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  • il y a 7 semaines

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00:00Il est 11h03 sur Europe 1 très précisément et c'est un plaisir de vous retrouver pour Elliot de Valais-Vous.
00:0711h-13h en direct sur Europe 1 si vous souhaitez réagir en direct.
00:11Prenez votre téléphone parce que cette émission c'est la vôtre chers auditeurs.
00:15Vous avez le monopole du cœur, le monopole de la parole.
00:19Vous pouvez prendre votre téléphone, réagir, dire à Eric Revelle que vous êtes d'accord ou pas d'accord avec lui.
00:25Bonjour Eric Revelle.
00:25Bonjour Elliot.
00:26Vous pouvez dire à Mathieu Hock du Millénaire qui est un centre de réflexion que sa réflexion est bonne ou qu'elle est mauvaise.
00:34Mathieu Hock, ravis de vous retrouver.
00:36Vous pouvez échanger également avec Estelle Laffont qui est au cœur de cette émission chaque week-end.
00:41Bonjour Elliot.
00:42Bonjour.
00:4301-80-20-39-21.
00:46Vous savez, avant d'entrer dans le dur parce qu'il y a une actualité qui est lourde malheureusement à Toulouse ou encore à Ajaccio avec ses attaques au couteau.
00:54On parlera, je vous l'ai dit, de ce vol Air France qui a été dérouté en urgence.
00:59Mais on prépare cette émission.
01:02On prépare avec toute une équipe et je veux vraiment la saluer.
01:04Cette équipe est formidable avec Loïc Vimard à la réalisation, Valérie Danan pour les invités.
01:10On est avec Christopher bien sûr.
01:12Et puis il y a Emma.
01:14Emma qui habite dans le sud-ouest de la France qui est du côté de Biarritz.
01:19On parlait de Noël avec Emma.
01:21Et Emma me dit, c'est incroyable, à Biarritz, le 25 décembre, il fait toujours beau.
01:25Toujours beau.
01:27Alors, je soupçonne en fait Emma d'être marseillaise puisqu'elle m'a expliqué que le 25 décembre, il fait 30 degrés à Biarritz-Éric Revelle.
01:3630 degrés à Biarritz le 25 décembre.
01:39On peut croire Emma, mais là j'ai cru comprendre précisément que les températures allaient s'effondrer pour Noël en plus.
01:47Vous demanderez à Emma si le 25 à Biarritz, il fait vraiment 30.
01:50Moi je m'inquiète, vous savez, parce qu'on est une équipe quand même, vous avez des professionnels de la profession.
01:56En ce moment, moi je suis inquiet parce qu'il y a ce fameux média de confiance avec le label.
02:02Donc est-ce qu'Emma, on va lui donner le label média ou journaliste de confiance alors qu'elle nous explique qu'il fait 30 degrés le 25 décembre à Biarritz-Éric Revelle ?
02:11Mais vous savez, parfois, aimer sa ville, aimer son terroir, aimer ses racines, ça remplace un certain bien.
02:18Par exemple, nous, sur l'île de Ré, d'où je suis originaire par ma mère, on dit toujours qu'il y a un microclimat.
02:24Elle m'a dit ça !
02:25Mais alors, Emma, elle reste en régie, elle devrait venir nous voir dans le studio.
02:31Elle dit non, elle dit non, mais si, Emma, il faut assumer, il faut venir dans le studio d'Europe 1.
02:36Il ne faut pas rester en régie, elle ne viendra pas, me dit-elle, dans l'oreillette.
02:41Mais elle a employé le mot microclimat.
02:42Je vous jure, elle m'a dit un microclimat.
02:43Eh bien, on emploie tout ça !
02:44En France, il n'y a que des microclimats.
02:47Vous n'avez même 30 degrés à Biarritz-Éric Revelle.
02:49Alors, si vous êtes auditeur de Biarritz et que vous nous écoutez en direct à 11h06,
02:54prenez votre téléphone, appelez-nous depuis Biarritz,
02:58et peut-être que vous allez nous parler d'un 25 décembre sous 30 degrés,
03:04en t-shirt, sur la Grand-Plage à Biarritz.
03:07Et on embrasse chaleureusement, bien sûr, tous les biarros.
03:11Revenons à l'actualité parce que malheureusement, cette actualité est lourde.
03:16On va parler de Toulouse et d'Ajaccio dans un instant.
03:19Ce sont des vacances de Noël sous haute tension.
03:28Et pourquoi je vous dis ça ?
03:29Parce que hier, imaginez, vous êtes à Ajaccio,
03:33qui est une terre paisible, qui est une terre sereine.
03:36Vous êtes attablés à une terrasse de café,
03:39et vous êtes menacés par un homme muni d'un couteau.
03:44Cet homme a été neutralisé par les forces de l'ordre très rapidement.
03:46Nous y reviendrons dans un instant.
03:49Et en fait, entre Ajaccio et Toulouse, il n'y a qu'un pas, malheureusement,
03:52dans l'insécurité,
03:54puisque à Toulouse, et ça s'est passé hier soir,
03:58un homme a poignardé deux adolescents
04:00avant d'être blessé par balle par la police.
04:03Les deux adolescents seraient âgés de 15 et 16 ans.
04:07Ils ont été attaqués à l'arme blanche.
04:09Et l'individu s'est ensuite jeté sur les forces de l'ordre.
04:13L'agresseur a été neutralisé par la police nationale
04:16et blessé par arme à feu avant d'être évacué en urgence absolue.
04:20À l'arrivée des forces de l'ordre,
04:22intervenus vers 21h30 pour une agression,
04:24la séance est donc jetée sur les policiers,
04:26des policiers qui ont ouvert le feu à plusieurs reprises.
04:30On a des gamins de 15 et 16 ans
04:31qui ont été blessés par arme blanche.
04:33On va rester évidemment très prudents,
04:35puisque l'enquête ne fait que commencer,
04:37que ce soit pour Toulouse et pour Ajaccio.
04:41On est en direct avec Bruno Bartosetti.
04:44Merci d'être avec nous, cher Bruno Bartosetti.
04:46Vous êtes secrétaire national du syndicat Police Unité.
04:50Vous êtes chargé de la zone sud.
04:53À 11h08, quelles sont les informations nouvelles
04:57qui vous parviennent sur d'abord l'attaque au couteau à Toulouse ?
05:01Parce que si je vous ai sollicité ce matin,
05:03c'était pour qu'on revienne sur l'attaque à Ajaccio.
05:06Mais d'abord Toulouse.
05:07Oui, d'abord Toulouse, bonjour tout d'abord.
05:10Toulouse, alors je n'ai pas plus d'éléments,
05:12c'est-à-dire est-ce que l'homme était sous stupéfiant,
05:16est-ce qu'il était alcoolisé,
05:17en tout cas visiblement,
05:19pour attaquer comme ça gratuitement
05:21deux jeunes adolescents.
05:23Il n'était pas dans son état évidemment normal.
05:25De plus, lorsqu'on s'est transporté sur place,
05:27très rapidement,
05:28il a brandi son couteau
05:31en direction des policiers
05:33qui, comme vous venez de le développer,
05:35ont fait usage de leurs armes
05:36et l'ont blessé très sérieusement.
05:39Encore une fois,
05:40la légitime défense sera bien sûr retenue,
05:42mais au-delà de la légitime défense,
05:43ce qui est à retenir,
05:44c'est que malheureusement,
05:46toutes les nuits,
05:47je parle de la zone sud,
05:48mais c'est ailleurs aussi,
05:49toutes les nuits,
05:50nous avons des agressions au couteau.
05:52Nous en avons eu à Rodez également,
05:54cette nuit ou hier soir.
05:56Donc tout le temps,
05:57on se retrouve dans ce genre de situation.
05:59Et parfois, malheureusement,
06:00nous n'avons pas d'autre possibilité
06:03que de riposter
06:05pour se protéger,
06:07pour neutraliser des individus
06:08capables de tout.
06:09On le voit à Toulouse,
06:10on le voit à Ajaccio.
06:13Ce qui est vrai,
06:14c'est que vous faites le parallèle
06:15avec Ajaccio.
06:17Pour l'instant,
06:17on n'a aucune information
06:18sur le profil de l'assaillant
06:20du côté de Toulouse ?
06:22Non, j'essaie de savoir
06:23s'il est connu des services de police.
06:24Il a 45 ans environ,
06:2745-50 ans,
06:28et je n'ai pas plus de retour
06:30effectivement sur son profil.
06:32Est-ce qu'il était connu déjà
06:32des services de police ?
06:34Je ne l'ai pas encore,
06:35au moment où je vous parle,
06:36un dimanche,
06:37ce n'est pas toujours évident
06:38d'avoir les éléments immédiatement.
06:40Mais voilà,
06:41l'enquête fait que débuter,
06:42comme vous le dites,
06:42on va vite le savoir.
06:44Basculons cette fois-ci à Ajaccio.
06:46Un homme armé de couteau
06:47a été abattu par les forces
06:49de l'ordre hier.
06:50L'assaillant a tenté
06:51de s'en prendre à des passants,
06:52des commerçants,
06:53avant que la police n'intervienne.
06:54L'homme a d'abord menacé
06:55des clients dans plusieurs bars
06:57avant de poursuivre sa route.
06:58Couteau à la main,
06:59je vous propose qu'on écoute
07:00le sujet et les explications
07:02de Laura Legault
07:03et vous allez nous apporter
07:04plus de précisions,
07:05Bruno Bartosetti.
07:06L'assaillant est un Sénégalais
07:08avec un titre de séjour belge.
07:10Sur le cours Napoléon,
07:11il déambule armé de deux couteaux
07:12lorsque des policiers l'entourent.
07:15Pierre se trouvait chez un fleuriste
07:16au cœur de la ville d'Ajaccio
07:17quand il entend des cris.
07:18Moi je suis sorti
07:19et puis j'ai vu toute la scène.
07:21Il est passé devant chez nous.
07:22Il a pris la cagette de fleurs.
07:24Il a d'abord jeté sur les policiers.
07:26Il avait un couteau dans la main.
07:27Tout le monde a eu peur.
07:28Les gens étaient choqués.
07:30On ne s'attend pas
07:30à voir ça ici.
07:31La police tente de maîtriser
07:33l'homme à l'aide d'un taser.
07:36Sans succès,
07:37l'homme menace ensuite
07:38un policier.
07:39Un autre policier
07:40tire alors à trois reprises,
07:42blessant mortellement
07:43l'assaillant au thorax.
07:45Bruno Bartosetti,
07:46secrétaire national
07:47du syndicat Unité Police.
07:48Mon collègue a fait preuve
07:49de sang-froid,
07:50de professionnalisme.
07:51Il faut aller très vite
07:52au bon moment.
07:53C'était lui
07:54ou un de mes collègues,
07:55voire même peut-être
07:56la population.
07:57Et malheureusement,
07:58on n'a pas pu le neutraliser
08:00autrement que dans le cadre
08:01d'une légitime défense incontestable.
08:03L'IGPN a été saisi.
08:05Le procureur d'Ajaccio
08:06écarte à ce stade
08:06tout acte terroriste
08:07évoquant l'absence
08:08de menaces proférées
08:10en ce sens.
08:11Bruno Bartosetti,
08:12je rappelle que vous êtes
08:13en direct avec nous.
08:14Vous êtes secrétaire national
08:15du syndicat de police Unité,
08:18chargé de la zone sud.
08:20C'est vrai que naïvement,
08:21on s'est toujours dit
08:22qu'il y a des zones protégées,
08:24des zones paisibles,
08:25des zones sereines en France.
08:27Et via cet ensauvagement
08:28de la société,
08:29cette insécurité grandissante,
08:31vous avez désormais
08:327 à 8 Français sur 10
08:34qui considèrent
08:35qu'il n'existe plus
08:36de zone safe,
08:38protégée.
08:39Est-ce qu'on peut revenir
08:40sur ce qui s'est passé
08:41avec vous à Ajaccio ?
08:44Oui, Ajaccio,
08:46comme ça a été développé,
08:47effectivement,
08:48il faut comprendre également
08:49que mes collègues
08:50ont tenté de le neutraliser
08:51avec un taser.
08:52Et lorsqu'un individu
08:54ne répond pas
08:56et finalement est insensible
08:57au taser,
08:58bien souvent,
08:58il est sous produit
08:59de stupéfiants
09:00très très forts
09:01et du coup très déterminés.
09:03Rien ne peut arrêter
09:04finalement ce genre
09:06de personnages
09:07qui sont capables
09:08de couper
09:08comme ça a été développé.
09:09On sait qu'il est africain,
09:12qu'il avait un visa
09:15de nationalité belge,
09:17visa étudiant de Belgique,
09:19voilà.
09:20Et il était à Ajaccio
09:22mais il n'avait pas été
09:22interpellé à Ajaccio
09:23pour d'autres faits,
09:24en tout cas pour des faits
09:26de délit.
09:28Depuis qu'il était arrivé
09:29à Ajaccio,
09:29il n'était pas connu,
09:30en tout cas à Ajaccio,
09:31des services de police.
09:32Mais là,
09:32évidemment,
09:33on a fait sa connaissance
09:34et vous savez
09:35dans quelles circonstances.
09:36Ce qui m'interroge,
09:37c'est que même si
09:38je ne veux pas remettre
09:40en cause bien sûr
09:41les conclusions
09:41du parquet
09:43qui écartent l'idée
09:44que nous avons
09:46un acte terroriste.
09:49Moi,
09:49je m'interroge,
09:49on est en période
09:50de Noël,
09:51bien sûr qu'il y a
09:52aujourd'hui
09:52des actes terroristes
09:54avec des réseaux,
09:55c'est très difficile
09:56à mettre en place.
09:57Les renseignements
09:58territoriaux
09:59et la DGSI
09:59travaillent très très bien,
10:00anticipent très très vite
10:01sur ce genre d'action.
10:02Mais lorsqu'on a
10:03des cas isolés,
10:04eh bien,
10:05on n'est pas dans la tête
10:06de l'individu.
10:07Bien souvent,
10:08ils entendent des voix
10:08divines
10:09lorsqu'ils sont
10:10sous stupéfiants
10:11et je pense
10:13qu'on ne peut
10:13rien écarter
10:14comme hypothèse,
10:15mais en tout cas,
10:16on a surtout
10:16un déséquilibré
10:17qui était capable
10:17de tout
10:18avec deux armes
10:19à la main
10:19comme on le sait.
10:20Bon, cette formule
10:21de déséquilibrer
10:22parfois,
10:23elle surprend
10:23les auditeurs,
10:25les Français.
10:25Pourquoi ?
10:26Parce que,
10:27alors certes,
10:28il peut y avoir
10:29une altération
10:29du discernement,
10:31mais le déséquilibre,
10:32c'est sûr que
10:34quand vous allez
10:34vous attaquer
10:35à des gens,
10:35des innocents
10:36avec couteau à la main,
10:38vous êtes de fait
10:39dans un déséquilibre.
10:41Évidemment.
10:41En revanche,
10:43vous retrouvez
10:43un certain équilibre
10:44pour imaginer
10:45prendre un couteau,
10:46foncer sur des gens
10:47quitte à les tuer
10:48et des innocents.
10:49Mais ça,
10:50c'est effectivement,
10:51vous avez dit,
10:51c'est une évidence,
10:53mais souvent,
10:54et là,
10:54je ne vous vise pas
10:55bien sûr,
10:56Bruno Bartosetti,
10:57mais les politiques
10:58vont aller sur ce terrain-là
10:59pour éviter
11:00de voir
11:02dans ces faits,
11:03non pas des faits divers,
11:04mais des faits
11:05de société.
11:06Et on va en parler
11:07dans un instant,
11:07cher Bruno Bartosetti,
11:08merci pour toutes
11:09ces précisions,
11:10pour votre disponibilité
11:11un dimanche matin
11:13en direct sur Europe 1.
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