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  • il y a 7 semaines

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00:0011h18 sur Europe 1 et si vous nous rejoignez, c'est deux informations majeures du week-end.
00:05Un homme a poignardé deux adolescents avant d'être blessé par balle par la police.
00:09Ça s'est passé hier soir du côté de Toulouse.
00:12Et puis hier également après-midi à Ajaccio, un individu a été neutralisé par les forces de l'ordre.
00:20Un individu d'origine sénégalaise avec un visa étudiant belge de 26 ans
00:26qui s'en est pris à dépassant, couteau à la main, menaçant à plusieurs reprises des innocents
00:34et les forces de l'ordre sont intervenues très rapidement.
00:37L'assaillant a été mis hors d'état de nuire à Ajaccio, Toulouse.
00:43On est à quelques jours des fêtes de Noël.
00:45On sait qu'il y a une menace sécuritaire très importante en cette période de fêtes.
00:50Et puis ça rejoint ce sondage, vous savez, qui a été publié il y a 48 heures par Europe 1.
00:55C'est News et le JDD sur le fait que les Français, 8 Français sur 10 quasiment,
01:00considèrent qu'il n'existe plus de lieu serein, apaisé, sécure.
01:06Gérald Darmanin avait utilisé cette formule, Éric Revelle, de safe place.
01:09Ça n'existe plus.
01:10L'ancien ministre de l'Intérieur avait expliqué, effectivement,
01:13vous avez tout à fait raison de le citer, qu'il n'y avait plus d'endroits sûrs en France.
01:16Quand un ministre de l'Intérieur emploie des termes aussi lourds, aussi forts,
01:22ça veut dire l'urgence des choses.
01:24Moi j'aimerais aussi, puisque bientôt on sera à la fin de l'année,
01:27penser à Thomas, à Crépole, à Matisse, à Châteauroux, à Philippine,
01:31dans le bois de Boulogne, à Elias, à Louise.
01:33Le point commun dans tous ces assassinats, c'est qu'ils ont été perpétérés au couteau.
01:37Et je regardais un chiffre qui avait été donné par la sénatrice Agnès Évrenne,
01:43dans un débat au Sénat,
01:46et qui citait un chiffre officiel,
01:47celui de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales.
01:51On parlait alors de 120 attaques au couteau par jour en France.
01:55Sauf qu'on ne les recense plus, les attaques au couteau.
01:58On ne les recense plus.
02:00Vous avez raison.
02:00Donc ce phénomène-là, il est exponentiel.
02:04Alors c'est vrai qu'on a quelques jours de Noël,
02:06et qu'on a envie de passer à autre chose,
02:08on a envie d'être en famille,
02:09on a envie de parler de trêve,
02:11mais on ne peut pas oublier tous ces jeunes qui se sont fait assassiner,
02:14dont encore une fois le point commun, c'est un couteau.
02:16Un couteau est toujours un couteau.
02:17On écoute Pierre, qui a été témoin de la scène à Ajaccio,
02:21qui a été interrogé par Laura Legault.
02:23Moi je suis sorti, et puis j'ai vu toute la scène.
02:25Il est passé devant chez nous.
02:27Il a pris la cagette de fleurs.
02:29Il a d'abord jeté sur les policiers.
02:31Il avait un couteau dans la main.
02:32Tout le monde avait peur.
02:33Les gens étaient choqués, même.
02:34On ne s'attend pas à voir ça ici.
02:36Et je vous propose d'écouter également Nicolas Sept,
02:39le procureur de la République d'Ajaccio.
02:40La police cherche à l'interpeller.
02:43Ils essayent de le maîtriser avec a priori un et deux coups de taser sans succès.
02:49Lorsque l'intéressé continue sa progression,
02:51il brandirait un couteau en direction d'un des policiers en le menaçant.
02:55Donc le deuxième policier présent dans la patrouille de Troyes
02:59va protéger son collègue et faire usage à trois reprises de son arme de service.
03:04Il décèdera des blessures occasionnées par ses tirs.
03:07Je peux écarter à ce stade l'attentat terroriste
03:10puisque à aucun moment l'individu n'aurait préféré des menaces.
03:15Laurent Mouniez, le ministre de l'Intérieur, a tweeté hier soir.
03:20En cette période de fin d'année, notre vigilance est maximale, dit-il.
03:24J'ai demandé au préfet et au directeur de renforcer les patrouilles de voie publique.
03:28Merci aux policiers d'Ajaccio pour leur réactivité.
03:31Leur action a permis de mettre un terme à la menace.
03:35Philippe est en direct avec nous.
03:36Merci d'être en direct pour Elliot de Vallée-Vous.
03:39On est ensemble, je le rappelle, jusqu'à 13h.
03:41On revient sur cette insécurité en France.
03:44Ça concerne désormais l'île de beauté.
03:46Vous êtes Corse, Philippe.
03:47Donc c'est intéressant de...
03:49En fait, je suis français.
03:50Je suis en Corse chaque année parce que ma fille habite.
03:52Oui.
03:53Et que je viens chaque année au marché de Noël en Corse.
03:56Voir ma fille et mon petit-fils.
03:58Ce que je voulais simplement vous dire,
03:59c'est qu'effectivement, de toute façon,
04:01pour tuer quelqu'un avec un couteau,
04:03il faut être un peu déséquilibré.
04:04Mais ça, ce n'est pas une excuse.
04:06Non.
04:06Moi, je pense au contraire.
04:08Les frères musulmans sont des gens extrêmement bien organisés.
04:12Extrêmement bien organisés.
04:14Quel rapport, pour l'instant ?
04:15Je me permets de vous couper, Philippe.
04:17On n'a aucune...
04:17Ils s'écoutent.
04:18Ils s'écoutent tout.
04:19S'il vous plaît, Philippe.
04:20Un instant.
04:21Un instant.
04:22Faisons très attention à ce qu'on dit.
04:24Parce qu'il y a une enquête qui est en cours.
04:25Je ne vous parle pas des musulmans.
04:26Je vous parle des frères.
04:27Mais ça n'a rien à voir.
04:28Enfin, pardonnez-moi, Philippe.
04:30J'entends bien que vous parlez des frères musulmans.
04:32Sauf que, pour l'instant, il n'y a aucun élément concernant l'attaque au couteau...
04:39Non, mais ce n'est pas que de la prudence, là.
04:41C'est être cohérent.
04:42Il n'y a pas d'information qui nous mène sur la piste de l'attaque au couteau
04:48liée à l'islam radical du côté d'Ajaccio.
04:52Là, le sujet, c'est l'insécurité en France.
04:56C'est-à-dire qu'il y a une explosion, une intensification de ces drames
05:01avec des individus qui utilisent des couteaux pour s'en prendre à des innocents.
05:09Donc là, c'est l'insécurité.
05:11Est-ce que, dans un territoire comme la Corse,
05:16on peut se retrouver dans une situation
05:19où on imaginait la Corse comme une île paisible ?
05:22C'est drôle, parce que vous avez dit...
05:23C'est pour ça que je souriais quand vous avez pris la parole, Philippe.
05:25Vous avez dit, moi, je suis français, mais ma fille habite en Corse.
05:29La Corse reste française.
05:30Oui, je vis mon maman, Cécile.
05:31J'entends bien, mais la Corse reste française, bien sûr.
05:34Oui, oui.
05:35Mais on imagine toujours, et d'ailleurs, on regarde avec parfois beaucoup d'envie la Corse,
05:42parce qu'il y a un territoire...
05:43Quand on entend Pascal Brault, qui en riant, dit tout le temps,
05:46on va aller tous vivre en Corse,
05:47c'est en ce sens que, je vous dis, il y a des messages qui passent,
05:50les gens écoutent, ils veulent se faire remarquer,
05:52ils veulent aussi nous dire, attention, on est partout.
05:56Alors après, on n'a pas encore de preuves tangibles sur cet attentat,
06:02parce que je pense que c'est en éteint.
06:04Et après, voilà.
06:05Mais en tous les cas, on remarque quand même,
06:07et vous serez d'accord avec moi,
06:08que la plupart des attaques au couteau ne sont pas pratiquées par les Français.
06:11Enfin bon, après, je veux bien...
06:13Vous avez la question de savoir...
06:17J'ai le droit de le dire, c'est la vérité.
06:19Vous avez le principe de cette émission, c'est la parole libre.
06:24C'est une parole plurielle.
06:25Donc vous avez le droit, évidemment...
06:27Je vous remercie ce que vous faites, attention.
06:28Mais attention, Philippe, mais je vous remercie.
06:29Sur le show, je ne suis peut-être pas très modéré, je l'avoue.
06:33Mais non, mais ce n'est pas la question d'être modéré,
06:35personne ne souhaite...
06:36Ce n'est pas la question d'être radical ou d'être modéré.
06:38La question, c'est d'être accord avec les faits,
06:42avec ce qui est en train de se passer.
06:44Pour l'instant, c'est pour ça qu'on est très prudent,
06:46il y a peu d'éléments qui nous parviennent
06:49sur cette attaque au couteau à Ajaccio,
06:52ou cette attaque au couteau à Toulouse.
06:54Ce dont on peut parler en revanche,
06:56ce dont on peut parler en revanche,
06:58c'est de cette insécurité.
07:00C'est-à-dire que vous êtes tranquille,
07:02vous êtes attablé,
07:03vous êtes sur une terrasse de café,
07:05vous êtes avec vos copains,
07:06vous êtes avec votre fille en train de vous balader.
07:09Et d'un coup, d'un seul,
07:11vous vous retrouvez nez à nez
07:12avec des individus
07:14qui, munis d'un couteau,
07:16vous sautent dessus.
07:17Et beaucoup de médias
07:19vous présenteraient ces faits-là comme des faits divers,
07:22mais la multiplication de ces faits-là
07:25fait que ça devient des faits de société.
07:27Tout à fait.
07:28Mathieu ?
07:28Et vous avez raison de souligner
07:29le caractère singulier de la Corse.
07:31Moi, j'ai eu la chance d'aller en Corse
07:33l'été dernier, notamment à Ajaccio.
07:36C'était la première fois en Corse.
07:37Et on m'avait dit, justement,
07:39plusieurs personnes m'ont dit
07:40on a l'impression de plus en plus
07:42que les problèmes que vous rencontrez
07:44dans les grandes villes
07:45sur le reste du territoire national,
07:48donc à Paris, à Lyon et Marseille,
07:50on commence à...
07:51Donc les problématiques d'insécurité,
07:53problématiques d'agression physique,
07:55verbale, etc.
07:56On commence à les voir se développer
07:58jusqu'à chez nous.
07:59Comme si, finalement,
08:01les problématiques du...
08:03de ce qu'ils appellent le continent
08:04se déversaient progressivement en Corse.
08:07Et on remercie Philippe pour...
08:09Et le sujet, vous avez raison de le dire,
08:11pour moi, il est double.
08:12C'est qu'on a, d'une part,
08:14une question qui est liée à l'insécurité,
08:15au chiffre que vous rappelez,
08:17120 attaques au couteau par jour
08:18dans notre pays.
08:19Le problème étant
08:20que ces attaques-là
08:21ne sont plus décomptées
08:22sauf à l'école.
08:23Et à l'école, par exemple,
08:24vous avez aujourd'hui chaque année
08:26près de 900 attaques
08:27avec armes blanches.
08:29Donc ça inclut couteau
08:30et machette et compagnie
08:31dans notre pays,
08:33chaque année,
08:34dans les écoles,
08:34rien que dans les établissements scolaires.
08:35Donc on peut imaginer
08:36le nombre d'attaques au couteau
08:37dans notre pays.
08:39Ce qui est dingue,
08:40c'est que le déni, c'est quoi ?
08:42C'est de refuser
08:43de voir une situation
08:45qui devient systémique,
08:47malheureusement,
08:48et de ne pas trouver une solution,
08:52c'est-à-dire un responsable politique,
08:54il récupère un phénomène,
08:55il le prend en main
08:56et il dit
08:57on va tout faire
08:58pour que ce drame,
09:00ces drames,
09:01ne se reproduisent plus.
09:02Alors évidemment,
09:03le risque zéro n'existe pas,
09:04Éric Revelle.
09:05On n'est pas dans le monde
09:06de oui-oui.
09:06En revanche,
09:08de se dire
09:09comment faire
09:10pour qu'il n'y ait plus
09:12ou qu'on puisse endiguer
09:13ce phénomène,
09:14déjà, il faut savoir
09:15le comptabiliser,
09:17le recenser.
09:18On refuse de recenser
09:19aujourd'hui en France
09:20les attaques au couteau.
09:22C'est sidérant.
09:24Vous avez raison,
09:24on refuse de les comptabiliser
09:26par peur de ne pas avoir
09:28de solution
09:29à proposer
09:30aux citoyens
09:30qui tranquillement
09:31se baladent dans la rue
09:32et vont se faire agresser.
09:34Mais on le sait,
09:35la formule,
09:35il faut toujours l'utiliser,
09:36elle n'est pas banale,
09:37ce n'est pas en cassant
09:38le thermomètre
09:38qu'on fait descendre
09:39la température.
09:40Parce qu'en réalité,
09:41celui qui parlait
09:43de sentiments
09:43d'insécurité,
09:44l'ancien ministre
09:45Éric Dupond-Moretti,
09:47devrait savoir
09:48que ces gens
09:48qui se font agresser
09:49et dont les agressions
09:51ne sont pas comptabilisées
09:52dans les statistiques officielles,
09:54ils en parlent,
09:55elles en parlent,
09:56ces personnes
09:56autour d'elles.
09:57Et donc en fait,
09:58ça ne fait que
09:59d'amplifier
10:00cette insécurité
10:02et ce sentiment
10:03d'insécurité
10:04qui devient presque
10:06légal
10:07de l'insécurité
10:08elle-même.
10:09Donc en réalité,
10:11il y a aussi
10:12cet aspect-là
10:13qu'il faut aborder,
10:14c'est l'aspect
10:15psychiatrique.
10:16Je pense que depuis
10:16la crise Covid,
10:17Elliot,
10:18avec l'effondrement
10:19des moyens
10:19dont disposent
10:20aujourd'hui
10:21les unités psychiatriques
10:22dans ce pays
10:22qui sont extrêmement réduites,
10:25il y a sans doute
10:25un effet psychiatrique.
10:27Mais,
10:27mais,
10:28et là je ne vais pas rejoindre
10:29le point de vue Philippe,
10:30vous avez bien fait
10:31de le tempérer Elliot,
10:32parce qu'on n'en sait rien,
10:33on ne sait pas
10:33ce qui s'est passé
10:34à ce stade à Toulouse
10:35et à Ajaccio,
10:36c'est vrai.
10:37Mais c'est vrai aussi
10:38qu'on a constaté
10:39sur certaines agressions
10:41un lien
10:42entre
10:43une forme
10:44d'immigration
10:45et l'insécurité.
10:46C'est indéniable.
10:47C'est indéniable.
10:48C'est indéniable,
10:49il faut le dire.
10:50Il est 11h29
10:51et personne ne va nier
10:53effectivement
10:54ce que beaucoup
10:54veulent nier,
10:55c'est-à-dire qu'il y a
10:56une surreprésentation
10:57dans la délinquance
10:57de la délinquance étrangère.
11:01Les chiffres
11:02le présentent ainsi.
11:0411h29,
11:05on revient.
11:05on revient.
11:0711h30,
11:08on revient.
11:09Il est11,
11:10on revient.
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