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00:00C'est important de parler de la protection sociale et c'est aussi important de parler tout court de social dans ces rencontres
00:06puisque c'est aujourd'hui la journée des violences faites aux femmes et rappeler que nous avons signé dans la branche au mois de juin
00:16un accord sur le sujet des VHSS qui a été travaillé pendant longtemps et qui est de très grande qualité
00:25et qui a été signé à l'unanimité avec les syndicats de la branche.
00:31Je voulais saluer M. Laurent Laffont qui vient d'arriver, président de la commission des affaires culturelles du Sénat
00:37qui sera dans la prochaine table ronde.
00:40Et pour entamer la dernière partie qui est la partie réglementaire, je vais vous présenter le manifeste de l'accès.
00:50Vous pouvez le télécharger avec le QR code, il fait 67 pages, je vous propose de le télécharger, je vous laisse quelques secondes.
01:08Sinon, il est sur le site access.tv et vous avez accès librement dès maintenant et dans les prochains jours.
01:17Tout à l'heure, en introduction, notre présidente Valérie a posé la question du verre à moitié plein ou du verre à moitié vide.
01:29Comment, au fond, à la fin de cette matinée, il fallait voir notre situation ?
01:33On est aujourd'hui au milieu des années 20, quatre ans après la publication des trois décrets qui régissent notre audiovisuel,
01:45le décret TNT, le décret SMAD, le décret CAPSAT.
01:50Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'en France, on ne s'occupe pas des éditeurs.
01:55L'éditeur, c'est un peu le parent pauvre de la régulation, celui dont on pense qu'il est là pour toujours, qu'il est immuable, qu'il soit en TNT ou qu'il soit en CAPSAT,
02:09et qui est, au fond, oublié dans toutes les réflexions qui sont menées depuis la publication des décrets.
02:17Pourtant, les chaînes thématiques sont un pilier vraiment historique.
02:23Ça fait 40 ans qu'elles existent.
02:25On va fêter, l'année prochaine, les 40 ans de Paris 1ère, qui est le leader de la télévision payante.
02:32Mais aujourd'hui, ce pilier auquel vous êtes habitués, il est en grande difficulté.
02:37J'insiste sur ce message.
02:39Nous sommes dans une situation extrêmement difficile.
02:43Et je pense que, et on va y revenir,
02:45s'il ne se passe rien,
02:48si on ne se préoccupe pas au niveau de la régulation et des pouvoirs publics des chaînes thématiques,
02:55il y en a beaucoup qui vont disparaître.
02:56Et je suis extrêmement solennel dans ce message.
03:01Alors, pourquoi se manifeste ?
03:03Parce qu'on vient de passer 40 années d'innovation éditorielle.
03:10Vous avez eu encore des exemples tout à l'heure,
03:13de créativité, de découverte de talent.
03:14Combien d'animateurs et d'animatrices, d'acteurs et d'actrices ont commencé sur les chaînes thématiques ?
03:20Il me faudrait une demi-heure pour tous les citer.
03:23Donc, nous sommes toujours ce laboratoire.
03:25Mais pendant que les usages explosent,
03:29et là encore, la table ronde sur l'hyperdistribution vous l'a montré,
03:33nous, on continue à vivre dans un cadre réglementaire qui n'est plus du tout adapté
03:39et qui date parfois, j'y reviendrai, des années 80.
03:44Donc, ce manifeste, il pose un constat clair sur notre situation.
03:48Il propose des mesures assez simples et urgentes.
03:53Alors, évidemment, quand on voit ce slide, on se dit que c'est un secteur dynamique.
03:58Il y a 111 chaînes thématiques en France, des petites, des grandes,
04:02avec une domination toujours des deux grandes thématiques,
04:05qui sont la fiction-cinéma d'un côté et le sport de l'autre.
04:09Mais si c'est un secteur dynamique qui lance encore des chaînes,
04:17cette année, on a lancé trois chaînes.
04:19Ligue 1+, la chaîne de la LFP,
04:22Mieux, la chaîne santé,
04:24et Dog & Cat TV du groupe CECOM.
04:27Alors, c'est des chaînes très différentes.
04:29Je fais à chaque fois sur Dog & Cat TV ma blague sur la chaîne de niche,
04:32donc je ne peux pas m'empêcher de la refaire, excusez-moi.
04:35Mais voilà, une chaîne très thématique, à petit budget,
04:40la chaîne de la Ligue, une chaîne vraiment puissante,
04:43et puis Mieux, qui est une chaîne qui va toucher un secteur très clair
04:48qui est peu adressé aujourd'hui dans notre secteur.
04:52Mais derrière ce dynamisme, il y a une vraie fragilité.
04:57Alors, quelques quand même, avant de passer aux fragilités,
05:00quelques éléments sur les chaînes thématiques et sur leur succès.
05:05Vous voyez ces chiffres qui montrent tous la même chose.
05:10Ça fait dix ans, en fait, qu'on pose la question à nos abonnés
05:13de la façon dont ils voient les chaînes thématiques,
05:17dont ils les apprécient et ce qu'elles leur apportent.
05:20Ce qu'on perçoit sur ces dix années,
05:22sur tous les items d'interrogation,
05:24c'est qu'il y a une progression en moyenne
05:28de 10 à 20 points de la satisfaction des clients.
05:32Ça veut dire quelque chose.
05:35Ça veut dire aussi que les chaînes apportent une diversité de contenus
05:41que les plateformes internationales n'apportent pas.
05:44Les plateformes internationales sont quasiment monoproduites.
05:48Beaucoup de fiction, de cinéma, un peu de jeunesse,
05:53mais très peu de documentaires et très peu de tous les thèmes
05:56que vous avez vus à travers les logos dans la slide d'avant.
05:58Donc, on a une place, on a un rôle auprès des Français
06:02qui nous apprécient et qui ont grandi avec nous
06:06et leurs enfants également grandissent avec les chaînes.
06:11Les chaînes thématiques aussi, elles sont très regardées.
06:15Ça, c'est un slide qu'on ne montre jamais.
06:17Tous les jours, les chaînes thématiques sont plus regardées
06:19que les plateformes de streaming.
06:21Ce n'est pas intuitif.
06:22Pourtant, en moyenne, ça date de décembre 2024,
06:28il y avait 11,7 millions de Français
06:30qui ont regardé une chaîne thématique
06:32quand il y en avait 8,7 qui regardaient les plateformes de streaming.
06:38Donc, ça signifie bien que les chaînes sont installées,
06:41qu'elles sont là, qu'elles ont une pénétration,
06:43une installation et une habitude de consommation.
06:47Auprès de nos abonnés, elles font 22 % de part de marché
06:51et sur la totalité du paysage télé,
06:54elles frôlent les 10 % de part de marché.
06:58Elles ont un rôle économique vital
07:00avec à peu près un tiers du chiffre d'affaires de l'audiovisuel,
07:0624 % de l'investissement dans la création,
07:0962 % du financement des films français.
07:12Donc, les chaînes payantes,
07:14elles ont ce rôle incontournable.
07:16Mais le modèle est vraiment dans une situation difficile.
07:24En 10 ans,
07:27et ça a été évoqué tout à l'heure, je crois, par Laurence,
07:31les chaînes thématiques hors canal
07:33ont perdu 40 % de leurs revenus de distribution.
07:3840 %.
07:38Dans le même temps,
07:39elles ont aussi perdu 40 % de leurs recettes publicitaires.
07:43Je ne sais pas s'il y a beaucoup de business
07:45où on est dans cette situation-là.
07:47Mais c'est important de le rappeler.
07:51Cette année,
07:53il y a 400 licenciements
07:55dans la télévision payante.
07:58C'est-à-dire un peu moins de 10 % des effectifs.
08:01Il y a 8 chaînes qui ont été supprimées
08:03des écrans des abonnés depuis l'année dernière.
08:04Donc, je ne sais pas ce qu'il faut dire,
08:08ce qu'il faut faire
08:09pour que le message soit compris.
08:12Mais nos chaînes thématiques vont mal
08:14et les conséquences,
08:15elles sont d'ores et déjà présentes.
08:21Alors, on a parlé tout à l'heure de distribution.
08:25La table ronde sur l'hyperdistribution
08:26était passionnante.
08:27Mais il y a un problème aujourd'hui pour nous
08:33dans cet univers de distribution très complexe
08:38qui est un double effet d'éviction.
08:41D'abord, il y a la télé connectée.
08:44La télé connectée, oui, c'est un nouvel écran,
08:46c'est un nouveau réseau de distribution.
08:49J'ai tout à fait entendu
08:50ce qu'a dit Antoine Chotard tout à l'heure.
08:53Le problème pour nous, c'est d'y accéder.
08:55Alors, on n'a pas visiblement
08:58les mêmes chiffres avec Antoine
08:59parce que, d'après les calculs de NPA,
09:05sur Samsung TV+,
09:07il y a 27 chaînes seulement
09:08issues du monde des chaînes thématiques.
09:12Et sur LG, je crois, Philippe,
09:13qu'on est à peu près autour de 20,
09:15sur plus de 100,
09:16100 services distribués.
09:18Donc, voilà un nouveau réseau
09:20où, au fait, on n'entre pas,
09:22où on a beaucoup de mal à rentrer.
09:23Et aujourd'hui, les fastes,
09:27il y en a 380 en France.
09:31380 chaînes fastes
09:32qui sont issues de groupes,
09:35souvent étrangers,
09:37avec des catalogues de 100 ou 150 heures
09:40qui permettent de faire une chaîne.
09:42Je laisse les spécialistes
09:43voir ce que ça signifie,
09:45un catalogue de 100 ou 150 heures
09:46pour faire une chaîne de télé.
09:48Il y a de quoi tenir trois mois.
09:49Ces fastes,
09:51elles sont diffusées très souvent
09:53en anglais.
09:55Elles sont souvent absolument
09:57à côté des règles
09:58de signalétique pour les enfants,
10:01de règles sur la pub,
10:03de règles sur les quotas.
10:06Et elles diffusent sur notre marché.
10:10Et on me répond souvent à l'arc...
10:11Oui, mais tu comprends, Éric,
10:13ça fait beaucoup de chaînes à monitorer,
10:15ça fait beaucoup de chaînes à contrôler.
10:16Oui, mais nous,
10:21ces chaînes-là,
10:21elles existent aujourd'hui.
10:22Ces fastes existent.
10:24Non seulement elles existent,
10:25mais elles arrivent aussi
10:26sur nos univers traditionnels,
10:29et notamment l'univers des FAI.
10:31La semaine dernière,
10:33Free a lancé
10:34les chaînes de Rakuten
10:36sur son réseau.
10:39Et comme l'a fait remarquer Jean-Marc
10:41assez poliment tout à l'heure,
10:43évidemment, ces chaînes
10:44ne sont pas rémunérées par les FAI,
10:46et on le voit bien,
10:47le risque de substitution
10:48et la tentation de substitution
10:50entre des chaînes gratuites
10:52financées par la publicité
10:54et des chaînes payantes
10:55qu'on doit rémunérer.
11:00Le dernier point
11:01qui nous inquiète beaucoup
11:02sur la distribution,
11:03c'est le rachat de SFR.
11:05C'est un point extrêmement important
11:07qui est devant nous,
11:08mais sur lequel nous appelons
11:10et nous allons saisir
11:11l'Arcom et l'autorité de la concurrence
11:13pour attirer l'attention
11:16sur le risque.
11:17Dans un marché
11:19où on a perdu 800 millions de recettes
11:21avec grosso modo 5 clients,
11:23les 4 FAI et Canal,
11:25il y a un de ces FAI
11:26qui va être acheté
11:27potentiellement, peut-être,
11:29par les 3 autres.
11:30C'est très clair,
11:31ça fait un distributeur de moins
11:33et une source de recettes
11:35de moins potentielle.
11:36Donc nous demandons à l'Arcom
11:37qu'il y ait une étude d'impact
11:39qui soit faite
11:40au moment de ce sujet
11:41et de l'impact du rachat
11:43des SFR
11:43par les 3 autres FAI
11:45soit analysée
11:47par le régulateur
11:47et par l'autorité de la concurrence.
11:50Alors vers un moitié plein
11:51ou vers un moitié vide,
11:52je crois que vous avez
11:53quand même largement compris
11:54que même si d'habitude
11:57nous faisons une analyse ici
12:00dans les rencontres
12:01assez positives du marché,
12:04cette année,
12:05nous sommes particulièrement inquiets.
12:07et l'étude NPA Conseil
12:11qui est largement intégrée
12:14dans le manifeste
12:15puisque nous l'avons écrit
12:16avec les équipes de Philippe
12:18ensemble,
12:18nous l'avons conconstruit,
12:20elle explique très bien
12:21que 4 ans après
12:23le lancement des décrets,
12:26on va dire qu'il y a quand même
12:27un secteur qui a beaucoup profité
12:29et tant mieux,
12:31tant mieux, je le dis,
12:32c'est la production
12:33avec entre 350 et 400 millions d'euros
12:37qui sont versés chaque année
12:39par les SMAD
12:40aux producteurs
12:42et je le redis,
12:44nous y étions totalement favorables.
12:48De l'autre côté,
12:49le service public est fragilisé,
12:50attaqué aujourd'hui.
12:53Le service public n'aide pas
12:54de chaînes thématiques,
12:57mais quand on fragilise
12:58le service public,
12:59on fragilise les producteurs
13:00avec lesquels nos chaînes
13:02travaillent aussi.
13:03il y a des vases communicants.
13:06Alors, face à cette inquiétude,
13:08quelles solutions
13:09pouvons-nous vous proposer ?
13:13Il y a deux premières pistes
13:15qui sont très propres
13:16à la télévision payante,
13:18qui sont l'export
13:19et le piratage.
13:20Pour l'export aujourd'hui,
13:22et c'est très peu connu,
13:24parce qu'on est très TNT-centré
13:25en France quand même,
13:27quand on rencontre
13:28les politiques,
13:29quand on rencontre le régulateur,
13:31la TNT, la TNT, la TNT,
13:32bon, OK.
13:34Ce qu'on ne sait pas,
13:35c'est que les chaînes TNT,
13:36elles ne s'exportent pas.
13:36Les chaînes thématiques,
13:37elles s'exportent.
13:38Elles s'exportent beaucoup.
13:39Elles s'exportent dans 112 pays
13:40dans le monde,
13:42mais avec des succès forts,
13:45les succès du groupe Trace,
13:46de Muséum TV,
13:47de CECOM,
13:48de Mezzo,
13:49des filiales de Canal,
13:50des filiales d'M6,
13:51qui sont présentes
13:52sur énormément de pays.
13:54Le problème,
13:54c'est que le décret CAPSAT
13:56aujourd'hui freine l'export.
13:58C'est assez paradoxal,
13:59et on l'avait dit
14:00au moment de l'écriture
14:01de l'article 22.2 du décret,
14:03pardon d'être un peu technique,
14:05mais en fait,
14:06c'est un frein à l'export
14:07parce que,
14:08je ne vais pas rentrer
14:08dans les détails,
14:09mais en fait,
14:10il nous empêche
14:11d'acquérir des droits
14:12pour aller les porter
14:15à l'intérieur de nos chaînes
14:17à l'international.
14:18Donc, c'est un sujet
14:19qu'on a expliqué aux régulateurs,
14:21qu'on a expliqué à la DGMIC,
14:23et nous allons écrire
14:25et saisir la ministre de la Culture
14:26cette semaine
14:27pour lui demander
14:29une modification
14:31de cet article 22.2 du décret
14:33à l'instar
14:34de ce qui a été fait
14:35pour les producteurs.
14:36À Annecy,
14:37les producteurs ont dit
14:38l'animation va mal,
14:41l'animation va très mal,
14:42il faut faire quelque chose.
14:44Quelques semaines après,
14:46on a saisi
14:47la Commission européenne
14:48pour modifier
14:49le décret SMAD.
14:51Eh bien,
14:53Chiche,
14:53on fait pareil
14:54avec les chaînes thématiques.
14:55On modifie le décret
14:56de façon à ce qu'un de nos ballons
14:59d'oxygène,
15:00qui est l'export
15:01de programmes de télévision,
15:03de chaînes de télévision,
15:04puisse avancer.
15:06Parce que l'export
15:07de nos programmes,
15:09c'est quand même
15:10du soft power,
15:13c'est aller sur des zones
15:14où on est très challengé
15:16dans la culture française.
15:17Lorsque Medzo
15:18s'exporte en Afrique
15:19ou en Asie
15:22ou dans le nord de l'Europe,
15:23c'est avec nos quotas,
15:25c'est avec nos contenus.
15:26Donc nous,
15:26on demande
15:27à ce qu'il y ait
15:28une évolution sur ce sujet,
15:30d'autant plus
15:30qu'on bénéficie
15:31d'une merveilleuse locomotive
15:32à l'international,
15:34c'est le groupe Canal+.
15:35Le groupe Canal+,
15:36est présent
15:37dans le nord de l'Europe,
15:38il est présent en Asie
15:39avec VIEW,
15:40il est présent
15:40en Europe centrale
15:41avec M7,
15:42il est présent
15:43évidemment
15:44via récemment
15:46le rachat
15:47de MultiChoice.
15:48Donc on voit bien
15:49aujourd'hui
15:50qu'on a
15:50une locomotive
15:51formidable,
15:53mais le problème
15:54c'est que nos chaînes
15:54sont entravées.
15:57Je salue
15:58l'arrivée
15:58de M. le député
16:00Jérémy Patrier-Létus,
16:01vice-président
16:02de la Commission
16:02des affaires culturelles
16:03et éducation
16:04de l'Assemblée nationale.
16:06Donc le premier sujet,
16:07c'est comment
16:07on change les règles
16:09pour qu'on puisse
16:09mieux s'exporter.
16:12Le deuxième sujet,
16:13alors on a
16:14un super spécialiste
16:15dans la salle
16:16avec Laurent Laffont,
16:17c'est le piratage.
16:20Le piratage,
16:21c'est la gangrène
16:22absolue
16:22de notre secteur.
16:24C'est vraiment
16:24notre sujet
16:26dans la télévision
16:27payante
16:28le plus inquiétant.
16:30On fait face
16:31dans le piratage
16:32à une économie
16:33criminelle organisée.
16:35On parle
16:35du narcotrafic
16:36beaucoup en ce moment,
16:38c'est à peu près
16:38les mêmes
16:39qui font du piratage
16:40audiovisuel
16:41avec le blanchiment
16:42et les moyens
16:43qui sont mis derrière.
16:44le piratage,
16:47il exploite
16:47les serveurs IPTV,
16:50les DSN alternatifs,
16:52les VPN.
16:54Je note au passage
16:54quand même,
16:55je ne veux pas m'acharner
16:55sur Free
16:56parce qu'il distribue
16:57bien les chaînes,
16:57mais que récemment,
16:58Free a mis à disposition
16:59de ses abonnés
17:01un VPN gratuit.
17:03Je ne sais pas trop pourquoi,
17:04mais j'ai une petite idée
17:05quand même.
17:06Et ensuite,
17:07des boîtiers illégaux
17:09qui peuvent être intégrés
17:10au Smart TV.
17:10conséquence pour nous
17:13de la perte d'abonnés,
17:15évidemment,
17:16de la fragilisation
17:18de tout le modèle
17:19du sport
17:20puisque à partir
17:21au moment où
17:21les droits télé baissent,
17:23la valeur du sport baisse,
17:25le financement
17:26du sport rapporteur baisse,
17:27donc toute la filière
17:28du sport est touchée
17:29et évidemment
17:30les contenus audiovisuels
17:31qui touchent
17:32nos distributeurs.
17:36Tous ces chiffres,
17:37je ne vais pas
17:37si rapidement dessus
17:38parce que vous les connaissez
17:39quand même
17:39mais ils sont largement
17:40détaillés dans le rapport
17:41et je ne voudrais pas
17:42être trop long.
17:43Mais grosso modo,
17:45si on ne fait rien,
17:48l'Arcom estime
17:49qu'en 2027,
17:50la perte de chiffre d'affaires
17:51au-delà de ce qui est là,
17:52c'est 600 millions d'euros
17:53pour le secteur.
17:56600 millions d'euros.
17:58Vous avez les chiffres
17:59en tête de tout à l'heure.
18:01Vous imaginez l'impact.
18:03Il est clair.
18:04C'est la disparition
18:05de chaînes
18:05et l'affaiblissement
18:06de notre modèle
18:07de financement du sport.
18:09La loi de 2021
18:11a permis de faire
18:12un certain nombre
18:12de choses,
18:14notamment
18:15les blocages dynamiques,
18:18les accords FAI.
18:19Mais je vous promets,
18:20les pirates,
18:20ils innovent plus vite
18:21que la loi.
18:23Ils proposent même maintenant
18:24des services après-vente.
18:25Je vous rassure,
18:26je ne suis pas abonné,
18:27contrairement à M. Deloglu
18:28qui lui a dit
18:30qu'il était abonné
18:30à un service IPTV.
18:32Ça fait toujours plaisir.
18:33Je ne peux pas m'empêcher
18:34de le citer à chaque fois.
18:35Mais aujourd'hui,
18:38lorsque vous avez
18:39un service d'IPTV,
18:41vous pouvez appeler
18:41un service après-vente,
18:42par exemple.
18:43Quasiment les mêmes services
18:44que ceux qui sont offerts
18:45par les opérateurs officiels.
18:48Les demandes de l'accès
18:50sont en fait assez simples.
18:53D'abord,
18:54un renforcement
18:54des blocages IP
18:55automatique,
18:56parce que c'est ça
18:57le problème aujourd'hui
18:58et en temps réel.
18:59Des mécanismes
19:00de réponse rapide
19:01à l'anglaise.
19:02une stratégie
19:04de follow the money,
19:05pardon,
19:05mais c'est l'expression
19:06de façon à couper les paiements,
19:08d'interdire les régies,
19:09de faire de la publicité
19:10pour les offres illégales.
19:13Une protection juridique
19:14du signal
19:14qui n'existe pas aujourd'hui
19:16et l'intégration
19:17des dépenses
19:17anti-piratage.
19:19Ça, c'est pour l'ARCOM,
19:20mon petit message
19:21pour Romain
19:22et Antoine.
19:25Dans les dépenses
19:26qui seraient sorties,
19:27qui seraient intégrées
19:28dans l'assiette
19:29des obligations
19:30du décret CAPSAT.
19:32Donc, ce qu'on demande,
19:35en fait,
19:36et c'est écrit tout en bas,
19:38c'est une mise
19:38à l'agenda rapide
19:40de la loi
19:41du sénateur
19:42Laurent Laffont
19:43qui a été votée
19:44en juin
19:45au Sénat.
19:46On est en novembre.
19:48Ça fait
19:48cinq mois.
19:49Alors, je sais
19:50que c'est un peu
19:50compliqué
19:52en ce moment.
19:54Mais ce qu'on souhaite,
19:56c'est que cette loi
19:56soit mise à l'agenda.
19:57Elle n'est pas
19:57dans l'agenda parlementaire
19:59aujourd'hui
19:59à l'Assemblée nationale.
20:00Or, nous,
20:01on a développé des outils.
20:03On a développé
20:03énormément d'outils
20:04pour être au rendez-vous
20:06et pour lutter.
20:07Et on ne peut pas
20:07les développer
20:08parce que la loi
20:08n'est pas votée.
20:09Donc, nous saisirons
20:10la ministre des Sports
20:11aussi cette semaine
20:12pour lui demander
20:12que la loi
20:13soit intégrée rapidement.
20:15Je sais que c'est
20:15en discussion
20:16dans l'agenda parlementaire.
20:19Alors,
20:19les autres freins majeurs,
20:21ils concernent,
20:22en fait,
20:22tous les diffuseurs
20:23et je vais passer
20:23assez vite
20:24parce que l'AFA
20:25a fait un très bon travail
20:27sur le sujet
20:27sur lequel nous sommes alignés.
20:31Aujourd'hui,
20:32les chaînes thématiques
20:33françaises,
20:33elles supportent
20:34principalement
20:35des quotas
20:36très élevés,
20:37des contraintes
20:38un peu bizarres.
20:39Figurez-vous
20:40que sur une chaîne thématique,
20:41on ne peut pas diffuser
20:41de cinéma le samedi soir.
20:43Ça vient de la loi de 1986.
20:46Alors, c'est sûr,
20:47quand vous rentrez
20:47chez vous le samedi soir,
20:49vous ne pouvez pas
20:49vous connecter sur Netflix
20:50ou Disney+,
20:51Philippe est parti,
20:52j'en profite,
20:53et regarder des milliers
20:54de films.
20:55Donc, les concurrents
20:56ont le droit
20:56à diffuser des films,
20:57nous, non,
20:58sauf des films
20:58d'arrêt d'essai
20:59ou des films
21:00de moins de X entrées
21:01qu'on a financés en amont.
21:03Mais grosso modo,
21:03si vous diffusez
21:04des bons films
21:05le samedi soir,
21:06ce n'est pas possible.
21:08Donc, aujourd'hui,
21:09on a des plateformes étrangères
21:11qui n'ont pas d'obligation,
21:14des plateformes digitales,
21:15notamment,
21:16un acteur comme YouTube
21:17qui n'a pas de contraintes,
21:20qui diffuse
21:21souvent n'importe quoi
21:24et là aussi sans protection
21:25et là aussi sans règles
21:27et là aussi sans financer
21:29vraiment les contenus en amont.
21:31C'est facile de financer
21:32à travers de la pub
21:33quelques opérations spéciales,
21:35mais ça ne finance pas
21:36la création
21:36et qui sont face à nous
21:40et qui expliquent
21:43qu'ils financent
21:44ce qui, pour nous,
21:45n'est pas vrai
21:45puisque je considère
21:47que YouTube,
21:47aujourd'hui,
21:48contrairement à ce qui a été dit
21:49et répété partout
21:49dans la presse,
21:50ne finance pas la création
21:52comme les chaînes de télévision
21:53le font.
21:55Donc, nous demandons
21:56un certain nombre de choses
21:57pour alléger nos contraintes.
21:58D'abord,
21:58d'abaisser les quotas
21:59pour les chaînes
22:01du CAPSAT
22:01à 50 % d'oeuvres européennes,
22:04passer de 60 à 50,
22:06d'uniformiser
22:07les règles
22:09et la définition
22:10des oeuvres européennes
22:11et puis aussi
22:14de voir
22:16si les décrets,
22:18comme on l'a expliqué,
22:19peuvent prendre en compte
22:20notre spécificité.
22:22Et je le redis
22:22en attendant l'arrivée
22:23de Martin H. Dary,
22:25nous demandons à l'ARCOM
22:26de changer
22:27sa position historique
22:28sur le sujet.
22:30Nous demandons
22:31solennellement,
22:32une fois de plus,
22:33à l'ARCOM
22:33d'accepter
22:34de conventionner
22:35les chaînes
22:36en tête à tête,
22:37en direct,
22:38sans avoir besoin
22:39d'accords interprofessionnels.
22:40Ça fait quatre ans
22:41qu'on essaie
22:42de faire des accords
22:43interprofessionnels.
22:44Il y en a eu un.
22:46Un seul accord
22:47interprofessionnel
22:48dans les chaînes thématiques
22:48sur lequel on réussit,
22:51et ce sont les chaînes
22:51de NBC Universal,
22:54on réussit à se mettre
22:54d'accord avec les producteurs.
22:56Donc c'est clair,
22:57il n'y aura pas d'accord.
22:59Donc nous nous retrouvons
23:00avec des règles
23:01qui ne sont pas adaptées
23:02ni à notre modèle économique,
23:04ni au thème
23:05que nous traitons.
23:06Et donc,
23:07nous subissons
23:08une concurrence déloyale
23:09encore plus forte
23:10parce que les décrets
23:11ne peuvent pas être modifiés.
23:17Sur la publicité,
23:19je ne vais pas vous faire
23:20toute la litanie,
23:21elle est connue par cœur
23:22sur l'ouverture
23:23du secteur
23:24de la promotion
23:24de la distribution,
23:26mais aujourd'hui,
23:27c'est un sujet
23:28qui semble largement bloqué.
23:29idem sur les obligations
23:34de transparence
23:34des plateformes,
23:36sujet qui n'est toujours
23:37pas adressé,
23:39et bien sûr,
23:39une absence totale
23:40de symétrie
23:41avec les grandes
23:42plateformes digitales,
23:43les réseaux sociaux,
23:44les YouTube,
23:45les TikTok,
23:46tous les réseaux sociaux,
23:48Insta, Facebook,
23:49qui ont des règles
23:50qui n'ont rien à voir
23:51avec les nôtres.
23:52Alors je ne sais pas
23:53si vous vous souvenez,
23:54il y a deux ans,
23:54on était nombreux
23:55dans la salle
23:55à être réunis
23:56pour un conclave
23:58très intéressant
23:59convoqué par la DGMIC,
24:01l'ARCOM,
24:02pour présenter l'étude
24:03d'un cabinet
24:03qui s'appelle
24:04PMP Stratégie.
24:06Franchement,
24:07c'était super,
24:09à se tirer une balle
24:10en sortant,
24:11tellement c'était pessimiste.
24:12Ça expliquait
24:13que le digital
24:13allait en fait capter
24:14la moitié,
24:17plus de la moitié
24:17du revenu incrémental
24:19à la publicité.
24:20C'était il y a deux ans.
24:21Est-ce que vous savez
24:22ce qui s'est passé depuis ?
24:24Absolument rien.
24:27Absolument rien.
24:27Ça fait deux ans
24:28qu'on sait
24:28que les plateformes
24:31digitales ont des conditions
24:32d'exercice
24:32qui n'ont rien à voir
24:33avec les nôtres
24:33et qu'elles vont
24:34détruire de la valeur
24:36et la capter pour elles
24:37sans financer la création.
24:39Eh bien,
24:39il ne sait rien passer.
24:41Rien du tout.
24:43Alors,
24:43je ne sais pas pourquoi,
24:45mais en tout cas,
24:46nous nous demandons
24:46aujourd'hui
24:47à nouveau
24:48l'ouverture
24:49du secteur
24:49de la promotion
24:50de la distribution
24:51sur les chaînes de télévision,
24:53l'allègement
24:54des contraintes
24:54qu'on puisse avoir
24:55une durée plus longue
24:56des écrans publicitaires,
24:57qu'on puisse faire
24:58des écrans uniques.
24:59Vous savez,
25:00quand on fait mon métier,
25:01on répète.
25:02Bon,
25:02ça fait cinq ans
25:03que je répète.
25:04Peut-être qu'on va y arriver.
25:06Et bien sûr,
25:06la transparence
25:07des revenus publicitaires
25:08des plateformes.
25:10Alors,
25:10pour finir,
25:11soutenir les chaînes thématiques,
25:13c'est préserver
25:13la diversité éditoriale
25:15et tous les thèmes
25:15que vous avez vus
25:16tout à l'heure
25:16derrière ces petits logos,
25:19financer la création française,
25:20protéger les ressources
25:21du sport,
25:22garantir un accès
25:23éditorialisé
25:24et contrôler
25:25à l'information
25:25et à la culture,
25:26important,
25:27éditorialisé
25:28et contrôlé,
25:29les deux mots
25:30ont une force,
25:32et diffuser
25:32le soft power français
25:33à l'international.
25:36Donc,
25:37nos demandes,
25:38je les répète,
25:40d'abord,
25:40de moderniser
25:41la régulation,
25:42nous appelons
25:42un choc de régulation.
25:44Il faut que ça bouge,
25:46il faut vraiment
25:47que ça bouge,
25:47je le dis devant
25:48le régulateur,
25:49je l'ai dit aussi
25:50à la DGMI
25:50qui est au cabinet,
25:51je le dis aussi
25:51devant les élus.
25:52On ne peut pas laisser
25:53les chaînes thématiques
25:54voir leur situation
25:56se dégrader
25:57sans agir.
25:59Il faut rapidement
26:01que la loi sur le piratage
26:03passe à l'Assemblée
26:04et la dernière chose,
26:07c'est qu'il faut libérer
26:08le potentiel international
26:09des chaînes
26:10et donc,
26:11comme je vous l'ai dit,
26:11nous demanderons
26:12à ce que la ministre
26:14intègre rapidement
26:16une modification
26:17de l'article 222
26:18de l'article
26:19du décret Capsat.
26:21Voilà,
26:21en conclusion,
26:22on pouvait recharger
26:23notre rapport,
26:28notre manifeste.
26:30Ce sursaut réglementaire,
26:31j'espère qu'il sera entendu.
26:34Sinon,
26:34il y a toute une partie
26:35de l'écosystème
26:36de la télévision payante
26:37qui disparaîtra.
26:39Je vous le rappelle,
26:40400 licenciements cette année,
26:428 chaînes
26:42qui ont quitté les écrans.
26:44J'espère que l'année prochaine,
26:45je n'aurai pas
26:45les mêmes chiffres
26:46à vous annoncer,
26:47mais ça,
26:47ça ne dépend pas de nous.
26:48Le constat,
26:49il est fait.
26:50Ça dépend du régulateur,
26:51ça dépend des élus,
26:53ça dépend de la ministre.
26:56Voilà,
26:56je vous remercie
26:57beaucoup
26:58pour m'avoir écouté.
26:59Pardon,
26:59j'ai été un peu long.
27:00Merci.
27:00Applaudissements
27:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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