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  • il y a 3 mois
Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, était l’invitée de BFM Politique ce dimanche 22 février sur BFMTV.

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Transcription
00:00Bonjour Mathilde Panot, merci d'être avec nous sur BFM TV dans BFM Politique, vous êtes la présidente du groupe
00:05La France Insoumise à l'Assemblée Nationale.
00:07Pour vous interroger avec moi Amandine Attalaya, bonjour Amandine, éditorialiste BFM TV et Jules Pecknard, bonjour Jules, de La Tribune.
00:15Dimanche, une actualité très dense en ce dimanche, il s'est passé beaucoup de choses cette semaine, vous êtes peu
00:21exprimé, c'est le moment aujourd'hui peut-être de clarifier certaines positions,
00:26on va en reparler, on va évidemment commencer par les conséquences de la mort de Quentin de Ranque avec ces
00:32images, des images qui nous viennent de Lyon,
00:34images d'hier, de cette marche, cet hommage à Quentin de Ranque, on le répète, ce militant nationaliste mortellement roué
00:42de coups en pleine rue par des militants d'ultra-gauche,
00:45ça s'est passé hier, 3200 personnes réunies selon la préfecture du Rhône et parmi les présents, nos équipes ont
00:51également pu constater des membres,
00:53deux groupuscules d'ultra-droite, d'extrême-droite, le leader néo-nazi par exemple, Marc de Cacré-Valmény, mais il
01:01y en a énormément,
01:02et puis au moins 3 signalements de la préfète auprès de la justice pour des propos racistes, je cite,
01:10abalébounioul, salbounioul ou encore je cite toujours salras, et puis des salunazis, on voit ici cette image, regardez,
01:15en bas de l'écran, cet individu qui lève le bras à plusieurs reprises, des propos homophobes également,
01:23comment vous qualifiez ce qui s'est passé hier, Mathilde Panot ?
01:25Vous avez prévenu, non ? Nous étions nombreux, y compris le maire de Lyon, a demandé l'interdiction,
01:31non pas d'une marche d'hommage à Quentin de Ranque, mais un défilé de ligues fascistes et de membres
01:39de groupes néo-nazis,
01:41de groupuscules, vous venez de les citer, avec effectivement des saluts nazis qui ont été faits,
01:46vous l'avez dit, des chants homophobes, des chants racistes, des propos racistes qui ont été tenus,
01:50et donc cette marche aurait dû être interdite, et l'histoire retiendra qu'en France en 2026,
01:5582 ans exactement après l'exécution de Missak Manouchian qui a été panthéonisé dans notre pays il y a deux
02:02ans,
02:02l'histoire retiendra que certains ont permis un défilé de néo-nazis tel que celui-ci,
02:08Vous accusez qu'il a le ministre de l'Intérieur ?
02:11Oui, oui, je mets le ministre de l'Intérieur devant ses responsabilités,
02:15car je le redis, il ne faut pas minimiser la gravité des événements qui se sont tenus lors de cette
02:19marche,
02:20il ne faut pas banaliser le racisme dans ce pays,
02:23et je rappelle que faire un salut nazi est évidemment condamnable par la loi,
02:27mais est aussi une apologie du régime nazi et de la Shoah qui en a été faite.
02:32Je pense que tout le monde est d'accord effectivement sur ce point.
02:34Oui, mais cette marche aurait dû être interdite, et d'ailleurs nous le savions depuis le début, je veux quand
02:39même le dire...
02:39Sur quel fondement, Mathilde Panot ?
02:40Il aurait fallu, parce que vous savez que ça ne peut être interdit que s'il y a des troubles
02:44à l'ordre public
02:45qui sont avérés et impossibilités de les encadrer.
02:49Il se trouve que dimanche dernier, il y a d'ores et déjà eu une marche, évidemment moins impressionnante,
02:53mais une marche qui avait lieu à Paris.
02:55Et que s'est-il passé à Paris suite à cette marche ?
02:57Nous avons retrouvé sur la statue de la République des Croix-Gammées qui avaient été taguées,
03:01ainsi que des slogans antisémites qui avaient été tagués.
03:04Et un peu plus loin, un peu plus tard dans la soirée, à Mény-le-Montant, dans le nord de
03:08Paris,
03:08ont été aperçus et filmés des groupes d'individus, d'une trentaine à une cinquantaine d'individus cagoulés,
03:13qui eux aussi faisaient des saluts nazis.
03:15Donc nous savions ce qui allait se passer.
03:18Et d'ailleurs, vous n'avez qu'à voir dans celle qui a organisé la manifestation...
03:22A priori, en fait, toutes les manifestations de l'ultra-droite, c'est ça ?
03:25Mais je crois qu'il y avait tout ce qu'il fallait pour interdire cette manifestation...
03:29Est-ce que dans tous les cas, Mathilde Panot, cette manifestation n'aurait pas eu lieu de manière sauvage ?
03:35Est-ce que ce n'est pas pour ça, également, que le ministre de l'Intérieur a pris les devants
03:38?
03:38Est-ce que dans tous les cas, il n'y aurait pas eu cette manifestation ?
03:40Non, nous ne serons jamais d'accord avec le fait qu'on laisse des néo-nazis qui sont contre la
03:44République.
03:44Je rappelle que, normalement, l'antifascisme est un principe cardinal de la République.
03:49La République a été construite contre le fascisme.
03:52Et je le rappelle, au long de notre histoire, c'est par exemple la construction du Front populaire.
03:57C'est la résistance au nazisme dans ce pays.
03:59Et donc, tout le monde dans ce pays, je rappelle que même des hommes de droite,
04:03se définissaient comme antifascistes.
04:04Je pense à Raymond Aron.
04:06Nous allons bientôt panthéoniser, cette fois-ci, Marc Bloch, qui lui-même était antifasciste.
04:10En juin prochain.
04:11Et donc, nous, nous sommes antifascistes et nous resterons antifascistes
04:14parce que ce sont des valeurs cardinales de la République.
04:16Que vous n'êtes pas néanmoins pour le droit de manifester, y compris en toutes circonstances,
04:21et parfois ça concerne la gauche, avec des risques aussi de troubles à l'ordre public et de violences.
04:24Par exemple, les protestations et les manifestations contre les Megamassines,
04:27contre l'autoroute A69, dans ces cas-là, vous êtes pour ces manifestations ?
04:31Oui, je suis pour que les manifestations puissent s'exprimer dans le cadre des règles de droit et de notre
04:37état de droit.
04:38Il n'y a pas un trouble à l'ordre public dans ces cas-là ?
04:40Dans le cadre de notre état de droit, non.
04:42Ce qui a été prouvé sur Sainte-Sauline, par exemple,
04:44et ça a été prouvé par des institutions internationales, notamment par l'ONU,
04:48c'est que c'est justement le dispositif policier qui a été mis en place,
04:51et surtout les ordres qui ont été donnés à la police,
04:53qui ont conduit à ce qu'il y ait des blessés extrêmement graves.
04:56Et fort heureusement, il n'y a pas eu de mort.
04:58Mais donc, c'est d'abord la répression qui conduit à des violences.
05:01Mais je veux juste vous lire...
05:02Non, certains étaient venus avec l'intention de commettre des violences,
05:05et vous le savez, Mathilde Panot, dans ces manifestations.
05:06Donc, vous remettez en pause ce que disent les instances internationales.
05:08Certains étaient venus armer dans l'intention de commettre des violences.
05:10Vous connaissez Michel Forst ?
05:12Le rapporteur spécial de l'ONU sur les droits des personnes qui défendent l'environnement,
05:16qui montre que la France est aujourd'hui un des pays, voire le pays en Europe, dit-il,
05:20où il y a le plus de répression de militants écologistes.
05:22Mathilde Panot, vous vous souvenez...
05:23Non mais pardon, excusez-moi, vous vous souvenez quand même qu'à l'époque,
05:27on avait vu ces photos avec ces armes par destination
05:31qui avaient été saisies également dans ces manifestations à Sainte-Sauline.
05:35C'est un fait, ça ?
05:36Oui, mais du coup, vous pouvez saisir des armes, et alors, du coup...
05:39Alors, il n'y a pas un troubleur de public ?
05:40Oui, mais du coup, on fait ce qu'on fait dans toutes les manifestations.
05:44S'il y a, par exemple, je ne sais pas, alors parfois, les armes,
05:47alors qu'on regarde les photos, une boule de pétanque,
05:49et bien la boule de pétanque est saisie,
05:50et toutes les familles qui sont en train de manifester contre le fait
05:54qu'on est en train d'accaparer l'eau des nappes phréatiques
05:58et qu'il y a un dérèglement majeur du cycle de l'eau.
06:01Je rappelle que là, nous sommes en train de parler de faits évidemment graves,
06:05mais qu'il y a toute une partie de la France qui est sous des crues historiques
06:08et donc qui est l'enjeu numéro un du XXIe siècle, dont plus personne ne parle.
06:12– On en parle tous les jours, Mathilde Panot.
06:14– Non, non, on n'en parle pas tous les jours, je vais vous dire pourquoi.
06:16– On n'en parle pas tous les jours ?
06:17Il n'y a pas des départements en vigilance rouge en ce moment ?
06:20– Si, si, ah bah oui, justement.
06:21– On n'a pas des reporters sur le terrain en permanence ?
06:23– On n'a pas des reporters en permanence sur le terrain, Mathilde Panot ?
06:25– Je veux avoir une pensée pour les trois personnes qui sont mortes,
06:28mais peut-être faites-vous des reportages,
06:29mais vous trouvez que dans le débat politique,
06:30on parle encore du dérèglement climatique ?
06:32Non, on n'en parle pas. Pourquoi ?
06:34Vous vous rendez compte de ce que ça veut dire à l'avenir,
06:36et notamment de l'inaction politique d'un gouvernement
06:38qui se retrouve deux fois condamné pour une action climatique,
06:41qui ne cesse d'enlever de l'argent à l'écologie
06:44dans les budgets passés en force par 49,3,
06:46et qui se retrouve aujourd'hui à continuer un modèle
06:49qui est absolument destructeur pour le seul écosystème
06:52compatible avec la vie humaine.
06:53– On va avancer, Mathilde Panot,
06:55on va s'arrêter sur les propos désormais de Jean-Luc Mélenchon,
06:58aujourd'hui, dans la tribune dimanche,
07:00à propos du meurtre de Quentin de Ranque.
07:02Je cite,
07:03« Les gens ne peuvent pas croire que ce sont nous, les insoumis,
07:07qui avons tué un jeune dans la rue.
07:08Ce n'est pas crédible, martèle-t-il dans le journal. »
07:11Et puis dit-il qu'il se souviendra d'ici à 2027
07:14de ce qu'il se qualifie, je cite,
07:16« de bataille de rue qui aurait mal tourné ».
07:20Mathilde Panot, vous êtes capable de regarder la caméra
07:22de dire aux parents de Quentin de Ranque
07:24que c'est une bataille de rue qui a mal tourné ?
07:26– Mais est-ce qu'il y a eu une rixe, oui ou non ?
07:28– Est-ce que vous pouvez dire ça aux parents de Quentin de Ranque ?
07:30– Mais arrêtez, arrêtez, nous avons dit notre émotion,
07:33Jean-Luc Mélenchon a dit son émotion pour des parents
07:35et aucun parent ne mérite qu'on revienne avec son enfant qui est mort.
07:40Jean-Luc Mélenchon a dit exactement
07:41« la mort ne fera jamais partie ni de nos pratiques ni de nos rangs
07:45et nous avons condamné fermement le fait qu'on frappe un homme à terre jusqu'à la mort ».
07:49– Bataille de rue.
07:50– Est-ce que cela n'a rien à voir avec l'antifascisme ?
07:51– Bataille de rue.
07:52– Est-ce que c'est un terme qui vous semble approprié ?
07:55– Est-il vrai ?
07:55– Non mais attendez, rappelons que le titre retenu par la justice
07:57pour les deux mises en examen sont
07:59d'homicide volontaire et de complicité de meurtre.
08:02Encore une fois, est-ce que d'après vous, vraiment,
08:04le terme de bataille de rue, est-ce qu'il est approprié ?
08:08– Mais le procureur lui-même dit qu'il y a eu une rixe
08:10et ce sont d'ailleurs vos collègues du Canard Enchaîné
08:13qui ont fait sortir la vidéo,
08:14qui montrent que Quentin de Ranque et les autres
08:16n'étaient malheureusement pas là par hasard.
08:18Il y avait une volonté de venir agresser,
08:21– Ça s'est passé effectivement en plusieurs temps.
08:23– Qui s'est passé exactement.
08:24– Oui, mais pour autant, est-ce qu'utiliser ce terme ?
08:27– Attendez, attendez, moi je veux juste
08:29qu'on soit approprié aujourd'hui.
08:30– Je veux juste alerter, alerter…
08:31– Tout en disant qui s'en souviendra.
08:33– Mais, mais, c'est pas…
08:34– N'essayez pas de tordre.
08:36– N'essayez pas de tordre.
08:38– Je vais vous dire, je vais vous dire.
08:38– Je vais vous dire, je vais vous dire.
08:39– Non, non, personne ne minimise la gravité
08:41de ce qui est en train de se passer.
08:43Et je veux alerter sur le fait que
08:45nous, nous avions dit depuis des années
08:47qu'il y avait un problème avec la violence de l'extrême droite,
08:50de groupuscules liées à l'extrême droite,
08:52et notamment à Lyon, où, je rappelle,
08:54qu'en 15 ans, il y a eu 100 de faits de violence
08:57qui allaient jusqu'à des randonnages.
08:57– Et on en parle très régulièrement aussi.
08:58– Et qui, du coup, n'ont pas été entendues, ces alertes-là.
09:01Je vais vous dire.
09:02– Mais là, c'est la jeune garde qui est mise en pause.
09:04– Laissez-moi terminer parce que c'est très important.
09:05– C'est la jeune garde qui est mise en pause.
09:06– Ce drame aurait pu arriver bien avant.
09:08Je rappelle qu'en décembre 2022,
09:10il y avait une conférence dans laquelle
09:11il y avait à la fois Carlos Martins Bilango
09:17une conférence attaquée par une trentaine de personnes
09:20cagoulées avec des barres de fer
09:21que, fort heureusement, notre service d'ordre a réussi à repousser.
09:25Mais s'ils n'avaient pas été repoussés par notre service d'ordre,
09:28il y aurait pu avoir un drame.
09:29Savez-vous combien de fois dans l'année,
09:31il y a des RICS qui auraient pu à chaque fois mal tourner à Lyon ?
09:35Et pourquoi est-ce que c'est cela ?
09:36Moi, je veux poser la responsabilité du gouvernement.
09:39Je suis scandalisée que le Premier ministre
09:41n'ait pas répondu à ma question.
09:42– On va en parler tout à l'heure.
09:43On va revenir sur ce passage tout à l'heure.
09:45– Pourquoi est-ce qu'on ne protège pas nos réunions ?
09:46– Pourquoi est-ce qu'on laisse l'extrême droite à chaque fois
09:48attaquer nos réunions ?
09:49– On va en reparler, Mathilde Panneau.
09:50– Nos alertes n'ont jamais été entendus.
09:51– S'il vous plaît, je reviens sur ce terme
09:52parce que c'est quand même très important qu'on se t'y arrête.
09:55Bataille de rue, vous le reprenez vous aussi ?
09:58– Oui, il y a eu une RICS, c'est ce qu'a dit le procureur de la République.
10:01– Non, mais il n'y a pas une ambiguïté dans le propos qui est là ?
10:03Bataille de rue ?
10:03– Mais non, il n'y a aucune ambiguïté.
10:05– Mais il y a un jeune homme qui a été mortellement tué.
10:07– Oui, Jean-Luc Mélenchon a redit son émotion à la famille.
10:10Jean-Luc Mélenchon dit que rien ne peut justifier
10:12de taper un homme jusqu'à la mort.
10:14Mais Jean-Luc Mélenchon a aussi la conscience
10:16de ce qui est en train de se passer dans le pays.
10:18Et moi, je veux alerter dans le moment politique
10:21dans lequel nous sommes.
10:22Il ne s'agit pas juste d'essayer de détruire
10:24la principale force d'opposition de gauche de ce pays
10:27et la principale alternative.
10:28Il s'agit aussi d'attaquer nos institutions démocratiques.
10:32Quand vous avez un ministre de l'enseignement supérieur
10:34qui ose expliquer que les conférences dans les universités
10:38seront des renévants interdites en cas de risque de trouble
10:40à l'ordre public, qu'est-ce que ça veut dire ?
10:43Ça veut dire que désormais, ce sont des groupuscules d'extrême droite
10:45comme Némésis, comme l'Action française,
10:47comme l'œuvre française et d'autres
10:48qui peuvent décider de la démocratie.
10:51Nous sommes à un an d'échéance politique majeure pour notre pays.
10:54Et donc, la question de savoir
10:56comment est-ce que nous pourrons mener une campagne,
10:58comment est-ce que le débat démocratique peut s'exprimer
11:00est une question qui est fondamentale ?
11:02Ce n'est pas le seul propos que tient Jean-Luc Mélenchon
11:04dans notre journal.
11:05Il explique également, il estime qu'une fois
11:07l'émotion retombée, l'opinion publique
11:10va se retourner, je cite,
11:11« comme d'habitude ».
11:13Vous qui connaissez très très bien Jean-Luc Mélenchon,
11:16qu'est-ce que ça veut dire ?
11:16Ça veut dire que c'est une péripétie de plus,
11:19on passera à autre chose et puis une fois de plus...
11:21Non, non, ce n'est pas une péripétie
11:23parce que nous, nous sommes habitués aux attaques
11:24mais nous avons peur de ce que ça veut dire pour notre pays.
11:26Et quand il y a une inversion des valeurs
11:28avec une parole médiatique qui est aussi en jeu,
11:30moi je veux quand même vous voir,
11:31il n'y a une inversion des valeurs.
11:32Nous serions désormais les racistes,
11:33désormais nous sommes les nouveaux fascistes
11:35dans ce pays selon Marianne.
11:37La une de Marianne, l'Express LFI d'Angers Public
11:39et la une que vous avez faite aujourd'hui
11:41dans votre journal, le Poison Mélenchon.
11:43D'accord, donc c'est la presse
11:45qui est responsable d'un petit panneau ?
11:47Non, non, il y a une parole médiatique
11:50et politique dans...
11:50Il n'y a pas une liberté de la presse en France ?
11:51Écoutez-moi, il y a une parole médiatique...
11:53Je vous écoute mais c'est très important
11:54ce que vous venez de faire.
11:55Oui, c'est très important.
11:56Il y a une parole médiatique et politique
11:58dans ce pays qui vise à une inversion
12:00totale des valeurs,
12:01qui vise à diaboliser la gauche de rupture
12:04et à dédiaboliser l'extrême droite.
12:06Quand il y a des choses à reprocher,
12:07quand il y a des choses à dénoncer
12:08dans le comportement du Rassemblement National,
12:10nous le faisons, nous faisons démener également.
12:12Alors pourquoi est-ce que vous ne rappelez pas
12:13que depuis 1986,
12:1690% des meurtres à caractère idéologique
12:18sont du fait de l'extrême droite ?
12:20Pourquoi vous ne rappelez pas
12:21que depuis 2017,
12:22sur les 19 actes terroristes
12:24qui ont été déjoués,
12:25il y avait 9 membres du Rassemblement National dedans ?
12:27Et pourquoi ne rappelez-vous pas
12:29que rien que depuis 2022,
12:31il y a 12 personnes
12:32qui ont été tuées par l'extrême droite
12:33dans ce pays
12:34et je crois que personne ici
12:35ne connaît le nom de Djamel Benjabala
12:37avec les brigades françaises patriotes
12:39dont vous n'avez jamais demandé la dissolution.
12:41Jamais.
12:41Mais on en a parlé.
12:42Oui, alors les brigades françaises patriotes,
12:44pourquoi ne sont-ils pas dissoutes ?
12:45Je ne suis pas politique Mathilde Panot.
12:47Ce n'est pas à moi d'apporter une réponse à ça ?
12:48Oui, mais je vous interroge sur cette question-là.
12:50Moi, je vous dis juste
12:51que ces autres affaires que vous évoquez,
12:52on en a parlé sur BFM TV.
12:53Vous avez entendu l'avocat
12:55de Fédérico Martin Arambourou
12:56qui se dit écœuré
12:58par le deux poids de mesure
12:59qu'il y a autour de cette affaire.
13:01Écœuré pour la famille
13:01de Fédérico Martin Arambourou.
13:03Nous, les Insoumis,
13:04sommes des gens raisonnables.
13:05Nous disons que nous sommes
13:06contre la violence physique
13:08pour régler des conflits politiques.
13:10Nous sommes contre,
13:10je ne sais pas par quel autre biais le dire.
13:12C'est un avocat qui était sur les fontaines
13:13il y a quelques heures encore.
13:14Oui, eh bien, c'est très bien.
13:15Mais nous l'avons dit mille fois
13:16à Fédérico Arambourou
13:17qui n'a jamais eu le droit
13:18à une minute de silence.
13:19On rappelle, c'est ce rugbyman argentin
13:21qui a été, je rappelle juste l'effet,
13:22qui a été tué par deux membres
13:24d'un groupuscule d'extrême droite
13:26en plein milieu du boulevard Saint-Germain.
13:28C'était il y a quelques mois maintenant.
13:30Revenons sur les faits précisément,
13:32Mathieu de Panot.
13:33Revenons sur les faits précisément
13:35de ce qui s'est passé très récemment
13:37avec notamment vos propos
13:38que vous avez eus à l'Assemblée nationale
13:40en disant que dans cette affaire
13:43autour du meurtre de Quentin,
13:45aucun Insoumis n'est impliqué
13:46ni de près ni de loin dans ces violences.
13:49Je recite juste pour qu'on ait parfaitement le contexte.
13:52Les faits, sept hommes,
13:53sont aujourd'hui mis en examen.
13:54Six d'entre eux pour homicide volontaire
13:55dont un assistant parlementaire de Raphaël Arnault,
13:58député de la France Insoumise
13:59et fondateur de la Jeune Garde.
14:01Il y a Jacques-Élie Favreau,
14:03assistant parlementaire de Raphaël Arnault
14:04qui est mis en examen lui aussi
14:05pour complicité de meurtre.
14:07Est-ce que vous maintenez que
14:08ni de près ni de loin,
14:09aujourd'hui, la France Insoumise
14:10n'a de lien avec ce qui s'est passé ?
14:13Oui, je maintiens que la France Insoumise
14:15n'a rien à voir avec ce qui s'est passé,
14:16que nous avons toujours défendu
14:18la non-violence en politique
14:19et la révolution citoyenne par les urnes,
14:21c'est-à-dire de changer notre société
14:23par le vote
14:24et que, sur ce qui a été dit,
14:27qu'il n'y a pas, non pas un assistant
14:29et collaborateur de Raphaël Arnault
14:31puisque, je le rappelle,
14:33les liens contractuels ont été rompus,
14:35donc il n'est plus assistant parlementaire.
14:37Et nous verrons ce qu'il y a.
14:38Il y a trois collaborateurs de Raphaël Arnault
14:40qui sont trois collaborateurs de Raphaël Arnault
14:43qui ont été...
14:43Si on est sur les faits,
14:45on rétablit les mises en cause.
14:46Donc il y a un collaborateur
14:48dont nous verrons
14:49ce que donnent les responsabilités
14:51sur l'enquête,
14:52mais qui nie avoir donné les coups mortels,
14:53ce qui correspond à ce qui a été demandé
14:56par la justice.
14:57Nous verrons ce que ça donnera.
14:59Ensuite, il y en a un autre
15:00qui a été libéré
15:01et donc qui n'est pas du tout mis en cause,
15:04n'était d'ailleurs pas sur les lieux
15:05au moment du drame.
15:07Et donc, voilà.
15:09Et il y en a un qui est mis en examen
15:11pour complicité de meurtre par investigation.
15:13Et qui n'est pas collaborateur de Raphaël Arnault.
15:16Non, ça c'est Jacques-Élifabreau.
15:17Enfin, c'est le même.
15:18C'est le même.
15:20Donc il y a un ancien collaborateur
15:22de Raphaël Arnault.
15:23Alors, juste...
15:24Mais donc, en fait, pour vous,
15:24il n'y a pas de responsabilité
15:27de la part de ce député
15:29de la France Insoumise
15:30dans le choix de ses collaborateurs
15:32pour commencer ?
15:33Je ne sais pas.
15:33Il n'y a pas de responsabilité morale
15:34Vous avez déjà demandé à Jordan Bardella
15:36de démissionner ?
15:37Mais non, mais là, on parle de vous.
15:38On parle de vous.
15:39On parle de ce député qui est le vôtre.
15:41Vous avez déjà demandé à Gabriel Attal
15:42ce qu'il pensait du collaborateur
15:44de la sonatrice connaissante
15:46qui est accusée par Cifère
15:47de viol, pas de jurés et de menaces.
15:49Il n'y a pas de responsabilité
15:50politique et morale.
15:53Oui, oui, je réponds à ça.
15:54Mais je pointe quand même
15:56le deux poids, deux mesures
15:57dans les questions que vous posez.
15:58Mais je continue.
16:00Raphaël Arnault était le jeudi 12 février.
16:03Il était à l'Assemblée nationale
16:04jusqu'à minuit.
16:05Raphaël Arnault n'a rien à faire
16:07dans cette histoire,
16:08n'a rien à voir dans cette histoire,
16:09n'est d'ailleurs pas impliqué...
16:10Pénalement !
16:11Pénalement, Mathilde Panot !
16:12Ah, ben c'est quand même bien
16:13que vous le disiez parce que...
16:13Pénalement ?
16:14Oui.
16:15Aujourd'hui, à ce stade de l'enquête,
16:19pénalement, il n'y a rien contre lui.
16:21Mais Amandine vous pose une question
16:22plus précise.
16:23Elle vous parle de la responsabilité morale.
16:25Le choix des collaborateurs, notamment.
16:27Eh bien, les choix des collaborateurs,
16:29je peux vous citer dans toutes les familles politiques,
16:31des collaborateurs avec lesquels
16:32il y a des gardes à vue et des choses...
16:34Vous nous répondez par rapport aux autres,
16:36mais pas par rapport à vous-même.
16:36Non, non, du coup, je pointe le fait
16:38que Raphaël Arnault n'a pas de responsabilité
16:41dans ce qui s'est passé.
16:42Et donc, Raphaël Arnault doit rester
16:44dans notre groupe.
16:44Mais c'est lui qui a choisi les collaborateurs,
16:46donc parce que d'autres...
16:47Ah oui, et vous, vous n'avez jamais eu à BFM
16:49un collaborateur qui a fait je ne sais quoi ?
16:51Arrêtez, arrêtez, ce n'est pas sérieux.
16:52Il n'y a pas...
16:53On parle de politique, là, Mathilde Panot.
16:55Oui, en responsabilité pénale,
16:57ce sont des responsabilités individuelles.
16:58Donc Raphaël Arnault ne doit ni démissionner.
17:00Et la deuxième chose sur la responsabilité morale
17:02que nous aurions,
17:03quels propos, quels actes avons-nous fait
17:06qui permet d'affirmer ainsi cela ?
17:09Mais pardon, il n'est pas fondateur
17:10de la jeune garde, Raphaël Arnault ?
17:11Oui, et la jeune garde,
17:12est-ce que la jeune garde cautionne
17:14ce type d'actes comme nous l'avons vu
17:17sur une vidéo ?
17:17On va venir à la jeune garde après
17:19mais la jeune garde est impliquée.
17:20Il y a des membres de la jeune garde
17:21qui sont aujourd'hui...
17:22Oui, mais vous savez que la jeune garde
17:24est dissoute aujourd'hui.
17:24Ça ne veut pas dire
17:25qu'ils n'ont pas été membres de la jeune garde ?
17:26Oui, et alors ?
17:28Du coup, vous avez une preuve
17:29que la jeune garde est impliquée
17:30dans ce dossier ?
17:31Mais ils ne sont pas anciens membres
17:32de la jeune garde ?
17:33Ça ne raconte pas quelque chose ?
17:34Il y a des anciens membres de la jeune garde.
17:35Ça ne raconte rien ?
17:37Ah non, je ne crois pas.
17:38Je crois que la jeune garde
17:40était un mouvement d'autodéfense populaire
17:42comme ça existait tout au long
17:43du mouvement ouvrier,
17:44tout au long du mouvement socialiste,
17:46y compris, je le dis,
17:47pour ceux qui pensent qu'en République
17:49on pourrait mettre dos à dos
17:50les fascistes et les antifascistes
17:51parce que je rappelle
17:52que s'il y a des antifascistes,
17:53c'est parce qu'il y a du fascisme.
17:55Mais pour poursuivre Mathilde Panot
17:56sur Raphaël Arnaud...
17:56Du coup, ceux qui mettent dos à dos
17:57ceux-là font une erreur historique.
17:59Pour être très factuel sur Raphaël Arnaud,
18:00toujours ce député
18:01de la France Insoumise
18:02avec ses collaborateurs,
18:04pour certains,
18:05impliqués dans l'enquête
18:06pour le moment.
18:07Il n'y a pas une responsabilité
18:08pour vous de l'employeur non plus.
18:10C'est-à-dire,
18:12ses collaborateurs sont censés
18:14travailler à ses côtés à Paris.
18:16Pourquoi ses collaborateurs
18:17étaient-ils à Lyon ce jour-là ?
18:19Ils étaient sur leurs heures de travail,
18:21par exemple.
18:21Ou dans le Vaucluse,
18:22ça attendait l'élection.
18:22Je ne sais pas.
18:23Je ne sais pas et je vais vous dire,
18:24vous n'êtes pas procureur,
18:25moi non plus,
18:26vous n'êtes pas en prépris.
18:27Je parle de la responsabilité de l'élection.
18:29Du coup, il y a une enquête.
18:31J'aimerais que le secret de l'enquête
18:33et le secret de l'instruction
18:34soient y compris respectés
18:36pour que la justice puisse faire son travail
18:38sereinement,
18:39pour punir ceux qui ont fait ça.
18:40Parce que moi, je souhaite
18:41que ceux qui ont conduit
18:42à la mort d'un homme
18:43soient punis, je le dis.
18:45Mais ceux qui instrumentalisent
18:47ce drame pour essayer
18:48de nous faire porter
18:48une quelconque responsabilité
18:50en faisant croire
18:50que les insoumis auraient du sang
18:52sur les mains
18:52sont hautement irresponsables.
18:54Mais donc c'est très important.
18:55Votre parole était attendue,
18:57Mathilde Panot, sur ce point.
18:58Pas de démission de Raphaël Arnaud.
19:00Certainement pas.
19:01Ni de suspension du groupe
19:02de la France insoumise.
19:03Et il sera réinvesti
19:04aux prochaines élections législatives.
19:06Oui, il sera réinvesti.
19:08En 2027, s'il y a dissolution,
19:10après élection présidentielle,
19:10il sera réinvesti.
19:11Mais s'il le souhaite, oui.
19:12S'il le souhaite.
19:13Vous le souhaitez, vous ?
19:14Oui, mais je suis fière
19:15d'avoir Raphaël Arnaud
19:16dans mon groupe.
19:17Raphaël Arnaud
19:17n'a rien à voir là-dedans.
19:19Raphaël Arnaud
19:20ne porte en aucun cas
19:21le fait qu'on puisse
19:23tabasser un homme à terre
19:24jusqu'à sa mort.
19:25Ce n'est pas ce qu'a fait
19:26la jeune garde dans son histoire.
19:27Et si vous interrogez
19:28des gens à Lyon
19:29qui vous expliquent
19:30que la jeune garde
19:30est celle qui a fait
19:32fermer avant d'être dissoute
19:33cinq locaux
19:34dans lesquels l'extrême droite
19:35était en train de s'organiser,
19:37notamment pour organiser
19:37des ratonnades.
19:39Ceux qui ont protégé
19:40des gens de ratonnade.
19:41Ceux qui ont protégé
19:42des cortèges,
19:43y compris des cortèges à GDT.
19:44Ce n'est pas ce que dit
19:44le décret de dissolution,
19:45mais on y reviendra
19:46dans la deuxième.
19:46Je vais vous dire,
19:47je vais vous dire,
19:48la question qui est posée
19:49par l'extrême droite
19:50dans ce pays,
19:51c'est de savoir
19:52si les gens peuvent circuler
19:53librement dans leur quartier,
19:54c'est ce qui se passe à Lyon.
19:55S'ils peuvent s'aimer librement,
19:57c'est ce qui se passe aussi
19:57à Lyon avec des couples
19:58qui expliquent qu'ils ne peuvent
20:00pas faire de preuve d'amour
20:00vis-à-vis de leurs compagnes
20:02ou de leurs compagnons
20:02parce qu'ils ont peur
20:03de ce que ça a créé
20:04avec l'extrême droite.
20:04Et on en reparle ?
20:05Donc, n'inversons pas tout.
20:06Dans quelques instants.
20:07Nous sommes dans un moment
20:08politique de bascule très grave
20:10et ceux qui contribuent
20:11à faire que l'extrême droite
20:12serait devenue respectable
20:13et faire croire
20:14que nous serions les violents
20:15portent une responsabilité historique.
20:17On en reparle dans quelques instants,
20:18Mathilde Panot.
20:19Une toute petite pause
20:19de retour dans BFM Politique.
20:21Notre invitée, c'est Mathilde Panot,
20:23présidente du groupe
20:24La France Insoumise
20:25à l'Assemblée Nationale.
20:26On parlait juste avant
20:27la publicité avec Amandine et Jules
20:29de Raphaël Arnaud.
20:30Vous nous avez dit
20:31pas question qu'il démissionne.
20:32Je ne vais pas non plus
20:33lui demander de partir.
20:35Comment il va aujourd'hui,
20:36Raphaël Arnaud ?
20:37Il est menacé de mort
20:38un peu partout dans le pays
20:39et même dans toute l'Europe.
20:40Et je pense qu'il est dévasté
20:42de voir qu'un homme est mort.
20:44Vous lui avez parlé récemment ?
20:45Oui.
20:45Qu'est-ce qu'il vous a dit ?
20:46Qu'il était dévasté.
20:47Oui.
20:48Au-delà de ça ?
20:49Je garde les discussions
20:50avec mes parlementaires
20:51entre eux et moi-même.
20:53Pourquoi il ne parle pas aujourd'hui ?
20:53Il ne saurait pas tant pour vous
20:54qu'il ait une expression publique ?
20:55Mais il parlera quand il le décidera.
20:57Et par ailleurs,
20:58je veux vraiment alerter
20:59sur ce qui est en train de se passer
21:00parce qu'il n'y a pas seulement
21:01Raphaël Arnaud
21:02qui se trouve menacé de mort aujourd'hui.
21:03J'ai 12 parlementaires
21:04qui ont leur permanence parlementaire
21:07qui a été attaquée.
21:07Un domicile, je crois aussi.
21:08Le domicile d'une tête de liste
21:10en Seine-Saint-Denis
21:10et plusieurs locaux municipaux.
21:12Une alerte à la bombe
21:13qui a été faite.
21:14Des menaces de mort et de viol
21:15contre Jean-Luc Mélenchon,
21:16Raphaël Arnaud,
21:17Rima Hassan
21:18ou encore moi-même.
21:19Et donc,
21:19il y a une responsabilité
21:21de chacun et chacune
21:22à nous cibler ainsi
21:24et à nous mettre en danger.
21:25On a bien compris ce que vous dites.
21:26En revanche,
21:26le cas de Raphaël Arnaud
21:27est quand même assez particulier.
21:28Vous l'avez investi
21:30aux législatives anticipées
21:31de 2024
21:32alors que vous saviez
21:33qu'il était fiché S,
21:35qu'il faisait l'objet
21:36d'une note de la DGSI
21:37donc pour sûreté de l'État
21:38et qu'il avait été condamné
21:40pour violence en réunion
21:43à quatre points de prison
21:44avec sursis.
21:45La condamnation arrive après.
21:46Bon, ça c'est la première chose.
21:47Donc, vérifiez vos fiches.
21:48La deuxième chose,
21:49c'est que vous savez
21:50ce qu'est une fiche S
21:51dans notre pays ?
21:52C'est une décision administrative.
21:54Et d'ailleurs,
21:55peut-être moi-même
21:56suis-je fiché S
21:57et que je ne le sais pas.
21:58Donc, je vais vous dire,
21:59Raphaël Arnaud
22:00a permis de battre
22:02et de faire partir
22:03un député
22:03du Rassemblement National
22:04de l'Assemblée Nationale.
22:05Et ce qui s'est passé
22:06en 2024,
22:08c'est d'abord
22:08un afflux massif
22:10et citoyen
22:10vers les urnes
22:11avec la jeunesse
22:13de ce pays,
22:13les quartiers populaires,
22:14les militants politiques,
22:15associatifs et syndicaux
22:17qui ont sauvé
22:17la République de l'extrême droite.
22:19Voilà ce qui s'est passé
22:19en 2024.
22:21Et je le dis,
22:22ce qui est en train
22:23de se passer
22:24vise à décrédibiliser
22:26l'antifascisme.
22:27Et nous savons
22:27ce que ça donne.
22:28La condamnation
22:28de Raphaël Arnaud,
22:29pardon, mais j'y reviens
22:29quand même, c'est important.
22:30La condamnation
22:31de Raphaël Arnaud
22:31pour violence,
22:32elle était antérieure à 2024.
22:33C'était 2022.
22:34Alors après,
22:35il y a eu un appel.
22:35Oui, quand il y a un appel,
22:36la condamnation n'est pas définitive.
22:38Maintenant, elle est définitive.
22:39Il n'empêche,
22:39Jean-Luc Mélenchon
22:40a quand même fait le choix
22:41à ce moment-là
22:42d'investir un candidat
22:44qui était et fiché S
22:47et condamné
22:48pour une violence
22:49à 4 mois de prison
22:50avec sursis.
22:51C'est quand même
22:51un drôle de fonction.
22:52La deuxième chose,
22:52c'est que ce sont des violences
22:53qui ont eu lieu sans coup.
22:55Vous lirez tout ce qui a été fait
22:57sur ce sujet,
22:58y compris sous caméra de surveillance.
23:00Et donc, il n'y a pas un coup
23:01qui a été donné à quelqu'un.
23:02Oui, enfin, il n'était pas
23:04dans la défense non plus.
23:05Oui, mais qui protégeait
23:07une manifestation LGBT
23:08avec 80 groupuscules,
23:1080 personnes
23:11d'un groupuscule d'extrême droite
23:12qui a attaqué cette manifestation.
23:13C'est un jeune homme ?
23:14Non, je précise l'FM,
23:15à qui pas eu,
23:15c'est très important.
23:16Oui, oui, c'est très important
23:17ce que je veux dire moi aussi.
23:18Je n'en doute pas.
23:19Allez-y.
23:20C'est un jeune homme dans la rue
23:22qui a été pris à partie
23:23par Raphaël Arnaud
23:24et d'autres membres
23:25de la Jeune Garde
23:26et qui a été,
23:27à ce moment-là,
23:28ciblé.
23:28Il n'était pas dans la défense,
23:29Raphaël Arnaud,
23:30à ce moment-là.
23:30On a pu consulter le jugement
23:32via le service politiciste
23:33de BFM TV.
23:33Oui, c'était suite à la manifestation
23:34attaquée par 80 personnes,
23:35ce qu'aurait dû faire
23:36effectivement non par Raphaël Arnaud
23:38mais qui aurait dû être
23:39le travail de la police.
23:40Ça justifie donc
23:40de s'attaquer à quelqu'un ?
23:41Non, mais...
23:42Enfin, nous sommes pour
23:45l'autodéfense populaire.
23:46Je ne sais pas si vous comprenez
23:47ce que je veux dire par là.
23:48Mais ce n'est pas
23:48de l'autodéfense populaire,
23:49la Mathilde Arnaud.
23:49Qu'est-ce que c'est d'ailleurs ?
23:50L'autodéfense populaire,
23:51c'est ce qu'ont fait
23:52les mouvements ouvriers,
23:53les mouvements socialistes,
23:54la SFIO notamment,
23:55les mouvements antiracistes,
23:57les mouvements féministes
23:58dans ce pays
23:58pour se protéger
23:59de la violence de l'extrême droite.
24:00Alors ça, c'est un autre point,
24:01Mathilde Arnaud.
24:02Attendez, attendez.
24:02Si on en vient à là...
24:03Ce qui est en train de se passer
24:05est exactement ce qui est en train
24:06de se passer
24:07de l'autre côté de l'Atlantique
24:08et je veux alerter dessus.
24:10Vous vous rappelez
24:11qu'en septembre 2025,
24:12il y a eu Charlie Kirk
24:12qui a été assassiné.
24:14D'ailleurs, certains sur CNews,
24:16notamment, expliquent que
24:17Quentin Derang serait
24:19le nouveau Charlie Kirk.
24:20Que s'est-il passé
24:21après l'assassinat de Charlie Kirk ?
24:22D'abord, vous avez Donald Trump
24:23qui a accusé les démocrates
24:25sans aucune preuve
24:25d'être responsable
24:26de cet assassinat.
24:27Ce qui ressemble assez
24:29à la cabale qui nous est faite.
24:31La deuxième chose,
24:32c'est que derrière,
24:33les organisations antifa
24:35ont été déclarées terroristes.
24:37Au point que quand l'ICE,
24:38vous savez,
24:39la milice raciste de Trump,
24:40a assassiné Nicole René-Goud
24:42ou Alex Prétis
24:44qui documentaient les violations
24:45qui étaient faites par l'ICE
24:46sur les droits humains,
24:47eh bien, Trump a pu les qualifier
24:50aisément de terroristes antifa.
24:52vous partez sur un autre terrain.
24:53Non, non, c'est exactement
24:55le même terrain.
24:55Mais il y a un point en France
24:56tout simplement...
24:57Faites attention à ce que vous êtes
24:57en train de faire.
24:58Mais non, Mathilde Pannot,
24:58il y a un point qui relie
25:00la jeune garde à la France insoumise
25:02et la jeune garde est impliquée
25:04aujourd'hui dans la rixe
25:05qui a eu lieu à Lyon,
25:06la rixe mortelle.
25:07Il y a au moins 4 personnes
25:09liées à la jeune garde
25:10qui sont impliquées
25:11dans cette rixe.
25:12Jean-Luc Mélenchon revendique
25:14aujourd'hui que la jeune garde
25:15soit liée et alliée
25:17à la France insoumise
25:18et vous ne voyez pas le lien.
25:20Écoutez,
25:21la jeune garde est dissoute.
25:22Jusqu'à preuve du contraire
25:23et vous et moi,
25:24nous n'en savez rien,
25:25nous n'en savons rien.
25:26L'organisation de la jeune garde
25:28en tant que telle
25:29dans ce drame
25:29n'est pas mise en cause
25:30puisque la jeune garde
25:31a été dissoute.
25:314 membres de la jeune garde
25:33sont impliqués.
25:33Oui, ce qui est des faits,
25:34vous pouvez dire des faits
25:35comme journaliste,
25:36il y a peut-être 4,
25:37je ne sais même pas,
25:38je ne suis pas au courant de ça
25:39donc apparemment,
25:39c'est mieux aux au courant de d'autres.
25:42Donc, il y aurait 4 anciens membres
25:43de la jeune garde,
25:44organisation dissoute
25:45qui seraient impliqués.
25:46La justice va faire son travail,
25:48la justice va dire
25:49ce qui s'est passé
25:49et la justice va punir
25:51les responsables.
25:52Mais êtes-vous toujours alliés
25:53et liés,
25:54comme le dit Jean-Luc Mélenchon,
25:55à la jeune garde ?
25:55Vous ne pouvez plus être alliés
25:56avec une organisation
25:56qui est dissoute.
25:57Mais vous êtes contre sa dissolution ?
25:59Oui, nous l'étions contre sa dissolution.
26:02Est-ce que vous l'êtes toujours aujourd'hui ?
26:03Est-ce que vous êtes toujours aujourd'hui
26:04contre la dissolution ?
26:05Attendez, attendez, excusez-moi.
26:06Allez-y.
26:06Aux côtés de syndicats,
26:08aux côtés de d'autres
26:08qui se sont élevés
26:09contre la dissolution de la jeune garde
26:11et je rappelle que la jeune garde
26:12a fait des formations,
26:12par exemple,
26:13pour la région Occitanie
26:14qui est présidée par Mme Delga.
26:16Ils ont fait des formations
26:17pour les écologistes.
26:18Mathilde Panot.
26:19Donc, oui,
26:20nous nous sommes
26:21pour un antifascisme
26:23et pour une autodéfense populaire.
26:25Point.
26:26Tout ce qui ne relève pas
26:27comme nous l'avons vu
26:28sur certaines des images
26:29n'a rien à voir avec nous
26:31et n'aura jamais rien à voir avec nous.
26:32Mathilde Panot, s'il vous plaît,
26:33on continue de rester factuel.
26:35Oui.
26:36Est-ce que vous vous opposez,
26:37nous aussi,
26:38est-ce que vous vous opposez
26:39toujours aujourd'hui
26:40à la dissolution de la jeune garde ?
26:42Tant qu'il n'y a pas,
26:44par la justice,
26:46le fait que l'organisation
26:47de la jeune garde
26:48serait impliquée
26:49en tant que telle dedans,
26:50nous sommes toujours opposés
26:51mais il y a un recours
26:52devant le Conseil d'État
26:53qui devait d'ailleurs avoir lieu
26:54la semaine dernière
26:55et nous verrons
26:56ce que ce recours
26:57devant le Conseil d'État
26:58donne lieu.
26:58Donc si ce lien est avéré ?
27:00Si c'est avéré,
27:01à ce moment-là,
27:02on ne soutiendra pas
27:02qu'une organisation continue
27:03si c'est avéré
27:04que c'est la jeune garde
27:05qui a organisé cela.
27:07Mais je vais vous dire,
27:08moi je suis claire là-dessus,
27:09mais je vais vous dire,
27:11faites très attention
27:12au fait de passer
27:13l'ensemble
27:14de l'antifascisme
27:15sous le bus
27:16parce que ce qui est en train
27:18de se passer dans ce pays
27:18est très grave
27:19et il y a une ambiance
27:21dans ce pays
27:21qui devient absolument irrespirable
27:23notamment pour les musulmans
27:25et les musulmanes
27:25de ce pays,
27:26notamment pour les personnes LGBT.
27:27Vous avez vu
27:28qu'il y a déjà eu des conséquences
27:29de ce qui s'est passé à Lyon
27:30puisqu'il y avait
27:31un événement festif
27:33organisé par des associations LGBT
27:34qui a dû être annulé
27:36justement parce qu'il y avait
27:37des menaces d'extrême droite.
27:38Je reviens aux méthodes
27:38de la jeune garde
27:39parce que vous dites
27:41dernière question
27:41sur la jeune garde
27:42on est pour l'autodéfense
27:45sauf que ce décret
27:46de dissolution
27:47de la jeune garde
27:48il est extrêmement motivé
27:49en disant précisément l'inverse
27:50que ce n'est pas
27:51de l'autodéfense
27:51mais une provocation constante
27:53aux agissements violents.
27:54Il est là ce décret
27:55juste le montrer
27:55pour les personnes
27:56qui l'ont garde.
27:56Je ne vais pas tout vous lire
27:56mais par exemple
27:57la jeune garde
27:58sous couvert d'organiser
27:59la défense de ses membres
28:00provoque à des agissements
28:01violents contre les personnes
28:02en vue d'affrontements
28:03avec les groupes d'ultra-droite.
28:04A cette fin
28:05elle organise au profit
28:06de ses membres
28:06des entraînements
28:07au sport de combat
28:08et au combat de rue.
28:08Ses provocations sont revendiquées
28:10et assumées dans ses publications.
28:11Suivent une multiplication
28:13de descriptions de faits
28:14avec des provocations
28:15je ne vous les fais pas toutes
28:16à Paris, à Strasbourg
28:17avec des membres
28:18de la jeune garde
28:19qui suivent chez eux
28:20des membres de Némézis
28:21Madame Atalaya
28:22vous lisez le décret
28:24nous sommes d'accord
28:25le décret est contesté
28:27devant le conseil d'état
28:28sur des bases juridiques
28:29donc y compris
28:30avec des faits du décret
28:31qui sont contestés
28:32par cette ancienne organisation
28:34qui depuis a été dissoute
28:36donc nous verrons
28:37ce que cela donnera
28:37mais je le répète
28:39nous nous apportons
28:40notre soutien
28:40à toutes les organisations
28:42antifascistes
28:42de ce pays
28:43féministes
28:44antiracistes
28:44qui sont disciplinées
28:46et qui font
28:47de l'autodéfense populaire
28:48face aux agressions
28:49de l'extrême droite
28:50et je suis assez choquée
28:51je suis assez choquée
28:52de voir que
28:53personne
28:54dans ceux
28:55de l'extrême droite
28:55qui se tenaient
28:56à quelques mètres
28:57d'une conférence
28:57que nous tenions
28:58à l'université
28:59à Sciences Po Lyon
29:00personne n'a été arrêté
29:02et ce alors qu'ils avaient
29:02des barres de fer
29:03on avance
29:03donc dorénavant
29:05dorénavant
29:05et la question
29:07qui est posée
29:07c'est comment vont-ils
29:08assurer le fait
29:09qu'il y a un débat démocratique
29:11digne de ce nom
29:12dans ce pays
29:12on vous a bien entendu
29:13Mathilde Panot
29:13et comme promis
29:14on va donc avancer
29:15on va aborder
29:15les municipales
29:16parce qu'on rappelle
29:17les français
29:17qui nous écoutent
29:18vont voter
29:19le premier tour
29:20c'est dans trois semaines
29:22précisément
29:22et je voudrais revenir
29:23sur ces déclarations
29:26dans les conséquences
29:27de cette affaire
29:28que nous venons d'évoquer
29:29Bruno Retailleau
29:30Jordan Bardella
29:31ou encore Laurent Wauquiez
29:32qui appelle à
29:33je cite
29:33dresser un cordon sanitaire
29:35contre vous
29:36ça va se matérialiser
29:38selon vous
29:38dans les urnes là ?
29:39Eh bien
29:39nous verrons
29:40mais en tout cas
29:41quand j'entends
29:42que la candidate de la droite
29:43à Marseille
29:44se réclame
29:44des valeurs
29:45du pétainiste
29:47en disant que
29:48ces valeurs sont
29:49travail, famille, patrie
29:50et que je vois
29:52la niche parlementaire
29:53donc le seul jour
29:53où le groupe de la droite
29:55peut décider
29:55de l'ordre du jour
29:56à l'Assemblée nationale
29:57qui était 100%
29:59100%
30:00des mesures
30:01qui viennent directement
30:02du programme
30:02du Rassemblement national
30:04je dis qu'aujourd'hui
30:05les républicains
30:06ne sont plus l'ombre
30:07d'eux-mêmes
30:07et qu'ils sont en train
30:09d'être menacés
30:10de dissolution
30:11dans l'extrême droite
30:12avec un bloc
30:13d'extrême droite
30:14effectivement
30:14qui est en train
30:15de se constituer
30:16avec la droite
30:17Mais quand même
30:17avec ces prises de parole
30:18du président des républicains
30:20et du Rassemblement national
30:21est-ce que
30:21très froidement
30:22est-ce que vous dites
30:22qu'il y a effectivement
30:23un risque
30:23qu'il y ait une sorte
30:24de front républicain inversé
30:25qui vous empêche
30:27vous la France insoumise
30:28d'acquérir la moindre municipalité
30:31de conquérir
30:32la moindre municipalité
30:32ou de faire
30:33de faire des bons scores
30:35Alors je ne sais pas
30:36s'il y a un risque
30:37mais en tout cas
30:37il y a une volonté
30:38et un objectif
30:39je rappelle que
30:40dans la décrédibilisation
30:41de la France insoumise
30:42le dernier épisode
30:43était le fait
30:44de nous classer
30:44à l'extrême gauche
30:45et je le redis
30:46l'extrême gauche
30:46est extrêmement respectable
30:47dans ce pays
30:47mais n'a pas la même stratégie
30:49que nous
30:49nous avons décidé
30:50de prendre le pouvoir
30:51par les urnes
30:52la révolution citoyenne
30:53par les urnes
30:53et je rappelle que
30:55dans beaucoup d'autres époques
30:56Jaurès était lui aussi
30:57accusé d'extrême gauche
30:58parce qu'il était
30:58contre la guerre
30:59Clémenceau était accusé
31:00d'être d'extrême gauche
31:01etc etc
31:02donc oui
31:04il y a une volonté
31:05de tenter
31:06d'ostraciser
31:07la France insoumise
31:08de la vie politique française
31:10et dans le même temps
31:11de dédiaboliser
31:12le Rassemblement national
31:13avec des ministres
31:14qui parlent
31:15exactement comme lui
31:16et qui font référence
31:17à des périodes
31:18extrêmement sombres
31:18de notre histoire
31:19par rapport à la position
31:20maintenant des socialistes
31:22qui hésitent
31:23à se dissocier de vous
31:24et à faire des alliances
31:25au cas par cas
31:26au municipal
31:26au second tour
31:28le secrétaire général
31:29du parti socialiste
31:30a déclaré que les candidats
31:32insoumis
31:32qui souhaitaient rejoindre
31:33les listes d'union
31:33de la gauche
31:34dans d'éventuels
31:36second tours
31:36devront clarifier
31:37leur position
31:38sur la violence
31:39que vous inspirent
31:40pour l'instant
31:41ces premières réactions
31:42des socialistes
31:43vis-à-vis de vous
31:44d'abord
31:45moi j'ai entendu
31:46François Hollande
31:47qui dit lui
31:48que tout lien
31:49avec la France insoumise
31:50est rompu
31:50ça tombe bien
31:51François Hollande
31:51qui est celui
31:52qui a amené
31:53Macron au pouvoir
31:53d'abord au secrétariat
31:54général de l'Elysée
31:55comme ministre de l'économie
31:57et ensuite
31:57à la présidence
31:58avec la Macronie
31:59qui je le dis
32:00a une responsabilité
32:01historique
32:01dans la montée
32:02de l'extrême droite
32:02je rappelle que 2017
32:04il y avait seulement
32:058 députés d'extrême droite
32:06dans cette assemblée
32:082022 il y en a 89
32:102024 il y en a 144
32:11députés d'extrême droite
32:12donc la première des choses
32:14c'est de rompre
32:15avec une politique
32:16qui fait monter
32:17cette extrême droite
32:18et c'est ce que nous reprochons
32:19notamment
32:19qu'est-ce que vous dites
32:20au part socialiste
32:21très précisément
32:21à l'accroche de ces municipales
32:22moi je voudrais savoir
32:23quels propos
32:24quels propos
32:25ou quels actes
32:26font que nous ne serions
32:28pas clairs sur la violence
32:29il y a des dizaines
32:30et des dizaines
32:31d'extraits
32:31il y a des dizaines
32:33et des dizaines
32:34d'extraits
32:34de Jean-Luc Mélenchon
32:35qui réexpliquent
32:36que la violence physique
32:37rabougrit nos mouvements
32:38rabougrit les combats
32:39que nous menons
32:40on va pas faire le début
32:40de l'édition
32:40mais ils vous reprochent
32:42précisément
32:42tout ce qu'on s'est dit
32:43tout à l'heure
32:44oui mais du coup
32:45quoi précisément
32:46je suis pas socialiste
32:47je suis pas là
32:48pour vous donner
32:48cet avis là
32:49le fait que vous ne suspendiez
32:52pas Raphaël Arnaud
32:54lorsqu'elle a accueilli
32:55les jeunes gardes
32:56en Occitanie
32:57enfin je veux dire
32:57ça n'a aucun sens
32:58factuellement on vous dit
32:59que c'est ça
32:59qu'ils vous reprochent
33:00non non
33:00factuellement en fait
33:01à la fin quand vous cherchez
33:02et que nous répondons
33:03il n'y a à la fin
33:04absolument plus rien
33:04mais vous vous êtes favorable
33:05à des alliances au cas par cas
33:06avec les socialistes au second tour
33:08nous avons été extrêmement clairs
33:08des municipales
33:09nous avons été extrêmement clairs
33:11lorsque les insoumis
33:12arriveront en tête
33:13au premier tour
33:14ils proposeront
33:15le rassemblement
33:16et ils créeront
33:17les conditions
33:17pour le rassemblement
33:18notamment avec
33:19les autres listes de gauche
33:20ça c'est ce que nous
33:22nous avons dit
33:22par contre
33:23ceux qui ne sont pas clairs
33:24c'est justement
33:25les socialistes
33:25qui eux expliquent
33:27que ça serait peut-être
33:28au cas par cas
33:29d'autres disent jamais
33:30et nous avons entendu
33:32notamment des candidats
33:33à Paris expliquer
33:34qu'il n'y aurait jamais
33:36d'alliance avec les insoumis
33:37donc c'est à eux de répondre
33:38à la question
33:39ce n'est pas à nous
33:39nous avons répondu à la question
33:40autre mouvement de gauche
33:42qui est concerné
33:42donc les écologistes
33:43Yannick Jadot
33:44donc sénateur
33:45du parti des écologistes
33:46et ancien candidat
33:47à l'élection présidentielle
33:48a expliqué donc
33:49dans les colonnes
33:50de la tribune dimanche
33:51que si Jean-Luc Mélenchon
33:52n'apportait pas de clarification
33:53nécessaire
33:54sur les liens entre
33:55vous voyez où je veux en venir
33:56entre LFI
33:58et la jeune garde
33:58qu'une alliance
34:00au municipal
34:00ne serait pas possible
34:01pareil
34:02quelle est votre réaction
34:03Ma réaction c'est
34:04je me demande
34:04quelle responsabilité
34:05a M. Jadot
34:06pour dire ça aujourd'hui
34:07parce que j'ai vu
34:08les propos qui ont été tenus
34:09par la présidente de groupe
34:10Cyrielle Châtelain
34:11à l'Assemblée Nationale
34:12des écologistes
34:13ou encore
34:14par Marine Tondelier
34:15qui ne dit absolument pas ça
34:16Il s'exprime en qualité d'ancien
34:18concurrent à la présidentielle
34:19avec une autorité également
34:20sur le parti
34:21M. Ludin n'a aucune responsabilité
34:22particulière pour dire cela
34:23et je veux saluer
34:24la prise de parole
34:25notamment de Cyrielle Châtelain
34:26et de tous les écologistes
34:27Sandrine Rousseau
34:28et d'autres
34:29qui comprennent
34:29l'enjeu politique
34:31de ce qui est en train
34:31de se passer
34:32et qui comprennent
34:33que l'enjeu est justement
34:34de faire front
34:35contre l'extrême droite
34:36qui pullule maintenant
34:37et qui prend le pouvoir
34:38un peu partout en Europe
34:39aux Etats-Unis
34:40et à beaucoup d'autres endroits
34:41Alors on l'avait promis
34:42on parle aussi d'international
34:43bien évidemment
34:44je vais faire le lien
34:45avec tout ce qu'on vient
34:46de se dire
34:46et quelque chose
34:47qui nous parvient à l'instant
34:49Mathilde Panot
34:49c'est la France
34:50qui va convoquer
34:51l'ambassadeur américain
34:53Charles Kushner
34:54après les propos
34:55qui ont été notamment
34:56recueillis
34:57de l'administration américaine
34:59visant la France
35:01enfin en tout cas
35:01certains mouvements
35:03quelle est votre réaction
35:03à cette convocation ?
35:04Il serait temps de comprendre
35:05que les Etats-Unis
35:06poursuivent leur propre intérêt
35:08et que ce n'est pas l'intérêt
35:09ni du peuple français
35:10ni des peuples en Europe
35:12Je rappelle que la France
35:13s'est fait espionner
35:14et a fait écouter
35:16les Etats-Unis
35:17ont fait écouter
35:17des présidents français
35:18pendant des années
35:20sans qu'il n'y ait
35:20aucune réaction
35:21que nous avons
35:22un président de la République
35:23qui n'a eu de cesse
35:24d'accroître encore
35:25les dépendances
35:26aux Etats-Unis
35:27qui a vendu
35:28je rappelle
35:28Alstom
35:29à General Electric
35:30et qui de ce fait
35:31à la fois sur des enjeux
35:33numériques
35:33sur des enjeux
35:34de défense
35:34s'est livré
35:36dans la main
35:37des Etats-Unis
35:37Vous saluez cette convocation
35:38de l'ambassadeur américain ?
35:39Bien sûr
35:40et je crois qu'il est
35:40plus que jamais nécessaire
35:41de dire
35:42qu'il nous faut être
35:44indépendants
35:44et qu'il faut arrêter
35:45de poursuivre
35:47la voie
35:48de ce qui se fait
35:49au niveau du trumpisme
35:51dans notre pays
35:52Je rappelle par exemple
35:53que je trouve
35:53extrêmement choquant
35:54qu'un ministre
35:55comme le ministre
35:56des Affaires étrangères
35:57M. Barraud
35:58puisse demander
35:59la démission
35:59de Francesca Albanese
36:00la rapporteure spéciale
36:02des territoires occupés
36:03en Palestine
36:06dont il l'a accusé
36:07d'avoir tenu
36:07des propos
36:08qui n'ont jamais
36:09été tenus
36:10dont le quai d'Orsay
36:10admet lui-même
36:11qu'ils n'ont jamais
36:12été tenus
36:12et qui continue toujours
36:14de demander la démission
36:15Pas que ça
36:15il accuse également
36:16Francesca Albanese
36:17d'être exprimé
36:19dans le cadre
36:19d'une conférence
36:20avec notamment
36:20en visioconférence
36:21dans ce forum
36:22un dirigeant politique
36:23du Hamas
36:24et en présence
36:25d'un représentant
36:26du gouvernement iranien
36:27qui s'appelle
36:27Abbas Arachi
36:28Oui enfin
36:29en fait
36:30vous voyez que
36:31moi j'ai extrêmement honte
36:32de voir mon pays
36:33qui continue
36:35dans la propagande
36:36qui est faite
36:36par le gouvernement
36:37de Netanyahou
36:38qui continue
36:39à ne rien dire
36:40alors que le génocide
36:41continue toujours
36:42à Gaza
36:42que vient d'être déclaré
36:4310% des terres
36:44de Cisjordanie
36:45comme terre d'Etat
36:46donc avec une colonisation
36:47qui ne cesse
36:48de s'accroître
36:48et que la seule réaction
36:50de la France
36:50est de permettre
36:51de nouveau
36:51à Netanyahou
36:52pourtant poursuivi
36:53par un mandat d'arrêt
36:54de la Cour pénale internationale
36:56de survoler notre territoire
36:58et qui vise
36:58à faire taire
36:59les voix pour la paix
37:00notamment
37:00sur l'actualité internationale
37:01que je remercie
37:03du travail extraordinaire
37:03qu'elle a fait
37:04pour dénoncer ce génocide
37:05et j'invite
37:06toutes celles et ceux
37:06qui nous écoutent
37:07à signer l'initiative
37:08citoyenne européenne
37:09pour forcer
37:10la commission européenne
37:11à prendre des sanctions
37:12contre Israël
37:13notamment en suspendant
37:14l'accord d'association
37:15entre l'Union européenne
37:16et Israël
37:16Amandine
37:17sur l'actualité internationale
37:18toujours
37:19avec notamment
37:19la situation
37:20en Iran
37:21Donald Trump
37:22dit maintenant
37:22qu'il se donne
37:2310 jours
37:23pour voir si un accord
37:25est possible
37:25avec Téhéran
37:26faute de quoi
37:27je le cite
37:27de mauvaises choses arriveront
37:28on voit que les Etats-Unis
37:29renforcent leurs moyens militaires
37:30à proximité
37:31de l'Iran
37:33comment doit se positionner
37:35la France
37:35pour vous
37:36sur ce dossier ?
37:37La France doit s'opposer
37:38absolument
37:38à une intervention militaire
37:40je rappelle
37:40qu'il y a déjà eu
37:41des bombardements
37:42sur l'Iran
37:42c'était en juin 2025
37:43c'était une frappe états-unienne
37:46notamment sur la prison
37:47d'Evin
37:47dans lequel se trouvaient
37:48Jacques Collère
37:49et Cécile Paris
37:50qui je le rappelle
37:51sont toujours en Iran
37:52et n'ont pas encore
37:54quitté l'ambassade
37:56et nous appelons
37:56à ce qu'ils puissent
37:57revenir le plus vite possible
37:58mais donc je rappelle
37:59qu'on avait une inquiétude
38:00sur leur situation
38:02à ce moment-là
38:03et que dans cette frappe
38:0480 personnes ont été tuées
38:05dans la prison d'Evin
38:06et que ces 80 personnes
38:07étaient à immense majorité
38:08des opposants au régime
38:10donc on ne libère pas
38:11un peuple avec des bombes
38:12et la France
38:14doit se situer
38:14au niveau du droit international
38:16notamment pour faire en sorte
38:17qu'il puisse y avoir
38:18des élections libres
38:20et notamment libres
38:20dans leur candidature
38:21pour que le peuple iranien
38:22puisse décider
38:23de son destin
38:24et moi je suis très inquiète
38:25de voir
38:26le nombre d'armements
38:28qui se trouvent
38:29massés près de l'Iran
38:31par les Etats-Unis
38:31qui se préparent effectivement
38:33aux côtés des négociations
38:34à pouvoir intervenir
38:35Autre déclaration
38:37de Donald Trump
38:38cette semaine
38:38dans une tonalité fidèle
38:40à ses habitudes
38:42je peux détruire un pays
38:43mais pas le taxer
38:44d'un seul dollar
38:44il fait allusion
38:45aux droits de douane
38:45qui ont été retoqués
38:48par la Cour suprême américaine
38:50donc ça c'est un impact direct
38:51sur le commerce international
38:54et donc la France
38:55entre autres
38:57il a annoncé
38:58faire passer
38:59sa nouvelle taxe douanière
39:00de 10 à 15%
39:02avec effet immédiat
39:04comment est-ce que
39:04tout cela va se finir
39:05et qu'est-ce que la France
39:06peut concrètement faire
39:08face à Donald Trump ?
39:09Alors bon d'abord
39:10la première chose
39:11c'est que c'est un camouflet
39:13pour la politique de Trump
39:14même si derrière
39:15vous l'avez dit
39:15ça ne l'empêche pas
39:16de continuer
39:17la guerre commerciale
39:18qu'il est en train de faire
39:18Donc vous saluez
39:19la décision déjà
39:19de la Cour suprême ?
39:21Moi je salue
39:22le fait qu'il puisse
39:23peut-être y avoir
39:25puisque Donald Trump
39:26lui-même dit
39:26que sa seule limite
39:27est sa propre morale
39:29qu'il puisse y avoir
39:31non seulement
39:31des règles du droit international
39:32que Donald Trump
39:33est en train de détruire
39:34complètement
39:35avec son conseil
39:35de la paix
39:36visant à décrédibiliser
39:37l'organisation des Nations Unies
39:39mais aussi
39:40à décrédibiliser
39:40les propres règles
39:41de l'état de droit
39:42qui se trouvent
39:42aux Etats-Unis
39:43ce qu'on voit
39:44avec l'AIS
39:45et ce qu'on voit
39:45Sur le commerce international
39:46Donc sur le commerce international
39:48la France doit travailler
39:49à sortir de ses dépendances
39:51vis-à-vis des Etats-Unis
39:52je le dis
39:53avec une forme de gravité
39:54parce que ce qui s'est passé
39:56l'été dernier
39:56où l'Union Européenne
39:58a accepté
39:58avec un chantage
39:59aux droits de Donne
40:00qui étaient fait
40:01a accepté
40:02un accord
40:03qui est absolument délétère
40:04qui vise à acheter
40:05des centaines de milliards
40:06d'armes aux Etats-Unis
40:07qui vise à acheter
40:08des centaines de milliards
40:09là aussi d'énergie
40:10aux Etats-Unis
40:11notamment du gaz de schiste
40:12états-unien
40:13et bien tout cela
40:14ne correspond pas
40:15aux intérêts européens
40:17et aux intérêts français
40:18et donc pour cela
40:19il faut
40:20et nous avons demandé
40:21une commission d'enquête
40:22pour sortir des dépendances
40:23avec les Etats-Unis
40:23et je veux signaler
40:24que notre droit de tirage
40:25de commission d'enquête
40:26mené par Aurélie Trouvé
40:27actuellement
40:28porte justement
40:29sur les fonds de pension
40:30y compris états-uniens
40:31puisque la majorité
40:32ce sont des fonds de pension
40:33états-uniens
40:33qui détruisent
40:34la capacité productive
40:35de la France
40:36Alors on va juste
40:37vous remontrer
40:38la citation Jules
40:39de Jean-Luc Mélenchon
40:40dans la tribune dimanche
40:42pour recontextualiser
40:44effectivement
40:45ce qui a été dit
40:46c'est important
40:47parce qu'il faut
40:49que tout soit très clair
40:51la citation
40:52de Jean-Luc Mélenchon
40:53que vous voyez ici
40:54Jules
40:55qu'est-ce qu'il a dit
40:56précisément ?
40:58Donc ça c'est
41:00dans la tribune dimanche
41:02il qualifie
41:04ce qu'il s'est produit
41:06le moment où
41:09Quentin de Ranck
41:10a été battu à mort
41:11il le qualifie
41:12de bataille de rue
41:13il fait une analyse politique
41:14en prenant
41:14le recul
41:16sur quelles seront
41:16les conséquences
41:17pour la France insoumise
41:19et il estime
41:20que
41:22à court
41:23moyen
41:23long terme
41:24que le public sera
41:25précision importante
41:26il ne dit pas mot pour mot
41:28qui se souviendra
41:29d'ici à 2027
41:30de ce qu'il qualifie
41:31je le précise
41:32c'est très important
41:33c'est bien
41:34je le fais
41:36et Jean-Luc Mélenchon
41:37a réagi à l'instant
41:38sur les réseaux sociaux
41:38nous rétablissons
41:40les faits ici
41:40c'est le terme de bataille de rue
41:43qui est attribué
41:43à Jean-Luc Mélenchon
41:44ce qu'on a interrogé tout à l'heure
41:45sur qui se souviendra
41:45il se trouve
41:46qu'il ne l'a pas dit cela
41:47donc moi
41:48j'invite toutes seules
41:48et ceux
41:49qui ont
41:51des campagnes
41:52qui sont faites
41:52contre la France insoumise
41:53à vérifier d'abord
41:55rappeler que nous sommes
41:56face à une instrumentalisation
41:58politique
41:58qui vise à décrédibiliser
42:00notre force politique
42:01pourquoi pas la faire disparaître
42:02puisque certains
42:02aimeraient dissoudre
42:03la France insoumise
42:05et donc
42:05j'invite toutes celles et ceux
42:07qui nous écoutent
42:08à garder leur sang froid
42:09et à se rappeler
42:10que nous
42:10nous ne céderons pas
42:11un pouce
42:12face à l'extrême droite
42:13parce que c'est aussi
42:14l'objet de cette offensive
42:14Merci Mathilde Panot
42:16d'avoir été avec nous
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