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  • il y a 3 mois

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00:0018h35, de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1, toujours à Révec, Eric Nolot et Naïmaïm Fadel.
00:05On a le plaisir d'accueillir Jean-Louis Borloo. Bonsoir à vous.
00:08Oh, je suis ravi.
00:09Bienvenue. On est très heureux de vous voir parce que d'abord, il paraît que vous avez un enthousiasme
00:13et que c'est bien nécessaire. Bon, c'est en troublé.
00:17Et la vie est un privilège.
00:18La vie est un privilège, on est d'accord, mais là, on a l'impression que les nuages noirs s'amoncèlent sur la France
00:23et vous allez nous dire qu'il y a une solution, qu'il y a une petite éclaircie au bout du tunnel.
00:27On va juste écouter quelques Français parce qu'ils sont inquiets, ils ne comprennent pas les arcanes
00:31de tout ce qui est en train de se passer à l'Assemblée nationale.
00:33Et puis, vous allez leur répondre, Jean-Louis Borloo, on a le temps pour développer les solutions que vous proposez.
00:37Écoutons d'abord les Français.
00:40Moi, j'arrive bientôt à l'âge de la retraite.
00:43Donc, ma vie est faite, mon parcours est faite, j'ai travaillé, j'ai cotisé.
00:47Mais est-ce que nos enfants, demain, même s'ils cotisent, ils vont pouvoir bénéficier de la retraite ?
00:52Est-ce que ce n'est pas mieux de se dire, on fait sa retraite soi-même ?
00:57Tout ça, ça fait peur.
00:58Et on est en train de se monter les uns contre les autres.
01:00Ouais, c'est ce qui vous inquiète le plus ?
01:02C'est ça, oui.
01:03On arrive à vivre normalement jusqu'à maintenant et on est arrivé à, aujourd'hui, ça prend des proportions assez dangereuses.
01:11Je suis un peu déçu parce que ce n'est pas l'avenir de la France qui prime,
01:16c'est les caractères individuels, c'est des histoires de gamillerie en même temps.
01:20Et moi, ça me déçoit.
01:22Inquiète la situation politique, il n'y a pas de raison d'être tellement rassuré,
01:24mais il n'y a pas de raison encore de trop s'inquiéter non plus.
01:27Il faut être optimiste, il n'y a pas de raison que ça ne se règle pas d'une manière ou d'une autre.
01:30Bon, alors, est-ce que vous partagez l'avis de ces Français, Jean-Louis Borloo ?
01:33Vous êtes optimiste, pourquoi ?
01:34Non, non, mais...
01:36Non, on ne l'est pas.
01:37D'abord, quel est le diagnostic ?
01:40Voilà.
01:41Comment va le malade ?
01:42On n'a pas une crise de gouvernement, on est une crise de gouvernance de la France.
01:50En gros, rien ne fonctionne de ce qui fait société.
01:53Crise du logement, crise de l'université, crise de l'intégration, crise des quartiers, la jeunesse.
01:58On peut en discuter.
01:59Un million et demi de perdus de vue au pied des immeubles.
02:01400 000 gamins à l'ASE, 150 000 suivis par la PJJ.
02:07Enfin bon, les mamans isolées, je n'en parle pas.
02:09Les crèches ne sont pas au bon endroit.
02:10Une crise du logement qui va s'aggraver.
02:12Il y a une femme au Trésor qui a dit qu'on construisait trop de logements.
02:15Enfin bon, on a une crise généralisée.
02:17C'est vrai.
02:17Très bien.
02:18Mais on a les plus gros déficits d'Europe et la plus grosse pression fiscale.
02:24Alors, soit on est un pays de 67 millions d'imbéciles, soit on est dirigé par des cyniques corrompus.
02:31Je ne crois ni à l'un ni à l'autre.
02:33Je pense simplement qu'on est dans un système totalement unique au monde.
02:39Toutes les organisations au monde, les États, les religions, les armées, les syndicats, ont un mode d'organisation.
02:46En ce qui concerne les États, vous avez des États centralisés, où on sait qu'il fait quoi.
02:51La France, après la guerre, était centralisée.
02:54L'État faisait tout et la CGT, la CFDT, faisait la Sécu.
02:57Au moins, c'était clair, c'était ça.
02:59On est pour ou contre, mais ça fonctionne.
03:01Et vous avez des États fédéraux.
03:03C'est quoi un État fédéral ?
03:04C'est un État où l'État a des responsabilités puissantes.
03:08La sécurité intérieure, extérieure, l'avenir, la recherche, l'espace, l'équité, etc.
03:12Et puis, les peines et soins, c'est-à-dire ce qui concerne les mamans, l'UNI, l'intégration, la jeunesse,
03:19c'est traité par les provinces.
03:21On va les appeler comme ça.
03:22Nous, on n'est ni dans l'Inde, ni dans...
03:24D'ailleurs, vous observez que le Portugal se redresse alors que c'est un État centralisé.
03:30L'État aussi.
03:30L'État espagne est en train d'exposer, mais c'est un État fédéral.
03:34Nous, on n'est dans aucun des deux systèmes.
03:37On a la pire confusion existante.
03:39Nous avons un paritarisme, c'est-à-dire partenaires sociaux,
03:43qui gère plus de 400 milliards, pardon,
03:46très au-delà du budget de l'État.
03:48Ils se font très bien, d'ailleurs, mais dans des fiefs exposés.
03:52Des collectivités locales au sens large,
03:54à qui on a transféré 300 et 350 milliards à peu près de recettes,
03:58mais qui n'ont aucun pouvoir, aucune norme, aucune loi,
04:01en fait, aucune responsabilité.
04:03Et l'État central, qui est le petit joueur,
04:05avec 260 milliards de recettes,
04:07qui veut s'occuper absolument de tout,
04:09mais de tout, de tous les sujets,
04:11la sémantique, la morale,
04:12avec 450 000 décrets.
04:14Ça ne peut pas exister.
04:16Madame, on est tellement désorganisés, bordéliques,
04:19qu'on a réussi à trouver un mot scientifique pour justifier le bordel.
04:23Ça s'appelle le cofinancement.
04:25C'est un mot extraordinaire.
04:26Le cofinancement.
04:26Le cofinancement.
04:27Qu'est-ce qu'il y a à quoi ?
04:28Je vais vous expliquer.
04:30Comme tout le monde fait tout,
04:32tout le monde met 100 balles sur tout.
04:34Je vais vous expliquer.
04:35Le commissariat à côté de chez vous,
04:36à 2 kilomètres,
04:38il y a 18 ans, on dit,
04:40celui de Boulogne,
04:41ça fait partie des 20 scandales français,
04:43on va le refaire, on fait un 20 heures,
04:44c'est la priorité absolue.
04:46C'est l'État qui décide.
04:47C'est annoncé, c'est quasi fait.
04:49C'est pas vrai que l'État, il n'a pas une thune.
04:51Résultat des cours,
04:52il va avoir la ville de Boulogne.
04:53Ça va prendre un an, deux ans, trois ans.
04:55La ville de Boulogne qui va dire,
04:56ok, alors je donne le terrain,
04:58j'expulse l'épicier,
04:59il est déjà expulsé celui-là,
05:01mais ils n'ont toujours pas assez de pognon.
05:03Alors on va voir,
05:03les boucles de la Seine,
05:05ensuite le département des Hauts-de-Seine,
05:07ensuite la région Île-de-France,
05:09le gars qui gère les fonds Fédère,
05:12puis le ministère de l'Intérieur évidemment,
05:13puis Bercy, puis une interministiale.
05:15Résultat des courses.
05:16Là, à côté,
05:17le plus grand scandale de commissariat connu.
05:20Depuis 18 ans,
05:21on est à 48 réunions,
05:22à 40 personnes,
05:23on n'a toujours pas démarré.
05:24Voilà, ça c'est...
05:25Alors vous voulez faire une piscine,
05:27un dojo, une crèche,
05:29alors à coup,
05:29c'est la cave pour le bâtiment,
05:31mais c'est le ministère qui fixe les normes.
05:33Donc c'est un bandel généralisé.
05:35Maintenant qu'on est au fou du trou,
05:36parce qu'on est en faillite.
05:38Le mot faillite,
05:39ce n'est pas un problème d'argent.
05:40C'est François Fillon qui l'a dit en 2007.
05:43Ce que je vais vous dire,
05:44dans la vraie vie,
05:45les entreprises,
05:46les associations,
05:48quand vous êtes en faillite,
05:49les pires chiffres sont flatteurs
05:51par rapport à la dégradation.
05:53C'est-à-dire qu'en réalité,
05:54c'est parce que tout est dégradé,
05:55ne fonctionne pas,
05:56que vous avez...
05:58La faillite financière
05:59est la conséquence
06:00des hommes ou des femmes pas adaptés,
06:03des systèmes pas organisés,
06:04etc.
06:05Donc, on est dans une situation catastrophique.
06:08Vous savez,
06:08les boîtes en faillite,
06:10ce n'est pas un truc qui ne marche pas.
06:12Rien ne fonctionne.
06:13Voilà.
06:14Plus rien ne fonctionne.
06:15Avec des fonctionnaires
06:17qui sont des héros de la République,
06:18qui ne demandent qu'à fonctionner,
06:19condition d'avoir une feuille de route.
06:21Bon.
06:21Donc, il faut décider qui fait quoi.
06:23Je crois que,
06:24où on revient à l'État centralisé,
06:26je ne crois pas que ça soit
06:27dans l'air du temps,
06:29où on fait le vrai saut
06:31d'un fédéralisme à la française,
06:33comme toutes les organisations du monde.
06:35Voilà.
06:36Il faut tous un interlocuteur,
06:38un seul,
06:39mais avec le pouvoir législatif et normatif.
06:42les bretons vont s'occuper
06:44du logement des bretons,
06:45des mamans isolées des bretons,
06:47de l'intégration des gamins,
06:48de la sécurité.
06:49Voilà.
06:50Et puis, l'État va se concentrer
06:52et va rendre des comptes
06:53sur ses priorités à lui.
06:56Ça me paraît assez simple.
06:57Mais en lui, pour nous,
06:57c'est très compliqué en réalité.
06:58C'est très simple, madame.
06:59C'est très simple.
07:00C'est une loi constitutionnelle.
07:01Mais alors, qui pourrait le faire ?
07:02Qui peut le faire ?
07:03Le peuple français.
07:04On est arrivé à un moment,
07:05tu vas vous dire,
07:06on est arrivé à un moment
07:07où ce n'est plus un débat théorique.
07:09D'ailleurs,
07:10vous savez, les Français,
07:10ils ont bien compris que ce truc-là
07:13où tout le monde fait tout
07:14avec des réunions de coordination,
07:16des inspecteurs, des contrôleurs,
07:17on n'est plus qu'un pays
07:18de contrôleurs,
07:19de coordinateurs,
07:20de reporting,
07:21c'est complètement dingue.
07:23Il n'y a pas une organisation
07:24au monde qui fonctionne comme ça.
07:25Les Français ont compris,
07:26il y a un petit sondage de l'IFOP
07:28qui a échappé, semble-t-il,
07:30il y a trois semaines.
07:31Est-ce que vous souhaitez
07:33une République fédérale ?
07:35Les Français répondent oui
07:36à 71%.
07:37Je ne suis pas sûr
07:38qu'ils sachent exactement
07:39ce qu'on met derrière.
07:40Oui, c'est ce que j'allais dire.
07:41Non, mais attendez.
07:42C'est les régions, en fait,
07:43ces données du pouvoir.
07:43Non, mais il faut fusionner tout ça.
07:46Il n'y a aucune...
07:46La politique familiale,
07:48elle doit être dans la province.
07:49Voilà.
07:50Ça peut pêtre un bout par la CAF,
07:51un bout le département.
07:53Les gamins,
07:54pour s'occuper des gamins,
07:55tenez, voilà.
07:55Alors, vous avez,
07:56pour les gamins,
07:57pour les travailleurs sociaux,
07:58on a un 70 000.
07:59Vous avez l'équipe de la ville,
08:01l'équipe de l'agglomération,
08:01l'équipe de la CAF,
08:02l'équipe de département,
08:04l'équipe de l'État,
08:04l'équipe de l'État politique de la ville.
08:06Mais on est complètement timbrés
08:08avec à chaque fois une organisation.
08:10Et alors, du coup,
08:10en plus, on les met en précarité.
08:12On leur demande de faire des appels à projets
08:13ou des appels à manifestation d'intérêt.
08:15Mais ça veut dire que, forcément,
08:16M. le ministre,
08:17il faut supprimer...
08:19Aujourd'hui, on a la collectivité,
08:21on a l'agglomération qu'on a créée.
08:23Vous avez raison, en fait,
08:24on n'a pas transféré les compétences,
08:26on a créé les mêmes compétences.
08:28Vous avez le département
08:29qui s'occupe de tout ce qui est
08:30autour de la famille,
08:31des personnages et tout.
08:32Et vous avez la région.
08:33Donc, à un moment,
08:34il faut supprimer.
08:35Mais il faut la province
08:36avec un parlement de province,
08:38avec une unité de commandement
08:39pour s'occuper des mamans,
08:40des enfants.
08:41Voilà.
08:41C'est quand même pas très sorcier.
08:43Pardon, c'est ce qui se fait partout.
08:44Non, comme vous le dites,
08:44c'est pas sorcier.
08:45Non, mais c'est ce qui se fait ensuite.
08:46C'est ce qui se fait partout.
08:48Bon, c'est quand même...
08:49Mais alors, parce que nous,
08:50en plus, on a créé
08:501 800 organismes publics d'État,
08:5320 autorités indépendantes,
08:5520...
08:56Alors, il y a un truc...
08:56On les supprime ?
08:57Évidemment, la commission...
08:58Pas tous, il faut regarder,
08:59mais la commission
09:00de régulation de l'énergie.
09:01Attends, on a un ministère de l'énergie.
09:04Non, mais attends.
09:04On a l'ADEME
09:05et on a la creux,
09:06la commission de...
09:07Non, mais on est complètement dingue.
09:09Alors, que ça tienne
09:10à peu près debout,
09:11je vous garantis
09:12qu'il faut qu'il y ait des héros
09:13chez les infirmières,
09:15des entreprises
09:16qui conquièrent le monde,
09:17des artisans, etc.
09:20La démonstration par l'absurde,
09:22vous la voulez ?
09:22Allez-y.
09:23Vous avez le commissariat
09:24que je vous ai raconté,
09:25puis vous avez Notre-Dame.
09:26C'est super simple.
09:27Parfait.
09:27Si on avait fait Notre-Dame
09:29en France,
09:29avec nos règles françaises,
09:31on n'aurait pas commencé.
09:33On n'aurait pas commencé Notre-Dame.
09:35Mais rien.
09:36Parce qu'il aurait fallu
09:37que les voies navigables
09:38donnent leur avis,
09:39les architectes des bâtiments de France,
09:40les mecs de la sécurité civile,
09:42puis l'aviation,
09:43parce que...
09:43Enfin bon, bref.
09:44Je peux vous dire
09:44qu'on n'aurait pas...
09:45Et en plus,
09:46il aurait fallu trouver l'argent.
09:47Pourquoi Notre-Dame s'est fait ?
09:49Parce qu'on a des artisans géniaux,
09:50mais pourquoi ça s'est fait en vrai ?
09:52Argent privé ?
09:53Non.
09:53Un, une loi d'exception
09:55qui surnate
09:56toutes les réglementations
09:57d'administration française.
09:58Et deux,
09:59on n'est pas allé
10:00faire la cueillette.
10:02On a nommé un général
10:03et c'est que de l'argent privé.
10:06Alors là,
10:06on a vu le génie français
10:07à une vitesse invraisemblable.
10:09Donc,
10:10je ne suis pas forcément
10:10pour le général
10:11sur tous les sujets.
10:13Ni pour l'argent privé
10:14sur tous les sujets.
10:15Mais l'OCDE
10:16a fait une petite étude
10:18qui dit,
10:18voilà,
10:19pour nous,
10:19les surcoûts actuels,
10:20c'est 90 milliards.
10:22Mais c'est bien peu grave que ça.
10:24Parce que nos décisions,
10:25quand on va le faire
10:26le commissariat,
10:27d'abord,
10:27il aura triplé de prix
10:28parce que le département
10:30va demander quelque chose,
10:31la région va demander
10:31autre chose,
10:32etc.
10:33Et 20 ans après,
10:34il ne sera plus au bon endroit,
10:35plus avec les bonnes règles,
10:37il aura coûté 3 fois le prix.
10:38Le budget,
10:38il est déjà à 3 fois le prix.
10:40On a commencé à 13 millions,
10:41on est à 36 millions.
10:42Mais le Grand Paris,
10:43on a commencé,
10:44c'est pareil,
10:45on a déjà triplé.
10:46Tout ce bazar
10:46à l'Assemblée nationale aujourd'hui,
10:47c'est tout complètement.
10:48À quoi ça sert ?
10:49Mais ils se donnent du mal.
10:50Ah oui,
10:50ils se donnent beaucoup de mal,
10:51notamment M. Lecord.
10:51Non mais madame,
10:52il faut bien comprendre un truc.
10:53Oui, M. Lecord.
10:54Ils sont dans le fleuve.
10:56Quand on est dans le fleuve,
10:57on ne voit pas le fleuve.
10:58Voilà.
10:58Donc,
10:59c'est très difficile
11:00de penser autrement
11:01que la façon dont on pense.
11:03Donc,
11:04vous savez,
11:04ce n'est pas Ford
11:06ou Stellantis
11:07ou Mercedes
11:08qui est rentré
11:08sur la voiture électrique.
11:09C'est un mec
11:10qui faisait des batteries.
11:11Voilà.
11:11parce que c'est difficile
11:13de penser différemment.
11:14On va avoir du mal
11:15à le penser.
11:16Mais moi,
11:17j'ai eu au téléphone
11:18à peu près tout le monde.
11:19J'ai rencontré tout le monde.
11:20J'ai expliqué.
11:21Pas tant de lacets.
11:22Parce que c'est des acteurs majeurs.
11:24Enfin,
11:24rien sans la puissance
11:26extraordinaire
11:27d'Action Logement,
11:28de la CAF.
11:28Rien.
11:29Rien,
11:29mes enfants.
11:30Ce n'est pas l'État.
11:32Toutes les collectives.
11:33J'étais avec les patrons
11:34à Strasbourg
11:35ou à Toulouse.
11:37Les 1 200 patrons
11:38des agro-français,
11:39ils étaient debout.
11:40Ils sont partants.
11:41J'ai eu au téléphone
11:42Serge Lecimier,
11:43le président de la Martinique.
11:44Mais M. Bourdon,
11:45il faut vous présenter.
11:45Mais non.
11:46Parce que personne ne dit
11:47ce que vous dites.
11:48Personne ne dit ce que vous dites.
11:49Vous savez pourquoi ?
11:50Parce que pour faire cette révolution,
11:51il faut qu'il y ait un tiers de confiance.
11:52Et ce tiers de confiance,
11:54c'est celui qui ne demande rien.
11:55Voilà.
11:56Moi, je suis un tiers de confiance.
11:57Je ne vais pas les lâcher.
11:58Là, je vous quitte.
11:59Là, je vais voir les parlementaires.
12:01Les maires,
12:02ils sont...
12:03Mais tout le monde veut ça.
12:05Bien sûr.
12:05Parce que je vais vous sortir...
12:06Les 1 000 savent ça,
12:07vous faire marier.
12:07les 1 000 absurdités.
12:09Vous savez,
12:09il suffit de demander.
12:10Vous prenez 20 maires.
12:12Et ils ont dit
12:12raconte-moi tes absurdités
12:14de la semaine dernière.
12:15Et c'est extraordinaire.
12:16Il y a un type qui m'appelle.
12:18Il dit
12:18je sors du RER.
12:19C'est quoi le RER ?
12:20Le Réseau Éducatif Rural.
12:22Alors,
12:23c'était pour donner
12:2423 000 euros
12:26au collège
12:26de l'endroit.
12:28Alors,
12:28je me dis
12:28c'est bien.
12:29Ça se passe comment ?
12:30C'est formidable.
12:31Alors,
12:31je suis arrivé à la Réunion
12:32pour une sévention annuelle
12:34de ce montant-là.
12:3528 000
12:36ou 23 000.
12:36Je ne sais plus.
12:37Alors,
12:38il y avait le recteur d'académie
12:39et ses trois collaborateurs.
12:40Le patron
12:41de la caisse primaire
12:42de la science maladie.
12:44La MSA.
12:45Le département
12:46et ses quatre collaborateurs.
12:47Évidemment,
12:47les trois maires concernées
12:48et j'en oublie
12:49deux ou trois autres.
12:50C'est dément.
12:51Voilà.
12:51Non mais,
12:52la France,
12:52c'est ça.
12:53Il faut bien se rendre compte
12:54que c'est ça.
12:55Donc,
12:55notre espoir,
12:56il est extraordinaire.
12:57On va réorganiser tout ça.
12:58Putain,
12:59on va être une société de confiance.
13:01On va rendre l'hôpital
13:02aux médecins,
13:03par exemple.
13:03Enfin,
13:03c'est quand même absurde.
13:05L'éducation nationale au savoir.
13:07Mais,
13:07mais,
13:07mais,
13:07évidemment,
13:08madame,
13:09évidemment.
13:09Monsieur Borloo,
13:10moi je vous écoute
13:11avec beaucoup d'intérêt,
13:12votre enthousiasme,
13:13je me fais plaisir à entendre.
13:14Mais je constate
13:15que vous êtes très seul.
13:16Regardez ce qui se passe
13:17là,
13:18actuellement,
13:18à l'Assemblée nationale.
13:19Non mais,
13:20moi je ne m'en fous pas
13:21parce que vous n'êtes pas suivi.
13:22Il y a 67 millions de Français.
13:24personne n'appelle
13:25à un big bang budgétaire.
13:26Chacun essaie
13:27de faire passer
13:27une petite mesure,
13:29une mesurette.
13:30Donc,
13:30vous êtes très seul.
13:31Moi je,
13:31si vous étiez soutenu
13:33par des tas de gens,
13:34par un parti même
13:35qui serait sur...
13:36Mais,
13:36monsieur,
13:37vous allez faire tout seul.
13:38Mais,
13:38je vais vous expliquer.
13:39Vous savez,
13:39on est exactement la Pologne
13:41de la fin de Jaroszewski.
13:43C'est extraordinaire.
13:44Non mais,
13:44c'est extraordinaire
13:44ce qui s'est passé.
13:45Vous vous souvenez ?
13:46Chantier naval de Gdansk.
13:48Puis,
13:48il y avait un petit syndicat maison,
13:49pas le plus gros,
13:50qui s'appelle Stalinosk.
13:52C'est en gros
13:53une espèce de CFTC
13:54équivalent de CFDT.
13:56Ils font le truc
13:57et puis la grève se termine.
13:58Il y a un accord.
13:59Sauf que pendant tout ça,
14:00il s'est passé plein de choses.
14:02Les curés,
14:03ils se sont dit,
14:03on en a plein le cul du régime.
14:05Les laïcs,
14:06on n'en supporte plus.
14:07Les intellectuels,
14:08c'est plus possible.
14:09La censure,
14:09les agriculteurs,
14:10je ne peux pas exporter.
14:11Les industriels,
14:12et puis la société
14:14a pris ce mot Solidarnosc
14:16comme une espèce de drapeau.
14:17Il y a un pauvre député
14:18qui meurt à Katowice.
14:20Il y a un candidat Solidarnosc
14:21qu'il gagne,
14:23il explose tout.
14:25Et la Pologne
14:26a fait tomber ce régime
14:28sans une manif,
14:29sans une goutte de sang.
14:31Oui,
14:31il y avait le pape derrière,
14:33il y avait l'Occident.
14:34Il y a qui derrière vous ?
14:35C'est ça que je veux dire ?
14:35Parce que vous,
14:36vous êtes plein de bonheur montée,
14:37mais qui vous suit ?
14:38Mais attendez,
14:39je ne suis pas en train
14:40de vous faire un diagnostic.
14:42Je vous dis,
14:43je vous dis,
14:44monsieur,
14:44qu'on a dérivé
14:46dans un système hybride
14:48que tous les acteurs comprennent,
14:50absolument tous,
14:51quand une idée est juste,
14:53quand une idée est juste,
14:54elle s'impose.
14:55La seule question,
14:56c'est à quelle vitesse ?
14:57C'est la seule question.
14:58Et alors l'idée
14:59qu'on va faire une présidentielle
15:00et puis tout d'un coup,
15:01il va y avoir la lumière
15:02du 7 absurde.
15:05Rien ne changera en 2027 ?
15:06Non,
15:06il faut que ça change maintenant.
15:08C'est les Français
15:08qui vont l'imposer.
15:09Moi,
15:09je vous garantis.
15:10Vous savez,
15:11on est un drôle de peuple.
15:12On ne veut pas s'ajuster.
15:14D'ailleurs,
15:14quand on est à l'arrêt,
15:15on s'engueule.
15:16Et d'ailleurs,
15:17on se déteste.
15:18C'est dingue.
15:19Même au feu rouge,
15:20elle arrête.
15:20Les vélos n'aiment pas
15:21les piétons,
15:22qui n'aiment pas les machins.
15:24Sauf qu'on est
15:25un grand peuple
15:26d'épopées.
15:27Et si on repart
15:28dans une société de confiance,
15:29tu vas voir
15:30à quelle vitesse
15:31ça va fonctionner.
15:32Écoutez,
15:32M. le ministre,
15:33je veux vous dire quelque chose.
15:35Je vous assure
15:35que vous me faites rêver.
15:37Parce que c'est ce discours-là
15:37que moi,
15:38j'ai envie d'entendre.
15:38Mais c'est au bout de la rue.
15:39Parce que moi aussi,
15:39j'arrive dans un espèce de...
15:42C'est foutu ?
15:43Même par rapport
15:44à mon corps de métier aujourd'hui.
15:46Quand je vois la situation aussi
15:47dans les quartiers
15:48qui sont aujourd'hui enclavés,
15:50les habitants qui n'en peuvent plus,
15:51où on a créé,
15:52on a encouragé
15:53un séparatisme en réalité.
15:55Vous voyez ?
15:56On a créé de l'œil.
15:57Je crois que M. Borloo
15:58est au cours.
15:59Il avait fait un très beau rapport.
16:02Non mais attendez,
16:03je rebondis parce que...
16:04Allez-y, vous en prie, M. Borloo.
16:05Je vais prendre le même mot.
16:06Mais je veux dire,
16:07c'est le séparatisme
16:08de ceux dont la biodiversité maximale
16:11va de Sciences Poli
16:12à la Sciences Po Paris.
16:13Notre drame,
16:14c'est la disparition des abeilles.
16:16Je m'explique.
16:16Pour qu'il y ait la vie,
16:17il faut qu'il y ait des abeilles
16:18qui a cherché
16:19dans les fleurs
16:19des sucres différents.
16:21Voilà.
16:21Des regards différents.
16:23Notre système,
16:24la tribu est en train de mourir.
16:26Quand la culture
16:27des contrôleurs de travail
16:29des autres,
16:30inspection des finances,
16:31conseil d'État,
16:31Cour des Comptes,
16:32IGAS,
16:32tout ce que vous voulez,
16:34a pris 100% du pouvoir.
16:35Du pouvoir économique,
16:37les banques,
16:37les assurances,
16:38les entreprises régulées,
16:40puis l'ensemble du pouvoir.
16:41On est à la fin
16:42de ce cycle-là.
16:43Il faut que la France,
16:44qui produit,
16:45pas de la démagogie,
16:47c'est des gens
16:47qui gèrent des trucs complexes.
16:49Pas les maires des grandes villes
16:50qui sont des chefs politiques,
16:51non.
16:51Celui de Garge-Légonaise,
16:52de Saint-Dizier,
16:53qui savent gérer
16:54des complexités.
16:55Mais des gens
16:56qui ont géré,
16:56qui ont amené
16:57des clubs
16:58à des niveaux extraordinaires.
16:59Enfin,
17:00des entrepreneurs,
17:01des journalistes,
17:02des syndicalistes.
17:03La France de la complexité
17:04doit prendre le pouvoir.
17:06Les gars qui sont dans le fleuve,
17:07ils ne peuvent pas
17:08penser autrement
17:08à la personne.
17:08Est-ce que vous allez
17:09intervenir
17:10au Salon des maires de France ?
17:12Votre avis.
17:13Vous savez sur quoi
17:14je vais intervenir ?
17:15Sur la jeunesse.
17:16Parce qu'il n'y a aucun
17:17redressement,
17:18madame.
17:18Aucun.
17:19Ce n'est notre seul pépite
17:20qui est la jeunesse de France.
17:23Mais ça,
17:23je vais vous en parler
17:24parce qu'il est extraordinaire.
17:25On a...
17:26On a...
17:27Les gamins,
17:27ils sont complètement abandonnés.
17:28Là, on peut discuter.
17:29On peut discuter.
17:31Mais il y a des trucs géniaux
17:32qui se passent.
17:33Allez voir à Orléans.
17:34Ils sont pas...
17:3590% de baisse
17:36de la délinquance des mineurs.
17:38Juste,
17:38ça mérite peut-être
17:39qu'on regarde pourquoi.
17:40Est-ce que c'est parce
17:41qu'ils ont fait
17:41des miradors ?
17:42Pas du tout.
17:43Un gamin,
17:44quel qu'il soit,
17:45quand à 15h15,
17:46le prof,
17:48l'enseignant,
17:48sait qu'il a un problème
17:50ou qu'il va créer un problème.
17:51Une demi-heure après,
17:52il est sorti.
17:53Il est pris par l'écosystème.
17:55Alors,
17:55tout de suite,
17:56on va à un truc de judo.
17:57Puis,
17:58il y a un psychologue
17:59qui va aller voir les parents
18:00parce que vous ne résolvez rien
18:01sans les parents.
18:02Tout le système
18:03des clubs culturels,
18:05des clubs dramatiques,
18:07des clubs sportifs,
18:09on a un nombre de...
18:11On a une capacité
18:13d'encadrement
18:14de la jeunesse de France
18:15extraordinaire.
18:16On ne redresse pas un pays
18:17si on ne remet pas
18:18toute la jeunesse
18:19dans le train.
18:19Encore un mot,
18:20Jean-Louis Bourleau.
18:21Vous dites que vous réservez
18:22à l'État,
18:22en revanche,
18:23la sécurité,
18:23la justice et le contrôle migratoire.
18:25Oui, bien sûr.
18:25Ça, c'est des sujets régaliens
18:26que l'État doit continuer à assurer.
18:28Mais mieux.
18:30Moi, je suis allé voir
18:31la Cour...
18:32La Cour 2 ?
18:33La Cour nationale d'appel.
18:36D'accord.
18:36Avec la présidente
18:37Sylvie Smagnotto.
18:39Oui.
18:40Vous savez,
18:40ce qu'on a comme problème,
18:41c'est la chaîne.
18:42Je vous invite
18:43à faire le parcours
18:44de la Ciotat,
18:47aller à la préfecture
18:48des Bouches-du-Rhône,
18:49puis à Tic-et-Train
18:50pour aller à l'OFPRA
18:52à Paris
18:52prendre un ticket
18:53pour être reçu
18:54par l'OFPRA,
18:55puis après le tri
18:56de l'OFPRA,
18:57vous avez le guichet appel,
18:58l'appel est suspensif
18:59autant de fois que vous voulez.
19:00Durée moyenne
19:01du dossier,
19:017 ans.
19:02Donc,
19:03nos débats,
19:03nos débats
19:04sur trop d'immigration,
19:06c'est des conneries.
19:07Notre problème,
19:07c'est que nos chaînes
19:08ne fonctionnent pas.
19:09Mais elles fonctionnent bien
19:11nulle part.
19:11Donc,
19:12c'est pas étonnant
19:12que ça ne fonctionne pas
19:13là-dedans.
19:14Donc,
19:14commençons à être sérieux.
19:15Qui fait quoi ?
19:16Qui rend des comptes à qui ?
19:17On a un problème
19:18avec la chaîne judiciaire.
19:19À la fois,
19:20le monde judiciaire
19:20est incompris
19:22d'une partie de la population
19:23et en même temps,
19:25ils lancent un SOS judiciaire.
19:27Souvenez-vous
19:28des procureurs
19:29et juges de Marseille
19:30qui vous expliquent
19:31qu'ils n'en peuvent plus.
19:32C'est impossible.
19:33Ils sont infiltrés,
19:34ils sont débordés.
19:35Les procédures sont...
19:37Est-ce que vous vous rendez compte
19:39du système ?
19:39Et le président
19:40de la Cour d'appel
19:41à la rentrée sonnée
19:42qui lance un SOS judiciaire.
19:44Donc,
19:44c'est pas possible.
19:46Il faut faire fonctionner
19:47nos chaînes de commandement
19:48et de fonctionnement.
19:48En gros,
19:49il faut remettre
19:50de l'ordre à la maison.
19:51Est-ce que vous en avez parlé
19:52au président Macron ?
19:54Jean-Louis Borloo ?
19:55Non.
19:56Enfin,
19:56exactement si.
19:57Je vais tout vous dire.
19:59C'est un petit truc
20:00qui s'appelle l'alarme.
20:01Un dossier.
20:01Il m'a demandé
20:01est-ce que tu veux remettre
20:03les campes de boxe ?
20:03Bref,
20:04je lui ai dit non.
20:05Oui.
20:05Il vous avait déjà fait le coup
20:06une fois.
20:06Non,
20:07mais ça,
20:07c'était un autre moment.
20:08C'était avant
20:09sa présidentielle.
20:10Je veux bien faire,
20:11c'est regarder
20:11sous le capot de la voiture
20:13parce qu'il faut se méfier
20:16de ses souvenirs.
20:17Donc,
20:18les choses ont bougé.
20:19Moi,
20:19je suis parti il y a 13 ans.
20:21Et je l'ai fait.
20:23Je vais vers le capot
20:24et j'ai regardé
20:24où étaient les tuyaux.
20:25Je vous assure.
20:26Eux,
20:26ils ne savent pas.
20:27D'ailleurs,
20:28ils ne savent pas
20:2960% près
20:30où sont les 3 400 milliards
20:32de bâtiments publics.
20:34Ils se trompent
20:34de 60 milliards
20:36en deux fois.
20:37Non,
20:38mais attendez,
20:38est-ce que vous vous rendez compte
20:39qu'on est dans un pays
20:39où on a 15 000 prévisionnistes
20:42entre l'INSEE,
20:43la Banque de France
20:44et Bercy ?
20:4415 000.
20:45Pas les plus mal payés.
20:47Ça fait bien
20:48l'équivalent
20:48de 60 000 infirmières.
20:5015 000 prévisionnistes
20:51à la moitié de la collecte.
20:53À la moitié.
20:54À la moitié,
20:54tu sais,
20:55à 100 euros près.
20:57On se trompe
20:57de 20 milliards
20:58une première année,
20:5940 la deuxième,
21:0060 ans de fois.
21:02Et on passe.
21:04Mais on a un problème
21:05de fonctionnement.
21:07Tout ça
21:07est complètement dément.
21:09donc moi,
21:10je suis plein d'espoir.
21:12Je me suis occupé
21:13d'entrepreneurs
21:13en difficulté.
21:14Je vois bien
21:15comment ça fonctionne.
21:16Et quand ça ne va pas,
21:17ça ne va pas.
21:17Et c'est pire
21:18que ce qu'on croit.
21:19Eh bien,
21:19Jean-Louis Borloo,
21:20espérons que vous allez voir
21:21tous les candidats
21:22à l'élection présidentielle
21:23pour expliquer ça.
21:23Mais ils ne vont pas avoir
21:24le choix.
21:25Ils n'ont pas le choix.
21:26Le peuple français,
21:27les Français vont exiger.
21:29Vous faites pareil.
21:30Écoutez,
21:30exigeons, exigeons.
21:31Merci beaucoup,
21:32Jean-Louis Borloo.
21:32Merci de votre accueil.
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