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  • il y a 4 mois

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00:00Europe 1 soir week-end, 19h21, Stéphanie Demureux.
00:04Et toujours en compagnie de mes débatteurs de la première heure,
00:07Catherine Rambert, journaliste, auteur et coprésidente de l'association pour les femmes dans les médias,
00:13Jules Thorez, journaliste politique au JDD.
00:15Toujours là.
00:16Le JDD qui a publié le fameux baromètre exclusif IFOP JDD,
00:21qui date de De Gaulle je crois bien.
00:23Oui, il était sous De Gaulle en 1958.
00:24Donc assez fiable quand même.
00:25Ah c'est plus que fiable.
00:26Donc c'est pas terrible pour Emmanuel Macron.
00:28Non, c'est compliqué pour le Président de la République.
00:30C'est son record d'impopularité dans cette dernière vague du baromètre IFOP JDD.
00:3517% d'opinion favorable, donc 83% d'opinion défavorable.
00:41Le record, il l'avait eu en janvier dernier, son précédent record c'était 19%.
00:46Donc là il se rapproche dangereusement de François Hollande,
00:48qui en septembre 2014 était à 13%.
00:50Et surtout, que disent les Français ?
00:52Ça rejoint finalement les thèmes qu'on a abordés juste avant.
00:54C'est une sorte de déconnexion, le fait qu'il n'entend pas l'avis du peuple,
00:58et également cette reconnaissance précipitée de l'État de Palestine,
01:02qui est perçue comme les Français, je cite, comme un cadeau au Hamas.
01:05Donc c'est vrai qu'on a le sentiment que non seulement il semble un petit peu s'effondrer,
01:10le Président de la République, le problème c'est qu'il reste 19 mois avant la fin de son second quinquennat,
01:15et que ça va être très long de durer et de tenir.
01:16Sébastien Lecornu s'en sort un peu mieux, 42% de satisfait, il gagne 4 points.
01:21Oui, il gagne 4 points en une semaine.
01:23Les Français, bon lui, ils ne sont pas enthousiastes,
01:26mais ils sont plutôt dans une sorte de neutralité bienveillante,
01:29c'est-à-dire qu'ils ont plutôt apprécié la suppression de la suppression des jours fériés,
01:33qui était un symbolique pour les Français.
01:35Ils ont aussi apprécié, vous savez, la suppression des avantages,
01:38on parlera tout à l'heure, on a parlé de Dominique de Villepin,
01:40lui c'est pareil, 200 000 euros par an, ça c'est terminé,
01:43il a décidé de le faire, et ce sera le cas dès le mois prochain,
01:46c'était extrêmement symbolique pour les Français.
01:49Et puis tout un tas de mesures, notamment les agences, vous savez,
01:51avec son ministère de l'État efficace.
01:53Voilà, ça c'est des mesures très concrètes,
01:55après pour l'instant, le plus dur reste à venir pour Sébastien Lecornu,
01:58il y a des réformes à faire sur la sécurité, sur l'immigration, sur le budget,
02:02et ça les Français attendent du très concret.
02:04En tout cas, il y en a un qui en profite un petit peu de cette impopularité
02:07de son ancien, pas Pygmalion, mais père, puisque je crois...
02:11Non, il s'appelait Petit Frère, Petit Frère.
02:13Emmanuel Macron, il est qualifié Gabriel Attal de Petit Frère.
02:15Voilà, c'est ça.
02:17Mais il prend son envol de Petit Frère, il n'a pas eu, vous vous souvenez,
02:20de cette scène, cet été avec Emmanuel Macron,
02:23qui a surgi sur la scène des jeunesses, je crois,
02:25d'un meeting des jeunes avec Macron.
02:27Pour dire, rendez-vous en 2032.
02:29Bon, ben là, il n'est pas venu Emmanuel Macron,
02:31il est resté chez lui pour ce congrès Renaissance à Arras,
02:35Catherine Rambert, Gabriel Attal,
02:37a pu enfin, tranquillement, faire son discours de clôture.
02:41Alors, un discours présenté comme fondateur d'un homme libre.
02:44Ça, ça veut dire direction 2027, évidemment.
02:48Alors, il veut croire à une nouvelle République démocratique,
02:51une cinquième République du XXIe siècle.
02:52Vous l'avez suivi ?
02:54Arrêtez, je vais m'endormir, je vais m'endormir, je vais m'endormir.
02:55Pas avec moi, j'espère.
02:57En vous répétant le discours de Gabriel Attal,
02:58je crois que je vais somnoler, là.
03:00Oui, non, mais évidemment.
03:01Je vais être courte, que vous avez dit que vous voulez des punchlines
03:03et qu'on aille assez vite.
03:04Non, ce n'est pas ça, c'est que j'ai plein de sujets
03:06et que je voulais vous faire réagir sur plein de sujets.
03:08Concernant Macron, son impopularité,
03:10Macron est un président qui ne s'intéresse pas aux Français
03:13et qui ne leur parle pas.
03:15Terminé, c'est pour ça.
03:16Et hors sol.
03:17Et qui ne se préoccupe pas d'eux.
03:18Donc, c'est pour ça qu'il est très impopulaire.
03:20En plus, on n'avait plus l'habitude du temps long en politique.
03:22Il a fait deux quinquennats.
03:24Sarkozy, ses prédécesseurs et Hollande,
03:26n'en avait fait qu'un seul.
03:27Gabriel Attal.
03:28Bon, moi j'ai beaucoup de mal à parler de ces petits marquis de la politique.
03:33Ils sont pleins, à droite comme à gauche.
03:36Petits marquis, mais égaux, surdimensionnés.
03:38Gabriel Attal, qui est très jeune, il est né en 1989.
03:42C'est un bébé de la politique.
03:43Il a été Premier ministre huit mois.
03:47Et parce qu'il a fait deux grosses punchlines,
03:50tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies.
03:52Et puis une autre sur la baïa.
03:55Il pense qu'il est capé pour prendre son envol dans deux ans,
04:00pour se présenter.
04:02Moi, j'en ai assez d'entendre des égaux de personnes qui n'ont pas le niveau.
04:05Il n'est pas au niveau.
04:06L'égo, en tout cas, se démarque d'Emmanuel Macron.
04:08Écoutez ce qu'il en dit, Gabriel Attal,
04:10notamment sur la dissolution.
04:12Il n'était pas d'accord.
04:14L'origine première de cette instabilité,
04:16c'est la décision de dissoudre l'Assemblée nationale.
04:18Cette décision, chacun le sait.
04:20Je m'y étais opposé.
04:23Cela n'avait rien à voir avec mon sort personnel,
04:25puisque j'avais proposé ma démission au Président de la République
04:28pour empêcher cette dissolution.
04:30Non, si j'étais en désaccord avec cette décision,
04:32c'est parce que je savais que la France et les Français
04:34en paieraient le prix.
04:36Et tout ce qui se produit depuis correspond à ce que je redoutais alors.
04:39Je sais combien cette décision a été pour beaucoup d'entre vous,
04:43beaucoup d'entre nous,
04:44une forme de rupture, de cassure pour des millions de Français
04:46qui croyaient dans notre projet.
04:47Jules Torres, ça s'appelle comment ?
04:50Une balle perdue, ça ?
04:51Oui, mais une balle perdue.
04:52Mais pardonnez-moi,
04:53Gabriel Attal a aussi des responsabilités.
04:55Certes, la décision de la dissolution de l'Assemblée nationale
04:57a été sans doute l'une des plus grosses erreurs
04:59dans la Ve République.
05:00Mais du reste,
05:01ce qu'a fait Gabriel Attal
05:02pendant l'autre deux tours des élections législatives,
05:04c'est-à-dire magouiller
05:06en appelant à battre le RN
05:08avec un bulletin de la France insoumise,
05:09on s'en souvient,
05:10c'était le 4 juillet 2024
05:11sur France Inter,
05:13ça représentait sans doute aussi la même erreur
05:15qu'Emmanuel Macron.
05:16Donc finalement,
05:16ils sont un petit peu co-responsables,
05:18c'est 50-50,
05:19c'est un deal perdant-perdant,
05:20l'un a dissous,
05:21l'autre a magouillé les élections législatives,
05:23et c'est à cause de ça,
05:24c'est à cause de ce geste de Gabriel Attal,
05:26qu'on a une Assemblée nationale
05:28où il y a trois couloirs de nage,
05:29et une Assemblée nationale ingouvernable,
05:31avec aucune majorité relative et trouvable.
05:34Sincèrement,
05:34je ne vois pas les Français,
05:36moi je m'avance,
05:36voter pour Gabriel Attal,
05:38après Macron,
05:39ils ont l'impression de voter pour son clone.
05:41Alors,
05:42ce qui est cocasse quand même,
05:43c'est que,
05:44c'est vrai que ce discours,
05:45on avait l'impression que c'était un petit peu
05:47un discours aux allures de campagne
05:49pour 2027,
05:50alors que Sébastien Le Cordu,
05:52qui était d'ailleurs la veille aussi à Arras,
05:55lui,
05:55enfin,
05:55on oublie quand même qu'il est Premier ministre,
05:56qu'il n'y a toujours pas de gouvernement,
05:57et qu'il essaye de trouver des compromis,
05:59il va rencontrer les syndicats,
06:01là,
06:02qui demandent des choses pas possibles,
06:03l'inverse de l'esprit du budget de Bayrou en pire,
06:07ça ressemble plutôt au contre-budget des socialistes,
06:11c'est assez cocasse quand même,
06:12cette situation,
06:13Oui,
06:14de toute manière,
06:14Gabriel Attal a bien compris que la page Macron était tournée,
06:18et qu'il était sans doute le dernier à ne pas l'avoir tournée,
06:20c'est-à-dire que les Français,
06:21ça fait quand même un moment qu'ils ont tourné la page Macron,
06:23on voit bien qu'il y a un peu de colère,
06:25beaucoup de colère,
06:26et beaucoup de désintérêt,
06:27donc le sujet,
06:28c'est plus Emmanuel Macron,
06:29et j'ai envie de dire,
06:30c'est même plus Sébastien Le Cordu,
06:31Sébastien Le Cordu,
06:32personne n'attend de lui,
06:33Il n'a même pas de gouvernement encore le compte.
06:35Bien sûr,
06:35il a choisi d'abord de faire des négociations avant de nommer,
06:38ce qui n'est pas bête,
06:39François Bayrou et Michel Barnier ont fait l'inverse,
06:42ils sont tombés en 3 mois et 9 mois,
06:44donc ce n'est pas forcément les meilleures stratégies,
06:46mais du reste,
06:47Sébastien Le Cordu,
06:48il est un peu là pour gérer les affaires courantes,
06:50personne n'attend de lui de grandes réformes structurelles,
06:53personne ne s'attend à ce qu'il révolutionne le pays,
06:58il veut juste qu'on fasse passer un budget,
06:59et possiblement qu'on fasse voter quelques lois
07:01qui peuvent être un petit peu intéressantes.
07:02Sous-titrage Société Radio-Canada
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