- il y a 2 jours
Conférence de presse de l’AJP : Mme Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise, députée du Val-de-Marne
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00:00:00Merci d'avoir accepté l'invitation de l'association des journalistes parlementaires.
00:00:10Quelques mots pour vous rappeler que notre rencontre est retransmise sur le portail vidéo internet de l'Assemblée nationale
00:00:16et qu'un live tweet est assuré par notre ami et confrère Stanislas Noyer.
00:00:22Beaucoup de questions à aborder avec vous aujourd'hui lors de cette conférence de presse.
00:00:26On va évidemment parler et commencer par les questions budgétaires.
00:00:30Puisque le projet de loi de financement de la sécurité sociale est au vote cet après-midi au Sénat,
00:00:34que l'examen du projet de loi de finance de l'État va commencer également au Sénat
00:00:39et que dès ce soir aura lieu ici à l'Assemblée nationale la commission mixte paritaire sur le budget de la Sécu.
00:00:45On va aussi parler évidemment de votre journée d'initiative parlementaire qui aura lieu dans l'hémicycle à quelques pas d'ici demain.
00:00:54Et on va commencer tout de suite par une question de Chantal Didier qui a trait justement aux questions budgétaires.
00:01:00Bonjour Madame la Présidente.
00:01:02Oui, le Sénat a donc, je n'oserais pas dire, suspendu la suspension,
00:01:09a supprimé la suspension de la réforme des retraites avant même le vote aujourd'hui du PLFSS.
00:01:17Est-ce que pour vous c'est un geste symbolique qui de toute façon ne change rien
00:01:22ou bien c'est très révélateur des enjeux politiques actuels ?
00:01:28Je ne sais pas s'il fonctionne, non ?
00:01:29Là c'est bon ? Ouais.
00:01:32Donc bonjour à vous, merci pour l'invitation.
00:01:36Je crois que ce que vous êtes en train de pointer sur le budget de la Sécurité sociale dans ce qui s'est passé au Sénat,
00:01:41c'est la contradiction dans laquelle se trouve un gouvernement qui est aujourd'hui minoritaire,
00:01:45qui n'a pas de majorité dans les urnes, qui n'a pas de majorité à l'Assemblée et au Sénat
00:01:50et qui se retrouve à essayer à la fois d'avoir la non-censure du Parti Socialiste.
00:01:55Je rappelle qu'il y avait deux grandes victoires qui étaient revendiquées par le Parti Socialiste
00:01:59pour justifier la non-censure du gouvernement Lecornu.
00:02:02Le premier c'était le renoncement de l'utilisation du 49-3
00:02:06et vous avez remarqué que le président socialiste au Sénat dit maintenant qu'il faudrait recourir au 49-3,
00:02:12que François Hollande ce matin dit aussi qu'il devrait y avoir un recours au 49-3.
00:02:16Donc ça c'était la première grande victoire.
00:02:18Et la seconde victoire qui était annoncée comme une suspension de la réforme des retraites
00:02:22n'est en fait qu'un décalage du calendrier d'application de la réforme Borne
00:02:26puisque l'article 45 bis c'est en fait exactement la réforme qui n'avait jamais été votée auparavant
00:02:33et qui décale d'un an l'application de cette réforme de la retraite.
00:02:38Donc nous, nous avons voté contre ce décalage dans le temps
00:02:42parce qu'y compris ce qu'ont fait les socialistes,
00:02:45c'est donner une légitimité démocratique à une réforme qui jusqu'alors n'en avait pas.
00:02:49Notamment parce que 3 millions de personnes s'étaient déplacées dans les rues pour manifester et faire grève,
00:02:53parce que l'ensemble des syndicats l'a rejeté
00:02:55et parce que, je le rappelle, l'Assemblée nationale allait rejeter cette retraite à 64 ans
00:02:59donc ils se sont passés en force par le 49-3.
00:03:02Donc quand je vous dis que c'est la contradiction dans laquelle se trouve ce gouvernement,
00:03:06c'est qu'il était assez évident que le Sénat allait rejeter cela
00:03:09et la problématique dans laquelle nous sommes,
00:03:12c'est que puisque nous avons un gouvernement qui refuse non seulement de respecter le résultat des urnes
00:03:17mais qui refuse y compris de faire voter l'Assemblée nationale
00:03:20puisque, je le rappelle, l'abrogation est toujours majoritaire dans cette Assemblée,
00:03:24et bien ils vont se retrouver avec un budget de la Sécurité sociale
00:03:28dont tout le monde dit que la commission mixte paritaire devrait être non conclusive
00:03:32et qui pose des gros soucis pour savoir comment est-ce qu'ils vont faire passer les budgets
00:03:36puisque, je le rappelle, sur le budget de la Sécurité sociale,
00:03:40même si les socialistes votaient pour,
00:03:42s'il n'y a pas un vote pour de la droite, ça ne suffit pas
00:03:44et que vous aurez noté l'échec cuisant et historique
00:03:48qu'il vient d'avoir lieu sur le budget de l'État,
00:03:51cette fois-ci sur la partie 1,
00:03:53avec 404 voix contre et une seule voix pour
00:03:56qui est comme un symbole d'une Macronie qui est totalement finissante
00:03:59et dont nous, nous redisons que la seule voix de sortie,
00:04:03c'est de repasser devant le vote des Français et des Françaises
00:04:07parce que quand le pays est dans une telle impasse,
00:04:09eh bien, c'est au peuple de trancher de nouveau
00:04:11et nous, nous appelons toujours au départ d'Emmanuel Macron.
00:04:15Sur la question de la réforme des retraites,
00:04:18ça va sans doute être réinjecté en nouvelle lecture à l'Assemblée nationale.
00:04:23Pour vous, ça n'est définitivement pas une même semi-victoire à prendre
00:04:27en attendant peut-être plus en fonction du résultat de l'élection présidentielle de 2027
00:04:33et ça n'efface en rien ce que peut contenir le projet de budget de la Sécurité sociale par ailleurs ?
00:04:39Le problème, c'est que s'il y avait eu une véritable suspension de la réforme des retraites,
00:04:44c'est-à-dire qu'on avait mis dans la loi ces 62 ans et 9 mois,
00:04:47le moment où nous en sommes actuellement,
00:04:49et ensuite, nous verrons lors de la présidentielle ce que tranchera le peuple français.
00:04:54On aurait pu réfléchir à cette situation.
00:04:56Mais ce n'est pas le cas.
00:04:57Et ce qu'on nous demandait de voter, c'est d'approuver la retraite à 64 ans.
00:05:02Et nous, nous n'approuverons jamais la retraite à 64 ans.
00:05:05Vous remarquerez, on en reparlera sûrement, que dans notre niche, nous avons remis l'abrogation de la retraite à 64 ans,
00:05:11qui avait été empêchée de voter l'année dernière par l'extruction des macronistes et de la droite.
00:05:17Et donc, nous, nous restons fidèles au programme sur lequel nous avons été élus,
00:05:20c'est-à-dire à la fois l'abrogation de la retraite à 64 ans,
00:05:23mais aussi le fait de revenir à la retraite à 60 ans avec 40 annuités,
00:05:28ce que nous, nous portons dans notre programme et que nous voulons faire respecter.
00:05:31Ensuite, sur le budget de la sécurité sociale en général,
00:05:35nous avons un gouvernement qui, même s'il a été battu trois fois dans les urnes,
00:05:38refuse absolument de changer de logique économique.
00:05:41Sur le budget de l'État, on le voit par exemple avec le refus très symbolique de la taxe Zuckmann,
00:05:45je rappelle donc cet impôt planché de 2% sur les ultra-riches,
00:05:49qui fait que les ultra-riches de ce pays continueraient quand même à s'enrichir,
00:05:52même avec cet impôt planché,
00:05:54ou encore le refus d'un retour de l'impôt de solidarité sur la fortune.
00:05:59Donc, ils refusent de changer de logique.
00:06:01De même, toutes les recettes que nous proposons dans le cadre de la sécurité sociale
00:06:05pour mettre fin à un sabotage qui a été fait sur la sécurité sociale,
00:06:09notamment le fait qu'on se retrouve avec des exonérations non compensées,
00:06:14avec le refus de faire contribuer le capital dans ce pays, etc.
00:06:17Eh bien, cette situation fait qu'on se retrouve avec une partie sur les recettes du budget de la sécurité sociale
00:06:25qui fait des coupes de 12 milliards dans la sécurité sociale et sur la santé,
00:06:31alors que tout le monde voit dans ce pays que les hôpitaux publics sont à terre,
00:06:34que nous avons une pénurie de soignants, que par ailleurs ils sont en burn-out.
00:06:38Bref, qu'il faut au contraire investir plus pour répondre aux besoins du peuple de France.
00:06:44Et donc, nous sommes en radical désaccord avec les options politiques qui sont derrière ce budget.
00:06:49Et donc, rien de tout cela ne trouve grâce à nos yeux.
00:06:52Et nous avons fait, nous, au contraire, des contre-budgets pour montrer qu'à chaque moment, une autre politique est possible.
00:06:58Vous évoquez dans votre première réponse la suite du processus.
00:07:02Qu'est-ce qui serait selon vous le moins inacceptable ?
00:07:06Sébastien Lecornu et certains responsables socialistes n'excluent pas aujourd'hui
00:07:11que finalement une voie de passage soit trouvée pour des votes en bonne et due forme.
00:07:16Sinon, évidemment, on sait qu'il existe la possibilité d'une loi spéciale, des ordonnances.
00:07:22Qu'est-ce qui serait pour vous, encore une fois, le moins inacceptable ?
00:07:25Et finalement, est-ce qu'on voit ressurgir le débat sur le 49.3 ?
00:07:29Est-ce que le 49.3 n'aurait pas l'avantage, d'une certaine façon, de clarifier un petit peu les choses
00:07:35sur qui, au-delà des textes eux-mêmes, est prêt à censurer ou pas le gouvernement ?
00:07:43Marc Fénaud, qui était à votre place la semaine dernière, disait qu'il avait alerté, dès le début, lui,
00:07:47sur la difficulté peut-être de se priver de cet outil constitutionnel.
00:07:51Bon, alors, d'abord, il se trouve que dans la 5e République, 5e République que nous contestons,
00:07:56vous savez, nous sommes les partisans de la 6e République, du fait qu'on puisse réécrire les règles du jeu
00:08:01avec une constituante, dans la 5e République, malheureusement, il n'y a pas que le 49.3
00:08:05qui permet des passages en force autoritaires.
00:08:08Et nous, on avait pointé dès le début l'article 47 et l'article 47.1, avec le passage par ordonnance,
00:08:14ce qui n'a jamais été fait dans notre pays sous la 5e République.
00:08:17Les ordonnances, juste pour que tout le monde comprenne lorsque l'on nous écoute,
00:08:20qui permettrait de faire passer un texte en force, sans possibilité de censure, y compris de faire tomber le texte,
00:08:26puisque lorsqu'il y a un 49.3, vous pouvez non seulement censurer le gouvernement,
00:08:29mais ça fait aussi rejeter le texte, ce qui n'est pas possible avec les ordonnances.
00:08:33Et surtout, les ordonnances sont des textes qui ne permettent même pas, par exemple, de saisir le Conseil constitutionnel.
00:08:40Donc, malheureusement, il y a beaucoup d'outils autoritaires qui sont utilisés dans le cadre de la 5e République.
00:08:46Moi, je ne crois pas un seul instant à ce que raconte le Premier ministre Lecornu,
00:08:50lorsqu'il explique qu'il pourrait y avoir une majorité pour voter le budget,
00:08:55vu l'échec qu'ils viennent d'avoir sur le budget avec 404 voix contre et une seule voix pour.
00:09:03Je ne vois pas comment est-ce qu'il trouverait une majorité, y compris pour un budget qui est extrêmement cruel.
00:09:08Donc, quelle est pour nous la meilleure des solutions ?
00:09:10Bon, je vous donne la meilleure.
00:09:11Pour moi, c'est le départ d'Emmanuel Macron, un président de la République, qui refuse de respecter la démocratie.
00:09:15La deuxième meilleure solution, c'est évidemment la censure du gouvernement Lecornu,
00:09:20qui est un gouvernement qui est illégitime au vu de ce qu'ont décidé les Français et les Françaises,
00:09:25notamment il y a un an et demi, qui avait voté non seulement majoritairement pour l'abrogation de la retraite à 64 ans,
00:09:30mais aussi pour l'investissement dans les services publics, etc.
00:09:32Donc, ensuite, quelles sont, si ce n'est pas le cas, quelles sont les solutions qu'il reste sur la question du budget ?
00:09:40Donc, passage par ordonnance, qui serait du jamais vu, une sorte de super 49.3,
00:09:45qui évidemment mériterait une censure, ça c'est la première chose.
00:09:49Deuxième chose, le retour au 49.3, ce qui serait quand même très ridiculisant pour les socialistes
00:09:54qui l'ont revendiqué comme une immense victoire, comme était l'immense victoire d'avoir décalé d'un an la retraite à 64 ans.
00:10:01Et là, qui donnerait lieu aussi à une censure, ou alors le rejet du budget.
00:10:07Et à ce moment-là, effectivement, il y aurait une loi spéciale, loi spéciale qui n'est pas la panacée,
00:10:11je rappelle qu'il y en a eu une l'année dernière, qui n'est pas la panacée,
00:10:14mais qui éviterait quand même un certain nombre de choses qui sont dans le budget.
00:10:18Je pense par exemple à une mesure qui vient directement du programme du Rassemblement national
00:10:22sur l'augmentation très forte et prohibitive des frais de timbre
00:10:25pour les personnes qui demandent un renouvellement de titre de séjour, un titre de séjour tout simplement.
00:10:31Je pense par exemple au fait de taxer les malades longue durée,
00:10:34notamment les malades atteints du cancer, qui est quand même une mesure particulièrement inhumaine,
00:10:39qui aurait au moins le mérite de faire en sorte d'enlever certaines des pires choses qui se trouvent dans le budget.
00:10:45Alors on contestait beaucoup le budget l'année dernière, mais celui de cette année est encore pire.
00:10:49Et qui permettrait, je le crois, puisque moi je suis persuadée que nous ne pouvons pas continuer comme ça
00:10:54pendant 18 mois en attendant une élection présidentielle.
00:10:57Et à chaque fois qu'on parle de certains sujets, c'est le Premier ministre Lecornu qui le dit lui-même,
00:11:01il dit qu'il faudra que ça soit tranché dans les présidentielles.
00:11:04Donc soit on attend 18 mois dans une situation de blocage,
00:11:07soit on profite du fait qu'il y ait la loi spéciale pour justement dire
00:11:11qu'il faut revenir devant les électeurs et les électrices.
00:11:15A propos de motion de censure, est-ce que vous savez si, vraisemblablement, et quand vous la déposeriez ?
00:11:21Ça va beaucoup dépendre des scénarios qu'il va y avoir.
00:11:24Je veux dire, c'est différent si le PLFSS est voté ou pas voté.
00:11:29C'est différent si c'est un 49-3 qui est utilisé.
00:11:32Bon, ça sera après le 49-3, c'est assez évident.
00:11:35Si c'est une ordonnance, on essaiera de le faire avant la possibilité d'ordonnance par le gouvernement.
00:11:40En tout cas, au mois de décembre, il devrait y avoir une motion de censure, c'est assez évident.
00:11:43La question, c'est est-ce que ça sera une motion de censure de réponse au 49-3
00:11:47ou est-ce que ça sera une motion de censure, qui sera une motion de censure dite spontanée
00:11:51au titre de l'article 49-2 de la Constitution ?
00:11:54Et vous le savez, nous sommes un peu bloqués sur cette question-là,
00:11:58puisque là aussi, pour que chacun comprenne,
00:12:00chaque député peut seulement signer trois motions de ce type-là, de motions de censure spontanées.
00:12:05Donc évidemment, nous ne déposerons pas à n'importe quel moment la motion de censure
00:12:08parce que nous ne voulons pas le faire pour dire que nous voulons le faire.
00:12:12On déposera à un moment où nous espérons que cette motion de censure puisse passer.
00:12:19Sébastien Lecornu, lundi, dans sa courte allocution à Matignon,
00:12:23dénonçait le cynisme de certains partis politiques
00:12:27visant explicitement le Rassemblement national et la France insoumise
00:12:30dans ce qu'il identifiait comme une volonté de blocage
00:12:33et faisant donc le distinguo avec d'autres partis qui sont davantage dans le dialogue et la discussion.
00:12:41Au-delà des discussions budgétaires qui sont évidemment majeures
00:12:44et des options qui sont différentes, qui sont défendues par les uns et les autres,
00:12:48est-ce que vous assumez une forme de bataille de l'après, en quelque sorte,
00:12:53qui aurait commencé avec le Parti socialiste ?
00:12:55On a vu dans l'hémicycle et sur les réseaux sociaux
00:12:57beaucoup de propos, d'échanges très très durs
00:13:01entre élus du PS, élus de LFI
00:13:05qui étaient encore alliés il n'y a pas si longtemps que ça
00:13:08dans l'ex-Nouveau Front Populaire.
00:13:11D'abord, pour répondre au Premier ministre Lecornu,
00:13:14c'est quand même fort de café de dire d'un côté
00:13:17et de ne cesser de répéter que c'est l'Assemblée qui décide,
00:13:20que nous sommes revenus dans un régime parlementaire
00:13:22et de penser à utiliser l'ensemble des outils dont on parlait juste avant.
00:13:27Et je crois qu'au contraire, nous, les Insoumis,
00:13:29nous avons montré qu'il y avait d'autres politiques budgétaires possibles
00:13:34et que dans le moment que nous avons vécu,
00:13:38pendant ce mois où nous avons siégé à la fois sur le budget
00:13:40et le budget de la sécurité sociale,
00:13:42est apparu très clairement qu'il y avait des options politiques différentes.
00:13:45Je pense notamment au débat qu'il y a eu dans la société sur la taxe Zuckmann.
00:13:50Bon, cette taxe Zuckmann, justement,
00:13:53est quelque chose qui est très identifiée par les gens,
00:13:55comme a été très identifiée la question de l'impôt de solidarité sur la fortune.
00:13:59Ça, c'est la première des choses.
00:14:01La deuxième chose, oui, il y a une tension avec le Parti Socialiste,
00:14:05d'abord parce que la direction du Parti Socialiste
00:14:07a décidé d'un changement d'alliance.
00:14:09Et ça se voit de manière très claire dans l'Assemblée,
00:14:12avec le refus de censurer le gouvernement Lecornu.
00:14:17Or, ce changement d'alliance,
00:14:19si nous en sommes heurtés,
00:14:23c'est d'abord parce que, je le rappelle,
00:14:24nous avons tous été élus sur le même programme
00:14:26et que ce programme impliquait, par exemple,
00:14:28l'abrogation de la retraite à 64 ans,
00:14:30impliquait de faire contribuer d'avion d'alger les riches
00:14:32et n'impliquait en aucun cas de voter pour un budget
00:14:35qui, par exemple, enlevait 12 milliards à la sécurité sociale dans ce pays.
00:14:39Donc ça, c'est la première chose.
00:14:41Et la deuxième chose, c'est aussi une conviction derrière qui l'emporte.
00:14:44Et cette conviction, c'est que le Parti Socialiste,
00:14:47en sauvant la Macronie comme ils l'ont fait,
00:14:49pour rien à la fin,
00:14:51puisque s'il y a 49-3 qui est utilisé,
00:14:53bon, la grande victoire disparaît,
00:14:54pour avoir validé la retraite à 64 ans
00:14:57alors que le rejet est toujours massif dans la société,
00:15:01bon, je ne vois pas bien pourquoi est-ce qu'ils ont aidé Emmanuel Macron à se sauver.
00:15:04Et je rappelle qu'il y a un mois dans ce pays,
00:15:06la discussion politique, médiatique,
00:15:08c'était de savoir si le président de la République devait partir.
00:15:11Aujourd'hui, c'est pourquoi est-ce qu'on enlève la prime de Noël
00:15:14aux personnes seules qui, par exemple, touchent le RSA,
00:15:16c'est de savoir si on va effectivement taxer les malades de longue durée,
00:15:20c'est de savoir si les prestations sociales,
00:15:22les prestations familiales vont être gelées,
00:15:26par exemple, la location pour parents, pour enfants décédés,
00:15:29enfin, d'une chose, des cruautés inouïes.
00:15:30Et je crois, et ça c'est notre conviction,
00:15:33qu'en faisant cela, non seulement le PS sauve la Macronie,
00:15:37dont on comprend qu'elle est finie dans ce pays,
00:15:40mais en plus de ça, il mine notre capacité de résistance
00:15:43et de victoire face à l'extrême droite.
00:15:45Est-ce que vous diriez, juste avant de te passer la parole, Frédéric,
00:15:48qu'au point où sont les choses, et en tout cas d'ici à 2027,
00:15:51les choses aujourd'hui sont irréconciliables
00:15:54entre le PS et vous ?
00:15:56La seule chose qui est irréconciliable,
00:15:59c'est le fait de s'allier avec les macronismes.
00:16:03Donc, je le dis pour la direction du PS,
00:16:07je ne le dis pas pour les électeurs et les électrices.
00:16:10Mais ce qui est évident,
00:16:11c'est que tous ceux qui aident à sauver Macron,
00:16:15c'est en tout cas notre conviction,
00:16:17couleront avec eux.
00:16:18Et donc, la question qui est posée,
00:16:20pour des gens qui, je le rappelle, en 2022,
00:16:22nous faisons 22% à l'élection présidentielle,
00:16:24tous les trois autres partis qui ont des groupes parlementaires ici
00:16:28font 5% et moins.
00:16:29Le PS, à l'époque, fait 1,7%.
00:16:32Nous disons, nous jetons la rancune à la rivière,
00:16:34nous faisons à l'époque la NUPES,
00:16:36et chacun de ces partis a un groupe à l'Assemblée nationale.
00:16:41Ensuite arrivent les élections sénatoriales.
00:16:43Nous demandons une place pour les élections sénatoriales
00:16:45dans tout le pays.
00:16:46On nous le refuse.
00:16:47Ensuite arrivent les élections européennes.
00:16:49Aux élections européennes, nous demandons à avoir
00:16:51une liste unique aux élections européennes.
00:16:53On nous le refuse.
00:16:54Et peut-être que la suite de l'histoire
00:16:55aurait été un peu différente
00:16:57s'il y avait eu une liste unique de la NUPES,
00:16:59puisque je rappelle que nous aurions pu faire jeu égal,
00:17:02voire dépasser l'extrême droite à ce moment-là,
00:17:05et qu'il n'y aurait peut-être pas eu de dissolution
00:17:06de l'Assemblée nationale.
00:17:07Il y a une dissolution qui se passe en trois semaines.
00:17:10Nous donnons 100 circonscriptions au Parti socialiste
00:17:12pour pouvoir faire l'alliance.
00:17:14Donc ensuite, nous arrivons avec le nouveau Front populaire
00:17:17qui arrive en tête.
00:17:18Donc nous, nous avons montré à chaque instant
00:17:21que nous voulions faire l'union sur un programme de rupture.
00:17:24À partir du moment où il y a un abandon
00:17:26de le programme de rupture,
00:17:27à partir du moment où Olivier Faure
00:17:28s'autoproclame comme candidat au gouvernement
00:17:31et décide que ça sera sans les insoumis,
00:17:34et explique que ni au premier, ni au second tour,
00:17:38ils ne veulent d'insoumis pour les élections municipales
00:17:40qui viendront,
00:17:41bon, je crois que c'est à eux qu'il faut poser la question.
00:17:43Frédéric.
00:17:45Frédéric Aziza, Radio-J.
00:17:47C'est une question d'actualité, Mathilde Panot.
00:17:50Suite à la publication du sondage de l'IFOB
00:17:52sur les musulmans de France
00:17:54et l'entrisme des frères musulmans,
00:17:55votre collègue, le député LFI Paul Vannier,
00:17:58a lancé une fatwa contre les journalistes
00:18:00de la rédaction d'Ecran de Veille
00:18:02qui a publié le sondage en question,
00:18:04les qualifiants d'islamophobes,
00:18:06et aussi contre l'IFOB,
00:18:07des cibles qui ont reçu le soutien de Charlie Hebdo
00:18:10suite à des menaces d'attentats.
00:18:12Alors justement, comment se fait-il, Mathilde Panot,
00:18:15que vous n'ayez pas tiré les leçons du massacre de Charlie Hebdo,
00:18:18dont la rédaction avait été décimée le 7 janvier 2015,
00:18:22après avoir justement été qualifié d'islamophobe
00:18:24par l'islamosphère et les jeunes partis de la gauche.
00:18:27Et puis, il y a aussi cette liste de 20 personnalités
00:18:30pour la quasi-totalité juive,
00:18:32publiée par un professeur de Lyon 2,
00:18:34proche de LFI et qui travaille au Média.
00:18:3720 personnes qualifiées de génocidaires à boycotter
00:18:40pour avoir demandé à Emmanuel Macron
00:18:42de subordonner la reconnaissance de l'État de Palestine
00:18:45à des conditions, à savoir la libération des otages
00:18:48et le démantèlement du Hamas.
00:18:50Jean-Luc Mélenchon a rendu hommage à, je le cite,
00:18:53un enseignant éclairant, n'est-ce pas,
00:18:56surtout éclairant de l'antisémitisme de LFI
00:18:58et de Mélenchon qui valide ainsi une pratique
00:19:01ayant conduit à l'extermination,
00:19:03la pratique Léliste, ayant conduit à l'extermination
00:19:06de 76 000 juifs sous Vichy,
00:19:0811 ans après Charlie, 80 ans après la Shoah.
00:19:12Est-ce qu'à LFI, on ne joue pas,
00:19:14vous ne jouez pas avec le feu ?
00:19:16Monsieur Aziza, vos questions sont toujours
00:19:18d'une subtilité qui sont assez incroyables.
00:19:21J'ose imaginer que vous regardez l'actualité
00:19:23des procès qu'il y a actuellement.
00:19:26Par exemple, vous aurez remarqué qu'en ce moment,
00:19:27il y a un procès qui est le procès contre la Farge.
00:19:31Donc, procès contre la Farge pour avoir, par exemple,
00:19:33financé directement Daesh.
00:19:36Et savez-vous qui a fait la négociation
00:19:38entre la Farge et Daesh ?
00:19:40Un ancien candidat du Rassemblement national.
00:19:43Donc, je vais vous dire,
00:19:44Paul Vannier n'a lancé de menaces contre personne.
00:19:48Paul Vannier a critiqué un sondage,
00:19:50comme d'ailleurs Bastien Lachaud,
00:19:51contre lequel l'IFOP porte aussi plainte,
00:19:53ce qui est, je crois, extrêmement problématique.
00:19:56Et il a critiqué un sondage
00:19:57qui compare des données avec des données d'il y a 30 ans,
00:20:00qui sont utilisées dans la presse,
00:20:03notamment par l'extrême droite,
00:20:04donc instrumentalisées de manière très forte,
00:20:06commandées par un journal d'extrême droite au départ,
00:20:09et qui, par exemple, expliquent que 46% des musulmans
00:20:12et musulmanes de ce pays
00:20:13seraient pour la charia dans ce pays.
00:20:15Or, savez-vous, M. Aziza,
00:20:17que le mot charia n'a jamais été utilisé
00:20:18lorsqu'on parlait aux gens ?
00:20:20Et que, pire que ça,
00:20:21le mot qui a été utilisé,
00:20:22c'est « loi musulmane »
00:20:23et qu'a été agrégé dans ces 46%,
00:20:26ce qui est absolument faux,
00:20:27par exemple, des gens qui disaient
00:20:29qu'ils pensaient que la loi musulmane devait,
00:20:31donc des gens qui ont la foi,
00:20:32ce qu'ils ont droit,
00:20:33ça s'appelle la laïcité,
00:20:34liberté de conscience, liberté de culte,
00:20:36eh bien, par exemple,
00:20:37que la loi musulmane,
00:20:39ils disaient,
00:20:39doit être adaptée aux règles du pays
00:20:41dans lequel on vit,
00:20:42ce qui est l'exact contraire
00:20:43de ce qu'on nous explique
00:20:44l'ensemble de la journée.
00:20:46Donc, je vais vous dire,
00:20:47quand vous avez un ministre de l'Intérieur,
00:20:49M. Retailleau,
00:20:50qui crie « abat le voile »,
00:20:51quand vous avez encore cette semaine,
00:20:52la question de savoir
00:20:54si les accompagnatrices d'élèves,
00:20:56lorsqu'il y a des sorties scolaires,
00:20:58pour lutter contre l'islamisme,
00:21:00ne doivent pas être voilées.
00:21:02Lorsqu'on pose la question
00:21:02de savoir si des musulmans peuvent jeûner,
00:21:05de savoir s'ils peuvent porter le voile,
00:21:07etc., etc.,
00:21:08c'est extrêmement dangereux
00:21:09ce qui est en train de se passer
00:21:10dans notre pays.
00:21:11Et je vais vous dire,
00:21:12je ne cautionnerai jamais cela.
00:21:14Je ne suis pas d'accord
00:21:15avec l'image qui est faite
00:21:16des musulmans et des musulmanes
00:21:18où on leur explique
00:21:18à longueur de journée
00:21:19qu'ils seraient des sortes
00:21:20de terroristes en herbe,
00:21:21qu'ils seraient des dangers
00:21:23pour la République.
00:21:24Et tous ceux qui contribuent à cela
00:21:25font monter une haine dans ce pays
00:21:27qui est d'une dangerosité absolue.
00:21:30Nous, nous sommes des humanistes.
00:21:32Et les humanistes,
00:21:33que font-ils ?
00:21:33Eh bien,
00:21:34quelle que soit la couleur de peau des gens,
00:21:36l'orientation sexuelle,
00:21:37la religion des gens,
00:21:38décident que nous devons vivre unis.
00:21:40C'est ça l'unité du peuple de France.
00:21:42Et tous ceux qui agitent le contraire
00:21:43sont des irresponsables
00:21:45et des dangereux.
00:21:49Si, si, j'ai répondu.
00:21:50J'ai répondu que Paul Vannier
00:21:51critiquait le sondage
00:21:52et n'a absolument pas mis en danger.
00:21:55C'est pas un débat, s'il vous plaît.
00:21:57Non, non, non, non, non, non, non.
00:21:58LFI n'est pas antisémite.
00:21:59Maintenant, ça suffit, en fait.
00:22:00Oui, oui, parlez de Frédéric Boccaletti,
00:22:04par exemple, on a un...
00:22:05François.
00:22:05François, j'ai revêté à l'horizon politique.
00:22:07Le président de la République
00:22:08va annoncer demain
00:22:09le retour au service militaire.
00:22:13Cela se pratique en Allemagne
00:22:15et puis en Suède et en Danemark.
00:22:18Est-ce que vous êtes favorable
00:22:20à cet appel
00:22:21qui est, en fin de compte,
00:22:25une défense de l'État
00:22:28contre les attaques possibles
00:22:30de la Russie ?
00:22:34Alors, la première chose,
00:22:36c'est le problème...
00:22:36Le premier problème,
00:22:37c'est le contexte
00:22:38dans lequel ça arrive.
00:22:39Vous avez noté les propos
00:22:41qu'a tenus le chef d'État-major
00:22:42des armées il y a quelques jours
00:22:44qui, selon nous,
00:22:45outrepasse complètement ses fonctions
00:22:46en expliquant devant le Congrès des maires
00:22:48qu'il fallait être prêt
00:22:49à perdre des enfants
00:22:50et à souffrir économiquement.
00:22:52Pourquoi nous contestons cela ?
00:22:54Parce qu'en République,
00:22:55l'autorité militaire
00:22:57est subordonnée
00:22:57à l'autorité civile et politique
00:23:00et donc,
00:23:01s'il devait y avoir
00:23:01une entrée de la France
00:23:03dans un conflit guerrier,
00:23:05ce que nous ne souhaitons absolument pas,
00:23:07à ce moment-là,
00:23:07cela devrait être des décisions
00:23:09de l'Assemblée nationale
00:23:09et du Parlement,
00:23:11du chef d'État des armées,
00:23:12c'est-à-dire le président de la République,
00:23:14mais absolument pas
00:23:15d'un chef d'État-major des armées
00:23:17qui doit conseiller,
00:23:18servir, obéir,
00:23:20mais n'a pas à tenir
00:23:21de tels propos.
00:23:22Donc ça,
00:23:22c'est la première chose
00:23:23du contexte dans lequel ça arrive.
00:23:24La deuxième chose,
00:23:25c'est que ça ne vous a pas échappé
00:23:27qu'en janvier 2026,
00:23:28devait avoir lieu
00:23:29la généralisation
00:23:30du service national universel,
00:23:32le SNU,
00:23:33et que le SNU est un échec total,
00:23:36à la fois sur son coup,
00:23:38les dérives très inquiétantes
00:23:39qui ont été
00:23:40maintes fois relayées,
00:23:42notamment par vos confrères
00:23:43et consœurs journalistes,
00:23:44et c'est un échec tellement complet
00:23:47qu'à la fin,
00:23:48ça a été abandonné.
00:23:49Et donc maintenant,
00:23:50il arrive avec un service militaire volontaire
00:23:53dont, si j'ai bien compris,
00:23:54qui serait rémunéré à 900 euros par mois
00:23:57ou 1000 euros par mois,
00:23:58c'est-à-dire en dessous du SMIC.
00:24:00Nous ne sommes pas d'accord avec cela.
00:24:01Et surtout,
00:24:02nous ne sommes pas d'accord
00:24:02avec le fait que ça soit
00:24:03exclusivement militaire.
00:24:05Nous, à la France Insoumise,
00:24:07nous avons dans notre programme
00:24:08le fait que nous sommes favorables
00:24:09à une conscription citoyenne,
00:24:11mais qui est justement
00:24:12une partie citoyenne,
00:24:14donc avec la possibilité,
00:24:15si des gens le souhaitent,
00:24:16de pouvoir faire un service militaire,
00:24:19mais qui est aussi
00:24:19un service citoyen.
00:24:22Et notamment,
00:24:22je crois qu'à l'heure
00:24:23de l'urgence écologique,
00:24:24c'est très important
00:24:25de pouvoir le faire comme ça
00:24:26et de même qu'il soit payé au SMIC.
00:24:28Donc là, nous sommes
00:24:29dans une improvisation totale
00:24:30qui est faite
00:24:31et nous sommes évidemment
00:24:33défavorables
00:24:34à cette nouvelle chose
00:24:37qui est sortie du chapeau
00:24:38du président de la République.
00:24:39Sur la question géopolitique,
00:24:44la Russie, l'Ukraine, l'Europe,
00:24:46un certain nombre de gouvernements,
00:24:48de sources de renseignements militaires,
00:24:51etc., font état d'une menace russe
00:24:54qui se préciserait
00:24:55dans les années à venir
00:24:56au-delà de l'Ukraine
00:24:57sur des pays plus proches de nous
00:24:59dans l'Union européenne.
00:25:01Est-ce qu'en tout cas,
00:25:02ça doit forcément inspirer
00:25:04une réflexion stratégique ?
00:25:05Est-ce que ça fera nécessairement partie,
00:25:07selon vous aussi,
00:25:08c'est rarement le cas
00:25:09pour une campagne présidentielle,
00:25:10mais des sujets de 2027 ?
00:25:13C'est rarement le cas,
00:25:14c'est déjà arrivé.
00:25:15Je rappelle qu'en 2022,
00:25:16nous avons quasiment eu,
00:25:18pour le coup,
00:25:18une suspension de la démocratie.
00:25:21Je rappelle qu'Emmanuel Macron,
00:25:22à l'époque,
00:25:22refusait de faire des débats
00:25:23à l'élection présidentielle
00:25:24et que, du coup,
00:25:26on a déjà eu cette situation
00:25:28lors des dernières élections présidentielles.
00:25:32Alors, sur les questions
00:25:34des menaces qui peuvent peser,
00:25:35et, alors oui, bien sûr,
00:25:37ça appelle à des réflexions stratégiques,
00:25:39y compris sur les nouvelles formes
00:25:41que prennent les conflits.
00:25:42Enfin, je veux dire,
00:25:42par exemple,
00:25:43quand vous avez un président de la République
00:25:44qui dit que des hôpitaux français
00:25:45ont été attaqués,
00:25:46cyberattaqués,
00:25:48enfin,
00:25:48qui font partie des nouvelles formes
00:25:50de conflits qu'on peut avoir,
00:25:52je veux dire,
00:25:52normalement,
00:25:53on ne dit pas juste ça comme ça
00:25:54et après,
00:25:54il ne se passe rien.
00:25:55Enfin, je veux dire,
00:25:55il doit y avoir
00:25:56une réflexion stratégique
00:25:57sur quelles sont
00:25:58les nouvelles formes de conflits
00:26:00que nous avons.
00:26:01Donc, ça, c'est la deuxième chose.
00:26:03La troisième chose,
00:26:04moi, je suis très inquiète
00:26:05de voir, en ce moment,
00:26:06non seulement que les Ukrainiens
00:26:07sont absents
00:26:08des discussions
00:26:09entre Vladimir Poutine
00:26:10et Trump
00:26:11et que, pire que ça,
00:26:13les Européens,
00:26:14enfin,
00:26:14en plus de cela,
00:26:15les Européens,
00:26:16eux aussi,
00:26:16sont absents
00:26:17parce que les garanties
00:26:18de sécurité mutuelle,
00:26:19elles intéressent les Européens.
00:26:21Quand, par exemple,
00:26:21on parle de protéger
00:26:24les réacteurs nucléaires,
00:26:25nous, on a alerté
00:26:26à de multiples reprises
00:26:27sur le fait que,
00:26:28si un réacteur nucléaire
00:26:29était touché,
00:26:30derrière,
00:26:30c'était une catastrophe
00:26:31dans la catastrophe
00:26:31qui touchait jusque
00:26:33dans la Méditerranée,
00:26:33donc des millions de personnes.
00:26:35De même,
00:26:36la question que nous,
00:26:37on a reposée
00:26:38de revenir dans un traité
00:26:40sur les missiles
00:26:41de portée intermédiaire,
00:26:43ça aussi,
00:26:43c'est des choses
00:26:44qui intéressent les Européens.
00:26:45Et donc,
00:26:46nous, nous sommes inquiets
00:26:46de voir que ces discussions
00:26:48ont lieu sans nous,
00:26:49en plus de ne pas respecter,
00:26:51je crois,
00:26:52la souveraineté démocratique
00:26:53de l'Ukraine.
00:26:54Donc, il faut à la fois
00:26:56remettre tous les moyens
00:26:58dans la diplomatie
00:26:59parce que la guerre arrive
00:27:00lorsque la diplomatie
00:27:01a échoué
00:27:02et, évidemment,
00:27:03penser stratégiquement,
00:27:04y compris les nouvelles formes
00:27:05de conflits.
00:27:06Je pense,
00:27:07j'ai dit cybersécurité,
00:27:09mais il y a la question
00:27:09de l'espace,
00:27:10il y a beaucoup de questions
00:27:11qui se posent
00:27:12et sur lesquelles,
00:27:13je crois,
00:27:14la France insoumise
00:27:14essaye à chaque fois
00:27:15de contribuer.
00:27:16pour revenir sur le budget,
00:27:20si toutefois,
00:27:20il n'était pas adopté,
00:27:22les Outre-mer
00:27:23en souffriraient énormément,
00:27:24Mayotte
00:27:25et la Nouvelle-Calédonie
00:27:26puisqu'ils attendent
00:27:27ou des aides
00:27:28ou en tout cas
00:27:28des prêts type PGE.
00:27:31Comment faire ?
00:27:33Alors,
00:27:34si le budget
00:27:34n'était pas adopté,
00:27:36alors,
00:27:36vous avez raison
00:27:37sur les Outre-mer
00:27:38et je vous remercie
00:27:39d'en parler
00:27:39parce que souvent,
00:27:40on n'en parle pas assez.
00:27:42Par ailleurs,
00:27:42il y aurait d'autres problèmes
00:27:43qui se poseraient.
00:27:44un problème,
00:27:44par exemple,
00:27:45sur les personnes.
00:27:47On aurait à peu près
00:27:4740 000 personnes
00:27:48qui rentreraient dans l'impôt
00:27:49alors qu'elles ne payaient
00:27:50pas d'impôt avant
00:27:51et des millions
00:27:51qui pourraient passer
00:27:52d'une tranche à l'autre
00:27:53dans le fait du gel
00:27:55du barème
00:27:57de l'impôt sur le revenu
00:27:58avec la loi spéciale.
00:28:01Donc,
00:28:02ça,
00:28:02c'est des questions
00:28:03sur lesquelles,
00:28:04à la fois,
00:28:05on peut trouver
00:28:05des outils
00:28:08et des véhicules législatifs
00:28:09soit par des amendements
00:28:10soit par des lois spéciales
00:28:11à des endroits
00:28:12ou du fait
00:28:13d'une forme
00:28:13d'unanimité
00:28:14de l'Assemblée
00:28:15sur ces questions-là.
00:28:15Je pense qu'à la fois,
00:28:17je parlais du barème
00:28:17de l'impôt
00:28:18pour donner un exemple,
00:28:19mais on pourrait parler
00:28:20du gel en général
00:28:22qui viendrait
00:28:24avec la loi spéciale
00:28:25ainsi que
00:28:25sur les questions
00:28:26ultramarines.
00:28:27Ce sont des sujets
00:28:28sur lesquels
00:28:29il peut y avoir
00:28:29unanimité de l'Assemblée
00:28:30et qui pourraient permettre
00:28:31de répondre
00:28:33à cette question-là
00:28:34qui est une question
00:28:34très importante.
00:28:37Et donc,
00:28:37je pense qu'on peut
00:28:38trouver le véhicule législatif
00:28:40pour aboutir
00:28:41sur ces questions-là.
00:28:42et je rappelle
00:28:42que ce qui s'est passé
00:28:43par exemple
00:28:44l'année dernière,
00:28:45c'est qu'il y a eu
00:28:46une loi spéciale
00:28:46et qu'ensuite,
00:28:47nous avons recommencé
00:28:48des discussions budgétaires
00:28:49et qu'il y a eu
00:28:50un budget juste après.
00:28:52Donc, généralement,
00:28:53s'il y a une élection
00:28:54entre-temps,
00:28:55ce que je souhaite
00:28:55pour permettre
00:28:56de clarifier la situation,
00:28:57mais on peut se dire
00:28:58que d'ici à mars,
00:29:00avril,
00:29:00on puisse avoir
00:29:01un nouveau budget
00:29:03qui réponde aussi
00:29:03à ces questions
00:29:04et qu'il y ait juste
00:29:04à pallier sur ces trois mois.
00:29:06En tout cas,
00:29:06ça, je pense que c'est possible
00:29:07de le faire
00:29:08et qu'il est d'intérêt général,
00:29:10y compris pour les Outre-mer,
00:29:11de battre ce budget.
00:29:13Puisqu'il est question...
00:29:14Nicolas, pardon.
00:29:15Oui, si le Parti Socialiste
00:29:18a fini par prendre des distances
00:29:19avec les Insoumis,
00:29:20ce qui est indéniable,
00:29:22vous ne pensez pas
00:29:23que ce n'est pas
00:29:24une question de caractère,
00:29:27il vaut mieux en avoir
00:29:28que de ne pas en avoir,
00:29:29mais de lignes politiques
00:29:30de vrais désaccords
00:29:31parce que votre ligne politique
00:29:32conduit à un échec
00:29:33qui apparaît inscrit
00:29:34dans le fait
00:29:35que Jean-Luc Mélenchon
00:29:36soit la personnalité
00:29:37la plus rejetée de France,
00:29:39loin devant Emmanuel Macron
00:29:41et Rachida Datis,
00:29:42que confirme encore
00:29:42le sondage de Doxa,
00:29:44même si les sondages,
00:29:45pour vous, ont d'importance
00:29:46que quand ils soulignent
00:29:47un regain des Insoumis,
00:29:50ce qui n'est pas le cas
00:29:51depuis longtemps.
00:29:52Donc, il y a vraiment
00:29:53la stratégie de radicalisation
00:29:55et de bordélisation
00:29:56conduit, semble-t-il,
00:29:59à un échec inéluctable.
00:30:01Alors, la première chose,
00:30:03c'est que je suis d'accord avec vous
00:30:04que, comme le disait Camus,
00:30:05c'est l'heure des caractères
00:30:06et qu'effectivement,
00:30:07il vaut mieux en avoir
00:30:08vu la situation,
00:30:09notamment, je rappelle les enjeux
00:30:11que va traverser
00:30:12à la fois notre pays
00:30:13et le monde.
00:30:13Nous avons une COPTROM
00:30:15qui vient d'échouer
00:30:16alors que nous sommes
00:30:16face au plus grand défi
00:30:17qu'a connu l'humanité.
00:30:19La semaine dernière,
00:30:20dans ce pays,
00:30:21personne n'en parle
00:30:21parce qu'on préfère parler
00:30:22des musulmans et des musulmanes,
00:30:24mais il y a eu,
00:30:24en une seule journée,
00:30:25quatre féminicides.
00:30:26Donc, il y a 149 femmes
00:30:27qui sont mortes
00:30:28parce que femmes
00:30:29dans notre pays
00:30:30depuis le début de l'année.
00:30:32On vient d'avoir les chiffres
00:30:33ce lundi
00:30:33du nombre de morts
00:30:35dues et au travail
00:30:36qui s'élève
00:30:37à 1297,
00:30:39dont près de 800
00:30:41sont morts
00:30:41du fait d'accidents du travail.
00:30:42Je rappelle que la France
00:30:43est championne d'Europe
00:30:44sur les accidents du travail,
00:30:46qui est un triste record
00:30:47qui devrait faire honte
00:30:48à la septième puissance économique
00:30:50au monde
00:30:51et que nous avons encore
00:30:51atteint un record cette année
00:30:53et que chaque année,
00:30:53nous franchissons ce record,
00:30:55ce qui est évidemment dramatique.
00:30:57Donc, effectivement,
00:30:58il vaut mieux avoir du caractère.
00:30:59Ensuite, je suis d'accord avec vous.
00:31:00Moi, je n'aime pas du tout
00:31:01la psychologisation en politique
00:31:04et cela n'a rien à voir
00:31:05avec des individus
00:31:06qui s'aimeraient
00:31:07et qui ne s'aimeraient pas
00:31:07parce qu'après tout,
00:31:08ce n'est pas la question.
00:31:09C'est effectivement
00:31:10des désaccords politiques
00:31:11et stratégiques.
00:31:12Et là où je ne suis pas
00:31:13d'accord avec vous,
00:31:14mais ça ne va pas vous étonner,
00:31:15c'est que nous ne sommes pas
00:31:16dans une stratégie
00:31:17de bordélisation.
00:31:18Nous sommes dans une stratégie
00:31:19pour expliquer que
00:31:20dans ce pays
00:31:22et en démocratie,
00:31:23il y a à tout moment
00:31:24la possibilité
00:31:25de choisir une autre politique.
00:31:27Et c'est celle
00:31:27que nous, nous incarnons.
00:31:29Et ce que vous appelez,
00:31:30vous, la bordélisation
00:31:31est aussi une manière,
00:31:33je crois,
00:31:33pour beaucoup de gens
00:31:34de se reprojeter
00:31:35dans la politique,
00:31:35de retrouver le goût
00:31:36de la politique.
00:31:37Vous savez pourquoi
00:31:37nous avons gagné
00:31:38en juin et en juillet dernier,
00:31:40en tout cas pourquoi
00:31:40nous sommes arrivés en tête ?
00:31:42C'est parce qu'il y a eu
00:31:43une mobilisation massive
00:31:45à la fois de la jeunesse,
00:31:47des quartiers populaires,
00:31:48des militants politiques,
00:31:49associatifs de l'outre-mer
00:31:50qui se sont mobilisés
00:31:52massivement,
00:31:53évidemment pour voter pour nous,
00:31:55mais aussi pour battre
00:31:56l'extrême droite
00:31:57dans ce pays.
00:31:59Donc, je crois qu'il y a
00:32:00une énergie dans ce pays
00:32:01qui ne veut absolument pas
00:32:03qu'on réattise les haines
00:32:06les unes après les autres,
00:32:08qu'on se retrouve
00:32:08avec ceux qui sont,
00:32:10nous, en tout cas,
00:32:11nous le disons,
00:32:12l'assurance vie
00:32:12de la Macronie,
00:32:13puisque je rappelle
00:32:14que Marine Le Pen
00:32:16est responsable
00:32:16d'avoir par deux fois
00:32:18refusé que nous puissions
00:32:19discuter dans l'hémicycle
00:32:20de la destitution
00:32:21du président de la République,
00:32:22qui a refusé par huit fois
00:32:23de censurer le gouvernement
00:32:24Bayrou,
00:32:25qui lui a permis
00:32:25d'annoncer ce budget
00:32:27dont nous sommes toujours
00:32:28en train de parler,
00:32:28puisque c'est à peu près
00:32:29la même dynamique
00:32:31de politique économique
00:32:33qui est faite.
00:32:34Et quant à Jean-Luc Mélenchon,
00:32:35qui serait l'homme
00:32:36le plus détesté de France,
00:32:38eh bien,
00:32:39qui serait un échec,
00:32:40si je reprends les mots
00:32:41dont vous parliez,
00:32:42je n'ai qu'à prendre 2022.
00:32:442022, on nous expliquait
00:32:45que la gauche
00:32:46ne pourrait absolument pas
00:32:47emporter l'élection présidentielle.
00:32:49Je rappelle
00:32:49que nous étions
00:32:50juste après
00:32:51les 100 policiers
00:32:52qui avaient été réquisitionnés
00:32:54pour 17 perquisitions
00:32:55contre nous
00:32:55avec une scène
00:32:57que vous avez vue
00:32:57maintes fois
00:32:58à notre siège
00:32:59où on disait
00:33:01de Jean-Luc Mélenchon
00:33:02que c'était le pire du pire,
00:33:04que c'était fini
00:33:05et que nous avons raté
00:33:06le second tour
00:33:06de l'élection présidentielle
00:33:07à 420 000 voix.
00:33:09Et je crois qu'il y a
00:33:10au contraire
00:33:10beaucoup de gens
00:33:11dans ce pays
00:33:11qui se disent
00:33:12que la France insoumise
00:33:14est un mouvement
00:33:15qui tient bon,
00:33:16qui respecte sa promesse
00:33:17sur le programme
00:33:18et qui permet
00:33:20de faire rééruption
00:33:22aussi du peuple
00:33:23dans la politique
00:33:24qui se retrouve en nous,
00:33:25qui se retrouve dans le fait
00:33:26par exemple
00:33:27qu'il y a Mathilde Ligné
00:33:28dans notre groupe parlementaire,
00:33:29première ouvrière agricole
00:33:30jamais élue
00:33:31à l'Assemblée nationale,
00:33:32qu'il y a Marianne Maximi
00:33:34qui est éducatrice spécialisée,
00:33:36qu'il y a Ali Duhara
00:33:38qui est un militant
00:33:39des quartiers populaires
00:33:40et beaucoup d'autres
00:33:41qui recréent
00:33:42un lien de confiance
00:33:43avec la politique
00:33:44et je crois que c'est
00:33:45par ce biais-là
00:33:46que nous pouvons l'emporter
00:33:47et nous avons
00:33:48beaucoup d'exemples
00:33:49qui montrent
00:33:49que lorsqu'il n'y a plus
00:33:50de gauche de rupture,
00:33:51et bien bien souvent
00:33:52c'est l'extrême droite
00:33:53qui gagne.
00:33:54Oui, bonjour Madame Pannot.
00:33:56Une petite question,
00:33:57deux petites questions.
00:33:57Dans le prolongement
00:33:58de celle de mon confrère,
00:34:00vous appelez toujours
00:34:00donc à un départ
00:34:02d'Emmanuel Macron
00:34:02et à une présidentielle
00:34:03anticipée,
00:34:04or, et à vaincre
00:34:05l'extrême droite,
00:34:06or, en cas de second tour
00:34:08face à Jordan Bardella
00:34:10dans le sondage
00:34:11dont on fait référence,
00:34:12Jean-Luc Mélenchon
00:34:13serait largement battu
00:34:15selon le sondage
00:34:16à l'instant T,
00:34:17c'est une photographie
00:34:18à l'instant T.
00:34:19Est-ce que cela
00:34:20ne vous induit pas
00:34:22à changer
00:34:22votre stratégie politique
00:34:23quant à une présidentielle
00:34:24anticipée
00:34:25qui amènerait donc
00:34:26à une élection
00:34:26à l'instant T ?
00:34:28Et une deuxième petite question
00:34:29s'agissant des municipales,
00:34:31peut-être une réaction
00:34:32à la candidate écologiste
00:34:34à Saint-Ouen,
00:34:35Sabrina de Canton,
00:34:36qui a décidé
00:34:36de retirer
00:34:37sa candidature
00:34:38à regret,
00:34:40estimant que
00:34:40son orientation sexuelle,
00:34:43son homosexualité,
00:34:44était un frein
00:34:45au soutien des quartiers populaires ?
00:34:46Peut-être votre regard
00:34:47sur cette affaire
00:34:48et est-ce que vous estimez
00:34:49pour les municipales à venir,
00:34:50pour la France insoumise,
00:34:51que l'homosexualité
00:34:52ou l'orientation sexuelle
00:34:54des candidats
00:34:55serait un frein
00:34:55au soutien des quartiers populaires ?
00:34:57Je vous remercie.
00:34:57Alors je crois que,
00:34:58pour commencer par votre deuxième question,
00:35:00je crois qu'elle n'a absolument pas dit
00:35:02que l'homosexualité
00:35:03ou son orientation sexuelle
00:35:04était un frein
00:35:05à l'adhésion
00:35:07ou le vote
00:35:08des quartiers populaires.
00:35:09Elle a dit tout au contraire
00:35:10que c'était un des arguments
00:35:12qui a été utilisé
00:35:13pour refuser,
00:35:14si j'ai bien compris,
00:35:15le fait qu'elle soit investie
00:35:16ou autre,
00:35:17ce qu'elle conteste absolument
00:35:18et elle a tout à fait raison
00:35:19de le contester
00:35:20puisque,
00:35:22je le dis,
00:35:23ça fait aussi partie
00:35:23dans les luttes
00:35:25qui mobilisent la jeunesse,
00:35:26la question
00:35:27que nous,
00:35:28nous portons par exemple
00:35:29du fait
00:35:29de pouvoir inscrire
00:35:30dans la constitution
00:35:31des droits nouveaux,
00:35:32notamment le fait
00:35:33de pouvoir choisir
00:35:34librement son genre,
00:35:35le fait de défendre
00:35:36évidemment
00:35:37le fait que chacun
00:35:38et chacune
00:35:38puisse avoir
00:35:39l'orientation sexuelle
00:35:40qu'il veut.
00:35:41On a vu encore
00:35:42des mobilisations
00:35:43ce samedi
00:35:43dans le cadre
00:35:44pour le coup
00:35:45de la journée internationale
00:35:46de l'élimination
00:35:47des violences faites
00:35:47contre les femmes,
00:35:49des mobilisations massives
00:35:50partout dans le pays,
00:35:51notamment d'une jeunesse
00:35:52qui refuse absolument
00:35:54les discriminations
00:35:55contre les personnes LGBT,
00:35:57les violences qui continuent
00:35:58d'être faites
00:35:58contre les femmes,
00:35:59donc évidemment
00:36:00je lui apporte
00:36:01tout mon soutien
00:36:01et il faut continuer
00:36:04ces combats
00:36:04qui sont des combats
00:36:05existentiels
00:36:06pour beaucoup de gens,
00:36:07je déteste le mot sociétal
00:36:09qui est utilisé parfois,
00:36:09ce sont des combats
00:36:10existentiels
00:36:11et je vous assure
00:36:12que par exemple
00:36:13dans la défaite
00:36:13de l'extrême droite
00:36:14en juin et en juillet dernier,
00:36:16les associations féministes,
00:36:17les militantes féministes,
00:36:18les militants et militantes LGBT
00:36:20ont pris toute leur part
00:36:22dans la bataille
00:36:22parce qu'ils savent
00:36:23que quand l'extrême droite
00:36:24arrive au pouvoir,
00:36:25et bien derrière
00:36:26c'est des attaques
00:36:27contre le droit des femmes
00:36:28à avorter,
00:36:29des attaques
00:36:30contre les personnes
00:36:31transgenres,
00:36:31on le voit bien
00:36:32aux Etats-Unis,
00:36:33des attaques
00:36:33contre les couples
00:36:36homosexuels,
00:36:38ce qu'on a vu
00:36:38par exemple
00:36:39avec Madame Mélanie
00:36:40en Italie,
00:36:41donc évidemment
00:36:42c'est aussi
00:36:43une partie
00:36:44notamment de la jeunesse
00:36:45mais pas que,
00:36:46évidemment c'est plus large,
00:36:47mais qui est
00:36:48fortement antifasciste
00:36:49parce qu'elle sait
00:36:49que c'est aussi
00:36:50sa propre existence
00:36:52qui est en jeu
00:36:53aux côtés
00:36:55justement
00:36:55des personnes
00:36:56des quartiers populaires
00:36:57qui eux,
00:36:58sur d'autres raisons
00:36:58et parfois sur les mêmes,
00:37:00se retrouvent eux aussi
00:37:01dans des questions existentielles
00:37:02face à la lutte
00:37:03contre l'extrême droite.
00:37:04Ça c'est la première chose,
00:37:05excusez-moi,
00:37:06votre première question
00:37:06était, ah oui,
00:37:07sur le sondage.
00:37:09Alors ce sondage,
00:37:10alors je vais quand même
00:37:11le dire puisque c'était
00:37:12la question qui était
00:37:13posée tout à l'heure
00:37:13mais rappelez-vous quand même
00:37:14qu'il y a un an et demi
00:37:15on nous a fait exactement
00:37:16le même cinéma,
00:37:17c'est-à-dire qu'on nous a
00:37:18expliqué que l'extrême droite
00:37:19allait gagner dans ce pays,
00:37:20que c'était inéluctable,
00:37:21qu'ils avaient déjà gagné
00:37:22et pourquoi pas
00:37:23abandonnons tous le combat.
00:37:24Je suis même surprise
00:37:25qu'il n'y ait pas eu
00:37:25un sondage où on expliquait
00:37:26que Jordan Bardella
00:37:27faisait 110%
00:37:28face à Jean-Luc Mélenchon.
00:37:30Bon, je le dis un peu
00:37:31en souriant
00:37:32parce que je rappelle
00:37:32qu'en juin et en juillet 2024,
00:37:35il y avait 27 sondages
00:37:36sur 27
00:37:36qui donnaient tous
00:37:37l'extrême droite en tête
00:37:38et ce n'est pas
00:37:38ce qui s'est passé.
00:37:40Donc une élection se joue
00:37:41le jour du vote
00:37:42avec les personnes
00:37:43qui vont voter.
00:37:44Il se trouve que dans ce sondage,
00:37:46il est indiqué pour un second tour
00:37:47un taux de participation
00:37:48pour Jean-Luc Mélenchon
00:37:49à 57% de participation.
00:37:52Savez-vous
00:37:52quel était le taux
00:37:53de participation du second tour
00:37:55en 2022 ?
00:37:5677%.
00:37:57Où sont les 20 points
00:37:58de participation qui manquent ?
00:38:00Eh bien, dans ce sondage,
00:38:01il est estimé
00:38:01que les électeurs
00:38:03et électrices de gauche
00:38:03s'abstiendraient à moitié
00:38:05dans un second tour
00:38:06entre Jean-Luc Mélenchon
00:38:07et l'extrême droite.
00:38:08Ce qui veut dire quand même
00:38:09qu'on serait dans une situation
00:38:11où si effectivement
00:38:12la moitié des électeurs
00:38:13de gauche s'abstiennent,
00:38:14effectivement,
00:38:14l'extrême droite
00:38:15gagnera dans ce pays.
00:38:16Mais je crois que
00:38:17cette situation n'existe pas
00:38:19et que chacun des électeurs
00:38:20et électrices de gauche
00:38:21dans ce pays,
00:38:22lorsqu'ils voient
00:38:23ceux qui sont les dangers
00:38:24de la République,
00:38:25c'est-à-dire
00:38:25l'extrême droite en face,
00:38:26ne s'abstiendraient pas
00:38:28dans cette situation.
00:38:29Bon, deuxième chose,
00:38:30quand même, je le dis
00:38:31parce que c'est quand même
00:38:32un peu drôle.
00:38:33Jean-Luc Mélenchon
00:38:34perd 300 000 voix
00:38:35par rapport au score
00:38:37qu'il a fait
00:38:37au premier tour de 2022.
00:38:39Donc, bon,
00:38:39tout ça me paraît
00:38:40un peu ubuesque.
00:38:42Et puis, quand même,
00:38:43réfléchissez juste
00:38:43à la situation grand-angle.
00:38:45Expliquez-moi comment
00:38:46un pays qui a fait gagner
00:38:48le nouveau Front populaire
00:38:49il y a un an et demi
00:38:49ferait gagner
00:38:51dans un an et demi
00:38:51l'extrême droite
00:38:53à hauteur de 74%.
00:38:54Je n'y crois absolument pas.
00:38:56Tout cela vise à faire croire
00:38:58que l'extrême droite
00:38:58est inéluctable dans ce pays.
00:39:00Et non,
00:39:00l'extrême droite
00:39:01n'est pas inéluctable
00:39:02dans ce pays.
00:39:03Et nous, en tout cas,
00:39:04nous ferons ce que nous pensons
00:39:05devoir faire
00:39:06pour faire en sorte
00:39:06non seulement
00:39:07d'empêcher l'extrême droite,
00:39:08ça commence par faire tomber
00:39:09la Macronie,
00:39:10je dis juste,
00:39:11sur la responsabilité historique
00:39:12des macronistes,
00:39:13vous pouvez parler
00:39:13de notre manière
00:39:14de faire de la politique,
00:39:15mais eux,
00:39:15leur bilan,
00:39:16c'est 2017,
00:39:178 députés d'extrême droite
00:39:18dans l'Assemblée,
00:39:202022,
00:39:2089 députés d'extrême droite,
00:39:222024,
00:39:23142 députés d'extrême droite.
00:39:25Donc la première chose
00:39:25pour battre l'extrême droite,
00:39:26c'est d'en finir
00:39:27et de tourner la page
00:39:28avec Emmanuel Macron
00:39:29et sa politique de malheur.
00:39:30Et la deuxième chose,
00:39:31c'est de les battre.
00:39:32Et je crois que ce qu'ont montré
00:39:34les élections législatives
00:39:35dernières,
00:39:36c'est que quand vous aviez
00:39:36un second tour
00:39:37aux élections législatives
00:39:38entre à la fois,
00:39:41par exemple,
00:39:42un candidat insoumis
00:39:43et un candidat RN,
00:39:44c'est que vous vous retrouviez
00:39:45avec ceux qui,
00:39:45par exemple,
00:39:46avaient voté
00:39:46pour un candidat du centre,
00:39:48de la droite,
00:39:49etc.,
00:39:49qui votaient plus
00:39:50en faveur du candidat,
00:39:52y compris insoumis,
00:39:53que sur le candidat RN.
00:39:55Donc nous avons la force
00:39:56de battre l'extrême droite
00:39:57dans ce pays.
00:39:58Jacques ?
00:39:59J'aimerais vous parler
00:39:59un peu de municipal.
00:40:02Investi par la France insoumis,
00:40:04Sébastien Delogu
00:40:05sera donc tête de liste
00:40:06à Marseille.
00:40:08Alors celui qui est au cœur
00:40:09de très nombreuses polémiques,
00:40:11on peut le dire,
00:40:11parce que c'est presque
00:40:12une de ses spécialités.
00:40:14Sa dernière déclaration,
00:40:15je le rappelle,
00:40:15c'est je représenterai
00:40:16la DZ à Marseille.
00:40:19Alors les porte-parole
00:40:20de la France insoumise
00:40:22sont précipités
00:40:22sur les plateaux
00:40:23pour dire qu'ils faisaient
00:40:24de l'humour et tout.
00:40:25Faire l'humour
00:40:26sur le mot DZ en ce moment,
00:40:28c'est un peu particulier.
00:40:29Mais ma question
00:40:30ne pose pas là-dessus.
00:40:31Qu'est-ce qui ferait
00:40:32que M. Delogu sera,
00:40:34qui vous fait dire,
00:40:36que M. Delogu sera
00:40:37un excellent maire de Marseille ?
00:40:39Alors la première chose,
00:40:40je vais corriger
00:40:41ce que vous venez de dire
00:40:42parce que c'est faux,
00:40:42c'est factuellement faux.
00:40:43Donc je vais reprendre
00:40:44pour qu'on comprenne bien.
00:40:45Je garde le micro
00:40:46parce que j'ai la phrase exacte.
00:40:47Je vous en prie,
00:40:48je vous en prie,
00:40:48gardez le micro,
00:40:49il n'y a pas de problème.
00:40:50Ce qui est factuellement faux,
00:40:51c'est que cette phrase
00:40:52n'a pas été prononcée
00:40:53dans une déclaration
00:40:54comme vous venez de le dire.
00:40:55Cette phrase est une vidéo.
00:40:56Alors Sébastien Delogu croise
00:40:58quelqu'un dans la rue
00:40:59qui fait une petite vidéo
00:41:01avec lui,
00:41:02ça devait être au moins
00:41:03il y a un an cette vidéo,
00:41:04je ne sais pas la date exacte,
00:41:05mais ça ne date pas du tout
00:41:06de maintenant.
00:41:07Et dit,
00:41:08représente des aides
00:41:09en référence à l'Algérie
00:41:10comme on pourrait dire,
00:41:12je ne sais pas,
00:41:12chez moi,
00:41:13représente 9-4,
00:41:14représente le Val-de-Marne.
00:41:15Donc ce n'est pas
00:41:15une déclaration officielle,
00:41:17c'est une vidéo
00:41:18qui vient juste
00:41:19de quelque chose
00:41:19d'une interaction
00:41:21avec un citoyen,
00:41:22avec un jeune citoyen.
00:41:23Et donc je pense que
00:41:26cette manière
00:41:26de laisser entendre
00:41:28que Sébastien Delogu
00:41:29serait favorable
00:41:31à du crime organisé
00:41:34qui tue des gens,
00:41:35enfin vous savez par exemple
00:41:36que Sébastien Delogu
00:41:37est celui qui a organisé
00:41:38un colloque
00:41:38à l'Assemblée nationale
00:41:39avec des familles,
00:41:41avec des familles
00:41:42qui ont été victimes
00:41:43non seulement du crime
00:41:44organisé narcotrafic,
00:41:45mais aussi de RICS
00:41:46comme il en existe
00:41:47beaucoup à Marseille.
00:41:48Vous savez que Sébastien Delogu
00:41:49va avoir des familles
00:41:50qui pleurent leur enfant.
00:41:51Donc ce n'est pas rigolo
00:41:53comme vous êtes en train
00:41:53de le dire.
00:41:54Vous êtes juste en train
00:41:55de prendre une phrase
00:41:58prononcée dans une petite vidéo
00:41:59A côté de Rima Hassan.
00:42:01Oui, mais comme il faut
00:42:03critiquer Rima Hassan
00:42:04allons-y en même temps
00:42:04pour...
00:42:05Non mais ma question
00:42:06c'est donc qu'est-ce qui ferait
00:42:07que ce serait un bon
00:42:07bon nom de Marseille ?
00:42:08Alors du coup
00:42:08je vais répondre à cette question
00:42:09maintenant que j'ai corrigé
00:42:09les erreurs factuelles
00:42:10qui étaient dans votre question.
00:42:12Qu'est-ce qui ferait
00:42:13que Sébastien Delogu
00:42:13serait un excellent maire ?
00:42:15Eh bien Sébastien Delogu
00:42:16serait un excellent maire
00:42:17d'abord parce que je crois
00:42:18que nous nous avons prouvé
00:42:19quelque chose
00:42:20et moi j'en suis très fière
00:42:21comme président du groupe parlementaire
00:42:22c'est que contrairement
00:42:24au mépris avec lequel
00:42:25nous avons été reçus au départ
00:42:26je rappelle au départ
00:42:27nous sommes 17 députés
00:42:29lorsque nous arrivons en 2017
00:42:30il y a par exemple
00:42:31une certaine Caroline Fiat
00:42:33dont vous vous rappelez souvent
00:42:34qui était la première aide-soignante
00:42:36jamais élue à l'Assemblée Nationale
00:42:37vous savez comment
00:42:38les macronistes l'appelaient ?
00:42:39La députée Bac-2
00:42:40Caroline Fiat est devenue
00:42:42vice-présidente de l'Assemblée Nationale
00:42:44et nous en sommes très fiers
00:42:45vous avez Jean-Grattenon au départ
00:42:47qui est toujours avec nous
00:42:48qui est député de la Réunion
00:42:49il était au RSA activité
00:42:51alors juste avant
00:42:52d'être élu député
00:42:53vous savez ce que lui dit
00:42:54le Premier ministre
00:42:55un jour
00:42:55qui lui pose une question
00:42:56sur l'augmentation
00:42:57de la pauvreté dans ce pays
00:42:58je rappelle que 1,2 million de personnes
00:43:00sont tombées sous le seuil
00:43:01de pauvreté
00:43:02en 8 ans de Macronie
00:43:03qu'est-ce qu'ils lui répondent ?
00:43:05vous ne dénoncez pas la pauvreté
00:43:07vous en vivez
00:43:08Sébastien Delogu
00:43:10était un chauffeur de taxi
00:43:11et au mépris
00:43:14s'est rajouté évidemment
00:43:15le racisme du Rassemblement National
00:43:17notamment depuis que nous sommes
00:43:17devenus un plus gros groupe
00:43:18on se rappelle d'un député
00:43:20qui dit
00:43:20retourne en Afrique
00:43:21à Carlos Martins Bilongo
00:43:22on se rappelle par exemple
00:43:24des lettres
00:43:24dont vous allez sûrement parler
00:43:26qui a reçu
00:43:26Nadejaba au Mongolie
00:43:27comme première vice-présidente
00:43:29à présider l'Assemblée
00:43:30comme femme noire
00:43:31et militante antiraciste
00:43:32qui reçoit des lettres
00:43:34qui disent
00:43:34en plus de menaces de mort
00:43:35qui disent par exemple
00:43:36une noire n'a pas à occuper
00:43:37ce poste
00:43:38et bien je vais vous dire
00:43:40ce que nous avons prouvé
00:43:41en 8 ans
00:43:42où nous sommes
00:43:42à l'Assemblée Nationale
00:43:43c'est que tout le monde
00:43:45peut faire de la politique
00:43:46et j'en suis extrêmement fière
00:43:47et Sébastien Delogu
00:43:49sera dans une liste municipale
00:43:51pour proposer
00:43:52un autre avenir
00:43:53une autre politique
00:43:54c'est à peu près tout
00:43:55c'est ça la démocratie
00:43:56aux Marseillais
00:43:57aux Marseillaises
00:43:58aux côtés
00:43:59de militants associatifs
00:44:00d'enseignants
00:44:01de syndicalistes
00:44:03d'AESH
00:44:04bref du peuple
00:44:05qui veut reprendre la main
00:44:06sur sa vie quotidienne
00:44:08et nous en sommes
00:44:09extrêmement fiers
00:44:10on le disait tout à l'heure
00:44:12en introduction
00:44:12demain aura lieu
00:44:13votre journée
00:44:14d'initiative parlementaire
00:44:15dans l'hémicycle
00:44:16la semaine dernière
00:44:17en commission
00:44:17vous avez réussi
00:44:18à faire adopter
00:44:19plusieurs propositions
00:44:20de loi
00:44:215
00:44:21sur un total
00:44:23de aujourd'hui
00:44:248 textes
00:44:25dont 2 propositions
00:44:26de résolution
00:44:27qu'est-ce que vous en espérez
00:44:29de cette journée
00:44:29d'initiative parlementaire
00:44:30certains ont noté
00:44:31que c'était aussi
00:44:33déjà le cas
00:44:33de certaines
00:44:34de vos précédentes
00:44:35niches parlementaires
00:44:36vous aviez choisi
00:44:37un certain nombre
00:44:38de textes
00:44:38qui sont susceptibles
00:44:39y compris
00:44:39dans cette assemblée nationale
00:44:41sans majorité
00:44:42qui sont susceptibles
00:44:43d'être adoptés
00:44:43à rebours
00:44:44d'une stratégie
00:44:46parfois plus conflictuelle
00:44:48pas forcément non
00:44:51puisque l'année dernière
00:44:52nous avions présenté
00:44:52l'abrogation de la retraite
00:44:53à 64 ans
00:44:54qui je le rappelle
00:44:55est majoritaire
00:44:56dans cette assemblée
00:44:56et donc
00:44:57qui permettait
00:44:59de l'emporter
00:45:00donc ce n'est pas
00:45:01un choix
00:45:02d'être plus ou moins
00:45:03conflictuel
00:45:04vous verrez
00:45:05dans les thèmes
00:45:05que nous avons pris
00:45:06il n'y a pas que
00:45:07des thèmes tout à fait
00:45:07consensuels
00:45:08mais le choix
00:45:10que nous avons fait
00:45:11cette année
00:45:12c'est face à un pouvoir
00:45:14qui est sourd
00:45:15à toute revendication populaire
00:45:17bon y compris
00:45:18d'ailleurs
00:45:19qui nie
00:45:20la souveraineté du peuple
00:45:22qui s'exprime
00:45:23dans les élections
00:45:24c'est de faire rentrer
00:45:25les revendications populaires
00:45:26et les mobilisations populaires
00:45:27à l'intérieur
00:45:27de l'hémicycle
00:45:28donc c'est pourquoi
00:45:29nous avons fait rentrer
00:45:30par exemple
00:45:31et nous voulons discuter
00:45:32la nationalisation
00:45:33d'ArcelorMittal
00:45:34la gratuité
00:45:35des parkings
00:45:36d'hôpitaux publics
00:45:37dont je rappelle
00:45:37il y a un peu partout
00:45:38dans le pays
00:45:39des pétitions
00:45:40pour demander
00:45:41la gratuité immédiate
00:45:42de ces parkings
00:45:44d'hôpitaux
00:45:44nous avons fait
00:45:45par exemple
00:45:46rentrer
00:45:47nous allons faire rentrer
00:45:48la question
00:45:48des revendications
00:45:49de nos compatriotes
00:45:50ultramarins
00:45:51sur la question
00:45:51de l'égalité
00:45:52devant les services postaux
00:45:53juste pour que tout le monde
00:45:54comprenne
00:45:54il y a une péréquation
00:45:55au niveau hexagonal
00:45:56donc si je prends
00:45:57l'exemple
00:45:58un colis de 15 kg
00:46:01qui coûte 37 euros
00:46:03ici en hexagone
00:46:04quelle que soit
00:46:04la distance
00:46:05à laquelle vous l'envoyez
00:46:05à 10 km
00:46:06ou à 500 km
00:46:08ça coûte 37 euros
00:46:09ça n'existe pas
00:46:10sur les outre-mer
00:46:11alors qu'il y a par exemple
00:46:12une péréquation
00:46:12sur l'énergie
00:46:13ce qui veut dire par exemple
00:46:14que si vous voulez envoyer
00:46:15un colis de 15 kg
00:46:16par exemple dans le Pacifique
00:46:17vous devez payer 300 euros
00:46:19si vous voulez envoyer
00:46:20un colis à la Réunion
00:46:21vous devez payer
00:46:22150 euros
00:46:23et pareil évidemment
00:46:24pour une famille
00:46:24à la Réunion
00:46:25qui voudrait envoyer
00:46:26à sa famille
00:46:27à un proche
00:46:28un colis de 15 euros
00:46:29qui vient de la Réunion
00:46:30jusqu'à l'hexagone
00:46:31donc ça concerne
00:46:32des deux côtés
00:46:32et donc c'est évidemment
00:46:34insupportable
00:46:35et donc ça c'est une des injustices
00:46:37à laquelle nous voulons mettre fin
00:46:38d'autant plus
00:46:39que ça contribue
00:46:39à la vie chère
00:46:41on a la défiscalisation
00:46:42des pensions alimentaires
00:46:43donc c'est ça le choix
00:46:44qu'on a fait
00:46:44dans notre niche parlementaire
00:46:46après ça ne vous a pas échappé
00:46:47que nous allons avoir
00:46:48un problème demain matin
00:46:49puisque
00:46:50le Rassemblement National
00:46:52a décidé de faire
00:46:53obstruction
00:46:53sur notre niche
00:46:54alors le prétexte
00:46:56qui est utilisé
00:46:56c'est que nous aurions fait
00:46:57nous obstruction
00:46:58sur leur niche
00:46:58alors déjà
00:46:59je rappelle que
00:47:00quand la France Insoumise
00:47:01fait une obstruction
00:47:01nous ne nous cachons pas
00:47:02quand nous avons fait
00:47:03une obstruction
00:47:04contre la retraite
00:47:05à 64 ans
00:47:06nous avons déposé
00:47:0613 000 amendements
00:47:07là je vais vous dire
00:47:09combien d'amendements
00:47:09ont été déposés
00:47:10sur l'ensemble
00:47:11des textes
00:47:12de la niche parlementaire
00:47:13du RN
00:47:13qui a eu lieu
00:47:14il y a quelques semaines
00:47:15nous avons déposé
00:47:1671 amendements
00:47:17combien en ont-ils déposé
00:47:19sur notre niche
00:47:19600 amendements
00:47:20ensuite il y a quand même
00:47:21une différence de base
00:47:22de faire une obstruction
00:47:23pour protéger les gens
00:47:24par exemple du vol
00:47:25de deux ans de vie
00:47:25avec la retraite
00:47:27à 64 ans
00:47:27et d'une obstruction
00:47:29pour pourrir la vie
00:47:30des gens
00:47:30parce que par exemple
00:47:31quand ils ont déposé
00:47:32plus de 250 amendements
00:47:35sur la nationalisation
00:47:36d'ArcelorMittal
00:47:37je rappelle que
00:47:38la nationalisation
00:47:39d'ArcelorMittal
00:47:39ce qui est en jeu
00:47:40c'est 15 000 emplois directs
00:47:42et 80 000 emplois indirects
00:47:43donc derrière
00:47:44des familles entières
00:47:45mais c'est surtout
00:47:47l'avenir de quasiment
00:47:48tous les emplois industriels
00:47:49dans ce pays
00:47:49parce que sans acier
00:47:51sans production d'acier
00:47:52sans décarbonation
00:47:53de l'acier
00:47:54sans investissement
00:47:55dans les usines
00:47:56derrière
00:47:56ce n'est pas juste
00:47:57les sites ArcelorMittal
00:47:58qui vont être délocalisés
00:47:59en Inde
00:48:00aux Etats-Unis
00:48:00ou je ne sais où
00:48:01c'est l'ensemble
00:48:03de l'industrie
00:48:04et de la souveraineté
00:48:05industrielle
00:48:06qui est mis en jeu
00:48:06et donc moi je ne trouve
00:48:08pas ça très drôle
00:48:08et il se trouve
00:48:09qu'à partir de 11 heures
00:48:10il y aura au moins
00:48:12500 salariés
00:48:13d'ArcelorMittal
00:48:14qui seront là
00:48:14pour demander
00:48:15à ce que l'Assemblée nationale
00:48:16puisse voter
00:48:17sur la nationalisation
00:48:18d'ArcelorMittal
00:48:19et j'ose espérer
00:48:20que face à ces personnes
00:48:24en être en chair
00:48:26et en os
00:48:27ils auront honte
00:48:28de ce qu'ils ont
00:48:29en train de faire
00:48:29et ils retireront
00:48:30leurs amendements
00:48:30je rappelle que par exemple
00:48:31il y a des députés RN
00:48:32plusieurs d'entre eux
00:48:33notamment monsieur
00:48:35Jacques Aubelli
00:48:36qui ont deux sites
00:48:37ArcelorMittal
00:48:37sur leur site
00:48:38donc sur leur circonscription
00:48:40pardon
00:48:40donc là nous sommes
00:48:43dans une situation
00:48:44où le Rassemblement
00:48:45national essaye
00:48:46d'empêcher des votes
00:48:46qui sont très importants
00:48:48pour des millions de gens
00:48:49dans ce pays
00:48:50oui juste
00:48:51quand vous faites
00:48:53quand vous dites
00:48:55que vous voulez faire entrer
00:48:56le peuple
00:48:57dans l'Assemblée
00:48:58je pense que c'est pas
00:48:59en chair et en os
00:49:00demain matin
00:49:01alors un peu quand même
00:49:03puisqu'il se trouve
00:49:04que dans les tribunes
00:49:05de l'Assemblée
00:49:06il y aura des salariés
00:49:06d'ArcelorMittal
00:49:07qui écouteront
00:49:08ce que les uns
00:49:09et les autres diront
00:49:09et si le RN
00:49:11manifeste sa stratégie
00:49:12ils prouveront donc
00:49:14non seulement
00:49:15ils sont des alliés
00:49:15de Mittal
00:49:16contre les salariés
00:49:18et la souveraineté
00:49:18industrielle de la France
00:49:19mais qu'en plus de ça
00:49:21ils sont définitivement
00:49:22les ennemis
00:49:22des travailleurs
00:49:23Camille Malplat
00:49:26pour l'AFP
00:49:26il y a eu des changements
00:49:28dans votre niche
00:49:30un texte qui a disparu
00:49:32et également
00:49:32la proposition
00:49:33de résolution
00:49:34sur Gaza
00:49:36qui était en première position
00:49:37et qui est redescendu
00:49:39assez bas dans la liste
00:49:40et qui ne devrait pas
00:49:41être examiné
00:49:42a priori
00:49:42pour quelle raison
00:49:44alors qu'il me semble
00:49:44que vous aviez
00:49:45vous aviez déclaré
00:49:46à plusieurs reprises
00:49:47que c'était vraiment
00:49:47une priorité pour vous
00:49:48de le mettre
00:49:48en numéro 1
00:49:50alors vous avez
00:49:52tout à fait raison
00:49:52donc en fait
00:49:53on avait défini
00:49:54un premier ordre
00:49:55et ensuite
00:49:56donc avant la conférence
00:49:57des présidents
00:49:57on s'est réunis
00:49:58avec le groupe
00:49:58pour redéfinir un ordre
00:50:00qui était notamment
00:50:01justifié
00:50:03par le fait que
00:50:03puisque nous avons
00:50:04une obstruction
00:50:05très forte
00:50:06il fallait qu'on modifie
00:50:07l'ordre de la journée
00:50:08alors d'abord
00:50:09sur le texte
00:50:09qui a été supprimé
00:50:11c'est le texte
00:50:12que nous portions
00:50:13sur l'abrogation
00:50:13de la loi Duplon
00:50:14pourquoi l'avons-nous
00:50:15retiré
00:50:16de notre ordre du jour
00:50:17parce qu'en commission
00:50:18ceux que
00:50:20Cancer-Colère
00:50:21appellent
00:50:21la coalition du cancer
00:50:22donc allant de la Macronie
00:50:23à l'extrême droite
00:50:26ont non seulement
00:50:27vidé de sa substance
00:50:28le texte
00:50:28c'est à dire
00:50:29qu'ils ont supprimé
00:50:29l'article sur
00:50:30l'abrogation
00:50:31de la loi Duplon
00:50:32mais aussi on avait
00:50:33un premier article
00:50:33pour protéger
00:50:34les paysans
00:50:34de la concurrence
00:50:35déloyale
00:50:35pour interdire
00:50:37l'importation
00:50:37de produits
00:50:38traités
00:50:38avec de l'acétamipride
00:50:39donc ça aussi
00:50:40ils l'ont supprimé
00:50:41et puis ils ont
00:50:42changé le titre
00:50:43qui s'appelle maintenant
00:50:44proposition de loi
00:50:44pour maintenir la loi Duplon
00:50:45et surtout ils ont
00:50:46rajouté un article
00:50:47qui fait que
00:50:48cette loi
00:50:48il reste un article
00:50:49dedans
00:50:50qui dit que
00:50:51par exemple
00:50:51ils en ont rajouté
00:50:52d'autres
00:50:52mais notamment
00:50:53qu'il devrait y avoir
00:50:54maintenant
00:50:55qui crée un droit
00:50:56à l'erreur
00:50:56pour les exploitants
00:50:57agricoles
00:50:57lorsqu'ils sont
00:50:58contrôlés
00:50:59par les agents
00:51:00de l'OFB
00:51:00autant dire que
00:51:01non seulement
00:51:02ce texte a été
00:51:03vidé de sa substance
00:51:03mais qu'il veut dire
00:51:04même exactement
00:51:05le contraire
00:51:06de ce que nous
00:51:06voulions dire au départ
00:51:07donc c'est pourquoi
00:51:08nous l'avons retiré
00:51:09ça c'est la première
00:51:10des choses
00:51:10et évidemment
00:51:11c'est un combat
00:51:11qu'on continuera
00:51:12la deuxième chose
00:51:13c'est que
00:51:14sur l'ordre des textes
00:51:15qui est évidemment
00:51:16une chose très difficile
00:51:17quand on fait une niche
00:51:17parlementaire
00:51:18parce que tous nos textes
00:51:19sont très bien
00:51:20c'est que nous avions
00:51:22un impératif
00:51:23et cet impératif
00:51:24c'est que nous avons
00:51:24plus de 500 salariés
00:51:26d'HarcelorMittal
00:51:26qui viennent à partir
00:51:28de 11h devant
00:51:28l'Assemblée Nationale
00:51:29qui viennent en quart
00:51:31des 4 coins de la France
00:51:32et qu'ils devront repartir
00:51:33un moment en quart
00:51:34donc nous ne pouvons pas
00:51:35commencer HarcelorMittal
00:51:36trop tard
00:51:36en même temps
00:51:37il ne fallait pas le commencer
00:51:38trop tôt non plus
00:51:39parce que vu l'obstruction
00:51:39qu'il y a dessus
00:51:40bon du coup
00:51:42ça voulait dire
00:51:42qu'on passait toute la journée
00:51:43dessus et qu'on n'était
00:51:44même pas sûr de le voter
00:51:45donc face à ces difficultés
00:51:49nous avons décidé
00:51:50de mettre deux textes
00:51:51en premier
00:51:52donc le premier
00:51:52c'est sur le Mercosur
00:51:53parce qu'il y a une urgence
00:51:55très forte
00:51:56avec Emmanuel Macron
00:51:58qui est prêt à se coucher
00:51:59devant la Commission Européenne
00:52:00en disant que le Mercosur
00:52:02serait positif
00:52:03or le Mercosur
00:52:04ça serait un arrêt de mort
00:52:05pour l'agriculture française
00:52:06donc il nous semble
00:52:07très important
00:52:08qu'il y ait un signal
00:52:09de l'Assemblée Nationale
00:52:10qui normalement
00:52:11si tout se passe bien
00:52:12devrait
00:52:12voter
00:52:14au consensus
00:52:16cette résolution
00:52:17qui réaffirme
00:52:18que la France
00:52:18est opposée
00:52:20au Mercosur
00:52:20vous savez que
00:52:21depuis qu'ils ont
00:52:22splitté
00:52:23coupé en deux
00:52:25les traités
00:52:26maintenant
00:52:27vous n'avez plus
00:52:28de consultation
00:52:28des parlements nationaux
00:52:30ce qui est évidemment
00:52:31extrêmement grave
00:52:31en plus on parle
00:52:32vraiment pour le coup
00:52:33du pire traité de libre-échange
00:52:34qui n'a jamais été négocié
00:52:35donc ça
00:52:36ça nous semblait être
00:52:37une urgence temporelle
00:52:38parce que
00:52:38la question de la signature
00:52:39d'Emmanuel Macron
00:52:40elle se pose pour décembre
00:52:41donc c'est maintenant
00:52:42que ça se pose
00:52:43donc ça c'est la première
00:52:44raison du choix
00:52:45la deuxième
00:52:46c'est qu'on voulait
00:52:47qu'il y ait un texte
00:52:48ultramarin
00:52:49qui a été adopté
00:52:50qui pourrait normalement
00:52:51être assez court
00:52:52sauf que par exemple
00:52:53pour vous dire l'obstruction
00:52:54qu'a fait le Rassemblement
00:52:54National
00:52:55ils ont trouvé le moyen
00:52:56de faire des amendements
00:52:56pour expliquer que
00:52:57sur les tarifs postaux
00:52:58il fallait une préférence nationale
00:53:00donc selon votre nationalité
00:53:01vous payez plus ou moins
00:53:02sur le tarif postal
00:53:03ce qui est quand même délirant
00:53:05de ramener des délits racistes
00:53:06sur une question
00:53:07aussi fondamentale
00:53:08d'égalité des citoyens
00:53:10sur le territoire
00:53:11donc ça c'est la deuxième chose
00:53:13et ensuite
00:53:14il ne fallait pas
00:53:15qu'on commence
00:53:15à harceler
00:53:16trop tard
00:53:16ce qui effectivement
00:53:17explique pourquoi
00:53:18la résolution sur Gaza
00:53:20auquel nous tenons beaucoup
00:53:21a été descendue
00:53:22dans l'ordre du jour
00:53:23en tout cas
00:53:24ce qui est certain
00:53:24c'est que
00:53:25nous continuerons
00:53:27plus que jamais
00:53:27à porter la voix
00:53:28sur ce qui se passe
00:53:30à Gaza
00:53:30où vous avez vu
00:53:31qu'il y a eu encore
00:53:32des violations
00:53:32du cessez le feu
00:53:33ce samedi
00:53:34avec 22 palestiniens
00:53:36qui ont été tués
00:53:36qui portent un bilan
00:53:38de 350 palestiniens
00:53:40qui ont été tués
00:53:40800 qui ont été blessés
00:53:41qu'il y a des violations
00:53:42du cessez le feu
00:53:43au Liban
00:53:44que la colonisation
00:53:45continue de s'intensifier
00:53:46en Cisjordanie
00:53:47et notamment
00:53:48le groupe parlementaire
00:53:49insoumis
00:53:49sera très présent
00:53:50à la mobilisation
00:53:51qui a lieu ce samedi
00:53:52puisque ce samedi
00:53:53il y a des manifestations
00:53:55notamment à Paris
00:53:56puisque c'est
00:53:57la journée internationale
00:53:58de soutien
00:53:58avec le peuple palestinien
00:54:00qui est une journée
00:54:00qui a été instaurée
00:54:01par les Nations Unies
00:54:02On entend ce que vous dites
00:54:03sur l'ordre du jour
00:54:05de votre journée
00:54:06d'initiative parlementaire
00:54:07on sait qu'il y a
00:54:08beaucoup aussi bien
00:54:09de la part des groupes
00:54:10qui présentent les textes
00:54:11que des autres groupes
00:54:12pas mal de stratégies
00:54:13sur ces journées là
00:54:13avec un temps
00:54:14un parti limité
00:54:16de 9h à minuit
00:54:17est-ce que si ça devait
00:54:18être trop long
00:54:19sur tel ou tel texte
00:54:20peut-être notamment
00:54:21sur ArcelorMittal
00:54:22où vous envisagez
00:54:23éventuellement
00:54:23de retirer un texte
00:54:25pour passer à la suite
00:54:26après ArcelorMittal
00:54:27il y a les pensions alimentaires
00:54:28que vous évoquiez
00:54:29il y a les parkings
00:54:30d'hôpitaux publics
00:54:31est-ce que vous interdisez pas
00:54:33d'ajuster le tir
00:54:34si vraisemblablement
00:54:35un texte fait blocage ?
00:54:36Alors on s'interdit rien
00:54:37y compris
00:54:38on va voir au fur et à mesure
00:54:41de la journée
00:54:42après ArcelorMittal
00:54:43pour moi c'est impossible
00:54:46qu'on retire ce texte là
00:54:47enfin je veux dire
00:54:47c'est une revendication
00:54:50tellement importante
00:54:51enfin en fait
00:54:52pour que tout le monde comprenne
00:54:53s'il n'y a pas
00:54:54de nationalisation
00:54:55d'ArcelorMittal
00:54:56vu que Mittal refuse
00:54:58d'investir dans les usines
00:54:59et dans la décarbonation
00:55:00ça veut dire
00:55:01que c'est la mort
00:55:02de la production
00:55:02de l'acier en France
00:55:04et ça veut dire
00:55:05que les 15 000 personnes
00:55:06directes
00:55:07vont perdre leur emploi
00:55:08donc il y a des textes
00:55:10sur lesquels
00:55:10on ne lâchera pas
00:55:11après évidemment
00:55:12on peut retirer
00:55:13un endroit
00:55:13refaire
00:55:14donc ça c'est la gymnastique
00:55:15parlementaire
00:55:16qu'on fera au fur et à mesure
00:55:17mais moi je veux quand même
00:55:18vous alerter sur un point
00:55:19parce que
00:55:19ça on l'avait dit à l'époque
00:55:21et je crois que ça a été
00:55:22trop peu entendu
00:55:23en fait pourquoi est-ce
00:55:24que les niches parlementaires
00:55:25maintenant
00:55:25ne sont plus sacralisées
00:55:27comme elles étaient
00:55:28à une époque
00:55:29il y a eu
00:55:30alors évidemment
00:55:31l'épisode de l'année dernière
00:55:33dont nous avions dit
00:55:35que ça serait un épisode fondateur
00:55:36qui est celui
00:55:37de nous avoir empêché
00:55:39pendant toute une journée
00:55:40de voter sur l'abrogation
00:55:41de la retraite
00:55:42à 64 ans
00:55:43avec des centaines
00:55:44et des centaines
00:55:44d'amendements
00:55:45qui avaient été déposés
00:55:46ça c'est la première chose
00:55:47mais il y a eu
00:55:49un autre épisode
00:55:50dont je me suis souvenu
00:55:50récemment
00:55:51qui était l'année d'avant
00:55:52où peut-être
00:55:53vous vous en rappelez
00:55:54mais on avait fait
00:55:55une proposition de loi
00:55:58pour enlever
00:55:59l'obligation vaccinale
00:56:00des soignants
00:56:00vous vous rappelez
00:56:01nous nous sommes favorables
00:56:02évidemment à la vaccination
00:56:03mais nous ne sommes pas favorables
00:56:05à l'obligation vaccinale
00:56:06en tout cas dans le cadre du Covid
00:56:08parce que cela
00:56:09créait de la défiance
00:56:10et que nous pensions
00:56:11que ce n'était pas
00:56:12la bonne méthode
00:56:13d'opérer
00:56:13et vous vous rappelez peut-être
00:56:14les mobilisations très fortes
00:56:17qu'il y avait eu
00:56:17notamment en Martinique
00:56:18et à d'autres endroits
00:56:19qui avaient créé
00:56:20des situations de tension
00:56:21très compliquées
00:56:23d'autant plus
00:56:23dans des territoires
00:56:24qui ont connu
00:56:24et qui connaissent toujours
00:56:26des scandales
00:56:26comme le chlordécone
00:56:27qui continue d'empoisonner
00:56:28les sols
00:56:29les eaux
00:56:30les êtres
00:56:30excusez-moi
00:56:33donc
00:56:34et il se trouve
00:56:35que c'est le gouvernement
00:56:36directement
00:56:37qui avait fait obstruction
00:56:38à ce texte-là
00:56:38et depuis cela
00:56:40aucune niche parlementaire
00:56:42n'est épargnée
00:56:43donc c'est très grave
00:56:44sur ce que cela veut dire
00:56:45sur la seule journée
00:56:46où nous pouvons décider
00:56:47de l'ordre du jour
00:56:48et tout cela vient de ça
00:56:50d'un gouvernement
00:56:50qui a commencé
00:56:51avec un socle commun
00:56:53qui est derrière
00:56:54a décidé
00:56:55de nous empêcher
00:56:56de voter sur l'abrogation
00:56:57de la retraite à 64 ans
00:56:58et honnêtement
00:56:59si on accepte
00:57:00ce que vient de faire
00:57:00le Rassemblement National
00:57:01c'est-à-dire de déposer
00:57:03600 amendements
00:57:04dans une niche
00:57:04sur les textes
00:57:05que nous proposons
00:57:06cela veut dire
00:57:06qu'il n'y aura plus jamais
00:57:08de niche parlementaire
00:57:09Jean-Michel
00:57:11bonjour
00:57:14Jean-Michel Lamy
00:57:15nouvel économiste
00:57:15un mot sur vos solutions
00:57:17vous avez dit
00:57:18changer de logique économique
00:57:20alors la nationalisation
00:57:22d'ArcelorMittal
00:57:23est un excellent exemple
00:57:24bon on peut dire
00:57:26que l'argent public
00:57:28ça répond pas
00:57:29à la compétitivité
00:57:30on peut préférer dire
00:57:32que l'argent public
00:57:33doit servir à l'avenir
00:57:34pour la décarbonation
00:57:36par exemple
00:57:37mais si j'élargis le propos
00:57:39votre programme
00:57:41nous sommes à 57%
00:57:42de dépenses publiques
00:57:43au fond
00:57:44vous voulez nationaliser
00:57:45l'ensemble de l'économie
00:57:46et aller
00:57:47disons
00:57:48aller 85%
00:57:49de dépenses publiques
00:57:50c'est ça votre programme
00:57:51non ?
00:57:52alors c'est une vision
00:57:53un peu exagérée
00:57:54des choses
00:57:55mais nous nous assumons
00:57:56de vouloir changer de logique
00:57:57et je vais vous dire pourquoi
00:57:58au-delà des caricatures économiques
00:58:00qui sont faites
00:58:01sur notre programme
00:58:02il se trouve
00:58:03que nous avons un exemple
00:58:04enfin qui est je crois frappant
00:58:07de ce qui se passe
00:58:09quand on continue
00:58:09la politique de l'offre
00:58:10à tout prix
00:58:11en disant
00:58:11qu'avec la compétitivité
00:58:13et je ne sais quoi
00:58:13et bien l'argent va ruisseler
00:58:15enfin vous savez
00:58:16toutes les théories bidons
00:58:17qu'on nous raconte
00:58:18à longueur de journée
00:58:19c'est la politique
00:58:19qui a mené Emmanuel Macron
00:58:20depuis 8 ans
00:58:21quelle est la conséquence
00:58:22de tout cela ?
00:58:23la conséquence de tout cela
00:58:24c'est un record
00:58:25de défaillance d'entreprises
00:58:26l'année dernière
00:58:27et notamment de très petites
00:58:28et moyennes entreprises
00:58:29la conséquence de tout cela
00:58:32c'est un effondrement
00:58:32de la consommation populaire
00:58:34alors vous n'êtes pas sans savoir
00:58:35que nous en France
00:58:36le moteur principal
00:58:37de la croissance
00:58:39et de l'économie
00:58:39c'est justement
00:58:40la consommation populaire
00:58:41qui permet de remplir
00:58:42le carnet de commandes
00:58:43etc.
00:58:44et on parle de
00:58:45qui contribue à 53%
00:58:47à hauteur du PIB
00:58:49de notre pays
00:58:50donc
00:58:50en fait
00:58:51ce que fait Emmanuel Macron
00:58:52depuis 8 ans
00:58:53est un désastre absolu
00:58:55et je vais vous dire
00:58:56sur la nationalisation
00:58:56d'ArcelorMittal
00:58:57parce que vous avez raison
00:58:58c'est un excellent exemple
00:58:59soit vous faites
00:59:00ce que fait ce gouvernement
00:59:01qui distribue 211 milliards
00:59:03d'aides aux entreprises publiques
00:59:05sans aucune contrepartie
00:59:06nous les contreparties
00:59:07qu'on demandait
00:59:08c'est par exemple
00:59:09garantir l'emploi
00:59:10c'est des conditions écologiques
00:59:12des choses comme ça
00:59:12qui n'ont jamais été demandées
00:59:14vous savez que
00:59:15Mittal reçoit
00:59:17des aides publiques
00:59:18de manière assez massive
00:59:19et donc
00:59:19qu'il refuse d'investir
00:59:20donc soit on laisse
00:59:21les choses aller
00:59:22comme elles vont
00:59:22et c'est évident
00:59:24la production d'acier
00:59:25va disparaître dans notre pays
00:59:26avec les emplois
00:59:27qui y sont reliés
00:59:28soit on décide
00:59:29que puisque la multinationale
00:59:31refuse de le faire
00:59:31alors l'état le fera
00:59:32nous ne voulons pas
00:59:33tout nationaliser
00:59:34comme vous dites
00:59:35mais par contre
00:59:36sur des secteurs stratégiques
00:59:37qui pourraient être perdus
00:59:38par la voracité
00:59:39d'une multinationale
00:59:40qui préfère délocaliser
00:59:41à l'international
00:59:42nous assumons
00:59:43que l'état doit agir
00:59:44et que
00:59:45ce changement
00:59:46de politique économique
00:59:47permettra au contraire
00:59:49d'avoir
00:59:50une situation économique
00:59:51dans le pays
00:59:52qui sera bien meilleure
00:59:52parce que je vais vous dire
00:59:54être la 7ème puissance économique
00:59:55au monde
00:59:55avec quasiment 11 millions
00:59:58de personnes
00:59:58qui sont sous le seuil
00:59:59de pauvreté
00:59:59c'est indigne
01:00:00quand vous avez
01:00:01un record d'enfants
01:00:03qui se trouve à la rue
01:00:03peut-être avez-vous
01:00:04n'avez-vous pas vu
01:00:06un chiffre
01:00:07qui normalement
01:00:07devrait faire honte
01:00:08à n'importe qui
01:00:09qui aime son pays
01:00:10vous savez combien de personnes
01:00:12sont mortes de la rue
01:00:13l'année dernière
01:00:13912 personnes
01:00:15la plus âgée d'entre elles
01:00:17avait 93 ans
01:00:18les plus jeunes
01:00:19avaient quelques jours
01:00:20nous nous assumons
01:00:21que l'économie
01:00:22doit répondre
01:00:23aux besoins des gens
01:00:24et non pas le contraire
01:00:25et ce que montre
01:00:27par exemple
01:00:27y compris l'OFCE
01:00:29dont vous ne direz pas
01:00:30que c'est une officine insoumise
01:00:31sur l'étude du budget
01:00:33qui est présenté
01:00:34cette année
01:00:34que nous sommes en train
01:00:35de discuter
01:00:35c'est que ce budget là
01:00:37diminuerait la croissance
01:00:38par deux
01:00:39c'est tout ce que j'appelle
01:00:41c'est tout sauf
01:00:42ce qu'on pourrait appeler
01:00:43un miracle économique
01:00:44ou autre
01:00:45par celui qui a été décrit
01:00:46comme le Mozart
01:00:47de la finance
01:00:48et qui a en fait
01:00:49emmené le pays
01:00:49dans quasiment
01:00:51un risque de récession
01:00:52qui est extrêmement grave
01:00:53et dont je crois
01:00:54oui qu'il faut assumer
01:00:55de changer de logique
01:00:56la nationalisation
01:00:58de la sidérurgie
01:00:59a déjà été réalisée
01:01:00en France
01:01:01en 1981
01:01:03bon le résultat
01:01:05n'a pas été
01:01:06très probant
01:01:07est-ce que vous feriez mieux ?
01:01:10par exemple
01:01:11il est fait au Royaume-Uni
01:01:12en ce moment même
01:01:12par exemple
01:01:13mais oui
01:01:14on essaie toujours
01:01:15de faire mieux
01:01:16c'est ce que
01:01:16c'est ce que
01:01:17c'est le fil
01:01:18de ce qui guide
01:01:20l'action que nous avons
01:01:21mais je le redis
01:01:22si nous ne faisons pas
01:01:23de nationalisation
01:01:24ce qui est certain
01:01:25c'est que l'ensemble
01:01:26des sites harceleurs
01:01:27de notre pays
01:01:28vont disparaître
01:01:29et vous savez
01:01:30que la production d'acier
01:01:31derrière
01:01:31c'est l'ensemble
01:01:33de l'industrie
01:01:33qui sera mise en jeu
01:01:35donc nous nous assumons
01:01:36qu'il faut passer
01:01:37par cette voie-là
01:01:38et que le coût
01:01:40qui est souvent évoqué
01:01:41de la nationalisation
01:01:42qui est de 3 milliards d'euros
01:01:43qui est un coût important
01:01:44n'est rien
01:01:45par rapport
01:01:46au coût
01:01:46de la disparition totale
01:01:47de l'ensemble
01:01:48des sites
01:01:49des savoir-faire
01:01:49et de la souveraineté industrielle
01:01:51de la France
01:01:51Merci Mathilde Panot
01:01:53de nous avoir accordé une heure
01:01:54Merci beaucoup
01:01:55Je rappelle à celles et ceux
01:01:56qui peuvent être présents demain
01:01:57que notre assemblée générale annuelle
01:01:59a lieu ici même
01:02:00à 10h30 demain
01:02:01ce qui ne nous empêchera pas
01:02:02de suivre
01:02:03votre journée d'initiative parlementaire
01:02:05dans l'hémicycle
01:02:05Merci encore
01:02:06Merci
01:02:19Sous-titrage Société Radio-Canada
01:02:23Sous-titrage Société Radio-Canada
01:02:25Merci
01:02:26Sous-titrage Société Radio-Canada
01:02:28Merci
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