cartée
22:42par le préfet délégué
22:44à la sécurité du département.
22:45Alors,
22:45d'abord,
22:46il faut bien comprendre
22:46que ces usines,
22:47elles fonctionnent
22:48en fait H24.
22:49Ce n'est pas 8h midi,
22:512h, 6h.
22:51Donc,
22:51ça veut dire,
22:52par exemple,
22:52que les équipes
22:53de cette usine
22:54qui sont confinées sur place,
22:55il faut tout mettre
22:56en sécurité,
22:57en quelque sorte.
22:58On ne continue pas
22:59l'exploitation
22:59comme si de rien n'était.
23:01Et donc,
23:01il va falloir vérifier.
23:03Et donc,
23:03c'est un travail
23:04qui est fait à la fois
23:05avec les équipes techniques
23:06de l'usine
23:07puisqu'ils connaissent
23:08leurs installations
23:09et bien entendu,
23:11les pompiers.
23:12Alors,
23:12il faut bien comprendre
23:13qu'il y a les pompiers
23:14de l'entreprise
23:15et les pompiers
23:16du service départemental
23:17d'incendie de secours
23:18et des spécialistes
23:19parce que là,
23:19on est vraiment
23:20dans un domaine
23:20très spécifique.
23:22Il faut tout vérifier.
23:23Alors,
23:23ce qu'il faut comprendre aussi,
23:24c'est que ces sites-là,
23:25il y a des checklists,
23:26il y a des exercices permanents
23:28et donc,
23:29les gens,
23:29ils sont,
23:30je ne veux pas dire
23:31non pas habitués,
23:32mais ils sont entraînés,
23:33ils sont sensibilisés
23:34à gérer ce type de risque.
23:36Mais,
23:37c'est vrai que ça prend du temps
23:38parce que d'abord,
23:39ce sont des implantations
23:40pour ceux qui connaissent,
23:41c'est quand même
23:42plusieurs hectares,
23:42c'est pas...
23:43Voilà,
23:44donc il faut tout vérifier
23:46et donc ça prend,
23:48oui,
23:48un temps certain
23:49pour être sûr
23:50qu'il n'y ait pas
23:50quelque part
23:51une poche de gaz restante
23:53ou quelque chose
23:55qui pourrait déclencher
23:56un nouvel incendie
23:57quelque part.
23:57Donc,
23:57c'est vraiment
23:58un travail extrêmement minutieux
24:00et donc,
24:01il faut prendre le temps
24:02de tout vérifier.
24:03Rappelons que l'exposition
24:04a eu lieu vers 14h45.
24:06La préfecture du Rouen
24:07vient de communiquer
24:08sur les réseaux sociaux.
24:10On va découvrir
24:10ensemble ce message.
24:12Événement à Saint-Fond,
24:13les autorités diffusent
24:14un message
24:14et faire alerte
24:16aux populations situées
24:17à Saint-Fond,
24:18à Fézin,
24:18à Pierre-Bénit
24:19et à Vénitieux.
24:20Ce sont les 4 communes
24:21qui sont confinées.
24:23Donc,
24:23dans ces zones,
24:24on doit rester chez soi,
24:25ne pas rentrer dans la zone,
24:27respecter les consignes
24:28des autorités
24:29et rester en lieu sûr
24:31jusqu'à ce que les autorités
24:32déclarent la fin de l'alerte.
24:34Donc,
24:34pas question de rentrer
24:35dans ces zones.
24:36C'est aussi des messages
24:36envoyés à ceux
24:37qui sont peut-être au travail
24:38et qui voulaient rentrer
24:39à la maison.
24:40Il faut mieux rester au boulot
24:42et attendre que ce confinement
24:44soit levé.
24:45Si tout va bien,
24:46il devrait l'être
24:46dans la soirée.
24:47Oui,
24:48c'est ce qu'on a cru comprendre
24:49du discours du préfet délégué,
24:51même si effectivement,
24:52il ne peut pas prendre
24:52d'engagement.
24:53Il explique que si dans une demi-heure,
24:54on a la certitude
24:55qu'il n'y a plus de risque,
24:56les gens pourront rentrer chez eux.
24:58Mais en attendant,
24:58c'est le confinement
24:59qui est mis en place
25:00avec un périmètre de sécurité
25:01d'un kilomètre.
25:02C'est ce qu'il a indiqué,
25:03un périmètre de 1000 mètres
25:04autour du site de l'explosion.
25:06Et puis,
25:07ce confinement
25:07qui est en cours
25:08sur les 4 communes
25:09avoisinant
25:10cette usine
25:11Elkem Silicon
25:12jusqu'à ce que
25:14les mesures
25:15sur la toxicité de l'air
25:16soient bonnes,
25:17soient rassurantes
25:18et surtout,
25:18le risque d'explosion,
25:19de surexplosion
25:20soit écarté.
25:21Parce que c'est vrai
25:22que le général faisait état,
25:23il faut s'assurer
25:23qu'il n'y a pas ce risque,
25:24qu'il n'y a pas un produit inflammable
25:25ou quelque chose
25:26qui peut repartir.
25:27Mais pour s'en assurer,
25:28les sapeurs-pompiers
25:29vont être dans des conditions
25:30dégradées
25:31avec des combinaisons.
25:32Alors, ils ont l'habitude,
25:32ce sont des personnels
25:33spécialement formés
25:35pour ça.
25:36Mais effectivement,
25:36pour se rendre
25:37sur le site de l'explosion,
25:38on imagine
25:39que la progression
25:40va peut-être être ralentie
25:41par les conditions sur place.
25:43Et puis,
25:43comme il fait nuit,
25:45de toute façon,
25:46même si d'ici quelques heures
25:47le confinement est levé,
25:49des équipes de secours
25:50resteront toute la nuit
25:51jusqu'à demain
25:53pour surveiller.
25:54Et bien entendu,
25:54après l'enquête,
25:56souvent d'ailleurs,
25:57il y a eu à la fois
25:58une enquête technique
25:58et une enquête judiciaire
26:00pour déterminer
26:01les causes
26:01de cette explosion.
26:04Et ça,
26:04c'est un élément
26:05qui est extrêmement important
26:06pour justement
26:07en tirer
26:08un retour d'expérience.
26:09On évoquait au début
26:11l'incendie de 1966.
26:13Il a été déterminant
26:15dans toute la France
26:16au-delà du traumatisme
26:16justement sur
26:17l'obligation
26:18de créer des mesures
26:19de sécurité
26:20parce que,
26:21bah oui,
26:22ce sont des produits chimiques
26:24et les produits chimiques,
26:25il y a une part de danger
26:26dans la manipulation.
26:28On voit quand même
26:29qu'à la fois,
26:30on est dans le principe
26:31de précaution
26:31pour prendre
26:32le moindre risque,
26:34dans la rapidité
26:35d'intervention
26:36et puis aussi
26:37dans la diffusion
26:37de l'information,
26:38on ne cache pas
26:39les choses,
26:40on dit précisément
26:40où on en est.
26:41Donc on voit bien
26:42qu'on est dans une zone
26:43qui est sensibilisée
26:45par ce risque
26:47industriel,
26:48c'est la vallée
26:49de la chimie,
26:50rien n'est laissé au hasard.
26:51Oui, et d'autant plus
26:52que vous avez vu
26:52les quatre communes
26:53qui sont confinées,
26:54beaucoup d'employés
26:55de ces usines
26:56vivent dans,
26:59enfin,
26:59travaillent dans ces usines
27:00et vivent
27:01dans cet environnement.
27:02Donc il y a vraiment
27:03une prise de conscience
27:04et on le sentait très bien
27:05dans les propos du maire
27:05qui, voilà,
27:07il découvre pas,
27:08il parle des exercices réguliers
27:10d'un centre de commandement.
27:11Il faut rappeler
27:12que ce sont quand même
27:13plusieurs milliers d'emplois,
27:15donc ce sont les gens
27:16qui travaillent dans ces entreprises
27:17sont des gens
27:17qui sont très responsables.
27:19Et qui sont formés régulièrement.
27:20Oui, formés régulièrement.
27:21Au risque à s'en venir.
27:22Et ça, c'est un élément
27:23qui est extrêmement important.
27:24Avec cet aspect
27:27qui peut paraître
27:28un peu gadget,
27:29mais les messages
27:30qui ont été diffusés
27:30sur les téléphones portables,
27:31on voit l'intérêt qu'il y a eu,
27:33c'est essentiel,
27:33le FR alerte
27:34avec cette sonnerie stridente.
27:36Notre reporter,
27:36Jacques Terlin,
27:37qui en parlait tout à l'heure
27:38en disant,
27:39moi-même,
27:39j'ai mon téléphone
27:40qui s'est mis à sonner
27:41de façon extrêmement stridente
27:42pour me dire
27:43de me mettre à l'abri.
27:43C'est aussi de cette manière
27:44qu'on informe les populations.
27:47Alors, nous sommes
27:48avec un témoin
27:49qui est avec nous
27:50en direct.
27:51C'est Rudy
27:52qui est avec nous.
27:54Bonsoir.
27:54Vous vivez
27:56à Saint-Fond.
27:57Vous avez vu
27:58ce qui s'est passé,
27:59c'est ça ?
28:00Alors, je n'habite pas
28:01à Saint-Fond.
28:02J'étais venu à Saint-Fond
28:03en tant que musicien.
28:05Et lorsque je suis reparti
28:06sur Chambéry,
28:07on a vu qu'il y avait
28:08les barrières
28:08sur la route d'à côté
28:10qui étaient toutes baissées.
28:11Avec plein de policiers
28:13et tout ça.
28:13mais je n'ai rien entendu
28:15de policiers.
28:16Vous avez vu
28:18les fumées,
28:19les flammes ?
28:20Vous êtes passé devant
28:21le site ?
28:23C'est quand on est sortis,
28:25on a vu
28:26que la circulation
28:28était bouchée
28:30et il y a un petit peu
28:32de fumée, oui.
28:33Alors, ça passe difficilement.
28:34On va essayer quand même
28:35de converser.
28:37Est-ce que
28:37la circulation
28:39a été détournée ?
28:40Vous avez pu quand même
28:40quitter les lieux ?
28:43Moi, je me redirigeais
28:47en direction de...
28:48Écoutez, Rudy,
28:49on va s'arrêter là
28:50parce que la liaison
28:51est difficile.
28:52En tout cas,
28:53vous avez pu quitter
28:53les lieux,
28:54trop mieux pour vous
28:55parce que ceux qui sont
28:56à Saint-Fond en ce moment
28:57sont obligés
28:58de rester sur place
28:59qu'on habite ou non
29:00la ville.
29:02C'est comme ça,
29:02le confinement.
29:03Oui, alors,
29:03a priori,
29:04et c'est une information
29:05de dernière minute
29:06que vient de nous communiquer
29:07Jade Terlin,
29:08qui est notre reporter
29:08de BFM Lyon
29:09qui est sur place,
29:10disant que la circulation
29:11était rouverte
29:12à l'heure actuelle,
29:14que le périmètre de sécurité
29:15avait été levé
29:16et le confinement
29:17avait également été levé,
29:19ce qui signifie donc
29:20que les analyses toxiques
29:21qui ont été réalisées
29:22sont rassurantes
29:22et qu'en tout cas,
29:24on le sait,
29:24le feu a été maîtrisé
29:25un peu avant 17h,
29:26mais en tout cas,
29:27il n'y a plus de risque
29:28de sur-accident.
29:29En tout cas,
29:29c'est ce que nous indiquent
29:30les mesures
29:31qui viennent d'être prises
29:32par la préfecture.
29:34Donc, ça veut dire
29:34que ce qui s'est passé
29:36dans cette usine
29:37n'a pas eu de conséquences
29:39sur le reste de ce site.
29:42Enfin, quand je dis
29:42c'est une vallée,
29:43la vallée de la chimie
29:44avec plusieurs communes
29:45concernées
29:46ou de nombreuses entreprises.
29:47Donc, pour le moment,
29:48heureusement,
29:50ça reste maîtrisé.
29:51Ça reste maîtrisé
29:52et comme le disait Vincent,
29:53a priori,
29:53on va aller vers un retour
29:55à une situation normale.
29:57Donc, après,
29:58il y a un certain nombre
29:58d'éléments
29:58à gérer.
29:59Bien sûr,
30:00pour l'entreprise
30:00Elkem Silicone,
30:02la zone qui a été concernée,
30:05elle,
30:05elle va rester
30:05sur surveillance
30:06très certainement
30:07toute la nuit.
30:08Mais après,
30:09la difficulté,
30:10c'est effectivement
30:11rétablir la circulation
30:13parce qu'il doit y avoir
30:14énormément de bouchons,
30:16rétablir le trafic ferroviaire.
30:17Bon, le trafic fluvial,
30:18ça, c'est assez facile.
30:19Les mariniers savent faire.
30:21Mais il faut remettre
30:23en route
30:23petit à petit
30:24la machine.
30:25On est en fin de soirée
30:26pour arriver
30:27à un retour
30:28à la normale
30:29dans la nuit
30:29ou demain matin
30:30ou plus tard.
30:30ou plus tard.
30:31Au revoir.
30:31Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations