00:00Si on parlait politique, et c'est avec Jérémy Trottin, bien sûr vous avez décidé de vous pencher sur le parti socialiste, Jérémy.
00:07Il réunit demain ses candidats pour une convention des municipales à Paris.
00:11Objectif, montrer la couleur et afficher ses ambitions.
00:15Oui, il dit rose partout et une ambition simple à paraître au soir du second tour comme le grand gagnant de ces élections municipales.
00:23Il faut dire que globalement, peu de partis pourront prétendre au titre, à part peut-être dans une moindre mesure le RN qui espère confirmer sa poussée nationale et gagner quelques grandes villes.
00:34Mais ça reste encore à démontrer.
00:36Au LR, on ne croit plus au grand soir depuis bien longtemps et l'idée pour ces municipales, c'est surtout de sauver les meubles.
00:43Chez Renaissance, Gabriel Attal a lui tout simplement préféré faire l'impasse sur ces municipales pour éviter d'être rendu responsable d'une nouvelle défaite.
00:50Quant aux écolos, ils ne renouvelleront sans doute pas l'exploit de 2020.
00:54La fameuse vague verte devrait même refluer là où la France insoumise n'ambitionne que de gagner qu'une petite poignée de villes.
01:00Mais il faudrait quoi, Jérémy, pour que le PS puisse crier victoire le 22 mars prochain ?
01:05Alors déjà, garder ses places fortes.
01:06Bien sûr, Lille, Nantes, Rennes, Montpellier, Le Mans, Clermont-Ferrand et surtout éviter l'accident à Marseille et à Paris.
01:15Les deux plus grandes villes de France sont les deux gros points de vigilance pour le parti socialiste.
01:20Mais pour crier victoire, il faudrait aussi gagner de nouvelles villes, bien sûr.
01:24Alors là, les cibles, c'est Strasbourg, Saint-Étienne, Limoges, Toulouse, Amiens.
01:30Mais aussi des villes beaucoup moins exposées, Auxerre par exemple.
01:34Pourquoi Auxerre ? Parce que c'est un territoire où le RN a fortement progressé
01:39et où le maintien du candidat du Rassemblement national est possible.
01:44Et paradoxalement, ça pourrait être favorable à la gauche.
01:47Dans les villes où le RN est au-dessus des 10%, tout devient envisageable.
01:53Confie un cadre du parti socialiste, une opportunité donc,
01:56mais aussi un scénario redouté par le Rassemblement national.
01:59Le risque pour nous, c'est que notre progression fasse perdre des maires de droite,
02:03m'expliquait encore récemment une figure du Rassemblement national.
02:05On est d'accord Jérémy, l'ambition, elle ne s'arrête pas seulement aux municipales ?
02:09Bien sûr, après le budget qu'il a contribué à faire passer,
02:12ces municipales sont pour le parti socialiste qu'une étape avant la présidentielle.
02:17Mais depuis 2012 et la victoire d'un certain François Hollande,
02:20c'est toujours là que ça se complique.
02:22Rappelez-vous, en 2022, la maire socialiste de Paris, justement Anne Hidalgo,
02:27n'avait recueilli que 1,7% des voix à la présidentielle.
02:30On aurait dû mourir après ça, me disait récemment un élu socialiste,
02:34pour qui ce sont bien les maires des grandes villes et leur gestion qui ont sauvé le parti.
02:39S'appuyer donc sur les villes pour reconquérir le pays.
02:43Ça donne un bout de programme, mais ça ne résout pas le problème du candidat.
02:46Entre un François Hollande, toujours le même, qui se verrait bien repartir.
02:51Un député, Jérôme Gage, qui se déclare par surprise et totalement hors cadre cette semaine.
02:55Personne n'avait vu venir.
02:56Personne n'avait vu venir, et puis il y en aura sans doute d'autres.
02:58Et puis un premier secrétaire, Olivier Faure, qui est le premier soutien d'une primaire
03:02avec des partis encore plus petits que le parti socialiste.
03:05L'euphorie d'une éventuelle victoire au PS risque d'être de très très courte durée.
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