Les chefs d'entreprise sont 73% à juger la situation actuelle défavorable. C'est un niveau inédit depuis la pandémie, selon la dernière grande consultation des entrepreneurs pour CCI France, La Tribune et LCI.
00:00C'est vrai qu'on s'est engagé un certain nombre d'entrepreneurs au mouvement des entreprises de taille intermédiaire.
00:07C'est un engagement qui date de 30 ans et moi, en 30 ans, je n'ai jamais vu une telle inquiétude.
00:11Une telle inquiétude ? Vous dites, c'est-à-dire qu'on remontait à la Covid-19, mais vous vous dites 30 ans. Pourquoi cette inquiétude ?
00:17Une double inquiétude. Premièrement, la situation internationale est difficile.
00:24Deux blocs très agressifs, le bloc chinois…
00:27Je crois qu'on a tous compris. François, vous n'avez pas besoin de développer. Là, on voit bien la chose.
00:31Face à ça, une situation française qui est une sorte de concours l'épine de la fiscalité.
00:37Mais au-delà de ça, une complète incompréhension de la manière dont fonctionne l'économie et de la manière dont on peut redresser le pays.
00:43Il y a un autre chiffre qui m'a marqué dans ce sondage. Ce sont les patrons qui veulent peser davantage sur les politiques économiques.
00:48Ils sont 88% des patrons français à estimer ne pas du tout être entendus par la classe politique.
00:54Est-ce que vous, vous pensez qu'on devrait plus faire appel à vous, finalement, les chefs d'entreprise ?
01:00Non, d'abord, il y a vraiment une… C'est bien ce sondage.
01:02Oui, je vois que ça vous met. En tout cas, le moral va tout de suite beaucoup mieux, M. Dornano, ce soir.
01:07Non, il y a surtout une responsabilité des chefs d'entreprise. Parce que les chefs d'entreprise, s'ils ne parlent pas,
01:12ils ne peuvent pas se plaindre après que la situation économique, qu'ils ne sont pas comprises ou que la situation économique est mauvaise.
01:17C'est la raison pour laquelle il est important qu'ils s'engagent. Et ce n'est pas si facile que ça.
01:22Parce que quand on a une entreprise, on est très pris par son entreprise. C'est un engagement qui est très lourd.
01:26Et on a souvent tendance à ne pas vouloir aller plus loin et voire apporter des jugements sur les autres environnements, l'environnement politique.
01:36Or, si vous voulez être compris, il faut expliquer les problèmes. C'est pour ça qu'on s'est engagé au Métis pour le faire.
01:41Et que vous avez signé cette tribune dans l'Express avec un millier de chefs d'entreprise pour dire « Trop c'est trop, nous refusons de voir la France s'enliser ».
01:50Vous avez parlé d'un concours lépine de la taxe. Quand vous entendez « justice fiscale », par exemple, dans la tête de la gauche, vous pensez quoi ? Vous répondez quoi ?
01:59On pourrait développer très longtemps, mais il y a deux mots. Simplement 10% des Français payent 75% des impôts.
02:04Et on est le pays le plus redistributif du monde. Donc, justice fiscale jusqu'à où ?
02:09C'est le pays le plus redistributif qui se plaint d'ailleurs le plus de cette justice fiscale.
02:14Ça devrait nous amener à nous interroger sur quels sont les véritables fondements de ce débat.
02:18Et puis, le deuxième qui est plus pratique, plus économique, c'est cette taxation de plus en plus lourde sur les particuliers ou les entreprises.
02:28C'est une taxation qui touche les entreprises et qui touche donc le moteur de la croissance économique et donc l'assiette de l'impôt.
02:34Et en réalité, c'est donc une taxation qui pénalise la création de richesses en France et qui pénalise tous les Français.
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