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  • il y a 7 semaines
Le journaliste du JDD, Jules Torres, sur l’incendie d’un collège à Dijon : «Le narcotrafic se nourrit de nos renoncements».

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Transcription
00:00C'est-à-dire que même fermer une école qui est rongée par plusieurs points de deal, ça ne leur suffit pas.
00:04Parce qu'à Saint-Ouen, c'était ça.
00:06C'était d'ailleurs les parents d'élèves, souvenez-vous, qui avaient voté pour la fermeture de cette école.
00:11Donc évidemment, le déménagement et donc la fermeture de cette école du site.
00:16Mais oui, le narcotrafic, il se nourrit de tous nos renoncements.
00:20Et celui de Saint-Ouen fait partie de cela.
00:22Le fait que l'État ait abandonné de nombreux quartiers, de nombreux points de deal, ça aussi, c'est un renoncement.
00:28Et donc évidemment qu'ils vont, les narcotrafiquants, dans cette brèche-là, ils l'investissent.
00:33Ils essayent de créer des sociétés parallèles, des sociétés où ce n'est plus le droit et la loi qui régissent la vie, mais c'est la suprématie de la violence.
00:41Donc oui, mais il y a de plus en plus de quartiers.
00:44Moi, je cite souvent ce rapport de la Cour des comptes qui dit qu'il y a 79% des communes françaises qui sont touchées par le narcotrafic.
00:50On a dans le même temps Gérald Darmanin qui vous dit qu'il n'y a plus d'endroits safe en France.
00:53Oui, c'est parce qu'on a laissé des pans entiers du pays aux mains des narcotrafiquants et on le paye aujourd'hui.
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