00:00– Je vais te donner la parole comme promis.
00:03Ben oui, Bruno Milienne, ça va être…
00:04– Donc c'est moi qui inaugure, quoi.
00:05– Ben, c'est vous qui inaugurez.
00:07Vous avez eu quand même là un résumé de colère
00:10qu'on entend régulièrement dans le forum.
00:14Juste une chose, quand vous êtes conseiller,
00:16cette année, il y a quelques semaines encore ou quelques mois,
00:18quand vous êtes conseiller de François Bayrou
00:20et que vous vous penchez sur le budget de cette année,
00:24vous vous dites, bon ben oui, il va falloir augmenter les impôts.
00:28Au vu de ce qu'on vient d'entendre,
00:29il faut quand même, j'allais dire, être courageux,
00:31je ne sais pas si c'est le bon mot,
00:32mais il faut quand même y aller pour se dire,
00:33allez, on n'a pas le choix, il faut augmenter les impôts.
00:35– Ben là, ça dépend…
00:36– Alain dit téméraire.
00:37– Ça dépend de quels impôts vous augmentez.
00:40Le problème, c'est qu'on augmente toujours les impôts des mêmes.
00:43C'est ça le problème.
00:44Donc ça, c'est le premier problème.
00:45Deuxième problème, et ça a été évoqué ici,
00:47et je comprends votre colère,
00:48c'est quelque chose sur lequel on a travaillé,
00:50je ne vais pas tout dévoiler parce que je ne peux pas dire,
00:52mais c'est la réduction des dépenses de l'État.
00:54Quand je dis réduction des dépenses de l'État,
00:56c'est de regarder ministère par ministère,
00:59direction centrale par direction centrale,
01:01quelles sont les missions qui sont efficaces
01:03et celles qui ne le sont pas.
01:04– Mais le sentiment autour de nous,
01:06c'est que ce boulot-là, il n'est pas fait.
01:07– Celles qui ne le sont pas, il faut les supprimer.
01:10Parce que la baisse des effectifs des fonctionnaires de l'État,
01:15elle ne peut pas se faire comme ça s'est fait sous Sarkozy,
01:17on décide un sur deux qui ne repart pas
01:19sans savoir où est-ce qu'on les prend.
01:21Il faut les prendre là où les missions ne servent plus à rien.
01:24Ça commence à être fait sous Bayrou,
01:26vous n'imaginez même pas le comment,
01:30comment je trouverais le terme,
01:32la réticence des directions administratives
01:34pour qu'on fasse les choses.
01:36– C'est-à-dire que dès que vous arrivez,
01:37vous dites là, il y a un problème, il faut qu'on supprime.
01:39– Il faut un énorme courage politique
01:40de la part des ministres en charge pour imposer ça.
01:43J'en connais une et je voudrais lui rendre hommage
01:45parce que tout n'est pas toujours bien fait,
01:47mais elle, elle l'a bien fait.
01:48C'est Juliette Méadelle qui était ministre de la Ville
01:52et elle a pris son ministère à bras-le-corps
01:54et elle a fait les économies nécessaires
01:56en remettant de l'efficacité dans son ministère.
01:58– Je voudrais redonner la parole à Samuel,
02:00si on peut donner un micro à Samuel.
02:01Quand vous entendez, Bruno Milienne,
02:03Samuel qui nous dit ce soir,
02:04moi, taxe foncière, ça fait trois ans que je ne paye plus.
02:07– Il prend des risques, il les assume.
02:09– Mais il vous dit…
02:11– Il a raison !
02:11– Ah, vous dites qu'il a raison ?
02:12– Mais bien sûr qu'il a raison.
02:13– Je pourrais préciser comme prémon de la défense ou pas, du coup ?
02:18– Attendez, ce ras-le-bol, ce ras-le-bol fiscal,
02:21ce ras-le-bol du peu qui nous reste sur la feuille de paye
02:24pour tous les salariés par rapport au brut,
02:26ça, ce n'est pas moi qui l'invente.
02:28Enfin, si je ne le voyais pas, je serais aveugle.
02:31– Pardon, c'est le monde à l'envers que vous, ancien député,
02:34vous disiez à quelqu'un qui vous dit
02:35moi, j'arrête de payer la taxe foncière depuis trois ans,
02:37vous lui dites, il a raison.
02:38– Non, mais il n'a pas raison de le faire,
02:39mais il a raison dans les propos du ras-le-bol.
02:41– Excusez-moi, monsieur, excusez-moi, parce que j'ai que 29 ans,
02:45donc j'ai qu'un CAP électricien,
02:48je suis un pur produit de l'apprentissage français.
02:52Par contre, question, vous me dites,
02:54on est en train de voir ministère par ministère les économies.
02:57Moi, à 29 ans, je vais vous en citer quelques-unes,
03:00et je n'ai pas fait l'ENA.
03:01– Moi non plus, je vous rassure.
03:03– Déjà, on a fait des grandes régions pour faire des économies.
03:08On a rouvert des sous-préfectures quand même dans l'histoire.
03:12On a des communes, et maintenant, on a des communautés de communes.
03:15Donc ça veut dire que la communauté de communes
03:16fait le même boulot que la commune.
03:19Les grandes régions, on a dit, on va fermer des préfectures.
03:22On a rouvert des sous-préfectures parce que ça a râlé.
03:25Alors, tous les fonctionnaires qui sont dans les bureaux,
03:28c'est dommage qu'on n'ait pas un soignant,
03:29parce que j'aimerais bien que le soignant…
03:30– Ah non, non, regardez !
03:31– Ah, oui, ah, monsieur Marty, c'est vrai, désolé, je vous avais oublié.
03:36Mais j'aimerais bien qu'on me dise à l'hôpital,
03:38pour quelqu'un sur le terrain, donc quelqu'un qui pousse les brancards,
03:41qui fait les premiers soins aux patients,
03:43il y en a combien dans les bureaux ?
03:45Au commissariat de police, il y a combien de gens sur le terrain
03:47pour combien dans les bureaux ?
03:49– Sous-titrage ST' 501
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