00:00Là encore, je viens de passer deux ans de réunion avec les magistrats ne s'est pas saisi.
00:03Celui est capable de qualifier d'attentat juridiquement quelque chose.
00:07Mais il est évident que nous avons sur le territoire national, et sans parler de l'Eran en particulier,
00:13des gens extrêmement dangereux, que bien sûr le problème psychiatrique peut être un révélateur,
00:17mais qu'il ne faut pas se cacher derrière le problème psychiatrique pour expliquer que l'islamisme radical,
00:20le terrorisme islamiste est particulièrement dangereux dans notre pays et qu'il tue et qu'il peut encore tuer,
00:24notamment dans ces jours de novembre, dont nous allons commémorer les horribles attentats le 13 novembre prochain.
00:30Le sujet de Salah Abdeslam avait des clés USB avec des éléments radicaux en détention. Comment ça a pu arriver ?
00:39Je suis arrivé au ministère de la Justice le 24 décembre. Il se trouve qu'assez rapidement,
00:45puisque j'ai demandé des fouilles systématiques pour les détenus les plus dangereux,
00:50issus d'islamisme radical comme issus de la pénibilité organisée,
00:53nous avons, pour plusieurs cas, j'ai été informé du cas de M. Abdeslam à l'époque,
01:00trouvé un certain nombre de téléphones, c'est pas le cas de M. Abdeslam, ou de clés USB, ou de moyens,
01:05et ce qui m'a d'ailleurs fait tirer à la conclusion que l'organisation des prisons françaises
01:09n'était pas du tout au niveau de sécurité que nous attendions collectivement.
01:12Il se trouve, vous le savez, que le 17 janvier, c'est-à-dire quelques jours après,
01:16une enquête préliminaire a été ouverte, elle n'a pas été rendue publique,
01:19que vous ne le savez, entre guillemets, que maintenant. Ça veut donc dire qu'il y a eu des dysfonctionnements incontestables.
01:26Ça veut donc dire que nous avons eu raison de faire ces fouilles.
01:28Ça veut aussi dire que nous avons raison de changer le modèle carcéral.
01:32Et d'ailleurs, avant d'un levé, vous avez donné M. Abdeslam, vous savez que cette prison d'hôte sécurité
01:36empêche, je ne dirais pas à 100%, parce que nous devons toujours faire attention,
01:41mais empêche de façon extrêmement sérieuse, ferme et déterminée,
01:44d'où les grèves de la frappe d'un certain nombre de détenus,
01:47d'où les recours nombreux, mais tous perdus d'ailleurs,
01:49et tous gagnés par l'État dans un état de droit et évidemment en s'illicite,
01:53contre des personnes dangereuses qui utilisent des moyens de corruption,
01:58qui utilisent des moyens extrêmement modernes,
02:00qui utilisent des moyens extrêmement sophistiqués pour se procurer des moyens de communication
02:06qu'ils ne devraient pas avoir.
02:07Donc, on avait commandé de cette fouille,
02:12puisque on avait commandé des fouilles systématiques avant l'arrivée du ministère de la Justice,
02:15une enquête était bizarre, ce n'était pas à vous communiquer dessus,
02:17il appartient désormais au parquet de communiquer sur quoi tout ça.
02:20Est-ce que ça montre qu'il reste radical et qu'il n'y a pas de reportance ?
02:23Qu'est-ce que ça dit ?
Commentaires