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  • il y a 10 mois
Dans ce nouveau numéro d’Alerte Générale, Nicolas Vidal et Alexis Poulin reçoivent Slobodan Despot, écrivain, essayiste et fondateur du média indépendant Antipresse.
Dans un contexte de crispation démocratique, de censure diffuse et de mise au pas du débat public, Slobodan Despot propose une lecture froide et structurée de l’époque. Union européenne devenue machine technocratique hors-sol, journalisme transformé en outil de communication de guerre, effacement progressif de la liberté d’expression, dirigeants enfermés dans des récits artificiels : le constat est sévère, argumenté et assumé.
L’échange s’inscrit dans la ligne éditoriale d’Alerte Générale : confronter les discours officiels à la réalité, interroger les mécanismes de pouvoir, démonter les simulacres politiques et médiatiques, sans chercher à rassurer ni à ménager. Emmanuel Macron, l’Europe, la guerre, l’information, la responsabilité des élites et l’anesthésie des peuples sont abordés comme les symptômes d’un même dérèglement profond.
Une émission enregistrée en public, tendue, lucide, parfois dérangeante, qui s’adresse à ceux qui refusent les récits prémâchés et cherchent à comprendre ce qui se joue derrière le décor.
Alerte Générale, le talk-show de la France qui n’en peut plus.

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Transcription
00:00Deux semaines nous séparent de la fin de la campagne de dons, le 31 décembre, comme un coup près.
00:05Et c'est maintenant que tout se joue.
00:07Si la mobilisation des téléspectateurs et des donateurs de TV Liberté s'amplifient,
00:12alors nous pourrons projeter la chaîne vers 2026, 2027,
00:16toujours plus libre, toujours plus forte, plus audacieuse que jamais.
00:20Mais si le rythme actuel se maintient,
00:22alors l'avenir de la première chaîne alternative de France sera compromis.
00:28Et quel cadeau ce serait ?
00:29Un cadeau pour ceux qui rêvent de 2026 et de 2027 sans contestation de leur monopole.
00:34Une victoire pour ceux qui veulent des médias tenus par l'État, par un oligarque ou par les annonceurs.
00:40Un triomphe pour ceux qui ont tenté de nous réduire au silence par la censure bancaire.
00:45Ne leur offrons pas cette victoire.
00:47Ne les laissons pas pavoisés.
00:49Protégez TV Liberté.
00:51Protégez TVL.
00:52Faites un don.
00:53Est-ce que ça va bien ?
01:18Est-ce que ça va bien ? C'est Alerte Générale.
01:21Figurez-vous, c'est formidable parce que c'est la dernière de l'année et on n'est pas encore censuré.
01:25Alors peut-être qu'en 2026, ce sera tout à fait autre chose.
01:28Bonjour à tous et merci d'être là.
01:30Bienvenue dans Alerte Générale, le talk show de la France qui en a gros et qui en a marre surtout de la censure et des discours du petit bonhomme dans sa boîte.
01:37J'ai nommé le président que nous adorons tous, Emmanuel Macron.
01:39Alors on ne va pas parler que de lui évidemment, on va parler aussi de l'Union Européenne que nous adorons également.
01:43Et ce soir nous recevons un écrivain, un SI, journaliste, fondateur d'Antipresse.
01:48Un média d'ailleurs radicalement indépendant là aussi dont la ligne éditoriale est simple.
01:52Nous ne faisons pas de bruit, nous produisons du sens.
01:55Slobodan Despot, bonsoir.
01:57Et bonsoir.
01:57– Merci d'être avec nous. Alors ça fait des années que vous observez cette dérive quand même de l'Union Européenne.
02:04On va en parler parce que j'ai l'impression qu'on arrive quand même à la fin d'un cycle on va dire
02:09où la transformation de l'Union Européenne en cette dictature du bien que nous attendons tous de nos voeux.
02:14Et puis des élites occidentales évidemment qui sont en roue libre en ce moment.
02:18Alors évidemment tout s'accélère, les récits deviennent de plus en plus fous.
02:22On ne sait pas vraiment où nous en sommes.
02:23Slobodan Despot, bienvenue dans Alerte Générale.
02:25Et pour commencer, comme d'habitude, c'est l'édito de Nicolas.
02:29– Exactement, édito.
02:31– Chers amis, merci à tous pour être sur Alerte Générale.
02:40Alors pour la venue de l'ami Sous-Badam Despot, ça va faire un édito un peu corrosif
02:44parce que je sais qu'il aime ça, il se nourrit du fort corrosif et impertinent.
02:48En tout cas, merci.
02:49– Chers amis, le gouvernement, vous le savez, joue avec le feu et il le fait en ricanant,
02:53en regardant ailleurs, en prenant les agriculteurs pour des imbéciles dociles et résignés.
02:59Mauvais calcul, très très très mauvais calcul.
03:01Car pendant que les campagnes s'embrasent, pendant que des hommes et des femmes se battent
03:05pour sauver leur ferme, leur bête et leur dignité, le pouvoir lui ment.
03:09Et il ment effrontément, il ment froidement, il ment méthodiquement.
03:14Sur le Mercosur notamment, Emmanuel Macron et ses ministres ont regardé les agriculteurs
03:17droits dans les yeux pour leur expliquer que tout allait bien,
03:21que la France serait protégée, que nos filières seraient sanctuarisées.
03:25Mensonge, archi-mensonge, le traité est prêt, ficelé, verrouillé
03:29et il organise la mise en concurrence déloyale de notre agriculture
03:33avec ses productions sud-américaines qui ne respectent ni nos normes sanitaires
03:37ni nos règles environnementales, ni nos coûts sociaux.
03:41En clair, en fait, on impose aux paysans français d'être les plus vertueux du monde
03:44pendant qu'on ouvre grand les portes aux viandes, aux hormones, aux pesticides
03:47interdits chez nous, aux élevages industriels XXL.
03:51C'est de la trahison économique, c'est du sabotage agricole,
03:54c'est une déclaration de guerre sociale.
03:57Et ne nous y trompons pas, ce n'est pas une erreur, ce n'est pas de l'incompétence.
04:01En fait, c'est un projet, un projet assumé, pensé, piloté depuis Bruxelles
04:05avec l'aval enthousiaste de la Macronie et d'une grande partie de la classe politique.
04:10Liquider l'agriculture française comme on a liquidé l'industrie,
04:13comme on a liquidé la pêche, comme on liquide tout ce qui faisait la souveraineté de ce pays.
04:18En somme, liquider la France par la force garrasse à une garde prétorienne.
04:23Plus de paysans, plus de fermes, plus d'importations, plus de dépendances,
04:26plus de normes absurdes et au passage, une France dissoute dans le grand marché mondial
04:32sous le joug d'une Europe hors-sol, totalitaire et d'un mondialisme décomplexé.
04:36Alors, quand les agriculteurs se révoltent, quand ils bloquent,
04:40quand ils crient parce qu'ils n'en peuvent plus, le pouvoir finit la surprise.
04:43Il parle d'ordre public, il sort les grands mots et surtout, il sort les matraques.
04:48Un Ariège sous pouvoir diabolique a franchi un cap, il a envoyé les centaures,
04:51il a fait littéralement faire voler les hélicoptères, il a gazé depuis le ciel,
04:55il a littéralement noyé une ferme sous les lacrymogènes,
04:58plongeant des éleveurs, des familles, des citoyens venus soutenir un cheptel.
05:02Dans un nuage chimique absolument inadmissible et inconséquent.
05:06– Et les animaux aussi.
05:06– Et les animaux, exactement, le fameux petit poney.
05:09En fait, chers amis, ces gens sont sans honneur, ces gens sont nés avant la honte.
05:14Jamais un tel déploiement de forces de l'ordre n'a été engagé
05:17contre les zones de non-droit, les fameuses cités.
05:19Jamais une telle démonstration de puissance n'a été utilisée
05:22contre les cartels, les trafiquants, les mafias qui engrainent ce pays.
05:25Mais face à ces paysans-là, ceux-là, l'État devient brutal, zélé, impitoyable,
05:29hélicoptère, blindé, centaines de forces de l'ordre,
05:32une démonstration de force obscène contre ceux qui nourrissent la nation.
05:36Et maintenant, pour masquer sa propre faillite, ce pouvoir fantoche et violent
05:40dégaine son ultime réflexe pavlovien, le complorus, comme en a parlé Alexis en introduction,
05:45l'ingérence étrangère, le Kremlin dans les tracteurs,
05:47Moscou derrière chaque botte de paille.
05:50Tout ce qui lui résiste serait téléguidé, toute colère serait suspecte,
05:54toute défense de la souveraineté nationale deviendrait par miracle
05:56une manœuvre venue d'où ? Eh bien de Russie, bien entendu.
05:59Les agriculteurs qui se battent pour survivre, des agents d'influence,
06:03les Français qui refusent de crever en silence, des idiots utiles d'ingérence étrangère,
06:07la contestation sociale, une guerre hybride faite de proxy.
06:10C'est l'arme classique des régimes faibles, disqualifier le peuple
06:13pour éviter de lui répondre, criminaliser l'amour du pays,
06:16transformer chaque résistance légitime en menace extérieure.
06:20Alors quand un pouvoir en est réduit à avoir la main de Moscou
06:22derrière chaque révolte populaire, c'est qu'il a déjà perdu
06:26la bataille politique, morale et surtout démocratique.
06:28Ce gouvernement ne gouverne plus, il accuse, il fantasme, il ment et il réprime.
06:32Mais attention, attention, à force de mépris, à force de mensonges,
06:36à force de coups de matraque politique, économique et policiers,
06:40la colère monte et cette colère n'est pas une jacquerie folklorique,
06:43c'est une révolte de survie, une révolte existentielle,
06:46une révolte qui peut devenir d'une intensité que ce pouvoir n'imagine même pas.
06:50Car quand on attaque ceux qui nourrissent le pays, quand on les humilie,
06:53quand on les sacrifie sur l'hôtel de Bruxelles, les désaccords commerciaux de libre-échange,
06:56vous le savez, on ne détruit pas seulement une profession,
06:58on cherche à détruire une nation.
07:00Et Emmanuel Macron, comme son gouvernement, ne pourra pas dire qu'il ne savait pas,
07:04ils auront tout fait pour que ça explose
07:05et cette tempête risque fort de leur être fatale.
07:14Merci Nicolas.
07:15Il faut dire que tu es jeune papa.
07:17Félicitations quand même, parce que tu arrives à être sur les ronds-points le week-end,
07:21à faire alerte générale, à être partout, il y a Pouch évidemment.
07:24Alors bravo à toi.
07:24Merci beaucoup.
07:25Merci à tous.
07:27C'est Alerte Rouge.
07:28Alors on va parler avec Slobodan, reprendre un peu tout ça évidemment,
07:32entre la censure des agriculteurs parce qu'ils sont en colère,
07:35ils ont environ deux heures pour se plaindre et après c'est fini,
07:38les citoyens européens aussi qui n'ont pas vraiment le voie au chapitre.
07:42On a vu quand même deux citoyens interdits d'entrer dans leur propre pays,
07:46un Xavier Moreau, français, et Jacques Beau, suisse,
07:48censurés par l'Union Européenne au nom de l'article 215
07:51parce que ce sont des agents russes.
07:53Qu'est-ce que ça vous dit, alors vous qui êtes observateur de cet effondrement européen,
07:59qu'est-ce que ça dit aujourd'hui des institutions européennes,
08:02cette accélération de la censure et de lois de plus en plus dictatorielles on va dire ?
08:10D'abord ça me dit qu'on s'y était attendu,
08:15donc je ne suis pas tellement surpris.
08:19C'est aussi une forme d'extension du domaine de la lutte,
08:24comme aurait dit un auteur bien connu en France.
08:29Autrefois on exerçait de la censure sur l'étranger,
08:33sur les sources en provenance d'étrangers.
08:35Maintenant la censure se déplace à l'intérieur,
08:39de même qu'autrefois on colonisait des peuples exotiques
08:41et maintenant on fait de l'endo-colonialisme,
08:44on se colonialise soi-même.
08:46– C'est l'Union Européenne.
08:47– C'est l'Union Européenne, donc les indigènes c'est vous, c'est nous.
08:52De la même manière l'ennemi extérieur maintenant est intériorisé,
08:56puisque on soumet à des sanctions le colonel Jacques Baud,
09:01qui comme tout le monde le sait, est déjà dans l'Union Européenne,
09:05il vit à Bruxelles.
09:06Donc comment vous faites pour interdire à Jacques Baud l'entrée en Union Européenne,
09:11comme un vulgaire oligarque russe ?
09:13Je ne sais pas comment vous faites puisqu'il y est déjà.
09:15Bon, maintenant je ne connais pas le détail des dispositions prises.
09:21– Alors en détail, ils ne peuvent pas le faire,
09:24il faut que les pays ensuite passent des décrets.
09:26Donc c'est vraiment du déclaratif et surtout c'est toujours saisir les avoirs.
09:31C'est le principe d'aller prendre la thune et de dire casse-toi.
09:34Mais pour le moment ce n'est pas le cas.
09:36Puis il y a la CEDH aussi, ils peuvent faire appel et dire que là c'est…
09:39– Bien sûr.
09:40– Évidemment une négation des droits des citoyens.
09:42– Ce qui évidemment va donner lieu à ce magnifique effet Streisand
09:47que nos autorités n'ont toujours pas compris à maîtriser,
09:53ne savent toujours pas ce que c'est.
09:55Donc par exemple, Xavier Moreau devait s'y attendre.
09:58Il est à Moscou, il défend une ligne qui est en gros pour Russe.
10:02C'est la cerise sur le gâteau, c'est une distinction pour lui.
10:08Maintenant Jacques Beau, c'est différent parce que l'ironie de l'affaire,
10:13c'est que Beau, dans tous ses livres, si vous les avez lus,
10:16ou dans ses entretiens, c'est un homme qui est un professionnel du renseignement
10:19et non pas un agent de sécurité comme l'ont raconté certains médias de grand chemin.
10:25– Ah oui, un agent de sécurité.
10:25– En Suisse, on a dit, c'est un agent de sécurité.
10:27– Ah ben oui, c'est parti.
10:28– L'offre en prix du coin, je sais.
10:30– Un vigile de supermarché.
10:31– Voilà, ce genre de choses.
10:34Donc c'est un professionnel du renseignement,
10:36c'est quelqu'un qui sait comment récolter les renseignements,
10:40les recouper, étrier, le bon grain de le livrer.
10:42Donc c'est quelqu'un qui s'est toujours interdit, dans ses livres,
10:45comme dans ses entretiens, de citer des sources russes.
10:48Il ne cite que des sources occidentales ou ukrainiennes.
10:52Ce qui veut dire que si on veut faire taire quelqu'un qui ne cite que ça,
10:56on censure en fait ses propres sources.
10:59– C'est impressionnant, oui.
11:00– Non, c'est normal.
11:01– Mais pourquoi censurer…
11:02– Vous ne comprenez pas, vous ne comprenez pas.
11:06La secte à laquelle nous avons affaire est une secte de terre platiste.
11:10– Oui.
11:11– C'est-à-dire que, comme depuis leur point de vue
11:16qui n'est pas très haut au-dessus du sol,
11:18ils ne voient pas la courbure de la terre.
11:20Donc ils décrètent qu'elle est plate.
11:21Mais si vous vous élevez de 3 mètres au-dessus
11:23et que vous dites « Attends, attendez, je commence la voie »,
11:25eh bien on va vous couper les pieds pour que vous redescendiez à leur niveau.
11:28Donc ce sont des terres platistes.
11:30C'est une secte régressive qui est en train, en fait,
11:35de tout simplement couper les moyens de connaissance du réel qui l'entoure.
11:42– C'est la science, au nom de la science.
11:43– Au nom de la science.
11:44– C'est intéressant, Sobodan, et merci d'être là.
11:46Tu as très bien défini, effectivement, la censure qui frappe Moreau et Jacques Beaux.
11:51– Oui.
11:51– Et on voit bien que c'est deux personnalités
11:54qui ont des rôles tout à fait différents et des expertises différentes.
11:57Donc ça veut dire que ces gens tapent tout azimut sur tous les gens
12:00qui, à un moment donné, posent une analyse bien différente de l'oligarchie en place.
12:04C'est ça qui est intéressant aussi, c'est-à-dire qu'on va par tous les moyens, partout.
12:08– Alors, n'est-ce pas, le problème d'un système totalitaire,
12:13c'est que c'est une hybridation entre une créature rationnelle
12:18et une créature complètement folle.
12:21Très souvent, il frappe au hasard.
12:23Je ne sais pas, en Union soviétique, vous aviez un vieux réac comme Bulgakov
12:27qui a été censuré, mais qui a quand même publié des romans ou des pièces de théâtre
12:33qui, même dans certains pays d'Occident, auraient été considérés comme réac.
12:38Et à un moment donné, d'ailleurs, il a même été protégé par Staline lui-même
12:41parce que Staline trouvait que ses pièces étaient bien.
12:43Donc, c'est un système qui est en grande partie arbitraire.
12:47Pourquoi Beaux et Xavier Moreau plutôt que vous deux ?
12:51– Ben oui.
12:52– Parce qu'eux étaient quand même militaires de carrière.
12:56Alors, il y a peut-être quelque chose par rapport à ça.
12:57– Alors, il y a peut-être la nécessité d'intimider les militaires.
13:03Ça, c'est possible.
13:04– Parce qu'on peut se rappeler aussi Eric Dénécé qui nous a quittés prématurément.
13:09Ça fait beaucoup quand même d'alertes, de cibles.
13:15C'est assez tragique ce qui se passe en ce moment quand même.
13:18– Ben oui, c'est tragique.
13:19Mais enfin, on est quand même dans une phase crépusculaire, terminale,
13:23d'un régime qui vacille, qui n'a pas trouvé d'autres moyens
13:27de se protéger de la réalité extérieure que de fermer les rideaux.
13:31Donc, tout est logique, tout est normal.
13:35– Rien ne m'étonne.
13:37– Alors, je voudrais présenter notre invité, Gabriel Decroix.
13:40Bonjour, comment allez-vous ?
13:41– Ben très bien.
13:42– Donateur TVL.
13:43– Le micro.
13:44– Oui, le micro, Gabriel, s'il vous plaît.
13:46– Merci d'être là avec nous.
13:47Qu'est-ce que vous… votre avis, vous, sur cette question-là ?
13:50– Ben moi, je ne suis pas surpris.
13:52Est-ce qu'on m'entend bien ?
13:53– Oui, oui, vous en avez parfaitement.
13:54– Donc, qu'on cherche à faire taire des citoyens dissidents.
14:00On voit que la République française et puis plus largement l'Union européenne est aux abois
14:06parce qu'elle sent qu'il y a de plus en plus de prises de conscience d'actions dissidentes.
14:14Et donc, dès qu'il y a une tête qui dépasse, ils essayent de la couper.
14:19Vous avez parlé de totalitarisme, donc on peut parler de soft totalitarisme.
14:25– Pourquoi soft ?
14:25– Totalitarisme doux parce que, pour l'instant, on n'interne pas, on ne parque pas dans des camps.
14:35– Alors, il y a eu des appels à la déportation des Russes par un ancien de l'OTAN, là, récemment.
14:41Donc, non, non, la dérive est totale.
14:43Il y a eu les comptes bancaires fermés.
14:45– Oui, le gel.
14:46– Il y a l'interdiction de territoire.
14:47Il y a eu des chaînes, des médias qui ont été censurés.
14:51Ça fait beaucoup, quand même.
14:52Donc, le soft, je…
14:53– Mais peut-être qu'on va vers le totalitarisme dur.
14:57– Ah ben, clairement.
14:57– Mais je pense qu'on est déjà dans un totalitarisme, mais qui est doux et qui n'a pas son nom.
15:04– La démocrature.
15:04– Oui, la démocrature.
15:05J'aime bien ce terme pour qualifier un régime qui est démocratique.
15:10Enfin, en tout cas, qui a l'appellation de démocratie, mais qui, dans la méthode, est en fait autoritaire et dictatoriale.
15:21– J'ai une question pour Slobodan, en fait, parce que par rapport à la dérive totalitariste, il y a aussi la question de la situation en Ukraine.
15:29Évidemment, on voit bien que tout vient de là et que l'accélération vient de cette guerre en Ukraine avec l'idée que l'OTAN, l'Union européenne, ne peut pas perdre.
15:37Et donc, il faut tout faire pour expliquer que la défaite ukrainienne n'en est pas une et donc quitte à aller à l'escalade.
15:43Est-ce qu'aujourd'hui, les responsables européens, même s'ils n'ont pas d'énergie, pas de ressources naturelles, pas d'armes, sont prêts à l'escalade ?
15:52Est-ce que c'est ce qu'ils veulent ou bien est-ce que c'est du bluff ?
15:55– Alors, d'abord, je me permets de contester le début de cette présentation, de cette introduction.
16:00Ça ne vient pas de la guerre d'Ukraine.
16:03Tout confluait déjà vers la guerre d'Ukraine.
16:04– Oui.
16:05– Donc, la guerre d'Ukraine n'est pas une cause, mais une conséquence, selon moi.
16:09Parce que ça fait quand même un moment que je l'observe, j'observe toutes ces choses-là.
16:14Dès que les troubles ont commencé en 2014, enfin, fin 2013, en fait, en Ukraine,
16:20il était évident que si ce coup d'État, parce que c'était un coup d'État violent, réussissait,
16:25on allait avoir une déstabilisation qui allait faire remonter des vieux stéréotypes de confrontation avec la Russie,
16:34puis avec l'URSS.
16:36À l'époque, donc avant tous ces événements, à l'époque, donc en 2014,
16:41j'avais écrit un petit essai qui a pas mal circulé, qui s'intitulait le syndrome Tolstoyevski,
16:49où j'observais déjà que le problème de l'Occident, de l'Europe de l'Ouest avec la Russie,
16:56c'était pas un manque de volonté de savoir, mais un excès de volonté de ne pas savoir.
17:01– Clairement, oui.
17:02– Donc, déjà à l'époque, il fallait fermer les rideaux,
17:06faire taire ceux qui faisaient résonner une autre voix.
17:10Ensuite, il y a eu cette guerre, mais je vous rappelle aussi qu'en 2022 déjà,
17:14donc dès que la guerre a commencé, il y a eu deux journalistes européens
17:19qui ont été frappés de sanctions, non pas par l'Union Européenne, mais par leur propre pays.
17:24L'un, l'une, c'est Alina Lipp, qui est une jeune journaliste allemande,
17:28dont on a aussi bloqué les comptes,
17:30et l'autre, c'était Graham Phillips, qui était un journaliste britannique,
17:33avec des mesures qui sont absolument des mesures policières.
17:36– Oui.
17:36– Donc, tout de suite.
17:37– Pourquoi ? Pas parce qu'ils avaient colporté des mensonges,
17:42simplement parce qu'ils faisaient leur travail, mais du mauvais côté de la ligne.
17:45Uniquement ça.
17:47Donc, c'est vraiment casser le thermomètre.
17:49Mais cette nécessité, ce besoin de casser le thermomètre
17:54ne remonte pas à 2022, en février 2022.
17:56Je veux dire, j'allais dire, ma vie d'adulte, j'observe,
17:59moi qui suis né dans un système socialiste est-européen,
18:04je vois la course à la bolchevisation de l'Europe de l'Ouest.
18:11Enfin, toute ma vie d'adulte a été ça, quoi.
18:14Donc, rien ne m'étonne.
18:16C'est pour ça que j'ai fait cette chronique des temps,
18:20pour dire, mais attendez les gars, tout ça on l'a déjà vu.
18:22– Pas de nouveau.
18:22– Pas de nouveau.
18:23– Bon, on va passer maintenant à la nouvelle rubrique,
18:26on va aborder encore tous ces sujets.
18:28Le grand déballage. Allez.
18:30– Chers amis, c'est la séquence du grand déballage
18:38avec ce blan des sports.
18:39On a déjà un peu à empiéter, il y a plein de choses,
18:42mais avant toute chose, on présente bien sûr
18:44le livre des 10 ans de l'Antipresse, chers amis.
18:47Voilà, je vous invite, bien entendu, à vous le procurer.
18:49On peut se procurer ce livre-là ?
18:52– Sur antipresse.net, sur notre site.
18:54– Eh bien voilà, c'est les 10 ans, rapidement, ce livre-là.
18:57Quelle est la genèse ?
18:59– Eh bien tout simplement, ça fait 10 ans que l'Antipresse existe
19:02et que toutes les semaines, tous les dimanches matins,
19:04nous livrons notre grain de sel sur les événements.
19:08C'est une publication qui a pour vocation,
19:13non pas d'ajouter au bruit, mais plutôt de faire baisser le bruit
19:16et d'extraire le sens des choses,
19:19selon le mot d'ordre que j'ai retenu dès le début de Victor Hugo,
19:23de voir dans les choses plus que les choses.
19:24et nous sommes donc un média de format moderne,
19:30mais d'expression écrite.
19:32Ça fait donc 10 ans, pratiquement 5000 articles, 5000 essais,
19:37pas des petits articles, pas des brèves, 5000 articles de fonds
19:40qui n'ont été disponibles que pour leurs abonnés au format électronique.
19:45Et maintenant, pour la première fois, il y a une toute petite sélection,
19:47environ 1% de tout ce que nous avons fait, 1%,
19:49qui est parue sous ce format de livre,
19:52pour qu'on puisse un petit peu prendre connaissance
19:54de cette énorme entreprise qui est une chronique des temps,
19:59sur abonnement, mais qui a une constance.
20:03Enfin, je suis obligé de le dire, on n'a pas raté un dimanche,
20:06on ne s'est pas répété une fois, on n'est même pas un service public.
20:08Le service public, il fait du réchauffé en été.
20:10Nous, on ne fait que du chaud.
20:11– Que du chaud ?
20:12– Que du vrai.
20:12– Ça me pose la question, bien entendu, là-dessus,
20:15sur le journalisme, Charles Tobodan,
20:17parce que c'est une vraie question de fond,
20:18aujourd'hui c'est une question centrale sur l'information des citoyens,
20:21on le voit bien, et la propagande,
20:22tu as parlé de l'audiovisuel public notamment,
20:24est-ce que le journalisme contemporain est-il devenu incapable,
20:28à un moment donné, du temps long, de la réflexion du temps long ?
20:31Je parle des médias de grand chemin, bien entendu,
20:34je ne parle pas de l'antipresse qui se positionne bien autrement.
20:36– Alors, je pense, ayant connu un tout petit peu la profession,
20:43l'ayant fréquenté ici ou là, que ce n'est pas le problème du temps.
20:48Il y a des gens qui prennent énormément de temps pour pondre de la merde.
20:52– C'est vrai.
20:52– Et il y a des gens qui font très vite de très, très, très bonnes analyses.
20:58Le problème, c'est la sélection.
20:59Le problème, c'est qu'on a eu, dans ce domaine comme dans d'autres,
21:05une sélection qui est une sélection de complaisance.
21:09C'est une sélection de la conformité, de la complaisance, du calibrage.
21:16C'est-à-dire, il ne faut surtout pas que tu dépasses.
21:20Moi, je me souviens qu'au temps de mes études,
21:23j'ai quand même vu un peu passer tous ces gens-là.
21:26Et tout d'un coup, je vois un tel ou une telle qui se retrouve
21:28chef de rubrique dans une télévision ou dans un journal.
21:32Puis je dis, ah non !
21:35– C'est de la sélection naturelle.
21:39– Non, mais très, très bien comme boulanger ou comme livreur
21:43ou comme, je ne sais pas, un métier manuel, il y aurait été.
21:46Mais le gars, il n'est pas à sa place.
21:48– Mais est-ce que…
21:49Il y a une question qui m'intéresse justement
21:52par rapport à ce que tu disais sur le fait d'avoir vécu sa jeunesse
21:57dans un satellite de l'Union soviétique ?
22:00Quelles leçons on a à recevoir justement de ces régimes-là,
22:04de la chute de ces régimes ?
22:05Est-ce qu'aujourd'hui, il n'y a pas des points sur lesquels
22:07on pourrait appuyer pour aller plus vite et se débarrasser
22:09de ce progressisme qui tend vers le soft totalitarisme,
22:16mais dangereusement présent quand même ?
22:18Est-ce qu'il n'y a pas là une méthode qu'on pourrait utiliser ?
22:22– Il y a la méthode, Julius et Voila.
22:24Et Voila disait qu'il faut chevaucher le tigre.
22:27C'est-à-dire que si le phénomène est emballé,
22:30il faut lui monter sur le dos et encore le pousser.
22:33Il faut qu'il aille…
22:34– C'est un peu ce qui se passe tout seul.
22:36– Là, il n'y a pas besoin.
22:37Et je pense qu'on ne peut pas le freiner non plus.
22:39– Non, là, c'est parti.
22:40– On ne peut pas le freiner et disons le fouetter,
22:42le cravacher, ce n'est pas la peine.
22:43– Donc la seule chose qu'on puisse faire, à mon avis,
22:46c'est de se mettre un tout petit peu en retrait,
22:49se verser un bon whisky et observer.
22:51– On va avoir des problèmes.
22:52On va vraiment avoir des problèmes, je t'assure.
22:54On va avoir des problèmes.
22:54Les gens, le whisky, je rigole.
22:56– Pardon, voilà.
22:56– Non, non, non, je rigole, je plaisante.
22:58– Un thé vert.
22:59– Un petit thé vert ira très bien.
23:01– Walk aux agrumes, aux agrumes walk.
23:03– Voilà, voilà, un rooibos, un rooibos.
23:05– Et donc, le temps de recul, d'accord, mais…
23:08– Oui.
23:09Alors, c'est quelque chose qui est spectaculaire
23:13dans le journalisme, deux choses qui sont spectaculaires.
23:14D'abord, aucun recul.
23:17Moi, j'essaie toujours, c'est pour ça que nous sommes hebdomadaires
23:20alors que tout ce qui est sur Internet publie au fil du temps,
23:23et nous, on ne publie que le dimanche matin,
23:25il n'y a rien entre deux.
23:26C'est parce qu'on se dit, attends, jusqu'à dimanche,
23:28on a le temps de réviser, on a le temps de réécrire,
23:31ou bien on a le temps de renvoyer cet article
23:32parce qu'il n'y en a pas les bons éléments.
23:34Nous, on prend vraiment tout le recul nécessaire
23:36alors qu'on est à peu près une chronique des temps.
23:39On ne parle pas de choses du 18e siècle.
23:40Et ça, c'est quelque chose qui, chez beaucoup de journalistes,
23:45aujourd'hui, passe pour un luxe.
23:47C'est un luxe.
23:48La deuxième chose qui frappe, ici en Europe, plus qu'aux États-Unis,
23:52c'est qu'autrefois, le journalisme, c'était comme d'ailleurs
23:56l'écriture romanesque, c'était une affaire d'auteur.
24:00– Oui, oui.
24:01– C'était une affaire de personnalité qui avait leur culture,
24:04leur signature absolument reconnaissable.
24:07Henri Béraud, c'est quelqu'un, les grands écrivains étaient reporteurs.
24:13Les reportages de Simenon à travers l'Europe,
24:15d'ailleurs l'Europe qui était en crise juste à la veille de la Deuxième Guerre mondiale,
24:19ça vaut la peine de relire Sa Majesté la Douane,
24:22je crois que c'est comme ça que ça s'appelle,
24:23il y a un grand reportage dans toute l'Europe de Simenon,
24:25ce sont des observations d'auteurs.
24:29Et ce sont des résumés d'auteurs.
24:30Et c'est une synthèse qui est faite par quelqu'un qui sait écrire et qui sait penser.
24:33– Et des gens qui ont vécu aussi.
24:35– Et des gens qui ont un vécu.
24:36Là aujourd'hui, on a une profession qui est absolument la première
24:41à pouvoir être remplacée par les intelligences artificielles,
24:44qui sont un oxymor dans le titre, je ne sais pas si vous avez remarqué.
24:49Donc, c'est là le problème.
24:52Et en plus, quand vous avez un peu affaire à eux,
24:56et que vous soulevez vos objections quant à leur manière de travailler,
25:00ils vous répondent en en rajoutant, ils veulent encore être plus uniformes,
25:06être encore plus transparents, encore plus méconnaissables,
25:10syntaxiquement, stylistiquement, et surtout, évidemment,
25:13pour le plan des idées.
25:14Il ne faut pas que quelqu'un ait des idées.
25:15– Moi, ce que je trouve quand même le plus tragique,
25:18c'est à la fois journalistiquement parlant, mais politiquement parlant,
25:21c'est la lâcheté.
25:22Les gens qui ont peur de prendre la parole,
25:24alors que leur métier, justement, c'est de les autoriser à prendre la parole,
25:28et c'est de plus en plus difficile et réduit.
25:30Eh bien, ces gens-là qui ont le droit à la parole ne la prennent pas,
25:33ou la prennent pour faire de la propagande.
25:35Ça, c'est quelque chose que je ne pardonne pas.
25:37Et je trouve que…
25:38Est-ce que là, il n'y a pas quand même un vrai problème structurel ?
25:42Alors, il y a le casting, le fait de choisir les pires et les plus courtisans,
25:46les plus serviles.
25:46Mais derrière, est-ce qu'à un moment, on peut sortir de ce système-là,
25:51ou est-ce qu'il faut attendre son effondrement, comme tu disais,
25:55en sirotant un thé vert ?
25:56– À mon avis, la dureté des temps nous fera sortir de ce système.
26:01Parce que quand même, le système dont nous parlons aujourd'hui
26:04est le produit, en Europe de l'Ouest, en tout cas,
26:07de ce qu'on a appelé les Trente Glorieuses.
26:09Je veux dire, jamais nos ancêtres n'ont vécu avec le confort
26:14qui a été le nôtre, ou celui de la génération juste avant.
26:17Ça a ses avantages et ses inconvénients.
26:22Je ne juge pas, à cette époque, d'une seule pièce.
26:25Évidemment que, du point de vue d'un vieux sénateur romain,
26:30on est des ramollis.
26:31J'allais utiliser une autre expression.
26:34Nous sommes à l'antenne, on est des ramollis.
26:37Donc, on devrait coucher à la dure,
26:40on devrait participer aux travaux des champs,
26:42on devrait se nourrir de racines.
26:44– Mais, est-ce que, justement, c'est à l'image des leaders,
26:48quand on voit Kirstarmer, Friedrich Schmerz, Emmanuel Macron,
26:52ils sortent tous du même moule.
26:54On ne peut pas parler, là non plus, de guerriers ardents,
26:58de gens qui ont quelque chose à dire.
26:59On a l'impression de spectres désincarnés
27:01qui racontent à peu près tous la même chose,
27:03et plutôt des conneries.
27:05– Oui, c'est ce que j'appelle des spectres, moi aussi, cartilagineux.
27:08– Il n'y a pas d'os, il y a des cartilaires.
27:09– Oui, c'est ça.
27:10– D'ailleurs, cette description m'a fait penser à l'époque
27:14où, pour gagner ma vie en tant que jeune étudiant,
27:18j'arrosais des plantes tropicales dans une serre.
27:22Et là, ça avait ce type de mouvement que j'ai retrouvé,
27:28ce type de mouvement que j'ai retrouvé chez certains personnages.
27:31Et il y avait aussi cette caractéristique
27:34que ces plantes étaient très réactives aux substances
27:36qu'on leur versait dessus.
27:38Tout d'un coup, elles se reprennent.
27:42Donc, il y a une très grande similitude.
27:45Il y a un univers botanique à étudier dans la politique d'aujourd'hui.
27:48– Gabriel Decroix, un mot à ce sujet-là ?
27:50Alors, pas sur les plantes botaniques,
27:51mais du moins sur le sujet que nous abordons.
27:53– Ce que vous me dites, là, sur la manière dont sont
27:56nos dirigeants, nos contemporains, c'était Mathilde Panot,
27:59alors que je ne porte pas spécialement dans mon cœur,
28:01qui avait dit à l'Assemblée, nous sommes dirigés par des invertébrés.
28:05Donc, je dois lui reconnaître cette lucidité, ce beau diagnostic.
28:13Après, quelle était votre question ?
28:16– Sur la question du journaliste, la question de l'engagement,
28:19sur la question, effectivement, de s'engager, de prendre position.
28:23– Il y a l'autocensure, évidemment,
28:25parce qu'il y a le tribunal médiatique
28:29qui amène à se censurer, avec la disgrâce publique,
28:33et puis aussi les condamnations.
28:35– Les procédures baillantes.
28:37– Oui, et puis les vraies procédures judiciaires,
28:40avec des magistrats qui sont acquis à la cause des rouges.
28:46– Ça va au-delà de ça, parce qu'il y a même tout un système,
28:48en fait, de commissaires politiques qui a été mis en place,
28:51les fact-checkers.
28:52France Info, qui avait invité Aurore Berger,
28:54qui faisait la liste de tous les complotistes
28:56qui relayaient la colère des paysans,
28:58en disant, regardez, c'est des comptes d'extrême droite,
29:00et anti-vax, et c'est de l'époque du Covid.
29:02Donc, il y a des listes, clairement…
29:03– Et récemment, Béatrice Rosen,
29:05la vie Béatrice Rosen, qu'on soutient.
29:06– C'est elle que je pense, bien sûr.
29:07– Bien sûr.
29:08– Et il y a d'autres, puisque, clairement, la liste est faite.
29:11Vous avez des commissaires politiques qui sont là
29:13pour faire de l'assassinat social,
29:15en disant, attention, ces gens-là sont infréquentables,
29:17n'y allaient pas, c'est pire qu'une vache avec la DNC.
29:20C'est quand même impressionnant de voir ce système aussi
29:22de censeurs officiels, sponsorisés par le régime,
29:25le fonds Marianne et d'autres.
29:28Et là encore, c'est repris par les journalistes du système.
29:31Et tout ça, sautant entretien avec quand même
29:33une majorité de la population qui croit encore à ce système-là
29:38et qui dit, ah oui, il ne faut pas trop que j'aille voir ces gens-là,
29:40ils sont un peu sulfureux, pour ne pas dire infréquentables.
29:43– Mais c'est vrai, en fait, on a vraiment un problème
29:47qui est à la base un problème d'effondrement moral.
29:52Ça fait un peu plan-plan, vieux schnock, de dire ça.
29:55– Un sénateur romain, quoi.
29:56– Mais je veux dire, notre civilisation commence avec Antigone
30:02qui va se dresser toute seule contre un tyran,
30:05parce que le tyran n'a pas voulu donner une sépulture à son frère,
30:10qui était son ennemi, et qui lui dit,
30:12le tyran Créon, qui dit, oui, mais enfin, quand même,
30:14la raison d'État m'impose, et Antigone, qu'est-ce qu'elle lui dit ?
30:18Il dit, mais il y a des lois au-dessus des lois.
30:21Et une civilisation, qui est une civilisation debout,
30:23ne fonctionne que sur les lois qui sont au-dessus des lois.
30:27Lorsque la civilisation commence à ne se fonder que sur des lois écrites,
30:30elle est finie.
30:31– Surtout des lois de plus en plus folles.
30:32– Et qui sont folles.
30:34– La petite musique qui accompagne la fin du régime.
30:36C'est vraiment ça.
30:37– Voilà.
30:38– Aujourd'hui, on a quand même tout sous les yeux pour voir
30:41qu'il y a un emballement, il y a une folie, tu parles de secte,
30:45mais on peut parler de secte, parce qu'il y a un déni du réel,
30:48il y a une idéologie millénariste, jusqu'au bout,
30:51suicidaire, particulièrement quand on voit l'économie allemande.
30:55Et tout ça est fait avec des gens qui continuent,
30:58qui ne veulent pas s'arrêter, et qui font en sorte
31:01de n'avoir personne sur leur chemin qui pourrait les arrêter.
31:04C'est une secte dangereuse, parce que d'habitude,
31:06les sectes sont combattues, elles sont plutôt microscopiques.
31:09Là, on a l'impression qu'ils recrutent encore
31:10et qu'ils ont les moyens de faire taire les oppositions.
31:13– Alors, je vais être obligé de vous précipiter
31:17dans des perspectives historiques, un tunnel.
31:22– Ah non, non, pas de tunnel, c'est bon là.
31:23– Non, non, non, non, un tunnel historique.
31:25– Ah ici, parce que ce n'est pas possible.
31:26– Je mettrai faim au tunnel très rapidement.
31:27– Oui, ben essaye, essaye.
31:28– Je vais vous arrêter.
31:30– Parce que c'est notre manière à nous,
31:32on regarde les choses de très très loin.
31:33– Au Moyen-Âge, l'Europe a été confrontée
31:38exactement à la même secte.
31:41C'était la secte des cathares.
31:45Des gens qui étaient prêts à flanquer la société
31:48et l'humanité en l'air, y compris eux-mêmes,
31:53parce qu'ils croyaient que le monde dans lequel ils vivaient
31:55n'était pas le bon, il n'était pas bien fait,
31:57il faut le casser et recommencer.
31:59Et là, à l'époque, les pouvoirs séculiers
32:03et ecclésiastiques se sont opposés
32:05avec la dernière énergie à cette secte,
32:08parce qu'ils avaient l'intuition,
32:10les uns comme les autres,
32:12que si on la laissait faire,
32:13elle amènerait la société et les individus
32:16au suicide.
32:17Et si on regarde aujourd'hui les messages
32:19qu'on reçoit dans la culture de masse,
32:23que ce soit Netflix,
32:24que ce soit la musique pop, etc.,
32:27entre parenthèses, je fais partie, je pense,
32:29des très rares personnes
32:30qui, depuis toujours,
32:32ont voulu comprendre jusqu'aux derniers mots
32:34de toutes les paroles,
32:35de toutes les chansons populaires en anglais.
32:39Mais je le fais tout le temps.
32:41Et je ne sais pas comment je fais
32:42pour ne pas devenir fou ou me pendre.
32:44Je ne sais pas.
32:45Il y a droit, il doit y avoir une santé.
32:47– À ce propos-là,
32:48parce que c'est marrant sur la pop culture,
32:50il y a la pub Intermarché avec le loup
32:51qui utilise la chanson Le Mal-Aimé,
32:53parce que le loup est végétarien, etc.
32:54Ça aussi, ça en dit long sur le mal-aimé,
32:57sur l'inclusivité, etc.
32:59Des milliards de vues sur cette pub
33:01avec un loup qui va mourir,
33:04puisqu'il ne peut pas être végétarien,
33:06c'est un carnivore.
33:07C'est quand même impressionnant
33:08que même dans ces petits messages positifs,
33:11on a le suicide.
33:12– C'est tout.
33:13En fait, toute la culture véhicule ce message-là.
33:17Il faut être dans une contre-culture,
33:19dans une culture malheureusement minoritaire,
33:21et en plus active,
33:24c'est-à-dire consciente d'elle-même,
33:26parce que cette culture-là
33:26n'est pas consciente d'elle-même.
33:28Ceux que véhiculent vos gosses dans leur…
33:31Autrefois, c'était des appareils à cassette,
33:34maintenant c'est les…
33:36– Les podcasts.
33:36– Les podcasts et tout ça.
33:38– TikTok, c'est vraiment des messages
33:40d'autodestruction à plusieurs à la minute.
33:44Et ça, c'est encore beaucoup plus enveloppant,
33:48beaucoup plus influent,
33:50beaucoup plus pénétrant,
33:51même que les décisions politiques ou les lois.
33:56C'est ça qui intéresse.
33:56– C'est plus insidieux alors.
33:57– C'est beaucoup plus insidieux.
33:59Les gens se demandent pourquoi ils sont déprimés,
34:02pourquoi ils n'ont pas envie de faire des gosses,
34:03mais enfin, je veux dire,
34:03depuis votre naissance,
34:05combien avez-vous reçu de messages,
34:07allez, je vais dire, solaires,
34:09et combien de nocturnes ?
34:11– Oui, oui.
34:12– C'est ça, ça dépend,
34:13il faut faire le tri.
34:17Bon, alors déjà, une question au public,
34:20vous n'êtes pas suicidaire.
34:21Ça va ? Personne n'est suicidaire ?
34:23– Oui.
34:24– Voilà.
34:25– Je profite, je profite,
34:26justement, en étant public,
34:28je profite pour dire que je ne suis pas suicidaire.
34:30– Voilà, c'est un bon attention.
34:31– Merci, voilà, c'est dit.
34:34– Vous l'aurez entendu ici.
34:37– Au moins, on sait à quoi s'en tenir.
34:39– Très bien.
34:40– Ah, ah, c'est l'heure de l'appel du château,
34:43généralement, on reçoit un coup de fil.
34:47Allô ?
34:48– Oui, bonjour, monsieur le conseiller.
34:56Ah, vous regardez l'émission, vous aussi.
34:57– Oui, bon, alors écoutez, c'est vrai,
34:59on a invité un dangereux personnage, j'avoue,
35:01mais non, il n'est pas si méchant.
35:05Alors, on me dit qu'on ne peut pas parler
35:07de totalitarisme concernant la politique de progrès
35:11et d'ouverture d'Emmanuel Macron.
35:13Donc oui, ça, on le prendra en compte, évidemment.
35:16Non, mais on n'a pas dit ça non plus.
35:18Non, mais bien sûr qu'Emmanuel Macron n'est pas une tragédie
35:20et que c'est un leader solaire et lumineux.
35:22– Oui, c'est vrai.
35:24Concernant les propos anxiogènes,
35:28il trouve que c'est totalement faux
35:31de faire un parallèle entre la chute de l'Union soviétique
35:33et l'Europe actuelle.
35:36Alors, ça, j'aimerais justement qu'on en parle.
35:38Je vous rappelle, monsieur le conseiller,
35:39parce que c'est… Merci, merci,
35:40c'est toujours important d'avoir votre avis.
35:42Vous saluerez, Brigitte, de ma part.
35:43Bonsoir, au revoir.
35:47L'URSS, c'est l'U-E-R-S-S.
35:50On en parle souvent, on fait souvent le parallèle
35:52et est-ce que c'est une erreur ?
35:52– Je crois que monsieur le conseiller a raison.
35:54– C'est vrai ?
35:55– Pour une fois qu'il a raison.
35:56– Il a tout le temps raison.
35:58– Il a tout le temps, oui, pardon.
35:59– Il a pleinement raison, il faut le dire et le répéter,
36:03parce que j'aimerais bien que cette émission
36:04tourne un petit peu,
36:06qu'il n'y ait plus d'un seul passage.
36:09– Ah, oui.
36:09– Voilà, donc monsieur le conseiller a raison.
36:12On ne peut surtout pas comparer la chute de l'U-E-R-S-S
36:16avec la chute de l'URSS.
36:19La chute de l'U-E-R-S-S est beaucoup plus grave.
36:22– Vraiment ?
36:22– Oui.
36:23– Oui.
36:24– Parce qu'il n'y a rien derrière et il n'y a pas d'ailleurs.
36:28– Eh oui.
36:29– L'URSS, quand elle s'est effondrée,
36:31les gens avaient l'idée d'un ailleurs.
36:33Les gens se disaient…
36:33– Ouest.
36:34– Ouest, voilà.
36:36Il y a moyen de vivre libre,
36:37d'avoir sa petite famille, sa petite voiture,
36:39ses petites vacances,
36:41de se déplacer où on veut et quand on veut.
36:43Ce système où nous sommes s'effondre,
36:45tant mieux, nous avons un avenir de rechange.
36:48Les gens d'Europe de l'Ouest,
36:50dans une espèce d'énorme paradoxe suicidaire,
36:53énorme paradoxe suicidaire,
36:57vivent dans l'idée qu'ils sont à la fois
37:00dans le meilleur système qui existe
37:02et qu'à la fois, il n'y a pas d'avenir.
37:06– C'est quand même extraordinaire.
37:07– C'est impressionnant.
37:08– Est-ce qu'il faut…
37:09– C'est vrai, c'est vrai.
37:11– Non, non, mais c'est vrai.
37:12– Sur la question des messages suicidaires de l'avenir,
37:15il y a quand même, quand on voit d'ailleurs
37:17le délire climatique de l'Union européenne,
37:19qui est maintenant le seul petit îlot
37:21qui fait le délire sur le carbone, etc.
37:24Tout le monde a lâché.
37:25Trump a dit non, non, le pétrole, c'est le dollar,
37:27le dollar, c'est le pétrole,
37:28on va arrêter avec le carbone, c'est de la merde.
37:30L'Europe continue, accélère.
37:32Là, on a eu encore un commissaire européen
37:34sorti d'une manche qui a dit
37:35c'est super, on a notre plan de décarbonation
37:37de l'industrie européenne, blablabla,
37:38avec des mots-clés de McKinsey, etc.
37:41Tout le monde, le reste du monde,
37:42on en a, mais alors, plus rien à faire.
37:44Les Chinois ont pris de l'avance sur l'électrification, etc.
37:47Les Américains, eux, font du pétrole comme d'habitude.
37:49Et les Européens ont décidé, eux,
37:51de ne plus rien faire, enfin, de faire en sorte
37:53qu'on soit tous dans une petite maison en carton
37:57sur un trottoir à manger des cafards.
37:59Parce que ça, au moins, ce sera un bilan carbone neutre.
38:01– Oui.
38:02Et là, on revient à la secte.
38:05Ça, c'est du catharisme pur.
38:06C'est-à-dire que tant qu'il y aura encore
38:10une molécule de CO2 quelque part dans l'atmosphère,
38:13on va continuer.
38:15C'est pas la peine de leur expliquer
38:16que sans le dioxyde de carbone,
38:19ces plantes qui, d'ailleurs, sont en plastique.
38:21– Oh, mais non !
38:22Mais non, ce modèle, il fallait pas le dire.
38:25– Non, on va pas être content.
38:28– Oh là là, mon Dieu !
38:29– C'est le parallèle avec les dirigeants et la botanique.
38:31– C'est en plastique, ouais.
38:32– Les plantes en plastique.
38:33– C'est comme le Conseil européen, c'est en plastique, c'est pareil.
38:35– En fait, non, non, non, on reprend.
38:38Cette plante est conforme au plan.
38:41Elle, elle va survivre sans le dioxyde de carbone.
38:44S'il était naturel, elle ne survivrait pas.
38:46– Ben voilà.
38:46– Sans le dioxyde de carbone.
38:47Mais, je veux dire, tous ces gens qui prêchent ça…
38:50Al Gore, vous vous souvenez ?
38:51– Oui, Al Gore, oui.
38:52– Bon, maintenant, si on se le repasse…
38:54– Paris, il va être sous les eaux, je crois, en 2018.
38:56– Voilà.
38:57Barack Obama qui se construit sa résidence pied dans l'eau,
39:00tout en annonçant que ça va monter, n'est-ce pas ?
39:02Mais enfin, d'abord, on se demande,
39:05est-ce que ces gens se moquent de nous ou est-ce qu'ils se moquent de nous ?
39:07– Ça, c'est une vraie question.
39:08– On ne sait pas, peut-être que non.
39:10– Alors, avec Epstein, avec les mails quand même dans l'affaire Epstein, etc.,
39:13on voit qu'ils se moquent quand même globalement de nous
39:15et qu'ils nous traitent comme du bétail.
39:16– Oui, oui, ça, c'est vrai.
39:18Là, il faut bien dire que Wikileaks nous a rendu un fier service depuis longtemps,
39:22mais personne n'a la patience de lire ces mails.
39:24– Et puis, les médias ne font pas le boulot, cette madame aussi.
39:26On aurait pu avoir des sujets intégraux.
39:28– Ils ne sont pas là pour faire le boulot.
39:30– Mais c'est vrai, mais mince, j'avais oublié.
39:31– Ils sont là pour empêcher les gens.
39:33– Oui, oui, ils sont là pour…
39:35– Gabriel, vous aviez…
39:36– Je voulais réagir par rapport à l'écologie et politique.
39:39Le dernier sommet, c'était la COP25, je crois.
39:42– Au Brésil.
39:43– C'était au Brésil, oui.
39:43– Oui, justement, il est ressorti qu'en fait,
39:48on avait fait trop d'efforts pour ne pas assez de résultats,
39:52pour essayer de réduire les émissions de carbone
39:56et que finalement, il faudrait davantage se tourner
39:59vers la réduction des émissions de méthane.
40:02– Les vaches, les vaches, nous émis les vaches !
40:05– On y est, justement.
40:06Et c'est peut-être pour ça qu'il y a un tel zèle à tuer des vaches.
40:10– Il y a un rapport de la Cour des comptes en France de 2023
40:13qui montre qu'il faut absolument réduire le cheptel français
40:17et pour le climat et parce que les Français mangent moins de viande
40:19et que c'est très bien comme ça.
40:21Et on voit d'ailleurs que c'est un projet.
40:24Il y a eu les Pays-Bas avant la France.
40:26– Oui, il y a trois ans.
40:27– Il était d'une violence sans nom contre les éleveurs.
40:29– Oui.
40:29– Donc, il y a quand même un projet global de dire,
40:32voilà, vous devez arrêter avec les éleveurs.
40:34– Je vous permets, on va passer à la prochaine séquence.
40:35– Attends, mais il voulait dire quelque chose.
40:37Rapidement, mon cher Souvent.
40:38– Très, très vite, c'est qu'on a ce paradoxe qui est comique.
40:42C'est qu'effectivement, on est une toute petite partie de l'humanité
40:46qui prend des mesures qui n'ont de sens que si elles sont globales et planétaires.
40:50– Ça ne marche pas ?
40:50– Et quand vous leur posez la question,
40:53parce que j'ai eu des confrontations avec des activistes dans ce domaine.
40:57– On va en parler dans un instant.
40:58– Des scientifiques.
41:00Et je leur dis, mais vous allez faire comment
41:01pour persuader les Chinois de faire comme vous ?
41:03Ou les Indiens ?
41:04Vous êtes allé en Inde ?
41:05Vous avez vu ce qu'ils font, les milliards d'Indiens ?
41:07Où est-ce qu'ils font ?
41:07Enfin, où ils font…
41:08Enfin, ce qu'ils font.
41:09– Oui.
41:10– Vous avez vu ce qu'ils font ?
41:10– New Delhi, c'est irrespirable de pollution, par exemple.
41:13– Comment vous allez faire pour leur expliquer ?
41:14Ah, mais nous allons montrer l'exemple.
41:16– Voilà, montrons l'exemple.
41:16– En tout cas, nous, on va le montrer l'exemple.
41:18On va continuer dans l'émission,
41:19parce que là, chers amis, on parle des peuplements.
41:21Eh bien, c'est justement leur décompte, les amis.
41:30Chers amis, merci d'être sur la Générale.
41:33Partagez, likez, merci beaucoup.
41:35Leur décompte, une fois n'est pas coutume.
41:36On va ressortir une séquence dont le héros principal,
41:40c'est Slobodan Despot.
41:42On la regarde ensemble et on la commente après.
41:44– Et monsieur Lévy, j'ai juste une recommandation à vous faire.
41:46Vous cherchez une stature de sauveur, de rédempteur.
41:50Mais enfilez un gilet jaune.
41:51– J'ai passé l'âge de me chercher.
41:54– Vous voulez combattre la dictature ?
41:55Enfilez un gilet jaune.
41:56– Mais Karl Lagerfeld l'a déjà fait, il va pas en plus 6 mètres.
41:59– Allez prendre la tête d'une vraie manifestation.
42:01On vous tirera dessus à bal réel, fustel en caoutchouc.
42:03Vous ne risquerez que de perdre un oeil.
42:05Et à ce moment-là, vous entrerez enfin dans l'histoire
42:06comme vous rêvez de le faire.
42:08Parce que jusqu'ici, vous n'avez pu plus prendre que des tartes à la crème.
42:11– Au moins, au moins joli.
42:13Bravo.
42:14– Ce moment-là, c'est rigolo parce qu'en préparant cette émission,
42:17cette séquence, elle ressort sur les réseaux depuis quelques jours.
42:20Elle était sur la RTS.
42:22Là, BHL quand même, c'était…
42:24Il y en a un qui a dit que tu l'avais coupé.
42:26Je reprends le tweet d'un tweetos notamment,
42:29en disant qu'il avait coupé BHL notamment.
42:31Tu l'avais…
42:32C'était pas mal.
42:33– Je ne l'ai pas interrompu.
42:34– Oui.
42:35– Je ne l'ai pas interrompu, non.
42:36Il était venu, c'était en 19, je crois.
42:38Il était venu faire la promotion de deux pièces de théâtre
42:41sur le pro-européenne.
42:44– Hôtel Europe.
42:45– Hôtel Europe.
42:45– Ah oui.
42:46– Dont deux représentations étaient prévues en Suisse.
42:49Alors la télévision de service public suisse lui a déroulé le tapis rouge
42:53pour qu'il puisse venir faire la promotion de ces deux pièces de théâtre,
42:56de ces deux représentations.
42:58Et finalement, ils ont été toutes les deux annulés
43:00parce que personne n'y est allé.
43:01– C'est ça.
43:02Moi, je l'ai vu.
43:03J'ai vu Hôtel Europe parce que j'étais invité.
43:05Et c'était Jacques Weber qui était dans le rôle-titre qui jouait BHL
43:09puisque BHL, après, jouait le rôle.
43:11Et il se mettait à poil, il se mettait dans le milieu noir.
43:13Il y avait quand même de l'effort.
43:14La salle était à moitié vide
43:15et il devait y avoir trois mois de représentation.
43:18Ça a duré deux semaines.
43:19– Voilà.
43:20Et c'est tragique.
43:22Moi, ça me dérange un peu que cette séquence,
43:24elle ressurgit, elle tourne, enfin tout ça.
43:30Toute l'émission en question est intéressante
43:32parce que ce qu'il dit et la manière dont il le dit,
43:35c'est vraiment une illustration de tout ce qu'on a dit au début.
43:38C'est-à-dire, enfermons-nous dans notre petit monde.
43:41Mais ce qui me gêne, c'est qu'on a l'impression
43:43que j'ai fait de la polémique.
43:44Je n'ai pas du tout.
43:45Ce que je lui ai dit était au premier degré.
43:47C'est-à-dire que j'ai une véritable compassion, moi,
43:49pour Bérard-Henri Lévy.
43:50C'est un homme ?
43:51Non, mais si…
43:51– Mais quelle grandeur d'âme, c'est pour ça qu'on…
43:55– T'es allé un peu loin.
43:55– Vous vous rappelez ce film avec Pierre Richard
43:59qui s'appelait Le Jouet ?
44:00– Oui.
44:00– Pierre Richard faisait Le Jouet pour un gosse de riche.
44:05– Oui.
44:06– Le gosse de riche, c'est BHL.
44:07C'est quelqu'un qui est né sans avoir jamais besoin de travailler,
44:13fils d'un magnat de l'exploitation de bois précieux,
44:16c'est-à-dire d'un oligarque colonial
44:20qui lui laisse une énorme fortune,
44:24qui lui permet de développer et de financer
44:26des idéologies maoïstes, enfin gauchistes,
44:29de tout le monde.
44:29– Les conservatrices surtout.
44:31– Peu importe.
44:31– Les nouveaux philosophes, c'était quand même
44:33une tête de pont de la CIA.
44:35– En plus, alors, mais il a toujours eu besoin,
44:40et c'est pour ça qu'il faut regarder ce que font les gens
44:42du point de vue de leur motivation intérieure,
44:46et non pas des idées préconçues.
44:49– Oui, alors évidemment, c'est le porte-parole de la CIA,
44:52mais la motivation intérieure, c'est je veux exister.
44:55Je veux exister.
44:56Et moi, j'ai senti le besoin de cet homme d'exister absolument,
45:01ne serait-ce que durant les 45 millions de cette année.
45:02– C'est vrai, rentrez dans l'histoire, c'est ce que vous dites.
45:04– Entrez dans l'histoire.
45:04– Et pas seulement pour les tartes à la crème,
45:05à chaque fois qu'il sortait.
45:06– Parce que ça, c'était chouette.
45:09Quand Noël Godin l'entartait, tu disais,
45:11au moins il sert à quelque chose, BHL.
45:12Maintenant que plus personne l'entarte,
45:14il ne sert plus à rien, c'est triste, c'est chiant, c'est nul.
45:16– Et même lui, ça doit le déprimer.
45:17– Mais je pense, parce qu'il y a plein de vidéos,
45:20il était fier, il disait, oh merde !
45:22– C'est fier, mord !
45:23– Il y en avait partout.
45:24Mais là, si quelqu'un entartait BHL,
45:26il finira en garde à vue, il prendrait un amptôle.
45:28– Aujourd'hui, c'est très risqué.
45:31Ce n'est plus le même régime.
45:32– Non, d'ailleurs, en parlant de régime,
45:34on va voir une vidéo merveilleuse.
45:36Et puis en parlant de ville intérieure aussi,
45:39on va voir Aurore Berger ouvrir des huîtres.
45:40– Et Gaby Bertrand faire des autoponeuses.
45:42– Et Gaby Bertrand faire des autoponeuses.
45:44– Vous allez voir ça.
45:46– C'est méga triste.
46:10– Voilà ce qu'on a pour 2027, concrètement.
46:11Il y avait Burger King, Gaby Bertrand en avait une.
46:14– On ne l'a pas fait parce qu'il fait son burger.
46:15– Le burger King, avant l'autoponeuse, il fait…
46:18– Sobodan, ton regard sur cette politique française,
46:20peut-être que c'est pareil en Suisse, je ne sais pas.
46:21Mais ici, nous, on a ça.
46:22– Je ne sais pas ce qu'on a en Suisse.
46:24– Il y a encore moins que ça, c'est-à-dire que ça n'existe pas à la police.
46:27– Autant que ça, quand même.
46:27– Il n'y a pas d'huîtres ?
46:28– Non, si, si, si, si.
46:30– Il n'y a pas Orberger non plus.
46:31– Oui, il n'y a pas Orberger.
46:32Et là, vous perdez quelque chose.
46:33– Non, mais ici, vous avez la marée nationale, je veux dire.
46:36– Oui, oui, oui.
46:36– Nous, on doit importer les huîtres.
46:38Donc, c'est plus luxe.
46:40En même temps, on s'attend à ce que les Français, en général,
46:43de naissance, sachent ouvrir les huîtres.
46:45– Ah, ça…
46:46– Il y a des accidents…
46:47– Il y a l'heure dans le public qui sait ouvrir les huîtres ?
46:49– Oui, qui sait bien…
46:49– Qui sait ouvrir les huîtres dans le public ?
46:51– Qui sait ouvrir les huîtres ?
46:52– D'accord, ok, on n'est quand même pas…
46:53On est sur moite-moite, hein ?
46:54– Oui, mais ce n'est pas évident, ce n'est pas facile.
46:56– Ce n'est pas évident, ce n'est pas évident.
46:57– Non, sinon, ça finit aux urgences, c'est SOS main, après.
46:59– Ça s'apprend.
46:59– Donc, voilà, quand même, ces ces cas, ce sont incroyables.
47:02On en a pris deux, on aurait pu en prendre dix,
47:04parce que c'est tous les jours comme ça, tout de même.
47:06C'est l'effondrement total.
47:08C'est prendre les gens pour les abrutis, en plus,
47:09parce que c'est penser qu'à un moment donné,
47:11le citoyen, l'électeur, va arriver à porter quelques crédits
47:15à quelqu'un qui ouvre des huîtres ou qui fait le tour de tamponneuse.
47:16– Alors, c'est le problème de leur propre compréhension du monde,
47:20c'est-à-dire que vous avez une fonction sacerdotale,
47:23pratiquement, quand vous êtes responsable politique,
47:25dans n'importe quelle société, quelle qu'elle soit,
47:28c'est une fonction qui exige une certaine dignité,
47:30une certaine distance.
47:33Et là, tout ce qu'ils veulent, c'est faire croire,
47:35et en plus, c'est tellement peu convaincant,
47:39faire croire qu'ils sont comme tout le monde.
47:40Ils ne doivent pas être comme tout le monde.
47:42Un magistrat ne doit pas être comme tout le monde.
47:45Il ne doit pas être vu en train de partager le bout de gras
47:49avec l'avocat de la partie adverse.
47:51Le journaliste ne doit pas être vu en train de manger avec un ministre,
47:55etc., etc., etc., alors que tout le monde veut être copain avec tout le monde.
48:00Et c'est vraiment une entropie sociale.
48:02C'est une entropie, c'est-à-dire que ceux qui devraient être au-dessus de la mêlée
48:05ou en dehors se mettent dedans, alors qu'en même temps,
48:08il y a des couches entières de la population qui ne sont tout simplement plus en jeu.
48:12Elles n'existent pas.
48:13C'est un effondrement, qu'est-ce qu'il faut dire ?
48:17Il faut quand même l'observer, il faut prendre son thé vert
48:19et continuer d'observer ces choses.
48:23Gabriel, rapidement, là-dessus.
48:24– Est-ce que vous pourriez situer à quel moment était cette petite course ?
48:30– C'est intemporel, il n'y a pas longtemps cette semaine.
48:33– C'est pour les municipales, il lance sa campagne présidentielle,
48:38donc ça y est, c'est parti.
48:39– Monsieur le 17%.
48:41– Non, mais je parle d'Aurore Berger.
48:44– Oui, c'est pareil, c'était cette semaine.
48:45– Peut-être pour se vider la tête, après, c'était il y a deux, trois semaines,
48:48elle a été chahutée, c'était au Palais des Sports, lors d'une grande soirée du JDD
48:54où elle a été chahutée parce qu'elle était face à Claire Géronimie
48:59qui disait qu'elle n'avait rien fait après le viol.
49:03– Et là, encore une fois, menti en public, tranquillement,
49:06en disant que ce n'était pas vrai, alors qu'elle a pris la main dans le pot.
49:09– Eh bien voilà, allez.
49:10– Bon, c'est la minute mainstream.
49:13– C'est la minute mainstream, c'est beau de se glisser dans ses habits soyeux,
49:17c'est bien ces habits.
49:19– Ça fait plaisir.
49:19– Nicolas, de quoi parlons-nous cette semaine ?
49:27Nous parlons des vaches.
49:28Moi, tu sais, je suis devenu végétarien, je ne mange plus de viande
49:32et je trouve que c'est une bonne chose de dépeupler le cheptel
49:35et peu importe que ces agriculteurs pro-russes vocifèrent
49:39et balancent du fumier sur les préfectures,
49:41j'espère qu'ils finissent en garde à vue.
49:43– Bien sûr, je pense que le préfet de l'Ariège, d'ailleurs,
49:45a eu la bonne technique, la bonne réponse.
49:48Parce que, rappelle-toi, ce préfet dans le Pas-de-Calais
49:51qui s'est permis de faire marcher le petit chef suprême,
49:54notre petit chef suprême, ce petit bonhomme,
49:56500 mètres sous la pluie, il a été démis.
49:58Et grand mal lui en a fait, donc l'émérite,
50:03l'émérite préfet de l'Ariège, lui,
50:05a pris les choses en main et les pro-russes,
50:07les bots, les proxys, tous les casseurs,
50:09l'extrême-gauche, c'est tout, qui est zoné dans cette ferme,
50:11eh bien, je trouve qu'à un moment donné,
50:12il fallait les dégager.
50:13Voilà, donc, bonne solution.
50:15– Très bonne solution.
50:16Aussi, je trouve qu'Emmanuel Macron gère très bien
50:19cette fin de mandat en choisissant les priorités
50:21et c'est vrai que l'ingérence russe est partout.
50:24– Bah oui, partout.
50:26– C'est-à-dire, je ne sais pas si tu as fait un audit
50:28de nombre d'ingérences que tu peux avoir dans ta vie,
50:31mais une ampoule qui claque, il y avait une panne d'électricité
50:35récemment dans les locaux.
50:37Est-ce que là, il n'y a pas la main russe
50:39qui est systématiquement derrière chaque emmerdement du quotidien ?
50:42– Je suis allé dans un marché de Noël ce week-end
50:44et là, je vais dans une petite boutique artisanale, Alexis Poulin.
50:48Une petite boutique artisanale d'un petit village héroleté de rien.
50:51Et là, je vois des poupées russes.
50:53Des poupées russes !
50:54Des poupées russes à côté de Pierre de Bonnard.
50:56– Ça n'arrêtera jamais !
50:57– Monsieur, là, ça va trop loin.
50:59– En même temps, le marché de Noël, c'est néo-nazi.
51:01– Alors, la préfecture, oui, il y a des poupées russes
51:03chez l'artisan local.
51:04Alors là, il faut que tu avonies, bien sûr,
51:05deux camions de CRS, on interpelle tout le monde,
51:07on met les pinces.
51:08Au revoir, merci.
51:09Ingérence russe, réglée.
51:10Merci beaucoup.
51:11– C'est des amis qui m'ont servi de la vodka.
51:13– Un scandale.
51:14– Un scandale, c'est un bruit, dénoncé, vraiment.
51:16– C'est fait, c'est fait, c'est fait, immédiatement.
51:18Non, bon, alors, heureusement qu'on en est là.
51:20– Bah oui.
51:21– Un message peut-être de Concorde pour cette fin d'année
51:23aux Français qui s'inquiètent de leur pouvoir d'achat.
51:26Bon, on va peut-être arrêter de pleurer, les Français.
51:28– Oui, il faut arrêter de pleurer, là, maintenant.
51:29Ça suffit.
51:30On nous dit, tout le monde nous dit, Roland Lescu,
51:32Roland Berger et les autres nous disent que le pouvoir d'achat
51:34est en train de remonter, ne baisse plus, du moins,
51:37que l'emploi est en train de remonter de façon fulgurante.
51:40Mais c'est formidable.
51:41Et bien sûr, tu as toujours les pisses froids.
51:43Les pisses froids, les chafouins.
51:45– Même les antivax, les extrêmes droites.
51:46– Ah, les antivax, alors ceux-là, les antivax.
51:48– Les pro-russes.
51:49– Et d'ailleurs, n'oubliez pas les autotests pour la grippe et le Covid.
51:51Pour Mamie, à Noël, si vous ne voulez pas qu'elles soient dans la cuisine,
51:55autotests, ils sont en vente.
51:56– Ils sont en vente.
51:57– Ils sont déjà disponibles dans toutes vos pharmacies.
51:58– Avec le vaccin contre la grippe.
52:01– Exactement.
52:02– En tout cas, on va voir une année 2026
52:05encore avec notre chef suprême, Emmanuel Macron.
52:07Quel plaisir, et le 31 décembre,
52:09moi, j'en perds le pipi de l'écouter.
52:11– C'est vrai.
52:11– Le 31 décembre, il sera là pour nous parler.
52:13C'est formidable.
52:13– Cette année encore ?
52:15– Voilà.
52:15– Merci beaucoup.
52:18– Merci beaucoup.
52:19– Bon Dieu, la minute mainstream, c'est affreux, en vrai.
52:21– C'est horrible.
52:22– Ça nous arrache le cerveau.
52:24On est désolés.
52:25On est désolés.
52:26Mais bon, il faut faire ça, il faut équilibrer.
52:27C'est pour le temps de parole.
52:28Et puis, surtout, en 2026, on veut qu'Alerte Générale continue
52:31et que TVL n'ait pas d'ennui avec la marée-chaussée.
52:34Alors, ici, pas de Russie, pas d'ingérence,
52:36pas de discours sédicieux, non.
52:39Juste une analyse un peu différente, on va dire, de l'actualité.
52:43J'espère qu'elle ne froisse pas les tenants de la secte millénariste
52:46qui nous tient lieu de partie unique.
52:47Mais en tout cas, c'était encore une belle émission.
52:50– On se fait régaler.
52:51Merci, en tout cas.
52:52C'est le bonheur.
52:53Merci, Yabri, d'être venu, en tout cas.
52:54– Merci à vous.
52:55– Merci à vous.
52:56– Est-ce que tu as passé un bon moment ?
52:58– Ah, moi, je me suis beaucoup amusé.
53:00– Ah, ben, tant mieux.
53:01– En compagnie de ma plante verte.
53:03– Ah, et c'est ça qui compte.
53:05Merci beaucoup.
53:06– Et merci, Gabriel Le Croix, donateur TV Liberté,
53:08d'être venu ici, sur le plateau, t'affronter
53:10ou du moins donner ton avis sur ça.
53:12Merci beaucoup, en tout cas.
53:13– Et on rappelle, bien sûr,
53:15c'est bien mieux que le journal d'un prisonnier.
53:18C'est Antipresse, une chronique de la décennie 2015-2025.
53:22C'est chronique du dimanche
53:24qui permet de prendre un peu de hauteur
53:25et de comprendre que ce mouvement vers la fin des temps,
53:28il est éternel.
53:30– Il est éternel.
53:32– Et c'est vrai.
53:32Et à chaque coup, on trouvera une secte des cathares.
53:35– On survivra.
53:36– En tout cas, c'est à commander et à acheter
53:37sur le site de l'Antipresse, les amis.
53:39Voilà, merci beaucoup à cet art général.
53:41Salut, ciao.
53:41– Et bonne fin d'année à tous.
53:42– Ciao.
53:43– Sous-titrage Société Radio-Canada

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