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  • il y a 6 semaines
Le journaliste Thomas Legrand répond aux questions des députés concernant les soupçons de collusion entre l'audiovisuel public et la gauche. Le journaliste s'est défendu sur sa phrase : «Nous on fait ce qu'il faut pour s'occuper de Rachida Dati».

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Transcription
00:00Cette phrase fait référence non pas à mon travail de Radio France, à Radio France, je n'étais plus à Radio France.
00:06Elle fait référence à deux papiers que j'ai faits dans le journal Libération.
00:11Je vous rappelle que je suis éditorialiste à Libération.
00:13Je produis quatre à cinq éditos ou billets par semaine dans Libération, sur le site de Libération ou dans le print,
00:22excusez-moi, dans la version papier pour parler français.
00:25Et on s'en occupe journalistiquement.
00:31C'est un jargon.
00:32Et c'est vrai que le jargon journalistique, le jargon de la discussion, ça vous fait rire Madame Parmentier, oui.
00:39Vous avez été journaliste aussi à présent, je me souviens.
00:45On ne vous laisse rentrer entre anciens journalistes et confrères.
00:49J'ai beaucoup de confrères ici, M. Ballard par exemple, avec qui j'étais à RTL.
00:53On vous laisse rentrer entre vous après, je vous en prie.
00:55Donc je continue.
00:59Je continue.
01:01Journalistiquement, on s'en occupe journalistiquement.
01:03S'occuper de journalistiquement, c'est dire qui est Madame Rachida Dati.
01:08Elle était venue il y a quelques semaines, quelques semaines avant ce café à France Inter,
01:13où elle avait proféré quelques contre-vérités, des contre-vérités sur l'auditoire de France Inter.
01:20Et je m'étais dit, en tant qu'éditorialiste à Libération, et peut-être aussi ancien de France Inter,
01:27je n'étais pas encore ancien de France Inter au moment où elle était venue, puisque j'étais encore responsable d'une émission,
01:32mais enfin je m'étais dit, on ne peut pas laisser passer de telle sornette,
01:36et donc je vais faire un papier en mode fact-checking, encore un anglicisme, excusez-moi, vérification de propos d'hommes politiques.
01:44Rachida Dati avait dit que le service public de la radio, que Radio France, c'était que des CSP+.
01:52Je pense, messieurs et madame les députés, que si 14 millions de Français étaient CSP+,
01:58vous n'auriez pas pris tout ce temps pour faire le budget que vous essayiez de faire.
02:02Vous ne l'avez toujours pas fini d'ailleurs.
02:05Elle avait dit aussi que c'était du parisianisme.
02:0881%, Madame Veil vous l'a rappelé hier, des auditeurs de France Inter, et de Radio France en général,
02:16n'habite pas l'île de France. C'est un taux supérieur à celui des Français.
02:24Et donc j'ai rétabli dans un papier, dans un édito, ces vérités.
02:29C'est ça, s'occuper de Rachida Dati.
02:33Et puis, deuxième papier, c'était après que, je reprends l'expression de Patrick Cohen,
02:39après que Madame Dati a sauté à la gorge de Patrick Cohen dans un accès de provocation
02:45qui me font penser à ce qui se passe en Italie, aux États-Unis, avec le trumpisme
02:51et ce qui se passe dans la presse des pays libéraux qui sont soumis à ce genre de montée de l'extrémisme.
03:02Madame Dati avait donc sauté à la gorge de Patrick Cohen.
03:09Il vous l'a expliqué. Et donc moi, j'avais fait un papier pour expliquer qu'au moins dans la forme,
03:13si ce n'est dans le fond, parce qu'on ne connaît pas très bien idéologiquement ce que représente Madame Dati.
03:19C'était du trumpisme.
03:21Je finis juste sur cette question, parce que c'est quand même le cœur du truc.
03:25Cette question-là a fait que vous êtes tous réunis ici,
03:29qu'avec l'argent du contribuable, puisque souvent vous aimez citer l'argent du contribuable,
03:32l'argent du contribuable, on est tous réunis ici pour parler de mon café avec Patrick Cohen,
03:375,50 euros, comme il vous l'a dit.
03:39Donc...
03:39Sous-titrage Société Radio-Canada
03:43...
Commentaires
1
celine.giraudonil y a 6 semaines
HONTEUX

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