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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Vendredi 7 novembre 2025, Morandi, live numéro 1746 sur CNews, première chaîne d'info de France.
00:00:09Bonjour et bienvenue en direct à la une.
00:00:11Début d'incendie, affrontement, cri, on a vraiment frôlé le drame hier soir à la Philharmonie de Paris
00:00:17quand des pro-palestiniens ont semé le chaos pour empêcher un chef d'orchestre israélien de se produire.
00:00:23Le concert de l'orchestre philharmonique d'Israël dirigé par le chef Lal Shani
00:00:27en effet a été interrompu à plusieurs reprises, des militants appelés depuis plusieurs jours à l'annulation de ce concert.
00:00:34Et hier soir, ils étaient dans la salle avec des fumigènes dans les gradins qui auraient pu mettre le feu,
00:00:39hurlant également des slogans.
00:00:41Regardez ce qui s'est passé.
00:00:51C'est bon, malade mentaux.
00:00:55C'est malade mentaux.
00:00:57Les images impressionnantes.
00:01:18On comprend qu'un incendie aurait pu se déclarer quand on voit ces images.
00:01:21Et parmi les personnes présentes dans la salle, il y avait le publicitaire Franck Tapirot qui parle de sérieux incidents, mais veut rester optimiste.
00:01:28Ils sont arrivés avec des sifflets, avec des sirènes très fortes, surtout avec deux engins incendiaires, on va dire, des fumigènes incendiaires.
00:01:38Donc c'est extrêmement grave ce qui s'est passé, mais encore une fois, même si ça a été grave, l'orchestre n'a rien lâché.
00:01:44Ils ont joué jusqu'au bout, ils ont été applaudis, debout, à tout rompre.
00:01:47Ils ont fait deux bis.
00:01:49Et encore une fois, la culture l'a emporté sur la haine.
00:01:53Donc je voulais dire à la CGT Spectacle et à tous leurs affiliés, tous les complices qui ont permis à ces terroristes de rentrer dans cette salle,
00:02:01qu'ils ont perdu une fois de plus face à Israël, qui a interprété ce soir en plus des morceaux d'artistes allemands.
00:02:07Quelle leçon de l'histoire pour ces minables ?
00:02:11Nous ferons le point, bien évidemment, sur l'enquête en direct avec le service police-justice de CNews.
00:02:17Autre concert sous tension, celui d'Amir.
00:02:19Ça s'est passé hier soir à Brest.
00:02:20Une nouvelle fois, le chanteur a dit affronter des menaces et des appels au boycott.
00:02:24Mais jusque-là, c'était les comités palestiniens qui s'en chargeaient.
00:02:27La nouveauté, c'est qu'à Brest, c'est carrément la France insoumise qui a tenté de faire interdire ce concert.
00:02:34Le tort d'Amir, vous l'avez compris, c'est d'être juif.
00:02:37Ce matin, le producteur d'Amir fait part de son inquiétude dans une interview aux Parisiens.
00:02:41Il alerte, un jour, il va y avoir un drame, dit-il.
00:02:44Et ces personnes en porteront l'entière responsabilité.
00:02:48Nous allons y revenir également.
00:02:49Alors, la France insoumise est-elle un mouvement détestable, violent, complotiste et passionnément antisémite,
00:02:56comme l'a dit le philosophe Raphaël Einthoven ?
00:02:59Il était poursuivi par LFI pour ses propos, pour injures publiques.
00:03:02Mais hier, il a été relaxé.
00:03:05Ses propos n'ont pas excédé les limites admissibles de la liberté d'expression, ont estimé les magistrats.
00:03:10Écoutez Raphaël Einthoven qui réagit.
00:03:13C'est une victoire démocratique de pouvoir dire d'un parti antisémite qu'il est antisémite.
00:03:17Voilà des années que la France insoumise nous explique qu'ils ne peuvent pas être antisémites puisqu'ils n'ont pas été condamnés pour ça.
00:03:23Eh bien moi, j'ai été relaxé pour avoir dit qu'il l'était et qu'il l'était passionnément.
00:03:28C'est désormais de cela qu'il faudra tenir compte.
00:03:30Et justement, est-il possible de dialoguer avec l'extrême gauche ?
00:03:34Inspiré par l'américain Charlie Kirk qui allait débattre avec ses opposants aux Etats-Unis avant d'être abattu,
00:03:40le journaliste Lino Delacroix de Frontières est parti installer son studio à l'université de Strasbourg
00:03:45pour dialoguer avec ceux qui n'aiment pas la droite.
00:03:48Des débats parfois constructifs, mais aussi avec de la tension et des accès de violence.
00:03:53Viens débattre. Je suis là justement pour la démocratie.
00:03:56Viens débattre. Viens débattre.
00:03:58Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi je serais un facho ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pour quelle raison ?
00:04:01Vous êtes débile. Pourquoi ? Pourquoi je suis débile ? Bien me le dire.
00:04:04Viens me ridiculiser. C'est le moment pour toi. C'est le moment de briller là.
00:04:07Les gars, dans le fond, il n'a pas tort. Si vous n'êtes pas d'accord avec lui, vous pouvez débattre.
00:04:10C'est la démocratie. C'est la base de la démocratie.
00:04:14Vous êtes les plus anti-crétiens.
00:04:16Mais pourquoi ? Venez. Venez. Venez.
00:04:18Mais venez. Venez débattre. Je vous donne la parole parce que vous ne faites jamais.
00:04:21Venez. Venez. C'est un échange fraternel. Allez-y. Allez-y. Venez.
00:04:25Mais bien sûr. Je n'ai rien contre vous. Je n'ai rien contre vous.
00:04:29On ne t'entend plus. Vous voyez ? C'est l'extrême gauche.
00:04:31Elle est là, l'extrême gauche. Elle est incarnée en cette personne.
00:04:34Elle est incarnée. Vas-y. Continue tes grands gestes. Ça ne changera rien.
00:04:37Viens ici débattre.
00:04:37T'es méprisant de... Pourquoi ? Pourquoi ? Mais je vous donne le débat.
00:04:40Je vous donne l'offre de débat. Je viens débattre avec moi.
00:04:42Et montre-moi à quel point j'éteins. Vas-y, dis-moi.
00:04:43T'es une merde, mais on ne débile pas avec vous.
00:04:45C'est des frontières qu'on a l'habitude.
00:04:48Ça a rien de l'ajout à la charlie.
00:04:49Ils l'ont réglé. Mais alors, ils l'ont réglé ?
00:04:51Tu trouves que c'était un point ? Je trouves que c'était bien ce qu'ils ont fait ?
00:04:55Je trouve que c'est bien. Donc t'appelles à ma mort, c'est ça ?
00:04:59C'est quand même ce que c'est un signe.
00:05:02Il n'y a rien.
00:05:03Non, par contre, on ne touche pas.
00:05:05Non, mais non, il n'y a pas de jeu. C'est des techniciens.
00:05:07C'est des techniciens.
00:05:07Voilà, ce n'est pas simple de dialoguer.
00:05:31Parfois, Elino Delacroix, qui est le jeune journaliste de frontières que vous avez vu,
00:05:34qui était à l'université, sera en direct avec nous à 11h30 dans Mordini Live.
00:05:39À Villejuif, une femme a été poignardée alors qu'elle portait son petit-neveu dans les bras.
00:05:42L'assaillant aurait ensuite tenté de lui arracher l'enfant.
00:05:45Un geste d'une violence incompréhensible.
00:05:47La victime est en urgence absolue.
00:05:49L'enfant, heureusement, est sain et souffre.
00:05:51C'est une scène d'horreur qui s'est déroulée en plein jour dans cette rue.
00:05:57Devant l'hôpital Paul Brousse, une femme marchait avec son neveu dans les bras
00:06:01quand un homme surgit, la poignarde à l'homoplate,
00:06:04et tente par la suite de lui arracher l'enfant.
00:06:08Des passants, choqués, ont désarmé l'homme et l'ont retenu jusqu'à l'arrivée des forces de l'ordre.
00:06:13La femme, d'une trentaine d'années, a été transportée en urgence absolue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
00:06:19Son pronostic vital n'est pas engagé.
00:06:21D'après les premiers éléments de l'enquête, le suspect ne connaissait ni sa victime ni l'enfant
00:06:26et aurait été déposé, selon un témoin, quelques minutes avant les faits, par une voiture sans plaque d'immatriculation.
00:06:35L'enquête est confiée au commissariat du Kremlin-Bicêtre,
00:06:38qui va procéder à l'exploitation des images de vidéosurveillance,
00:06:43des auditions des témoins et d'une expertise psychiatrique de l'agresseur présumé
00:06:47pour comprendre ce qui a poussé cet homme à s'en prendre à une femme et à tenter de voler un bébé.
00:06:55À Vénitieux, cette fois, ce sont des pompiers du personnel médical du SAMU qui ont été agressés.
00:07:00Une agression si violente que le personnel médical a dû abandonner son ambulance sur les lieux de l'intervention.
00:07:06Rendez-vous compte, un nouvel épisode de violence qui relance le débat.
00:07:09Faut-il écruper les secours de caméras piétois ?
00:07:13Ils ont été contraints de quitter les lieux, laissant leur véhicule derrière eux.
00:07:18À Vénitieux, cette nouvelle agression de pompiers ravive la colère des syndicats,
00:07:23qui réclament depuis plusieurs mois des moyens supplémentaires pour les protéger.
00:07:27Parmi leurs revendications, la généralisation des caméras piétons.
00:07:32De la taille d'une carte de crédit, ces caméras se fixent sur la tenue des pompiers.
00:07:36Objectif, dissuader les comportements violents et en cas d'agression, fournir des preuves exploitables devant la justice.
00:07:44Avec des caméras, il n'y a pas besoin de faire des efforts pour prouver la véracité des faits.
00:07:50C'est la réalité.
00:07:51Vous déclenchez la caméra, c'est filmé, c'est dans la boîte et puis il y a juste à constater.
00:07:55Mais sur le territoire, la dotation reste très inégale.
00:07:59Si certaines casernes sont désormais équipées, d'autres attendent encore les budgets nécessaires.
00:08:05Les SDIS, aujourd'hui, les services départementaux incendies et secours, pour certains sont à la traîne.
00:08:11Comme par exemple celui d'Adrome qui vient juste de se doter à titre expérimental de ce type de matériel.
00:08:15Parce qu'il faut les acheter, ces caméras, c'est à peu près une caméra piétons, c'est 500, 600 euros.
00:08:19Ça devrait être pris en charge pour tout ou partie par l'État.
00:08:231400 agressions de sapeurs-pompiers sont recensées chaque année, soit près de 4 par jour.
00:08:30Vous l'avez vu, des pompiers agressés, des policiers agressés, tout ce qui représente l'État est aujourd'hui une cible.
00:08:34Y compris les bâtiments, comme la mairie de Limeï-Brévan, visée par un incendie volontaire.
00:08:39Le feu a endommagé le bâtiment.
00:08:41Dans la nuit de mercredi à jeudi, deux personnes ont été repérées sur les images de vidéos,
00:08:46surveillance qui seront donc très utiles aux enquêteurs.
00:08:48Les murs du bâtiment administratif ont été noircis par les flammes, mais le pire a été évité de justesse.
00:08:56Un choc pour les habitants de Limeï-Brévan, qui découvrent leur mairie incendiée.
00:09:00Je suis vraiment choquée, parce que c'est un bâtiment administratif.
00:09:06Il y a des archives, des documents et tout.
00:09:10C'est vraiment, c'est pas bien de faire ça.
00:09:13Sans faire les pleurs pour mes enfants et pour nous qui on habite ici, à Limeï, c'est du pire en pire.
00:09:20Découvert par hasard par la police, l'incendie déclenché dans la nuit de mercredi à jeudi a été maîtrisé rapidement par les pompiers.
00:09:26Seuls deux bureaux ont été touchés par les flammes, avec des dégâts minimes.
00:09:30Hier, la police scientifique était sur place.
00:09:32Selon les informations du Parisien, les caméras de surveillance ont enregistré la présence de deux individus dans le secteur,
00:09:38quelques minutes avant le départ du feu.
00:09:39A ce stade de l'enquête, la piste criminelle serait privilégiée.
00:09:43Cette nuit à 3h du matin, un incendie a dégradé l'hôtel de ville de Limeï-Brévan.
00:09:47Les pompiers de Paris ont pu rapidement circonscrire le sinistre.
00:09:50Etienne Stoskopf condamne fermement cet acte et tient à exprimer son soutien total à la maire,
00:09:54aux élus et aux agents municipaux de Limeï-Brévan.
00:09:57Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux,
00:09:59la mairie a annoncé que les locaux seraient décontaminés et sécurisés
00:10:02avant la réouverture prévue le 12 novembre prochain.
00:10:05Des permanences seront mises en place pour assurer le suivi des besoins urgents des habitants.
00:10:09La mairie n'a pas souhaité répondre à nos questions.
00:10:13Allez, comme tous les jours, les tops et les flops d'audience des primes,
00:10:15mais c'est avec Mister Audience.
00:10:17Allez, à ce qu'il y a, va attendre.
00:10:19Et à soir, peu de monde devant la télévision.
00:10:22France 3 est arrivé petit leader avec 2,5 millions de téléspectateurs
00:10:25devant son téléfilm Meurtre à Marie Galante.
00:10:28Avec sa série Section de Recherche, TF1 a rassemblé 2,2 millions de personnes.
00:10:33Sur M6, la chantilly ne prend toujours pas pour le meilleur pâtissier
00:10:36qui est encore faible à seulement 1,7 millions.
00:10:38Mais la soirée a surtout été compliquée pour France 2.
00:10:41Le magazine envoyé spécial a encore fait un flop à seulement 1,1 millions.
00:10:46Toutes les autres chaînes sont sous le million.
00:10:48TMC est à la cinquième place du classement avec le blockbuster
00:10:51Le Seigneur des Anneaux, Le Retour du Roi.
00:10:54Arte et France 5 sont derrière.
00:10:55Et Égalité autour de 780 000 avec le film Meurtre au pied du volcan
00:10:59et le doc L'énigme de la momie des marais.
00:11:01W9 ferme ce classement avec « Il n'y a que la vérité qui compte »
00:11:05qui a rassemblé 675 000 téléspectateurs.
00:11:08Mister Audience vous dit à mercredi prochain.
00:11:11Ah oui, à mercredi prochain parce qu'on fait le pont du 11 novembre.
00:11:13Donc on ne sera pas là lundi et mardi mais on sera là mercredi.
00:11:16Eh ben dis donc, il y en a qui vont se faire.
00:11:18On se lâche, c'est fait.
00:11:22Envoi Bercoff, bonjour.
00:11:23Bonjour Jean-Marc.
00:11:24Merci d'être avec tous, journaliste présentateur à Sud Radio.
00:11:27Christine Kelly, bonjour.
00:11:28Journaliste et présentatrice de Face à l'Info sur CNews et sur Europe 1.
00:11:32Tous les jours à 11h, sauf le vendredi pour être avec nous ici.
00:11:35Également Jean-Christophe Gallien, politologue, bonjour.
00:11:37Merci d'être avec nous.
00:11:38Et puis Mathias Leboeuf, journaliste et docteur en philosophie, bonjour aussi.
00:11:42Et puis pour la rédaction, le service politique est représenté par Thomas Bonnet.
00:11:45Bonjour Thomas.
00:11:46Merci d'être là.
00:11:46Et le service police-justice par Célia Barod.
00:11:48Bonjour Célia.
00:11:49Merci également d'être avec nous.
00:11:50Et justement, dans un instant, on va faire le point avec vous sur l'enquête
00:11:53en ce qui concerne les événements à la Philharmonie hier soir
00:11:56des pro-palestiniens qui ont semé le chaos avec un début d'incendie,
00:12:00avec des affrontements, des cris.
00:12:01On a vraiment frôlé le drame hier soir
00:12:04quand des pro-palestiniens ont tenté d'empêcher ce chef d'orchestre israélien de jouer.
00:12:09Il a été interrompu à plusieurs reprises.
00:12:11Et ça fait plusieurs jours que des militants appelaient à l'annulation de ce concert.
00:12:15Tout de suite, retour sur les faits.
00:12:16Des fumigènes allumés dans la foule,
00:12:20provoquant de violents affrontements entre les spectateurs.
00:12:23D'après les informations du Figaro,
00:12:25le concert philharmonique d'Israël qui se produisait à la Philharmonie de Paris
00:12:28a été interrompu hier soir à trois reprises
00:12:30avant que les individus soient évacués et qu'ils puissent reprendre.
00:12:33Des actes condamnés par la Philharmonie de Paris.
00:12:35Rien ne peut justifier de telles actions.
00:12:38Quelles que soient les opinions de chacun,
00:12:39il est tout à fait inadmissible de menacer la sécurité du public,
00:12:42des personnels et des artistes.
00:12:43La Philharmonie a démontré qu'elle était à l'écoute
00:12:45en répondant aux diverses interpellations reçues ces derniers jours au sujet de ce concert.
00:12:49Mais la violence n'est pas un débat
00:12:50et la faire entrer dans une salle de concert est très grave.
00:12:52Quelques jours plus tôt, le 31 octobre,
00:12:54la CGT Spectacle avait publié un communiqué très critique
00:12:57envers la tenue de ce concert.
00:12:59La Philharmonie de Paris ne peut accueillir l'orchestre philharmonique d'Israël
00:13:02sans rappeler à son public les accusations gravissimes
00:13:05qui pèsent contre les dirigeants de ce pays
00:13:07ni la teneur des crimes commis à Gaza.
00:13:09Quelques jours après la publication de ce communiqué,
00:13:11le concert philharmonique d'Israël
00:13:13avait reçu le soutien de la ministre de la Culture, Rachida Dati.
00:13:16Bienvenue à l'orchestre national d'Israël ce jeudi à la Philharmonie.
00:13:20Rien ne justifie un appel au boycott de ce moment de culture,
00:13:23de partage et de communion.
00:13:25La liberté de création et de programmation est une valeur de notre République.
00:13:29Aucun prétexte à l'antisémitisme.
00:13:31Toujours selon les informations du Figaro,
00:13:33la Philharmonie de Paris avait annoncé lundi
00:13:34qu'elle n'exigerait jamais de prise de position de la part des artistes
00:13:37et des formations invitées au sujet de conflits en cours
00:13:40ou d'enjeux politiques sensibles.
00:13:41Suite aux perturbations commises hier soir,
00:13:44elle a annoncé portée plainte.
00:13:46Et justement, dans un instant, on fera le point sur l'enquête,
00:13:49mais je voudrais qu'on revienne sur ce qui s'est passé hier soir.
00:13:51On est en direct avec Raphaël, qui était dans la salle hier soir.
00:13:54Bonsoir Raphaël, merci beaucoup d'être en direct avec nous.
00:13:57Tout d'abord, vous vous attendiez à ce que les choses se passent mal
00:14:00avec les appels au boycott qui avaient été lancés ?
00:14:02Je dirais que, vous savez, moi je suis venu en tant que mélomane à ce concert.
00:14:11Je suis français, je suis juif,
00:14:13mais je suis d'abord venu en tant que mélomane
00:14:15et en tant qu'amoureux de la musique.
00:14:17J'écoute Andras Schiff pratiquement quotidiennement.
00:14:20Et évidemment que je redoutais que des choses se passent,
00:14:27mais pas avec une telle violence et pas avec une telle proximité.
00:14:32L'individu qu'on voit là sur vos images,
00:14:35j'étais assis juste derrière, donc à 50 centimètres,
00:14:40et il a allumé son fumigène en criant des cris,
00:14:43enfin voilà, avec des cris de haine extrêmement violents.
00:14:46Et évidemment, on a tous eu très très peur.
00:14:50Et mon premier réflexe, c'était de me lever
00:14:52et d'essayer d'éteindre ce fumigène
00:14:54qui mettait en danger des centaines de personnes.
00:14:58Et voilà, ma femme m'a retenue
00:14:59et d'autres personnes sont venues lui porter des coups
00:15:05et puis surtout éteindre ce début d'incendie.
00:15:07Oui, parce que je trouve qu'on ne le dit pas assez,
00:15:09mais ça aurait pu très mal tourner hier soir
00:15:11parce qu'on voit sur certaines images d'ailleurs
00:15:13qu'il y a un feu qui est en train de prendre à cet endroit-là.
00:15:15Donc la salle aurait pu être incendiée quand même
00:15:18avec ce qui s'est passé.
00:15:21Vous dites, c'est intéressant parce que vous dites
00:15:22qu'il poussait des cris, il y avait des slogans.
00:15:25C'était quoi comme slogan ?
00:15:26C'était des slogans antisémites ?
00:15:27C'était des slogans contre Israël ?
00:15:29C'était quoi ces revendications ?
00:15:32Les cris, c'était Israël assassin, génocide.
00:15:37Donc c'était évidemment antisioniste.
00:15:41Et aujourd'hui, antisioniste et antisémite,
00:15:44ça se confond très souvent.
00:15:46Vous avez eu peur ?
00:15:48Oui.
00:15:50Cet individu-là, c'est le deuxième.
00:15:51C'est la deuxième interruption.
00:15:53Il y en a eu une quelques minutes avant,
00:15:56qui était sur une autre aile de la salle.
00:15:58C'était aussi très impressionnant,
00:16:01mais c'était plus loin.
00:16:02Là, vraiment, avec la proximité,
00:16:05c'est très impressionnant.
00:16:07C'est la première fois.
00:16:07Moi, je vais dans des stades de foot et de rugby
00:16:09avec mes enfants et dans les tribunes populaires.
00:16:13Donc ça bouge, ça crie,
00:16:15mais je n'ai jamais vu un truc aussi soudain
00:16:19et inapproprié et de mise en danger,
00:16:25vraiment, de mise en danger de la vie d'autrui.
00:16:27Et le plus drôle, c'est qu'un des gars
00:16:29de la sécurité de la salle,
00:16:30c'est protéger derrière moi,
00:16:32parce qu'il avait peur d'aller au contact
00:16:34de ce type,
00:16:36en me disant, il va me frapper,
00:16:38il va me frapper.
00:16:40Donc il y a à la fois,
00:16:43il me semble,
00:16:44un sujet de mise en danger
00:16:46et puis aussi de non-protection.
00:16:47C'est catastrophique, en fait.
00:16:53Et le plus catastrophique,
00:16:55c'est que des gens sont sortis de la salle.
00:16:57Ils ont quitté la salle avec des enfants.
00:17:00Il y avait des touristes
00:17:01qui ont quitté la salle.
00:17:03Donc même si le concert a continué
00:17:05dans une grande dignité,
00:17:08ils ont quand même partiellement
00:17:10gagné leur combat.
00:17:11Et en même temps, on peut les comprendre,
00:17:12les gens qui avaient des enfants
00:17:14et qui ont préféré quitter la salle,
00:17:15je pense qu'il ne faut pas...
00:17:16Il ne faut pas leur jeter la pierre
00:17:18parce que je pense qu'on peut comprendre
00:17:19que ces gens-là, à un moment donné,
00:17:20se sont dit,
00:17:21les choses risquent de mal tourner.
00:17:23Mais quand je vous entends,
00:17:24et d'autant plus quand je vous entends,
00:17:25parce que j'ai vraiment l'impression
00:17:26que vous êtes encore sous le choc ce matin.
00:17:28Je n'ai pas dormi.
00:17:30Je suis quelqu'un de très pacifique.
00:17:36Ça fait 18 mois
00:17:38que j'anime des ateliers
00:17:39autour du vivre ensemble
00:17:41avec deux amis,
00:17:42une arabo-musulmane
00:17:43et une chrétienne
00:17:45pour aider
00:17:47à reconstruire,
00:17:49à redonner des outils de dialogue
00:17:50entre les individus.
00:17:53C'est 100% laïque,
00:17:54100% apolitique.
00:17:57Et donc là,
00:17:58la montée d'Adrelany,
00:18:00moi, je ne suis pas habitué à ça.
00:18:01Je ne me suis jamais battu.
00:18:05Et donc,
00:18:05je n'en ai pas dormi de la nuit.
00:18:06c'est un mélange
00:18:08de tristesse,
00:18:09de colère
00:18:10et de découragement.
00:18:14On passe à telle bêtise.
00:18:15Enfin, une telle bêtise.
00:18:16C'est tellement bêtise,
00:18:18en fait.
00:18:20Je ne sais pas quoi dire d'autre.
00:18:22C'est terrible,
00:18:23encore une fois,
00:18:24parce qu'il y a de la mise en danger.
00:18:25Après,
00:18:25que chacun défendre ses idées
00:18:26sur le plan,
00:18:27en discutant,
00:18:28en dialoguant,
00:18:28ça peut se comprendre.
00:18:29Mais là,
00:18:29cette mise en danger
00:18:30de la vie d'autrui,
00:18:31cette mise en danger
00:18:32d'hommes,
00:18:33de femmes,
00:18:33d'enfants également,
00:18:34puisque vous nous dites
00:18:34qu'il y avait des enfants
00:18:35également dans la salle.
00:18:36C'est totalement insupportable.
00:18:38Et est-ce que vous avez le sentiment
00:18:40qu'il y a eu une défaillance
00:18:40du côté de la sécurité ?
00:18:43Il y a eu une défaillance
00:18:44peut-être à un niveau individuel.
00:18:46Il y a peut-être eu
00:18:46des complicités aussi,
00:18:47parce qu'on ne ferait quand même
00:18:48pas rentrer des fumigènes
00:18:49dans une salle
00:18:50de 3 000 personnes
00:18:51comme ça.
00:18:53En même temps,
00:18:54les fouilles au corps,
00:18:55il n'y avait pas de fouilles au corps.
00:18:57Il n'y avait pas de fouilles au corps ?
00:18:59Non,
00:18:59ils nous ont ouvert les sacs
00:19:00avec un petit bip-bip.
00:19:02Ils ont essayé de voir
00:19:04si on n'avait pas
00:19:04des trucs métalliques.
00:19:06Mais j'imagine
00:19:08que d'un point de vue
00:19:09sécurité et logistique,
00:19:11c'était impossible
00:19:12de fouiller tout le monde.
00:19:13Donc,
00:19:13je ne dirais pas
00:19:14qu'il y a eu
00:19:14une défaillance généralisée.
00:19:16Il y a quand même
00:19:17une très forte réaction
00:19:18des équipes derrière.
00:19:21Moi,
00:19:21je ne veux pas du tout
00:19:22faire de polémique.
00:19:23Non,
00:19:23c'est l'idée
00:19:24d'essayer de comprendre
00:19:25pour que ça ne se reproduise plus
00:19:26surtout en fait.
00:19:27C'est surtout pour ça
00:19:28que je vous pose la question.
00:19:29On peut remarquer aussi
00:19:30qu'il y a eu une forte réaction
00:19:30de la part des spectateurs.
00:19:32Moi,
00:19:32c'est ce qui m'a surpris
00:19:33en regardant toutes les vidéos
00:19:33ce matin,
00:19:34c'est qu'en fait,
00:19:35il y a les spectateurs,
00:19:36les personnes présentes
00:19:37qui réagissent fortement,
00:19:38vivement.
00:19:39Et heureusement,
00:19:40j'ai envie de dire,
00:19:40parce que je ne vois pas
00:19:41beaucoup de gens
00:19:41de la sécurité autour.
00:19:42Donc,
00:19:42voilà,
00:19:43je crois qu'heureusement...
00:19:44Là,
00:19:44on est déjà dans la polémique.
00:19:45Là,
00:19:45on est déjà dans la polémique.
00:19:46L'urgence,
00:19:47je pense,
00:19:47elle était moins de colère
00:19:49par rapport à l'acte politique
00:19:52que par rapport
00:19:52à la mise en danger
00:19:53des gens.
00:19:55Un incendie,
00:19:56ça prend deux secondes.
00:19:57Donc,
00:19:58après,
00:19:59évidemment,
00:20:00il y a des gens qui...
00:20:01Enfin,
00:20:01voilà,
00:20:02il y a eu des insultes,
00:20:03des coups.
00:20:04C'est sans doute inévitable.
00:20:08Et pour répondre
00:20:10à votre question,
00:20:11la réaction des équipes,
00:20:13et il y avait aussi
00:20:14des gens de...
00:20:15Enfin,
00:20:16il y avait aussi probablement
00:20:16des policiers
00:20:17ou d'autres organes.
00:20:22Ils ont réagi très,
00:20:23très vite.
00:20:23Après,
00:20:24il y a eu une défaillance
00:20:24individuelle,
00:20:25là,
00:20:25que j'ai pu constater,
00:20:26moi,
00:20:26avec ce pauvre gars
00:20:30qui avait peur
00:20:31d'aller au contact.
00:20:32Que l'agent de sécurité
00:20:33vient de se protéger
00:20:34derrière vous,
00:20:34c'est vrai que c'est
00:20:35un peu étonnant.
00:20:37Écoutez,
00:20:38ils ont quand même
00:20:39mis des moyens
00:20:40pour que ça ne se passe pas.
00:20:42Moi,
00:20:42je pense que
00:20:43le vrai sujet,
00:20:45enfin,
00:20:45une action comme ça,
00:20:45elle est coordonnée,
00:20:46elle est organisée,
00:20:47elle est structurée,
00:20:48elle est financée,
00:20:49elle est préparée.
00:20:53C'est là-dessus
00:20:53qu'il faudrait s'intéresser.
00:20:55Qui est-ce qui finance ?
00:20:56Qui est-ce qui ordonne ?
00:20:57Qui est-ce qui forme ?
00:20:59Qui est-ce qui manipule ?
00:21:01Et qui sont les complices
00:21:02également parce que je pense
00:21:03qu'il faut également
00:21:03des complicités dans la salle.
00:21:05Merci beaucoup Raphaël,
00:21:06en tout cas.
00:21:07Merci pour votre témoignage.
00:21:08Remettez-vous
00:21:09et puis on pense aux personnes
00:21:10qui, comme vous sans doute,
00:21:10sont choquées ce matin
00:21:11pour avoir vécu ça.
00:21:13Donc voilà,
00:21:13bon courage à vous
00:21:14et merci d'avoir témoigné
00:21:16en direct avec nous.
00:21:16Célia Barotte,
00:21:17le point sur l'enquête
00:21:18justement parce qu'il y a
00:21:18des personnes qui ont été
00:21:19interpellées.
00:21:20Oui,
00:21:20le parquet de Paris
00:21:20a été avisé du placement
00:21:22en garde à vue
00:21:22de quatre personnes,
00:21:24trois femmes
00:21:25et un homme.
00:21:26On apprend également
00:21:27de la part de nos confrères
00:21:28du Figaro
00:21:28que l'un des suspects
00:21:30âgés d'une vingtaine d'années
00:21:31est fiché S
00:21:32pour ses liens
00:21:33avec, dit-on,
00:21:34la mouvance contestataire.
00:21:36Donc trois personnes
00:21:37en cours jusqu'à un an
00:21:38d'emprisonnement
00:21:39et 15 000 euros d'amende
00:21:40pour participation
00:21:41à un groupement
00:21:42en vue de commettre
00:21:43des violences
00:21:43ou dégradations.
00:21:44Une personne en cours
00:21:45jusqu'à six mois
00:21:46d'emprisonnement
00:21:47et 7 500 euros d'amende
00:21:49pour organisation
00:21:50d'une manifestation
00:21:51non déclarée.
00:21:52L'enquête doit faire
00:21:53également toute la lumière
00:21:54pour connaître aussi
00:21:56s'il y a eu
00:21:56des complicités en interne.
00:21:58On l'a rappelé tout à l'heure
00:21:59et aussi comprendre
00:22:00les motivations de ce groupe.
00:22:02Il y aura aussi
00:22:02des déferments
00:22:03devant les juges
00:22:04et peut-être
00:22:05des comparutions immédiates.
00:22:06Effectivement.
00:22:07Christine Kelly,
00:22:07quand on entend
00:22:08le témoignage
00:22:09à l'instant de Raphaël,
00:22:10on se rend compte
00:22:11à quel point
00:22:11c'était choquant
00:22:12quand on était
00:22:12dans la salle,
00:22:14à quel point
00:22:14surtout il y a eu
00:22:15une mise en danger
00:22:16avec ce début d'incendie
00:22:18dont on n'a pas trop parlé
00:22:20jusque-là
00:22:20mais c'est vrai
00:22:21que c'est important.
00:22:22Moi, je l'avais vu
00:22:22sur certaines images
00:22:23et Raphaël nous l'a confirmé.
00:22:24Il a fallu que les gens
00:22:25viennent pour éteindre
00:22:26cet incendie.
00:22:27On va avoir un drame.
00:22:28Je ne veux pas faire
00:22:29oiseau de mauvaise augure
00:22:30mais on va avoir un drame.
00:22:32Je dirais même mieux
00:22:33qu'ils cherchent
00:22:34qu'il y ait un drame.
00:22:35Ils sont en train
00:22:36de chercher la guerre.
00:22:38Au nom de la paix,
00:22:39soi-disant,
00:22:40ils cherchent la guerre.
00:22:41Et transformer
00:22:41un lieu de partage
00:22:44en terrain de confrontation,
00:22:46c'est trahir
00:22:46la cause même
00:22:47qu'ils prétendent défendre.
00:22:49Rappelons
00:22:49que sur place,
00:22:51Donald Trump
00:22:52a arraché la paix.
00:22:55André Bercoff.
00:22:57Deux choses là-dessus.
00:22:58D'abord, effectivement,
00:22:59ce n'est même pas
00:22:59au nom de la paix.
00:23:00C'est au nom de la guerre.
00:23:01C'est-à-dire qu'il y a
00:23:02aujourd'hui
00:23:03ce qu'il y avait,
00:23:03encore une fois,
00:23:04comparaison n'est pas raison,
00:23:05ce qu'il pourrait y avoir
00:23:06au nom de Vietnam
00:23:07et compagnie.
00:23:08En fait,
00:23:09la lutte idéologique
00:23:09aux communautarités,
00:23:11c'est transporter.
00:23:12Donc,
00:23:12tout ce qui est manifestation
00:23:13quand on voit Israël,
00:23:15ça allume des feux
00:23:17très vite.
00:23:18Genre,
00:23:19à Israël,
00:23:19ça ne doit plus exister.
00:23:20Je veux dire,
00:23:21la notion même,
00:23:22c'est ça.
00:23:23C'est vraiment le côté...
00:23:24Alors,
00:23:25encore une fois,
00:23:25je ne prends pas parti.
00:23:26Mais ce qui est intéressant,
00:23:27c'est que toute manifestation
00:23:29marquée du saut Israël
00:23:30doit disparaître.
00:23:31Je ne prends pas parti,
00:23:32là, excusez-moi.
00:23:32On peut prendre parti
00:23:33en disant que c'est dégueulasse
00:23:34ce qu'ils ont fait.
00:23:34C'est clair.
00:23:35Je ne prends pas parti.
00:23:36Non, mais quand je dis
00:23:36je ne prends pas parti,
00:23:37je veux dire,
00:23:38je ne prends pas parti
00:23:38sur l'histoire d'antisémitisme.
00:23:39Moi, je prends parti,
00:23:41je peux vous dire.
00:23:42Moi, je dis que c'est dégueulasse
00:23:43ce qui s'est passé.
00:23:43On est d'accord.
00:23:44Mais qu'ils ont mis
00:23:45la vie de gens en danger
00:23:45et que j'espère
00:23:46qu'ils seront punis.
00:23:47Et je vais vous dire,
00:23:48dans ce que vous avez dit,
00:23:48moi, il y a quelque chose
00:23:49qui est vraiment intéressant,
00:23:51c'est qu'il y a eu ça
00:23:51et on sait que ça va se passer
00:23:52et on sait qu'il faut
00:23:53effectivement
00:23:54une sécurité renforcée
00:23:55partout.
00:23:56Mais je vais vous dire
00:23:56un point.
00:23:57Moi, c'est un point d'espoir.
00:23:58C'est des gens
00:23:59qui sont précités
00:23:59pour leur casser la gueule.
00:24:01Je trouve ça
00:24:02qu'on le veuille ou pas.
00:24:05Mais on en est là.
00:24:06On en est à l'autodéfense.
00:24:07Que ça plaise
00:24:08ou que ça ne plaise pas.
00:24:09Que ça vous fait.
00:24:09Pour le jour,
00:24:10nous en sommes là.
00:24:11Ce n'est pas que ça ne me plaît pas.
00:24:12Et encore une fois,
00:24:12j'ai dit bravo
00:24:13à tous les gens
00:24:13qui sont venus.
00:24:14Mais juste,
00:24:15ça va mal tourner.
00:24:16Ça va mal tourner.
00:24:17Mais imaginez
00:24:17que c'était autre chose.
00:24:18D'ailleurs,
00:24:19Eric Ciotti,
00:24:20à l'instant,
00:24:20il vient de tourner.
00:24:21Eric Ciotti dit
00:24:2210 ans après
00:24:23le 13 novembre 2015.
00:24:24C'est un nouveau Bataclan
00:24:25qui aurait pu se produire
00:24:26hier soir.
00:24:28Alors, lui dit
00:24:28à cause de l'imprévoyance
00:24:29de la Macronie.
00:24:30Bon, je ne sais pas.
00:24:31Ça, on est sur un truc
00:24:32très politique.
00:24:33Je demande à nos diturs
00:24:34urgent des dispositifs
00:24:35de sécurité
00:24:36de nos lieux publics.
00:24:37Les salles de concert,
00:24:38c'est vrai qu'on imagine
00:24:39qu'une sécurité soit renforcée.
00:24:40Sachant qu'on savait,
00:24:41il y avait déjà eu des appels
00:24:42sur cet événement précisément.
00:24:44Là, c'était des fumigènes.
00:24:45Ça aurait pu être très grave.
00:24:46Vous l'avez dit,
00:24:50le vrai problème
00:24:52est de savoir
00:24:53si aujourd'hui,
00:24:54toute manifestation
00:24:55marquée Israël
00:24:56devrait être protégée
00:24:58par l'armée
00:24:59ou par la gendarmerie.
00:24:59La réponse est oui.
00:25:00La réponse est oui.
00:25:01Il ne faut pas tergiverser.
00:25:03La réponse est oui.
00:25:04On va parler d'Amir tout à l'heure.
00:25:05La réponse est oui.
00:25:07Autrement,
00:25:07on va avoir un drame.
00:25:08Et même en étant protégé,
00:25:09je pense qu'on risque
00:25:09d'avoir un drame.
00:25:10On en parle dans un instant.
00:25:11On fait le CNews Info
00:25:11avec Sommay Al-Abidi.
00:25:15Environ 300 migrants
00:25:17évacués de campements
00:25:18dans le 19ème arrondissement
00:25:19de Paris.
00:25:21Trois cars à destination
00:25:22de Bourges,
00:25:22Besançon et Toulouse
00:25:23ont été mobilisés
00:25:24pour transporter
00:25:26les volontaires
00:25:26vers des hébergements
00:25:27temporaires.
00:25:29Selon l'association
00:25:30Médecins du Monde,
00:25:31150 personnes
00:25:32sont restées sans solution.
00:25:34Certains ne pouvant pas
00:25:35quitter Paris
00:25:35comme des travailleurs
00:25:36sans logement
00:25:37ou encore des mères célibataires
00:25:38dont les enfants
00:25:39vont à l'école
00:25:40dans la capitale.
00:25:42À quelques jours
00:25:42de l'ouverture
00:25:43de la COP30,
00:25:44Emmanuel Macron
00:25:45a fustigé hier
00:25:45les prophètes
00:25:46de désordre
00:25:47qui sèment le doute
00:25:48quant à l'urgence climatique
00:25:50et a appelé
00:25:50les dirigeants du monde
00:25:51à choisir
00:25:52le multilatéralisme
00:25:53face au repli sur soi
00:25:55et la science
00:25:55face à l'idéologie.
00:25:58Et puis,
00:25:58une nouvelle frappe
00:25:59des Etats-Unis
00:26:00en mer des Caraïbes
00:26:01contre un bateau
00:26:01accusé de narcotrafic
00:26:03a fait trois morts,
00:26:04annonce du ministre
00:26:05américain de la Défense.
00:26:06Une nouvelle attaque
00:26:07qui porte le bilan
00:26:08des frappes américaines
00:26:09dans cette zone
00:26:10à au moins 70 morts
00:26:11depuis le mois de septembre.
00:26:13Merci beaucoup,
00:26:14Sommayen.
00:26:14On vous retrouve tout à l'heure
00:26:15à 11h30.
00:26:16On continue à parler
00:26:17de ce qui s'est passé
00:26:18hier soir,
00:26:19de ce qui s'est passé
00:26:19à la Philharmonie de Paris.
00:26:21Et vous l'avez compris,
00:26:22on a frôlé le drame
00:26:23hier soir
00:26:23avec ce début d'incendie.
00:26:25Et puis,
00:26:26encore une fois,
00:26:26ils sont rentrés
00:26:27avec des fumigènes.
00:26:28Mais Dieu sait
00:26:28avec quoi ils auraient pu
00:26:29rentrer d'autres
00:26:29puisque visiblement,
00:26:31il y avait des complicités.
00:26:32Enfin,
00:26:32je ne veux pas trop m'avancer,
00:26:34Célia Barotte,
00:26:34mais on peut se dire
00:26:35que laisser rentrer
00:26:36des fumigènes
00:26:36à partir du moment
00:26:37où il y a une espèce
00:26:38de fouille,
00:26:38etc.
00:26:39C'est qu'a priori,
00:26:39il y a peut-être des gens
00:26:40qui ont laissé rentrer
00:26:41certaines choses.
00:26:42Oui,
00:26:42il y avait des appels
00:26:43de la part de la CGT.
00:26:45Donc,
00:26:45on peut supposer
00:26:47qu'il y ait
00:26:47des intermittents du spectacle
00:26:49ou autres
00:26:49qui ont pu
00:26:51faire rentrer
00:26:52ces fumigènes
00:26:53puisqu'il y a quand même
00:26:54eu une fouille,
00:26:55enfin,
00:26:55en tout cas,
00:26:56des contrôles de sécurité.
00:26:58On sait que
00:26:58les fumigènes
00:26:59sont parfois
00:26:59introduits dans les stades
00:27:02et c'est vrai que
00:27:02là,
00:27:03dans un milieu clos,
00:27:04on a évité le drame.
00:27:06Mathias Lebeuf,
00:27:07je vous donne la parole
00:27:07dans un instant,
00:27:08mais on va écouter
00:27:08une copine à vous avant,
00:27:09Manon Aubry,
00:27:10qui était ce matin
00:27:10sur CNews
00:27:13et alors elle,
00:27:14elle ne condamne pas.
00:27:15Il s'est passé hier.
00:27:16Alors,
00:27:16on est vraiment là,
00:27:17enfin,
00:27:18elle fait partie
00:27:19des gens qui mettent
00:27:19en danger
00:27:20ceux qui sont dans les salles.
00:27:22Excusez-moi,
00:27:22en ne condamnant pas,
00:27:24elle est complice.
00:27:25Je le dis,
00:27:26ça va énerver
00:27:26sur les réseaux sociaux,
00:27:27je vais en prendre plein la gueule,
00:27:28mais je dis qu'en ne condamnant pas,
00:27:30elle est complice.
00:27:30Écoutez Manon Aubry.
00:27:32Le porte-parole
00:27:33de la Philharmonie de Paris
00:27:37a dit très clairement
00:27:38que c'était des représentants,
00:27:40une forme d'ambassadeur d'Israël
00:27:43et qui aujourd'hui,
00:27:45vous le savez comme moi,
00:27:46Israël qui commet un génocide
00:27:49dans la bande de Gaza.
00:27:50Il y a un mandat d'arrêt
00:27:51de la Cour pénale internationale
00:27:52qui a été lancé
00:27:54il y a deux ans de cela
00:27:56contre Benjamin Netanyahou
00:27:57qui commet des crimes de guerre,
00:27:58des crimes contre l'humanité.
00:27:59Ce n'est pas n'importe quel artiste,
00:28:01ce sont des artistes
00:28:03qui représentent l'État israélien.
00:28:06Non, je ne le condamne pas
00:28:07et je vous dis aujourd'hui,
00:28:09le meilleur moyen
00:28:10que ce type d'incident
00:28:11ne se reproduise pas,
00:28:12c'est que le gouvernement israélien
00:28:14arrête de massacrer tout un peuple.
00:28:17Vous avez bien entendu en fait.
00:28:18Elle justifie ce qui s'est passé hier soir,
00:28:21elle explique quasiment
00:28:22que c'est normal ce qui s'est passé,
00:28:24elle le justifie,
00:28:25c'est Manon Bré qui vous appelle ?
00:28:27Il y a des artistes
00:28:29qui représentent l'État israélien.
00:28:31C'est comme si vous,
00:28:32j'en sais rien ou bien.
00:28:33C'est le cas.
00:28:34Oui, parce que c'est public.
00:28:35C'est ça.
00:28:36Parce que c'est une philharmonie publique.
00:28:38Non, mais on ne peut pas justifier
00:28:41aujourd'hui,
00:28:42on ne peut pas justifier
00:28:42des gens qui viennent dans une salle
00:28:44mettre la vie des gens en danger.
00:28:45C'est une honte.
00:28:46C'est une honte absolue.
00:28:48Non, mais ça va plus loin, pardon.
00:28:50On chosifie un peuple entier.
00:28:52C'est ça.
00:28:53Je veux dire,
00:28:53quand il dit représentant,
00:28:55elle dit alors n'importe quoi.
00:28:56Évidemment,
00:28:57son mantra imbécile,
00:28:58génocide Netanyahou.
00:28:59Mais ce n'est pas Netanyahou
00:29:00qui était là.
00:29:01C'est ça.
00:29:01Mais ça veut dire que
00:29:029 millions d'Israéliens,
00:29:04y compris des Arabes,
00:29:05doivent être condamnés
00:29:06et doivent être soumis à...
00:29:07Mais si !
00:29:08Mathias Leboeuf, allez-y.
00:29:09Alors moi,
00:29:10je vais être très clair,
00:29:11je condamne.
00:29:13Elle parle d'incident,
00:29:14je pense que c'est plus
00:29:15qu'un incident.
00:29:17Largement,
00:29:17le mot est faible.
00:29:18Et bien évidemment,
00:29:19je condamne.
00:29:19Je condamne cette vieille.
00:29:20Condamnez ses propos également,
00:29:21Martine Aubry ?
00:29:22À Martine ?
00:29:23Pardon, à Manon Aubry.
00:29:25Oui, de fait,
00:29:26puisque je ne suis pas d'accord
00:29:27avec elle,
00:29:28je n'ai pas à condamner
00:29:29les propos de ma vie.
00:29:31Je suis en total désaccord
00:29:33avec elle
00:29:33et je trouve condamnable
00:29:35l'exaction,
00:29:37je ne sais pas comment
00:29:37il faut la qualifier,
00:29:39de ce groupe
00:29:40qui a donc empêché
00:29:42ce concert.
00:29:45C'est pas juste empêché,
00:29:46c'est mettre les avenues
00:29:46des gens en danger.
00:29:47Non, mais qui accessoirement...
00:29:49Non, ce n'est pas accessoirement.
00:29:50Ils ont mis les gens en danger
00:29:52et accessoirement,
00:29:53ils ont voulu empêcher le concert.
00:29:54Excusez-moi,
00:29:54c'est dans l'autre sens.
00:29:54Si vous voulez.
00:29:55Et l'habit des gens
00:29:55est plus important
00:29:56que vous pouvez faire.
00:29:57En revanche,
00:29:58je crois quand même
00:29:59qu'il y a un problème
00:30:00à recevoir
00:30:02l'Orchestre Philharmonique
00:30:04d'Israël,
00:30:07qui est effectivement
00:30:08une délégation officielle,
00:30:10sans,
00:30:10comme le disait
00:30:11la CGT Spectacle,
00:30:13sans rappeler
00:30:14le contexte
00:30:15et sans rappeler
00:30:16qu'il se passe
00:30:18des choses
00:30:18à Gaza
00:30:19qui peuvent...
00:30:20Alors moi,
00:30:21je ne vais pas parler
00:30:21de génocide
00:30:22parce qu'on ne va pas
00:30:23s'écharper
00:30:23sur la question
00:30:24du génocide,
00:30:25mais qu'il y a quand même
00:30:25des exactions
00:30:26qui sont graves
00:30:28et qu'on est
00:30:29dans un contexte
00:30:30extrêmement particulier.
00:30:33Ça me paraît
00:30:33incroyable...
00:30:34Je ne vais pas vous répondre
00:30:38au moins
00:30:38parce que je vais
00:30:39vous parler
00:30:39on est vendredi,
00:30:40j'ai pas envie de ménage.
00:30:40Ça me paraît
00:30:41incroyable...
00:30:42Je ne peux pas
00:30:43le dire avec calme.
00:30:44Ça me paraît
00:30:45incroyable
00:30:45qu'on fasse
00:30:46de la musique
00:30:47sur la mort des gens.
00:30:51Vous avez des tas
00:30:52de gens qui meurent
00:30:55à Gaza.
00:30:55Vous avez des tas
00:30:57qui meurent à Gaza.
00:30:58On écoute Christine.
00:31:00L'État d'Israël
00:31:01a repris les bombardements.
00:31:02On écoute Christine Kelly.
00:31:04C'est bon,
00:31:04vous l'avez dit.
00:31:05On écoute Christine.
00:31:05Ça ne vous plaît pas.
00:31:06Non, mais c'est un lieu...
00:31:08Comme je le disais tout à l'heure,
00:31:09c'est un lieu de partage.
00:31:11C'est un lieu de convivialité.
00:31:12Ce n'est pas un lieu politique.
00:31:14Transformer des moments
00:31:15de partage,
00:31:15de convivialité
00:31:16en moments politiques,
00:31:17c'est trahir la cause même
00:31:19qu'on veut défendre.
00:31:20Je trouve que c'est indigne
00:31:21de mettre la vie
00:31:22des gens en danger
00:31:23et de transporter,
00:31:26de transformer
00:31:27un orchestre philharmonique
00:31:28en un orchestre politique.
00:31:30C'est de la musique.
00:31:32Revenons à la base.
00:31:33C'est de la musique.
00:31:33Respectons la musique.
00:31:37Mais allez à Gaza.
00:31:39Mathias, allez à Gaza.
00:31:40Allez à Gaza.
00:31:41Soutenir.
00:31:41Prenez un palestinien chez vous.
00:31:43Allez à Gaza.
00:31:44Soutenir la cause.
00:31:45Allez à Gaza.
00:31:46Soutenir la cause.
00:31:47Ce n'est pas en mettant
00:31:49des Français en danger
00:31:51que vous allez sauver
00:31:52des palestiniens,
00:31:52des gazas.
00:31:53Oui,
00:31:54mais c'est très important.
00:31:56La filharmonie,
00:31:57juste là.
00:31:57La filharmonie,
00:31:58elle est à Paris.
00:31:59La filharmonie est à Paris.
00:32:01Paris est la capitale
00:32:01d'un État souverain,
00:32:03la France,
00:32:04dans un contexte européen
00:32:05où on accepte
00:32:06d'avoir des relations
00:32:06avec tous les pays
00:32:08pratiquement de cette planète,
00:32:09notamment Israël.
00:32:10Donc,
00:32:10ça veut dire que
00:32:11on est quand même,
00:32:12moi,
00:32:12ce qui me frappe,
00:32:13si vous voulez,
00:32:14c'est qu'on a une semaine,
00:32:14dans une semaine,
00:32:15on va célébrer
00:32:16une période plus que noire,
00:32:19terrifiante,
00:32:20qui a eu lieu il y a dix ans.
00:32:21Des bataclants,
00:32:23Saint-Denis,
00:32:24voilà,
00:32:24un soir de terreur dans Paris,
00:32:27un soir d'assassinat
00:32:28avec beaucoup plus
00:32:29que l'assassinat derrière.
00:32:31Comment,
00:32:32dans un contexte aussi terrible,
00:32:35la mémoire doit fonctionner ?
00:32:37Comment on peut croire
00:32:38un seul instant
00:32:38que derrière l'activisme,
00:32:41on ne voit pas la haine ?
00:32:42Cette haine se cache
00:32:43derrière un activisme politique.
00:32:45Ça n'est rien d'autre,
00:32:46non.
00:32:46Ça n'est rien d'autre que ça.
00:32:48Ça n'est rien d'autre.
00:32:48Non, mais on ne gagne pas
00:32:49la bataille à Gaza.
00:32:51Non, non,
00:32:51on ne gagne pas la bataille à Gaza
00:32:52en incendiant la Philharmonie.
00:32:54Vous vous rendez compte
00:32:54de ce que ça veut dire ?
00:32:55Vous vous rendez compte
00:32:55de ce que ça veut dire ?
00:32:58Incendier la Philharmonie
00:32:59avec des gens à l'intérieur.
00:33:01Non, laissez-moi finir.
00:33:02Laissez-moi finir.
00:33:03Incendier la Philharmonie,
00:33:04c'est le risque ultime
00:33:06de cette affaire-là.
00:33:07Le symbole,
00:33:08le symbole,
00:33:08il ne faut pas voyager,
00:33:09il faut voyager plus en arrière
00:33:14crépusculaire,
00:33:15crépusculaire.
00:33:16Et on n'est pas très loin de ça.
00:33:18Incendier une Philharmonie,
00:33:19l'endroit où on fait de la musique,
00:33:20que ça soit l'orchestre
00:33:21de la Philharmonie,
00:33:22de Tel Aviv,
00:33:22de ce que vous voulez
00:33:23de Gaza,
00:33:24c'est exactement ça.
00:33:25Le risque est là.
00:33:26Le risque est là.
00:33:28Bien évidemment.
00:33:28À une semaine
00:33:29dès la célébration des attentats.
00:33:31Moi je peux.
00:33:31Non, c'est pas dégueulasse.
00:33:33C'est la vérité pure.
00:33:35Non, non, non.
00:33:35Vous allez répondre.
00:33:37Je veux juste dire une chose.
00:33:38S'ils étaient venus devant
00:33:38manifester,
00:33:39moi j'avais aucun souci.
00:33:40Mais bien sûr.
00:33:41C'est ce qui me gêne,
00:33:42c'est ce qui s'est passé à l'intérieur.
00:33:44Mais allez-y maintenant.
00:33:45Jean-Christophe,
00:33:46je trouve ça pas très correct
00:33:47vis-à-vis de moi.
00:33:48Non, mais c'est pas toi
00:33:48que je vise.
00:33:49Ah d'accord, ok.
00:33:49Je vise.
00:33:50Ah non, mais évidemment,
00:33:51je ne me permettrai pas.
00:33:52Non, je ne me permettrai pas.
00:33:53Non, non, mais excusez-moi.
00:33:54Mais dire qu'on fait de la musique
00:33:54sur des morts,
00:33:55c'est dégueulasse.
00:33:56Je vous le dis les yeux dans les yeux.
00:33:58Je trouve ça dégueulasse.
00:33:59Non, il y a un problème.
00:34:00C'est un orchestre
00:34:01qui vient faire de la musique à Paris.
00:34:02Vous ne pouvez pas dire
00:34:03qu'il vient faire de la musique
00:34:04sur des morts.
00:34:05C'est dégueulasse.
00:34:06C'est dégueulasse.
00:34:07Je veux dire...
00:34:08Vous savez,
00:34:09je vais vous dire un truc.
00:34:11Je vais dire un truc
00:34:11qui va être énorme
00:34:13et qui va faire hurler.
00:34:14En 1941 et en 1942,
00:34:16il y avait des salles de théâtre
00:34:17qui jouaient des pièces
00:34:19et les Allemands étaient là
00:34:20et c'était pareil.
00:34:21Les gens disaient
00:34:22Oh ben non,
00:34:23mais il ne faut pas,
00:34:23ça n'a rien à voir.
00:34:25Il ne faut pas condamner.
00:34:26Donc arrêtez à un moment donné.
00:34:28Bien évidemment que...
00:34:29Il n'y a pas de rapport.
00:34:30Il n'y a pas de rapport.
00:34:30C'est qu'on continue.
00:34:31Vous savez qu'il s'est passé un truc
00:34:32le 7 octobre ?
00:34:33Non, mais je sais bien.
00:34:34J'ai été le premier à le condamner.
00:34:37Vous condamnez tout
00:34:38mais en fait,
00:34:38vous dites le contraire
00:34:39à votre conclusion.
00:34:40Non, laissez-moi finir.
00:34:42Sur l'exaction
00:34:44et sur le fait
00:34:46de mettre des fumigènes,
00:34:47bien évidemment
00:34:47qu'il ne faut pas incendier les salles
00:34:49et bien évidemment
00:34:49que c'est condamnable.
00:34:50Et bien évidemment,
00:34:51je vais même vous dire
00:34:52que ça peut même s'apparenter
00:34:53à quelque chose
00:34:54de l'ordre de l'attentat pour moi.
00:34:56C'est sûr.
00:34:57Je n'ai aucun souci là-dessus.
00:34:59En revanche,
00:35:01pardonnez-moi
00:35:02d'être nuancé.
00:35:03Excusez-moi.
00:35:05En revanche,
00:35:06ne pas rappeler
00:35:07comme l'a demandé
00:35:08la CGT Spectacle
00:35:10les accusations
00:35:12qui pèsent
00:35:13contre les dirigeants
00:35:14de ce pays.
00:35:14Ils manifestent devant.
00:35:15Ils vont manifester devant.
00:35:16Je suis d'accord avec vous.
00:35:17Non, pas devant.
00:35:19Même à l'intérieur,
00:35:20avant de faire un communiqué.
00:35:21Thomas Bonnet,
00:35:23qu'est-ce que vous avez envie de dire
00:35:23quand vous en parlez ?
00:35:24Je suis sidéré
00:35:25parce que ce que je remarque
00:35:27quand même,
00:35:27c'est que souvent on nous dit
00:35:27et à juste titre
00:35:28souvent pas d'amalgame.
00:35:29C'est-à-dire un acte,
00:35:30il ne faut pas étendre ça
00:35:32à l'intégralité
00:35:32de la population
00:35:33qui est peut-être à l'origine.
00:35:35Vous faites exactement l'inverse.
00:35:36Emmanuel Aubry fait exactement l'inverse.
00:35:37Vous mettez la philharmonie,
00:35:39vous les accusez
00:35:39d'être responsables.
00:35:40Oui, parce qu'il représente Israël.
00:35:43Je n'aurais pas du tout...
00:35:44Par exemple, mon propos
00:35:46ne s'applique pas du tout
00:35:47à Amir
00:35:48qui est une personne privée
00:35:49et qui ne représente pas Israël.
00:35:52Le philharmonique
00:35:53de l'État d'Israël,
00:35:54c'est Israël.
00:35:55C'est le symbole Israël.
00:35:56Donc on peut les attaquer.
00:35:57Non.
00:35:57Donc on peut les attaquer.
00:35:59Mais bien sûr que non.
00:36:00Mais c'est ce que dit Manon Aubry.
00:36:02Mais moi, je ne suis pas Manon Aubry.
00:36:03Je ne suis pas le porte-parole
00:36:04de Manon Aubry.
00:36:06La seule différence,
00:36:06c'est la barbe.
00:36:07Mais non.
00:36:07Non, je dis que pour moi,
00:36:09ce n'est pas Israël.
00:36:10Ce n'est pas du tout Israël.
00:36:11Ce n'est pas Netanyahou.
00:36:12Ce n'est pas eux qui lâchent des bombes.
00:36:13Ils font de la musique.
00:36:14C'est-à-dire, soyons clés,
00:36:15voyons le réel.
00:36:16Arrêtons de transformer les choses.
00:36:18Le réel, ce sont des gens
00:36:19qui font de la musique.
00:36:20Est-ce que quand le valet
00:36:21de l'Opéra de Paris
00:36:22va jouer, va danser,
00:36:26peut-être à Tel Aviv,
00:36:27à Washington,
00:36:28à Sao Paulo,
00:36:29je ne sais où,
00:36:30est-ce que c'est la France ?
00:36:31Est-ce que c'est Emmanuel Macron ?
00:36:32Est-ce qu'Emmanuel Macron,
00:36:33effectivement, exactement.
00:36:34Sébastien Lecornu,
00:36:34on ne sait pas trop.
00:36:35Mais en tout cas,
00:36:36est-ce que c'est l'État français
00:36:38qui se promène ?
00:36:39Non, il est subventionné.
00:36:40Mais non, mais non.
00:36:41Est-ce que vous croyez
00:36:42qu'on va voir un spectacle ?
00:36:43Alors que ça soit un instrument
00:36:44de diffusion d'images,
00:36:46pourquoi pas ?
00:36:47Mais la réalité,
00:36:47c'est que les gens vont au concert,
00:36:48vont au ballet,
00:36:49vont à un récital,
00:36:51n'importe quoi.
00:36:51Ils vont voir les artistes.
00:36:52Ils vont voir l'œuvre jouer.
00:36:54Comment on peut croire
00:36:54que Beethoven va porter
00:36:56le message terrifiant
00:36:58de Netanyahou ?
00:36:58Il n'y a pas de portée morale
00:37:01ou de portée éthique.
00:37:03Moi, si demain,
00:37:04le ballet de l'Opéra de Paris
00:37:08va représenter à Moscou,
00:37:11ça me choquera.
00:37:12Excusez-moi, Mathias,
00:37:15quand vous allez voir
00:37:16le ballet de l'Opéra de Paris,
00:37:17vous n'allez pas soutenir
00:37:18Emmanuel Macron.
00:37:18Mais non, mais ce n'est pas
00:37:19ce que je dis.
00:37:19Oui, mais je ne sais pas.
00:37:21Ça dépasse Emmanuel Macron.
00:37:23André, on passe à venir.
00:37:24Moi, je crois que la dégradation
00:37:25des choses, d'abord, Mathias,
00:37:26quand même, il ne faut pas exagérer
00:37:27avec les comparaisons 41 et compagnie.
00:37:30Je veux dire, il faut quand même
00:37:31un tout petit peu raison garder.
00:37:32Non, mais c'était un peu le chantier.
00:37:33Je suis d'accord.
00:37:34D'accord, mais c'était outrancien.
00:37:35Non, je voudrais revenir.
00:37:36Quand il y avait les événements
00:37:38du Vietnam,
00:37:39je rappelle qu'il y a eu
00:37:40une opinion publique
00:37:41extrêmement forte.
00:37:42Je vais revenir au Vietnam
00:37:42parce que c'est très parlant.
00:37:44Il y a eu une opinion publique
00:37:45française-européenne
00:37:46extrêmement anti-américaine,
00:37:47mais pour des raisons
00:37:48qui peuvent tout à fait
00:37:49se défendre, évidemment,
00:37:50et qui se défendent.
00:37:51Bon, il y a eu combien
00:37:53d'artistes américains
00:37:54pendant 15 ans,
00:37:55parce qu'il y a eu des gens
00:37:57qui allaient voir
00:37:58parce que Bob Dylan et compagnie,
00:38:00parce qu'en Israël,
00:38:01c'est la même chose.
00:38:02En Israël, vous avez
00:38:03des états israéliens
00:38:03qui étaient contre la guerre,
00:38:05contre l'Italia.
00:38:05La comparaison avec le Vietnam
00:38:07est extrêmement intéressante
00:38:08parce que le mouvement civil
00:38:11aux Etats-Unis,
00:38:12il y a eu des états
00:38:13qui sont...
00:38:13Non, je veux dire
00:38:14qu'on n'est pas venu
00:38:15ici en France
00:38:16jeter des fumigènes
00:38:17sur les artistes américains
00:38:19et les concerts
00:38:19de New York et compagnie
00:38:20qui venaient jouer.
00:38:21C'est ça.
00:38:22La connerie de ces gens-là
00:38:23ignominieuses,
00:38:24c'est qu'ils viennent
00:38:25dans un truc
00:38:25qui n'est pas le représentant
00:38:27de Netanyahou.
00:38:28C'est Israël.
00:38:29Où alors ?
00:38:29Où alors ?
00:38:30Parce que c'est ça la vérité.
00:38:31C'est qu'Israël,
00:38:32ils n'en veulent pas.
00:38:32Ces gens-là
00:38:33qui sont venus là,
00:38:34ils ne veulent plus Israël.
00:38:35C'est tout.
00:38:36Israël ne doit pas exister.
00:38:37Il faut quand même
00:38:38aller au public.
00:38:39Parce que la distinction
00:38:39que vous faites avec Amir,
00:38:40il ne la fait pas en fait.
00:38:41Parce que vous faites
00:38:42la distinction avec Amir,
00:38:43mais...
00:38:43Alors justement Amir,
00:38:45c'est comme ça d'Israël
00:38:46de Chéaoulo.
00:38:46Ça, entièrement d'accord.
00:38:47Moi, un, je condamne
00:38:48encore une nouvelle fois
00:38:49cet attentat, on va dire,
00:38:52à la philharmonique.
00:38:54Deux, effectivement,
00:38:55vous avez raison,
00:38:56la différence avec Amir,
00:38:57ils ne la font pas.
00:38:58Et je trouve ça absolument...
00:38:59Alors Amir, justement,
00:39:00Amir, parce que son producteur
00:39:01a parlé pour la première fois aujourd'hui,
00:39:03il a parlé à nos confrères
00:39:04du Parisien.
00:39:05Et lui aussi, il dit
00:39:06ça va mal tourner.
00:39:06Voilà, ça va mal tourner.
00:39:08Amir est sous protection,
00:39:09sa protection a été renforcée,
00:39:10la protection de ses concerts
00:39:11a été renforcée.
00:39:12Maintenant, elle est fissimée,
00:39:13c'est-à-dire que jusque-là,
00:39:14c'était les associations
00:39:15pro-palestiniennes
00:39:16qui condamnaient,
00:39:17qui disaient
00:39:17il ne faut pas qu'Amir chante.
00:39:18Maintenant, elle est fissimée.
00:39:19Elle a fait des communiqués
00:39:20pour dire
00:39:21il ne faut pas qu'Amir chante.
00:39:23Enfin, où va-t-on ?
00:39:24Regardez.
00:39:27Malgré les pressions,
00:39:28Amir a pu chanter
00:39:29devant ses fans bretons.
00:39:31La sécurité de l'artiste
00:39:32qui vit déjà sous protection
00:39:33a dû néanmoins être renforcée.
00:39:36Deux jours auparavant,
00:39:37Cécile Baudouin,
00:39:38candidate de la France insoumise
00:39:39au municipal à Brest,
00:39:41avait réclamé sa déprogrammation
00:39:43pour sa proximité supposée
00:39:44avec l'extrême droite israélienne.
00:39:47Il a participé
00:39:48à la colonisation illégale
00:39:49en Palestine
00:39:50au sein de l'armée israélienne
00:39:51et sans vente régulièrement.
00:39:53Il a contribué financièrement
00:39:55et médiatiquement
00:39:56au soutien de la police
00:39:58aux frontières israéliennes.
00:39:59Interrogé par le Parisien,
00:40:01le patron du label d'Amir
00:40:03dénonce un amas de mensonges
00:40:04ou d'effets déformés.
00:40:06Il ne cache pas sa colère
00:40:07mais aussi son dégoût.
00:40:09Dans son communiqué de presse,
00:40:11Ellefie l'appel Amir Haddad
00:40:12alors qu'on sait très bien
00:40:14que jamais son patronyme
00:40:15n'est utilisé dans sa carrière en France.
00:40:18Derrière tout ça,
00:40:19il y a un antisionisme
00:40:20exacerbé et hystérisé
00:40:22qui frôle de plus en plus
00:40:24avec un antisémitisme assumé.
00:40:26Antoine Guiffian
00:40:27dénonce également
00:40:28les méthodes de harcèlement numérique
00:40:29de la France insoumise
00:40:30qui mettent une cible
00:40:32dans le dos de l'artiste.
00:40:33Il y a une armée numérique
00:40:35qui insulte l'artiste,
00:40:36le traite de tous les noms.
00:40:37Un jour,
00:40:38il va y avoir un drame
00:40:39et ces personnes
00:40:40porteront l'entière responsabilité.
00:40:42En juillet dernier,
00:40:43la venue d'Amir
00:40:44aux francopholies en Belgique
00:40:46avait déjà provoqué
00:40:47des remous.
00:40:47plusieurs artistes
00:40:49avaient annoncé
00:40:49se retirer de l'événement
00:40:51et appeler au boycott.
00:40:52Alors,
00:40:55pareil,
00:40:55on va écouter Manon Brie
00:40:56puisqu'elle en a parlé
00:40:56également ce matin
00:40:57et pareil,
00:40:58Manon Brie,
00:40:59oui,
00:41:00finalement,
00:41:01Amir,
00:41:01finalement,
00:41:02c'est un représentant
00:41:03aussi d'Israël
00:41:03parce qu'il a fait l'armée
00:41:04en Israël
00:41:04comme tous les Israéliens
00:41:06d'ailleurs.
00:41:08Celui qui fait
00:41:09l'amalgame
00:41:10entre le gouvernement
00:41:12de Benjamin Netanyahou
00:41:13et les Juifs,
00:41:14c'est Benjamin Netanyahou
00:41:15lui-même.
00:41:16Nous avons toujours
00:41:17fait la distinction
00:41:17mais Amir,
00:41:18si vous voulez prendre lui,
00:41:20ce n'est pas n'importe
00:41:21quel artiste,
00:41:21c'est un ancien soldat
00:41:22israélien.
00:41:23Il a tenu des concerts
00:41:24dans des colonies illégales.
00:41:26Enrico Macias.
00:41:27Mais on peut,
00:41:28Enrico Macias
00:41:28a défendu
00:41:29Benjamin Netanyahou
00:41:30et oui,
00:41:31tous ceux qui font
00:41:31l'apologie des crimes
00:41:33de guerre,
00:41:33l'apologie des crimes
00:41:34contre l'humanité,
00:41:35oui,
00:41:36nous éleverons la voix
00:41:37et je pense que
00:41:38tous ceux qui sont
00:41:39du côté du droit
00:41:39international
00:41:40devraient faire de même.
00:41:41C'est assez désespérant
00:41:43quand même.
00:41:44Franchement.
00:41:44On peut leur reconnaître
00:41:46une forme de cohérence
00:41:47si je voulais.
00:41:47C'est-à-dire qu'il y a
00:41:48une continuité de l'effort
00:41:49dans cette matière-là
00:41:50parce qu'ils ont compris
00:41:50et c'est purement national
00:41:52voire local
00:41:53quand on est à Brest
00:41:54et qu'on utilise Amir
00:41:55comme instrument.
00:41:56Ce n'est pas la cause
00:41:57palestinienne.
00:41:58Il ne faut pas se leurrer.
00:41:59On est dans un combat
00:42:00politique franco-français
00:42:01avec une captation
00:42:03de ce qu'ils pensent eux
00:42:04être une espèce
00:42:05d'énergie électorale
00:42:06qui va les aider
00:42:06à mieux se positionner
00:42:08notamment dans un premier tour
00:42:09par rapport aux autres
00:42:09forces de gauche.
00:42:10C'est ça.
00:42:11Donc incarner la justice
00:42:12internationale,
00:42:13le droit international,
00:42:14tout ce qu'on veut,
00:42:14ce n'est pas la réalité.
00:42:16La réalité,
00:42:16c'est qu'ils ont compris
00:42:17avec cohérence
00:42:18que la cible qu'ils veulent,
00:42:20c'est-à-dire une partie
00:42:21de la population française,
00:42:22est connectée,
00:42:23effectivement,
00:42:23elle est connectée
00:42:24avec ce qui s'est passé hier
00:42:26à l'effet d'harmonie,
00:42:27avec ce qui pouvait se passer
00:42:28avec Amir
00:42:28et ils font monter
00:42:30la pression sur ce terrain-là.
00:42:31Ils font monter la pression
00:42:32et ce n'est pas un hasard
00:42:33si aujourd'hui
00:42:34vous avez des prises
00:42:35de parole de ce type,
00:42:35c'est parce que ça accompagne
00:42:37la pression qui est faite
00:42:37sur les artistes israéliens,
00:42:39sur les sportifs israéliens,
00:42:40sur tout ce qui peut apparaître
00:42:41comme relié,
00:42:42soyons clairs,
00:42:43au peuple juif
00:42:44et à la religion juive
00:42:45parce qu'il s'agit de ça,
00:42:46en fait, en réalité,
00:42:47parce que c'est un instrument
00:42:48de conquête
00:42:49dans leur esprit politique
00:42:50et surtout électoral.
00:42:51C'est rien d'autre.
00:42:52Il n'y a aucune volonté
00:42:53de défendre Gaza
00:42:54ni quoi que ce soit derrière
00:42:54comme au Vietnam.
00:42:55Surtout, je ne sais pas
00:42:56si vous avez bien entendu
00:42:58de ce qu'elle dit,
00:42:58elle reproche à Amir
00:42:59d'avoir fait son service militaire.
00:43:01Donc, sachant qu'en Israël,
00:43:03tout le monde a fait garçon et fille,
00:43:06donc même les franco-israéliens
00:43:07qui l'ont fait ici,
00:43:08ça veut dire que tous sont des cibles.
00:43:09Ça veut dire que vous pouvez
00:43:10vous attaquer à eux aussi
00:43:11parce que tous ceux
00:43:12qui ont fait leur service militaire
00:43:13en Israël sont coupables.
00:43:15C'est ça ce qu'elle dit.
00:43:16C'est ça ce qu'elle a derrière.
00:43:17Je me rappelle que je crois
00:43:18que c'était Thomas Porte
00:43:19qui avait dit qu'il fallait aller
00:43:20enquêter sur tous les Français
00:43:22franco-israéliens
00:43:23qui étaient impliqués
00:43:24d'une façon ou d'une autre.
00:43:25Donc, en fait,
00:43:25tous ceux qui ont fait
00:43:26leur service militaire,
00:43:26on en est là.
00:43:27C'est-à-dire qu'ils opposent
00:43:28les Français les uns
00:43:29contre les autres
00:43:29parce que c'est de ça
00:43:30dont on parle
00:43:30au prétexte de vouloir la paix
00:43:32comme l'a dit Christine très bien.
00:43:34Ils déclenchent la guerre
00:43:35parce que c'est de ça
00:43:35dont on parle aussi.
00:43:36C'est la fracturation
00:43:36puis l'affrontement.
00:43:38Oui, et j'aurais bien aimé
00:43:40que Manon Aubry
00:43:41ait la même virulence
00:43:42pour défendre un Nigérien.
00:43:44Un Nigérien.
00:43:45Il y a un cas du Nigérien.
00:43:46Un Nigérien.
00:43:46Qu'une chose.
00:43:47J'aurais bien aimé
00:43:47qu'elle ait la même virulence
00:43:55les Afghans exactement.
00:43:58Cette même virulence.
00:43:59Ou bien même les Français,
00:43:59les Iraniennes.
00:44:01Ou bien même les Français ici.
00:44:03Donc, ça démontre justement
00:44:04ce que vous venez de dire
00:44:06mais ça démontre
00:44:07qu'il y a une réelle volonté,
00:44:10une démonstration d'antisémitisme
00:44:12puisque la vie d'un Soudanais
00:44:13et la vie d'un Nigérien
00:44:14ne vaut pas celle d'un Gazaoui
00:44:16ou bien celle d'un Gazaoui
00:44:17est supérieure à celle d'un Nigérien.
00:44:20C'est grave.
00:44:20En vrai, je voudrais peut-être
00:44:22justement tout en allant un peu
00:44:24dans le sens
00:44:25ce que disait Christine
00:44:27c'est qu'effectivement
00:44:28il y a les bonnes victimes
00:44:29et les mauvaises victimes.
00:44:30Il y a les bons bourreaux
00:44:31et les mauvais bourreaux.
00:44:32Alors, si vous êtes racisé
00:44:33tout va bien.
00:44:34Je veux dire
00:44:35vous pouvez faire ce que vous voulez
00:44:36mais le plus grave
00:44:37et je voudrais remercier
00:44:38moi je suis aussi contre
00:44:40par exemple je me rappelle très bien
00:44:41Les victimes à Gaza
00:44:42c'est des bonnes
00:44:42ou des mauvaises victimes ?
00:44:44Les victimes à Gaza
00:44:45elles sont bonnes ?
00:44:45Mais toutes les victimes
00:44:47sont des victimes.
00:44:49Ah d'accord.
00:44:49Voilà.
00:44:50C'est ça que je veux dire.
00:44:51Parce qu'ils sont arabes et pauvres
00:44:52donc on s'en fout un peu.
00:44:53Non, non mais qui a dit
00:44:53ils sont arabes et pauvres
00:44:54on s'en fout un peu.
00:44:55Alors moi je veux dire
00:44:56Mathias Leboeuf
00:44:57vous vous réunissez des gens
00:44:58devant l'ambassade du Soudan
00:45:00et l'ambassade du Nigeria
00:45:01et après vous parlerez.
00:45:03Ça suffit.
00:45:03Ils sont arabes et pauvres
00:45:04donc on peut aller au concert
00:45:05c'est pas un problème.
00:45:06Mais qu'est-ce que ça a à voir ?
00:45:08C'est ça.
00:45:08Mais non
00:45:09mais vous n'avez rien compris.
00:45:11Mathias Leboeuf
00:45:11vous n'avez rien compris.
00:45:13J'allais dire Mathias Leboeuf
00:45:14pardon, pardon, pardon.
00:45:15Je vais vous dire pourquoi.
00:45:17J'allais dire quelque chose
00:45:18je vais vous dire
00:45:19l'intolérance
00:45:20vous avez aussi l'intolérance
00:45:22à géométrie très variable.
00:45:24Je vais dire en quoi
00:45:24moi je condamne aussi
00:45:25les gens par exemple
00:45:27je vais dire
00:45:27les Patrick Bruel et autres
00:45:29quand ils disaient
00:45:30je ne vais pas chanter
00:45:31dans des municipalités
00:45:32où il y a un maire
00:45:33Front National.
00:45:34Ok ?
00:45:35Eh bien je condamne
00:45:36de la même façon.
00:45:37Il y a des tas de gens
00:45:38qui n'en ont rien à foutre
00:45:39Front National ou pas Front National
00:45:40qui veulent écouter Patrick Bruel
00:45:42ou Michel Bougenat
00:45:43ou autres
00:45:44c'est aussi condamnable.
00:45:46C'est ça qu'il faut comprendre.
00:45:47Moi je n'ai pas
00:45:48le truc à géométrie variable.
00:45:49On est de gauche
00:45:51on est de droite
00:45:51mais c'est la fausse gauche
00:45:53et c'est la fausse droite.
00:45:54Donc en fait
00:45:54quand on est un artiste
00:45:56on ne peut pas être engagé
00:45:57on ne peut pas avoir d'avis
00:45:58on ne peut pas prendre
00:45:59de position politique
00:46:00et on ne peut pas condamner.
00:46:02Mais ce n'est pas ça qu'il dit.
00:46:03Quand Malombré dit
00:46:04il a été soldat
00:46:05on revient à ce que disait Jean-Marc
00:46:06alors il est soldat.
00:46:08Tous les Israéliens
00:46:09en méfait sont soldats
00:46:09ça veut dire
00:46:10non mais allons
00:46:10dans la cohérence.
00:46:11Ils sont tous coupables.
00:46:14J'enlève sur le cas d'Amir
00:46:16ils sont tous coupables.
00:46:17Non mais c'est Ramiens
00:46:17moi je vais vous dire
00:46:18d'un côté vous avez
00:46:19cette haine de Manon Aubry
00:46:21parce que
00:46:21excusez-moi c'est de la haine
00:46:22et de l'autre
00:46:23vous avez le discours d'Amir.
00:46:24Hier soir Amir
00:46:25il était sur scène
00:46:25vous allez écouter son discours.
00:46:27Ça n'a rien à voir
00:46:28avec celui de Manon Aubry
00:46:29qui déclenche la haine.
00:46:31Amir il veut la paix.
00:46:32Il se bat depuis des années
00:46:34en disant
00:46:35je veux la paix.
00:46:36Et de l'autre
00:46:36vous avez Manon Aubry
00:46:37qui dit
00:46:38oui mais ce mec là
00:46:39il est coupable
00:46:39parce qu'il a fait l'armée.
00:46:40Tous les juifs ont fait l'armée.
00:46:41Ça suffit.
00:46:42On écoute Amir.
00:46:43Merci parce que
00:46:47c'est une soirée
00:46:47dans laquelle
00:46:47on a l'occasion
00:46:48de remercier
00:46:50ceux qui nous protègent
00:46:51de remercier
00:46:51ceux qui
00:46:52ceux qui veillent
00:46:53sur nous.
00:46:55J'aurais bien aimé
00:46:56que ce ne soit pas leur rôle
00:46:57j'aurais bien aimé
00:46:58qu'on ait vraiment
00:46:58pas besoin de ça
00:46:59du tout.
00:47:01Mais
00:47:01on connaît
00:47:03la réalité
00:47:04et donc
00:47:05tant qu'il y a ce bouclier
00:47:08tant qu'on peut se permettre
00:47:10de se sentir
00:47:11juif
00:47:12en sécurité
00:47:13en France
00:47:14même si c'est moins facile
00:47:16qu'avant
00:47:17mais il y a quand même
00:47:18des gens qui oeuvrent
00:47:19matin et soir
00:47:20nuit et jour
00:47:21pour que ça puisse être le cas
00:47:23je suis fier
00:47:24et heureux
00:47:25pas en tant que représentant
00:47:27parce que je
00:47:27ne me
00:47:28ferai pas cette prétention
00:47:30juste en tant que je vive
00:47:31en France
00:47:31tout comme la majorité
00:47:33des gens de cette salle
00:47:33de dire merci.
00:47:35Voilà.
00:47:39Je voudrais juste dire
00:47:40quelque chose
00:47:40pardon
00:47:40juste avant
00:47:41je vous corrige
00:47:41je vous corrige
00:47:43quelque chose
00:47:43que j'ai dit avant
00:47:44parce que je me suis emporté
00:47:44j'ai dit tous les juifs
00:47:45ont fait l'armée
00:47:45tous les israéliens
00:47:46non bien sûr
00:47:47juste un mot par rapport
00:47:48à Manon Aubry
00:47:49ce qu'elle a dit
00:47:49cette hypocrisie lamentale
00:47:51je m'explique
00:47:52quand elle dit
00:47:53vous voyez
00:47:55il faut absolument
00:47:56boycotter
00:47:57moi je veux dire
00:47:57est-ce qu'on a entendu
00:47:58Manon Aubry
00:47:58je ne parle même pas
00:47:59du soude du Nigeria
00:48:00quand il a eu
00:48:01des palestiniens
00:48:02et on l'a vu
00:48:03on a vu des images
00:48:04tués par le Hamas
00:48:05des Gazaouis
00:48:06tués le Hamas
00:48:07parce qu'il n'était
00:48:07pas d'accord
00:48:08avec le Hamas
00:48:11je ne parle même pas
00:48:12des israéliens
00:48:12ou des juifs
00:48:13je parle des palestiniens
00:48:15je parle des arabes
00:48:16tués, massacrés
00:48:17je parle des 300 000
00:48:19yéménites
00:48:19hommes, femmes et enfants
00:48:20massacrés par l'Arabie saoudite
00:48:22est-ce que ces hypocrites
00:48:24ces tartuffes
00:48:25de cette gauche molle
00:48:26sont capables
00:48:27avant de dire un mot
00:48:27à rien
00:48:28ah non ça
00:48:29on n'en parle pas
00:48:29no Jews
00:48:30no news
00:48:31mais vous savez
00:48:32c'est pareil
00:48:32quand vous avez
00:48:33toutes ces associations LGBT
00:48:34qui manifestent
00:48:35pour le Hamas
00:48:37pour Gaza
00:48:37alors que là-bas
00:48:38ils sont tués
00:48:39ils sont jetés
00:48:39du haut des immeubles
00:48:40et ils sont là
00:48:41en disant
00:48:41ah oui
00:48:41attendez
00:48:42excusez-moi
00:48:42mais en Israël
00:48:43les LGBT+,
00:48:45je ne sais plus
00:48:45comment ça s'appelle
00:48:46LGBTQ+,
00:48:47ils vivent super bien
00:48:48ils vivent super bien
00:48:49il y a des gay pride
00:48:50etc
00:48:50et qu'ils aillent faire
00:48:51la gay pride
00:48:52à Gaza
00:48:52tous ceux qui viennent
00:48:53à Gaza
00:48:54qu'ils aillent la faire
00:48:54à Gaza
00:48:55non mais je vous fais
00:48:56parce que
00:48:57mais non
00:48:58mais parce que
00:48:59vous avez entendu
00:48:59du Hamas
00:49:00non pas du Hamas
00:49:01mais vous défendez
00:49:03vous défendez
00:49:04quelque chose
00:49:04qui à mon sens
00:49:05n'est pas bien
00:49:06mais non
00:49:06n'est pas bien
00:49:07je suis désolé
00:49:08je défends
00:49:09oui les civils
00:49:09qui meurent à Gaza
00:49:10c'est une catastrophe
00:49:11je vous le dis
00:49:12c'est une catastrophe
00:49:13je défends
00:49:14la liberté
00:49:14d'expression
00:49:15totale
00:49:16bien sûr
00:49:16mais nous aussi
00:49:17je défends la liberté
00:49:19pour Amir
00:49:19bien évidemment
00:49:20de faire des spectacles
00:49:21et je trouve
00:49:22incroyable
00:49:23qu'on puisse
00:49:23tenter de l'empêcher
00:49:25parce qu'il est
00:49:26israélien
00:49:26ou parce qu'il est juif
00:49:27je crois qu'il a
00:49:28la double nationalité
00:49:29je trouve ça
00:49:32éminemment condamnable
00:49:33donc là dessus
00:49:34je ne me cache pas
00:49:35derrière mon petit doigt
00:49:36c'est tout à fait clair
00:49:37en revanche
00:49:38je trouve incroyable
00:49:39qu'on dise
00:49:40il n'y a pas de problème
00:49:41circuler
00:49:42il n'y a rien à voir
00:49:43je vous dis depuis tout à l'heure
00:49:44vous écoutez qu'à moitié
00:49:46vous avez que l'or de gauche
00:49:47qui marche
00:49:47bah oui c'est ça
00:49:48bah oui
00:49:48je vous dis depuis tout à l'heure
00:49:50qu'une manif devant
00:49:51devant la philharmonie hier
00:49:53ça aurait été très bien
00:49:54on est d'accord là dessus
00:49:55donc voilà
00:49:56on est d'accord
00:49:56ce qu'il faut dire
00:49:58parce que là on voit
00:49:58ce qui s'est passé
00:49:59à la philharmonie
00:49:59mais pour avoir
00:50:00toute l'année dernière
00:50:02jusqu'à cet été
00:50:03fait beaucoup de concerts
00:50:04de festivals
00:50:05d'événements culturels
00:50:06en France et en Europe
00:50:07il ne faut pas négliger l'idée
00:50:09que vous savez
00:50:10ce que vous exigez
00:50:11sur la prise de parole
00:50:12dans tous ces endroits là
00:50:14le militantisme des artistes
00:50:16et je dis européens
00:50:17américains
00:50:17principalement
00:50:18c'est ceux que j'avais pu voir
00:50:19voire sud américains
00:50:20étaient en faveur de Gaza
00:50:21étaient en faveur des Palestiniens
00:50:23donc la réalité
00:50:24c'est qu'il y a
00:50:24pendant tous les espaces
00:50:26dans tous les espaces culturels
00:50:26pratiquement
00:50:27vous avez ce que vous demandez vous
00:50:28et vous l'avez
00:50:29sans qu'il y ait d'ailleurs
00:50:30de contrepartie
00:50:31vous avez ce discours
00:50:32qui n'est pas un discours de haine
00:50:33il n'y a pas en face
00:50:35quoi que ce soit
00:50:35donc la réalité
00:50:36c'est qu'il ne faut pas négliger
00:50:38la performance
00:50:39de ces idées
00:50:39portées par Manon Aubry
00:50:41notamment
00:50:41sur une large partie
00:50:43de la jeunesse
00:50:44française
00:50:44et ailleurs en Europe
00:50:45je vous assure
00:50:46que c'est très performant
00:50:47parce que les relais artistiques
00:50:48pour le coup
00:50:49alors là
00:50:49et culturels
00:50:49ils sont très nombreux
00:50:50extrêmement nombreux
00:50:51c'est pas la philharmonie
00:50:52pour le coup
00:50:53LFI est violent
00:50:54complotiste
00:50:55et antisémite
00:50:56c'est ce qu'a dit
00:50:56Raphaël Lenthoven
00:50:57il était en procès hier
00:50:58puisque LFI
00:50:59il a dit passionnément
00:51:01passionnément antisémite
00:51:02pour être précis
00:51:02c'est un mouvement
00:51:04détestable
00:51:05violent
00:51:05complotiste
00:51:06et passionnément antisémite
00:51:07c'est Lenthoven
00:51:08qui a dit ça
00:51:09il était poursuivi par LFI
00:51:10pour ses propos
00:51:11pour injures publiques
00:51:12hier
00:51:12il a été relaxé
00:51:14on écoute sa réaction
00:51:15c'est une victoire démocratique
00:51:17de pouvoir dire
00:51:18d'un parti antisémite
00:51:20qu'il est antisémite
00:51:21voilà des années
00:51:21que la France insoumise
00:51:23nous explique
00:51:24qu'ils ne peuvent pas
00:51:24être antisémites
00:51:25puisqu'ils n'ont pas
00:51:26été condamnés pour ça
00:51:27et bien moi
00:51:27j'ai été relaxé
00:51:28pour avoir dit
00:51:29qu'il l'était
00:51:29et qu'il l'était
00:51:30passionnément
00:51:31c'est désormais
00:51:32de cela
00:51:32qu'il faudra tenir compte
00:51:34ce que dit surtout
00:51:36la réaction de maître
00:51:37Richard Malka
00:51:38qui est l'avocat
00:51:39de Raphaël Lenthoven
00:51:40ce que dit surtout
00:51:42cette décision
00:51:43sur ce qui faisait
00:51:45le coeur de ce débat
00:51:46évidemment
00:51:47c'était l'imputation
00:51:48d'antisémitisme
00:51:49passionnel
00:51:50à l'égard de LFI
00:51:51c'est que l'on a
00:51:52le droit
00:51:53de dénoncer
00:51:54l'antisémitisme
00:51:56d'où qu'il vienne
00:51:57de droite
00:51:58comme de gauche
00:51:59parce qu'il y a
00:51:59une tradition
00:52:00malheureusement antisémite
00:52:02de gauche depuis
00:52:03le 19ème siècle
00:52:04et que LFI
00:52:05s'inscrit
00:52:05dans cette tradition
00:52:07là
00:52:07et vous savez
00:52:08j'aurais préféré
00:52:10plutôt que de gagner
00:52:11ne jamais avoir
00:52:13à plaider
00:52:13et à recenser
00:52:15les innombrables
00:52:16et détestables
00:52:17dérapages
00:52:18antisémites
00:52:19de la France insoumise
00:52:20Thomas Bonnet
00:52:21c'est un signe
00:52:21ce qui s'est passé hier
00:52:22c'est la première pierre
00:52:24parce qu'il y a
00:52:25beaucoup de procès
00:52:25qui arrivent
00:52:26pour la France insoumise
00:52:26on peut d'ailleurs
00:52:27souligner que la justice
00:52:28est particulièrement lente
00:52:29dans un certain nombre
00:52:29de procédures
00:52:30qui visent LFI
00:52:31on ne sait pas très bien
00:52:32pourquoi
00:52:32notamment Jean-Luc Mélenchon
00:52:33toutes les enquêtes ouvertes
00:52:35pour apologie du terrorisme
00:52:36également
00:52:36donc là
00:52:37la justice
00:52:38en effet a donné raison
00:52:39à M. Henthoven
00:52:40j'espère qu'on aura
00:52:41des décisions
00:52:41qui suivront
00:52:42parce que c'est vrai
00:52:43qu'on constate tous
00:52:44à un moment
00:52:45il faut arrêter
00:52:45de tourner autour du pot
00:52:46il y a des déclarations
00:52:47de la part d'élus
00:52:48de la France insoumise
00:52:49qui sont indéniablement
00:52:50problématiques
00:52:51voire antisémites
00:52:52et c'est à la justice
00:52:53évidemment de s'en empérer
00:52:54voire antisémite
00:52:54ou antisémite ?
00:52:54c'est à la justice
00:52:55de tranchée justement
00:52:56non mais justement
00:52:56moi ce jugement
00:52:58me surprend
00:52:59terriblement
00:53:00parce que
00:53:01la France insoumise
00:53:02n'a jamais été condamnée
00:53:05il n'y a pas eu
00:53:05de condamnation
00:53:06et si la France insoumise
00:53:08est antisémite
00:53:09il faut attaquer
00:53:10que fait la LICRA
00:53:11que font tous
00:53:12il y a des attaques
00:53:13il y a des attaques
00:53:13mais pour l'instant
00:53:14oui mais la justice
00:53:15n'avance pas
00:53:15donc pour l'instant
00:53:16tout est bloqué
00:53:16voilà donc
00:53:18on répète
00:53:19à longueur de temps
00:53:20que la France insoumise
00:53:22est antisémite
00:53:23voire même
00:53:23passionnément antisémite
00:53:25mais les faits
00:53:27rien que les faits
00:53:27ils le sont pour vous ?
00:53:29de quoi ?
00:53:29ils le sont pour vous
00:53:30franchement
00:53:30je vais vous répondre
00:53:31franchement
00:53:31je me demande
00:53:35je me pose vraiment
00:53:36la question
00:53:37et je vais vous répondre
00:53:38encore plus franchement
00:53:39je pense qu'ils jouent
00:53:40avec l'antisémitisme
00:53:41qu'ils sont toujours
00:53:42bordeurs
00:53:43et qu'il y a des choses
00:53:44qui sont extrêmement limites
00:53:45j'en veux pour preuve
00:53:46par exemple
00:53:47vous vous souvenez
00:53:48de cette affiche
00:53:48qui mettait en scène
00:53:50Cyril Hanouna
00:53:51il me semble que c'est
00:53:52émané de la France insoumise
00:53:53ça pour moi
00:53:54c'était clairement antisémite
00:53:55voilà
00:53:55donc
00:53:56mais
00:53:57donc ils le sont
00:53:58ils font des affiches
00:53:59antisémites
00:53:59je ne suis pas en mesure
00:54:01de le dire
00:54:01c'est à dire que
00:54:02André Bercoff
00:54:03Jean-Christophe
00:54:03là-dessus
00:54:05je ne suis pas d'accord
00:54:06avec Mathias
00:54:07entièrement d'accord
00:54:08avec Mathias Lebeuf
00:54:09mais il pose un problème
00:54:10qui est celui-ci
00:54:11moi c'est le mot
00:54:12passionnément
00:54:13il me gêne
00:54:13ils sont stratégiquement
00:54:15antisémites
00:54:16ils sont électoralement
00:54:18antisémites
00:54:19parce que
00:54:19je ne crois pas du tout
00:54:20moi je connais des gens
00:54:20de la France insoumise
00:54:22on ne peut pas dire
00:54:22la France sociale
00:54:23encore la totale
00:54:24ils ne sont pas antisémites
00:54:25tous
00:54:25ce n'est pas vrai
00:54:26c'est faux
00:54:26et qu'il y ait
00:54:27qu'ils utilisent
00:54:29l'antisémitisme
00:54:30une partie de la population
00:54:31et des communautés
00:54:32qui visent
00:54:33électoralement
00:54:34parce qu'encore une fois
00:54:35il faut voir le nombre
00:54:36et le marché
00:54:36ils instrumentalisent
00:54:38l'antisémitisme
00:54:39c'est l'antisémitisme
00:54:41ce qui est électoral
00:54:41je pense que
00:54:44je pense que
00:54:45c'est quand même un point
00:54:45cette décision
00:54:47effectivement
00:54:47pose la question
00:54:48sur passionnément
00:54:48mais elle dit quand même
00:54:49le parti
00:54:50l'est
00:54:51parce que
00:54:52on verra
00:54:53on verra
00:54:53parce que l'appel
00:54:54c'est pas tout à fait ça
00:54:55elle ne dit pas que le parti
00:54:56est antisémite
00:54:57elle dit qu'on peut le dire
00:54:58c'est pas tout à fait pareil
00:55:00c'est un point quand même
00:55:02essentiel
00:55:02parce que dans un débat
00:55:03de ce type
00:55:03à partir du moment où on sait
00:55:04qu'effectivement
00:55:05le mouvement est politiquement
00:55:07antisémite
00:55:08il n'est pas forcément
00:55:09antisémite
00:55:10dans chacune des personnalités
00:55:12il est politiquement
00:55:13électoralement
00:55:14sur le plan du marketing politique
00:55:15en tout cas il est
00:55:16maintenant ça veut dire
00:55:17qu'on doit pouvoir se battre là-dessus
00:55:18parce que sinon
00:55:19ça veut dire qu'à ce moment-là
00:55:19il gagne tout le temps
00:55:20parce qu'il y a une cible
00:55:21il y a un marché
00:55:22pour cet antisémitisme
00:55:23si on ne se bat pas
00:55:24en pouvant dire
00:55:24vous êtes antisémite
00:55:25vous complotisez
00:55:26ça veut dire qu'on ne part pas
00:55:28avec les mêmes armes
00:55:28donc cette décision est importante
00:55:30par rapport à ça
00:55:30c'est ce que je voulais dire
00:55:31c'est à dire que
00:55:32ça ne veut pas dire qu'ils le sont
00:55:33ça veut dire qu'on peut se battre
00:55:38je suis très étonné
00:55:40qu'on puisse dire
00:55:41d'un parti comme LFI
00:55:43qu'il est passionnément
00:55:45antisémite
00:55:45sans le prouver
00:55:47ça ne veut rien dire
00:55:47c'est à dire
00:55:47si moi je déclare
00:55:49que le Rassemblement National
00:55:50est passionnément
00:55:52islamophobe
00:55:53je vais être condamné
00:55:54immédiatement
00:55:55je ne suis pas certain
00:55:57je ne suis pas certain
00:55:58je ne suis pas certain
00:55:59je ne suis pas certain
00:56:01ça ouvre une fois
00:56:02écoutez vous venez de le dire
00:56:02donc on va voir
00:56:03avec cette jurisprudence
00:56:08parce que ça va faire jurisprudence
00:56:10attends l'appel
00:56:11on va voir
00:56:13on va faire une pause
00:56:14et dans un instant
00:56:15on va parler justement
00:56:16du dialogue qui est compliqué
00:56:17entre l'extrême gauche
00:56:18et la droite
00:56:19entre la gauche et la droite
00:56:20vous vous souvenez de Charlie Kirk
00:56:22bien évidemment
00:56:22qui était aux Etats-Unis
00:56:25qui était proche de Donald Trump
00:56:26et qui allait dans les universités
00:56:27et qui faisait des grands meetings
00:56:29et qui essayait d'avoir
00:56:30des contradicteurs en face de lui
00:56:31c'est ce qu'a fait
00:56:32un journaliste de frontières
00:56:34qui s'appelle Lino Delacroix
00:56:35il est allé devant
00:56:36l'université de Strasbourg
00:56:37il s'est installé avec une table
00:56:38et puis il a dit
00:56:39ben voilà
00:56:39venez débattre avec moi
00:56:41venez en échange
00:56:41alors ça ne s'est pas toujours
00:56:42très bien passé
00:56:43Lino Delacroix sera en direct
00:56:44avec nous dans un instant
00:56:45et vous verrez des extraits
00:56:46de ce qui s'est passé
00:56:47parfois on est au bord
00:56:48du coup de poing
00:56:49si on n'est pas sur le coup de poing
00:56:50vous verrez ça dans un instant
00:56:51reste avec nous
00:56:52à tout de suite sur CNews
00:56:5211h35 sur CNews
00:57:00merci d'être en direct
00:57:01avec nous
00:57:01dans un instant
00:57:02on va parler du dialogue
00:57:02gauche-droite
00:57:03ce qui semble impossible
00:57:04dans les universités
00:57:05vous verrez des images
00:57:06assez surprenantes
00:57:07mais tout de suite
00:57:08le CNews Info
00:57:08et c'est avec Sommayal Abidi
00:57:09Fin de la garde à vue
00:57:14du suspect de l'attaque
00:57:15sur l'île d'Oléron
00:57:16qui va être présenté
00:57:17à un juge
00:57:18garde à vue
00:57:19durant laquelle
00:57:19le forcené a déclaré
00:57:21regretter son acte
00:57:22et selon les premières
00:57:23constatations
00:57:24de son examen psychiatrique
00:57:25l'homme présente
00:57:26un trouble de la personnalité
00:57:28marqué par des conduites addictives
00:57:29et une altération
00:57:30du discernement
00:57:31Manon Brie
00:57:33ne condamne pas
00:57:34les incidents hier
00:57:35à la Philharmonie de Paris
00:57:36incidents qui ont perturbé
00:57:37la représentation
00:57:38du chef d'orchestre israélien
00:57:40la Hav Shani
00:57:41et ses musiciens
00:57:42le meilleur moyen
00:57:43pour que ça n'arrive plus
00:57:45c'est que le gouvernement israélien
00:57:46arrête de massacrer
00:57:47tout un peuple
00:57:48a ajouté l'eurodéputé
00:57:49insoumise
00:57:49ce matin
00:57:50sur notre antenne
00:57:52et puis des bijoux
00:57:53estimés à plusieurs dizaines
00:57:54de millions d'euros
00:57:55dont une broche
00:57:56de Napoléon Bonaparte
00:57:57saisie à Waterloo
00:57:58vont être proposés
00:57:59aux enchères
00:58:00la semaine prochaine
00:58:01à l'occasion
00:58:02de la semaine du luxe
00:58:03à Genève en Suisse
00:58:04une pièce unique
00:58:05qui faisait partie
00:58:06des effets personnels
00:58:07que l'empereur
00:58:07avait dû abandonner
00:58:08dans sa fuite
00:58:09face aux soldats britanniques
00:58:11et prussiens
00:58:11à l'issue de la célèbre bataille
00:58:13en espérant que personne
00:58:15ne vienne les voler
00:58:16d'ici là
00:58:16on ne sait jamais
00:58:17on est en Suisse
00:58:18peut-être
00:58:18peut-être qu'ils ont
00:58:20des vrais systèmes
00:58:22de sécurité
00:58:22contrairement à nous
00:58:23merci beaucoup
00:58:24Sommel Avedi
00:58:25on va parler des universités
00:58:27justement
00:58:28alors je vous l'ai dit
00:58:28inspiré par l'américain
00:58:29Charles Kirk
00:58:30qui allait débattre
00:58:31avec ses opposants
00:58:32le magazine Frontières
00:58:34a décidé d'installer
00:58:34une table
00:58:35avec des micros
00:58:36devant une université
00:58:37et puis d'essayer
00:58:38d'entamer le dialogue
00:58:39avec des gens
00:58:40qui ne sont pas d'accord
00:58:41avec lui
00:58:41on est avec ce journaliste
00:58:42qui s'appelle Lino Delacroix
00:58:43bonjour Lino
00:58:44merci d'être en direct
00:58:45avec nous
00:58:45d'abord
00:58:47vous le dites
00:58:47au début
00:58:48de cette séquence
00:58:50vidéo
00:58:50que vous avez mise en ligne
00:58:51sur Frontières
00:58:52vous êtes clairement
00:58:53inspiré de Charlie Kirk
00:58:54absolument
00:58:56en fait
00:58:57lorsque Charlie Kirk
00:58:59a été abattu
00:58:59dans une université
00:59:00d'Utah
00:59:01ça nous a profondément
00:59:02au sein de la rédaction
00:59:02ébranlé
00:59:03et donc on a largement
00:59:05été inspiré
00:59:05bien de lui
00:59:06pour la mise en place
00:59:07de ce format
00:59:07et qu'est-ce qu'on voulait
00:59:08réhabiliter
00:59:09quelle était l'importance
00:59:10de ce débat
00:59:10et bien c'était l'échange
00:59:11c'était le dialogue
00:59:12et c'était pour cette raison
00:59:14justement qu'on a souhaité
00:59:15aller dans des universités
00:59:16justement pour créer
00:59:17un dialogue
00:59:18un échange
00:59:18avec les étudiants
00:59:20qui pour la plupart
00:59:21étaient d'ailleurs
00:59:22tout à fait disposés
00:59:24à débattre avec nous
00:59:25ça ne les a pas dérangés
00:59:26de se dire que voilà
00:59:27il y avait des militants
00:59:28des étudiants
00:59:29bon moi j'incarne
00:59:30la profession de journaliste
00:59:31mais notre position de droite
00:59:33n'était absolument pas dérangeante
00:59:34donc de fait
00:59:34ça a été oui
00:59:35un certain succès
00:59:36vous avez choisi
00:59:37l'université de Strasbourg
00:59:38pour commencer
00:59:39pourquoi ?
00:59:40et bien de fait
00:59:41puisqu'on voulait
00:59:42quand même s'insérer
00:59:42dans une université
00:59:43quand même
00:59:43plutôt positionnée à gauche
00:59:45de fait
00:59:45il y a une forte présence
00:59:46des antifas
00:59:47et donc en un sens
00:59:48le message c'était
00:59:48qu'ils ne nous font pas peur
00:59:50de fait
00:59:50l'échange de toute manière
00:59:52c'était ce que nous portions
00:59:53et de fait
00:59:55on le sait
00:59:55mais en fait
00:59:56ces étudiants d'extrême gauche
00:59:57qui portent une certaine pémence
00:59:58qui sont quand même
00:59:59tout de même
00:59:59assez agressifs
01:00:00on peut le dire
01:00:01et bien de fait
01:00:02ne représentent qu'une infime
01:00:03qu'une mineure partie
01:00:04des étudiants
01:00:04et donc de fait
01:00:05c'est ce qu'on a pu voir
01:00:06en fait
01:00:06s'il y a une grande majorité
01:00:07d'étudiants
01:00:08et bien qui nous répondaient
01:00:09qui avaient
01:00:10cette joute verbale
01:00:11et qui étaient
01:00:11tout à fait disposées
01:00:13et bien à débattre avec nous
01:00:14néanmoins
01:00:14on le voit
01:00:15cette fin de vidéo
01:00:15qu'on a justement postée
01:00:16sur notre chaîne YouTube
01:00:17à frontières
01:00:18et bien il y a eu des heurts
01:00:19il y a eu un peu
01:00:20des bousculades
01:00:21même des
01:00:21il y a eu des opproves
01:00:22des injures
01:00:23ça a été assez particulier
01:00:25néanmoins
01:00:25le format a pu quand même se faire
01:00:27et on a été assez contents
01:00:28de porter cette revendication
01:00:29et cet héritage surtout
01:00:30parce que vous le savez
01:00:31effectivement
01:00:31vous n'êtes pas sans savoir
01:00:32que Charlie Kirk
01:00:33a été abattu justement
01:00:34pour porter ses idées
01:00:35pour porter cette question
01:00:36du débat
01:00:36et le flambeau était à terre
01:00:38et donc de fait
01:00:39on voulait un petit peu
01:00:39porter cette volonté
01:00:41politico-médiatique
01:00:42Alors on va commencer
01:00:44justement par la fin
01:00:44ça tombe très bien
01:00:45que vous en parliez
01:00:45parce que la fin
01:00:46c'est le moment
01:00:46où vous êtes obligés
01:00:47de plier bagage
01:00:47parce que là
01:00:49vous avez des étudiants
01:00:50d'extrême-gauche
01:00:50qui ne vous laissent pas parler
01:00:51qui vous insultent
01:00:52qui n'ont aucun argument
01:00:53aucun argument
01:00:54à part des insultes
01:00:56et finalement
01:00:56ils vont commencer
01:00:57à s'attaquer au matériel
01:00:58donc on regarde
01:00:59cette fin de la vidéo
01:01:01Tu veux me débatre avec moi ?
01:01:03Pourquoi je suis un nazi ?
01:01:05Non toi ?
01:01:05Non mais reste au poli
01:01:06reste au poli
01:01:07On va regarder
01:01:07la violence d'extrême-gauche
01:01:09On va regarder
01:01:10la violence d'extrême-gauche
01:01:10Pourquoi je suis un nazi ?
01:01:12Explique-toi
01:01:12Explique-toi
01:01:13Débat démocratique
01:01:14C'est pas pour la démocratie
01:01:15Exprime-toi
01:01:15Vas-y c'est le moment
01:01:16Je te la donne
01:01:17Assieds-toi et vas-y
01:01:18La FAC elle est chez nous
01:01:19Toi c'est qu'une mère
01:01:19qui vient ici
01:01:20La FAC c'est fait pour ça
01:01:22Débat avec moi
01:01:23Débat ?
01:01:24Pourquoi pas ?
01:01:24Pourquoi pas ?
01:01:25Et je suis pas à l'extrême-droite
01:01:26C'est quoi à l'extrême-droite ?
01:01:27Unis fascistes
01:01:29C'est vous les terroristes
01:01:31Unis fascistes
01:01:32C'est vous les terroristes
01:01:34Non ça c'est mes fiches
01:01:35Je peux les voir
01:01:35Je peux les voir
01:01:36Je peux les voir
01:01:36Et le débat
01:01:38Débat démocratique
01:01:40Et le débat
01:01:41Débat démocratique
01:01:43Attends on a rien à foutre de la démocratie
01:01:44J'en ai rien à foutre de la démocratie
01:01:46C'est ça votre véritable visage
01:01:47C'est ça le visage de l'extrême-gauche
01:01:48Cagoulez
01:01:49Moi j'arrive avec mon nom
01:01:50Prénom
01:01:51Je me mets à découvert
01:01:52Et vous vous êtes à 5
01:01:53T'es tellement courageux
01:01:54T'es tellement courageux
01:01:55Plus que toi
01:01:55Plus que toi derrière ton foulard
01:01:57A m'insulter
01:01:57Est-ce que moi je t'ai incité une seule fois ?
01:01:59Est-ce que je t'ai manqué de respect ?
01:02:00Non
01:02:00Moi j'ai rien fait
01:02:01Je vous ai pas insulté
01:02:02Mais vous pouvez prendre mes fiches
01:02:03Ça changera que dalle
01:02:04De toute manière
01:02:04Moi j'arrive comme ça
01:02:05Vous êtes à 7
01:02:06Ouah t'es tellement fort mec
01:02:07T'es tellement fort
01:02:07Bah vas-y alors assais-toi
01:02:08T'es un putain de fasciste
01:02:09T'es un putain de fasciste là
01:02:10Pourquoi ?
01:02:11Les mecs ça fait 25 minutes que vous êtes là
01:02:12Ça fait une heure que vous êtes là
01:02:13Il y en a pas rien qui est venu
01:02:14Vous avez attendu
01:02:14Ouais voilà tous
01:02:15On a le combo
01:02:17C'est insulte
01:02:18C'est voilà
01:02:19On débat pas
01:02:20On débat pas
01:02:21Mais vas-y pleure
01:02:22Pleure
01:02:22Pleure
01:02:22Moi je suis là
01:02:23Moi je suis là
01:02:24Bah oui
01:02:25Mais je vais pas débattre avec vous
01:02:27Je vais pas débattre avec vous
01:02:28Je vais pas débattre avec vous
01:02:28T'es un putain de fasciste
01:02:29Et Naty on débat pas avec vous
01:02:30On débat pas avec vous
01:02:31On débat pas avec des mères de fascistes
01:02:33Bah pourquoi ?
01:02:34Bah viens me dire
01:02:34Parce que c'est comme ça
01:02:35Ah bah c'est comme ça
01:02:36C'est la fois qu'elle est chez nous
01:02:38C'est comme ça
01:02:39Lino c'est intéressant ce qui se passe là
01:02:42Parce qu'il refuse le débat en réalité
01:02:44Parce qu'à part l'insulte
01:02:45Vous vous leur dites
01:02:46Vous restez assis en plus
01:02:47Donc vous êtes assez courageux
01:02:49Vous restez assis
01:02:49Vous ne bougez pas
01:02:50Et vous leur dites
01:02:51Venez vous asseoir en face de moi
01:02:52Et eux vous insultent en fait
01:02:54Bon déjà c'est vrai que dans ma posture
01:02:56On peut voir quand même
01:02:57Une certaine forme d'exaspération
01:02:58Mais il faut comprendre quelque chose
01:03:00En fait depuis le début de ce format
01:03:01Et bien ces étudiants n'étaient pas loin
01:03:02En fait ils étaient justement à côté de nous
01:03:04En fait ils ont attendu
01:03:05Pendant à peu près une heure
01:03:06Une heure et demie
01:03:07D'amoncer un nombre suffisant
01:03:09Et bien de militants de gauche
01:03:10Simplement pour venir perturber le débat
01:03:12Et ce qui était assez particulier
01:03:14C'est que moi justement
01:03:15C'est un plaisir en fait
01:03:16D'avoir fait d'opposition d'idées
01:03:17D'avoir des prises qui sont différentes
01:03:19Qui ne sont pas les mêmes
01:03:20Mais quel est l'avantage de ce débat ?
01:03:21Et bien c'est justement
01:03:21Qu'on leur laisse la parole
01:03:22De toute manière
01:03:23Là on avait un sujet
01:03:24Qui était l'immigration
01:03:25Mais de fait
01:03:25On aurait pu avoir
01:03:26La mise en avant
01:03:28De n'importe quelle thématique
01:03:29De toute façon
01:03:29J'aurais eu plaisir en fait
01:03:30De débattre avec eux
01:03:31Et ce qui a été assez particulier
01:03:32Ça a été déjà
01:03:33Et bien la véhémence des mots
01:03:34C'était beaucoup d'insultes
01:03:35Beaucoup d'injures etc
01:03:36Ils ont voulu perturber le format
01:03:38Donc ils ne laissaient pas
01:03:39La possibilité aux autres étudiants
01:03:40Et bien de débattre avec nous
01:03:41Et en plus
01:03:42Et ça c'est ce qui a été
01:03:47C'est à dire qu'on nous a volé
01:03:49Aussi notre bonnette
01:03:49On a touché à notre matériel
01:03:51Et tout ça
01:03:52C'était à prendre en compte
01:03:53Et donc de fait
01:03:53C'est vrai qu'à la fin
01:03:54Je porte un peu cette exaspération
01:03:56Je vois qu'en plus
01:03:58Ils ont été un petit peu violents
01:04:00Avec une jeune militante de l'Unique
01:04:01Qui avait à peine 17 ans
01:04:02Et donc de fait
01:04:03Voilà
01:04:03Je me questionnais un peu
01:04:06Et notamment sur leur courage
01:04:07Puisque de fait
01:04:08Et vous l'avez très bien décrit
01:04:09Moi je reste assis
01:04:10J'essaye quand même
01:04:11Encore une fois
01:04:11Malgré parfois
01:04:12Des moments où je m'emporte
01:04:14De nouer
01:04:15De garder ce dialogue
01:04:16Puisque de fait
01:04:16C'est ce qu'on essaye de faire
01:04:18En fait on n'essaye pas
01:04:19Voilà de
01:04:19Comment dirais-je
01:04:20D'ostraciser ces individus
01:04:21Au contraire
01:04:22Nous ce qu'on souhaite
01:04:22C'est leur donner la parole
01:04:23Et à la fin je le dis
01:04:24Vous c'est un exercice
01:04:26C'est quelque chose
01:04:26Que très peu voire rarement
01:04:28En l'occurrence
01:04:29Nous on a cette honnêteté intellectuelle
01:04:31Et on verra
01:04:32Alors on verra
01:04:33Parce qu'il y a des échanges
01:04:33Qui se sont bien passés aussi
01:04:34On va en voir un dans un instant
01:04:35Mais ça vous faisait réagir Christine
01:04:36Ah oui
01:04:37Moi je trouve que
01:04:38Le jeune homme il est très courageux
01:04:40Et moi je vois que
01:04:41Ça résume un petit peu
01:04:42La situation de la France aujourd'hui
01:04:44D'un côté on a des insultes
01:04:45De l'autre côté on a la volonté de débat
01:04:48D'un côté on a la violence
01:04:49De l'autre côté on propose la démocratie
01:04:51D'un côté on a les fumigènes
01:04:53De l'autre côté on propose de la musique
01:04:55Et c'est quand même tout ça
01:04:57Qui est résumé depuis le début de cette émission
01:05:00On voit d'un côté
01:05:01La volonté de quelqu'un comme Amir
01:05:04Ou bien comme lui
01:05:04Qui veut la paix, la discussion, le débat
01:05:07Alors que les autres sont lâches
01:05:09Se cachent
01:05:10Voilent leur visage
01:05:11Sont anonymes
01:05:12Pour insulter, pour pouvoir
01:05:13Et voilà même pas la volonté de débat
01:05:15Même pas l'ombre d'un argument
01:05:17Mais la violence, l'insulte et l'humiliation
01:05:20Alors moi je suis très frappé
01:05:22J'ai beaucoup suivi Charlie Kirk
01:05:23Et ses débats sur les réseaux sociaux
01:05:25Depuis des années d'ailleurs
01:05:26Alors ce qui est frappant
01:05:27Si on voit que ça
01:05:28On voit évidemment à la fin
01:05:29Il y a eu d'autres choses
01:05:30Mais moi je dirais que l'Amérique
01:05:31C'est Einstein à côté de la France
01:05:33Alors l'Amérique est peuplée
01:05:34D'intellectuels de très haut vol
01:05:36Parce que ça discutait
01:05:37Il y avait des gens qui l'insultaient
01:05:39Il y avait des argumentations
01:05:40Il y avait des gens de gauche
01:05:41Et là c'est extraordinaire
01:05:43Vous avez des gens
01:05:44Dont le dernier neurone est parti
01:05:46Et l'avant-dernier aussi
01:05:47Facho, facho, nazi, nazi
01:05:50C'est quoi ces singes ?
01:05:51Non mais c'est quoi ces singes ?
01:05:53Le type il veut imiter Charlie Kirk
01:05:55C'est très bien
01:05:55Ça va prendre du temps
01:05:56Mais bravo lui
01:05:57C'est très bien
01:05:57C'est bon
01:05:59Il se débrouille pas mal
01:06:00Et en plus
01:06:00Alors moi j'ai regardé toute la vidéo
01:06:02Je peux vous dire qu'il a des arguments
01:06:03Il a des arguments
01:06:04Il connait les chiffres
01:06:05Il a du courage
01:06:06Il connait les chiffres
01:06:07Il se fait insulter
01:06:08Mais lui il balance des chiffres
01:06:09Il balance des infos
01:06:10Il est très bon
01:06:10Bravo pour l'initiative
01:06:11Il est très bon
01:06:12Bravo de faire ça
01:06:13Et je souhaite vraiment
01:06:14Que ça se généralise
01:06:15Un peu partout en France
01:06:16Parce que c'est la disputation
01:06:18La vraie disputation
01:06:19Alors justement
01:06:20On va regarder sur le fond
01:06:21Mais non
01:06:21Attendez
01:06:22On va regarder sur le fond
01:06:23Parce qu'il y a des échanges de fonds aussi
01:06:24Il n'y a pas que des insultes
01:06:25Il y a un échange sur l'immigration
01:06:26Et Lino va se retrouver
01:06:28Face à une jeune fille
01:06:29Qui lui dit
01:06:29Mais de toute façon
01:06:30La France ne serait rien
01:06:31Sans l'immigration
01:06:32Quoi ?
01:06:34Qu'est-ce que j'avais râlé ?
01:06:34Un exemple particulier
01:06:36Mais vous l'avez vu ?
01:06:37Oui bien sûr
01:06:38Je l'ai regardé
01:06:38J'ai vu les 30 minutes
01:06:41Je peux vous en parler très précisément
01:06:44Il est intéressant cet exemple
01:06:45Justement il est constructif
01:06:46Ils échangent tous les deux
01:06:47Il est partiel et partiel
01:06:49Pourquoi ?
01:06:49On le regarde et vous en parle après
01:06:51De toute façon il n'est jamais content lui
01:06:52Regardez
01:06:53Je me dis qu'on a besoin de l'immigration
01:06:57Ah ouais ?
01:06:57Pourquoi ?
01:06:58Le pays
01:06:59La France
01:07:00Elle ne serait rien sans l'immigration
01:07:01Elle ne serait rien ?
01:07:02Il n'y aurait pas de France ?
01:07:03Peut-être pas rien
01:07:03Mais on en a largement besoin
01:07:05Où on en a besoin ?
01:07:06Par exemple
01:07:07On a un pays très vieillissant
01:07:09Donc ça nous apporte déjà
01:07:10De la jeunesse
01:07:11Du travail
01:07:12Généralement
01:07:13C'est les gens qui font les boulots
01:07:14Qu'on n'a pas envie de faire
01:07:15Et ça
01:07:16On ne peut que les remercier
01:07:18Ces gens-là
01:07:18Bien sûr
01:07:18En un sens tu as raison
01:07:19Il faut une immigration
01:07:20Qui peut être choisie
01:07:20Justement comme tu le dis
01:07:21Pour le travail
01:07:22Pour l'accueil etc
01:07:23Mais tu te rends compte
01:07:23Qu'il y a des vannes migratoires
01:07:24Qui sont bien trop importantes
01:07:25Et quand tu laisses entrer
01:07:27Sur le territoire
01:07:27350 000 personnes
01:07:28Ça pose des problèmes
01:07:29Est-ce que tu pourrais
01:07:30Te balader à Kaboul
01:07:31En Afghanistan
01:07:32Comme ça normalement ?
01:07:34Est-ce que tu serais confiante ?
01:07:35Non mais là
01:07:36Ça n'a aucun rapport
01:07:37Non mais si si
01:07:37Je vais te le dire
01:07:38Est-ce que tu serais confiante ou pas ?
01:07:39Bah non
01:07:40Pourquoi ?
01:07:41Parce que c'est un pays dangereux
01:07:43Pourquoi ?
01:07:44Parce que c'est pas
01:07:45C'est pas une démocratie
01:07:47Je crois pas
01:07:47D'accord
01:07:47Ok imaginons
01:07:48Tu sais qu'en France
01:07:49Il y a à peu près un tiers
01:07:50Et surtout pour les musulmans
01:07:52Les plus jeunes
01:07:52Qui souhaitent appliquer la charrière
01:07:53Donc les mêmes lois
01:07:54Qu'il y a en Afghanistan etc
01:07:55Tu sais qu'en déplaçant
01:07:56Tous les afghans en France
01:07:58Mais ces chiffres
01:07:58Vous les prouvez où ?
01:07:59Mais justement
01:08:00Ça c'est l'IFOP
01:08:00C'est l'INSEE
01:08:01C'est pas les chiffres que j'invente
01:08:02Tu t'en doutes
01:08:03Sinon je ne viendrai pas
01:08:03Débattre avec toi
01:08:04Ok
01:08:04Est-ce que tu penses
01:08:05Qu'il faut un contrôle de l'immigration ?
01:08:07Quelles sont les mesures
01:08:08Que vous proposez ?
01:08:08C'est-à-dire que
01:08:09Si c'est des gens
01:08:09Qui ont déjà commis des délits
01:08:10Qui sont des personnes
01:08:11Qui sont à risque
01:08:11Parce que je ne sais pas
01:08:12Qui sont connus pour radicalisation
01:08:13Eh bien on ne les laisse pas
01:08:14Entrer sur le territoire français
01:08:14Même les OQTF
01:08:15On a des milliers et des milliers
01:08:17D'OQTF appliqués en France
01:08:18Mais qui ne sont pas
01:08:18Effectivement réalisés
01:08:20Oui
01:08:21Tu comprends ?
01:08:21Non mais ça c'est
01:08:22Réaliser les OQTF
01:08:23Oui
01:08:23Oui ça c'est
01:08:24Je suis d'accord
01:08:25Mais pourtant
01:08:26On devrait laisser
01:08:26Les veines migratoires
01:08:27Absolument ouvertes
01:08:27Et laisser se déverser
01:08:28Toute l'immigration
01:08:29Qui souhaite venir
01:08:29C'est ça ?
01:08:29Mais il n'y a pas
01:08:30Tant d'immigration
01:08:31Non pas tant
01:08:31Pas beaucoup
01:08:32La plupart de l'immigration
01:08:34Tu sais combien
01:08:34Il représente les étrangers
01:08:35En France en termes de pourcentage
01:08:36Revendiquer donc l'ego
01:08:37Qu'on sait
01:08:38Je ne sais pas
01:08:3911%
01:08:40Ce n'est pas beaucoup
01:08:41Ce n'est pas beaucoup
01:08:41Il en faudrait plus ?
01:08:43Mais non
01:08:43Mais c'est parfait
01:08:44C'est parfait
01:08:45C'est le bon
01:08:45On reste comme ça quoi
01:08:46Il est intéressant cet échange
01:08:48Pourquoi vous n'aimez pas ça ?
01:08:50Oui non
01:08:50Alors plus globalement
01:08:53Sur cet échange
01:08:54Je vais vous dire pourquoi
01:08:56Parce que c'est l'idée
01:08:57De mettre l'autre en défaut
01:08:58Et parce qu'il est en défaut
01:08:59D'argumentation
01:09:00Il a forcément tort
01:09:02Or ce n'est pas parce que
01:09:03On n'a pas forcément
01:09:04Les arguments qu'on a tort
01:09:05Ça c'est la première chose
01:09:06Je trouve que
01:09:07Ce genre de débat
01:09:08Est très malin
01:09:09Alors première chose
01:09:10Ce n'est pas très original
01:09:11Parce que pour des patriotes
01:09:13Aller pomper les américains
01:09:14Et aller prendre Charlie Cup
01:09:16Je trouve que
01:09:17Culturellement
01:09:18Vous êtes un peu
01:09:19Comment dire
01:09:20Un peu limite
01:09:21Les arguments c'est moi
01:09:22Ça c'est la première chose
01:09:23C'est vraiment
01:09:24Ce n'est pas le moyen
01:09:24Je comprends
01:09:27Vous défendiez les gens
01:09:28Qui n'ont pas d'argument
01:09:28En fait c'est de l'autodéfense
01:09:29Non non non
01:09:30La deuxième chose
01:09:32J'ai bien peur que
01:09:33Donc je redis
01:09:34C'est très malin
01:09:35Mais j'ai bien peur
01:09:35Que ce soit une imposture
01:09:37Parce qu'on est dans une forme
01:09:38De simulacre de débat
01:09:40Pourquoi ?
01:09:41Parce que encore une fois
01:09:42Les arguments
01:09:43Justement
01:09:44Sont des techniques
01:09:44Rétoriques
01:09:45Et vous faites passer
01:09:46Des techniques
01:09:47Rétoriques
01:09:48Pour des arguments
01:09:49Il n'y a pas de nuance
01:09:50Il y a un manque
01:09:51De préparation
01:09:52Des contradicteurs
01:09:53Non mais c'est sourcé
01:09:54Tout ce que je dis
01:09:54Non mais justement
01:09:55Merci de valider
01:09:58Ce que je dis
01:09:59C'est que
01:10:00Les étudiants
01:10:00Qui sont pris
01:10:01Au sortir de la porte
01:10:03Arrivent
01:10:04En n'ayant pas préparé
01:10:06Le débat
01:10:06Alors que
01:10:07Chez Frontières
01:10:08Ils l'ont préparé
01:10:09Ah oui
01:10:09Enfin bon d'accord
01:10:10Parce qu'ils sont nuls
01:10:12On leur trouve des excuses
01:10:13On regarde très vite
01:10:13Un dernier extrait
01:10:14Parce qu'on n'a plus le temps après
01:10:15Dernier extrait
01:10:16Mais il n'y a que vous
01:10:17Qui parlez
01:10:18Je suis là justement
01:10:20Pour la démocratie
01:10:20Viens débattre
01:10:21Viens débattre
01:10:22Pourquoi ?
01:10:23Pourquoi ?
01:10:23Pourquoi je serais un facho ?
01:10:24Pourquoi ?
01:10:25Pour quelle raison ?
01:10:26Vous êtes des bibles
01:10:26Pourquoi ?
01:10:27Pourquoi je serais des bibles ?
01:10:27Bien me le dire
01:10:28Viens me ridiculiser
01:10:29C'est le moment pour toi
01:10:30C'est le moment de briller là
01:10:31Les gars dans le fond
01:10:32Il n'a pas tort
01:10:33Si vous n'êtes pas d'accord
01:10:33Avec lui
01:10:34Vous pouvez débattre
01:10:35C'est la démocratie
01:10:36C'est la base de la démocratie
01:10:37Vous êtes les plus anti-chrétiens
01:10:40Mais pourquoi ?
01:10:41Venez débattre
01:10:41Je vous donne la parole
01:10:44Ce que vous ne faites jamais
01:10:45Venez c'est un échange fraternel
01:10:47Allez-y
01:10:47Allez-y
01:10:48Venez
01:10:49Mais bien sûr
01:10:50J'ai rien contre vous
01:10:51J'ai rien contre vous
01:10:52Bah voilà
01:10:53On t'entend plus
01:10:54Voyez ça c'est l'extrême gauche
01:10:55Elle est là l'extrême gauche
01:10:56Elle est incarnée en cette personne
01:10:57Elle est incarnée
01:10:58Vas-y
01:10:59Vas-y continue tes grands gestes
01:11:00Ça ne changera rien
01:11:01Viens ici débattre
01:11:01T'es méprisant
01:11:02Pourquoi ?
01:11:03Pourquoi ?
01:11:03Mais je vous donne le débat
01:11:04Je vous donne l'offre de débat
01:11:05Viens débattre avec moi
01:11:06Et montre-moi à quel point j'ai tort
01:11:07Vas-y dis-moi
01:11:08T'es une merde
01:11:08Mais on ne débat pas avec vous
01:11:10Pourquoi ?
01:11:10C'est les frontières qu'on a l'habitude
01:11:12Ça ne veut pas jouer à la charlie
01:11:13Ah là ils l'ont réglé
01:11:14Mais alors bah oui
01:11:15Ils l'ont réglé
01:11:15Ouais c'est ce qu'on appelle
01:11:16Règle un problème
01:11:17Tu trouves que c'était un problème
01:11:18Tu trouves que c'était bien
01:11:19Ce qu'ils ont fait
01:11:19Ouais
01:11:20Je serais pas là
01:11:21Bon je trouve que c'est bien
01:11:22Donc t'appelles à ma mort c'est ça
01:11:23Voilà c'est quand même
01:11:25C'est un signe
01:11:26Donc il n'y a rien
01:11:26Non par contre
01:11:28Touche pas
01:11:28Non mais non
01:11:30C'est des techniciens
01:11:31C'est des techniciens
01:11:32J'éteins
01:11:32Encore des gens
01:11:34C'est dégueulasse
01:11:35C'est dégueulasse
01:11:40Voilà c'est incroyable
01:11:54Que ça se termine comme ça
01:11:55Merci on n'a plus le temps
01:11:57C'est fini
01:11:57Restez avec Patrick Cabane
01:11:58Si vous voulez
01:11:58Mais moi j'y vais
01:11:59Merci Lino
01:12:02D'avoir été avec nous
01:12:03C'est un bon format
01:12:04Mais il faut que vous veniez
01:12:05En plateau débattre
01:12:06Avec Mathias Leboeuf
01:12:07Il a plein de trucs à vous dire
01:12:07Voilà
01:12:08Venez vous allez venir
01:12:10Si vous êtes là lundi
01:12:11Ah non on n'est pas là lundi
01:12:12Merci en tout cas
01:12:13D'avoir été avec nous
01:12:14On se retrouve mercredi
01:12:16Puisqu'on fait le pont du 11 novembre
01:12:17Mais on va organiser
01:12:18Ce face à face entre vous
01:12:19Ça va être bien
01:12:20Mais venez sans violence
01:12:21Passez un bon week-end
01:12:24Un bon pont
01:12:24Et on se retrouve mercredi
01:12:26Sur CNews
01:12:27Et d'ici là
01:12:27C'est bien
01:12:27C'est parfait
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