- il y a 7 semaines
Retour sur la 21e édition des BFM Awards avec Sandra Gandoin.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Les BFM Awards, l'after, Sandra Gandouin.
00:10Bonsoir à tous, je suis ravie de vous retrouver sur BFM Business après cette 21e cérémonie des BFM Awards.
00:18Cérémonie où les patrons ont été mis à l'honneur encore ce soir sur notre antenne.
00:22Nous allons vous faire revivre pendant toute une heure cette cérémonie exceptionnelle dans cette émission, l'after.
00:30Pour commencer cette émission, je suis avec Jean-Louis Constanza, le cofondateur de Wondercraft.
00:34Bonjour, merci d'être avec nous.
00:37Vous êtes au Award de la Révélation.
00:38On le voit, il est ici, votre Award Wondercraft.
00:42Ce sont ces exosquelettes de marche autonome créées en 2012.
00:47Déjà, j'aimerais avoir votre sentiment sur cette soirée et sur le fait d'avoir reçu cet Award de la Révélation.
00:54C'est fantastique pour Wondercraft de recevoir un Award à BFM.
00:59Parce que c'est vrai que Wondercraft est une des entreprises françaises les plus géniales, les plus marquantes sur le plan de la technologie.
01:08Nous avons développé une technologie robotique qui est vraiment au top mondial pour faire marcher les gens qui ne marchent pas.
01:14Et maintenant, pour créer des robots humanoïdes qui sont les premiers en Europe, qui ont été cet été, en fait, le premier robot humanoïde à être capable de travailler dans une usine.
01:24Et sur le plan de la concurrence, de lutter contre les Etats-Unis et les robots chinois à armes égales.
01:31Voilà, c'est fantastique.
01:32Au nom de tous les ingénieurs, tous les gens qui travaillent chez Wondercraft, mais aussi de toutes les personnes en fauteuil roulant qui ont été nos patients, nos utilisateurs et qui nous ont poussé à créer cette entreprise.
01:43C'est 13 ans que vous l'avez créée, cette entreprise. Vous aidez donc les gens à marcher. Vous aidez maintenant les gens à travailler dans les usines pour les tâches pénibles.
01:51L'usine Renault, par exemple. Vous suivez, en fait, l'évolution de la société en réalité avec cette entreprise, en quelque sorte ?
01:59Oui, c'est vrai qu'à plusieurs titres, en fait, une société de robotique est très proche des racines de la société.
02:07D'abord, nous, vraiment, notre ADN, c'était, je le répète, de faire marcher les gens qui ne marchent pas.
02:12C'est-à-dire de faire profiter, en fait, de tout ce qui a été fait pour des humains bipèdes verticaux qui marchent, d'en faire profiter des gens qui sont en fauteuil roulant.
02:20Et là, avec la robotique humanoïde, c'est vrai que ça va être la plus grande industrie du XXe siècle, du XXIe siècle, mon Dieu, je suis vieux déjà.
02:29Ça va être une industrie qui va aider l'humain à aller encore plus loin.
02:32Et on le sent déjà. On sent déjà qu'on occupe des jobs dangereux dans les usines, difficiles, mais on occupe surtout des jobs que les gens ne prennent plus.
02:42Parce que la démographie, la chute démographique, nous arrive en pleine figure et on n'est pas prêts.
02:48Les robots arrivent à ce moment-là et c'est vrai que ça nous donne l'occasion, chez Wondercraft, d'être au cœur, en fait, de la vie d'une société moderne.
02:55Ce qui est extraordinaire, c'est que vous rendez service, vous rendez le travail plus humain, finalement, aussi.
03:04Vous traversez les époques et est-ce qu'on a, en tant que Française, c'est important de le dire ce soir, une réelle chance d'être compétitive dans ce domaine-là ?
03:13Est-ce qu'on peut le dire ?
03:14Alors, la France, oui, a une chance d'être compétitive en robotique.
03:17On a laissé passer en Europe tous les trains.
03:19Toute la technologie européenne vaut 18 fois moins que les 8 plus grosses américaines.
03:26Donc, on n'est rien, en fait.
03:27On a raté tous les trains.
03:29La robotique, il ne faut pas le rater.
03:30Pourquoi ?
03:31On a les mathématiciens, on a les physiciens, on a un État qui a pris conscience de l'importance du secteur.
03:37On a encore beaucoup de production, finalement.
03:40On a des usines, en France et en Europe, qu'on est capable d'équiper.
03:44Et on a des entreprises comme Renault, qui est venue être le partenaire de Wondercraft dans la robotique, qui sont prêts à franchir le pas.
03:52Et encore une fois, la robotique, ça sera le plus grand secteur du 21e siècle.
03:56Et là, il faut vraiment que les pays européens, et en particulier la France, foncent, parce qu'il n'y aura pas d'autre train après.
04:02– Exactement, et c'est bien de le dire ce soir lors de ces BFM Awards.
04:05Merci beaucoup.
04:06– Merci beaucoup, merci, on est très fiers.
04:08– On est très fiers, merci beaucoup.
04:08– De la révélation pour cette 21e cérémonie des BFM Awards.
04:13Je veux vous laisser rejoindre la salle, merci beaucoup.
04:15Et je vais accueillir à présent Hélène Hubie, qui est à mes côtés.
04:21Bonjour Hélène Hubie, ravie de vous avoir dans cette émission.
04:25Vous êtes la directrice générale et cofondatrice de The Exploration Company, une pépite du Spatial en Europe,
04:31entreprise franco-allemande du New Space déjà.
04:35Qu'est-ce que vous retenez de cette soirée ?
04:37En quoi c'est important de célébrer les patrons en France en 2025 ?
04:42– C'est important de célébrer les patrons, parce que c'est eux qui contribuent à créer la richesse de notre pays, bien évidemment.
04:49Et quand on est patron, on a aussi une grande liberté, une liberté en particulier de faire en européen,
04:54ou de faire en international.
04:56Et c'est ce qu'on fait nous à The Exploration Company.
04:59Donc je pense qu'il ne faut pas oublier que les patrons, c'est ceux qui doivent, par définition,
05:04gérer les plus gros problèmes de l'entreprise.
05:06Parce que c'est un problème qui arrive jusqu'à eux, c'est qu'il n'y a pas pu être résolu par les collaborateurs jusqu'ici.
05:12Et on travaille jour et nuit pour, une fois de plus, contribuer à créer de la richesse sur nos territoires,
05:20contribuer à développer les talents des gens.
05:22Et l'entreprise, c'est avant tout un lieu de vie où on s'épanouit en tant qu'être humain
05:27et où on donne du sens à qui on est à travers le travail qu'on fait.
05:30– Oui. Pour le moment, vous transportez dans vos capsules du fret.
05:33Vous espérez en lancer beaucoup en 2028.
05:37Demain, ce sera des astronautes, ce sera des humains qui seront dans ces capsules.
05:41Quand on en parle comme ça, ça paraît complètement incroyable.
05:44Ce qui est fou, c'est de développer des produits qui demandent comme ça, de se projeter dans l'avenir,
05:49alors que notre société nous maintient un peu en place en ce moment, nous maintient dans l'inquiétude, nous maintient dans l'incertitude.
05:54Comment on fait pour vivre ce parallèle-là et regarder un peu l'avenir ?
05:58– En fait, nous, en tant qu'entrepreneurs, on est naturellement, évidemment, optimistes.
06:04Naturellement, on croit en la bonté humaine, en la capacité de l'homme de faire le bien, d'améliorer son monde autour de lui.
06:10Donc, si le défi doit prendre 5 ans, 10 ans, 15 ans, je vais dire peu importe.
06:13Ce qui importe, c'est la direction.
06:15Et la direction qu'on a à The Exploration Company, c'est de créer un futur spatial,
06:19qui va être une partie très importante du futur de l'humanité,
06:22et de créer ce futur d'une façon collaborative et d'être un vecteur de paix pour ce futur.
06:28Donc, chaque fois qu'on développe une capsule, un moteur fusée, un atterrisseur lunaire,
06:32on le fait toujours en collaboration entre pays.
06:36Notre capsule, elle est faite entre 3 pays d'Europe et les États-Unis.
06:39Notre vaisseau lunaire, il est fait entre 3 pays d'Europe et les Émirats Arabes Unis.
06:43Et notre moteur fusée, il est fait en collaboration entre pays européens, lui aussi.
06:49Donc, se projeter à 15 ans, ce n'est pas très difficile quand on veut faire quelque chose de transformationnel.
06:54Ça maintient le lien entre les pays.
06:56Aujourd'hui, il n'y a rien de plus important.
06:58Est-ce que finalement, le New Space, ce serait un peu le soft power actuel
07:02qui permet de encore se parler sur des projets qui vont effectivement au-delà des problèmes actuels,
07:08qui nous séparent parfois ?
07:11Alors, le spatial est à la fois un monde de grands combats,
07:15puisque le spatial est au cœur des guerres actuelles et des guerres de demain,
07:19et en même temps, un monde de grandes collaborations,
07:23puisque la station spatiale, par exemple, qui malheureusement va partir à la retraite,
07:27a été construite au cœur de la guerre froide entre les Russes,
07:30enfin, à l'époque, l'URSS et les États-Unis.
07:33Et ce monde de collaboration, on le retrouve chez nous et chez d'autres entreprises aussi,
07:39parce qu'à la fin, c'est une passion en tant qu'humain.
07:43Et donc, quand on est devant un problème technique, c'est l'intelligence qui parle,
07:45c'est la passion qui parle, ce n'est plus la nationalité.
07:48Et c'est ça qui fait que quand une fusée décolle,
07:51ou quand une capsule va s'amarrer à une station,
07:54il y a un émerveillement enfantin que chacun ressent.
07:56Et en fait, il montre ce qu'on est capable de faire entre humains
08:01quand on collabore pour bâtir quelque chose qui est infiniment complexe.
08:06Et c'est pour ça qu'on a ce sentiment d'émotion.
08:08Donc oui, nous, on va faire voler des astronautes un jour,
08:12et on est en train de démarrer des discussions internationales,
08:15justement, entre les États-Unis et l'Europe,
08:18pour potentiellement, dans quelques mois, s'il y a un accord entre l'Europe et les États-Unis,
08:22pour créer la première capsule habitée transatlantique.
08:25Voilà, et on arrive dans ces cas-là, sur ces sujets-là,
08:28à s'entendre et à discuter et à partager nos talents.
08:31Merci beaucoup, Elen Ubi, directrice générale et co-fondatrice de The Exploration Company,
08:35d'avoir été avec moi dans l'AFNOR.
08:37On se retrouve dans un tout petit instant avec d'autres invités dans l'AFNOR sur BFM Business.
08:42On se retrouve sur BFM Business pour célébrer cette 21e édition des BFM Awards.
08:57Vous avez pu voir cette cérémonie tout à l'heure sur notre antenne.
09:00Vous pouvez la revoir, évidemment, en replay sur notre appli, sur notre site.
09:04Et on vous fait vivre dans l'AFNOR ce qui s'est passé tout au long de cette soirée,
09:08ici au Louvre, en plein cœur de Paris.
09:10Je suis avec Bastien Mancini, président et co-fondateur du groupe De L'Air.
09:13Merci d'être avec moi.
09:15Vous êtes lauréat de l'Award des Territoires,
09:18qui vous a été remis il y a quelques minutes par Marie Guillaumeau,
09:22la présidente du directoire de KPMG France.
09:24J'aimerais déjà avoir votre sentiment, finalement,
09:28d'avoir reçu ce Award des Territoires ce soir.
09:31C'est une grande fierté De L'Air.
09:33C'est une société qui a été créée à Toulouse.
09:37Société de drones.
09:38Société de drones qui a été créée à Toulouse sur la piste des pionniers de l'aéropostale.
09:43On était vraiment au bout de piste, là où décollait Saint-Exupéry-Mermoz.
09:47Donc cette histoire des territoires, on y est très attaché.
09:49C'était il y a un peu plus d'une centaine d'années.
09:51Et puis maintenant, on a aussi des bureaux à Marseille et Grenoble.
09:54Donc voilà, on cherche vraiment à se développer dans les territoires en France.
09:56Donc cette reconnaissance nous fait vraiment très très plaisir.
09:58Marie, en quoi c'est important de délivrer cet Award-là,
10:02celui des territoires, celui des régions, finalement,
10:05dans lesquelles nos entreprises françaises se développent énormément ?
10:10Oui, c'est un privilège de pouvoir mettre en lumière de belles pépites,
10:13les célébrer aussi.
10:15Chez KPMG, on croit beaucoup aux territoires, au potentiel de nos régions.
10:19Et puis l'innovation, la performance, la souveraineté,
10:22ça se développe également partout en France.
10:24Et donc, nous, on est au plus près de ces dirigeants de belles sociétés de croissance,
10:30comme des grands groupes.
10:31Construire en France, en quoi c'est important ?
10:34En quoi ça fait la différence, au final, quand on produit ce genre de drones ?
10:40Déjà, moi, ça me faisait plaisir de créer de l'emploi industriel en France.
10:44C'est pas très, comment dire, c'est parce que ça faisait plaisir de faire ça.
10:49Et en plus, je pense que c'est ce qu'il y a de plus efficace aujourd'hui dans notre domaine,
10:54dans le domaine des drones, où l'innovation est très importante,
10:58où on est sur des produits très technologiques,
11:00où il faut rapprocher sans arrêt le bureau d'études,
11:03les ingénieurs avec les techniciens de production.
11:06Donc, en fait, c'est intéressant puisqu'on a cette proximité immédiate
11:09qui, au-delà de l'efficacité, a un intérêt, je trouve, de cohésion sociale.
11:15À un moment où, souvent, les gens ont tendance à être séparés par milieux sociaux.
11:19Là, tout le monde est rassemblé dans l'usine.
11:21Ce qui fait que de l'air, ça marche aujourd'hui, c'est vraiment l'esprit collectif des équipes.
11:25Chacun travaille pour les autres. Il y a des moments où c'est plus dur.
11:28Mais chacun fait l'effort pour les autres,
11:31quel que soit le milieu social, quel que soit le métier.
11:33Et cette proximité est la clé pour nous du succès.
11:35Vous parlez aussi ici de talent, quel que soit le métier.
11:39Comment, quand on est dans ces métiers-là, on garde les talents en France ?
11:43Ce sont des ingénieurs, ce sont des chercheurs,
11:45ce sont aussi des gens qui ont un incroyable savoir-faire.
11:48Comment on les garde ? La compétition est très, très difficile.
11:53Alors, déjà, il faut les trouver.
11:54Et il se trouve que, dans les territoires, à Toulouse, typiquement,
11:57on a un bassin industriel, académique, qui est très fort
12:01et qui nous permet de trouver des talents.
12:03Ensuite, on grossit vite.
12:05Donc, on est, je pense, une entreprise qui peut être attractive.
12:09Mais surtout, je pense qu'il faut réunir les gens autour d'un projet commun.
12:13On a une histoire à construire ensemble.
12:15On cherche à faire quelque chose ensemble auquel on croit tous.
12:17Il y a quelque chose qui fait du sens pour tous les salariés.
12:20Et c'est autour de ce projet commun qu'on arrive à réunir les gens.
12:22En fait, on fait cette entreprise pour faire créer quelque chose ensemble.
12:27Et c'est ça, l'essentiel pour moi.
12:28Marie, cette soirée, c'est aussi favoriser l'entrepreneuriat,
12:33la prise de risque, l'innovation, le fait de garder son savoir-faire, garder ses talents.
12:37Est-ce que ce sont finalement des notions qui, aujourd'hui, en France, sont en perte de vitesse
12:43ou sur lesquelles on a quelques doutes, quelques complexes, peut-être, quand on est français ?
12:47Non, je crois que ce ne sont pas des notions qui sont en perte de vitesse.
12:49Je crois qu'elles n'ont plus que jamais de pertinence.
12:54Les débats parlementaires nous ont peut-être fait perdre de vue ces notions.
12:57Mais en réalité, il faut bien qu'on se rappelle que c'est l'entreprise qui crée la richesse,
13:02qui crée aussi et participe à la cohésion sociale, qui pérennise le modèle social.
13:06Les entreprises, c'est bien sûr un chef d'entreprise qui partage une vision,
13:11qui porte un projet commun et qui porte des équipes.
13:15Et puis, évidemment, c'est le terrain de jeu pour l'innovation, pour la souveraineté, pour la performance.
13:21On l'a dit, on l'a vu avec Delerre.
13:23Et je pense que c'est extrêmement important de mettre en lumière ces belles entreprises.
13:28Delerre, donc, des drones pour l'armée française, pour les pompiers, pour la SNCF.
13:34Vous avez doublé vos effectifs en quelques mois.
13:36Votre entreprise croît très, très vite, évidemment, vu votre produit.
13:40Dans quel piège il ne faut pas tomber dans ces périodes de fortes demandes ?
13:45Alors, ce qui a créé, je pense, le succès de Delerre ces dernières années,
13:50c'est un attachement à la robustesse de nos produits, à la qualité, à la satisfaction des clients.
13:55On est dans un domaine tout à fait nouveau.
13:58Donc, les réputations se construisent par les produits qu'on livre à nos clients.
14:01Donc, évidemment, on grossit vite et on est très attaché à garder cette robustesse, à garder cette qualité.
14:06La croissance ne doit pas se faire au détriment de ça.
14:09Donc, on fait à la fois grossir les équipes autour de ça.
14:12Et puis, on travaille l'efficacité opérationnelle avec une très grande exigence, encore une fois, sur tous ces aspects-là.
14:18Ça aussi, Marie, c'est important, ces notions-là, pour KPMG, d'entendre que, voilà, on ne va pas trop vite.
14:25On essaye de garder la qualité du produit, la qualité de l'entreprise au maximum.
14:30Je pense que c'est important, effectivement, de garder les convictions initiales, ce souci du détail, de la qualité,
14:38pour construire le moyen terme et construire aussi une réputation, une fiabilité.
14:43Je pense que c'est extrêmement important pour développer durablement les entreprises.
14:47Merci beaucoup à tous les deux, Bastien Mancini, président et cofondateur du groupe de l'air lauréat de l'Award des Territoires,
14:54ce soir, pendant cette 21e cérémonie.
14:57Merci, Marie Guillemot, aussi, présidente du directoire de KPMG, d'avoir été sur notre plateau.
15:02Je vous invite à rejoindre la salle.
15:04Merci beaucoup d'être venu.
15:06Et je vais, à présent, accueillir Charles Gorantin, cofondateur d'ALAN, la licorne française dans l'assurance santé.
15:14Je vous en prie, Charles. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec moi sur cette émission de l'after des BFM Awards.
15:23ALAN, la licorne française dans l'assurance santé, fondée en 2016.
15:28Avant de reparler de ça, j'aimerais avoir votre sentiment sur cette scène où vous étiez tous,
15:34cette scène de l'IA, en quelque sorte.
15:36C'est vrai qu'on disait tout à l'heure à table qu'on ne peut plus avoir une conversation sans parler de l'IA aujourd'hui.
15:41Vous, qui avez fondé ALAN il y a 10 ans maintenant,
15:44ça vous fait quel effet de voir ces acteurs-là sur cette scène des BFM Awards ?
15:47C'est incroyable, parce que toutes les personnes qui étaient là étaient vraiment légitimes d'être là.
15:52C'est tous des innovateurs en IA qui arrivent à créer des boîtes incroyables.
15:57On peut parler de dust, de pigments.
16:00Il y a vraiment des boîtes incroyables.
16:03Et je pense que la France a vraiment quelque chose à jouer en IA,
16:07grâce à ses talents qui sont vraiment une des grandes forces.
16:10Mais alors c'est quoi les forces justement de la France ?
16:13On a toujours un petit peu l'impression d'être complexé face aux Etats-Unis,
16:18de ne pas aller assez vite face à la Chine.
16:21C'est quoi nos atouts justement ?
16:22Alors la France est un grand pays technologique.
16:25C'est qu'une fois qu'on se dit qu'on y va, on est capable de faire de très très grandes choses.
16:30Et on a donc ces talents à la fois entrepreneuriaux,
16:33mais aussi mathématiques, des chercheurs, des personnes qui vont construire des systèmes.
16:41Et derrière, ça rayonne un petit peu partout dans le monde.
16:45Et donc la France en fait peut investir l'IA.
16:50Et si on arrive à adopter l'IA un petit peu partout dans les strates de la société,
16:55derrière après, on aura la puissance de feu pour pouvoir exporter et aller plus loin au niveau mondial.
17:02Et Alain a contribué il y a dix ans à démocratiser l'intelligence artificielle dans un secteur qui était assez fermé.
17:09Vous avez mis un coup de pied là-dedans, j'ai envie de dire.
17:13Est-ce que ça va assez vite ?
17:15Léonore Crespo disait tout à l'heure, l'Europe manque d'audace.
17:18Est-ce qu'elle a raison ? Est-ce qu'il manque quelque chose ?
17:20Alors ce qui est sûr, c'est que ça manque d'audace.
17:23C'est ce qu'on s'est dit en 2023, en fait, quand on a aidé à lancer Mistral.
17:28C'était qu'il manquait des acteurs européens qui étaient capables de montrer qu'on était encore capables d'innover en Europe.
17:36Moi, quand j'arrive sur un terrain de foot, ce n'est pas pour être l'arbitre.
17:40Et l'Europe a eu un petit peu la tendance à vouloir être l'arbitre dans les compétitions internationales,
17:46plutôt que vraiment être dans la compétition.
17:50Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que l'intelligence artificielle, c'est une bulle qui va éclater ?
17:57Que la croissance américaine aujourd'hui, elle est basée là-dessus, mais qu'il y a beaucoup de projets qui n'aboutiront pas.
18:02Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Est-ce qu'il faut faire attention ?
18:05Ou est-ce que non ? Vous y croyez à fond ?
18:07Alors la prise de risque, c'est toujours des projets qui n'aboutissent pas.
18:11Mais il y a aussi plein de projets qui aboutissent.
18:13Et ce qui fait une vraie différence avec la bulle Internet, par exemple, c'est que le fondamental sur l'excellent.
18:19C'est que toutes ces boîtes, elles signent des contrats à des millions, des centaines de millions, des milliards de dollars.
18:27Et donc, il y a vraiment des revenus en face de ces valorisations.
18:31Et franchement, si vous avez utilisé certains des outils d'IA,
18:35en fait, vous voyez à quel point on peut réinventer la manière dont on travaille et créer le futur dès aujourd'hui.
18:43On voit cet argent, ces montagnes, ces vagues d'argent, vous l'avez dit, aux Etats-Unis.
18:49Est-ce qu'elles sont aussi là, en France, pour permettre aux entreprises, aux créateurs,
18:54de, finalement, de perdurer, d'être rentables à un certain moment
18:58et de, finalement, de pouvoir jouer cette chance dont vous parliez tout à l'heure ?
19:03Donc, quand on prend l'exemple de Mistral, en fait, Mistral est capable de lever plusieurs milliards.
19:08Oui.
19:08Mistral est capable d'avancer, de créer des modèles à la frontière
19:13et donc, derrière, de représenter, en fait, la science et l'excellence française, européenne sur la scène mondiale.
19:21Et ça, c'est, je pense, assez remarquable.
19:24Et, en fait, on peut trouver l'argent si on est suffisamment ambitieux,
19:28si on a suffisamment un optimisme exigeant pour aller plus loin dans ce qu'on va faire.
19:35Après, il faut que toute la société suive et adopte l'IA.
19:39Le risque, c'est qu'on soit un petit peu paralysé par certaines peurs
19:43qui, souvent, viennent un peu de mésinformations sur l'IA
19:47et qui font que les gens repoussent un peu l'IA parce qu'ils se disent
19:51« c'est pas pour moi, parce que c'est pas éthique, parce que c'est pas bon pour l'environnement, etc. »
19:55Mais c'est ce qui se passe aujourd'hui en entreprise.
19:57Il y a beaucoup de gens qui sont inquiets.
19:59Il y a beaucoup de gens qui se disent que ça va prendre leur travail.
20:02On est encore dans ces inquiétudes-là.
20:04C'est ça qui empêche l'adoption jusqu'à maintenant ?
20:06Alors, en fait, paradoxalement, nous, chez Alan, on a fait toute cette transformation hier
20:11et on n'a jamais autant recruté.
20:13Et, en fait, on utilise ces outils, justement, pour pouvoir faire plus,
20:17pour pouvoir faire mieux, pour pouvoir permettre à chacun de retirer les tâches qui sont aliénantes.
20:23Et, à la fin, ça rend des entreprises un petit peu plus humaines et plus intéressantes pour toutes.
20:28Merci beaucoup.
20:29Merci, Charles Quarantin, d'être venu nous voir.
20:31Co-fondateur d'Alan, la licorne française dans l'assurance santé.
20:35Merci.
20:35Je vous propose de rejoindre la salle.
20:37Merci beaucoup.
20:39Et c'est Xavier Perret qui me rejoint actuellement, directeur de l'entité Azure chez Microsoft France.
20:44Bonjour.
20:45Bonjour.
20:46Bonsoir.
20:46Bonsoir.
20:47Ravi de vous avoir sur le plateau de l'after des BFM Awards.
20:51Vos impressions sur ce magnifique plateau d'intelligence artificielle,
20:55ces acteurs français qui sont là, à la pointe,
20:58et qui essayent de mener la France dans cette révolution de l'IA, Xavier ?
21:02Oui, ça montre deux choses, pour moi.
21:05Ça montre que, d'abord, il y a une diversité de l'IA en France.
21:09On voit que c'est une diversité sur les industries, sur les manières de faire.
21:12Moi, je suis ravi, j'en connais beaucoup, ces entrepreneurs, on est partenaire,
21:16beaucoup de ces entrepreneurs derrière.
21:17Et puis, le deuxième élément, c'est que c'est de l'IA en action, tout simplement.
21:20C'est qu'on voit bien que c'est des sociétés qui sont bien ancrées,
21:23qui commencent à apporter vraiment de la valeur.
21:24On n'est pas dans le début des startups.
21:26Et puis, c'est qu'une sous-représentation, probablement,
21:28de tout ce qui se passe en IA en France, par ailleurs.
21:30Oui.
21:30Vous nous redites ce que fait l'entité Azure chez Microsoft France, pour qu'on soit bien clair.
21:37Vous nous redites.
21:37Pardon ?
21:38Vous nous redites ce que fait l'entité Azure.
21:39Ah oui, l'entité Azure chez Microsoft.
21:41En fait, Azure, c'est le cloud chez Microsoft France.
21:43Ça comprend toutes les solutions, on va dire, pour accompagner les entreprises
21:47dans leur transformation digitale, IA au sens large.
21:49Évidemment, il y a l'IA au centre de cette transformation.
21:52Nous, ce qu'on essaie, c'est vraiment d'aller au-delà
21:53et d'accompagner les entreprises dans ce qu'on appelle la frontière.
21:56La frontière, c'est quoi ?
21:57En AI, la frontière AI, c'est ces nouveaux grands modèles
22:00qui viennent complètement perturber nos modes de fonctionnement.
22:03Et les frontières firmes, c'est finalement les entreprises
22:05qui vont complètement embarquer l'IA au cœur même de leur processus.
22:08On disait tout à l'heure qu'il y avait encore une inquiétude
22:12que les entreprises freinaient des cas de fer
22:15pour adopter de façon générale chacune l'intelligence artificielle.
22:20Comment pensez-vous qu'il faut s'y prendre
22:21pour la faire adopter plus généralement
22:24et puis pour mettre fin à ces inquiétudes ?
22:27Déjà, en France, on sous-estime l'impact de l'IA.
22:31Nous, on a fait une grande étude internationale
22:33sur ce qu'on appelle la diffusion AI.
22:35Il faut savoir que 40% des personnes en France
22:38finalement ont déjà adopté l'IA.
22:40C'est plus que les Etats-Unis qui sont en 26%.
22:42C'est le même niveau que la Norvège.
22:44C'est le même niveau que l'Irlande, par exemple, en Europe.
22:46Donc déjà, on sous-estime le fait que l'IA est déjà beaucoup embarquée.
22:49Ça, c'est une bonne nouvelle.
22:50Et ça, c'est une très bonne nouvelle.
22:51La France est quand même en pointe.
22:52Elle sait accueillir aussi ces modèles d'IA.
22:54On a évidemment les Mistral, les grands partenaires.
22:56On les a vus sur scène.
22:58Alors ensuite, le comment, évidemment, ça suscite des craintes
23:00parce que les tâches des entreprises vont être modifiées.
23:03Et donc, c'est beaucoup d'accompagnement.
23:05Nous, on a un gros programme d'accompagnement, de formation.
23:08On a décidé de former un million de personnes d'ici 2027.
23:12On est dans ce chemin-là avec énormément d'initiatives.
23:14Derrière, en particulier sur ceux qui sont demandants d'emploi,
23:17les femmes aussi sur l'IA, toute cette acculturation-là en région aussi
23:21parce que tout ne se passe pas.
23:22Là, on est au cœur de Paris, évidemment.
23:24Mais ça se passe aussi en région.
23:25On a fait des choses avec la start-up Cocoroé.
23:27Par exemple, les France Travail pour s'assurer
23:29qu'on va finalement acculturer les gens à l'IA
23:31et qu'ils vont pouvoir tirer parti de ces innovations-là.
23:34Vous me lancez sur les femmes.
23:36Il n'y en avait qu'une seule sur la scène, sur cette séquence IA.
23:39C'était Eleonore Crespo.
23:42Comment on fait, justement, pour les amener vers cela ?
23:45Il y a les formations.
23:46Mais finalement, est-ce que ce gap, l'IA, va permettre de le combler, vous pensez ?
23:53Alors, c'est difficile à dire, en fait.
23:54C'est effectivement vrai.
23:55On le voyait ce soir.
23:56On a une sous-représentation.
23:57Nous, chez Microsoft, on essaie vraiment d'être intentionnel.
23:59Comme je disais, on a des programmes spécifiques pour les femmes.
24:02Women in AI.
24:03Génial.
24:04Avec le IA, évidemment, pour essayer de former des femmes à l'IA
24:08que ce niveau acculturation.
24:09C'est vrai qu'au niveau des ingénieurs, c'est plus difficile.
24:11Ça se passe probablement à la racine des écoles d'ingénieurs derrière.
24:14Donc, il faut, je pense, s'obstiner à être extrêmement intentionnel.
24:18Moi, j'ai une fille qui a 24 ans, qui est dans l'IA.
24:20Donc, j'en suis assez fière.
24:21Mais voilà, comment on fait pour finalement montrer que tout ça,
24:24c'est attrapable par n'importe qui et qu'on peut créer la valeur,
24:27qu'on soit un homme ou une femme, justement ?
24:28Il faut en parler, il faut les acculturer très tôt.
24:30Il faut montrer des rôles modèles, je pense, aussi, de plus en plus.
24:33Est-ce qu'il faudrait développer aussi, peut-être, des programmes sur les écoles ?
24:36Même pas le collège, les écoles.
24:38Des écoles et aussi, surtout, je pense, montrer qu'il y a aussi des femmes
24:43qui lancent des startups, qui réussissent derrière.
24:45Il n'y a peut-être pas assez, mais il faut encore plus les valoriser, probablement.
24:48Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que l'IA est une bulle,
24:51qui va éclater, que pour le moment, il y a beaucoup d'argent,
24:54que les robinets sont ouverts, mais que les projets n'aboutiront pas tous
24:57et que c'est surestimé aujourd'hui.
25:00Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
25:01Comme je le disais tout à l'heure, en fait,
25:02quand 40% rien qu'en France ont déjà adopté l'IA,
25:05c'est difficile de penser à une bulle.
25:06Ça veut bien dire que les tâches vont profondément être modifiées derrière
25:10et qu'il faut s'adapter par rapport à ça et, justement, déléguer des tâches.
25:13On le voit sur les tâches de recherche, sur les tâches de recherche documentaire, derrière.
25:17Donc, je pense que c'est très profond.
25:18En revanche, l'appropriation, évidemment, elle est progressive.
25:21Il faut être conscient que, voilà, c'est comment l'IA est au service de l'humain
25:24et va nous augmenter nos capacités.
25:26Merci beaucoup, Xavier Perret, directeur de l'entité Azure chez Microsoft France.
25:31Merci beaucoup, votre soirée.
25:31Merci d'avoir été avec moi dans l'after des BFM Awards.
25:36Je vais accueillir tout de suite Sylvie Noulette, directrice marketing et communication de Lenovo France.
25:42Bonjour, Sylvie.
25:43Bonsoir, Sandra.
25:43Merci beaucoup d'être avec vous.
25:45Vous avez raison, vous dites bonsoir.
25:46Vous avez raison, c'est ce soir, juste après la cérémonie des BFM Awards.
25:51Qu'en avez-vous pensé de cette cérémonie, cette 21e cérémonie qui célèbre les patrons français, tout simplement ?
25:58Je pense que ça représente énormément pour nous parce que c'est une cérémonie.
26:01C'est la deuxième fois qu'on est partenaire de ces cérémonies.
26:03Être proche du tissu local de notre territoire pour une marque comme Lenovo, c'est primordial.
26:09En plus, c'est vraiment célébrer plein de types d'entrepreneuriat différents,
26:12des grandes entreprises, des petites entreprises plutôt innovantes.
26:17Donc nous, on en est vraiment ravis d'être là et c'est toujours un plaisir.
26:22Puis c'est très rythmé et c'est très agréable.
26:23Comment Lenovo aujourd'hui fait sa place ?
26:27Évidemment, c'est du matériel informatique, des tablettes, des ordinateurs.
26:31On est en plein dans ces sujets-là avec le cloud, avec Microsoft à l'instant, avec l'intelligence artificielle.
26:36On ne peut pas prononcer une phrase sans intelligence artificielle.
26:38Comment justement, quand on est Lenovo, on évolue, on fait évoluer ces produits vers cette nouvelle ère ?
26:47Alors déjà, on est très fort en recherche et développement.
26:50On investit quand même énormément en recherche et développement chez Lenovo pour ça.
26:54Et puis, on est proche de nos clients.
26:55Je pense que c'est ça aussi qui fait toute la différence.
26:57On les écoute beaucoup.
26:58On essaie de savoir quels sont leurs nouveaux besoins, quelles sont les nouvelles tendances,
27:02quelles sont les innovations qu'ils attendent de nous.
27:04On fait des tests, des fois avec succès, des fois avec moins de succès.
27:08Et ça, c'est important.
27:09Et puis, on est très proche de l'entreprise.
27:10Les entreprises sont en train de se transformer, de digitaliser leur data, de parler d'IA,
27:16d'essayer d'aller plus vite, d'aller encore plus loin.
27:18Et nous, notre travail, c'est de les accompagner au mieux avec l'offre les plus larges.
27:22Alors évidemment, vous parliez de PC, mais on est aussi présents sur des serveurs.
27:26On est présents en téléphonie avec la marque Motorola.
27:29Donc, cette marque Lenovo, elle est vraiment, et c'est un peu notre leitmotiv,
27:34la meilleure des technologies pour tout le monde, pour tout type d'entreprise, pour toute taille d'entreprise.
27:38Alors, vous parliez tout à l'heure des demandes et des besoins et des envies des consommateurs demain.
27:44Ça sera quoi, par exemple ?
27:47On a fait un test assez intéressant sur un PC, par exemple.
27:51L'écran est déroulant.
27:52Donc, si vous êtes dans une fonction où vous avez besoin de travailler sur des fichiers Excel, peut-être de grande taille,
27:59votre écran va se dérouler.
28:01Ou si vous voulez regarder un film, pour un utilisateur plus grand public, également.
28:05Mais après, on est aussi très proche de quelqu'un qui vient juste de passer sur Microsoft.
28:09Nous, on est très proche sur les PC avec Copilot+.
28:12On essaie d'avoir les meilleures technologies embarquées avec nos partenaires, comme Intel ou Microsoft.
28:17Et travailler sur l'agent IA, l'IA génératif, c'est extrêmement important.
28:24Moi, mon PC Copilot, aujourd'hui, je ne peux pas m'en passer.
28:27Il me permet d'aller plus vite, d'être plus performant.
28:29Et je pense que dans les entreprises, c'est aussi important de travailler de la performance et de la productivité.
28:34On est dans un monde, aujourd'hui, qui est un peu divisé.
28:38Il y a les Etats-Unis, il y a l'Asie, il y a l'Europe.
28:41Léonore Crespo disait tout à l'heure que l'Europe manque d'audace.
28:44Elle parlait d'intelligence artificielle.
28:47Mais quel est votre sentiment par rapport à ça, par rapport à la place de l'Europe dans cette compétition ?
28:51Je pense qu'on peut être quand même très fiers, déjà, de la France.
28:54De la France qui fait partie de cette Europe.
28:56Parce qu'on l'a vu encore ce soir.
28:58On a des entreprises innovantes qui peuvent nous rendre fiers.
29:03Est-ce que l'Europe a manque d'audace ?
29:05Je pense que oui, effectivement.
29:06L'Europe est encore un peu en regard vis-à-vis d'autres pays, etc.
29:10Elle a des complexes.
29:11Elle a des complexes.
29:12Et je pense que c'est à nous, entrepreneurs, entreprises, de bousculer ces complexes,
29:17d'aller un peu plus loin, de pousser les limites, de casser les silos.
29:21Et de montrer aussi, grâce à vous, ce soir, grâce à cette soirée,
29:25combien les entreprises françaises sont innovantes.
29:27On parlait d'IA tout à l'heure, il y a des très belles pépites en France autour de l'IA.
29:31Et je pense qu'il y en aura encore beaucoup à l'avenir.
29:34Donc je pense qu'il ne faut pas avoir peur d'innover.
29:36Il ne faut pas avoir peur, il ne faut pas avoir de l'audace.
29:38Et j'ai trouvé ce discours très intéressant, justement.
29:41Merci beaucoup, Sylvie Noulette, d'être venue nous voir.
29:43Merci beaucoup, Sandra.
29:44Directrice marketing et communication de Lenovo France.
29:49Merci.
29:50Je vais accueillir à présent mon prochain invité.
29:52C'est André Enodi, président directeur général du groupe Ortec.
29:55Bonjour.
29:55Bonjour.
29:56Merci d'être avec nous ce soir dans l'after des BFM Awards.
30:00Comment avez-vous trouvé cette cérémonie ?
30:02Vous êtes award vous-même de l'entrepreneur de l'année.
30:05C'est quelque chose quand même, André Enodi.
30:07Oui, tout à fait.
30:08C'est à la fois un bonheur pour l'entreprise.
30:12C'est important d'être reconnu parce que, comme je l'ai eu l'occasion de le dire,
30:17Ortec, c'est une entreprise de service qui est peu connue du grand public.
30:22Et nous faisons des travaux de tous genres en France ou en international.
30:26Il s'appuie sur à la fois, bien sûr, la partie études engineering
30:30qui nécessite un savoir-faire, l'utilisation de toutes les technologies nouvelles,
30:34ce qui améliore l'efficacité de nos services.
30:37Mais également, et c'est un point sur lequel j'insiste beaucoup,
30:42c'est les travaux considérés comme des travaux de base dans l'industrie
30:45qui sont absolument nécessaires.
30:47Donc on se rend compte malheureusement d'utilisation que quand il y a des problèmes.
30:50Je rappelle que pour les soudeurs, c'était à l'époque le rapport FOLS
30:54sur la centrale de Flamanville.
30:57Mais pour Covid, même chose.
31:00Tous nos travaux sont des travaux de base qui nécessitent une expertise,
31:03un engagement, un savoir-faire.
31:05Soudeurs, tuyauteurs, robinettiers, mécaniciens, électriciens, chauffagistes,
31:10monteurs, nettoyeurs, marins.
31:12On a même des marins et d'ailleurs des métiers qui nécessitent un savoir-faire important.
31:16Tout cela, eh bien oui, effectivement, ça nécessite que ce prix-là,
31:21qui m'est affecté aujourd'hui,
31:23avec toute la sincérité que je peux avoir,
31:26c'est eux qui le méritent.
31:27Vous faites de l'ingénierie, du contracting, de l'environnement, de l'énergie.
31:30Ce sont vos pôles d'activité.
31:32Diversité d'activité, diversité de métiers, vous en avez parlé, diversité de marché.
31:36Est-ce que c'est la clé du succès ?
31:38Est-ce que ça permet aussi d'éviter les crises ?
31:41Écoutez, moi je ne vais pas sortir des livres de management.
31:45Je me base sur uniquement la connaissance des réalités.
31:49Je prends quelques exemples.
31:512008, crise financière.
31:52Notre volume est resté à peu près équivalent.
31:56On avait 1000 personnes par jour qui étaient sans emploi.
31:59On a licencié personne.
32:00Tout a été remis dans l'entreprise.
32:02Les gens ont joué la solidarité agence à agence.
32:05On a tenu parce qu'on était très diversifiés.
32:072013, crise du pétrole.
32:10Même démarche.
32:12Les cycles, on a des amortisseurs d'activité.
32:15Et puis le Covid, ça a été une fois de plus.
32:18Le modèle, notre modèle permet effectivement d'obtenir les crises.
32:24Et c'est quelque chose auquel nous tenons.
32:26La diversité, mais autour de la notion de service, la notion de menu à la carte.
32:31Le client peut choisir chaque métier.
32:34Et puis bien entendu, nous proposons dans le cadre d'entreprises étendues, l'ensemble des prestations dans la mesure du possible.
32:41Vous travaillez partout, en Europe, au Canada, en Afrique, en Inde, constamment à la recherche de nouveaux marchés.
32:50Ça veut dire que l'entreprise, le savoir-faire français s'exporte bien, l'entreprise française ?
32:56Les entreprises françaises, bien sûr.
32:58On a vu les exemples ce soir avec des entreprises innovantes.
33:03Chacun apportant une valeur ajoutée.
33:05Je crois que, oui, les entreprises françaises, avec la notion d'audace qui a déjà été employée par plusieurs,
33:12nous avons l'obligation à la fois de servir le marché français, mais aussi d'aller chercher des marchés à l'extérieur.
33:20Et je crois qu'il ne faut pas avoir de complexe.
33:22Il faut avoir l'esprit d'entrepreneur.
33:24Et c'est la force d'un groupe comme le nôtre, c'est d'intégrer nos patrons d'activité, nos patrons d'agence,
33:31dans ce tempérament d'entrepreneur et d'audace qui est nécessaire pour que l'entreprise se développe.
33:36Constamment rebondir.
33:37On a envie d'écouter vos conseils de patrons quand on vous écoute parler de votre entreprise.
33:42Quels sont vos projets pour 2026-2027 pour terminer ?
33:45Alors d'abord, après avoir fait l'année dernière plusieurs acquisitions, nombreuses,
33:50eh bien, 2005 aura été l'année de transition.
33:542026, c'est l'année où on doit retrouver un niveau de performance à la hauteur.
33:59Et en même temps, un projet qui me tient à cœur et qui tient à cœur à beaucoup dans l'entreprise,
34:04c'est une démarche où l'encadrement doit être proche du terrain, revenir sur le terrain.
34:11Il se trouve qu'au fil des années, chez nous comme ailleurs, je crois qu'il n'y a pas un particulier à Ortec,
34:16l'encadrant s'est éloigné du terrain.
34:18On gère trop souvent derrière un ordinateur, on gère par des mails,
34:22alors que, et notamment pour nos métiers, dont je vous parlais tout à l'heure,
34:26que ce soit pour la sécurité, que ce soit pour la qualité et le contact avec les troupes,
34:30la motivation, il faut être proche du terrain.
34:33Il faut être proche du terrain, non pas pour faire des visites de médecins,
34:35mais pour apporter, accompagner, assister et contrôler.
34:39C'est un des éléments essentiels.
34:41Et puis aussi, pour 2026, c'est comment, dans une entreprise comme la nôtre,
34:46on intègre les nouvelles technologies, en particulier l'IA.
34:49Bien sûr, dans la partie engineering, ça se comprend relativement vite.
34:53Mais par contre, dans les travaux de base, là aussi, nous avons un devoir de savoir intégrer ces nouvelles technologies
34:58pour être dans une qualité optimum, et notamment dans les services nucléaires,
35:03qui, avec les projets nucléaires français, les EPR2, va nécessiter que toutes les entreprises
35:10franchissent des caps dans la robotisation, dans la mécanisation et dans la digitalisation des interventions.
35:16C'est ça, l'entrepreneur de l'année.
35:18Merci beaucoup, André Naudi, d'être venu me voir, président, directeur général du groupe Ortec.
35:23On continue dans un instant cette after de la 21e cérémonie des BFM Awards.
35:29On se retrouve dans deux petites minutes sur BFM Business.
35:36Les BFM Awards, l'after. Sandra Gantouin.
35:42Je suis ravie de vous retrouver pour la fin de cette after, juste après la 21e cérémonie des BFM Awards.
35:49Et je suis avec Stéphane Palaise, qui est sur ce plateau, PDG de FDJ United.
35:54Vous avez aussi des awards, ce soir, de la transformation digitale.
35:59Votre sentiment, après avoir reçu ce prix, déjà, Stéphane Palaise ?
36:03D'abord, une très grande fierté, pour moi, mais surtout pour l'entreprise,
36:09pour toutes les équipes qui ont accompli ça.
36:12Et ça va les motiver pour continuer, surtout.
36:14Donc, c'est ça qui est bien.
36:15Je vais pouvoir m'appuyer là-dessus.
36:16Oui, c'est vrai.
36:17Ça fait dix ans que vous êtes arrivée à la tête de la FDJ.
36:19Vous l'avez considérablement transformée.
36:22Vous avez fait de la loterie, une simple loterie, une entreprise digitale.
36:27Et vous disiez tout à l'heure, c'est pas banal d'avoir deux femmes comme ça,
36:31sur la scène, qui dirigent des entreprises et qui les transforment.
36:35En quoi c'est important ?
36:36Alors, c'est important parce que je pense qu'on est au cœur de la transformation de l'économie mondiale,
36:45et donc française aussi, et que la France a une très grande carte à jouer.
36:50Et que moi, j'ai toujours pensé que les femmes étaient une ressource très importante pour y arriver,
36:57parce qu'elles sont très éduquées, elles sont très fortes.
37:01Et donc, ça fait partie des cartes à jouer pour mobiliser le maximum de talents dans les entreprises.
37:09Et donc, effectivement, de ce point de vue-là, le fait d'avoir Christelle Eidemann me remettant le prix,
37:15je pense qu'on était toutes les deux très contentes.
37:17Oui, c'est clair que c'est un signe fort.
37:19J'aimerais savoir comment vous voyez la suite, les dix prochaines années, finalement, de FDJ United,
37:25quelles innovations vont changer le quotidien des joueurs dans les dix ans qui viennent ?
37:33Alors, d'abord, aujourd'hui, nous sommes FDJ United,
37:36donc on est devenu une entreprise européenne.
37:38Donc, pour nous, c'est un immense changement.
37:40On l'est depuis un an, donc ce n'est pas si vieux.
37:43Donc, on est en plein dans cette conquête de l'Europe pour devenir un champion européen.
37:52Et évidemment, l'innovation et le digital font partie des ingrédients de ce succès.
37:59Alors, la première chose, c'est qu'évidemment, on va continuer à digitaliser notre business traditionnel,
38:10parce qu'on n'a pas fini sur la loterie.
38:12Aujourd'hui, il y a 15% de chiffre d'affaires qui est en digital.
38:15À la fois, c'est beaucoup par rapport, il y a dix ans, où il y en avait moins de 3%,
38:19mais on en a encore, si je puis dire, sous le pied.
38:24Et donc, on a une forte ambition de ce point de vue-là.
38:27Et on pense qu'on aura de plus en plus des clients qui seront omnichannel,
38:32c'est-à-dire à la fois dans nos points de vente, parce qu'on aime les points de vente,
38:35et dans le digital, et que les deux vont s'enrichir mutuellement.
38:38Et puis, évidemment, tout le monde parle de l'IA.
38:41Alors, peut-être que c'est une bulle pour certains, mais pour nous, ce n'est pas une bulle,
38:45parce qu'on pense que c'est un instrument de transformation, à la fois de nos jeux,
38:52donc l'innovation dans les jeux.
38:54Comment est-ce qu'avec l'IA, nos jeux vont être de plus en plus personnalisés ?
38:59Et ça, ça correspond à une tendance très forte de notre société et de l'économie d'aujourd'hui.
39:04On va aussi utiliser l'IA pour encore mieux accomplir la mission que nous avons
39:12en tant qu'opérateur de jeux régulé et responsable,
39:16c'est-à-dire accompagner nos clients dans leur pratique de jeux, dans leur comportement,
39:21pour avoir un jeu responsable et pratiquer cette activité en limitant ses risques.
39:26Ça fait partie de nos objectifs.
39:28Et puis après, comme toute entreprise, on pense que l'IA aussi va nous aider
39:36à transformer nos process, pas pour remplacer nos salariés,
39:41mais pour avoir des salariés augmentés, dans des process beaucoup plus efficients,
39:46beaucoup plus basés sur la connaissance et qu'on a un immense champ devant nous.
39:50Donc on est très enthousiastes.
39:51Et Léonore Crespo disait tout à l'heure, l'Europe manque d'audace.
39:54Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
39:55Moi, je pense qu'on peut toujours avoir plus d'audace.
39:59Donc ce que j'espère, c'est que j'ai eu ce prix.
40:01Je n'ai pas eu le prix de l'audace, mais que l'audace fait partie, je pense,
40:06des ingrédients pour aller chercher l'innovation et la transformation.
40:11Et que grâce à toute l'audace qu'on a vue ce soir,
40:15je pense qu'on peut être assez confiants dans le fait que l'Europe peut effectivement
40:18avoir plus d'audace et va en avoir.
40:19Si elle vous regarde, elle l'aura.
40:21Merci beaucoup Stéphane Palaise d'être venu sur ce plateau,
40:24PDG de FDJ United et Awards de la transformation digitale.
40:30Merci à vous.
40:31Je vais accueillir Florian Dueto, président et cofondateur,
40:35je vous en prie, venait sur ce plateau, Florian, de Dataiku.
40:38Bonjour.
40:39Bonjour.
40:39Bonsoir d'ailleurs, Dataiku Licorne, pionnière de l'intelligence artificielle,
40:44créée en 2013, ce plateau avec des acteurs très importants,
40:49des acteurs français de l'intelligence artificielle.
40:51C'est important de voir ça, de se rassembler,
40:54de se dire que la France a sa carte à jouer dans l'intelligence artificielle
40:58aujourd'hui encore en 2025 ?
41:01C'est important de voir qu'en fait il y a un écosystème en France
41:02d'entreprises avec des gens qui sont prêts à innover,
41:06des gens qui sont dans cet écosystème depuis certains 5 ou 10 ans,
41:10d'autres qui viennent d'arriver,
41:11des gens qui ont commencé en France,
41:13qui ont commencé aux Etats-Unis, qui sont revenus, qui sont repartis.
41:16En fait, il y a tout un écosystème autour de la France
41:17et de l'intelligence artificielle qui est juste naissant,
41:20mais qui a à la fois des sourires et beaucoup d'ambition.
41:24Quand vous avez créé Dataiku,
41:25vous aviez une vision assez similaire de ce qui se passe là aujourd'hui
41:29ou vous n'aviez pas idée de ce qui allait se passer
41:31dans l'intelligence artificielle par rapport à ce que vous voyez aujourd'hui ?
41:35Pas à ce point-là, pas à ce point-là, mais pas.
41:37Moi, j'ai commencé à utiliser des ordinateurs en 85, j'étais tout petit.
41:41Déjà, je parlais à mon ordinateur quand j'avais 5 ans, 5 ou 6 ans.
41:43Enfin, moi, l'informatique, ça me passionnait.
41:44Je voyais bien que ça allait changer ma vie.
41:46Vous promptiez déjà.
41:48Peut-être, je promptais sans le savoir à l'époque.
41:51Et je pense qu'en effet, l'intelligence artificielle,
41:53c'est un domaine où tous les ans, au moins,
41:56et parfois toutes les semaines, il y a quelque chose de nouveau qui arrive.
41:58C'est cet écosystème fantastique dans lequel,
42:00même quand on innove, il y a des gens autour de vous
42:02qui innovent encore plus vite
42:03et qui peuvent vous aider à aller plus vite.
42:05Et c'est pour ça que c'est important, les écosystèmes.
42:06Oui, quand vous avez créé Dataiku,
42:09vous vouliez implanter l'IA dans les métiers.
42:12Ça a du mal encore à se mettre dans les entreprises, justement.
42:15Comment on fait pour convaincre les salariés,
42:18convaincre les patrons,
42:19d'installer plus vite des systèmes d'IA
42:22qui leur correspondent, pas n'importe quoi,
42:24et que ça aille plus vite, cette adoption,
42:26et qu'on arrête avec les inquiétudes ?
42:29La vision de Dataiku, c'est la démocratisation de l'IA.
42:31Mais pas juste au sens de chaque GPT, tout le monde peut l'utiliser,
42:34c'est la démocratisation au sens de tout le monde peut le faire,
42:37tout le monde peut le construire.
42:38Je pense que fondamentalement, pour que l'IA soit acceptée
42:40par des gens dans les entreprises,
42:42il faut que les gens puissent s'en emparer
42:43au sens de jouer au Lego,
42:44de fabriquer sa propre IA,
42:46de comprendre comment ça marche,
42:47de la déconstruire et de la reconstruire en permanence.
42:49Et c'est comme ça, en fait,
42:50qu'on finira par se l'approprier et l'accepter.
42:53Utiliser au quotidien quelque chose qu'on ne comprend pas,
42:55ce n'est pas possible.
42:56Et c'est pour ça que la démocratisation est importante.
42:57Ça va changer totalement la phase du travail,
43:01en réalité, à long terme, l'intelligence artificielle.
43:04Oui, tout à fait.
43:05Et on le voit déjà.
43:06On voit déjà nos clients qui automatisent des charges,
43:08qui repensent différemment la relation client,
43:10qui utilisent la donnée liée au quotidien
43:12et qui se disent qu'il faut aller vite
43:13parce que la course a commencé.
43:16Et en effet, il y a quelque chose qui fait parfois un peu peur.
43:18Qu'est-ce que ça veut dire de transformer le travail ?
43:20Qu'est-ce que ça veut dire pour moi ?
43:21Qu'est-ce que ça veut dire pour tous les gens autour de nous ?
43:23Qu'est-ce que ça veut dire pour nos enfants ?
43:25Mais encore une fois, fondamentalement,
43:27la manière la plus simple de résoudre ce problème,
43:30c'est de s'approprier l'IA.
43:31C'est de ne pas rester passif par rapport à ce problème.
43:33Vous parliez tout à l'heure d'écosystèmes.
43:35Et j'ai lu que vous disiez
43:38qu'il fallait créer des écosystèmes plus larges que l'Europe
43:40pour faire face aux USA, face à la Chine.
43:44Où en est cette réflexion et avec qui on pourrait s'allier
43:49pour justement avoir des chances face à ces deux monstres géopolitiques ?
43:54Oui, il y a un enjeu qui dépasse largement la France
43:57et voire même l'Europe.
43:58C'est un enjeu de souveraineté par rapport à l'intelligence artificielle.
44:01L'intelligence artificielle va être une technologie
44:03avec un tel impact sur la vie tous les jours et sur le travail
44:06qu'avoir une dépendance trop forte technologique
44:09n'est pas sain sur le long terme.
44:11Et en fait, du point de vue de l'Europe,
44:12la seule solution qui est viable, c'est de voir au-delà même de l'Europe.
44:15De regarder le Moyen-Orient, de regarder l'Inde,
44:17de travailler avec des écosystèmes larges et des écosystèmes ouverts
44:20pour ne pas créer cette dépendance
44:22et finalement avoir une chaîne de fournisseurs potentiels beaucoup plus large.
44:26On le voit déjà chez nos clients.
44:28La plupart de nos clients se disent
44:29il faut que j'ai mes options.
44:30Il faut que je n'ai pas juste un fournisseur de cloud
44:33ou une seule type de base de données.
44:35Il faut que je garde ces options sur le long terme
44:36parce que c'est la seule manière pour mon entreprise
44:38de rester viable sur ce long terme.
44:40Du point de vue de l'Europe,
44:41ce que vous voyez qui se passe aux Etats-Unis,
44:44c'est ces budgets énormes,
44:46ces levées de fonds énormes,
44:47ces projets qui sont annoncés sur l'intelligence artificielle.
44:50Quand vous entendez que c'est une bulle
44:51et que tout ne va pas se réaliser,
44:53que cette bulle va exploser,
44:55quel est votre sentiment ?
44:56Vous êtes d'accord avec ça ou pour vous, c'est parti ?
44:59Qu'il y ait une bulle ou pas une bulle,
45:01financière ou pas,
45:03du point de vue de la transformation de l'IA,
45:04ce n'est pas très important.
45:06Du point de vue de la transformation de l'IA,
45:07quoi qu'il arrive,
45:08l'IA va transformer le travail,
45:09va amener de la productivité.
45:10Ce sera dans un an, dans deux ans,
45:12dans cinq ans ou dans dix ans,
45:13mais ce n'est pas très grave.
45:15L'important, c'est que les entreprises le réalisent
45:16et l'audace, l'ambition en fait,
45:19de commencer cette étape.
45:20Du point de vue des entreprises,
45:21le fait que Nvidia ou telle autre société
45:23vaille un, deux ou trois ou cinq trillions,
45:26ce n'est pas très grave.
45:27Ce n'est pas le plus important.
45:29Le plus important, c'est qu'elles comprennent
45:30que la manière de fabriquer leurs produits,
45:32de servir le client dans cinq ans sera différente
45:34et que ce changement-là,
45:35il faut qu'elles le commencent maintenant.
45:36Comment on fait pour, quotidiennement,
45:39dans son entreprise,
45:41imaginer la société de demain
45:42alors qu'on est dans un contexte politique,
45:46freinant, plein d'inquiétudes,
45:47plein d'incertitudes ?
45:49Comment on gère cette balance-là ?
45:53Je pense que c'est justement cette capacité
45:55à imaginer le demain
45:56en comprenant qu'on revient au problème fondamental
45:58d'une entreprise qui est de résoudre
46:00le problème de ses clients,
46:01fournir un bon produit sur le marché
46:02qui permet en fait de retrouver ce fondamental,
46:05la raison d'être d'une entreprise,
46:06la raison d'être du travail
46:07qui permet en fait d'oublier peut-être
46:09tous ses soucis du quotidien.
46:11Léonore Crespo disait tout à l'heure
46:13que l'Europe manquait d'audace.
46:15Vous êtes d'accord avec ça ?
46:16Oui, elle manque d'audace,
46:17elle manque d'ambition,
46:17elle manque de créativité
46:19et peut-être aussi de travailler ensemble.
46:21Il y a ces différents éléments
46:22mais c'est aussi quelque chose
46:24qui par rapport à il y a deux ans,
46:26par rapport à il y a cinq ans,
46:27par rapport à dix ans,
46:27a déjà beaucoup changé.
46:28Elle est aussi pleine de talents, cette Europe.
46:30Comment on fait pour les garder,
46:31notamment dans votre domaine
46:33pour ne pas se les faire piquer
46:34par les Américains justement, par exemple ?
46:38La meilleure défense, c'est l'attaque.
46:40La meilleure défense, c'est l'attaque.
46:41Il ne s'agit pas de garder ses talents,
46:42il s'agit aussi de transformer l'Europe
46:43en ce qu'elle était avant,
46:45est-ce qu'elle est encore toujours
46:46mais parfois que ponctuellement,
46:47c'est-à-dire un attracteur à talent.
46:49Encore une fois,
46:50il faut regarder au-delà de l'Europe.
46:51Il y a ses talents en Inde,
46:52il y a ses talents partout dans le monde.
46:54Ces gens qui finalement découvrent l'IA,
46:56qui ont besoin de l'appliquer
46:57dans des différents marchés.
46:59Il faut que tous ces talents
47:00de partout dans le monde
47:00voient l'Europe comme un endroit
47:02où ils peuvent étudier,
47:03étudier librement,
47:04quelles que soient leurs origines
47:05et devenir finalement
47:06ceux qui transformons l'Europe demain.
47:08Oui, ils ont envie d'aller.
47:09Merci Florian Douatot
47:10d'être venu me voir sur ce plateau,
47:13président et cofondateur
47:14de Dataiku,
47:15d'avoir été dans l'after
47:16des BFM Awards.
47:18Je vais accueillir
47:19à mon dernier invité,
47:20Bertrand Rondepierre,
47:22directeur de l'Agence Ministérielle
47:24de l'Intelligence Artificielle de Défense.
47:27Bonjour.
47:28Bonsoir.
47:28La MIAD, rappelez-nous ce que c'est
47:30la mission de cette agence
47:31et quel type de projet
47:33elle supervise ?
47:35En fait, ça se résume assez bien.
47:37C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
47:38au ministère des Armées,
47:39on a des armées
47:40qui sont au quotidien
47:42mises en valeur.
47:43Et donc, le but,
47:44c'est de leur amener
47:44les technologies IA
47:45dont elles ont besoin
47:46pour faire face aux menaces,
47:48notamment quand on voit
47:48ce qui se passe
47:49à l'Est de l'Europe,
47:50mais surtout faire en sorte
47:51qu'elles aient les technologies
47:52au quotidien,
47:53avec de l'IA,
47:54mais pas que,
47:54vraiment pour leur mission.
47:55Vous parlez à des scientifiques,
47:57vous parlez à des entreprises,
47:59vous parlez à des militaires.
48:00Comment on combine
48:01ces mondes différents
48:02et ces fonctionnements
48:03très différents ?
48:04C'est pour ça
48:05qu'elle a été créée,
48:05notamment ?
48:06Exactement.
48:07En tout cas,
48:07c'est un des gros challenges.
48:08Ce n'est pas le seul.
48:09L'idée, c'est bien
48:10de réconcilier
48:11entre cet univers
48:12très ministère des armées,
48:14armé,
48:15avec un milieu
48:16un peu plus tech,
48:17notamment avec la création
48:18de l'agence
48:18qui incarne aussi
48:19cette entité
48:20un peu plus tech
48:21à l'intérieur
48:21du ministère des armées,
48:22qui parle aussi
48:23aux boîtes de la tech.
48:24On a un partenariat
48:25avec Mistral
48:25qui incarne bien
48:26ce dialogue un peu nouveau
48:28entre le ministère des armées
48:29et des acteurs
48:29de la tech différents.
48:31Et tout ce qui est recherche,
48:32parce que l'IA aujourd'hui,
48:34on le voit bien
48:34dans l'actualité,
48:35c'est beaucoup de recherche,
48:36de développement,
48:37c'est beaucoup de cerveaux
48:38qui réfléchissent
48:39aux technologies de demain.
48:40Et d'une part,
48:41il ne faut pas le rater,
48:42c'est-à-dire que c'est des choses
48:42qu'il faut suivre
48:43d'un point de vue
48:44veille technologique,
48:45mais surtout,
48:46c'est aussi des choses
48:46qu'il faut absorber
48:47parce que le but,
48:48ce n'est pas d'être aujourd'hui
48:49fixé sur les technologies
48:50de maintenant,
48:51c'est à la fois
48:52de faire aujourd'hui
48:53ce dont on a besoin,
48:54mais faire demain
48:54ce que la technologie
48:55va nous amener.
48:57Justement,
48:57en ces temps
48:58où on commence
48:58à prononcer
48:59le mot de guerre,
49:01le mot de conflit
49:02pour la France,
49:03cette partie de l'avancement
49:04de notre armée
49:05sur le terrain de l'IA
49:06est essentielle.
49:07Est-ce qu'elle peut faire
49:08la différence ?
49:09Je suis toujours
49:11très prudent
49:11sur la différence
49:13ou la nature
49:13de la différence
49:14parce que la guerre
49:15ce n'est pas que de l'IA.
49:16Fort heureusement,
49:17si ça se réduisait
49:18la question de l'IA,
49:19je ne sais pas
49:19si ce serait beaucoup
49:20plus simple,
49:20mais on aurait moins
49:21de problèmes.
49:22Ce qui est certain,
49:23c'est que l'IA
49:23c'est un game changer
49:24dans la mécanique
49:27de la guerre.
49:27Aujourd'hui,
49:28on a des systèmes
49:28qui sont de plus en plus
49:29numériques,
49:30qui sont de plus en plus
49:31axés autour de la donnée,
49:32qui sont de plus en plus
49:33intelligents.
49:34Quand vous regardez
49:34des images,
49:35par exemple,
49:36je vais en voir en Ukraine,
49:37vous envoyez des drones,
49:39vous voulez voir ce qu'il y a,
49:41est-ce qu'il y a
49:42des unités ennemies,
49:43est-ce que le terrain
49:44est accidenté,
49:45est-ce qu'il y a des arbres
49:45qui sont tombés sur la route,
49:46ce genre de choses.
49:47Et donc,
49:48en fait,
49:48l'IA,
49:49elle concourt à tout ça,
49:49elle concourt à l'efficacité,
49:51elle concourt à la performance
49:52et à la fin,
49:53elle concourt à la supériorité
49:54parce que c'est bien ça
49:55qu'on recherche à la fin.
49:56Peut-être un exemple,
49:57aujourd'hui,
49:57sur tout ce qui est robotique,
49:59par exemple,
49:59l'AMIA de l'agence
50:00conduit un projet
50:01qui s'appelle Pendragon
50:02sur une unité de combat,
50:09c'est aussi beaucoup
50:10une question de physique,
50:11de modèle d'armée,
50:11etc.
50:12Mais évidemment qu'on pense
50:13que c'est un game changer
50:14et que ça va avoir
50:15un impact très fort
50:15sur la garde de main.
50:16Pour terminer rapidement,
50:17l'AMIA de recrute
50:18va recruter des centaines d'agents
50:20d'ici fin 2026.
50:22C'est quoi les profils recherchés
50:23très vite ?
50:24On en recrute encore une centaine,
50:25on est déjà à 200 aujourd'hui
50:27et on cherche en fait
50:28à peu près tous les métiers
50:29de la tech,
50:30des développeurs,
50:31des ingénieurs en IA,
50:32des ingénieurs data,
50:33du product management
50:34pour ceux à qui ça parle,
50:36du gestionnaire de projet,
50:37tous les métiers
50:38qui font qu'on peut faire atterrir
50:39de l'IA très concrètement
50:40auprès de nos clients.
50:42Voilà, le message est passé.
50:43Merci beaucoup Bertrand Rompier
50:45d'être venu me voir,
50:46directeur de l'agence ministérielle
50:47pour l'intelligence artificielle
50:49de défense, l'AMIAD.
50:52Merci beaucoup
50:52d'avoir suivi cette émission
50:54l'after sur BFM Business.
50:56Vous savez que vous pouvez revoir
50:57la 21e édition des BFM Awards
50:59sur notre appli
51:00et notre site en replay.
51:02Très bonne soirée à vous
51:03sur BFM Business.
51:08Les BFM Awards
51:12l'after
51:13sur BFM Business.
Écris le tout premier commentaire