- il y a 3 mois
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00:00Eh bien, est-ce qu'on change véritablement nos sujets ? C'est la question, puisqu'on va parler de l'impopularité d'Emmanuel Macron.
00:06Vous avez entièrement raison, chère Estelle.
00:08Mais l'impopularité d'Emmanuel Macron, elle peut s'expliquer aussi, aussi, par son incapacité...
00:15Par beaucoup de facteurs !
00:16Oui, c'est clair.
00:18Évidemment, mais elle peut s'expliquer aussi par l'incapacité du président de la République à lutter contre l'antisémitisme
00:24et à lutter contre l'islamisation radicale en France.
00:30Non, mais en fait, vous avez raison, parce que je crois que le gros point faible depuis le départ d'Emmanuel Macron,
00:35depuis sa première élection, c'est son refus de prendre en compte les questions éganiennes
00:41et les questions identitaires qui sont sous-jacentes.
00:44Il y a un angle mort, c'est l'immigration, c'est la sécurité, c'est l'antisémitisme qui en découle.
00:50Car l'antisémitisme, il faut faire le lien, malheureusement, avec l'immigration massive
00:55et le fait qu'un certain nombre de gens qui sont sur le territoire ne sont pas du tout intégrés.
01:00En faisant, bien évidemment, la différence entre l'islam et l'islamisme.
01:04Pourquoi on parle de l'impopularité historique d'Emmanuel Macron ?
01:07Parce qu'Emmanuel Macron a atteint un nouveau record, 16% seulement de satisfaits.
01:14C'est du jamais vêt...
01:16Qu'est-ce qu'il a dit ? Il va trouver du pétrole.
01:19Moi j'ai dit, il va trouver du pétrole.
01:20Alexandre Devecchio.
01:21C'est fort, c'est la force de creuser, c'est sûr que là...
01:24Il reste plus d'un an.
01:25Mais en tous les cas, je termine l'information et ensuite je vous donne la parole.
01:30Bien sûr, c'est ce qu'on fait dans des discussions qui sont plutôt saines et normales.
01:33Mais je vois que ça n'est pas le cas dans ce studio.
01:3516% de satisfaits.
01:37C'est désagréable de se faire couper la parole.
01:3916% de satisfaits seulement pour Emmanuel Macron.
01:43C'est historique.
01:44C'est le baromètre IFOP pour le JDD à découvrir ce dimanche dans les colonnes du JDD.
01:51Jamais Emmanuel Macron n'avait atteint un tel niveau d'impopularité.
01:55Pour trouver un président de la République en exercice aussi impopulaire,
02:00il faut remonter à 2013 et un certain François Hollande qui était à 13%.
02:05Et le plus dur, c'est quoi ? C'est ce que disent les sondés.
02:08Ils disent qu'il ne comprend rien, il est fou, il est obstiné, il est borné,
02:13il ne sait pas se remettre en question.
02:15Alors ça va très loin, c'est un mot à rien, je trouve ça un peu dur.
02:20Dont les choix aboutissent à ce que, entre guillemets, nous soyons perçus comme des clowns par nos voisins européens.
02:26J'ai l'impression que plus on avance, plus ils creusent et surtout plus les Français sont en colère.
02:30Sébastien Ligné.
02:31C'est le réceptacle de toutes les colères politiques et sociétales du pays.
02:35En réalité, c'est un homme qui, depuis la dissolution, voit sa cote de popularité complètement fondre.
02:40Parce que depuis la dissolution, il n'a jamais été aussi renfermé sur lui-même.
02:44On a l'impression d'avoir un espèce de roi seul dans son palais, qui n'écoute plus personne,
02:48qui est incapable de comprendre les préoccupations des Français,
02:51qui est incapable de reconnaître la réalité des urnes.
02:54Parce que quand on a la dissolution et les élections législatives,
02:57la grande leçon de ce scrutin-là, c'est que les Français ne veulent plus que le macronisme gouverne.
03:01Et en réalité, qu'est-ce qu'il fait depuis ?
03:03Il continue de gouverner.
03:04On le voit en ce moment avec Sébastien Lecornu, qui est, in fine, son double.
03:08Et ce qui est très intéressant, quand on dit aujourd'hui,
03:10il y a de plus en plus de Français qui disent que c'est un bon à rien
03:12et qu'il a une mauvaise image à l'international.
03:14C'était justement les deux points encore un petit peu forts qu'il avait.
03:17C'est-à-dire que même quand on n'était pas d'accord avec sa politique,
03:20notamment pendant le premier quinquennat, les Français reconnaissaient quand même à ce homme-là
03:23une certaine qualité, une certaine intelligence, notamment économique.
03:27Mais vu qu'aujourd'hui, tout s'écroule économiquement et que diplomatiquement,
03:31la France ne pèse plus rien à l'international,
03:33ces deux dernières forces, il est en train de les perdre.
03:36Donc, il reste, d'Emmanuel Macron, le sentiment d'un vide cosmique,
03:41d'un trou noir qui aspire tous ceux qui s'approchent trop près de lui.
03:44Et la question qu'on peut tous se poser, c'est, si tu es à 16% aujourd'hui,
03:48à quel taux il finira son mandat ?
03:51Parce qu'il reste plus d'un an, ça va être grave, il peut finir plus d'un an.
03:53Attendez, je le dis, je lance un appel aux auditeurs d'Europe 1.
03:56Si, parmi les auditeurs d'Europe 1, il y a un auditeur,
04:00et ce serait passionnant de l'avoir,
04:02qui fait partie de ces 16% de satisfaits,
04:05eh bien, qu'il prenne son téléphone 01-80-20-39-21,
04:09je répète, pour monsieur le satisfait, 01-80-20-39-21,
04:14et je le dis vraiment, sans ironie,
04:15je serais ravi de pouvoir échanger avec lui,
04:18parce que j'ai besoin de comprendre aussi,
04:19on a tous besoin de comprendre,
04:21l'insatisfaction d'un côté, et puis le satisfait-ci de l'autre.
04:25Oui, parce que j'allais dire, j'ai dit, il va trouver du pétrole,
04:28mais en même temps, je me demande qui sont les 16% de satisfaits.
04:32Très honnêtement, et je rejoins ce qui a été dit,
04:34c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron, on lui faisait au moins le...
04:39Il y avait l'idée qu'il ne représentait pas si mal la France,
04:42qu'il avait de l'allure par rapport à François Hollande,
04:44par exemple, on lui prêtait une grande intelligence,
04:48et là, je crois que ce n'est plus du tout le cas,
04:49il y a le sentiment qu'il nous humilie,
04:51même à l'étranger, et je crois que ça,
04:53les Français ont du mal à le pardonner,
04:56parce que le Président, s'il doit faire au moins une chose bien,
04:58c'est incarner la France correctement,
05:00et là, il donne l'image d'une France qui est en réalité en déclin,
05:03mais il accentue encore cette image-là.
05:05La déclaration de la matinée, déclaration politique,
05:07elle nous vient de Manuel Valls,
05:09l'ancien Premier ministre,
05:11ancien ministre des Outre-mer,
05:13qui parle de l'impopularité d'Emmanuel Macron.
05:16La clé de voûte de la Ve République,
05:19élue au suffrage universel,
05:20c'est le Président de la République,
05:21dont le principal responsable,
05:23c'est évidemment Emmanuel Macron,
05:25dans deux domaines,
05:26d'abord dans le domaine politique,
05:28notamment depuis 2022,
05:30pas de campagne présidentielle,
05:31il n'a pas écouté le message des Français,
05:33il n'a pas tenu compte de la majorité relative
05:36issue des élections législatives de 2022,
05:39il n'a pas voulu une coalition avec les Républicains
05:41alors que c'était possible,
05:43il a engagé une réforme des retraites particulièrement brutale,
05:45c'est comme ça que l'ont ressenti les Français,
05:48en niant le rôle notamment des partenaires sociaux,
05:52il a dissous l'Assemblée nationale,
05:53décisions funestes et incompréhensibles,
05:55et progressivement,
05:56il a détruit d'une certaine manière la politique,
05:59et il est probable que la confusion et le désordre
06:01soit la marque de ce quinquennat,
06:03et ce désordre,
06:04c'est lui évidemment qui l'a provoqué,
06:06et ce que les Français perçoivent,
06:07c'est qu'il n'entend pas ce message,
06:09et qu'il ne gouverne que pour lui.
06:11Voilà pour la déclaration de Manuel Valls,
06:14courte pause,
06:15on revient dans un instant.
06:17On ne peut pas se laisser sur une sortie pareille.
06:19Pourquoi ?
06:20Parce qu'elle est insupportable cette sortie.
06:21Pourquoi elle est insupportable ?
06:23Manuel Valls qui critique un politique,
06:26et qui le rend responsable d'avoir détruit la politique,
06:28enfin c'est quand même l'hôpital,
06:30la charité, tout ça,
06:31il faut rigoler ou quoi ?
06:32Manuel Valls, il est autant responsable
06:33qu'Emmanuel Macron du désordre actuel,
06:35si ce n'est peut-être plus.
06:36Ah bon ?
06:37Parce qu'il était président de la République,
06:38Manuel Valls ?
06:38Non, il a été Premier ministre
06:39sous le gouvernement le plus impopulaire de l'histoire.
06:41Pardon.
06:42Et on avait lancé un appel
06:45juste avant la pause,
06:46en disant
06:47il y a seulement 16%
06:49de satisfaits
06:51de la politique d'Emmanuel Macron.
06:53C'est une impopularité record.
06:54On a entendu les explications
06:58du moins, oui,
06:59les explications de Manuel Valls,
07:01l'ancien Premier ministre
07:02et ministre des Outre-mer
07:04sous Emmanuel Macron d'ailleurs.
07:06Ancien Premier ministre
07:07sous François Hollande.
07:08On est toujours avec
07:09Alexandre Devecchio et Sébastien Ligné.
07:11Et les amis,
07:12les miracles se produisent.
07:13On en a trouvé un.
07:14C'est une femme.
07:16Une femme.
07:16Anne est avec nous.
07:18Et Anne, je le dis très sérieusement,
07:20je suis ravi de pouvoir échanger avec vous.
07:22parce que c'est vrai
07:23que les pro-macronistes
07:26se font de plus en plus rares.
07:28Et d'ailleurs,
07:28je pense que les Français,
07:29je ne parle pas des électeurs,
07:33là je parle des responsables politiques
07:34qui comprennent
07:35que le vent est en train de tourner,
07:38qui sont en train petit à petit
07:39de le lâcher.
07:40Et la loyauté,
07:41la fidélité en politique,
07:43c'est des choses qui comptent.
07:44Et on voit l'impopularité
07:45d'un Gabriel Attal,
07:46l'impopularité d'un Édouard Philippe.
07:48Et je pense qu'elle est aussi
07:49intimement liée au fait
07:52que ce sont des hommes politiques
07:54qui ont été faits par Emmanuel Macron
07:56et que les Français ne supportent pas
07:58ces infidélités
08:00et ce manque de loyauté.
08:01Mais Anne,
08:02est-ce que vous faites partie
08:03des 16% de satisfait ?
08:05Je ne dirais pas des 16% de satisfait,
08:08mais des 16% de soutien.
08:11C'est-à-dire que
08:12Emmanuel Macron a fait des choix,
08:16il s'est engagé comme président,
08:17et il essaie de s'y tenir.
08:19La dissolution de 2024
08:22est évidemment une erreur.
08:24Mais on ne va pas éternellement
08:25lui en faire grèce
08:27et ne plus travailler dans ce sens-là.
08:30C'est-à-dire dans le sens
08:31de moderniser l'économie française,
08:35dans le sens d'avoir toujours,
08:36il est toujours à l'international,
08:38il essaie d'être présent
08:39dans le conflit entre l'Ukraine
08:42et la Russie.
08:43et en fait,
08:45comme vous venez très exactement
08:46de le dire,
08:47l'envie du pouvoir
08:48de ceux qui guettent la chute,
08:50c'était de toute façon
08:51la fin du quinquennat,
08:53l'envie du pouvoir,
08:54elle est là par ceux
08:55qui l'ont fait
08:56et qui aujourd'hui,
08:57ceux qui l'ont fait
08:58et qui aujourd'hui le trahissent.
09:00C'est très intéressant,
09:02d'ailleurs vous dites
09:03que c'est un soutien
09:04plus que finalement
09:05un bilan positif
09:06et comptable
09:07de 8 ans
09:09de Macroni,
09:11chère Anne,
09:12et pourquoi pas d'ailleurs.
09:13Mais moi j'ai besoin
09:14de comprendre
09:15sur ces 8 dernières années
09:17qu'est-ce que vous considérez
09:18qui a été réussi ?
09:20Vous dites
09:20moderniser l'économie.
09:21On vient encore une fois
09:22de voir notre note
09:24abaissée
09:25par les instituts
09:29les plus éminents.
09:30Les agences de notation.
09:31Il n'est pas seul.
09:32Il n'est pas seul.
09:33Oui mais il y a un chef.
09:34On sait bien
09:34qu'on est dans un pays.
09:35Vous avez eu plus de 1 000 milliards.
09:37Jospin l'avait dit
09:39que le gouvernement
09:42ne peut pas tout.
09:43Je ne dis pas
09:43que ma préférence
09:45c'est Jospin.
09:45Mais je veux dire
09:46que dans ce pays
09:47nous avons une fâcheuse tendance
09:48à penser
09:49que le président
09:50de la République
09:51est responsable de tout
09:52en bien comme en mal.
09:54Alors qu'en fait
09:55il a sa fonction
09:56et que derrière
09:57chacun d'entre nous
09:58comme citoyen
09:59comme acteur de la société
10:01a sa propre responsabilité
10:03agi.
10:03Les 1 000 milliards de dettes
10:05pardonnez-moi supplémentaires
10:06ce n'est pas de la faute
10:06de vous
10:07et ce n'est pas de votre faute
10:08Tchérane.
10:08Non mais ce n'est pas de ma faute
10:10mais c'est aussi
10:11de notre faute
10:12à chacun d'entre nous
10:13si nous sommes
10:14arc-bouqués
10:15contre toute réforme.
10:18Mais madame
10:19Sébastien Ligné
10:19veut réagir.
10:20Mais vous avez raison
10:21entre 2017
10:22et 2022
10:23il avait une majorité
10:24absolue
10:25extrêmement claire
10:25il avait
10:26les pleins pouvoirs
10:27démocratiques
10:28entre guillemets
10:29il aurait très bien pu
10:30commencer
10:31ces grands chantiers
10:32alors il y en a eu
10:33quelques-uns
10:33on ne va pas dire
10:34que tout a été raté
10:35notamment sur ce premier quinquennat
10:36mais on n'a pas eu
10:37la révolution promise
10:38et quand vous nous parlez
10:39de la dissolution
10:40et vous avez raison
10:41de dire que ça a été
10:42une erreur
10:42je remarque quand même
10:43qu'Emmanuel Macron
10:43refuse encore aujourd'hui
10:45de faire un vrai
10:46mais à coup de pas
10:47sur cette dissolution
10:47mais depuis cette dissolution
10:49le pays est à l'arrêt
10:51il n'y a plus de réforme
10:52on ne peut plus rien faire
10:53et donc c'est aussi
10:54sa responsabilité
10:55d'avoir mis le pays
10:56à l'arrêt
10:57avec une dissolution
10:58qui était un
10:58un gage personnel
11:00et une petite politique
11:02qui est
11:03complètement incompréhensible
11:04si vous voulez
11:05c'est son égo
11:05qui a parlé
11:06lors de la dissolution
11:07il n'y a pas que ça
11:08il y a aussi
11:09le fait que les autres acteurs
11:11moi j'ai vécu en Allemagne
11:12j'ai travaillé en Allemagne
11:13pendant plusieurs années
11:14au moment de la chute du mur
11:15ça vous dit à peu près
11:16de quelle génération
11:17je suis
11:17et bien
11:18en Allemagne
11:19on a l'habitude
11:20de s'atteler
11:21à un programme
11:22de travailler
11:23et de faire émerger
11:24des majorités
11:26des majorités
11:26qui au départ
11:27n'ont pas grand chose
11:29à voir ensemble
11:29dans leurs composantes
11:30nous
11:31chacun d'entre nous
11:32reste sur son précaré
11:33chaque parti politique
11:35fait monter
11:35les enchères
11:36avec une légèreté
11:38absolument scandaleuse
11:40et venir dire
11:42ensuite
11:42que c'est la faute
11:43du président
11:44de la république
11:45si le parti socialiste
11:47n'est pas prêt
11:47et s'amuse
11:49à faire monter
11:49les enchères
11:50de façon ahurissante
11:51et c'est de la gauche
11:52que je suis issue
11:53je le dis bien
11:54moi je ne vais pas aller
11:57sur les tambouilles
11:57politiciennes
11:58ça ne nous intéresse pas
11:59et je pense
12:01peut-être
12:01je ne parle pas
12:01de tambouilles
12:01politiciennes
12:02c'est des choix politiques
12:03je dis simplement
12:05qu'on va aller
12:05sur des choses
12:06qui sont concrètes
12:08avec des promesses
12:08du président
12:09de la république
12:10et vous allez me dire
12:11si oui ou non
12:11ces promesses
12:12ont été tenues
12:12je vais prendre
12:13deux exemples
12:14en 2017
12:15il est interrogé
12:16chez nos confrères
12:16de Valeurs Actuelles
12:18sur les questions
12:18des obligations
12:19de quitter le territoire
12:19français
12:20à cette époque
12:21c'est Louis Dragnel
12:22qui est désormais
12:23à Europe 1
12:24qui lui pose la question
12:25des OQTF
12:25il répond quoi
12:26on va exécuter
12:29100% des OQTF
12:31aujourd'hui
12:31je pense que c'est
12:33entre 7 et 10%
12:34malheureusement
12:34et on a vu
12:35les conséquences
12:36de non-exécution
12:38de certains
12:38de certaines OQTF
12:40premier point
12:41deuxième point
12:42il a fait
12:43de la lutte
12:43contre les violences
12:44faites aux femmes
12:45la grande cause
12:47de son premier quinquennat
12:48les violences
12:49faites aux femmes
12:50ont explosé
12:51ces dix dernières années
12:52avec là aussi
12:54des conséquences
12:54alors il se trouve
12:56que dans mon métier
12:56c'est deux questions
12:57que je connais bien
12:58car je suis avocate
12:59de profession
12:59tant mieux maître
13:00alors la question
13:01des violences faites aux femmes
13:02il va pas arriver
13:03tels euros
13:04dans chaque foyer
13:05pour venir séparer
13:07monsieur qui est en train
13:08de taper madame
13:09on va quand même pas
13:10lui faire griller
13:10je ne vous dis pas ça
13:12je vous dis simplement
13:13je vous dis simplement
13:14laissez-moi finir
13:15laissez-moi finir
13:16mon propos
13:17pour ce qui est
13:20des violences
13:21faites aux femmes
13:21il se trouve
13:22qu'aujourd'hui
13:22dans les commissariats
13:24on a affaire
13:24à des gens
13:25qui sont prêts
13:26comme professionnels
13:27à bien davantage
13:28et bien mieux
13:28recueillir la parole
13:29des femmes
13:30et c'est ce qui fait
13:31qu'il y a une augmentation
13:32aussi des plaintes
13:33c'est parce qu'aujourd'hui
13:34il y a un meilleur accueil
13:36donc plutôt que de venir
13:37dire les violences
13:38faites aux femmes
13:38augmentent
13:39parce que les plaintes
13:40augmentent
13:40peut-être faudrait-il dire
13:42aujourd'hui
13:42les femmes ont plus confiance
13:44dans les institutions
13:45pour pouvoir révéler
13:46ce qu'avant
13:47elles taisaient
13:47mais c'est un point
13:49qui est évidemment
13:51absolument pas en dynamique
13:53avec ce que je disais
13:53juste avant
13:54chère Anne
13:54en revanche
13:55on peut voir
13:57une explosion
13:58alors vous dites
13:59c'est l'explosion
14:00des plaintes
14:00on peut voir aussi
14:01une société
14:01qui est de plus en plus
14:02violente
14:03et qui s'en sauvage
14:04sur ça
14:05on peut s'accorder
14:06moi quand j'étais enfant
14:07j'ai connu bien
14:08des femmes
14:08qui n'osaient pas
14:09déposer plainte
14:09contre leur mari
14:10là vous parlez
14:11des violences
14:11intrafamiliales
14:12moi je vous parle
14:13par exemple
14:13des violences
14:13dans les transports
14:14en commun
14:14qui ont augmenté
14:15de 86%
14:16en 10 ans
14:16donc il y a peut-être
14:17plus de plaintes
14:17ce que ça veut dire
14:18augmenter
14:19c'est les plaintes
14:19c'est les constatations
14:20c'est la vidéosurveillance
14:21c'est les signalements
14:23de violences sexuelles
14:24qui dans les transports
14:25en commun
14:25c'est les chiffres
14:26du ministère de l'intérieur
14:27c'est plus 86%
14:28en 10 ans
14:28oui bien sûr
14:29c'est ce que je vous dis
14:29c'est des signalements
14:30mais attendez
14:31on peut nous expliquer
14:32que c'est la faute
14:33non mais on peut nous expliquer
14:34à chaque fois
14:35que c'est parce qu'il y a
14:36plus de plaintes
14:36et pas parce qu'il y a
14:43qui sont interpellés
14:44des individus
14:45qui sont multi-récidivistes
14:46j'en veux pour preuve
14:47ce qui s'est passé
14:48il y a 10 jours
14:49dans le RERC
14:50avec une ressortissante
14:51brésilienne
14:52qui a été agressée
14:53sexuellement
14:54il y a une femme
14:54d'un courage absolu
14:55qui est intervenue
14:56heureusement
14:57parce que sinon
14:57ça aurait été un enfer
14:58et vous avez des jeunes femmes
15:01qui en voyant la vidéo
15:02en disant
15:02mais je le reconnais
15:03je l'ai déjà vu
15:03c'est le même
15:05qui m'a agressé
15:06et quand vous avez
15:07les profils
15:08mais alors ça
15:09c'est de la faute
15:09d'Emmanuel Macron
15:10mais non mais c'est pas
15:11la question
15:12c'est pas
15:12c'est pas la personne
15:14c'est qu'est-ce qui a été fait
15:16pour lutter contre l'immigration
15:17pour lutter contre la délinquance
15:20un président de la république
15:22qui vous explique
15:23que dans les médias
15:23on brainwash
15:24sur des faits divers
15:25quand tout le monde voit
15:26que ce ne sont plus
15:28malheureusement
15:28des faits anecdotiques
15:29ou marginaux
15:30mais qui se répètent
15:31tellement que ça devient
15:32des faits de société
15:33il n'y a pas de sentiment
15:36d'insécurité
15:36l'insécurité
15:37est malheureusement
15:38au quotidien
15:39non il n'y a pas de sentiment
15:41d'insécurité
15:41ce n'est pas mon propos
15:42mon propos est de dire
15:44que vous mettez ça
15:44sur le compte
15:45du président de la république
15:47comme des promesses
15:48qui n'auraient pas été tenues
15:49ce qui m'apparaît
15:50absolument déloyal
15:51c'est tout
15:52écoutez
15:53je ne vais pas aller
15:54sur le terrain
15:54de la journal
15:56lorsqu'avant
15:58les personnes
15:59avaient un titre de séjour
16:00comme conjoint de français
16:00ils avaient un titre de séjour
16:02qui était valable
16:0210 ans
16:02aujourd'hui
16:03il y a des contrôles
16:04beaucoup plus réguliers
16:05les titres de séjour
16:06sont valables
16:06un an
16:06il faut justifier
16:07chaque année
16:08de la poursuite
16:08de la communauté de vie
16:09ça crée aussi
16:11un volume d'OQTF
16:12qui n'existait pas
16:13d'accord
16:13enfin madame
16:14on n'a jamais délivré
16:15autant de visa
16:17on n'en a jamais
16:18autant renouvelé
16:20plus de 2,5 millions
16:21l'année dernière
16:21et on n'a jamais aussi
16:22peu renvoyé
16:23en flux
16:24par rapport au nombre
16:25je suis d'accord
16:25qu'il y a plus d'OQTF
16:26aujourd'hui
16:26qu'il y a 10 ans
16:26mais en proportion
16:27le taux d'exécution
16:29est famélique
16:30donc enfin
16:30encore une fois
16:31je suis d'accord avec vous
16:32tout ne se fait pas
16:32avec une seule personne
16:33et heureusement
16:33qu'il n'y a pas un chef
16:34providentiel
16:35qui peut tout résoudre
16:36mais sa politique
16:37et je pense que c'était
16:37le message d'Éliott Deval
16:38la politique
16:39qui l'a accompagnée
16:40n'a pas vraiment été
16:42bénéfique
16:43en termes de résultats migratoires
16:44Alexandre Devecchio
16:44mais c'est passionnant
16:45de pouvoir échanger
16:46avec vous à Anne
16:47et encore une fois
16:49l'émission
16:50ça s'appelle
16:50Éliott Deval et vous
16:51et la boussale
16:52c'est quoi ?
16:53c'est à vous la parole
16:54une parole libre
16:55une parole plurielle
16:56je crois qu'on exonère
16:58un peu vite
16:59le président de la république
17:00de ses responsabilités
17:02d'abord
17:02le système présidentiel
17:04fait quand même
17:04le président de la république
17:05a beaucoup de pouvoir
17:06et c'est normal
17:07d'en attendre
17:08un minimum
17:08de bilans
17:10et moi je crois
17:10qu'il y a quand même
17:11aujourd'hui
17:11un problème démocratique
17:13qui n'est pas
17:14le fait que les français
17:16soient des réfractaires
17:18à toute réforme
17:18mais plutôt que les élites
17:19soient réfractaires
17:20au diagnostic
17:21des français
17:22et à leurs orientations
17:25politiques
17:26notamment sur toutes
17:27les questions régaliennes
17:28en matière d'immigration
17:29mais peut-être même
17:30en matière économique
17:31moi je suis plutôt
17:32de droite
17:33peut-être que la réforme
17:34des retraites
17:35est nécessaire
17:36mais peut-être que
17:36c'était pas la seule
17:37réforme à faire
17:38il y avait peut-être
17:38d'autres réformes
17:39économiques
17:40qui auraient fait
17:40plus consensus
17:41d'endroits
17:42où faire des économies
17:43que si on s'était
17:45acharné
17:46à faire cette réforme
17:47là
17:47donc moi je ne soucerais
17:48pas du tout
17:48à l'idée que nous
17:49soyons un peuple
17:50particulièrement réflecteur
17:52je crois plutôt
17:52qu'on a une classe
17:53dirigeante
17:54et ça ça va au-delà
17:54d'Emmanuel Macron
17:55qui est en décalage
17:57avec le peuple français
17:58et puis on aurait pu
17:59encore une fois
18:00c'est pas
18:01un procès
18:02qui est fait actuellement
18:03c'est de tenter
18:04de comprendre
18:04pourquoi un président
18:06de la république
18:06est aussi impopulaire
18:07il n'est pas le seul
18:08à agir
18:09mais il reste
18:10le chef de l'état
18:11et dans la cinquième
18:12république
18:12le chef de l'état
18:13est un homme
18:14qui fixe un cap
18:15qui dirige
18:16qui commande
18:17il est bien fragilisé
18:19par le fait
18:20qu'on est maintenant
18:20sur un quinquennat
18:21là où d'autres
18:22étaient sur un septennat
18:23donc on est sur une politique
18:24un quinquennat
18:25qui a divisé de moitié
18:26avec la dissolution
18:27madame
18:27enfin je veux dire
18:27la dissolution c'est l'une
18:28oui mais j'ai commencé
18:28en disant que c'était
18:29une erreur
18:30Anne
18:30je me fais l'avocat
18:33d'Anne
18:34en revanche
18:35pour terminer par exemple
18:36Anne vous qui soutenez
18:37le président de la république
18:39on parlait de l'antisémitisme
18:41juste avant de vous avoir
18:43et peut-être
18:45peut-être que
18:46son manque de soutien
18:48pour lutter contre l'antisémitisme
18:49et son absence
18:51au moment de la marche
18:52contre l'antisémitisme
18:53a participé aussi
18:55à ce désamour
18:57à ce désamour
19:00des français
19:00à l'égard du président
19:01de la république
19:01vous pensez que c'était
19:02une erreur
19:03de ne pas avoir marché
19:04pour lutter contre
19:05l'antisémitisme
19:06mais je ne sais pas
19:08si
19:09au moment où il l'a fait
19:10on mesurait
19:12qu'on en était là
19:13en termes d'antisémitisme
19:14peut-être participerait-il
19:16aujourd'hui à une marche
19:17là où il ne l'a pas fait
19:18lorsqu'elle a eu lieu
19:19parce qu'effectivement
19:21c'est un des problèmes
19:24les plus graves
19:25et les plus terribles
19:26de notre société française
19:27que cet antisémitisme
19:28mais est-ce que le rôle
19:30d'un homme d'Etat
19:31c'est justement
19:31pas d'anticiper
19:32oui enfin
19:34on peut lui dire
19:36qu'il n'est pas non plus
19:37prévu le Covid
19:37vous voyez
19:38voilà
19:38parmi les choses
19:40c'est pas la même chose
19:41Chérard
19:41excusez-moi
19:42l'antisémitisme
19:43n'a pas commencé
19:44le 7 octobre
19:44voilà déjà
19:45ensuite
19:46on ne va pas en faire
19:47d'Emmanuel Macron
19:48un artisan de l'antisémitisme
19:50je veux dire
19:50que dans notre pays
19:51il y a d'autres
19:51sans termes
19:52mais personne ne dit ça
19:53quand on voit
19:54le positionnement
19:55personne ne dira
19:55que c'est un artisan
19:57de l'antisémitisme
19:58simplement
19:58est-ce que
19:59Emmanuel Macron
20:01par sa politique
20:02par son discours
20:03par ses actes
20:04a suffisamment
20:05protégé les français
20:06de confession juive
20:07sur les deux dernières
20:09les deux dernières années
20:10enfin moi je trouve ça
20:11quand même fort
20:12de poser cette question là
20:14alors que c'est pas du tout lui
20:15qui en est l'outil
20:16enfin il est responsable de rien
20:17on l'a bien compris
20:18non il n'est pas responsable de rien
20:20ce n'est pas mon propos
20:21Anne pardonnez-moi
20:22de vous couper
20:23parce que
20:24malheureusement
20:24il y a des impératifs
20:26de pause
20:28une courte pause
20:29mais c'est un échange
20:30qui est passionnant
20:31je vois que
20:31vous n'êtes pas parisienne
20:33mais je serais ravi
20:35de vous inviter un jour
20:35sur le plateau
20:36parce que
20:36c'est très bien
20:37bah oui c'est passionnant
20:38d'avoir un vrai débat
20:39c'est bien
20:39un vrai débat
20:40je suis très souvent à Paris
20:42et je serais
20:43tout à fait partante
20:44ah
20:45si vous êtes souvent parisienne
20:46à ce moment là
20:47on trouvera le moyen
20:48de vous faire venir
20:48vous avez dit que vous étiez
20:49avocate c'est ça ?
20:50absolument
20:51avocat pénaliste ?
20:53j'ai un cabinet généraliste
20:54un cabinet généraliste
20:56et bah écoutez
20:57non mais parce que
20:58c'était
20:59un peu comme un médecin de famille
21:00vous voyez
21:01un avocat de famille
21:02ah le médecin de famille
21:03le médecin de campagne
21:04comme dirait Balzac
21:05Emmanuel Macron a besoin
21:06de bons avocats
21:07un grand merci chère Anne
21:10et on reviendra vous voir
21:12en tous les cas
21:12vous êtes la bienvenue
21:13pour débattre avec nous
21:14c'est toujours intéressant
21:16d'avoir des avis contradictoires
21:17une parole libre
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