00:00But while this hate tries to communicate,
00:07finding trust and love is not always easy to make.
00:13Bonjour, c'est Yael Nahim pour Marie Claire.
00:15Les chiffres sont très graves.
00:18La situation n'est pas réglée aujourd'hui.
00:20Je trouve aussi qu'il y a un lien direct entre la place des femmes,
00:23la condition des femmes, les violences,
00:25et le monde tel qu'on l'a aujourd'hui,
00:27vers les guerres, vers le fait qu'on est dans une société
00:30qui est construite beaucoup sur un patriarcat,
00:33sur de la domination, sur de la violence.
00:35Si on va vers la non-violence,
00:37vers la compréhension de soi, des rapports,
00:39et qu'on retire un souillard de peur,
00:42on peut impacter tout, l'écologie, la géopolitique,
00:46et évidemment le couple, le bonheur,
00:48et puis comment on élève la génération qui va venir après,
00:51parce que ça a un impact sur tout en fait.
00:53Les violences faites aux femmes ont un impact,
00:55et la place des femmes ont un impact sur tout l'écosystème.
00:58Oui, de manière très banale,
01:00qui fait que même toi-même des fois,
01:02tu crois que c'est comme ça.
01:04Des phrases à la con, des réflexions,
01:08une place qu'on ne te donne pas.
01:10Au-delà des phrases qui sont vraiment du sexisme,
01:13ou des gestes mal placés, etc.,
01:15des actes graves,
01:17mais même à une échelle moins grave,
01:20une artiste femme qui sait ce qu'elle veut
01:23va vite passer pour castratrice,
01:25ou pour chiante,
01:27et ça m'a mis des années de psy,
01:30pour me dire en fait, juste, je sais ce que je veux,
01:32et si je l'assume un peu mieux,
01:34et si je m'excuse un peu moins,
01:36je vais peut-être moins laisser passer des petites phrases
01:38comme « t'es chiante » ou « t'es castratrice ».
01:41L'impact de Nussol a commencé 2-3 ans plus tôt,
01:54quand j'ai décidé de laisser tomber l'industrie,
01:57la partie de l'industrie que je n'aimais pas,
01:59qui me forçait à ne pas être moi-même.
02:01Quand je décide de faire les choses sans sous,
02:04sans label chez moi,
02:05et d'être tranquille et de faire au moins ce que j'aime,
02:07cette liberté-là qu'on s'est permis
02:10a raisonné finalement,
02:12et nous a amené à ce résultat que Nussol est sorti,
02:15et ça a explosé un peu partout.
02:17On n'est pas obligé de faire des choses qu'on déteste pour réussir,
02:20on peut aussi faire des choses qu'on aime,
02:22et parfois ça marche.
02:23On a fait un choix très conscient après,
02:25de garder notre liberté,
02:27et de ne pas continuer à courir après,
02:29parce que c'est la dopamine, c'est quand même addictif.
02:31De se dire, ben, cool, on a un peu plus de sous,
02:34on peut continuer à faire la musique qu'on aime,
02:36et être libre,
02:38et parfois avec plus de succès, parfois avec moins,
02:40mais vivre de notre passion.
02:42Est-ce que tu es devenue celle que tu t'étais promise d'être ?
02:46Si je serais une femme artiste indépendante.
02:53L'échec, c'est très douloureux, en tout cas pour moi.
02:57Le moment lui-même, il est désagréable, il est dur.
02:59Je suis souvent en colère,
03:01et je commence au début par blâmer tout ce qui passe par là.
03:06Je pense que comme un deuil, après il y a des étapes,
03:08d'autres étapes qui arrivent après la colère,
03:10qui est peut-être la tentative de comprendre,
03:12et puis ensuite la remise en question.
03:14ça te sort de la zone de confort en fait,
03:16parce que c'est douloureux.
03:17Donc tu essaies de bouger de cette zone qui est douloureuse.
03:21Et les deux périodes qui ont été, on va dire,
03:25les périodes d'échec de ma vie,
03:27ont fait suivre les périodes les plus libératrices et heureuses après de ma vie.
03:31Je suis un nouveau soul,
03:34je viens dans ce monde étranger.