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  • il y a 6 semaines
L'audition de Thomas Legrand de France Inter, intervient alors qu'une nouvelle conversation privée entre Thomas Legrand et son ancienne directrice de la radio, Laurence Bloch, dans un café parisien, a été dévoilée par Europe1. D'après la station, l'ancienne directrice de France Inter lui aurait donné des consignes précises pour préparer son audition devant les députés, lui indiquant avoir échangé au téléphone avec Patrick Cohen.

Durant ce rendez-vous, l’ancienne directrice de France Inter aurait également prodigué des conseils à Thomas Legrand. Toujours selon Europe 1, elle lui aurait par exemple suggéré de laisser Patrick Cohen se charger d’attaquer « l’extrême droite ».

Selon nos confrères, Laurence Bloch serait aussi à la manœuvre pour inciter Thomas Legrand à quitter définitivement la radio du service public avant son audition par la commission d’enquête, afin d’éviter habilement de répondre aux interrogations du rapporteur Charles Alloncle et des députés.

Cet après-midi, interrogé devant la commission d'enquête, Thomas Legrand ne nie pas les échanges et leur teneur :

"Vous niez la teneur de ces échanges avec Laurence Bloch ?" lui demande rapporteur. Thomas Legrand ne nie pas et affirme "C'est possible. Oui, peut-être."

"Ce serait quand même dramatique que les journalistes ne peuvent plus aller dans des cafés sans penser qu'ils vont être écoutés, enregistrés", ajoute l'éditorialiste.

Concernant ses premiers propos sur Rachida Dati, face à des responsables socialistes où Thomas Legrand évoquait les stratégies de la gauche aux prochaines élections et lâchait, au sujet de la candidate de la droite parisienne, Rachida Dati: "nous, on fait ce qu'il faut pour Dati, Patrick (Cohen) et moi". Les deux journalistes avaient dénoncé un montage et ont porté plainte.

Pressé de questions sur le sujet par le rapporteur de la commission, Charles Alloncle (UDR), Thomas Legrand a fini par lui demander: "vous voulez que je fasse une autocritique à la soviétique?".

"Non, je ne regrette pas d'avoir prononcé ces propos. La seule chose que je regrette, c'est qu'ils aient été filmés et qu'ils aient été montés, voilà", a-t-il ajouté.

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Transcription
00:00Pour preuve, la manipulation dont Laurence Bloch et moi-même avons été victime mardi dernier.
00:04J'ai pris un café avec mon ancienne patronne, avec qui j'ai travaillé pendant 15 ans.
00:09Je ressentais le besoin d'aller la voir et de lui parler de cette commission pour préparer avec elle cette commission.
00:15J'ai vu beaucoup d'autres gens d'ailleurs pour préparer cette commission, comme tous ceux qui passent devant vous.
00:21Et c'était un rendez-vous privé entre deux amis. Notre discussion a été enregistrée à notre insu.
00:26Il s'agit d'une captation illégale suivie d'une utilisation et d'une divulgation de contenus déformés de cette captation.
00:33Cela caractérise aussi, selon moi, la diffusion de fake news qui porte atteinte à l'ordre public.
00:38C'est pour moi un acte d'espionnage et d'intimidation.
00:43Europe 1 a tiré de ses enregistrements des interprétations mensongères.
00:46Voilà le signe d'une dérive très préoccupante.
00:50Ne serait-il pas utile, Monsieur le Président, d'auditionner les responsables de cette barbouzerie ?
00:54L'intimidation des journalistes et de leur famille, de leur famille, de la mienne.
00:57J'y viendrai si vous me posez des questions.
00:59Et même d'ailleurs si vous ne me posez pas des questions, je trouverai le moyen d'y revenir.
01:02Les fausses nouvelles répétées à Nozéam.
01:05Et maintenant l'espionnage des journalistes.
01:07Nous sommes entrés en France, me semble-t-il, dans l'ère du trumpisme.
01:11Monsieur le rapporteur, le commentaire que vous faisiez hier devant Sibyl Veil,
01:14des informations entre guillemets d'Europe 1 étaient tirées et déformées d'enregistrements frauduleux.
01:22Le saviez-vous ?
01:23Je suis maintenant à votre disposition.
01:24Mesdames et Messieurs les députés.
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