- il y a 7 semaines
Regardez RTL Midi avec Amandine Bégot du 16 décembre 2025.
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00:00C'est l'heure d'RTL midi.
00:05RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Amandine Bégaud.
00:11Bonjour à tous et bienvenue dans RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:15Nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30 d'infos, de décryptage et de témoignages.
00:20Car cette émission, vous le savez, c'est d'abord la vôtre.
00:23C'est vous qui la faites.
00:24Comme chaque jour, vous avez la parole, vous réagissez.
00:26On vous attend dès maintenant avec toute l'équipe du Standard au 3210, mais aussi par SMS.
00:32Vous envoyez votre message au 64900 en commençant par le mot midi et puis bien sûr l'application RTL.
00:39Vous cliquez sur l'onglet laisser un message.
00:41A la une aujourd'hui, cette colère des agriculteurs qui monte encore d'un cran.
00:46Elle dépasse désormais la seule région Occitanie.
00:49Plusieurs blocages ont en effet été signalés ce matin en Ile-de-France, mais aussi à Nice, dans les Alpes-Maritimes.
00:54Une réunion de crise est toujours en cours à Matignon.
00:57Dans ce journal également, Emmanuel Macron à Marseille.
00:59Une personne toujours portée disparue dans l'Ain après l'explosion d'un immeuble hier.
01:04Deux jeunes enfants ont été tués.
01:06Et puis mauvaise nouvelle, vos mutuelles vont encore augmenter.
01:09Plus 4,3% en moyenne.
01:11C'est ce qu'a annoncé ce matin le président de la Fédération de la mutualité française sur RTL.
01:15Et ça vous fait déjà beaucoup réagir.
01:18Bientôt, je ne vais plus pouvoir prendre une mutuelle payante.
01:22C'est vraiment trop compliqué.
01:24Ça n'a fait qu'augmenter.
01:25Et là, j'ai plus de 35% d'augmentation.
01:28Donc vraiment, il faut faire quelque chose.
01:30Et je n'ai pas vraiment les solutions.
01:32Je voulais faire ce témoignage parce que là, ça devient de plus en plus grave.
01:36Et on va vous aider à changer de mutuelle.
01:39Est-ce que c'est aussi simple que ça ?
01:41Pauline Jaco vous expliquera tout dans un instant.
01:44On parlera aussi mariage.
01:45On se marie de plus en plus, mais aussi de plus en plus vieux.
01:49La météo avec vous, Peggy Broch.
01:51Bonjour Peggy.
01:52Bonjour Amandine, bonjour à tous.
01:53C'est toujours très pluvieux dans le sud-est.
01:54Oui, alors surtout sur l'est de la Corse,
01:56où on attend de bons cumuls de pluie encore cet après-midi.
01:59Pas mal de pluie aussi orageuse sur le Languedoc et les Cévennes.
02:02Et puis on a une autre zone pluvieuse, mais elles sont beaucoup plus faibles.
02:04C'est sur le Nord-Ouest, ailleurs on a un temps sec entre nuages et éclaircides.
02:08Merci beaucoup Peggy.
02:09Météo complète à la fin du journal.
02:14RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
02:16Et avant d'évoquer la crise agricole qui, je vous le disais, monte d'un cran,
02:20on voulait vous raconter d'abord cette affaire qui terrorise les 1700 habitants
02:24du petit village de Goudelin, c'est dans les Côtes-d'Armor.
02:27Depuis deux ans, un mystérieux frappeur tambourine la nuit
02:31aux portes et aux volets de femmes âgées et qui vivent seules.
02:34Une enquête a été ouverte, mais pour le moment, Mathieu Lopinot, aucune piste.
02:38Oui, Lucienne, 80 ans, se réveille en sursaut plusieurs nuits par semaine depuis deux ans.
02:43Alors, quand il est passé, il est tapé.
02:46Ça s'est levé le volet.
02:47C'était vers quelle heure ?
02:48Il n'y avait pas d'heure, 2h du matin, 4h du matin.
02:51Les gens n'entendent pas beaucoup à notre âge, alors c'est dur.
02:54Un jour, je me suis levée, j'ai vu quelqu'un sur le pâteauir.
02:58Je me suis dit à la clé, c'est lui, c'est lui.
03:00Il s'est mis à courir.
03:01Qu'est-ce que je peux faire ? Je ne vais pas courir après.
03:03Vous, vous pensez que c'est qui ?
03:04Ah ben, je ne sais pas.
03:05Comme Lucienne, une vingtaine de femmes âgées vivant seules, victimes du frappeur, sont terrorisées.
03:10Et certaines installent des caméras autour de leur maison.
03:12D'autres achètent un pistolet d'alarme.
03:15Le même signalement revient.
03:16Il s'agirait d'un homme grand, mince, à la carrure sportive.
03:20Une enquête est ouverte depuis septembre pour violences sur personnes vulnérables.
03:24Le maire, Laurent Lefaucheur.
03:26Il a été coursé par le fils d'une des personnes importunées.
03:29Ça angoisse quand même les personnes.
03:31Ça arrive toutes les semaines ?
03:32Oui.
03:32C'est un malade, il ne peut pas être bien dans sa tête.
03:34Donc ça n'est pas bon pour l'ambiance du village.
03:36Il vaudrait mieux qu'on puisse l'attraper.
03:38Qu'on sache qui c'est de mettre un visage sur ce frappeur et calmer les choses.
03:42Les gendarmes ont renforcé les patrouilles la nuit dans le village.
03:45Mais pour l'instant, le frappeur reste introuvable.
03:48Mathieu Lopinot pour ce mystère dans les Côtes d'Armor pour RTL.
03:52Vous écoutez RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
03:57On en vient à présent et c'est la principale information de cette journée à la colère des agriculteurs.
04:01On a très vraisemblablement franchi une nouvelle étape ces dernières heures.
04:05Depuis ce matin, plusieurs d'entre eux bloquent des voies SNCF entre Toulouse et Narbonne.
04:11Valentin Marquier, le trafic des trains est d'ailleurs interrompu.
04:14Oui, les agriculteurs ont posé une botte de paille et des palettes de bois
04:17sur cette voie ferrée et ça suffit évidemment à interrompre le trafic
04:20puisqu'autour d'eux, il y a des dizaines de tracteurs, des feux de paille
04:24et donc des éleveurs, des céréaliers qui discutent dans le calme
04:27avec les agents de la Sûreté Ferroviaire et les gendarmes.
04:30Élodie Douming est céréalière dans le Loraguet.
04:33Elle ne compte pas quitter les lieux immédiatement.
04:35On ne va pas tarder à rentrer sur l'autoroute.
04:38Et puis après, quand est-ce qu'on lève le blocage ?
04:40Je ne peux pas vous dire parce que c'est jusqu'à l'infini.
04:43Tant que le gouvernement n'ira pas dans notre sens, on restera là.
04:48Mais bon, malheureusement, j'ai l'impression qu'on a affaire à un mur.
04:51Voilà, ils n'ont aucune considération pour nous.
04:54Ils s'appuient sur la science mais malheureusement,
04:55ils ne s'appuient pas surtout sur les professionnels du terrain
04:58qui sont les éleveurs.
05:00SNCF Réseau attend donc le départ volontaire ou forcé des manifestants
05:03pour pouvoir rouvrir les voies.
05:05Difficile d'imaginer un départ aujourd'hui, vous l'avez compris.
05:07En plus de la voie ferrée qui impacte les trains qui partent vers Narbonne, Montpellier ou Marseille,
05:12l'A61 devrait être bloquée dans les prochaines minutes.
05:16Il y a également la route nationale qui est coupée depuis ce matin.
05:19Valentin Larquier à Villefranche de l'Auraguay en Haute-Garonne pour RTL.
05:23Et cette colère, elle gagne, je vous le disais, peu à peu d'autres régions que l'Occitanie.
05:28Plusieurs dizaines d'agriculteurs ont ainsi manifesté ce matin à Nice,
05:31devant la préfecture des Alpes-Maritimes.
05:33En Ile-de-France, la Nationale 12 est-elle bloquée à hauteur de Meret dans les Yvelines ?
05:38Rémi Vallès, vous êtes-vous à Nîmes dans le Gard où la mobilisation est assez tendue ?
05:43Oui, le blocage a débuté ici vers 4h du matin.
05:45La quarantaine d'agriculteurs mobilisés est partie sur les coups de 11h30
05:49direction la Chambre d'agriculture du Gard pour crier leur colère.
05:52Dans le département, il reste encore de nombreux axes routiers très perturbés,
05:55indique la préfecture, avec des éleveurs bien décidés à maintenir la pression.
06:00Et ici, ce qui marque Amandine, ce sont ces images saisissantes
06:02de tracteurs abandonnés au milieu d'un rond-point.
06:05Et ces impressionnants bouchons, car malgré le départ des éleveurs, on l'a dit,
06:09l'accès à la neuf reste totalement bloquée par un véritable mur de foin
06:13et un amoncellement de pneus brûlés coincés dans le trafic.
06:16Sous des tronques d'eau depuis plus d'une heure,
06:18Mireille, une nîmoise, comprend leur mobilisation.
06:20Ils ont raison de se battre, on importe n'importe quoi et eux vendent des produits sains.
06:26Moi j'achète ici au masque des agriculteurs tout.
06:29Et bien pourquoi ne pas les faire travailler puisqu'ils travaillent sainement ?
06:32Et à la mi-journée, la contestation semble s'étendre à toute l'ancienne région Languedoc-Roussillon,
06:36avec de plus en plus d'opérations coup de poing, notamment dans l'Hérault et à Béziers,
06:41car le virus se rapproche après la découverte hier d'un cas de DNC dans le département voisin de l'Aude.
06:46Rémi Vallès, à Nîmes, dans le Gard pour RTL, des agriculteurs bien décidés à mettre la pression sur le gouvernement.
06:53Réunis ce matin à Matignon, le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué plusieurs de ses ministres.
06:59Et Marine Le Pen, elle, appelle une nouvelle fois Emmanuel Macron à dire non au Mercosur,
07:03ce traité de libre-échange avec l'Amérique du Sud qui pourrait être validé d'ici à la fin de la semaine.
07:08Nous avons tous été terriblement choqués par les images de la confrontation entre ceux qui nous protègent et ceux qui nous nourrissent.
07:17Une certitude, c'est qu'il faut éviter la brutalisation et prendre en considération l'immense souffrance de nos agriculteurs,
07:25confrontés à une épidémie qui est, si je puis me permettre, la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
07:32Parce qu'il y a aussi le Mercosur, parce qu'il y a la concurrence déloyale, ça n'en finit plus.
07:37Il faut dire non, non !
07:39Bonjour Pauline Tévinio.
07:41Bonjour.
07:41On entend très nettement cette crise, elle est en train de devenir politique.
07:45Absolument. Jusqu'ici, muet, Sébastien Lecornu reprend le dossier en main.
07:49Le Premier ministre a convoqué ce matin une réunion de crise.
07:52Au menu des discussions, le Mercosur est bien sûr la dermatose, selon les informations du service politique de RTL.
07:59Les participants ont travaillé sur le zonage vaccinal et la stratégie de repeuplement.
08:04Signe que l'heure est grave, une deuxième réunion a été ajoutée.
08:08Elle se tiendra en fin de journée, ce sera à 17h30, à Matignon toujours.
08:13En parallèle, ce matin, la ministre de l'Agriculture a demandé, en réunion de groupe, aux députés macronistes de soutenir le gouvernement.
08:20Il a bien besoin de renforts, car il y a un autre sujet très très sensible, le verdict sur le Mercosur.
08:26Emmanuel Macron a demandé un report de la décision européenne prévue en fin de semaine.
08:31Mais la Commission et l'Allemagne ne sont pas d'accord.
08:34Si le président perd son bras de fer, la colère, déjà forte, pourrait exploser.
08:39Merci beaucoup, Pauline Thévignot, du service politique de RTL.
08:42Effectivement, ce sont deux crises qui se percutent.
08:44D'un côté, la dermatose.
08:46Et puis, ce Mercosur, ce traité de libre-échange.
08:49J'ajoute que le Premier ministre recevra dans la semaine les différentes organisations syndicales agricoles.
08:56Si vous voulez, bien sûr, réagir sur ce sujet, soutenez-vous ou non les agriculteurs dans leur combat.
09:03Vous composez le 3210 et on en parle dès 13h.
09:06Autres victimes de cette crise agricole, ce sont les vétérinaires,
09:09qui dans plusieurs régions ont été pris pour cibles ces derniers jours.
09:13Bonjour Jacques Guérin.
09:14Bonjour.
09:15Vous êtes le président du Conseil national de l'Ordre des vétérinaires.
09:18Merci beaucoup d'être l'invité d'RTL Midi.
09:21On a appris ce matin que le parquet de Bergerac avait ouvert une enquête après des menaces de mort contre un vétérinaire.
09:27Combien avez-vous répertorié de menaces contre des vétérinaires depuis ces derniers jours ?
09:32Le type de menaces est de différentes natures.
09:35Il y a eu aujourd'hui une plainte que vous évoquez qui a été portée.
09:41Mais depuis l'été dernier, nous avons eu des molestations de vétérinaires,
09:46notamment lorsqu'ils sont chargés de dépeupler des unités épidémiologiques.
09:55Donc c'est difficile à quantifier.
09:58Ce qui est le flot qui nous arrive le plus sont les menaces relayées par la caisse de résonance
10:03que sont les réseaux sociaux, avec des vétérinaires qui sont intimidés.
10:08On fait diffuser les images de leurs enfants, on leur dit que l'adresse de leur maison est connue.
10:15On essaye de voir quelle est leur position vis-à-vis de la dermatose et de la déclaration des cas,
10:20tout en leur rappelant que leur maison pourrait la brûler.
10:23Oui, ce sont quand même de graves menaces.
10:26Ça vous met en colère, vous, en tant que président du Conseil de l'Ordre ?
10:29Ce n'est pas de la colère, c'est de la sidération, puisque les vétérinaires sont des partenaires de long terme,
10:36de longue haleine des éleveurs.
10:39Jamais nous n'avons connu une telle prise.
10:41Nous sommes finalement une espèce de variable d'ajustement d'un brin de fer politique, syndical.
10:47Je n'arriverai pas à le définir.
10:49Mais on ne parle plus de sanitaire aujourd'hui, on ne parle d'autre chose
10:54qui est en train de déstructurer la relation de confiance que les vétérinaires ont envers les éleveurs.
11:01Et c'est dramatique, puisqu'il y aura un après de toute façon.
11:04Et pour l'après, il faudra bien qu'il y ait des vétérinaires.
11:07Alors voilà, je ne suis pas en colère.
11:10Je suis plutôt sidéré de finalement des méthodes qui n'ont rien à voir dans une démocratie.
11:17Qu'est-ce que vous avez envie de dire aux éleveurs ?
11:19J'ai envie de leur dire et à leurs représentants syndicaux,
11:24ceux qui sont sur les barricades, qui ne se trompent pas de cible.
11:27Nous ne sommes pas, encore une fois, un punching ball.
11:30Nous ne sommes pas des boucs émissaires de quelque chose et de leur colère.
11:35Et on est plutôt à leur côté quand on a besoin de prendre en charge les soins aux animaux.
11:41Et nous, nous sommes là pour garantir dans cette crise, finalement, les bases acquises de la science
11:47et dire pourquoi nous sommes obligés de faire aujourd'hui et de débloquer le plan sur les quatre piliers qui ont été décidés.
11:56On n'est pas là pour faire de la politique, on est là pour faire de la science.
11:59Jacques Guérin, à l'instant, le Premier ministre Sébastien Lecornu demande une accélération de la stratégie vaccinale.
12:06Est-ce qu'on a, de façon très concrète, les moyens de vacciner vite et est-ce qu'on a les vaccins disponibles ?
12:14Alors, en termes de volumétrie des vaccins, oui, je crois que nous sommes là avec le matériel qu'il faut.
12:23Moi, ma question aujourd'hui, puisque mes confrères commencent à me la poser, c'est
12:26est-ce que je vais aller vacciner ces animaux ? Parce que, est-ce que je suis en sécurité pour aller vacciner les animaux ?
12:32Donc, faudra-t-il encore des bras pour le faire ?
12:35Et ce qui se joue aujourd'hui, c'est ça, dans les heures et dans les jours à venir,
12:38c'est de dire, les vétérinaires vont-ils faire valoir leur droit de retrait
12:42en disant que les conditions de leur sécurité, de la sécurité de leurs enfants et de leur famille n'est pas assurée ?
12:48Mais alors, vous demandez une protection des vétérinaires qui interviennent dans ces exploitations ?
12:52Mais ça ne serait pas possible, madame, parce qu'on peut protéger les vétérinaires
12:56lorsqu'ils vont dépeupler une unité épidémiologique.
13:00Il y a eu une centaine de dépeulements qui ont été faits à peu près.
13:03Mais aller protéger tous les vétérinaires lorsqu'ils vont dans les élevages pour soigner les animaux,
13:06pour vacciner les animaux, c'est impossible.
13:10On ne pourra pas mettre un gendarme entre le vétérinaire et l'éleveur.
13:14Et d'ailleurs, ça n'est pas souhaitable.
13:15S'il faut un agent de la force publique pour régler les problèmes entre vétérinaires et éleveurs,
13:20les vétérinaires vont régler le problème d'eux-mêmes, ils n'iront pas.
13:25Merci beaucoup Jacques Guérin d'avoir été avec nous,
13:28un président du Conseil national de l'ordre des vétérinaires.
13:31On a entendu ces menaces, effectivement, extrêmement impressionnantes
13:36et vous autoriser ceux qu'ils souhaitent à exercer, on l'a bien entendu, leur droit de retrait.
13:41Il est 12h43 sur RTL.
13:49Emmanuel Macron, lui, est aujourd'hui à Marseille, un peu plus d'un mois après l'assassinat de Mehdi Kessassi.
13:53Il sera bien sûr question de la lutte contre le narcotrafic.
13:56De ce plan aussi, Marseille en grand, lancé en 2021.
14:00Bonjour Hugo Hamelin.
14:02Bonjour Amandine, bonjour à tous.
14:03Vous êtes l'un de nos correspondants sur place.
14:04Ce plan, on le rappelle, ce sont 5 milliards d'euros qui avaient été promis par l'État,
14:09notamment pour les policiers.
14:10Est-ce que les choses pour les policiers ont vraiment changé en 4 ans ?
14:13Alors, pour les policiers, pour la police marseillaise, pas vraiment.
14:16Certes, ils vont bénéficier d'un commissariat tout neuf dans les quartiers nord
14:19qu'Emmanuel Macron va aller inaugurer cet après-midi.
14:22Il a coûté 15 millions ce nouveau commissariat.
14:24Mais côté effectif, ça reste plutôt stable avec environ 5000 policiers à Marseille,
14:29300 gardiens de la paix en plus sont arrivés ces deux dernières années selon l'Elysée.
14:33Mais il y a moins d'enquêteurs de police judiciaire et des départs à la retraite
14:36qui ne sont pas forcément compensés, selon Bruno Bartosetti,
14:40le représentant du syndicat Unité SGP dans le Sud-Est.
14:43Eh bien, quand on fait un constat, on n'a pas comblé les départs à la retraite
14:46et les départs en mutation.
14:48Ils n'ont qu'une envie, c'est de quitter la ville.
14:50Le salaire à Marseille ne suit pas pour les policiers.
14:52Il y a une comparaison à faire avec le 9-3, qui est un département très très sensible.
14:56Et pour autant, les policiers, financièrement, on les encourage à rester dans ce département.
15:00Donc, il faut se pencher là-dessus, à tout prix.
15:02Le président qui est arrivé avec un important cortège de voitures,
15:06il y a 20 minutes environ, à l'entrepôt solidaire de la CMA-CGM,
15:09l'entreprise du milliardaire Rodolphe Saadé, dont il est proche.
15:12C'est ici qu'il a commencé à répondre aux questions des lecteurs du journal La Provence,
15:16entourés d'une soixantaine de journalistes.
15:18Hugo Hamelin, en direct de Marseille pour RTL.
15:20Emmanuel Macron, qui doit être rejoint par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes,
15:24qui, lui, s'est rendu ce matin dans l'Ain,
15:26après l'explosion hier soir d'un immeuble d'habitation à Trévoux.
15:30Deux jeunes enfants de 3 et 5 ans ont été tués.
15:33Frédéric Perruche, vous êtes sur place pour RTL,
15:35et une personne est toujours portée disparue.
15:37Exactement, et des équipes synophiles des pompiers ont repris leur travail dans les décombres de l'immeuble,
15:43car il manque effectivement une personne peut-être encore coincée dans les gravats,
15:47ou absente, on l'espère, de son logement.
15:49Deux enfants de 3 et 5 ans, deux frères, ont perdu la vie hier soir.
15:53Une dizaine d'habitants sont blessés, plus ou moins gravement,
15:56mais le bilan déjà terrible aurait pu être bien pire sans l'intervention de Radouane,
16:01un locataire du troisième étage, véritable héros de l'immeuble.
16:04On a entendu un boum, j'ai tourné ma tête, et il y a tout qui est sorti de son emplacement,
16:08tout a bougé, les encadrements ont bougé, ça sentait fort le gaz.
16:12Après, je sais qu'il y a des personnes âgées qui sont au deuxième étage,
16:15donc je suis allé évacuer les personnes au deuxième étage, j'ai évacué mon étage,
16:18j'ai évacué les personnes en bas, parce qu'il n'y avait plus d'ascenseur,
16:21il n'y avait plus rien, il n'y avait plus de lumière.
16:23J'ai réussi à évacuer pas mal de monde, mais malheureusement, les deux petits, je pouvais bien faire.
16:28C'est très compliqué, oui, c'est très très compliqué.
16:30C'était des petits, en plus, les petits, je les connaissais, toujours souriants, toujours la banane, toujours...
16:36Ouais, c'est compliqué, c'est compliqué.
16:38Le périmètre autour de l'immeuble dévasté est toujours inaccessible.
16:42Une partie des locataires a trouvé refuge dans des hôtels ou au camping la nuit dernière.
16:46Mais pour une quarantaine de familles, il va falloir trouver des solutions durables d'hébergement,
16:50car le bâtiment est fragilisé, inhabitable, pour de longs mois au bas mot.
16:55Une fuite de gaz, un problème de chaudière défectueuse, pourrait être à l'origine de l'explosion.
17:00L'enquête est en cours.
17:01Frédéric Perruche a très vous dans l'un pour RTL.
17:04Autre enquête, c'est celle après l'attentat antisémite de Sydney.
17:07La piste de l'État islamique semble se confirmer.
17:10Les enquêteurs ont en effet annoncé avoir retrouvé deux drapeaux de l'État islamique dans la voiture des assaillants.
17:15Ils s'intéressent aussi à un voyage qu'auraient fait le père et son fils aux Philippines au mois de novembre dernier.
17:22Bonjour Sophie Jousselin.
17:22Bonjour.
17:23Pourquoi les Philippines ?
17:24Parce qu'il y a sur l'archipel philippin une présence historique de groupes islamistes aux activités violentes.
17:30Alors peut-être vous souvenez-vous, en 2000, de l'enlèvement de la journaliste française de France 2, Marisburgo,
17:35elle était restée cette semaine dans la jungle aux mains du groupe Abu Sayyaf sur l'île de Jolo.
17:40Et même si en 2014, les autorités philippines ont signé un accord de paix avec un de ces groupes fondamentalistes,
17:47les autres mouvements l'ont refusé et continuent d'agir.
17:50Alors les autorités australiennes parlent d'un faisceau d'indices laissant penser que le père et le fils,
17:55auteurs de l'attentat, étaient motivés par l'idéologie du groupe État islamiste.
17:59Ils ont bien passé le mois de novembre aux Philippines sur l'île de Mindanao,
18:03connue justement pour abriter de longues dates des groupes fondamentalistes.
18:07Alors pour l'instant, la police continue ses investigations pour savoir quel était le véritable but du voyage des deux hommes dans l'archipel philippin.
18:15La chaîne de télévision publique australienne ABC affirme, elle, qu'ils y étaient
18:20pour mener des exercices d'entraînement militaire avec des organisations islamistes locales.
18:25Et Sophie Jousselin du service international de RTL, merci à vous Sophie.
18:28Les 12h48 dans un instant vont mutuelles, elles seront bientôt plus chères, encore plus chères, à tout de suite.
18:34Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
18:37Détails sur carrefour.fr
18:38Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
18:43Il est bientôt 12h51 sur RTL et votre mutuelle va donc vous coûter plus cher l'an prochain.
18:49Plus 4,3% en moyenne pour les contrats individuels, plus 4,7% pour les contrats d'entreprise.
18:56C'est ce qu'a confirmé ce matin sur RTL Éric Chenu, le président de la Fédération Nationale de la Mutualité Française.
19:01Les mutuelles sont des organismes à but non lucratif.
19:04Donc quand on ajuste les cotisations, c'est au strict minimum pour garantir l'équilibre de nos entreprises, pour garantir leur pérennité.
19:12On nous reproche finalement une gestion prudente, rigoureuse.
19:16Je pense qu'au contraire, on devrait donner les moyens à l'assurance maladie d'être à l'équilibre.
19:21C'est le meilleur moyen de pérenniser.
19:23Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui on est obligé de faire des transferts ?
19:26Pourquoi est-ce qu'on est obligé de taxer ?
19:28C'est parce que l'assurance maladie n'a pas les moyens de ses missions.
19:31Le président de la Fédération Nationale de la Mutualité Française sur RTL ce matin, il était l'invité de Thomas Soto.
19:36Un peu plus de 4% donc, pour l'année prochaine, plus 27% depuis 5 ans.
19:41Bonjour Pauline Jacot.
19:42Bonjour à tous.
19:43La hausse, on le voit, est vertigineuse.
19:44Peut-on facilement changer de mutuelle, comme on changerait d'opérateur téléphonique par exemple ?
19:49Oui, oui et oui.
19:50Il suffit d'avoir un an de contrat.
19:52Donc vous qui nous écoutez, vous êtes certainement dans cette situation.
19:54Il faut y penser, dès que les tarifs augmentent, en ce moment par exemple, ou dès que vos besoins en matière de santé évoluent,
20:01vous vieillissez, vos dépenses vont augmenter, souligne Maxime Chipoy de Meilleur Taux.
20:06Un assuré qui a environ 25 ans, il va payer entre 35 et 40 euros par mois pour une couverture standard.
20:12À 60 ans, on va plutôt dépenser de l'ordre de 120 ou 130 euros par mois.
20:17À 70 ans, pour une couverture un peu plus complète, le tarif individuel tourne autour de 160 euros par mois.
20:22Si vous avez ouvert grand les yeux, si vous payez beaucoup plus que les chiffres que vous venez d'entendre,
20:27vous savez quoi faire ? Allez regarder la concurrence.
20:30Bon et alors concrètement Pauline, comment je fais ?
20:32Alors Amandine, vous rien du tout.
20:33Vous êtes salarié, c'est votre employeur qui décide.
20:35Si vous n'êtes pas salarié, retraité, indépendant, vous comparez les prix sur internet, vous appelez les mutuelles,
20:41vous dites votre âge, là où vous habitez, vos besoins, vous trouvez votre offre.
20:45Et c'est ensuite votre nouvelle complémentaire santé qui s'occupera de résilier votre ancien contrat.
20:50Merci beaucoup Pauline Jacot.
20:53Et vous, songez-vous, tiens, changer de mutuelle face à la hausse des prix, à vous passer aussi carrément de mutuelle.
21:00Vous réagissez et on en débat.
21:01On attend vos appels au 3210.
21:03La prime de Noël, elle sera versée à partir d'aujourd'hui.
21:06Prime versée à quelque 2 200 000 foyers précaires.
21:09152 euros pour une personne seule, ça peut aller jusqu'à 335 euros par exemple pour un couple avec trois enfants.
21:17Pas besoin, on le rappelle, d'en faire la demande, c'est automatique.
21:20Et puis, je vous le disais en titre, le mariage a toujours la cote 247 000, l'union l'an dernier en France.
21:26C'est du jamais vu depuis 2010, ce sont les chiffres de l'INED.
21:29L'INED qui révèle par ailleurs, relève plutôt par ailleurs, qu'on se marie de plus en plus vieux.
21:35La moyenne, c'est 32,3 ans aujourd'hui chez les femmes.
21:3933,8 ans chez les hommes, 4 ans plus tard qu'il y a 20 ans.
21:43Sacha, du BC, vous avez échangé avec une jeune mariée qui a scellé son union après plusieurs années de vie commune.
21:50Oui, c'est ça. Stéphanie a pris quelques années avant de passer la bague aux doigts.
21:54A 34 ans, elle s'est mariée avec Gaëtan après 14 ans de vie commune.
21:58Le temps de créer un environnement de vie sain pour sa famille.
22:01On n'avait pas forcément des situations stables tous les deux au niveau professionnel.
22:04Après, on a construit notre petite vie, notre maison, notre famille.
22:07Et on a su qu'on était fait l'un pour l'autre et on a parlé, on a décidé de parler du mariage.
22:12Le thème de la soirée, rouge et blanc, un mariage à leur image, explique-t-elle.
22:1690 personnes assistent à leur union, dont ses enfants.
22:19Aujourd'hui, elles ne regrettent pas cette décision.
22:22Quand j'ai eu mes enfants, je me suis dit, quitte à attendre, autant attendre aussi qu'ils soient grands
22:26et qu'ils nous voient s'unir.
22:27Plus on se marie tard et je pense que plus, peut-être, le couple est solide sur le long terme.
22:33Les Français se marient de plus en plus tard et certains préfèrent d'abord se paxer,
22:37assure Philippe Goujon, maire du 15e arrondissement de Paris.
22:39Le paxe permet aux couples jeunes de faire une première expérience avant le mariage,
22:46ce qui fait qu'évidemment, ça retarde de plusieurs années leur mariage.
22:50Mais un retard qui ne se ressent pas dans son arrondissement.
22:52Le maire a déjà officialisé plus de 1 000 unions en un an.
22:56Merci beaucoup, Sacha Dubé-Cé.
22:58Bonjour, Jean Viard.
23:00Bonjour.
23:00Et merci beaucoup d'être avec nous en direct dans RTL Midi.
23:03Vous êtes sociologue, ça fait des années que vous observez comment les Français vivent,
23:08comment on évolue aussi.
23:10Ça vous surprend d'abord qu'on se marie de plus en plus tard ?
23:13Non.
23:14En plus, il y a le phénomène Covid.
23:16On avait connu ça après-guerre.
23:17La guerre ou le Covid, on ne s'est pas mariés.
23:19Je pense qu'il y a un phénomène de rattrapage.
23:21On l'avait déjà vu pour les naissances.
23:22En 21-22, les naissances avaient beaucoup augmenté.
23:25Elles ont rebaissé.
23:26Je crois qu'il ne faut pas faire trop d'analyses, donner beaucoup de sens.
23:30Ce qui a du sens, c'est ce qu'ont dit les deux témoins.
23:32C'est-à-dire que le mariage, ce n'est plus le début de la vie de couple.
23:35Pour nos parents, j'allais dire, on commençait la vie de couple,
23:37y compris, j'allais dire, la vie sentimentale, en fait, avec le mariage.
23:41Et donc, neuf mois après, on avait un bébé.
23:42Nous, on n'est plus là-dedans.
23:44On est dans une époque où la majorité des enfants naissaient en mariage.
23:47On était monté à 63% de bébés en mariage.
23:50On doit être autour de 58%.
23:51Ça a un peu baissé.
23:52Enfin, c'est quand même...
23:53En 68, c'était 6% pour donner un ordre de grandeur.
23:56Donc, c'est clair que le mariage, on le fait souvent avec les enfants.
23:59La jeune femme l'a très bien dit.
24:01Je dirais que c'est une fête qu'on fait famille construite.
24:04Pour souvent, pas tout le monde.
24:05Il y a des gens qui continuent à être dans le mariage traditionnel, évidemment.
24:07Mais ils sont minoritaires.
24:08Et puis, il y a aussi une chose, c'est que les mariages sont quand même plus éphémères.
24:11Il y en a un sur cinq qui se défait, notamment dans les très grandes villes.
24:13À Paris, les mariages, ça dure souvent moins de dix ans.
24:17Vous voyez, il y a ça.
24:18On a des vies discontinues.
24:20Mais c'est vrai comme nos vies sentimentales, nos convictions, nos façons de travailler.
24:24C'est ça qu'il faut comprendre.
24:25Les gens, au fond, ils sont sortis des institutions.
24:27Mais le mariage reste une fête.
24:29Et c'est pour ça qu'au fond, attendre les enfants, ce n'est pas une mauvaise solution.
24:32Ça reste une fête, dites-vous, Jean Viard.
24:34Est-ce que ça reste aussi, quand même, une institution dans un pays comme le nôtre ?
24:39Vous savez, les institutions, on en est beaucoup sortis.
24:41Aller voter, ce n'est plus une astreinte.
24:43Le CDI, il y en a beaucoup qui préfèrent être auto-entrepreneur ou CDD.
24:47On est dans une société qui sort des cadres institutionnels.
24:50C'est ça qui se joue, si vous voulez.
24:52Et donc, le mariage, comme le reste.
24:54Et je pense que, de ce point de vue-là, le mariage, évidemment,
24:57mais ce n'est plus un cadre très important.
24:59Vous savez, moi, quand j'étais jeune, il y a un certain temps déjà,
25:01une jeune femme enceinte serait arrivée devant sa grand-mère
25:05en lui disant, mamie, je suis enceinte.
25:08Et mamie aurait dit, tu fais quoi ?
25:09Ce qui veut dire, tu te maries ou tu le fais assez, excusez-moi.
25:11Bien sûr.
25:12Et aujourd'hui, elle dit que c'est génial que tu es un enfant.
25:15C'est-à-dire que, si vous voulez, le primat de la joie de l'enfant, etc.,
25:19a écrasé l'institution.
25:20Ça n'est pas qu'anecdotique.
25:22Quand on vous entend parler, on se dit qu'effectivement,
25:25ça dit aussi, le mariage, beaucoup de choses de notre société.
25:28Ah, mais bien sûr.
25:30Si vous voulez, on est dans une société, on n'arrête pas de pleurer,
25:32alors qu'on n'a jamais été aussi libre.
25:35Par exemple, les dames et les messieurs ont doublé leur aventure sentimentale sur la vie.
25:39Mais ils vont changer de métier, ils vont déménager.
25:42Ils vont même changer de conviction politique.
25:44Vous savez, on vivait 500 000 heures en 45, 750 000 heures aujourd'hui.
25:51Donc, on a allongé nos vies.
25:53Quand la vie s'allonge, forcément, on vit des choses différentes.
25:56Et on a plusieurs vies.
25:58Et on a plusieurs vies.
25:59Alors, les gens vont choisir d'avoir toujours la même, d'épouser leurs voisines.
26:02Ils sont les plus heureux, j'ai surtout rien à dire.
26:04Mais il y en a qui ne vont pas choisir ça.
26:06Et il faut accepter cette diversité de la société.
26:08Et moi, je vais vous dire, je pense que les gens l'acceptent très bien.
26:11Et qu'on reçoit aussi bien les gens mariés, pas mariés.
26:14La vie sentimentale des jeunes commence à peu près tôt, entre 16 et 17 ans.
26:18Donc, si vous voulez, je crois que sur tout ça,
26:19au fond, la société a accepté ce nouveau mode de vie
26:22qui est quand même bâti sur la liberté des individus,
26:24et en particulier des femmes.
26:25Parce qu'il faut bien dire que le mariage, la natalité, tout ça,
26:29ce qui se passe, c'est une révolution extraordinaire
26:31où les femmes deviennent d'abord des individus
26:33avant d'avoir une fonction maternante.
26:35Et c'est ça, la grande révolution.
26:36Merci beaucoup, Jean Viard, d'avoir été avec nous.
26:40Comme à chaque fois, j'allais dire, c'était toujours passionnant.
26:43Merci beaucoup.
26:44Dans l'anlamathéo, tout de suite, avec vous, Peggy.
26:47Allez, un mot, à quoi ressemble la journée ?
26:50Ça reste très pluvieux dans le sud-est et surtout en Corse,
26:53pluvieux sur le nord-ouest et sec ailleurs.
26:55Et on va développer tout ça dans un tout petit instant.
26:57On est très, très en retard.
26:57À tout de suite.
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