00:00Non, simplement, je vous écoute quand même depuis une heure,
00:02donc il y a quand même plusieurs choses à dire,
00:03en juste deux minutes.
00:05C'est que, je vais peut-être vous surprendre,
00:06mais on n'est pas vraiment divisés,
00:07et les Français ne sont pas vraiment divisés.
00:09On parle du service public.
00:11Pourquoi est-ce que ça nous touche ?
00:12Qu'est-ce que c'est que le service public ?
00:13C'est notre bien commun.
00:15Et il est censé tourner avec notre argent public.
00:18Et où va l'argent ?
00:19Moi, je vous remercie d'avoir fait cette émission,
00:20parce que vous vous en souvenez peut-être,
00:22c'était la question que posaient les gilets jaunes.
00:26Où va notre argent ?
00:27Et plusieurs années plus tard, on en est au même point.
00:30Parce que là, on parle des recettes, mais aussi les dépenses.
00:32Moi, si vous voulez, j'ai été éduqué dans une petite ville de Haute-Savoie
00:35par mes parents qui m'ont dit,
00:36mais oui, on paye des impôts, c'est un petit sacrifice.
00:39Mais fiston, quand tu seras malade,
00:41tu iras à l'hôpital, il y aura un hôpital.
00:42Quand tu iras à l'école, il y aura un professeur devant toi.
00:45Quand tu voudras te déplacer, il y aura une gare vers chez toi.
00:48Et c'est comme ça qu'avait conçu le général de Gaulle
00:49après la Seconde Guerre mondiale.
00:51Il avait remodelé le service public pour que,
00:52où que vous soyez sur le territoire,
00:54où que vous soyez, dans les grandes villes, en banlieue,
00:57dans les villages, vous ayez le minimum
00:59de services publics qui tournent avec notre argent public.
01:02J'entendais M. Tréhard tout à l'heure.
01:04Effectivement, c'était plus sympa à l'époque.
01:06Quand il y avait l'UMP, l'UMP,
01:08et puis le PS, et puis l'UMP,
01:09et puis le PS, aujourd'hui, ces deux parties
01:11à la dernière élection présidentielle font 5% à 2.
01:145% à 2. Pourquoi ?
01:16Parce que, je vous entends tous
01:18sur les services publics,
01:19on a, dans notre pays,
01:21on est le record de prélèvement obligatoire
01:23de toute l'OCDE.
01:24L'OCDE, ce sont les pays les plus développés.
01:26Record d'impôts, grosso modo, et de taxes.
01:30Et parallèlement à ça,
01:31on a des services publics qui sont à genoux.
01:33Sous Nicolas Sarkozy,
01:34on a augmenté les impôts.
01:36En face de ça, il a supprimé
01:3837 000 lits d'hôpitaux.
01:40M. Hollande, vous le connaissez, M. Lucas ?
01:42Je suis content que vous votiez contre un budget
01:44qui s'oppose à la suppression de lits d'hôpitaux.
01:47M. Hollande au pouvoir,
01:48il a supprimé 11 000 lits d'hôpitaux.
01:51Il a fermé une maternité
01:52chaque mois.
01:54Fermé une maternité chaque mois.
01:56Et on a aujourd'hui Emmanuel Macron
01:57qui, en 8 ans,
01:58le bilan pour la santé,
02:00c'est 420 services d'urgence
02:01qui ont fermé au moins une fois,
02:02alors qu'on n'a jamais autant payé d'impôts.
02:04C'est ça, la véritable question.
02:06Alors moi, je vais vous dire deux choses.
02:08La première, c'est que...
02:09Très vite, ça fait une heure que j'attends.
02:10– Oui, mais il y en a d'autres qui n'ont pas parlé.
02:12Vous savez, c'est le principe de l'émission.
02:14L'émission est longue, vous êtes nombreux, c'est le principe.
02:16– Juste que j'ai à dire, j'ai eu quelques questions.
02:18Parce que là, à l'Assemblée nationale,
02:22on parle d'impôts à l'Assemblée nationale,
02:25viendra la question des dépenses.
02:27Et c'est là que je crois qu'il faut largement travailler.
02:30Parce qu'en réalité, il y a un problème
02:31de consentement à l'impôt de plus en plus.
02:33On l'a entendu tout à l'heure.
02:35Ce qui est unanime, c'est que les Français
02:37souhaitent une baisse de la dépense inutile.
02:39Pardon, Madame Isabelle,
02:41quand on refuse de vous subventionner
02:43la formation France Travail,
02:45parce qu'il n'y a plus d'argent,
02:46en deux ans, 2018-2019,
02:49la France a donné 371 millions d'euros
02:51d'aides publiques à la Chine
02:53pour son développement.
02:54La Chine, c'est la première puissance
02:55du monde ou la deuxième.
02:58Quand on donne 8 milliards d'euros,
02:59en tout cas, on augmente jusqu'à 10 milliards d'euros
03:01de subvention à l'Union Européenne,
03:02ce n'est pas normal.
03:03Nos pays voisins baissent leurs subventions.
03:05L'Union Européenne, c'est celle qui met
03:06nos agriculteurs,
03:08les noix sous les traités de libre-échange,
03:10la filière des bovins,
03:11la filière des ovins.
03:12– Vous dites là, il y a de l'argent public à récupérer.
03:14– On ouvre les frontières à l'Ukraine,
03:15on détruit la filière de la volaille.
03:17Voilà, ça, c'est le monde rural.
03:18Et en plus, en faisant des fusions de régions,
03:21en essayant de supprimer des maternités,
03:23la réalité, c'est quoi ?
03:23C'est qu'on creuse en plus les déficits.
03:25On ne fait pas des économies.
03:26Vous vous souvenez des taxis,
03:27il n'y a pas longtemps, qui ont fait grève.
03:29Vous savez, des transports de patrie.
03:30– Oui, oui.
03:31– Ça coûte 6 milliards d'euros.
03:32Ça a explosé. Pourquoi ?
03:33Alors, il y a certainement des abus.
03:35Il faut les sanctionner, certes.
03:36Mais ils vont plus loin.
03:37Quand vous fermez deux maternités,
03:38deux hôpitaux,
03:39qu'il n'y a plus de place ici,
03:40vous allez plus loin.
03:40– Et j'en termine.
03:41– On va continuer à en parler.
03:42– Je termine sur la vocation, en deux mots.
03:44– On va continuer à parler de tout ça.
03:45– Parce qu'il y a un truc qu'on n'a pas parlé.
03:46Les services publics,
03:46ils sont attaqués par le haut.
03:48Par les vautours,
03:49par l'Union Européenne,
03:50par la privatisation.
03:50On a ouvert au capital,
03:52la qualité a baissé.
03:53Mais elle est aussi sur le bas.
03:54Je veux dire, nos fonctionnaires,
03:56ils travaillent d'arrache-pied.
03:57Les infirmières…
03:58– On va en parler, Andréa Kotarak.
03:59– Il y en a deux sur trois qui sont agressés.
04:00Deux sur trois,
04:01il y a deux professeurs qui ont été égorgés.
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