00:00Oui, je vais vous répondre sur les fonctionnaires. D'abord sur un peu l'esprit général du projet économique que je souhaite mettre en œuvre si demain je suis chef du gouvernement.
00:08Je pense que notre économie est aujourd'hui paralysée par deux maladies bien françaises.
00:14La première maladie qui est celle de l'ivresse fiscale. Nous avons un taux de prélèvement obligatoire qui est beaucoup trop élevé.
00:19Nous avons, grâce à la mobilisation des députés du Rassemblement National, empêché le gouvernement d'augmenter la taxe foncière pour des millions de propriétaires.
00:27Et je mène en ce moment même un combat pour faire en sorte que le décret qui a été pris par le gouvernement et par M. Lecornu il y a quelques jours,
00:33qui va aboutir, on rentrera peut-être dans l'intimité du mécanisme, à l'augmentation des taxes sur le carburant, ne voit pas le jour.
00:40Donc je pense qu'on a trop d'impôts dans notre pays. On est arrivé à ce que les économistes appellent la courbe de l'affaire, c'est-à-dire que trop d'impôts tue l'impôt.
00:47Et on s'aperçoit qu'on est arrivé à un niveau de pression fiscale sur l'économie française qui fait que l'impôt sur le revenu notamment rentre de moins en moins chaque année dans les caisses de l'État.
00:55Et deuxième maladie bien française qu'il nous faudra guérir, c'est celle de l'ivresse normative.
01:01Il y a un goût français pour la paperasse et pour le bavardage bureaucratique.
01:04Moi je souhaite drastiquement rayer d'un trait de stylo, je n'ai pas besoin d'une tronçonneuse, un stylo me suffit,
01:10pour signer l'abrogation de dizaines de normes qui pénalisent aujourd'hui à la fois l'industrie automobile, l'agriculture et l'économie française.
01:19Et sur la dépense publique pour libérer des marges fiscales.
01:21Et je vous réponds sur les fonctionnaires, je ne suis pas du tout la question mais c'est très important.
01:25Je souhaite que d'ici à 5 ans on puisse se libérer de 100 milliards d'euros de mauvaises dépenses publiques
01:29parce que moi je ne supporte pas l'idée qu'on fasse des économies sur la France du travail quand l'État n'a pas baissé son train de vie.
01:35Sur les fonctionnaires, je considère qu'il y a trop de monde dans les bureaux et pas assez de monde sur le terrain.
01:38Je considère qu'il y a beaucoup trop de monde dans la bureaucratie d'État et c'est la raison pour laquelle nous souhaitons faire un certain nombre de simplifications
01:46dans le millefeuille territorial, supprimer les conseils régionaux, les fusionner avec les départements sur cette vieille idée de la droite
01:55qui a été le conseil territorial qui a été porté par Nicolas Sarkozy en 2007, supprimer les agences qui sont des opérateurs publics
02:00qui bien souvent en doublant avec les compétences des ministères, on parle par exemple des agences régionales de santé.
02:04On l'a vu pendant la crise Covid, pendant la crise sanitaire, vous avez le ministère qui donne des directives
02:09qui appelle à prendre en charge une épidémie à soigner et de l'autre des agences régionales de santé qui enjoignent les hôpitaux à fermer des lits.
02:17Donc il faut réduire la bureaucratie d'État. En revanche, je pense qu'on a besoin de policiers, je pense qu'on a besoin de soignants
02:23et je pense qu'on a besoin d'enseignants. Mais encore faut-il leur rendre le pouvoir, dans la santé notamment.
02:27Eh bien aujourd'hui, il y a beaucoup trop de bureaucratie. Vous avez un tiers des effectifs qui sont liés à de la bureaucratie dans les effectifs de santé
02:33et nous souhaitons, nous évidemment, diviser par deux cette part bureaucratique dans la santé notamment.
02:38Donc évidemment qu'il faut moins de gens dans les bureaux. Je pense que le déploiement de l'intelligence artificielle
02:43doit nous permettre aussi de faire des efforts considérables dans la gestion de la politique publique de l'État.
02:48Mais de l'autre, on a évidemment besoin de fonctionnaires de terrain.
02:50Je pense que le très bienfait est juste pour la musique de la politique publique de l'État.
02:54Sous-titrage FR ?
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