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  • il y a 6 semaines
Après l’échec de l’adoption du projet de loi de finances, le premier ministre mène des consultations avec les responsables politiques de droite et de gauche. Il pourrait présenter en urgence une loi spéciale en conseil des ministres. 

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Transcription
00:00C'est intéressant d'entendre le rapporteur général du budget parce que, bien sûr, il suit de très près, évidemment, le déroulé des débats.
00:07Et lui, il tient en effet cette ligne. Il dit que le compromis n'était peut-être pas si éloigné que certains ne l'ont dit, notamment ces derniers jours.
00:17Vous savez que Philippe Juvin est un élu des Républicains et que le Premier ministre a été très remonté la semaine dernière contre les sénateurs des Républicains
00:26qui ont tenu un certain nombre de positions jugées, le mot a été employé dans l'entourage du Premier ministre, jugées radicales.
00:34Une expression qui n'a d'ailleurs pas du tout plu aux sénateurs.
00:37Et ça n'a peut-être pas aidé au bon déroulement de cette commission mixte paritaire qui, on l'a suivi notamment avec vous vendredi matin, Julien,
00:45qui s'est arrêtée de façon assez précipitée, peut-être un peu plus tôt que ce que certains avaient imaginé
00:50parce que des sources parlementaires nous disaient que cette commission mixte paritaire, initialement,
00:54on pouvait imaginer qu'elle puisse durer plusieurs jours, y compris pendant le week-end.
01:00Ça n'a donc pas été le cas.
01:01Ça permet désormais finalement la fin d'un faux suspense.
01:04On savait qu'on n'aboutirait pas à un budget avant Noël.
01:08Il y a donc maintenant cette course contre la montre avant le réveillon de Noël,
01:13cette loi spéciale qui va être mise sur les rails, qui va être votée.
01:17L'objectif, c'est de la voter dès demain.
01:19Et semble-t-il, en tout cas c'est ce que Philippe Juvin pense,
01:22tout le monde va se retrouver en janvier avec l'objectif d'un compromis.
01:26Et alors ce que, évidemment, tout le monde veut savoir, c'est Lucie Robquin,
01:29la loi spéciale, ça consiste en quoi exactement ?
01:32Et est-ce qu'il n'y a que des perdants ou est-ce qu'il y a aussi des gagnants ?
01:35La loi spéciale, c'est très simple.
01:36Ce sont deux à quatre articles qui vont être votés sans aucun suspense demain à l'Assemblée et au Sénat.
01:41D'accord.
01:41Et qui permettent deux choses.
01:42Ça permet à la fois de continuer à lever l'impôt, c'est important pour l'État,
01:46et ça permet d'emprunter sur les marchés.
01:47Et ça, on sait que la France ne peut pas s'en passer.
01:49Ça va faire, comme vous le dites, beaucoup de perdants et beaucoup de gagnants.
01:53Parmi les perdants, il y a tous ces Français qui potentiellement vont payer plus d'impôts sur le revenu,
01:57parce que le barème ne peut pas être revalorisé en fonction de l'inflation.
02:01Donc si aucun nouveau budget n'est voté d'ici mars-avril,
02:05vous aurez 200 000 Français de plus qui vont devoir payer l'impôt sur le revenu.
02:09200 000 Français qui entrent dans l'impôt et ceux qui en payent déjà vont payer plus.
02:13Ils vont payer plus d'impôts parce que l'inflation ne jouera pas dans ce fameux barème.
02:17Vous aurez aussi des perdants parmi les agriculteurs qui attendaient beaucoup de nouveaux crédits
02:20pour soutenir la filière.
02:22Vous aurez des perdants potentiellement aussi parmi les professeurs.
02:25Il y avait tout un cycle de recrutement qui devait avoir lieu au mois de mars
02:27qui n'aura peut-être pas lieu s'il n'y a pas de loi de finances d'ici là.
02:30En revanche, vous avez des gagnants parmi tous ceux qui devaient payer plus d'impôts.
02:34On pense notamment aux grandes entreprises et aux ménages les plus fortunés,
02:37surtaxe d'impôts sur les sociétés, taxe sur les holdings,
02:40contribution sur les hauts revenus.
02:41Tout ça n'aura a priori pas lieu s'il n'y a pas de nouvelle loi de finances
02:44dans les tout premiers mois de l'année.
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