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  • il y a 4 mois

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00:00Toujours avec Victor Hérault et Joseph Masses-Caron pour parler de l'actualité,
00:03et l'actualité à l'autre bout de l'océan Atlantique, en Argentine, ça marche.
00:09Voilà, on avait pris Millet, enfin certains avaient pris Millet pour un énergumène,
00:16avec ses post-it, le ministère de la Culture, Afuera,
00:21le ministère de l'égalité homme-femme Afuera, etc.
00:24Finalement, à force d'afuerisme, ça fonctionne.
00:28Et écoutez Charles de Courson, député Eliott de la Marne,
00:32qui fait un lien entre la politique argentine et française,
00:35il était avec Sonia Mabrouk ce matin sur Europe 1.
00:37Le peuple français n'est pas le peuple argentin.
00:40Voilà, peuple argentin, c'est vrai, a éli le président Millet,
00:45et en rejetant une bonne partie du reste de la classe politique.
00:48Afuera.
00:50Absolument, oui, oui, videz-les tous, le dégagisme.
00:53Le dégagisme, voilà.
00:55Et la France, je pense, est en train d'être aussi concernée par le dégagisme.
01:02Pourquoi ? Parce que que ce soit les péronismes ou la droite argentine,
01:08ils ont été incapables de gérer correctement le budget de la nation argentine.
01:14La leçon qu'on peut tirer de tout ça, c'est que la priorité de la France,
01:19c'est de réduire la dépense publique.
01:21Alors oui, pour M. de Courson, c'est...
01:23Mais il se pose quand même la question, Joseph Passescaron,
01:26c'est-à-dire qu'est-ce qu'on n'est pas quand même à...
01:28Et on va en parler tout à l'heure avec Mathieu Bocoté,
01:30qui le dépeint dans Les Deux Occidents, son dernier livre.
01:34Est-ce qu'on n'est pas quand même à une rupture,
01:37un point de rupture où, oui, le dégagisme aurait toute sa place dans cette politique ?
01:42On vient de le voir avec Hervé Marseille.
01:44Vous comprenez, il y a une constitution, des institutions, etc.
01:47Mais les Français, au bout d'un moment, ils se disent,
01:48mais attends, qu'est-ce qu'on fait pour moi, Joseph ?
01:52C'est ce que se demandent, c'est ce qu'en sont demandés les Argentins.
01:55Alors, je suis allé, peut-être comme certains, comme vous aussi,
01:58plusieurs fois en Argentine, qui est un pays que j'adore,
02:00et c'est un pays que j'ai connu dans des situations économiques et financières
02:05et sociales catastrophiques, catastrophiques.
02:07Des professeurs d'université qui étaient obligés de conduire des voitures,
02:14enfin vraiment des...
02:15Tout le système social était par-dessus tête en raison,
02:18en raison de décennies et de décennies, d'un État profond,
02:22qui était l'État profond péroniste.
02:24Et ça, bizarrement, ça n'a jamais posé un problème aux gens,
02:28alors que, pardonnez-moi, mais le péronisme est un fascisme.
02:32Fondamentalement, le péronisme est un fascisme.
02:33Alors, il s'habille, il est soutenu par des centrales syndicales, etc.
02:37Mais le péronisme est un fascisme.
02:39Et ça n'empêche pas, évidemment, lorsque s'est posée cette question des élections,
02:44de mi-mandat pour Millet,
02:45vous avez eu un aéropage d'experts en expertologie, d'éditorialistes,
02:52qui vous ont expliqué que c'était fini, qu'il était...
02:56On a un peu les mêmes ici, hein ?
02:58Oui, mais c'est ici dont je parlais, hein ?
02:59Oui, oui.
02:59Ah oui, si, si, parce qu'en Argentine, je le sais.
03:01Oui, les a.
03:01Beaucoup plus prudents.
03:02J'avais compris dans la presse argentine.
03:05On est même allé chercher Benjamin Biolet.
03:08Pourquoi ? Et tout, qui a donné son expertise.
03:10Je crois que c'est au micro de France Inter.
03:11C'est juste, tout le monde disait, comme pour Trump,
03:16qu'il faut arrêter, parce que tous ces gens-là passent leur temps à se tromper.
03:22C'est vraiment, mais avec une constance qui est frappante.
03:27Millet, il a décidé aujourd'hui, il y a des éléments, évidemment, difficiles pour l'argent,
03:32mais il y a des éléments positifs.
03:34Par exemple, qui sont des enseignants pour nous.
03:37Un exemple.
03:38En libéralisant le logement, tout le monde a dit que ça allait être une catastrophe,
03:43que toutes les personnes allaient se retrouver dans la rue.
03:45Or, c'est exactement l'inverse qui s'est passé, et ça, en un temps record.
03:50C'est-à-dire, des gens, effectivement, qui étaient dans la rue,
03:52ont commencé à nouveau à trouver un logement.
03:55Ça devrait peut-être nous inspirer sur cette question du logement,
03:58dont on ne parle jamais, qui est quand même aussi une question fondamentale pour les Français.
04:01Victor Hérault.
04:02Ce qui est bien avec la Fouérin, et ce qu'a réussi à faire Javier Millet,
04:05et qu'on n'arrive pas à faire en France,
04:07c'est sortir de, alors là, je vais employer un gros terme,
04:09la social-démocratie.
04:11C'est plus compliqué, ça sonne plus compliqué que ça ne l'est.
04:13Mais nous sommes dans une démocratie qui repose...
04:15Non, mais pour nos auditeurs, je vais faire un calcul très simple.
04:18C'est le calcul, il faut le dire, que tous les politiques font dans leur tête
04:22avant d'apporter quelques mesures dans le débat public.
04:25La démocratie, c'est le plus nombreux, l'emporte.
04:28Or, il y a deux catégories, certaines dans cette population,
04:31et il y a les payeurs nets du modèle social,
04:33c'est-à-dire les actifs, qui payent les cotisations,
04:36qui payent les taxes, qui payent les impôts,
04:38et il y a les bénéficiaires nets,
04:39c'est-à-dire ceux qui perçoivent plus en prestations, en aides, etc.
04:42Les payeurs nets sont mille fois moins nombreux
04:48que les bénéficiaires nets.
04:50C'est là que le verrou est.
04:52C'est leur Nicolas.
04:53C'est exactement.
04:54Nicolas est beaucoup moins nombreux
04:55que tous ceux qui perçoivent les aides payées grâce à Nicolas.
04:58Donc, tant qu'un homme politique ne sera pas arrivé au pouvoir
05:01et n'aura pas dit « affouira »,
05:02c'est-à-dire hors du système social,
05:04on abandonne tout ce système qui s'entretient lui-même,
05:06puisque chaque candidat,
05:08voulant accéder à la fonction suprême,
05:10ou à quelques fonctions d'ailleurs,
05:11est obligé d'alimenter, de continuer à alimenter.
05:13Et vous n'en identifiez pas en France,
05:15les affouristes ?
05:16Je n'en vois pas.
05:16Quelques David Lysnard, etc.,
05:17qui n'ont pas encore peut-être la renommée
05:19ou le succès qu'ils mériteraient.
05:21Ah, mais ce n'est pas ça.
05:22C'est que si vous parlez de David Lysnard,
05:24c'est qu'il y a une famille politique derrière.
05:25Donc, il y a un parti.
05:26Il y en a une.
05:26Et pour l'instant, les républicains ne sont pas alignés.
05:29Oui, mais je parle sur le contrôle de Joseph,
05:31qui connaît bien la politique aussi,
05:33c'est qu'on ne gagne pas une élection sans un parti.
05:36Ah, ça c'est certain.
05:37Et le problème en France,
05:39mais n'importe laquelle,
05:40ce serait même une élection municipale,
05:42c'est-à-dire que vous ne pouvez pas gagner
05:43sans un label derrière une partie,
05:45un parti, une famille politique.
05:47Le diable dans le confessionnal,
05:48disait le général de Joseph Massesquart.
05:50Le problème, au moins majeur,
05:53ce qu'on a retrouvé également aux Etats-Unis,
05:55c'est l'état profond.
05:57Il y avait un état profond en Argentine,
05:59je l'ai dit, les péronistes.
06:01Il y avait un état profond aux Etats-Unis,
06:03c'était l'administration Obama et Biden,
06:05enfin qui a été Biden.
06:07Il y a un état profond en France,
06:10en France il y en a un,
06:11et ça c'est, moi je pense,
06:13la véritable question et le véritable problème.
06:16Comment se défaire de l'état profond ?
06:18C'est-à-dire comment se débarrasser ?
06:20On peut appeler ça différemment,
06:21il y a l'intelligentsia,
06:23la bien-pensance.
06:24De ceux qui passent leur temps
06:26à nous envoyer dans le mur,
06:28en permanence,
06:29et qui en effet sont accrochés
06:31à leurs privilèges,
06:33comme des berniques à leurs rochers.
06:34Et ça, pareil,
06:36vous, vous en avez identifié
06:37des personnalités aujourd'hui,
06:40en 2025, Joseph,
06:42qui pourraient sortir
06:43de cet establishment en fait.
06:46C'est ça en fait,
06:48qui a coûté d'ailleurs
06:49l'élection à Hillary Clinton
06:50en 2016 face à Trump,
06:53c'est qu'elle était tellement
06:54la représentante de l'establishment,
06:56les Américains n'en voulaient plus.
06:57Écoutez, il y a en tout cas
06:59deux personnes
06:59qui s'efforcent en effet de reprendre,
07:03c'est comme ça a été dit par Victor,
07:06il y a David Lissner
07:07et Sarah Knafo.
07:09Sarah Knafo pour reconquête.
07:11Pour reconquête.
07:11Voilà, ce sont les deux,
07:13et bon, ce sont les deux,
07:15et d'ailleurs,
07:16c'est Laurent Wauquiez
07:17qui imagine,
07:18qui est derrière,
07:19et qui imagine évidemment
07:20qu'il puisse y avoir
07:21une sorte de triptyque
07:22dans lequel il se mettrait.
07:24Mais, franchement,
07:27je suis très pessimiste.
07:29Pourquoi ?
07:30Parce que je suis maintenant
07:33de moins en moins souvent
07:34à Paris,
07:35je suis en Anjou pour le dire,
07:38et je vois un État profond,
07:41administratif,
07:42qui est terrible,
07:44qui tue les entreprises.
07:45Oui, mais Joseph,
07:46le peuple fait partie
07:47de cette équation aussi.
07:48Non, mais qui tue les mères aussi.
07:49Les mères sont...
07:50Moi, j'ai appris des choses sur...
07:52Les mères ne veulent plus être mères.
07:53Les mères ne veulent plus être mères.
07:54Moi, j'ai une conversation
07:55avec un maire qui est formidable,
07:57qui mouille sa chemise,
07:58et les mères aujourd'hui
07:58ne veulent plus être mères.
07:59Le peuple drogué à l'aide
08:00et à la prestation
08:01fait aussi partie de cette équation
08:03et l'État a instauré
08:04une dépendance au sein du peuple,
08:05une certaine partie du peuple,
08:07à des aides et des prestations,
08:08et ces gens-là
08:09ne veulent pas s'en sortir
08:09et donc ne voteront pas
08:10pour la personne libérale
08:11qui pourrait débloquer la situation.
08:11Cet ordre du monde,
08:13cet État profond,
08:14comme vous le dites,
08:16on ne sait pas si ces jours
08:17ne sont pas comptés.
08:18En tout cas,
08:18c'est un peu ce qu'effleure
08:20Mathieu Bocoté
08:21dans Les Deux Occidents
08:22qui sera notre invité
08:23juste après le journal de 20h.
08:24Restez bien avec nous sur Europe.
08:25Merci.
08:26Merci.
08:27Merci.
08:28Merci.
08:29Merci.
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