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  • il y a 3 mois
Sébastien Lecornu prononcera ce vendredi 24 octobre la déclaration qui donnera le coup d'envoi à la lecture du projet de loi de finances.

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Transcription
00:00Le budget donc arrive cet après-midi à l'Assemblée, ça s'annonce très tendu.
00:05Parce que le Parti Socialiste, et on l'a entendu dans la voix d'Olivier Faure ce matin sur BFM,
00:09met la pression sur le gouvernement.
00:10Oui, directement avec en fait deux arguments.
00:13A la fois il faut des mesures au bénéfice des plus modestes,
00:16et il faut des mesures pour taxer les plus riches.
00:19Pourtant, on avait l'impression qu'en commission des finances,
00:22pendant trois jours et trois nuits, les députés qui ont travaillé
00:24ont réussi à mettre de nouvelles mesures.
00:28Par exemple, le gel du barème de l'impôt sur les revenus pour la première tranche.
00:33Ça, ça a été voté en commission, mais le texte, on le sait, n'a pas été adopté.
00:37Donc en fait, poubelle.
00:39La baisse de la TVA sur l'électricité, on n'en parle pas,
00:41mais c'était 5 milliards de dépenses nouvelles, au profit en partie des plus modestes.
00:45La défiscalisation partielle des pensions alimentaires.
00:48Bref, il y avait des choses pour contrebalancer, et c'est le jeu du Parti Socialiste,
00:52ce qu'il y a dans le projet de loi de la Sécurité sociale,
00:55à savoir par exemple le doublement des franchises médicales.
00:57C'est inacceptable en l'État, et par exemple le gel des prestations sociales.
01:01C'était compliqué de revenir en circonscription,
01:04et d'essayer de vendre ces réformes en échange de la suspension de la réforme des retraites.
01:09Et puis pour les plus riches, vous savez, la mère des batailles, c'était la taxe Zuckmann.
01:12On l'a un petit peu oublié parce que d'autres mesures ont pris le pas,
01:15mais c'est 5 milliards sur lesquels mise le Parti Socialiste.
01:18Eux, ils disent 15 à 20 milliards, mais on est plutôt sur 5 milliards.
01:20Et puis le retour de l'ISF, là aussi 5 milliards.
01:23Ces deux mesures, on en a rediscuté en commission, elles n'ont pas été adoptées.
01:28Alors il y a bien des choses, une hausse de la TVA sur les produits de luxe notamment,
01:32une taxe sur les GAFAM qui a été portée de 3 à 15%,
01:35une contribution sur les hauts revenus qui a été prolongée.
01:39Mais enfin, ça ne suffit pas malgré tout.
01:41Les électeurs du Parti Socialiste demandent plus.
01:44On voit que c'est très compliqué, Sofiane.
01:45Est-ce qu'il y a une chance que les députés puissent trouver un compromis ?
01:48Ça va être très très compliqué.
01:49Mais Sébastien Lecornu, lui, il croit encore.
01:52C'est mon fils que m'abataille.
01:53C'est ce qu'il va essayer de défendre tout à l'heure à l'Assemblée.
01:56Parce qu'il sera là, c'est assez inédit.
01:58En fait, il va lire, il va prononcer la déclaration
02:01qui va donner le coup d'envoi à la lecture de ce projet de loi de finances.
02:04Et ça, on ne l'a jamais vu.
02:05Signe que quand même, il y a un petit peu d'électricité dans l'air.
02:08Regardez comment il parlait des travaux de la commission
02:10et de son espoir d'un changement dans l'hémicycle tout à l'heure.
02:15Il ne va pas que c'est un échec.
02:17Il y a un rejet du texte.
02:18J'ai surtout vu un premier tour de piste.
02:20Un premier tour de chauffe, en quelque sorte,
02:22dans lequel chacun est venu avec ses convictions.
02:24Et au fond, il est difficile d'extrapoler ce qui s'est passé en commission
02:28avec ce qui va se passer en séance.
02:30Évidemment, désormais, on est dans le calendrier budgétaire
02:32et personne ne peut le retarder, celui-ci.
02:34Ce n'est pas un échec, ce n'est pas une réussite non plus.
02:36C'est déjà un premier coup de revers.
02:37Et puis, il y a cette histoire de suspension de la réforme des retraites
02:39qui va arriver dans l'hémicycle dans quelques semaines aussi.
02:43Regardez, je suis retourné sur le texte.
02:45Il l'a mis dans la marge à la main pour ouvrir le débat
02:48comme quoi tout est ouvert.
02:50Il va discuter sévère avec les députés dans l'hémicycle.
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