00:00– Écoutez, moi, je veux bien que le Parti socialiste soit responsable de tout.
00:04En l'occurrence, on n'essaye pas de passer des petits arrangements.
00:07On est dans une situation de blocage politique.
00:09Je pense que ça n'a échappé à personne depuis la dissolution,
00:12qui est effectivement les mauvais choix depuis huit ans, d'ailleurs, du macronisme
00:15et en premier lieu du président de la République.
00:17Nous, nous sommes dans l'opposition à ce gouvernement.
00:20On est dans une situation de blocage.
00:22Donc, ce que le Parti socialiste essaye de faire,
00:23ce n'est pas de trouver des petits arrangements pour sauver nos sièges.
00:26C'est d'essayer d'être utile aux Françaises et aux Français
00:30et donc d'apporter un certain nombre de conquêtes ou de protections de notre modèle social.
00:35Et quand j'entends, monsieur, excusez-moi,
00:37enfin, je me permets du coup de rebondir au débat qu'on vient d'avoir,
00:40quand j'entends que cet assassin de suspendre la réforme des retraites,
00:45je pense qu'il faut peser ses mots.
00:46Parce que j'entends aussi ce que dit Gabriel,
00:49et en fait, c'est très intéressant, vous êtes professeur,
00:51vous avez intégré l'idée qu'on doit soit sacrifier l'école publique,
00:54soit travailler jusqu'à 64, 65, 67 ans.
00:58Parce qu'ils vont la refaire, la petite musique.
01:00Là, on avait accepté, disons qu'ils sont passés en force.
01:03Il y avait aussi une cicatrice démocratique forte à 64 ans.
01:07Mais demain, moi, j'attends de voir les propositions d'Edouard Philippe,
01:09des copains d'Emmanuel Macron, qui vont nous dire la même chose.
01:11Écoute, on n'a pas le choix.
01:13Il va falloir repousser jusqu'à 66, jusqu'à 68,
01:15parce que, vous comprenez, regardez nos voisins européens.
01:17Donc, c'est sans fin, cette réflexion.
01:19Ce que le socialiste et les socialistes essayent de protéger,
01:22c'est un modèle social qui, si on écoutait certains des personnes
01:24que j'ai entendues ce soir,
01:27on n'aurait pas le modèle social qu'on a.
01:29Et je suis désolée, les chômeurs,
01:30ils ne sont pas à attendre toute la journée que l'argent tombe
01:32et se satisfaire d'être au chômage.
01:34Ce n'est pas vrai de dire ça.
01:35Ce qu'on demande aux hommes et aux femmes politiques,
01:36c'est un peu d'imagination.
01:38Excusez-moi de vous couper, mais on demande un peu d'imagination.
01:40Vous répétez en boucle la même chose.
01:42Exactement.
01:43Vous répétez en boucle la même chose.
01:44Nous, ce qu'on attend de vous, c'est de l'imagination.
01:47Pourquoi pas se dire, la retraite par répartition,
01:51comme disait M. Tréard, aujourd'hui, c'est très compliqué.
01:54Est-ce qu'on ne pourrait pas mettre une dose de retraite par point ?
01:56Et une dose de retraite...
01:59Les fonctionnaires, ça fait des dizaines et des dizaines d'années
02:02qu'ils ont pré-fonds.
02:03Ça marche très bien.
02:05Non, mais évidemment.
02:06Ce qui est intéressant, c'est qu'on voit que...
02:07Il y a de l'imagination, s'il vous plaît.
02:08Mais en fait, ce qu'on demande, monsieur,
02:09c'est...
02:09Moi, je n'ai pas la réponse à vous dire
02:11comment on va financer ce modèle de retraite.
02:12Je vois bien la courte démographique.
02:14Je vois bien la complexité à financer ce modèle.
02:16Donc ça, on en a parfaitement conscience.
02:18Ce qu'on propose, nous, c'est des mesures de justice fiscale
02:20qui font que, vous, vous avez l'impression
02:21de payer toujours plus de charges,
02:23toujours plus d'impôts et de taxes.
02:23Ce n'est pas une impression.
02:24C'est une réalité.
02:26Ce n'est pas une impression, je vous assure.
02:27Non, mais ce que je veux dire, c'est qu'en réalité,
02:29nous, ce qu'on dénonce, c'est le fait
02:30qu'il y a des multinationales, des grandes sociétés
02:32qui ont des systèmes d'optimisation
02:33qui font que, proportionnellement,
02:34elles payent moins d'impôts que vous.
02:36Alors, vous tuez tous les jours au travail.
02:38Et par rapport à ce que vous dites,
02:39ayons de la créativité.
02:46On nous a volés en 2023.
02:48C'est l'inervieux.
02:48Tout le monde veut réagir.
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