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  • il y a 4 mois

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00:00Beaucoup de sujets à aborder avec vous, Charlotte Dornela, c'est Antoine Fenech.
00:05Un petit mot, tout d'abord pour réagir sur le vote.
00:09J'étais assez incertain tout à l'heure à l'Assemblée Nationale.
00:12On se demandait 5 minutes avant ce qui allait tomber.
00:15Bon, ça a été adopté, cette partie recette, on en parlait tout à l'heure avec Martin Blachier,
00:20partie recette du projet de loi de finances de la Sécurité Sociale,
00:24167 lois pour et 161 contre.
00:27Alors concrètement, ça veut dire que les débats vont pouvoir se poursuivre,
00:30et notamment incluant la fameuse partie suspension de la réforme des retraites.
00:35Alors ce qui est cocasse, c'est de voir un petit peu les alliances de vote,
00:38le RN et LFI qui ont voté contre, main dans la main.
00:41Horizon et LR se sont abstenus, et puis le PS est venu au secours des macronistes.
00:46Charlotte Dornela.
00:47Oui, mais moi je ne pense pas parce que les gens votent la même chose,
00:49c'est forcément des alliances contre nature,
00:51ils peuvent le voter d'abord parce qu'ils ne sont pas d'accord,
00:54ou parce qu'ils sont d'accord, et le PS n'avait qu'une ambition,
00:56on a bien compris la différence entre PS et LFI en l'occurrence.
01:00LFI refusait absolument ce texte, et par ailleurs espérait la chute du gouvernement,
01:06qui aurait potentiellement suivi, on va dire, un rejet de ce texte,
01:10quand le PS n'avait qu'une idée en tête, c'était le débat sur la réforme des retraites,
01:14sur la suspension éventuelle, ou la suppression, on ne sait plus quel mot utiliser,
01:19qui aura donc lieu mercredi.
01:20Mais il faut bien comprendre que ce texte n'a été voté que pour ça.
01:22Donc le théâtre se poursuit.
01:25Ah oui, ça !
01:26Bah oui, non mais résultat, ça ne dit rien, ce vote-là ce soir,
01:30ne dit rien de ce que va devenir, ni le budget évidemment, ni celui de la sécurité sociale.
01:35Donc le théâtre se poursuit, pour avoir le coup d'éclat du débat à l'Assemblée nationale
01:40sur la réforme des retraites, sachant que le texte qui vient d'être voté
01:43va être rejeté par le Sénat, donc il va revenir, c'était une première lecture.
01:46Donc finalement, ce vote, qu'il soit arraché ou pas, et qu'un tel ait voté oui,
01:51et un tel ait voté non, et puis ça l'expliquait sur un plateau et accusait son voisin d'être le traître...
01:55Bon après c'est plutôt bien pour Sébastien Lecornu, c'est plutôt une bonne séquence pour le PS aussi.
01:59Ça c'est une autre chose, il y a deux choses.
02:02Sébastien Lecornu révèle, on va dire, par ce vote, son habileté politique,
02:07mais par contre, c'est bien pour Sébastien Lecornu,
02:10c'est-à-dire que, étant donné les aventures, on va dire, des précédents premiers ministres,
02:15en effet, ce vote ce soir prouve une certaine habileté de sa part,
02:19rien ne prouve que le budget sera adopté, je rappelle que tous les précédents l'ont été avec un 49-3,
02:23donc rien n'assure que ce budget sera adopté,
02:26donc qu'est-ce qu'il va devenir et comment Sébastien Lecornu poursuivra, c'est une autre chose,
02:30mais vous avez raison sur son habileté politique, voire politicienne, ces dernières semaines,
02:35et ensuite le PS amorce par les discussions et son comportement et le vote de ce soir,
02:41une mise à distance de la France insoumise dans la stratégie
02:45et dans la volonté d'exister politiquement en dehors de la coalition qu'il faisait avec la France insoumise.
02:50Donc ça va être sanglant à gauche, ça a déjà commencé à l'être.
02:53Ça a déjà commencé à l'être.
02:55Et en effet, Sébastien Lecornu, là, ce soir, on va dire, apparaît comme habile,
03:00ce qui ne dit rien ni de son avenir, mais encore moins de celui de la France.
03:03Écoutez, à propos de sanglant entre la gauche, la réaction tout à l'heure de Boris Vallaud
03:08à la sortie de l'Assemblée nationale sur ce vote,
03:11et il a vraiment fustigé le Parti Socialiste, écoutez.
03:14Nous avons obtenu un certain nombre d'avancées.
03:16Nous avons surtout épargné les Françaises et les Français d'un certain nombre d'efforts
03:20qui leur étaient demandés.
03:21Nous avons épargné les tickets restaurants, nous avons épargné les apprentis.
03:25Nous nous sommes battus pour celles et ceux pour lesquels nous nous sommes engagés.
03:28Est-ce que c'est suffisant ? Certains noms.
03:30C'est la raison pour laquelle nous voulons débattre aujourd'hui du gel des pensions
03:33sur lesquels nous entendons revenir.
03:36Nous ne voulons également l'abandon du gel des minima sociaux.
03:39Nous voulons obtenir l'abandon du doublement des franchises médicales.
03:44Nous voulons plus de moyens pour l'hôpital.
03:46Tous ceux qui n'ont pas voté la partie recette, en réalité, hypothèquent l'avenir
03:50et le pouvoir d'achat des Françaises et des Français.
03:52Il a fustigé LFI, bien évidemment.
03:55Antoine Fenech, ça y est, la bataille est vraiment importante.
03:57C'est une première étape qui est franchie pour Sébastien Lecornu.
04:01Après, il reste la partie la plus importante, la partie dépense.
04:04Et on voit bien qu'il y a déjà beaucoup d'ambiguïté à l'Assemblée nationale
04:10entre les différents partis.
04:11En fait, la réforme, la partie recette est vraiment passée à RICRAC, à 15 voix près.
04:17On se rend compte que si les Républicains s'étaient décidés à voter pour ou contre,
04:22ça aurait eu un impact.
04:24Simplement pour dire qu'aujourd'hui, Sébastien Lecornu est plus dépendant que jamais du Parti Socialiste.
04:29Et il va devoir céder presque à toutes les exigences du Parti Socialiste.
04:33Sinon, il ne pourra pas se maintenir.
04:35L'objectif, il ne s'en cache pas, c'est de pouvoir tenir jusqu'en 2027.
04:40Et donc, quitte à avoir un budget qui sera voté,
04:43qui ne sera pas forcément très différent de celui de l'année dernière,
04:46pour eux, ça va très bien puisqu'ils évitent une censure.
04:50Et puis, voilà, aujourd'hui, on joue la montre, on ne joue pas à les réformes.
04:54Et puis, on comprend aussi l'attitude du Rassemblement national
04:56puisque eux, depuis la censure du gouvernement Bayrou,
05:01ils se sont dit une chose,
05:02on n'acceptera plus aucune, on ne votera plus aucune réforme
05:05mise en place ou voulue par le Bloc central.
05:09Donc, voilà où on en est aujourd'hui.
05:11En tout cas, affaire à suivre, il y aura un vote le 12 novembre
05:14et puis, évidemment, le Sénat qui va certainement
05:16annuler beaucoup de ces amendements
05:20qui ont été votés par l'Assemblée nationale.
05:22Et puis, dans le son qu'on entendait de Boris Vallaud,
05:27c'est extrêmement clair.
05:28Il explique lui-même qu'il voudra débattre sur certaines choses
05:30pour lesquelles il a voté cet après-midi,
05:32mais pour avoir un débat sur un autre sujet
05:34et notamment aborder la F1,
05:35pour avoir les débats qui puissent se tenir.
05:38Donc, on comprend bien que le texte,
05:39certains l'ont voté pour une autre raison que le texte lui-même,
05:43d'autres l'ont rejeté pour le texte lui-même
05:44ou pour d'autres raisons que le texte lui-même.
05:46Bref, on continue.
05:48Et honnêtement, nous, c'est notre métier de le suivre.
05:50Je veux dire, on fait que ça, je l'en ai.
05:51Et franchement, on a du mal à suivre.
05:52Et moi, je n'en peux plus.
05:54Et alors, demandez aux Français ce qu'ils en pensent.
05:55Et l'économie, notamment, où il ne se passe plus rien,
05:58les entreprises n'ont plus de commandes
06:00parce qu'il y a une instabilité.
06:01C'est un désastre.
06:02C'est vrai qu'on est obligés de le commenter
06:04parce qu'il faut informer nos auditeurs.
06:07Mais bon, déjà, je pense qu'il y a beaucoup d'agacement
06:13les gens concernés sont affligés
06:14et les gens qui ne sont pas concernés
06:16parce qu'ils ont d'autres métiers,
06:17parce que directement par ces débats...
06:20On est tous concernés par les débats
06:21qui sont en train de se tenir.
06:22Mais ce que je veux dire,
06:22c'est que plus ou moins directement concernés
06:24par les décisions qui sont prises
06:26ou qui ne sont pas prises,
06:27se sont détournés depuis déjà de nombreuses semaines
06:31de ce qui se passe à l'Assemblée nationale.
06:33Donc, le retour du pouvoir à l'Assemblée nationale
06:35avec ce spectacle-là,
06:36c'est franchement catastrophique.
06:37Mais je pense que ça a des intérêts,
06:38surtout pour leurs entreprises, parfois,
06:41leurs commandes, leurs sessions.
06:43C'est surtout pour ça.
06:44Moi, je m'interroge vraiment
06:46quelle va être la partie dépense
06:48puisque, à mon avis,
06:50il va encore y avoir un endettement important de la France
06:53puisque s'il veut faire passer des dépenses...
06:56Il faudra refaire l'addition à la fin
06:57et la soustraction, surtout.
06:58Exactement, parce que là,
06:59pour arriver à l'équilibre,
07:01sachant qu'on a une charge de la dette
07:02qui est très impressionnante,
07:04c'est une mission impossible
07:05ou alors c'est la censure.
07:07Donc, Bayrou, lui, il a choisi la censure,
07:09mais je ne pense pas que Le Cornu
07:10va vouloir suivre le même chemin.
07:12Écoutez, affaire à suivre...
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