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  • il y a 8 mois

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00:00La grande interview sur CNews et Europe 1. Mon invité ce matin est le patron de la droite à l'Assemblée Nationale.
00:06Bonjour et bienvenue Laurent Wauquiez.
00:07Bonjour.
00:08Merci d'être là. Nous allons bien sûr évoquer ce matin la désespérance des paysans qui restent vives,
00:13l'accord du Mercosur et ses liés à cette colère, la lutte contre les narcotrafiques avec les annonces hier d'Emmanuel Macron à Marseille.
00:19Mais tout d'abord, M. Wauquiez, je vous propose ce matin une interview vérité pour savoir qui est vraiment face à moi.
00:24Vous faites autre chose que des interviews vérités ?
00:26Parfois, je n'ai pas les réponses.
00:27Alors allons-y, on va essayer de vous donner les vérités.
00:30Allons-y. Qui est vraiment ce matin face à moi dans ce studio ?
00:34Un opposant à la Macronie, comme vous ne cessez de le clamer, ou bien, ou bien,
00:38M. Wauquiez, un traître à son camp qui aurait fait un deal avec Sébastien Lecornu,
00:42qui a permis d'ailleurs l'adoption du PLFSS.
00:44Alors, M. Laurent à droite officiellement, ou alors Dr Wauquiez, socialiste dans l'âme ?
00:49Socialiste dans l'âme, carrément.
00:50On commence avec le niveau de caricature top niveau tout de suite.
00:54C'est un budget de droite, le PLFSS ?
00:54Je suis là pour précisément vous répondre.
00:56On a deux périodes.
00:58Il y a une période actuelle, qui n'est pas insatisfaisante, qui n'est pas parfaite,
01:03dans laquelle, oui, on est amené à prendre des choix entre éviter le pire pour le pays,
01:08et je rêverais de pouvoir vous dire qu'on peut faire une politique de droite
01:10avec une assemblée où il n'y a pas de majorité de droite.
01:13Mais ce n'est pas le cas.
01:14Dans cette période, on a fait un choix, et je l'assume,
01:17qui est donné de la sérénité un minimum au pays, un minimum de stabilité,
01:21oui, d'avoir contribué à faire passer un budget pour l'assurance maladie et la sécurité sociale.
01:25Donc vous avez bien fait un deal avec le Premier ministre.
01:27Mais ce n'est pas un deal.
01:28Un compromis.
01:29Non.
01:29Vous avez stoppé dans la main.
01:31C'est un choix.
01:32Et le choix, je l'assume, on a fait le choix de ne pas s'opposer au budget de l'assurance maladie.
01:37On parle de quoi ?
01:38On parle du budget de nos hôpitaux.
01:39On parle de 2 milliards d'euros supplémentaires.
01:41Non, non, on va le prendre étape après étape.
01:44On parle du budget de l'assurance maladie.
01:46On parle du budget des hôpitaux.
01:48Et donc oui, on a été amené à faire un choix qui était de se dire,
01:50bon, est-ce qu'on s'oppose à la suspension de la réforme des retraites ?
01:54Ou est-ce qu'on fait le choix de se dire,
01:56il vaut mieux qu'il y ait un budget pour financer nos hôpitaux et nos maisons de retraite ?
01:59J'assume de ne pas m'être opposé au budget de l'assurance maladie dans notre pays.
02:03Vous assumez d'avoir cédé à des négociations derrière boutique parlementaire ?
02:06Vous assumez d'avoir ramené la politique à son plus petit dénominateur commun,
02:10c'est-à-dire votre survie ?
02:11Madame Mabrouk, j'assume d'avoir mis dans le budget du PLFSS
02:15la défiscalisation intégrale des heures supplémentaires.
02:17C'est une mesure de gauche, ça ?
02:18J'assume, Madame Mabrouk, de m'être opposé à toutes les augmentations d'impôts des socialistes
02:23qui étaient prévues et d'en avoir fait sauter 90%.
02:25Il était prévu, par exemple, une augmentation de CSG sur l'assurance-vie,
02:30les plans d'épargne, logement, les revenus locatifs, on l'a fait sauter.
02:32J'assume de m'être battu pour revaloriser la totalité des retraites,
02:36ce qui n'était pas prévu, et de le financer par des économies supplémentaires.
02:40J'assume de m'être battu pour la médecine libérale qui était prévue d'être massacrée.
02:44Alors non, ça n'est pas un budget socialiste, ça n'est pas un budget parfait,
02:47je vais aller jusqu'au bout de ma phrase, si vous me permettez.
02:49Oui, je vous en prie.
02:50Ça n'est pas un budget parfait, mais c'est un budget dans lequel on a été amené à faire un choix,
02:54et je l'assume, il vaut mieux un budget de l'assurance maladie pour notre pays.
02:57Et si on n'est même pas capable en France de s'entendre sur ce sujet,
03:01qui est quand même théoriquement un sujet de consensus, alors on ne peut plus rien faire.
03:04Alors vous assumiez hier, M. Wauquiez, permettez une question.
03:07Je voudrais juste un dernier point, si vous me permettez.
03:10Vous assumiez hier d'être l'opposant principal à Emmanuel Macron,
03:13vous assumiez de ne pas avoir de ministre dans le gouvernement,
03:16vous assumiez d'être dans une opposition frontale,
03:18et ce matin vous assumez de voter le budget de M. Lecornu.
03:21Qu'il soit bon ou mauvais d'ailleurs.
03:22Mais l'année dernière, qu'est-ce qu'on a fait ?
03:25Bruno Retailleau était au gouvernement, on avait des ministres au gouvernement,
03:28on a voté le budget.
03:29Vous les avez toujours.
03:30On a voté le budget de la sécurité sociale.
03:32Le choix, Mme Mabrouk, on l'a fait il y a un an et demi.
03:35Et oui, ce choix, vous pouvez le contester, mais moi je le défends.
03:37M. Retailleau n'est pas sur votre ligne pour ce budget-là.
03:39Oui.
03:40C'est quand même la ligne du parti.
03:41Mais le choix qu'on a fait il y a plus d'un an et demi,
03:44c'est de dire dans cette période, on essaye de contribuer à trouver des solutions.
03:48Est-ce que ça me réjouit ? Non.
03:50Est-ce que je préférerais d'avoir un budget qui soit plus offensif ?
03:53Bien sûr.
03:54Mais j'assume de dire oui.
03:55Je préfère qu'on ait donné un budget à la France
03:57pour qu'on puisse commencer l'année avec un financement pour nos hôpitaux.
04:01J'entends, mais je vais poser la question plus directement.
04:03Lorsque Bruno Retailleau était ministre d'Inter,
04:05vous refusiez toute participation à un moment.
04:07Vous le disiez, vous l'avez dit ici même.
04:09On ne comprend pas aujourd'hui.
04:11On ne comprend pas aujourd'hui que vous ne diluiez même pas dans le macronisme
04:14mais dans le socialisme.
04:15Pardon, c'est n'importe quoi de dire ça.
04:17Est-ce que je suis au gouvernement ?
04:19Est-ce que je suis rentré au gouvernement ?
04:20Vous faites mieux, monsieur Wauquiez.
04:22Non, mais pas du tout.
04:23Si, vous permettez à monsieur Lecornu de sauter une haie
04:27et pas n'importe quelle haie avec l'FSS
04:29qui nous fait 2 milliards d'euros supplémentaires.
04:31Mais je n'en ai rien à faire de monsieur Lecornu.
04:33Ce n'est pas ça mon sujet.
04:34Mon sujet, c'est qu'on donne un budget à notre pays.
04:36C'est d'abord les intérêts du pays avant les intérêts du parti,
04:38si vous allez me dire.
04:39Je ne sais pas ça ce que je vais vous dire.
04:41Ce que je vais vous dire, c'est que vous me dites
04:42ce budget, il est épouvantable.
04:43Ah bon ?
04:44C'est à peu près exactement le même déficit
04:46que l'année dernière dans le budget de François Bayrou.
04:48Et ils sont contentés.
04:50Est-ce que je trouve ça parfait ?
04:52Je vous l'ai dit, non.
04:53Est-ce que je préfère qu'on ait un budget que pas de budget ?
04:55Je vous réponds oui.
04:57Est-ce que j'assume le choix qu'on fait en ce moment ?
04:59De donner un minimum de sérénité
05:01et de stabilité à notre pays dans cette période difficile ?
05:04Oui.
05:04Est-ce que pour autant j'oublie le rendez-vous
05:06qui sera la grande explication de 2027 ?
05:08En aucun cas.
05:09Est-ce que je suis devenu socialiste ?
05:11Merci beaucoup du compliment.
05:12Mais non.
05:13Je reste fondamentalement de droite
05:14et je reste évidemment concentré
05:17sur ce qui doit être notre objectif proposé en 2027,
05:19un chemin à droite.
05:21Mais quelle était l'alternative ?
05:22Vous vouliez que je vote avec LFI le budget ?
05:24Vous vouliez que je vote contre
05:26en joignant mes voix LFI ?
05:28Moi je ne joins pas mes voix LFI.
05:29Vous vouliez que je me mette avec l'ERN et la France Insoumise ?
05:32Ça ne vaut rien.
05:32J'interroge votre cohérence.
05:35Qui ne propose même pas la suspension de la réforme des retraites
05:38mais l'abrogation.
05:39Où est ma cohérence ?
05:40Ma cohérence c'est que dans cette période imparfaite,
05:43j'essaye d'épargner le pire à notre pays
05:45et lutter contre les augmentations d'impôts folles,
05:47essayer de trouver un budget qui soit acceptable.
05:50Oui, ça suppose parfois de faire des compromis.
05:52Ce n'est pas précisément mon caractère.
05:54Mais je pense que dans cette période,
05:55il faut que tout le monde fasse des efforts.
05:56Donc la cohérence, c'est toujours la même.
05:58C'est d'essayer de trouver un minimum de stabilité
06:01et de le faire en protégeant au maximum les Français.
06:03On poursuit sur cette recherche de la cohérence sur différents sujets.
06:06Plus largement, Laurent Wauquiez,
06:08vous ne cessez d'appeler d'ailleurs à la clarté,
06:09au courage et à la confrontation saine des idées.
06:12Mais où étiez-vous quand Jean-Luc Mélenchon a baladé tout le monde ?
06:14Je ne vois pas d'autres expressions lors de son audition
06:16dans la fameuse commission d'enquête parlementaire sur les liens
06:19supposés ou avérés avec les islamistes.
06:21Celle pour laquelle vous avez tant bataillé.
06:24Qu'aviez-vous de plus important, vous et vous alliez à faire,
06:26que d'être présent face avec Jean-Luc Mélenchon ?
06:29Madame Mabrouk, vous savez qu'il y a une règle à l'Assemblée nationale.
06:32Vous assistez à une séance de la commission d'enquête si vous en êtes membre.
06:35Je ne suis pas membre de la commission d'enquête.
06:37Et ça fait partie des règles implicites dans le fonctionnement de l'Assemblée.
06:40Un président de groupe, en général, ne prend pas la conduite d'une commission d'enquête.
06:43C'est comme ça.
06:44Vous et vous alliez été en nombre lors de cette commission ?
06:46Dans cette audition en particulier ?
06:48Mais surtout, Madame Mabrouk, vous n'allez quand même pas tomber dans le panneau
06:52du numéro de comédien qu'a donné M. Mélenchon.
06:54Vous pensez qu'il est tombé dans le panneau, M. Wauquiez ?
06:57Je vais vous dire, parce que ce qui va être intéressant,
07:00c'est que ce rapport, il va sortir.
07:02Il sort d'ailleurs aujourd'hui.
07:03Et j'espère que vous allez en parler.
07:05Parce que plutôt que de parler du numéro de guignol de M. Mélenchon...
07:09Oh, guignol !
07:09Oui, parce que c'était un vrai numéro de comédien.
07:11Qu'est-ce qu'il ne l'a fait ?
07:12Un numéro en disant...
07:13Personne n'a trouvé rien à dire lors de cette audition face à lui.
07:16C'est ce que nous aurions noté.
07:17Et je partage, je trouve que le niveau sonore
07:19de ceux qui étaient en face n'était pas à la hauteur.
07:21Y compris dans votre camp ?
07:22Mais tout le monde.
07:23Parce qu'on l'a laissé...
07:24C'est quand même assez incroyable.
07:26Vous bataillez pour cette commission.
07:27Elle est préparée, annoncée, discutée.
07:29Et quand on arrive au moment de vérité,
07:30plus rien.
07:32Sauf que, Madame Mabrouk, ce qui compte, pardonnez-moi,
07:34ce n'est pas les numéros de comédien aux écrans.
07:36C'est le match pendant le match, pas après le match.
07:37Non, ce qui compte, c'est les faits.
07:39Ce qui compte, c'est les faits qu'on a pu établir.
07:41Vous le reprochez, après cette audition,
07:42d'avoir des liens avérés avec les islamistes ?
07:44Vous savez ce qui a été le moment fort de cette commission ?
07:48Et j'aurais aimé qu'on en parle plus.
07:49C'est Cédric Brun, ancien élu de la France insoumise,
07:53qui a tenu à venir témoigner.
07:54Et qui a expliqué, lui, qu'il les avait vus de l'intérieur,
07:57toutes les mécaniques de compromission
07:59de M. Mélenchon avec l'islamisme.
08:01Et c'est de ça dont j'aimerais qu'on parle
08:03plutôt que du numéro de comédien de M. Mélenchon.
08:05Parce que qu'est-ce qu'il a montré ?
08:06Il a montré que M. Mélenchon avait fait le choix
08:08d'être le cheval de Troie de l'islamisme.
08:11Il a montré que ça n'était pas une France insoumise
08:13qui subissait le travail de l'intégrisme musulman,
08:16mais que c'était volontaire de leur part,
08:18avec une volonté d'aller chercher une clientèle électorale.
08:21Vous trouvez qu'il a montré tout cela lors de cette audition ?
08:22Ah bah oui, et j'aimerais bien...
08:24Chacun ne l'a pas vu de la même manière.
08:25Nous y avons vu un manque de répartie de la part
08:28de tous ceux qui étaient en face.
08:30Nous avions vu quelqu'un qui avait,
08:31il faut le reconnaître, une certaine habileté
08:33à répondre à toutes les questions et à contourner les sujets.
08:35Mais personne ne conteste que M. Mélenchon...
08:36Mais alors quel est le but d'une telle commission ?
08:38Mais c'est précisément que vous ne tombiez pas dans ce panneau
08:40et qu'on vous donne du matériel et des faits
08:42qui vous permettent sur vos plateaux
08:43de démonter le numéro de comédien de M. Mélenchon.
08:44Donc ça sera noir sur blanc écrit dans le rapport,
08:47dans la conclusion ?
08:48Eh bien ce que je vous demande, c'est aidez-moi plutôt
08:50à faire cette opération de balai-masque.
08:52Aidez-moi plutôt que de parler du numéro d'Esbrouf
08:55qui l'a mené, à établir les faits
08:57qui seront dans le rapport de la commission d'enquête.
08:59Parce que c'est pour ça qu'on l'a faite.
09:00Je vous rappelle qu'on a eu le courage de la mener,
09:02qu'elle a été très difficile à obtenir.
09:04Et que vous aurez aujourd'hui...
09:05Courage de la mener, M. Wauquiez.
09:07Mais vous savez que tout le monde s'est défilé.
09:08Oui, je le vois.
09:10Vous savez que ça a été un combat constant.
09:11Oui, on a vu que tout le monde s'est défilé
09:13au moment où il fallait être présent.
09:14Vous savez que même le RN a refusé de prendre la présidence avec nous.
09:17Et on va poser la question à Marine Le Pen notamment.
09:20Merci.
09:20Il sera demain soir notre candidat.
09:21Notre objectif à nous, c'était de démonter la LFI.
09:24Vous aurez le rapport aujourd'hui.
09:25Parlez-en.
09:26Et ne tombez pas dans le panneau des esbrouves de Mélenchon.
09:29Parce que lui, c'est un danger pour la vie politique.
09:32Et c'est précisément parce qu'il est habile
09:33que c'est un danger pour la vie politique.
09:36Donc ce dont je veux qu'on parle,
09:37ce n'est pas les numéros de claquettes,
09:39mais c'est les faits.
09:40Les faits.
09:41C'est la compromission entre l'islamisme et la LFI.
09:43Et ça, c'est ce que notre rapport permet d'établir.
09:45Les faits, des mesures concrètes,
09:47c'est ce qu'attendent les paysans.
09:48Laurent Wauquiez, c'est un énième cri de détresse.
09:52Où il se tient ferme à nos agriculteurs ?
09:54Est-ce que vous estimez que le plan détaillé hier
09:56par Annie Gennevar, qui vient notamment,
09:58évidemment, qui est toujours d'ailleurs LR,
09:59suspendu par le parti,
10:02donc un plan qui repose sur la vaccination
10:04et l'indemnisation,
10:05est-ce que c'est suffisant face à ce cri de détresse ?
10:09Vous savez, je viens d'une région d'élevage.
10:12Cette maladie, elle a d'abord apparu
10:14dans ma région, en Auvergne-en-Alpes.
10:16J'étais encore en échange cette semaine
10:19avec un agriculteur.
10:20Je pense que personne ne mesure,
10:21si vous ne connaissez pas l'agriculture,
10:24ce qui est le lien charnel d'un agriculteur
10:25avec son troupeau.
10:26C'est le fruit d'une vie de travail.
10:28C'est-à-dire, c'est génération après génération,
10:31essayer d'améliorer son troupeau.
10:32Qui ne le mesure pas ?
10:34Le gouvernement ? Annie Gennevar ?
10:36Tous ?
10:37Je pense que globalement, dans cette période,
10:40il faut beaucoup d'humanité
10:41et entendre le cri de détresse de nos agriculteurs.
10:44L'humanité face à eux.
10:45Quand on envoie des blindés, des hélicoptères...
10:46Je vais vous dire ce que je n'ai pas aimé,
10:47c'est précisément ces images-là.
10:49Je n'ai pas aimé qu'on envoie la troupe
10:50contre nos agriculteurs,
10:52parce que ça a donné ce sentiment.
10:54Et je pense qu'il y a besoin d'écoute,
10:56il y a besoin d'empathie,
10:58il y a besoin de prendre le temps.
11:00Mais après, il faut aussi un discours responsable.
11:02Moi, je ne suis pas vétérinaire.
11:04Mais quand la maladie a émergé chez nous,
11:05dans les Savoies,
11:06on a écouté les vétérinaires
11:07et ils nous ont dit qu'il y a une seule solution.
11:10C'est qu'il faut l'abattage
11:11conjugué à la vaccination.
11:12C'est tout le chaptel
11:13quand une vache est suspectée de dermatose ?
11:16Et je vais essayer qu'on se l'explique,
11:17parce que c'est important
11:18que ceux qui nous écoutent comprennent.
11:19Donc vous avez la même ligne que le gouvernement ?
11:21J'ai la même ligne que les vétérinaires.
11:23J'ai la même ligne que les scientifiques.
11:24Et que d'autres pays européens, d'ailleurs.
11:25J'ai la même ligne que d'autres pays européens.
11:27Pourquoi ?
11:27Pas tous, oui.
11:27Et il faut l'expliquer à nos agriculteurs
11:29et à ceux qui nous écoutent.
11:31Cette maladie est terrible,
11:32parce qu'elle est extrêmement contagieuse
11:33et très insidieuse.
11:34Elle est comme le Covid.
11:36En fait, quand vous êtes dans un troupeau,
11:38vous allez avoir 4-5 bêtes
11:39qui ont les symptômes.
11:40Mais il y en a peut-être
11:41une dizaine d'autres qui sont atteintes
11:42et qui ne vont pas avoir de symptômes.
11:44Et qui ne vont même pas être détectables
11:45avec les tests.
11:46Et c'est ce qu'on a vécu,
11:47nous, en Savoie, au début.
11:49Avec des exploitations,
11:50on se disait, tiens,
11:50il n'y a que 4-5 bêtes malades.
11:52La semaine d'après, en fait,
11:53on constatait qu'il y en avait 10 autres
11:55et qui étaient déjà atteintes.
11:57Et donc la seule solution,
11:58malheureusement,
11:59c'est d'accepter d'arrêter tout de suite
12:02la maladie avec une politique de vaccins
12:03parce que sinon,
12:04on va perdre tout notre troupeau.
12:06Et ça, ça signifie
12:07qu'il faut y mettre
12:08beaucoup d'attention
12:09pour nos agriculteurs.
12:10Il faut aller plus fort
12:11sur les vaccins.
12:12Et c'est la ligne
12:12qu'a développée Annie Gennevar.
12:14Donc soutien à ce qui a été développé
12:16hier et annoncé.
12:17Amélioré.
12:18C'est-à-dire qu'il faut aller plus loin
12:19sur la vaccination.
12:20Il faut plus d'écoute
12:21et d'indemnisation
12:21pour nos agriculteurs.
12:23Mais si jamais on ne fait pas
12:24les sacrifices des quelques troupeaux
12:25qui sont atteints,
12:26c'est tout l'élevage français
12:27qui va y passer.
12:28Et il y a en plus une sorte...
12:30Le discours le plus facile.
12:32Mais c'est le seul
12:32qui est responsable.
12:33Et encore une fois,
12:34je le redis,
12:36il faut qu'on écoute
12:36nos vétérinaires.
12:37Il faut un travail admirable
12:38dans cette période.
12:39Il y a une sorte d'effet ciseau
12:40en ce moment, Laurent Wauquiez.
12:41Il y a cette colère
12:42basée sur cette maladie.
12:44Il y a aussi
12:44l'accord du Mercosur.
12:47La France veut repousser l'accord.
12:49Hier, les députés européens
12:50ont voté en faveur
12:50d'un renforcement
12:51de la mesure de sauvegarde,
12:53les fameuses aussi
12:53clauses miroirs.
12:55D'abord, est-ce que vous,
12:56vous êtes pour repousser l'accord ?
12:58Non, mais moi,
12:59je ne veux pas
13:00simplement le repousser.
13:01Le Mercosur, c'est non.
13:03Et je vais vous dire
13:03ce que je pense.
13:04Je pense que c'est
13:04dix fois plus grave
13:05pour l'élevage français
13:06que la maladie de l'ADNC.
13:09Parce que le Mercosur,
13:09ça va mettre à terre
13:10l'élevage du massif central,
13:12de chez moi, d'Auvergne,
13:13de nos montagnes.
13:14Le Mercosur,
13:15ce sera un désastre
13:16pour l'agriculture,
13:17un désastre pour notre santé,
13:18un désastre pour l'environnement.
13:19Et donc, je pose juste
13:20cette question.
13:21C'est la France ou non ?
13:23On a encore un minimum
13:24de poids à Bruxelles ou non ?
13:25Vraiment ?
13:25Vous le pensez ?
13:26En posant la question ?
13:27Ce que je pense,
13:28c'est que maintenant,
13:29il faut faire le bras de fer.
13:29Alors, c'est intéressant.
13:30Il faut arrêter de duper.
13:31Il faut arrêter de feindre.
13:33Mais à qui, dites-vous ?
13:33La France doit mettre
13:34tout son poids dans la balance
13:35et Emmanuel Macron
13:36doit mettre tout son poids
13:38dans la balance
13:38pour arrêter
13:39la mise en œuvre
13:40du Mercosur.
13:41Bien.
13:41Par le passé,
13:43la France avait su le faire.
13:44C'était la politique
13:44de la chaise vide
13:45pratiquée par le général de Gaulle.
13:47C'était les bras de fer
13:48qu'avait su faire
13:48Georges Pompidou.
13:49On est quand même la France,
13:50un des pays
13:51les plus importants
13:51de l'Europe.
13:52Je ne peux pas accepter
13:53qu'on se fasse humilier là-dessus.
13:54Alors, pourquoi vous acceptez
13:55que les députés LR
13:56siègent encore au Parlement européen
13:57au sein du PPE groupe
13:58d'Ursula von der Leyen
13:59qui défend ardemment,
14:01vivement ce Mercosur ?
14:02Je pense que précisément,
14:03ça fait partie des explications
14:04qu'ils doivent faire
14:05au sein du PPE.
14:06Si j'étais François-Xavier Bellamy,
14:08je ne continuerais pas
14:09à cautionner
14:10cette politique du PPE.
14:12Après, c'est à lui
14:12d'en tirer les conséquences.
14:13Vous avez du même parti quand même ?
14:14Oui, et c'est pour ça
14:14que je pense que c'est important
14:16qu'ils puissent réagir avec force
14:17et qu'on arrête
14:18de se faire duper
14:19par Ursula von der Leyen
14:21qui, dans le dos de la France,
14:22poignard de l'agriculture française.
14:24Je vous propose,
14:24pour conclure,
14:25certaines questions rapides.
14:27Laurent Fouquet,
14:27si vous pouvez apporter
14:28des réponses...
14:28Vous savez bien comment c'est,
14:29on va bien finir.
14:29C'est rapide.
14:30Attendez,
14:31ce n'est pas terminé.
14:32Allez-y.
14:33Nicolas Sarkozy
14:34refuse le barrage
14:35du Front républicain
14:36contre le parti
14:36de Marine Le Pen
14:37et a même déclaré
14:38que Jordan Bardella
14:39lui faisait penser
14:40à Jacques Chirac.
14:41Alors, est-ce que pour vous,
14:41Jordan Bardella,
14:42c'est un petit gars du RPR ?
14:44Non.
14:45Et pour une raison toute simple,
14:46c'est qu'un parti
14:47qui explique
14:47qu'on ne va pas baisser
14:48la dépense publique,
14:50qui ne veut pas arrêter
14:51la Cistana,
14:52qui explique
14:53qu'il n'est pas de droite,
14:54pour moi,
14:54ce n'est pas le RPR.
14:55Si vous voulez être de droite,
14:57il faut être de droite
14:57sur la sécurité,
14:58il faut être de droite
14:58sur l'immigration,
14:59il faut être de droite
14:59contre la Cistana,
15:00il faut être de droite
15:01sur l'économie.
15:01Pas à moitié.
15:02Alors, il faut être de droite
15:03et vous êtes pour la primaire
15:04jusqu'à Sarah Knafo
15:05et pourtant,
15:06vous avez fait des alliances
15:07aux dernières municipales
15:08avec le Modem.
15:09Je suis pour le rassemblement
15:10de la droite.
15:11Toutes les droites ?
15:12Je suis pour le rassemblement
15:13de toutes les droites
15:14et donc, je le redis ici,
15:15pour moi, c'est fondamental.
15:17Aujourd'hui,
15:17vous avez des droites
15:18qui sont explosées en puzzle.
15:19S'il y a plusieurs candidats
15:20de droite au premier tour
15:21de la présidentielle,
15:22il n'y en aura aucun
15:23au second tour.
15:24Donc, j'oeuvre oui
15:25jusqu'à Sarah Knafo
15:26pour rassembler
15:27toute la droite.
15:28C'est mon combat.
15:29Rachida Dati
15:29poursuit sa course
15:30à la mairie de Paris.
15:31Sa tournée avec les éboueurs
15:32a été visionnée
15:36Rachida Dati.
15:37Je la soutiens.
15:38Elle fera une excellente
15:39maire de Paris
15:40et surtout,
15:40se débarrasser
15:41pour le coup
15:42de la gestion épouvantable
15:43de la mairie de Paris
15:44depuis des années.
15:45Xavier Bertrand,
15:46employé d'un jour
15:46d'un Burger King,
15:47une charlotte sur la tête
15:48et un tablier
15:48pour préparer un hamburger.
15:50Il est crédible
15:50dans tous les rôles,
15:51monsieur Bertrand ?
15:52Il faut demander
15:52au salarié de Burger King.
15:54Je vous laisse faire.
15:55Plus sérieusement,
15:56je vais dire,
15:57mais un maire,
15:57le maire de Chessy
15:58qui démissionne
15:59pour ne pas avoir
15:59à célébrer
16:00le mariage
16:01d'un individu
16:03sous OQTF,
16:04c'est une inversion totale
16:05des normes,
16:06de tout,
16:06d'ailleurs des valeurs.
16:07Vous savez que j'ai
16:08une de mes élus
16:08qui est dans la même situation,
16:10élu de ma région,
16:11Deladrome,
16:11Romain-sur-Isère,
16:12Marie-Hélène Toraval,
16:13qui a le même problème
16:15et qui est attaquée
16:16de la même manière.
16:17Marlène Mouriez,
16:17attaquée de la même manière
16:18et c'est inacceptable,
16:20c'est l'inversion totale
16:21des règles de la République.
16:22Vous savez que je l'ai
16:22toujours dénoncée,
16:23c'est en fait un faux état de droit
16:25qui s'est totalement inversé
16:26et qui maintenant oblige
16:28des maires
16:28à faire une rupture
16:29de l'égalité
16:34et donc ce qu'il faut
16:35évidemment,
16:36c'est qu'on change
16:37et qu'on protège nos élus
16:38qui ont au moins le courage
16:39de défendre les valeurs
16:40de la République.
16:41Merci Laurent Wauquiez.
16:42Merci à vous.
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