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  • il y a 5 mois
Mathilde Panot, députée LFI du Val-de-Marne et présidente de groupe LFI à l'Assemblée nationale, était l'invitée du Face à Face d'Apolline de Malherbe ce lundi 25 août. 

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Transcription
00:00Il est 8h32, vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Mathilde Panot.
00:04Bonjour.
00:04Vous êtes la présidente du groupe La France Insoumise à l'Assemblée Nationale.
00:07Vous êtes vous-même députée à l'AFI du Val-de-Marne.
00:10François Bayrou tiendra une conférence de presse tout à l'heure à 16h pour défendre son budget.
00:14Vous en attendez quelque chose ?
00:16Oui, nous attendons qu'il parle, puisqu'apparemment il va être partout cette semaine,
00:20qu'il parle beaucoup, même plusieurs fois par jour s'il le souhaite,
00:23puisque je crois qu'à chaque fois que François Bayrou ouvre la bouche,
00:25eh bien cela nourrit les revendications et la colère dans le pays,
00:29et notamment le mouvement du 10 septembre autour de ce mot d'ordre
00:33qui a été donné assez spontanément dans une auto-détermination,
00:37qui est une auto-organisation qui est bloquons-tout.
00:40Donc il parle le plus possible.
00:42Hier, je voyais dans une interview par exemple qu'il disait
00:44que c'était comme dans Astérix et Obélix, Mission Cléopâtre,
00:49en colère, en colère, ce qui est extrêmement méprisant.
00:52Il disait ça même à votre endroit, c'est-à-dire à l'endroit des politiques.
00:55Il disait que les politiques ne s'adirent qu'une chose,
00:57comme dans Astérix, en colère, en colère.
01:00Pas content, pas content, mais je vais vous dire,
01:01je crois qu'il a choisi une mauvaise scène,
01:03parce que dans Astérix et Obélix, ce sont les esclaves qui,
01:06à force d'être fouettés, décident de tout bloquer
01:08pour obtenir des revendications, et d'ailleurs, ils les obtiennent.
01:11Donc vous appelez évidemment à ce mouvement du 10 septembre,
01:14on va y revenir, mais avant ça, il y a donc
01:17les déclarations de François Bayrou tout à l'heure,
01:19et puis il y a la rencontre à l'invitation de la ministre des Affaires Sociales,
01:23Catherine Vautrin, qui veut recevoir tous les présidents
01:25des groupes parlementaires. Vous êtes présidente du groupe LFI,
01:28Mathilde Panot, est-ce que vous accepterez l'invitation ?
01:30Est-ce que vous irez ?
01:31Non, nous n'irons pas, et aucun des parlementaires insoumis
01:34n'ira à ces rencontres, parce que
01:36je veux que le gouvernement l'entende très clairement.
01:39Il n'y a rien à négocier dans ce budget.
01:41Nous n'irons pas négocier que plutôt que...
01:42Enfin, si vous voulez qu'il l'entend, il faut aller lui dire.
01:45Il faut aller en parler avec lui.
01:46Je pense qu'il l'a très bien entendu, vous savez,
01:48il a entendu que nous allons déposer une motion de censure
01:50dès le premier jour de la rentrée, mais je veux dire,
01:52nous n'allons pas négocier, par exemple, des miettes
01:54pour dire que non, ça ne devrait pas être
01:56deux jours fériés, mais seulement un jour férié.
01:58Non, ça ne devrait pas être tout le bras, mais seulement
02:00la main dont on voudrait amputer
02:02le peuple français. Nous refusons la
02:04logique du budget. La logique du budget,
02:06c'est des gouvernements successifs
02:08d'Emmanuel Macron, qui ont fait des cadeaux
02:10aux plus riches et aux multinationales,
02:12qui nous ont mis dans une situation qui est
02:14désastreuse. Par exemple, la France
02:16a une mortalité infantile qui réaugmente
02:18dans le pays, ce qui est absolument indigne
02:20de la septième puissance économique au monde.
02:22Et donc, la logique qui veut maintenant
02:24faire rembourser au peuple
02:26les cadeaux qui ont été faits aux plus riches
02:28est une logique que nous refusons absolument.
02:30Sur les jours fériés, pardon, mais s'il annonçait
02:33dans les jours qui viennent
02:34que finalement il renonce à les
02:36supprimer, vous applaudiriez tout de même ?
02:38Non, parce que toute la logique
02:40est désastreuse. On s'en prend aux malades,
02:42on s'en prend aux retraités, on s'en prend aux chômeurs.
02:45Mais je vais vous dire, peut-être qu'il renoncera
02:46sur les jours fériés, parce que vous avez
02:48sûrement vu ce sondage qui montre que
02:5084% des Français
02:52sont défavorables à la suppression des jours fériés.
02:55Pour que tout le monde comprenne,
02:56c'est la suite de ce qui s'est fait avec la réforme
02:59des retraites. C'est-à-dire qu'après
03:00nous avoir volé deux ans de vie, maintenant
03:02on veut nous voler deux jours de travail
03:04qui seront non payés. Si on prend sur une carrière
03:07pour quelqu'un, c'est 86 jours
03:09de travail non payés, c'est-à-dire
03:10un trimestre non payé qui doit être fait par les gens.
03:13Mais quand vous dites qu'on nous a pris deux ans de vie, ça veut dire quoi ?
03:14C'est-à-dire que pour vous, le travail, c'est la mort ?
03:17Je pense que pour
03:18beaucoup de gens, oui, il y a des gens qui meurent au travail.
03:21Non, mais qui meurent au travail, oui, mais
03:22deux ans de vie, ça veut dire qu'en fait la retraite
03:24c'est la vie, le travail c'est la mort ?
03:25Oui, je pense que la retraite a été faite dans le temps long,
03:28si vous prenez, pourquoi est-ce que la retraite a été faite ?
03:30Parce que vous aviez des personnes
03:32qui, complètement usées par le travail,
03:34soit mouraient directement au travail, ce qui était
03:36extrêmement fréquent, et vous savez que
03:38depuis la réforme des retraites, il y a
03:40des dizaines de milliers de personnes
03:42supplémentaires qui ne verront pas un seul
03:44jour de leur retraite, et si nous avions
03:46fait un système de retraite par
03:48répartition, c'est aussi parce qu'il y avait
03:50un nombre de personnes âgées qui vivaient dans
03:52la misère qui était absolument insupportable.
03:55C'est pour ça que nous avons fait un système
03:56de retraite par répartition.
03:58Et donc, lorsque l'on force les gens à travailler
04:00plus longtemps, non seulement
04:02vous avez un problème pour faire rentrer les jeunes dans le
04:04marché du travail juste après,
04:06mais oui, vous augmentez les risques d'accidents,
04:08d'invalidités, vous augmentez
04:10les risques de mort au travail, et vous savez
04:12que la France est malheureusement la championne
04:14d'Europe du nombre de morts au travail.
04:17Mathilde Panot, vous l'avez dit, vous dites non
04:19à l'invitation de Catherine Vautrin
04:20à rencontrer les patrons,
04:23les chefs des différents groupes
04:25parlementaires. En revanche,
04:26vous dites oui au 10 septembre,
04:28et au 23 septembre pour l'ascension, on va y revenir.
04:30Le 10 septembre, vous serez
04:32dans la rue, vous n'avez
04:34pas peur de
04:36trop politiser un mouvement dont
04:38vous le dites, il a été plus ou moins
04:40spontané ? Non, nous
04:42n'avons pas peur, puisque nous avons dit que nous nous mettons
04:44au service de ce mouvement, vous savez.
04:46Mais vous vous souvenez d'avoir été parfois chassés,
04:49vous élus, pas vous personnellement,
04:50mais les uns et les autres, des ronds-points des gilets jaunes.
04:53Moi, je me rappelle que le
04:5417 novembre 2018,
04:56justement pour les gilets jaunes, nous avions
04:58appelé à cette manifestation
05:00nationale, je le dis parce que j'entends que
05:02comme nous aurions raté le coche des gilets jaunes,
05:04alors nous reprendrions dès le début
05:06pour le 10 septembre. C'est pas comme vous avez raté le coche des gilets jaunes,
05:08c'est que les gilets jaunes ont pas voulu vous. Ah bah si,
05:10on a défilé avec eux. Ils ont pas toujours
05:12voulu de vous, ils vous ont assez vite chassé
05:14des cortèges. Mais pas du tout, on a été dans les cortèges,
05:16je sais pas, sur quel élément vous vous basez,
05:18sur quel fait ? Sur l'idée que les mouvements
05:20se voulaient non politiques.
05:22Est-ce qu'aujourd'hui vous n'êtes pas trop en train de politiser ?
05:24Non, je vais vous dire, les mouvements sont très
05:26politiques, les mouvements du peuple sont toujours
05:28politiques. Par contre, c'est un mouvement
05:30apartisan,
05:31et nous respectons le fait que ce
05:34mouvement ait une autonomie, qu'il soit
05:36apartisan, et donc c'est pourquoi nous avons
05:38demandé aux insoumis de se mettre au service.
05:41Et j'observe que depuis que nous
05:42avons appelé à rejoindre
05:44et à aider ce mouvement populaire,
05:46eh bien beaucoup d'autres s'y ont mis.
05:48Tous les anciens partenaires du nouveau Front populaire
05:50appellent eux aussi à s'y joindre.
05:52Il se trouve qu'il y a des fédérations
05:54de syndicats qui appellent à s'y joindre.
05:56Et donc, je crois que...
05:57La CGT est pour l'instant assez prudente.
05:58Oui, il y a des fédérations CGT qui
06:00appellent déjà, mais on verra ce que disent les
06:02syndicats, effectivement. Et si les syndicats,
06:04comme nous le souhaitons, appeler
06:06à faire une grève générale à ce moment-là,
06:08alors nous aurions un mouvement
06:09qui peut-être pourrait être écouté dans le pays.
06:12Depuis ce matin, j'ai des témoignages sur RMC.
06:15Spontanément,
06:16ils ne sont pas forcément contre ce mouvement,
06:18mais certains disent, voilà, moi je bosse,
06:20j'ai eu un soudeur qui m'a appelé
06:21à 6h58 ce matin et qui disait
06:24moi je travaille, je suis seul salaire
06:26pour élever mon fils, je ne peux pas
06:28me permettre une journée de grève
06:30ce jour-là. Les Gilets jaunes, c'était le samedi,
06:32c'était le soir sur les ronds-points.
06:34Le fait que ce soit une journée de grève, est-ce que
06:36vous n'avez pas peur que les Français
06:37n'aient tout simplement pas les moyens de faire grève ?
06:39Alors c'est une excellente question.
06:42Elle m'a vraiment remonté des auditeurs.
06:44Et c'est pourquoi nous, nous essayons au maximum de faire
06:45des manifestations aussi,
06:47le samedi et le dimanche, effectivement,
06:49pour que le peuple dans son ensemble puisse participer.
06:52Mais je vais vous dire, il existe quelque chose
06:54qui va aider les uns et les autres
06:55justement à tenir dans la bataille
06:58que nous engageons contre le gouvernement Bayrou
06:59et contre la politique macroniste.
07:01Eh bien, ce sont les caisses de grève
07:03et nous, les Insoumis, nous faisons des caisses
07:05de solidarité justement pour aider
07:07les grévistes à tenir.
07:08C'est ce que nous avions fait notamment
07:09pour le mouvement contre la retraite à 64 ans.
07:11Voilà pour le 10 septembre.
07:12Le 23 septembre, vous déposerez une motion de censure,
07:15une motion de censure avant même le début
07:17des débats parlementaires,
07:19vraiment le jour de la rentrée.
07:21Est-ce que vous avez des alliés ?
07:22Oui, j'ai entendu dire que les communistes
07:24voulaient la signer avec nous.
07:25Je pense que les écologistes aussi
07:27et nous la proposerons à l'ensemble
07:29de la gauche de l'hémicycle.
07:31Et je pense que oui, nous aurons des alliés
07:32et que même cette motion de censure
07:34peut faire tomber le gouvernement
07:36de M. Bayrou.
07:37Je vais vous dire, il faut que tout le monde comprenne.
07:40Nous sommes en train de défendre la démocratie
07:41car M. Bayrou n'a aucun droit
07:44de présenter un plan d'une telle cruauté.
07:46Je rappelle que la politique macroniste
07:48a été sévèrement battue
07:49lors des dernières élections législatives.
07:51Je rappelle que ce qui a gagné,
07:54c'est le programme de rupture
07:55du nouveau Front populaire
07:56qui demandait des investissements
07:57dans l'hôpital public,
07:59dans l'éducation nationale,
08:01qui demandait qu'on augmente les salaires,
08:03qui demandait qu'on augmente
08:04les minima sociaux
08:04et qu'on aille vers la retraite à 60 ans.
08:07Donc l'exact opposé
08:08de ce qu'ils sont en train de faire.
08:10Et je le redis,
08:11leur politique est un désastre.
08:12Il faut les arrêter
08:13avant qu'ils détruisent le pays.
08:14Les socialistes, vous pensez
08:15qu'ils peuvent la signer ou la voter ?
08:18J'ose espérer que les socialistes
08:19ont compris ce qui s'est passé
08:20avec le conclave sur les retraites.
08:22Et que les socialistes
08:23qui ont présenté une motion de censure
08:24le 1er juillet dernier,
08:25donc qui le 1er juillet dernier
08:27voulaient faire tomber le gouvernement,
08:29auraient du mal à expliquer
08:30pourquoi, si le 1er juillet
08:31ils voulaient le faire tomber,
08:33pourquoi est-ce que maintenant
08:33ils ne voudraient plus le faire tomber ?
08:35Pourquoi tant de haine ?
08:37Tant de haine contre qui ?
08:38Je voudrais que vous écoutiez
08:39vos militants ce week-end.
08:41Écoutez ça.
08:42Le cri qu'on entend
08:53scanné par vos militants,
08:57c'est tout le monde déteste le PS.
08:59Mais vous savez,
09:01il faut pouvoir se faire aimer en politique.
09:04Vous pensez que c'est comme ça
09:05qu'ils vont vous aimer ?
09:05Non, mais je vais vous expliquer.
09:07Vous ne m'avez jamais entendu dire
09:09tout le monde déteste le PS,
09:10mais je vais vous dire,
09:11il faut savoir se faire aimer en politique.
09:13Lorsque vous êtes,
09:14pour le parti socialiste,
09:16responsable de 8 mois
09:18du gouvernement Bayrou
09:19et donc du budget
09:20qui s'applique aujourd'hui,
09:22avec, vous l'avez vu,
09:23des gens qui renoncent
09:24à tous les petits plaisirs de la vie,
09:26qui ne peuvent plus aller juste
09:27de temps en temps au restaurant,
09:28au cinéma,
09:29qui ne peuvent plus aller en vacances
09:30comme ça s'est passé cet été,
09:32qui ne peuvent plus prendre le train.
09:34Eh bien,
09:34ceux qui ont refusé par 6 fois
09:36de censurer ce gouvernement,
09:38c'est le parti socialiste.
09:39Et donc, oui,
09:40j'admets qu'il y a une colère
09:42de la part de militants insoumis.
09:43Vous ne condamnez pas ce slogan ?
09:46Je ne le dirai jamais.
09:47Mais je veux que vous compreniez.
09:49Vous n'avez pas demandé
09:49à ce que ça se calme ?
09:51Bien sûr que non.
09:52Ah non, que ça se calme.
09:54J'ai compris qu'on demande
09:55à ce qu'il crie ça.
09:56Non, non, non.
09:57J'imagine que vous ne l'auriez pas
09:59demandé de le dire.
10:00Mais est-ce que vous l'auriez
10:00demandé de se taire ?
10:01Mais je ne sais même pas
10:02quand est-ce que c'était.
10:04J'ai fait un meeting hier.
10:05C'était vendredi soir.
10:06J'ai fait un meeting hier.
10:07Manuel Montpard est arrivé dans la salle.
10:08Il n'y avait pas un seul cri
10:11de cette sorte.
10:11Je vais vous dire.
10:12Quand je vous dis
10:13que par 6 fois,
10:14ils ont refusé de censurer
10:15le gouvernement Bayrou,
10:16ils sont responsables
10:17d'avoir laissé
10:18un gouvernement illégitime
10:19avec, je vais vous dire,
10:20pour la colère de gens.
10:22Par exemple,
10:22un ministre de l'Intérieur
10:23qui parle comme pétain
10:24de français de papier,
10:26qui crie « abat le voile »,
10:27qui parle des belles heures
10:28de la colonisation.
10:29Vous parlez de Bruno Rotaillot ?
10:30Je parle de Bruno Rotaillot.
10:31Qui répand du racisme
10:32dans le pays.
10:33Et donc, oui,
10:34il y a une colère.
10:35Aujourd'hui,
10:36la situation est la suivante.
10:37Depuis cet été,
10:40c'est le Rassemblement National
10:42et seulement le Rassemblement National
10:43qui est responsable
10:44du fait de maintenir
10:45François Bayrou.
10:46Je vais vous reposer
10:46quand même une dernière
10:47pour la question,
10:47Mathilde Panot.
10:48Vous ne regrettez pas
10:49ce genre de cri ?
10:50Moi, je regrette
10:50que le Parti Socialiste
10:51ne respecte pas
10:52son programme et sa parole
10:53lorsqu'il ne le fait pas.
10:55Et je vais vous dire,
10:57il y a dans ce pays
10:58quelque chose
10:59d'une souffrance
11:00qui est causée
11:00par la politique macroniste,
11:02d'une haine de classe
11:02qui s'est abattue
11:03sur le pays.
11:04Et vous ne pouvez pas
11:05demander toujours
11:06que ça s'exprime poliment,
11:08gentiment.
11:08Il y a une colère,
11:09y compris contre
11:10le Parti Socialiste,
11:11d'avoir laissé
11:12un gouvernement.
11:13Je rappelle que...
11:13Que ça puisse s'exprimer,
11:14y compris parfois
11:15par une forme de violence,
11:16de haine, de haine.
11:17Mais écoutez,
11:18personne n'a agressé.
11:20Évidemment,
11:20je n'accepterai jamais
11:21la violence physique.
11:22Personne n'a agressé
11:23des militants socialistes,
11:24des responsables socialistes.
11:26Je ne dis pas ça,
11:26mais il faut comprendre
11:27que, rappelez-vous,
11:29l'époque où le Parti Socialiste
11:30ne pouvait même plus
11:31aller en manifestation.
11:33Il ne pouvait plus
11:33aller en manifestation.
11:34Ça vous est arrivé aussi ?
11:36Il est arrivé aussi
11:36à Jean-Luc Mélenchon
11:37de devoir être extrait
11:38par la police
11:39de certaines manifestations.
11:40Du bilan de M. Hollande,
11:41tout le monde se rappelait
11:42de la tentative
11:43de faire de la déchéance
11:44de la nationalité.
11:44C'est souhaitable ça ?
11:44Quand Raphaël Gluckman
11:45a été parfois chassé
11:46par des militants LFI
11:47de certaines manifestations,
11:48c'est souhaitable ça ?
11:49Écoutez, nous,
11:50nous souhaitons
11:51les manifestations
11:51les plus larges possibles,
11:53mais non,
11:54ce que je suis en train de dire
11:55c'est que vous ne pouvez pas...
11:56C'est comme si
11:57vous avez un macroniste
11:58qui se pointe en manifestation
11:59et on lui demande de partir.
12:01Vous comprenez qu'à un moment,
12:03lorsque nous faisons
12:04des revendications
12:04et que vous avez
12:06des personnes qui viennent
12:07que l'on considère
12:09qui sont adversaires
12:10des revendications
12:11à ce moment-là,
12:12vous comprenez
12:12que c'est compliqué pour les gens
12:13et vous comprenez
12:14que quand les gens
12:15se demandent
12:16comment ils vont remplir
12:16leur frigo,
12:17quand vous avez
12:18une personne sur trois
12:19dans ce pays
12:20qui se prive régulièrement
12:21de repas
12:22pour pouvoir nourrir
12:22ses enfants,
12:23vous comprenez
12:24qu'il y a une colère
12:24et que cette colère
12:25elle est légitime.
12:26Non seulement je la comprends
12:27mais je l'entends
12:28sur l'antenne d'RMC,
12:30je vous le disais tout à l'heure
12:30avec l'exemple
12:31de ce soudeur,
12:33pour autant
12:33que votre ancien partenaire
12:35soit ainsi hué
12:37voire même injurié
12:38et que vous ne disiez pas
12:40que vous le regrettez,
12:40ça me paraît toujours
12:41un peu étonnant.
12:41Est-ce que vous avez entendu
12:42Jean-Luc Mélenchon
12:43dire,
12:44dans son discours,
12:45c'était vendredi aussi,
12:46il dit dans son discours
12:47il n'y a jamais eu
12:48autant d'unité
12:49dans l'action
12:50qu'actuellement
12:50avec nos anciens partenaires
12:52du Nouveau Front Populaire.
12:53Tous appellent au 10 septembre
12:55et je pense que tous
12:56censurons le gouvernement
12:57et je le dis
12:58parce que c'est important.
12:59Pourquoi ?
12:59Parce que lors de la première
13:00motion de censure
13:02que nous avons fait
13:02contre M. Bayrou
13:03pour dire
13:04M. Bayrou et son gouvernement
13:05sont illégitimes,
13:06ils n'ont pas respecté
13:07le résultat des urnes.
13:08Et bien que s'est-il passé ?
13:10Le RN a dit
13:10puisque le Parti Socialiste
13:12ne vote pas la censure,
13:13nous ne la votons pas
13:13parce qu'elle ne l'aboutira pas.
13:15Donc ils se sont appuyés
13:16sur la tension du PS.
13:17Vous estimez donc
13:17que la clé
13:18est entre les mains
13:19du Parti Socialiste ?
13:20La clé est entre
13:21l'ensemble des députés
13:23de l'Assemblée Nationale
13:24et il faut une majorité
13:25pour pouvoir les faire partir
13:26ce qu'en souhaite le pays.
13:28Ce week-end,
13:28Marine Tondelier
13:29au moment des universités
13:30d'été des écologistes
13:31a déclaré, je cite,
13:32tout le monde doit être
13:33bienvenu à la primaire
13:34que le Front Populaire 2027
13:37souhaite organiser
13:38de Raphaël Glucksmann
13:39à Jean-Luc Mélenchon.
13:41De son côté,
13:42Raphaël Glucksmann,
13:43il a déclaré ceci,
13:44on sait tous
13:45qu'il y aura deux offres politiques
13:46en 2027
13:47qui ne sont pas solubles
13:48l'une dans l'autre
13:49parce que nous n'avons pas
13:50la même vision de la France,
13:51de l'Europe, du monde
13:52et que nos approches
13:52de la démocratie
13:53dans le débat public
13:55comme du débat public
13:56sont opposées.
13:57Est-ce que vous êtes plutôt
13:57du côté de Marine Tondelier
13:58à dire
13:59tout le monde est le bienvenu
14:00de Raphaël Glucksmann
14:01à Jean-Luc Mélenchon
14:02ou est-ce que vous faites
14:03le même constat
14:03que Raphaël Glucksmann ?
14:04Je crois que Raphaël Glucksmann
14:06a au moins le mérite
14:06de la clarté
14:07et que nous,
14:08nous l'avons dit
14:09comme Raphaël Glucksmann
14:10d'ailleurs,
14:10nous n'irons jamais
14:11dans une primaire
14:12et je veux expliquer pourquoi.
14:13Nous n'irons pas
14:14dans une primaire
14:14parce que nous croyons
14:15que l'heure
14:16est à convaincre les gens
14:17à aller chercher
14:18peut-être aussi
14:18parce que vous n'avez pas
14:19vraiment envie du vote ?
14:20Vous nous l'avez dit d'ailleurs
14:21souvent vous estimez
14:22que le vote
14:22ce n'est pas l'alpha
14:23et l'oméga de la démocratie ?
14:24Ce que voulait dire
14:25le vote n'est pas l'alpha
14:25et l'oméga de la démocratie
14:27c'est que parfois
14:27nous prenons des décisions
14:28au consensus
14:28et que par exemple
14:30dans le groupe parlementaire
14:31nous arrivons avec un avis
14:33dans la discussion
14:34du groupe parlementaire
14:35et nous en ressortons
14:36avec un autre
14:36parce que nous avons été
14:37convaincus par les autres
14:38mais nous votons
14:39très régulièrement
14:40ne vous inquiétez pas
14:41et notamment
14:41après nos assemblées représentatives.
14:43Donc je disais
14:44pourquoi nous ne voulons pas
14:45aller dans la primaire ?
14:46Parce que nous croyons
14:47que la clé de l'élection
14:48se joue sur les questions
14:49de l'abstention
14:50et ce que nous avons montré
14:51en juin et en juillet dernier
14:52c'est que lorsque
14:53les gens retournent
14:54massivement aux urnes
14:55ceux qui ont été dégoûtés
14:57de la politique
14:57retournent massivement aux urnes
14:58alors nous gagnons.
15:00C'est ce qui se passe
15:00un peu partout
15:01lorsqu'on observe
15:02par exemple
15:03l'élection de Zoran Mamdani
15:04à New York
15:05qui va gagner
15:06la municipalité de New York.
15:07Qui est candidat
15:07effectivement
15:08à la maille de New York.
15:09Donc moi je le dis
15:11nous nous voulons
15:12prendre du temps
15:13pour aller convaincre
15:14sur le fait
15:15que nous pouvons
15:16tout changer dans ce pays
15:17que nous avons la force
15:18et que nous sommes
15:19plus nombreux qu'eux.
15:20Mathilde Panot
15:21Olivier Perroux
15:22Olivier Perroux
15:22est journaliste au Monde
15:23et il s'est vu refuser
15:24l'accès à votre université d'été.
15:26Voilà ce qu'en dit
15:27Edoui Plenel
15:28le fondateur de Mediapart
15:29que je voudrais citer ce matin
15:30jusqu'ici
15:31seule l'extrême droite
15:32interdisait les journalistes
15:33qui lui déplaisaient
15:34que LFI fasse de même
15:36piétinant la liberté
15:37de la presse
15:37et le droit de critique
15:38contredit sa prétention
15:40à démocratiser la République
15:41et confirme
15:42son cours autoritaire.
15:44Confirme son cours autoritaire.
15:45Alors déjà
15:46Edoui Plenel
15:47devrait regarder
15:47ce qui s'est passé
15:48encore récemment
15:49par exemple
15:50le seul meeting de campagne
15:51en 2022
15:51qu'a fait Emmanuel Macron
15:52a refusé l'accréditation
15:53non pas à un journaliste
15:55mais à l'ensemble
15:55d'une rédaction
15:56c'était reporter.
15:58Bon ça c'est la première chose.
15:59La deuxième chose
16:00Moi je...
16:01Vous estimez que c'est normal
16:02donc vous prenez comme exemple
16:04ce qui s'est passé avec Emmanuel Macron ?
16:05Je vais vous dire
16:06je vais répondre
16:06très très très directement
16:08à la question que vous posez.
16:10Il existe un code de déontologie
16:11dans le journalisme.
16:12Le code de déontologie
16:13c'est de s'appuyer sur des faits
16:15de faire du contradictoire
16:16et de respecter
16:18les vies privées.
16:19Et je vais vous dire
16:20lorsque vous avez
16:22un journaliste
16:23nous avons dit
16:24à la rédaction du Monde
16:25qu'elle était bienvenue.
16:26Nous avons d'ailleurs
16:26accrédité
16:27un photoreporteur du Monde.
16:28Donc il n'y avait aucun problème
16:30à ce que le monde
16:31puisse couvrir notre événement.
16:33Mais lorsque vous avez
16:33un journaliste
16:34qui nous compare à une secte
16:35qui compare les insoumis
16:37à des animaux
16:38et qui surtout expose
16:40nos familles
16:41et nos enfants
16:41c'est non.
16:43C'est contraire
16:43au code de déontologie
16:44et je l'assume complètement.
16:46Je vais donc citer à nouveau
16:48Edoui Plenel
16:48et Mediapart
16:50qui critiquait
16:50et qui parlait
16:51de Lameute
16:52ce journal enquête
16:53écrit notamment
16:54par Olivier Perroux
16:56Lameute écrit par des journalistes
16:57de Libération et du Monde
16:58qui ne sont donc pas des médias
16:59qu'on pourrait considérer
17:00de droite
17:00et Mediapart
17:01pas vraiment un journal de droite
17:02non plus.
17:03Lameute
17:03livre enquête
17:04sur le fonctionnement
17:05interne de la France insoumise
17:06travail des journalistes
17:07du Monde et de Libération
17:08cette enquête vient
17:09d'apporter des éléments
17:11supplémentaires
17:11au tableau
17:12qui se dessine
17:12depuis plusieurs années
17:13celui d'un mouvement
17:14dans lequel l'absence
17:15de démocratie
17:16a nourri
17:17la toute puissance
17:18d'un chef
17:19et de sa compagne
17:20et qui exclut méthodiquement
17:21au fil des années
17:22les voix dissidentes
17:24je cite donc
17:24Mediapart
17:25il se trompe
17:26Mais je veux dire
17:28c'est abject
17:29de dire des choses comme ça
17:30je veux dire
17:30nous présenter
17:31comme un mouvement
17:33qui serait autoritaire
17:35autour d'un gourou
17:35qui serait Jean-Luc Mélenchon
17:36puisque c'est ça
17:37la définition d'une secte
17:38c'est ça
17:39lorsque vous avez
17:40ces mêmes journalistes
17:41qui ont écrit ce livre
17:42Le culte du chef
17:42dit-il
17:43lorsque ces mêmes journalistes
17:44qui ont écrit ce livre
17:45La Meute
17:45bon déjà
17:46dans l'imaginaire
17:46Journaliste du Monde
17:48et de Libération
17:48explique que
17:49les insoumis sont
17:50des êtres qui ne réfléchissent pas
17:51je crois que
17:53ces caricatures
17:54face au premier groupe
17:56parlementaire
17:57à l'Assemblée de Gauche
17:58au plus grand mouvement
17:59populaire
18:00de ce pays politique
18:01sont des caricatures
18:03qui ne font pas honneur
18:04à ceux qui les portent
18:07et vraiment
18:07je veux réinsister dessus
18:09nous n'accréditerons pas
18:11et c'est notre droit
18:11un journaliste
18:13qui expose
18:14nos enfants
18:14et nos familles
18:15nous sommes nous
18:16des personnalités publiques
18:17vos enfants ?
18:19moi je n'ai pas d'enfants
18:20mais les enfants des autres
18:20oui par exemple
18:21oui
18:21on a plusieurs enfants
18:23qui sont
18:24les enfants d'Aurélie Trouvé
18:25par exemple
18:25elle l'a dit
18:26à plusieurs antennes
18:27donc je peux le dire
18:28et d'autres
18:30donc oui
18:30nous n'acceptons pas
18:31qu'on expose
18:32nos familles
18:33et nos enfants
18:33Mathilde Panot
18:34l'ambassadeur des Etats-Unis
18:35et je le rappelle
18:35c'est contraire
18:36c'est contraire
18:37au code de déontologie
18:38des journalistes
18:38vous avez pu vous défendre
18:39l'ambassadeur des Etats-Unis
18:40en France
18:41s'inquiète de la montée
18:42des actes antisémites
18:43et il dénonce
18:43ce qu'il estime être
18:44l'absence d'action suffisante
18:45d'Emmanuel Macron
18:46est-ce qu'il faut le convoquer
18:48comme a décidé de le faire
18:49le Quai d'Orsay
18:51ou est-ce qu'il a raison ?
18:52Oui je pense qu'il faut le convoquer
18:54et que ce n'est pas seulement
18:55Emmanuel Macron
18:56qui est attaqué
18:56mais c'est l'ensemble
18:57du peuple français
18:58avec des déclarations
18:59qui suivent
19:00vous vous en rappelez
19:00celles de monsieur Netanyahou
19:02qui lui aussi
19:03qualifiait d'antisémite
19:06Emmanuel Macron
19:07je vais vous dire
19:08quand vous lisez
19:09la lettre de l'ambassadeur
19:09dedans il y a marqué
19:10que c'est l'action
19:12de la France
19:12visant à reconnaître
19:13l'état de Palestine
19:14qui met en danger
19:15la judéité en France
19:17personne ne peut accepter cela
19:19personne
19:19il y a 148 000
19:21Emmanuel Macron
19:21ne l'accepte pas
19:22nous refusons
19:24fermement
19:25ces dernières allégations
19:26il y a 148 pays
19:27dans le monde
19:28qui reconnaissent la Palestine
19:29et je vais vous dire
19:29ce qui est dangereux
19:31c'est que monsieur Netanyahou
19:32instrumentalise
19:33l'antisémitisme
19:34comme une arme diplomatique
19:35et que monsieur Netanyahou
19:37tente d'assimiler
19:37l'ensemble des juifs
19:38du monde
19:39à sa politique génocidaire
19:41voilà ce qui est dangereux
19:42ce qui propage
19:44de l'antisémitisme
19:44et nous ne serons
19:45jamais d'accord
19:45avec cela
19:46merci Mathilde Panot
19:47d'avoir répondu
19:47à mes questions ce matin
19:49merci Mathilde Panot
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