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  • il y a 2 mois

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00:00Merci beaucoup, bonjour à tous.
00:10D'abord merci de nous avoir proposé d'intervenir ce soir sur le sujet de la biodiversité.
00:15Donc on est vraiment très contentes de pouvoir intervenir sur ce sujet pour peut-être au moins trois raisons.
00:21La première c'est d'abord que le déclin de la biodiversité c'est quand même l'un des quatre défis environnementaux
00:26auxquels nous sommes aujourd'hui confrontés, Béatrice y reviendra.
00:30Donc c'est évidemment un sujet important.
00:32Le deuxième c'est aussi parce que là on est plutôt dans un café de la statistique
00:35parce que c'est aussi un sujet qui conceptuellement n'est pas forcément très simple
00:39parce que définir la biodiversité on va voir c'est une notion un peu multidimensionnelle
00:44et donc on va pouvoir la réduire facilement à un ou deux indicateurs.
00:49Il va falloir trouver de multiples sources pour appréhender ce déclin.
00:52Et puis la troisième raison c'est aussi en termes de mesures
00:56parce que là on est confrontés aussi à la mesure de l'état de la nature.
01:01Et donc c'est aussi un sujet qui est un petit peu...
01:05Il n'est pas forcément totalement classique pour un statisticien
01:08notamment parce qu'il n'est pas question ici de mener une enquête auprès de ménages,
01:12auprès d'entreprises, même si on peut mener des enquêtes parfois pour avoir des opinions sur ce sujet.
01:17Mais en tout cas il va falloir évidemment trouver d'autres sources d'informations
01:20pour pouvoir observer la biodiversité.
01:23Voilà, donc moi je ne vais pas en dire beaucoup plus, c'est ce sur quoi effectivement
01:26Béatrice va vous donner plus de détails maintenant.
01:29Alors peut-être juste pour quand même me présenter,
01:31donc moi je suis responsable du service des données et études statistiques
01:34au sein du ministère de la Transition écologique.
01:36Donc c'est un service, l'un des services statistiques ministériels
01:39qui couvre beaucoup de sujets, l'ensemble des sujets du ministère.
01:43Donc il y a l'environnement mais il y a aussi le logement, le transport et l'énergie.
01:46Et au sein donc du service, il y a une sous-direction qui est plus spécifiquement
01:50en charge de l'information environnementale.
01:52Et c'est celle qui est pilotée par Béatrice Michalant.
01:55Et donc du coup c'est Béatrice qui va aujourd'hui intervenir pour vous apprendre
02:00tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur comment faire pour mesurer la biodiversité
02:04avec aussi ses difficultés.
02:09Voilà, donc bonjour.
02:12Donc voilà, Béatrice Cédillot m'a présentée, donc je ne vais pas revenir sur la présentation.
02:22Je vais vous partager tout de suite, donc Béatrice Michalant, voilà.
02:26Donc sous-directrice de l'information environnementale et donc qui traite tout ce qui est information
02:35sur la biodiversité mais aussi l'état des milieux de façon générale, donc l'eau, le sol, l'air,
02:45tout ce qui est pression à ces milieux-là, donc tout ce qui est les émissions dans l'air,
02:51donc tout ce qui est pollution, les émissions dans les eaux, donc assainissement ou l'utilisation
02:59des pesticides, des engrais, donc tout ce qui peut polluer le milieu, les déchets aussi.
03:06Et ensuite il y a aussi tout le volet économique, donc tout ce qu'on dépense en faveur de l'environnement,
03:12alors pas nécessairement pour le bénéfice de l'environnement mais au moins pour pallier
03:20ce qu'on a détruit, quoi, un peu, hein.
03:23Donc c'est des mesures anti-pollution.
03:28Donc dans l'escarcelle de la sous-direction, il y a la biodiversité.
03:34Alors la biodiversité, on n'est pas seul à y travailler, hein, et même on est plutôt
03:41ceux qui valorisent des données, et des données qui viennent essentiellement du MNHN,
03:50donc du Muséum des Histoires Naturelles, qui a en fait l'essentiel des informations.
03:57Je ne voudrais pas prendre leur place, mais voilà, je vais vous présenter les données
04:03un peu de... qui existent dans le domaine.
04:10Alors je ne sais pas, voilà.
04:12Donc d'abord, je voulais faire une première présentation, un premier point sur qu'est-ce
04:18que c'est que la biodiversité, de quoi parle-t-on.
04:22Un deuxième point sur, finalement, le déclin de la biodiversité, c'est un fait,
04:27avéré, donc voilà, on ne peut pas le nier, on niait dedans, et ensuite regarder un peu
04:36comment on peut mesurer cette... justement ce déclin et ce niveau de biodiversité qu'on a.
04:45Alors la biodiversité, c'est un terme un peu qui a été dévoqué, qui a apparu dans
04:52les années 80, pour... c'est une contraction de biological diversity, donc la diversité
05:02du vivant.
05:04Donc ça regroupe vraiment tout ce qui est la variété de la vie sur Terre.
05:11Voilà.
05:11Donc il y a eu après une définition officielle au moment du rassemblement de Rio, de la conférence
05:21de Rio, mais il y avait déjà un peu cette définition qui apparaissait avant.
05:28Alors la diversité, ben justement elle est très diverse, et elle est très diverse parce
05:33qu'il y a plusieurs niveaux de diversité.
05:37Donc déjà il faut regarder de quelle diversité on parle.
05:41Donc il y a déjà la diversité au niveau génétique, donc entre...
05:48voilà, dans les différents types d'ADN, et puis il y a la diversité entre vous et moi, quoi.
05:54La diversité après spécifique, tout ce qui est entre les types d'espèces, donc après
06:04c'est la classification des espèces, entre les mammifères, quoi, à l'intérieur des
06:10mammifères, les différentes espèces, et puis ainsi de suite.
06:13Et la diversité des écosystèmes, donc après on prend plusieurs espèces et qui vivent
06:20ensemble, et donc on est sur un type d'écosystème.
06:24Et puis après on peut même ajouter la diversité fonctionnelle, parce que finalement même
06:30une espèce, avec son écosystème, elle fonctionne différemment selon son environnement, selon
06:37ce qu'elle a appris, voilà.
06:40Et donc les biologistes vont regarder à différentes échelles du paysage, et on va avoir des informations
06:51sur des populations d'animaux ou de flores, des informations soit sur une communauté,
06:59donc là on commence à avoir plusieurs types de populations, soit au niveau d'un écosystème,
07:07après on parlera d'un paysage et d'un biome.
07:10Donc au niveau de la terre, on a à peu près, on va séparer les grands biomes, la forêt
07:20tropicale, la forêt continentale.
07:25Alors, ensuite le déclin de la biodiversité.
07:35Donc on s'intéresse à ce déclin depuis un petit moment, et on peut le voir, on a des études,
07:47on a beaucoup de choses qui montrent ce déclin, et on a un GIEC de la biodiversité, qui s'appelle
07:57l'IPBES, pour Intergouvernemental Science Policy Platform for Biodiversity and Ecosystem Service.
08:07Voilà.
08:08Donc qui regarde à la fois la biodiversité et les services écosystémiques apportés
08:14par la biodiversité.
08:16Alors les services écosystémiques, c'est un peu un jargon pour dire tout ce que nous
08:21apporte la biodiversité et les écosystèmes.
08:25Donc ce qui peut nous apporter, c'est l'alimentation, mais c'est des services aussi culturels, c'est
08:31des services récréatifs, la filtration de l'air, quoi, tout ce qui est service.
08:39Donc l'IPBES regarde les deux à la fois.
08:41Et donc les rapports de l'IPBES.
08:45Donc l'IPBES a été institué à partir de 2010, donc plus tard que le GIEC, mais
08:52fait aussi des évaluations, donc entre chercheurs, donc ils regardent, ils assemblent toutes
08:59les recherches et ils font des assessments, donc des rapports scientifiques à la fin pour
09:06synthétiser tout ça.
09:07Et donc il y a des rapports tous les six ans à peu près au Nouveau Mondial sur l'état
09:13de la biodiversité.
09:15Et donc dans ces états de la biodiversité, on voit une courbe que je vous ai mis sur
09:24le PowerPoint, alors je ne sais pas si tout le monde l'a sous les yeux, mais qui est vraiment
09:29le parallèle de la courbe sur les émissions de gaz à effet de serre.
09:35Donc vous avez quelque chose qui est, qui part vraiment de façon exponentielle.
09:44Et là c'est, donc pour les gaz à effet de serre, c'est vraiment à partir de l'industrialisation,
09:51un déclenchement quoi, des émissions de gaz à effet de serre.
09:55Et là, pour l'extinction des espèces, on a vraiment un démarrage de ces extinctions
10:05de façon très forte à partir des 1500, 1600.
10:11Mais en fait, cette extinction, elle démarre déjà depuis quasiment l'homme.
10:17Parce que l'homme, il a chassé le mammouth, il a chassé le lion, il a chassé tout ce qui
10:23l'embêtait un peu autour de lui.
10:26Et quand on regarde la masse des mammifères, c'est tout de même un chiffre assez amusant
10:34à regarder.
10:36En fait, les mammifères sauvages ont extrêmement diminué en masse totale de biodiversité,
10:45de la masse totale des mammifères sauvages, alors que la masse des humains et du bétail,
10:52a, elle, grimpé.
10:55Et donc, on a dépassé de loin, puisqu'on est à 0,16 gigatonnes équivalent carbone
11:03d'humains et de bétail, alors qu'on n'a plus que 0,07 gigatonnes de mammifères sauvages.
11:16Donc, voilà.
11:20Et ensuite, quand on regarde aussi les risques d'extinction, là, je vous reparlerai de cet
11:27indicateur plus tard, on voit aussi qu'il y a de plus en plus d'espèces qui sont en voie
11:33d'extinction.
11:33Alors, l'IPBES identifie cinq grandes causes à ce déclin de la biodiversité.
11:46Donc, dans les cinq grandes causes, vous avez la première qui est la destruction des milieux
11:52naturels, donc à partir du moment où on détruit sciemment parce qu'on va construire quelque chose
12:03ou parce qu'on défriche l'Amazone pour y planter du soja, voilà, on détruit un écosystème.
12:15Alors, en France, voilà, c'était un petit chiffre qui est issu du rapport sur l'état
12:21de l'environnement en France.
12:24La destruction des milieux naturels, ce n'est pas du tout la forêt en France, mais c'est
12:31l'artificialisation, donc avec ce chiffre de 25 000 hectares par an à peu près, qui est
12:40artificialisé.
12:41Ensuite, la deuxième cause, c'est la surexploitation des ressources.
12:47Donc, on peut se dire qu'il y a la surexploitation de la forêt avec les arbres, avec des beaux
12:54arbres.
12:55Ce n'est pas non plus le gros problème en France.
12:59Un des exemples, c'est peut-être plus pour nous la surexploitation de la pêche où on pêche
13:07des poissons qui sont en voie de disparition, le thon, vous en avez entendu parler, quoi,
13:13voilà, par exemple.
13:15Donc, 22% des poissons pêchés par des Français qui débarquent sur des ports français sont
13:23des poissons qui sont considérés en surexploitation.
13:27qui sont en voie de la forêt.
13:32La troisième cause, c'est le changement climatique, puisque les espèces sont sensibles au changement
13:39climatique.
13:41Alors, on peut se dire que la nature s'adapte.
13:44Donc, effectivement, la nature s'adapte, mais elle ne s'adapte pas aussi vite que le changement
13:50climatique.
13:52Voilà.
13:53Donc, en fait, les espèces, elles remontent vers le nord, pour certaines, pour aller chercher
14:01le frais, mais elles ne remontent pas.
14:03Voilà, un arbre, il met 300 ans à pousser, quoi.
14:07Donc, avec nos changements de température actuels, on a un peu de mal.
14:13Et, notamment, les arbres, on voit que leur taux de croissance, globalement, est en train
14:20de diminuer fortement.
14:25Quatrième raison de ce déclin, c'est la pollution.
14:32Alors, la pollution qui va tuer des espèces.
14:36Alors, le plus simple, quoi, le plus, ce qui vient en tête, le plus simplement, c'est
14:42tout ce qui est phytopharmaceutique, et qui va tuer à la fois la plante qu'on voulait
14:52tuer, parce qu'on voulait désherber, mais en même temps, comme elle est justement
14:59désherbante, elle va tuer aussi d'autres plantes qu'on voulait peut-être garder.
15:02Voilà, et les espèces qui vont venir au-dessus vont aussi manger les pesticides.
15:11Voilà.
15:12On a aussi, dans les pollutions, les nitrates, par exemple, quand vous voyez les algues vertes.
15:19Voilà, c'est aussi un type de pollution qui va asphyxier les rivières et les plages.
15:26Et enfin, la cinquième cause de déclin, c'est les espèces exotiques envahissantes.
15:35Donc, c'est la compétition.
15:39Alors, c'est compliqué comme notion, parce que qu'est-ce qui est exotique, qu'est-ce
15:46qui est envahissant, voilà, il y a toujours eu des compétitions entre espèces.
15:51Donc, après, c'est un peu un jugement de valeur, celle-là, on ne la veut pas, et celle-là,
15:57on la veut, donc, au sein des biologistes, c'est un sujet de débat.
16:04Mais malgré tout, il y a des espèces qui vont attaquer, qui vont prendre la niche écologique
16:11d'autres espèces, et donc on va perdre une certaine biodiversité qu'on avait.
16:16Donc, c'est typiquement le frelon asiatique, par exemple, qui va aller attaquer les autres
16:24pollinisateurs, les autres abeilles.
16:28Donc, on a 14 nouvelles...
16:30Alors, actuellement, un des dangers, c'est, par exemple, la fourmi de feu, je ne sais pas
16:36si vous en avez entendu parler, qui arrive du côté de Nice, et c'est une fourmi
16:41qui va... qui émet des toxines très... qui attaquent les autres, et donc, finalement,
16:53qui va tuer les autres fourmis.
16:54Voilà.
16:55À la fin, il n'y a plus grand-chose qui survit à la fourmi.
17:00Bon.
17:00Donc, après, on aura une certaine biodiversité, hein, on aura la fourmi de feu.
17:04Donc, il y a 14 nouvelles espèces exotiques envahissantes tous les 10 ans qui arrivent en
17:13France.
17:16Alors, le déclin de la biodiversité, c'est une des crises environnementales.
17:23Voilà, je vous renvoie, je fais un peu de la pub pour le rapport sur l'état de l'environnement
17:31qui présente ces 4 crises environnementales qui sont le changement climatique, la pollution
17:38des milieux, l'épuisement des ressources et le déclin de la biodiversité.
17:48Mais pour dire que la biodiversité, souvent, on parle du changement climatique, mais vraiment,
17:53la biodiversité, c'est aussi notre support de vie, quoi.
17:58Et donc, il ne faut pas parler que changement climatique, il faut vraiment regarder tous
18:05les enjeux en même temps.
18:07Voilà.
18:07Il y a une autre représentation aussi, je ne sais pas si vous en avez entendu parler,
18:12des limites planétaires.
18:15Donc, c'est un concept qui est arrivé dans les années, la fin des années 80.
18:23Et avec le centre de recherche de Stockholm, qui a identifié 9 limites planétaires.
18:35Donc, sur ces 9 limites, c'est vraiment une approche très écologiste, écologue, pour
18:44regarder quels sont les points de bascule qui font que la planète Terre devient différente,
18:52quoi, change complètement de fonctionnement.
18:56Et dans ce fonctionnement qui change, la planète Terre, elle vivra toujours, elle aura sa vie,
19:01mais peut-être que cette vie ne sera plus valable pour les hommes.
19:05Voilà.
19:07Donc, c'est les 9 limites qui font des points de bascule.
19:11Et vous en avez entendu parler dernièrement, là, plus dernièrement, c'était le dernier
19:15point, un point de bascule possible, c'était les coraux.
19:19Aux informations, pour dire que finalement, une fois que ces coraux sont endommagés,
19:26petit à petit, tout s'endommage.
19:28Et ça, c'est, les coraux, c'est une question à la fois de biodiversité, c'est aussi une
19:34question de climat, parce que c'est le CO2 qui est absorbé dans les océans, qui acidifie
19:45les océans.
19:46Et en ayant cette acidification des océans, les coraux captent moins, quoi, la partie
19:53calcaire, calcium et tout, fonctionnent moins bien.
19:59Ces coraux, on s'en fait, c'est très joli, hein, on se dit, c'est, bon, c'est bête
20:04pour ceux qui collectionnent des petits objets.
20:07Mais en fait, ces coraux, c'est vraiment des barrières qui évitent des, quoi, qui limitent
20:15des tsunamis aussi, qui sont aussi des zones où il y a une richesse écologique énorme.
20:21Et c'est là où, dans toutes ces barrières de corail, les gens s'alimentent.
20:27Donc, c'est aussi l'alimentation d'une grande partie de la population, hein, sur toute la
20:32partie sud, hein, enfin, le grand sud, comme certains dirent, voilà, qui est en danger.
20:40Donc, dans ces neuf limites planétaires, on a une des limites qui est la biodiversité.
20:46Alors, j'en viens au vrai sujet de statistique, après cette introduction un peu longue, sur,
20:57finalement, comment mesure-t-on la biodiversité ? Comment peut-on dire que la biodiversité
21:03est en déclin ? Voilà.
21:04Donc, la biodiversité, elle est suivie depuis un petit moment, longtemps, par des naturalistes
21:12qui font des collections naturalistes, donc des sociétés savantes, et qui, finalement,
21:20nous renseignent beaucoup sur qu'est-ce qui existe où.
21:23Donc, la première donnée, c'est vraiment une donnée de présence et d'occurrence d'espèces.
21:31Donc, c'est l'essentiel de nos données, et qui peuvent être des données assez historiques,
21:36finalement, hein, donc on bénéficie de grandes collections.
21:41Voilà.
21:43Le, le, la difficulté de ces collections, c'est que c'est lié un peu à la présence d'un
21:50naturaliste. Donc, finalement, on n'a pas nécessairement une vision homogène sur tout
21:57le territoire, sur toutes les espèces, parce qu'il va y avoir un naturaliste qui va adorer
22:02les vipères, et il va aller faire une collection sur les vipères, mais pas nécessairement sur
22:06toutes les espèces. Bon. Voilà. Donc, c'est, c'est, mais c'est tout de même notre patrimoine.
22:12Et dans ce patrimoine, donc, toutes les observations, quoi, le maximum d'observations, est renseignée
22:19et transmis au Muséum d'Histoire Naturelle, donc qui a ce, cet inventaire national du patrimoine
22:28naturel, et qui a actuellement plus de 150 millions d'observations. Voilà. Qui sont des
22:36observations. Donc, une observation, c'est, j'ai vu telle espèce à tel moment. Et ces observations,
22:43elles ne font que croître. Donc, quand, par exemple, il y a une construction qui se
22:50fait, une zone d'activité qui se fait, il va y avoir une étude d'impact, souvent, et
22:57dans l'étude d'impact, il va y avoir un inventaire floristique, faunistique. Ces inventaires
23:03sont transmis, maintenant, de façon obligatoire, au MNHN. Et donc, c'est tous ces inventaires-là
23:12qui, finalement, enrichissent petit à petit, quoi. Il y a à la fois des naturalistes, mais
23:16il y a à la fois aussi tout ce qui est projet qui enrichit cette base de données. Et donc,
23:24là aussi, on a une courbe un peu exponentielle à partir de 2014, là, jusqu'à maintenant.
23:30Et les dernières données, on a presque, chaque année, plus 15% de données supplémentaires,
23:38avec un flux qui est de 15 à 20 millions d'observations chaque année. Voilà. Petite anecdote,
23:47encore voilà, petites informations. Le MNHN est un des pourvoyeurs au niveau mondial de données
23:55importante. Et il s'est fait hacker, voilà, en juillet, de façon très violente. Voilà. Et donc, le site
24:08n'est plus disponible depuis juillet. Il ne sera probablement pas disponible jusqu'en janvier, peut-être. Voilà.
24:21Vous aviez une copie de sauvegarde, j'espère. Ben, je crois qu'ils avaient des copies de
24:28sauvegarde, certaines copies sur des choses magnétiques. Donc, oui, ils sont en train de, voilà, de restaurer
24:34tout ça. Voilà. Donc, la politique étant de ne pas payer de rançon, ils ne payent pas de rançon et
24:42essayent de restaurer tout. Et donc, en termes de nombre d'espèces inventoriées, on a aussi une
24:55augmentation du nombre d'espèces inventoriées. Et donc, en France, maintenant, on connaît à peu
25:02près 63 000 espèces. Donc, pour dire aussi qu'il y a un pléthore de... Quoi, il y a beaucoup de données
25:10et en même temps, voilà, c'est beaucoup de données avec beaucoup de variétés de données.
25:15Vous comptez animaux et végétaux, mais pas les bactéries.
25:20Euh, il y a les champignons aussi. Les bactéries, non, là-dedans, 63 000, non, il n'y a pas
25:27les bactéries. Oui, ça fait plus. Après, sur les données, on a beaucoup de données qui
25:37sont issues des sciences participatives. Donc, qu'est-ce que les sciences participatives ?
25:43Vous avez peut-être entendu parler de Viginature, de la LPO qui fait ses comptages d'oiseaux.
25:51Donc, il y a des... La LPO, l'île pour la protection des oiseaux.
25:57Merci. Donc, il y a... Il y a pour différents types d'espèces, il y a différentes propositions
26:08qui sont faites pour faire des mesures et comme ça, profiter de finalement tous les citoyens
26:18intéressés par la nature qui pourraient comme ça pouvoir dire qu'est-ce qu'ils ont vu,
26:24qu'est-ce qu'ils ont remarqué. Et alors, avec la diffusion d'Internet, des photos en ligne,
26:32on a des choses encore plus rapides et plus importantes. Alors, notamment quand, par exemple,
26:39vous avez une application qui s'appelle PlanNet ou BirdNet. Quand vous avez plusieurs types
26:46d'applications comme ça, et quand vous prenez une photo, alors soit vous avez l'option,
26:53je prends la photo et je fais une reconnaissance, mais vous avez aussi l'option, je prends la photo
26:58et j'envoie l'information. Et donc, comme ça, finalement, petit à petit, on a aussi des informations
27:04sur le Lysmartagon. Je l'ai vu à tel endroit. Et donc, finalement, ça enrichit aussi la base de données.
27:14Voilà. En termes de sciences participatives, donc, c'est celui, le plus ancien, c'est le comptage
27:26des oiseaux, avec ce comptage qui s'appelle le stock des oiseaux communs, le système, je ne sais plus
27:40ce que c'est. Restez. Bon, voilà. Après, le, donc, celui, ce...
27:46Un suivi temporaire. Un suivi temporaire.
27:47Oui, oiseaux communs. On a aussi des observatoires plus grands publics sur le hérisson, par exemple.
27:59On a aussi des systèmes avec les écoles qui essayent de faire des petits comptages.
28:03Et puis, les professionnels ont été aussi inclus dans des suivis participatifs des agriculteurs
28:11qui avaient envie, par exemple, de dire quelle était la richesse de leur prairie, avec en parallèle
28:17des comptages, des prix pour les...
28:21Donc, en France, on avait 20 000 personnes engagées dans du comptage, comme ça, participatif, en 2011.
28:30Et on en a maintenant 132 000 personnes en 2023. Voilà. Pour dire que ça, c'est une source importante.
28:42Voilà. Dans les types de données d'acquisition, on peut dire aussi qu'on a des types d'acquisition très différents.
28:51Voilà. Qui se diversifient avec les technologies.
28:58Donc, on a ce que je vous avais dit, plan net avec les photos et qui font de la reconnaissance d'images.
29:05On a aussi tout ce qui est petites vidéos, caméras qui peuvent prendre des photos d'un loup qui passe
29:13ou d'un renard qui passe. Voilà. Donc, les chasseurs aussi sont très contributeurs aussi, hein,
29:22de données supplémentaires sur la faune. Voilà.
29:25On a des informations de télédétection. Et donc, la télédétection devient une source aussi importante,
29:35mais là, plutôt à la grande échelle, donc à l'échelle de l'écosystème, du paysage.
29:40Et puis, on a aussi l'ADN qui est de plus en plus utilisé pour la reconnaissance d'espèces.
29:47Parce que, donc, alors, soit on fait de l'ADN vraiment spécifique ou on recherche
29:52est-ce que c'était bien le loup qui est passé ici.
29:55Donc, on prend les poils qui traînent pour vérifier est-ce que c'était bien le loup.
30:01Mais après, il y a aussi de l'ADN de façon globale. Donc, ça s'appelle le IADN,
30:09le ADN environmental, environnemental, et où on code tous les ADN.
30:18Donc, c'est un peu comme les chimistes. Donc, vous regardez un échantillon, hein,
30:23et regardez avec les spectres toutes les molécules qui sont là-dedans.
30:29Et donc, là, on va regarder tous les ADN et on va voir, finalement, les différentes espèces qui étaient là.
30:36En termes de... Alors, on a quelques réseaux qui sont systématiques,
30:43mais finalement, des réseaux systématiques, ça coûte très cher.
30:47Donc, on en a peu. On a la chance, au niveau des sols, par exemple, d'avoir un réseau systématique.
30:54Et donc, tous les... La France est quadrillée à 16 km par 16 km.
30:59Donc, ça fait 2200 points sur lesquels on a prélevé le sol, on a vérifié quel était le type de sol.
31:07Et est venu se greffer un ADN des sols pour voir les champignons et pour voir les bactéries.
31:14Donc, a été fait un atlas des bactéries, un atlas des bactéries des sols et un atlas des champignons des sols.
31:22Donc, pour... En termes satellitaires, on a actuellement un grand projet national pour avoir l'identification de tout ce qui est habitat,
31:41type d'habitat, les grands types d'habitat sur toute la France.
31:49Donc, en fait, c'est un grand croisement entre les reconnaissances d'images et les caractéristiques physiques qu'on connaît,
31:58c'est-à-dire les pentes, l'hydrométrie.
32:02Et donc, c'est un croisement de ces informations avec l'utilisation aussi d'intelligence artificielle
32:08pour leur apprendre à reconnaître les sols.
32:17Comme avec les photos satellitaires, on a sorti aussi, je fais une petite pub, un petit moment de pub,
32:23un indicateur dernièrement sur la pollution lumineuse.
32:31Donc, la pollution lumineuse, elle est mesurée avec des photos satellitaires
32:39qui montrent où est-ce qu'il y a de la lumière la nuit
32:43qui va finalement brouiller les pistes des chauves-souris
32:47et de toute la faune qui a besoin de se reproduire dans la nuit.
32:54Voilà.
32:54Alors, un autre sujet qui va intéresser les statisticiens,
33:02c'est donc notre mesure,
33:08si elle est liée à des observateurs qui ne sont pas bien répartis sur le territoire,
33:13et bien, on va avoir des conclusions fausses sur des espèces.
33:24Et alors, notamment, là, vous avez la lande, la calune,
33:34c'est des cartes sur la calune en Grande-Bretagne
33:41où est répartie la calune.
33:44Mais la calune, ce n'est pas intéressant pour un biologiste
33:49parce que c'est tellement commun que ce n'est pas quelque chose qui va aller observer.
33:55Et finalement, les observateurs relèvent très peu de choses sur la calune.
33:59Et donc, si on regarde quelle est la calune observée,
34:04et bien, finalement, on va avoir une représentation de la carte
34:08qui est très pauvre, alors que, finalement, la calune,
34:12elle est très au nord, dans les zones aussi, où il y a moins d'observateurs.
34:18Typiquement, voilà.
34:19C'est pareil, si on regarde...
34:22Alors, après, l'autre sujet, c'est...
34:26On observe la présence, souvent,
34:29mais pas nécessairement le nombre.
34:31Or, le nombre est aussi important.
34:36Et donc, si on fait une carte sur le nombre seulement des oiseaux qu'on a observés,
34:43sur quels sont les oiseaux qu'on a observés,
34:47on a une carte entre un état et un autre
34:50qui montre pas de problème.
34:53Donc là, c'est deux cartes sur l'oiseau, sur le bruit en jaune,
35:00qui ont été faites aussi en Grande-Bretagne.
35:03Et on pourrait se dire qu'il n'y a pas de problème pour le bruit en jaune,
35:07entre 68 et 88.
35:11Et pourtant, quand on regarde le nombre de bruit en jaune,
35:14à ce moment-là, on voit que le nombre...
35:17Donc, il faut regarder la présence, le nombre,
35:22et en même temps, il faut regarder aussi la diversité de ces populations.
35:29Et donc là, il y a, dans le prochain diapo,
35:32c'est qu'on compare deux types de populations, de communautés.
35:39Et donc, on voit que dans les deux communautés,
35:42il y a la même abondance.
35:44On a autant d'oiseaux, dans l'une et dans l'autre.
35:47On a 10 oiseaux.
35:48On a la même variété d'espèces.
35:51On en a 4 de types d'espèces différentes.
35:55Mais par contre, quand vous voyez la répartition des types d'oiseaux,
36:02vous voyez que ce n'est pas du tout la même répartition.
36:05Dans l'un, on a le pigeon qui a tout pris, quasiment,
36:09et puis les restes ont un peu survécu.
36:11Alors que dans l'autre, on a encore la variété et la diversité.
36:20D'où la complexité à présenter la biodiversité.
36:28Ensuite, comme autre difficulté,
36:32que je vous ai présenté au tout début,
36:35en disant qu'il y a une diminution des espèces.
36:39Et donc, une des grandes mesures, c'est le déclin.
36:46On regarde justement ce nombre, cette abondance par espèce.
36:52Et après, quand on agglomère ça, comment on agrège ?
36:56Et donc ça, c'est un problème aussi de statisticien.
36:59C'est finalement, est-ce que vous agrégez en donnant le même poids à toutes les espèces
37:04ou en donnant le poids lié à la population de l'espèce ?
37:10Et donc, si vous donnez le poids associé à l'espèce,
37:16eh bien, vous avez finalement une définition...
37:21Souvent, vous voyez que finalement, les espèces se portent pas...
37:25On a l'impression que tout va bien.
37:29Et si on donne autant de poids à toutes les espèces,
37:34en agrégant, on voit que finalement,
37:37comme il y a des espèces un peu rares
37:39qui sont en train de fortement diminuer,
37:43eh bien, à ce moment-là, globalement,
37:45on voit qu'il y a une diminution des espèces.
37:48Alors, c'était l'année dernière,
37:51il y a eu deux chercheurs,
37:52dont un qui se targuait d'être à l'Académie de l'agriculture,
38:00qui ont dit que vraiment,
38:01il y en avait qui faisaient de la mauvaise communication
38:06en nous indiquant qu'il y avait...
38:09qui essayaient de nous faire peur
38:11sur le déclin de la biodiversité,
38:14parce que finalement,
38:15il n'y avait pas du tout de déclin de biodiversité.
38:17Et donc, typiquement,
38:19ils utilisaient la moyenne
38:21en pondérant par l'abondance des espèces.
38:27Voilà.
38:28Donc, c'était le conflit
38:29de dire, ben, l'indicateur...
38:32Donc, je vous représente après l'indicateur
38:36qui est l'indicateur de WWF.
38:40Donc, le word...
38:42Il y a quelqu'un pour me traduire les cibles ?
38:45Bon, WWF, maintenant, tout le monde connaît.
38:50Notre ministre de l'Environnement vient de WWF.
38:53Donc, le WWF a l'indicateur
39:02qui est planète vivante.
39:03Et planète vivante prend le taux
39:06en additionnant,
39:09en pondérant par un chaque espèce.
39:13Et donc, les deux qui disaient,
39:15mais non, planète vivante,
39:17c'est n'importe quoi,
39:18on nous fait peur pour rien,
39:20prenaient l'autre indicateur.
39:23Voilà.
39:25Alors, je continue sur quelques indicateurs
39:31un peu phares pour...
39:34quand on parle de biodiversité.
39:36Donc, il y a l'indicateur STOCK
39:38qui est le suivi temporel des oiseaux communs.
39:41Donc, je vous avais expliqué
39:42qu'il fait avec de la contribution
39:45un peu de bénévoles.
39:47Donc, souvent, cet indicateur,
39:49c'est des bénévoles,
39:50mais ce n'est pas n'importe quel bénévole,
39:51c'est tout le monde des bénévoles,
39:53qui savent reconnaître des oiseaux,
39:56qui vont quatre fois, trois fois,
39:59cinq fois, trois fois sur un même lieu
40:02au printemps,
40:04mesurer, reconnaître les espèces
40:08qu'ils voient, qu'ils entendent
40:10pendant cinq minutes,
40:11à telle heure, le matin.
40:12Donc, il y a vraiment un protocole
40:14qui a été normé.
40:16Et il y a une mesure qui est faite
40:19avec un quadrillage de la France
40:21de kilomètres par deux kilomètres.
40:25Voilà.
40:26Donc, cet indicateur existe depuis...
40:28C'est un de nos...
40:29C'est un indicateur récent,
40:32le plus ancien.
40:33Voilà.
40:33Donc, il a démarré en 89,
40:36donc ça nous permet d'avoir tout de même
40:38une série intéressante.
40:43Et donc, il prend les oiseaux communs,
40:46donc il y a 75 espèces
40:48qui sont suivies,
40:51voilà, on note.
40:52Et dans ces 75 espèces,
40:55il y en a certaines
40:56qui sont spécifiques
41:00pour les milieux forestiers.
41:02D'autres qui sont plutôt spécifiques
41:03pour les milieux agricoles,
41:05d'autres plutôt spécifiques
41:06pour les milieux bâtis,
41:08donc l'hirondelle qui sera plutôt
41:10pour les milieux bâtis, par exemple.
41:12Et puis, d'autres généralistes
41:14qui peuvent aller un peu partout.
41:17Et donc, quand on regarde
41:18de façon généraliste
41:21tout va bien,
41:24donc vous voyez la courbe
41:25qui est...
41:26Même ça, ça augmente
41:27d'une certaine façon,
41:29l'indice.
41:31Par contre,
41:32quand on commence à regarder
41:33le milieu forestier,
41:38on est en petite perte,
41:42mais ça s'améliore,
41:45ça se stabilise.
41:47Le milieu bâti,
41:50on perd
41:51et on se stabilise
41:54un petit peu,
41:54dernièrement.
41:56Et alors, par contre,
41:57le milieu agricole,
41:58on continue de perdre.
42:01Voilà, on perd
42:02et on continue de perdre.
42:04Donc, dans le milieu agricole,
42:06la destruction de haies,
42:08par exemple,
42:09nécessairement,
42:10ça a des impacts
42:11sur les oiseaux
42:14qui ont l'habitude
42:17de niché,
42:18de se reproduire.
42:19Voilà.
42:22Après,
42:23comme autre indicateur
42:24dont vous entendrez parler,
42:27c'est l'indicateur
42:28sur la liste rouge
42:30de l'UICN,
42:31donc l'UICN
42:32qui est
42:33l'Union Internationale
42:35pour la Conservation
42:36de la Nature,
42:38qui a des antennes
42:39un petit peu partout,
42:40donc il y a une antenne
42:41en France.
42:43Et l'UICN
42:44a défini
42:45pour une certaine...
42:49Voilà,
42:49ils ont pris
42:50plutôt pour une catégorie
42:52d'espèces.
42:54Ils vérifient
42:55est-ce que cette espèce,
42:57elle peut encore
42:58vivre,
43:00est-ce qu'elle est menacée
43:01ou pas,
43:02en quoi elle est menacée
43:04et dans quelle région
43:07du monde.
43:08Et donc,
43:09on a des indices,
43:10donc ils catégorisent
43:12les espèces
43:13en fonction
43:14du niveau
43:15de menace.
43:17Voilà,
43:18et après,
43:18on additionne
43:20les espèces
43:22entre elles
43:22pour après
43:24définir
43:25un nombre
43:26d'espèces
43:27qui sont menacées.
43:28Voilà.
43:29Et donc,
43:29on a un indice
43:31qui va nous dire
43:32quel est le pourcentage
43:33d'espèces
43:34qui est menacée.
43:35Et donc,
43:36en France,
43:36actuellement,
43:38dans cette liste
43:39rouge,
43:41on a 17%
43:43des espèces
43:44qui sont considérées
43:45comme menacées.
43:48Et ce pourcentage-là
43:50était seulement
43:54de 8%
43:56en 2003.
43:57Donc,
43:58ce qui est inquiétant,
44:00c'est
44:01l'augmentation
44:03du pourcentage
44:04d'espèces menacées.
44:08Voilà.
44:09Et cette
44:10augmentation
44:11des espèces
44:12menacées,
44:14donc là,
44:14il y a
44:14une décomposition
44:18par rapport
44:18à nos outre-mer
44:19
44:21les espèces
44:24menacées
44:24sont
44:25particulièrement
44:26forts
44:30à la réunion
44:34à Saint-Pierre-et-Miquelon,
44:37en Guadeloupe,
44:37voilà.
44:39Et,
44:40par contre,
44:42là,
44:42alors,
44:42il y a,
44:42il y a,
44:43le graphique
44:44qui est un peu
44:44complexe,
44:45parce qu'il faut lire
44:46à la fois
44:47le,
44:49le taux
44:51de menacées,
44:52l'indice actuel,
44:53donc,
44:55l'indice actuel,
44:56il est au bout
44:56de la,
44:57il est au bout
44:58de la ligne,
45:00donc,
45:01la France métropolitaine
45:03au bout de la ligne,
45:03c'est 0,17,
45:04donc c'est 17%
45:05qui sont menacées,
45:08en haut,
45:09la réunion,
45:09c'est 46%
45:10qui sont menacées,
45:13et la couleur,
45:14c'est la variation
45:15pendant les 20 ans,
45:18et donc,
45:18vous avez,
45:19en rouge,
45:20la variation
45:21la plus forte,
45:22donc,
45:22vous voyez que c'est
45:24à Mayotte,
45:26Wallis-et-Futuma,
45:28Saint-Martin,
45:28où il y a eu
45:29des variations
45:29vraiment fortes,
45:32par contre,
45:33à Saint-Barthélemy,
45:35on est encore
45:36dans une situation
45:37à la fois
45:38où il n'y a pas
45:38trop de variations
45:39et à la fois
45:40où il n'y a pas
45:41trop d'espèces menacées.
45:49Et ensuite,
45:50l'autre indicateur
45:52qui est l'indicateur
45:53donc planète vivante
45:54de WWF,
45:57qui regarde
46:00donc les vertébrés
46:02seulement,
46:03sauvages,
46:04et qui regarde
46:06donc les abondances
46:07relatives,
46:08donc la variation
46:09de l'abondance,
46:10et qui somme
46:11les variations
46:12d'abondance,
46:13donc vous avez
46:14la moyenne
46:15des variations
46:16d'abondance
46:17avec cette moyenne
46:18qui est
46:19avec 1,
46:21facteur 1
46:22pour toutes les populations.
46:24Voilà.
46:24Et donc,
46:25après,
46:25ce rapport-là,
46:28il est décliné
46:29par zone géographique
46:30et par sous-espèce.
46:32on est toujours
46:34dans les vertébrés,
46:34mais après,
46:35on est soit
46:36les vertébrés marins,
46:38soit terrestres,
46:39soit
46:39eau douce.
46:41Et donc,
46:42on a une variation
46:43entre 70
46:44et 2020
46:45qui est de
46:47moins 73%
46:49de l'abondance.
46:52Voilà.
46:57Et je finirai
46:57par la publicité
46:59sur l'Observatoire
47:00national
47:01de la biodiversité
47:02qui est un observatoire
47:05qui est copiloté
47:07par l'Office français
47:08de la biodiversité
47:10et nous.
47:13Observatoire
47:14qui donne
47:16à voir
47:18123 indicateurs
47:19avec des indicateurs
47:22plutôt sur l'état
47:23de la biodiversité,
47:25sur les pressions
47:25à la biodiversité,
47:27sur les types
47:29de réponses
47:29qu'on donne,
47:30donc les financements
47:31ou les emplois.
47:34Et malheureusement,
47:36comme
47:36il est hébergé
47:38sur un site
47:39qui est fait
47:40par le MNHN
47:41et que le MNHN
47:42s'est fait hacker,
47:44vous ne pourrez pas
47:45accéder
47:46au site
47:47Nature France
47:48mais
47:48nous espérons
47:49qu'en janvier
47:51il sera disponible
47:52et on a apporté
47:53des petites plaquettes
47:56qui sont ici.
47:58Voilà,
47:58donc une
47:59qui a été faite
48:00par l'ONB
48:02sur la forêt
48:03et une sur
48:04les zones humides.
48:09Super,
48:09merci beaucoup
48:11Béatrice.
48:13Merci.
48:14Est-ce qu'il y a déjà
48:16des questions ?
48:17Merci.
48:18Applaudissements
48:18Merci.
48:19Applaudissements
48:20Merci.
48:21Applaudissements
48:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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