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Commission des affaires sociales : Rapport de la mission d’information sur les congés parentaux
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00:11:31pour, en bureau, changer un peu les modalités d'organisation, notamment de la séance d'audition des ministres,
00:11:43et non plus procéder à dérouler des questions qui donnent ensuite lieu à des réponses plus ou moins précises des ministres,
00:11:52mais faire une question, une réponse, une question, une réponse, tout ça dans des blocs de 4 minutes,
00:11:56comme le font d'autres commissions, ce qui permet effectivement de s'assurer que chaque question trouve une réponse.
00:12:08Je ne sais pas si je suis clair. Hein ? Il faut que je recommence tout depuis le début ?
00:12:15Je disais que pour la séance d'audition des ministres, le bureau se proposait de faire évoluer la manière dont nous interrogeons les ministres,
00:12:25et plutôt que de prendre une série de questions et d'ensuite donner la parole aux ministres qui peuvent y répondre,
00:12:31de faire une question, une réponse. Chaque question, on rend la parole au ministre interpellé,
00:12:38de manière à ce qu'il apporte la réponse la plus précise à la question qui lui aura été posée.
00:12:42Tout ça dans des blocs de 4 minutes, de manière à ce que non plus, enfin, qu'on puisse quand même contenir le temps.
00:12:48Très bien.
00:12:55Avant d'en venir à la mission d'information sur les congés parentaux, et je salue Céline Thibault-Martinez et Thibault Bazin qui ont travaillé sur le sujet,
00:13:04nous devons procéder à la désignation des rapporteurs de deux propositions de loi dont le groupe Rassemblement national a demandé l'inscription
00:13:11à l'ordre du jour de la séance qui lui est réservée le 30 octobre.
00:13:16Il s'agit, pour la première proposition de loi, d'un texte portant simplification administrative des droits et prestations pour les personnes en situation de handicap,
00:13:25et pour le deuxième texte, d'une proposition relative à la gratuité des parkings dans les hôpitaux publics.
00:13:31Et j'ai été saisi respectivement des candidatures de Bruno Clavet et de Thierry Frappé pour apporter les deux textes.
00:13:40Donc s'il n'y a pas d'objection, ils sont ainsi désignés, et nous les en félicitons.
00:13:47Voilà, ces deux textes seront examinés dans notre séance de mercredi prochain.
00:13:52Mercredi 22 au matin, nous examinerons ces deux textes.
00:13:56Voilà.
00:13:57Le 22 janvier dernier, notre commission a créé une mission d'information sur les congés parentaux,
00:14:03qu'elle a confiée, comme je le disais, à Céline Thibault-Martinez et à Thibault Bazin.
00:14:06Je remercie les rapporteurs pour le travail considérable qu'ils ont mené et dont vous avez pu apprécier...
00:14:12Je l'avais il y a cinq minutes, je ne l'ai plus avec moi.
00:14:15Dont je vous avais pu apprécier, effectivement, la qualité dans le rapport qui vous a été communiqué hier.
00:14:21Mais on va tout de suite rentrer dans la discussion et je vais laisser les rapporteurs nous présenter leur travail.
00:14:28Madame la rapporteure, je vous laisse la parole.
00:14:30Monsieur le Président, mes chers collègues, nous avons le plaisir de vous présenter aujourd'hui
00:14:38les conclusions de la mission d'information relative à la réforme des congés parentaux.
00:14:43Le moment nous semble parfaitement choisi pour éclairer utilement nos prochains débats
00:14:47sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
00:14:50Dans le prolongement des annonces du Président de la République en faveur d'un congé de naissance
00:14:54plus court et mieux rémunéré en juin 2024,
00:14:58les contours d'une telle réforme demeurent incertains et à définir.
00:15:02Il s'agit d'une réforme dont il nous faut souligner d'emblée la complexité,
00:15:07tant les différents paramètres à ajuster en premier lieu la durée,
00:15:10l'indemnisation, les possibilités de fractionnement et les modalités de répartition
00:15:14entre les deux parents seront déterminants sur la manière dont les pères et les mères
00:15:19se saisiront effectivement ou non de nouveaux dispositifs.
00:15:23C'est également une réforme qui ne doit pas être uniquement abordée sous un angle paramétrique.
00:15:28Elle nécessite une approche globale qui tienne compte de l'environnement
00:15:31dans lequel s'exerce la parentalité en France,
00:15:34ainsi que des besoins et des attentes exprimés par les familles.
00:15:38A l'arrivée d'un enfant dans le foyer, un congé n'est jamais pris par un parent
00:15:42indépendamment de multiples autres considérations liées à l'organisation du travail,
00:15:46aux arbitrages au sein du couple ou encore à l'offre de modes de garde accessibles à proximité.
00:15:52Autrement dit, la question des congés parentaux aujourd'hui
00:15:55ne saurait se réduire à des variables d'ajustement entre durée et niveau d'indemnisation.
00:16:00Elle touche à la manière dont nos politiques publiques reconnaissent,
00:16:04accompagnent et soutiennent la parentalité en France.
00:16:07A l'heure où de nombreuses mères et de nombreux pères expriment un sentiment de déséquilibre et d'épuisement,
00:16:13il s'agit de repenser l'articulation entre les temps professionnels, les temps familiaux,
00:16:19mais aussi les temps de répit et de repos.
00:16:22Dans le respect des deux grands principes, parfois difficiles à articuler,
00:16:25mais qui nous semblent guider le modèle français de nos congés parentaux,
00:16:29d'une part le libre choix du mode de garde,
00:16:31d'autre part l'égalité professionnelle et parentale,
00:16:35avec le souci d'une répartition plus juste et équitable des tâches familiales entre les hommes et les femmes.
00:16:42Notre mission d'information esquisse des pistes concrètes pour des congés parentaux plus lisibles,
00:16:48qui soutiennent véritablement les parents dans leur choix,
00:16:51garantissent l'égalité professionnelle,
00:16:53alors que la maternité constitue encore trop souvent un coût, en particulier pour les mères,
00:16:58et contribuent à restaurer la confiance des familles dans l'avenir.
00:17:02Pour aboutir aux conclusions que nous vous présentons ici,
00:17:04nous avons échangé avec des experts, des chercheurs, des associations familiales,
00:17:08des syndicats, des représentants d'entreprises, des parents, ainsi que des représentants...
00:17:13S'il vous plaît, est-ce que vous pouvez...
00:17:14Excusez-moi, madame.
00:17:15Est-ce que vous pouvez juste faire un peu de silence, parce qu'il y a un brouhaha qui est difficile.
00:17:19Merci.
00:17:21Merci.
00:17:21Merci, monsieur le président.
00:17:22Ainsi que des représentants de l'État, de la sécurité sociale et des collectivités locales.
00:17:26Il ressort de ces auditions un consensus sur l'inadéquation de notre modèle actuel
00:17:31et la nécessité d'une évolution structurelle des dispositifs.
00:17:35Notre intervention s'articulera en trois temps.
00:17:38Nous procéderons d'abord à un état des lieux du cadre actuel
00:17:41et des modes de recours aux congés parentaux existants,
00:17:44avant d'établir dans un second temps un bilan des réformes les plus récentes.
00:17:48Et enfin, nous présenterons plusieurs pistes de réflexion pour l'avenir.
00:17:51A titre liminaire, il convient de rappeler que le modèle français des congés parentaux
00:17:59s'articule autour de deux grands types de congés.
00:18:02Premièrement, les congés courts, que sont les congés de maternité, d'adoption, de paternité et d'accueil du jeune enfant.
00:18:10Ces congés d'une durée de 16 semaines pour les mères, dans le cas de une naissance simple de rang 1 ou 2,
00:18:15et de 25 jours pour les pères depuis juillet 2021, donc 4 jours obligatoires,
00:18:20donnent droit au versement d'indemnités proportionnelles au salaire du bénéficiaire et sont plafonnés.
00:18:28Deuxièmement, le dispositif dit du congé long, dit congé parental d'éducation.
00:18:34Ce congé peut faire l'objet d'une indemnisation via la prestation partagée d'éducation de l'enfant,
00:18:39ce qu'on appelle la prépare, dont le montant s'élève à 456,05 euros par mois à taux plein,
00:18:47c'est-à-dire en cas d'arrêt total de l'activité au 1er avril 2025.
00:18:52Le modèle français se caractérise ainsi par un système à deux vitesses.
00:18:57D'une part, un congé relativement court de moins de trois mois pour les mères,
00:19:02contre 18,4 semaines dans la moyenne des pays de l'OCDE, mais bien indemnisé,
00:19:07et d'autre part, un congé long mais très faiblement rémunéré.
00:19:12D'autre part, la France se rapproche sur ce point des modèles hongrois, tchèques et slovaques
00:19:18par contraste avec les pays scandinaves, le Portugal ou le Luxembourg
00:19:22qui mettent à disposition des congés plus courts mais mieux indemnisés.
00:19:26Nous avons mené nos travaux, mes chers collègues, avec le souci de poser un diagnostic clair
00:19:30sur les manières dont les parents se saisissent aujourd'hui de l'ensemble de ces congés parentaux
00:19:34en prenant en considération leurs effets et leur articulation
00:19:38avec les trajectoires professionnelles différenciées des pères et des mères
00:19:41ainsi que les choix de mode de garde de l'enfant.
00:19:44Nous avons cherché à nous appuyer à la fois sur les données disponibles
00:19:46mais aussi sur les expériences vécues pour déceler derrière une statistique
00:19:51les choix parfois subis, contraints ou les renoncements de nombreux parents.
00:19:56Il y a d'abord lieu de constater un manque manifeste de données
00:20:00qui limite de facto nos analyses et nous contraignent à des conjectures approximatives
00:20:05en particulier s'agissant des sujets suivants.
00:20:08Le suivi des congés pathologiques et plus largement le recours à des congés informels
00:20:13comme des congés payés ou du chômage indemnisé permettant aujourd'hui à de nombreux parents
00:20:17de bricoler, permettez-moi l'expression, une interruption d'activité plus longue
00:20:23que la durée légale des congés de maternité et de paternité.
00:20:26Ces arrangements nous informent que la durée actuelle des congés n'est pas adaptée aux besoins.
00:20:32Deuxièmement, le nombre et les profils des bénéficiaires du congé parental d'éducation.
00:20:36Troisième sujet, l'articulation entre le recours aux congés parentaux et au mode de garde formel.
00:20:41Quatrième sujet, et ce n'est pas des moindres,
00:20:43les effets de l'allongement du congé de paternité de 2021 sur le recours des pères.
00:20:48Nous préconisons de compléter, d'actualiser en priorité en ce sens
00:20:52l'enquête mode de garde et d'accueil des jeunes enfants menés par l'adresse
00:20:55dont la dernière édition remonte à plus de 4 ans.
00:20:59A partir des données à notre disposition, nous mettons en lumière d'importantes disparités
00:21:02dans l'accès et le recours aux congés parentaux en France
00:21:06entre les pères et les mères et d'une situation statutaire à l'autre.
00:21:11Il ressort en particulier que le recours aux congés de paternité
00:21:14s'inscrit en progression depuis quelques années,
00:21:17mais demeure moindre que le recours aux congés de maternité.
00:21:20En 2021, 93% des mères éligibles utilisent leur droit aux congés de maternité
00:21:27contre 71% des pères.
00:21:31Les freins au recours des pères sont nombreux et bien documentés.
00:21:35Nous y reviendrons.
00:21:35La question du recours différencié des pères et des mères au congé
00:21:39ne peut être comprise sans regarder la manière dont la naissance d'un enfant
00:21:43modifie les trajectoires professionnelles et sociales des femmes et des hommes.
00:21:48Sur ce point, les travaux de l'adresse du Conseil d'analyse économique et de l'INSEE
00:21:52le montrent avec constance.
00:21:54La maternité demeure l'un des moments les plus déterminants
00:21:57et souvent les plus pénalisants dans la vie professionnelle d'une femme.
00:22:01Les mères ajustent, interrompent ou réduisent en effet plus fréquemment
00:22:06leur activité professionnelle que les hommes après une naissance.
00:22:09Elles sont plus souvent sans emploi ou à temps partiel dès le premier enfant.
00:22:14La perte de revenus dans les dix premières années de l'enfant
00:22:16a pu être estimée à près de 38% pour les femmes
00:22:20par rapport à une situation où elles n'auraient pas eu d'enfant.
00:22:23Inversement, l'effet de la paternité sur les revenus
00:22:26et trajectoires professionnelles des pères n'est pas ou peu significatif.
00:22:30Si les fonctionnaires, agents publics et salariés du secteur privé
00:22:34en contrat à durée indéterminée apparaissent relativement protégés,
00:22:38les travailleurs indépendants, les chômeurs indemnisés
00:22:41et les salariés en contrat court ou discontinu
00:22:43recourent significativement moins à leurs droits.
00:22:47Nous formulons en ce sens plusieurs recommandations
00:22:49pour lutter contre le non-recours
00:22:51et renforcer l'information à destination des parents
00:22:54dont la situation dans l'emploi est moins stable,
00:22:58dont une communication destinée aux allocataires de France Travail
00:23:00et la diffusion d'informations dans le cadre du parcours
00:23:03dit des mille premiers jours.
00:23:06Quant au coujet parental long,
00:23:07depuis la réforme de 2015 qui a créé la prépare,
00:23:10il n'a cessé de perdre en attractivité
00:23:12avec 209 000 bénéficiaires en juin 2023
00:23:16contre 495 000 bénéficiaires en 2014.
00:23:20La prépare bénéficie aujourd'hui à moins de 15% des familles
00:23:24et 94% de ses allocataires sont des femmes
00:23:28et plus fréquemment des mères issues
00:23:31de catégories socio-professionnelles intermédiaires.
00:23:34En comparaison internationale,
00:23:36le faible niveau d'indemnisation du congé parental long en France
00:23:40apparaît corrélé au faible taux de recours des pères.
00:23:43A l'inverse, un congé parental mieux indemnisé
00:23:47incite les hommes à s'en saisir,
00:23:50comme en Suède,
00:23:51où près de 30% du congé parental est utilisé par les pères
00:23:54grâce à un système de quotas
00:23:56et à une indemnisation proche de 80% du salaire.
00:24:00Ce portrait ne serait pas complet sans un point financier.
00:24:04Les dépenses en faveur des congés parentaux
00:24:06ont représenté 4,7 milliards d'euros en 2023,
00:24:11dont 3,2 milliards d'euros d'indemnités journalières de maternité,
00:24:17700 millions d'euros d'indemnités journalières de paternité
00:24:20et d'accueil du jeune enfant
00:24:21et 700 millions d'euros de prépare.
00:24:25En dépit du ralentissement du nombre de naissances,
00:24:28le montant total apparaît stable depuis une dizaine d'années,
00:24:33notamment du fait de l'augmentation du niveau moyen
00:24:35d'indemnités journalières versées.
00:24:37Les différentes prestations connaissent également
00:24:40des dynamiques divergentes pouvant se compenser,
00:24:44notamment liées à l'allongement de la durée
00:24:47du congé de paternité à compter de juillet 2021
00:24:49et la baisse continue du nombre de bénéficiaires de la prépare.
00:24:53Le coût de nos congés parentaux,
00:24:55liés à leur prise en compte dans le calcul des droits à la retraite,
00:24:59demeure par ailleurs, mes chers collègues, très mal évalué.
00:25:02D'une manière générale, nous regrettons un manque de suivi
00:25:06et de pilotage des dépenses liées aux congés parentaux,
00:25:09considérées comme des dépenses subies
00:25:11par les organismes gestionnaires de la sécurité sociale.
00:25:14Nous préconisons d'intégrer aux futures conventions
00:25:17d'objectifs et de gestion des caisses d'assurance maladie
00:25:20et de mutualité sociale agricole
00:25:22des objectifs et indicateurs de suivi.
00:25:25Je vais à mon tour aborder les réformes intervenues
00:25:31ces dix dernières années.
00:25:34Ces dix dernières années ont été marquées
00:25:35par plusieurs réformes importantes en matière de congés parentaux.
00:25:39Ces réformes traduisent d'objectifs très variés
00:25:42qu'on leur a assignés.
00:25:43Harmoniser les droits entre régimes,
00:25:46mieux reconnaître la place des pères,
00:25:48encourager le partage des responsabilités familiales.
00:25:51Mais nos travaux montrent que malgré ces avancées,
00:25:54les marges de progrès demeurent considérables.
00:25:57La première évolution qui concerne l'harmonisation
00:26:00entre les régimes.
00:26:01Les dernières réformes qui ont été entreprises
00:26:03ont contribué à aligner les règles applicables
00:26:06en matière de congés de maternité
00:26:08des travailleuses indépendantes et des agricultrices
00:26:10sur celles des salariés.
00:26:11C'était une mesure d'équité qui était attendue depuis longtemps
00:26:15et elle a marqué une vraie avancée.
00:26:17Mais tout n'est pas encore réglé.
00:26:18Les disparités persistent,
00:26:19notamment s'agissant du congé pathologique
00:26:21et du congé d'adoption,
00:26:22dont les durées et les conditions d'indemnisation
00:26:25diffèrent encore selon les régimes.
00:26:27Nous recommandons donc de poursuivre cette harmonisation
00:26:30en alignant le montant minimal
00:26:32des indemnités journalières de maternité
00:26:34et la durée du congé d'adoption des indépendantes
00:26:37sur celles du régime général.
00:26:40Et parce que les non-salariés agricoles
00:26:41font face à des contraintes particulières,
00:26:44il nous semble aussi nécessaire
00:26:45d'assouplir les conditions de recours
00:26:47aux services de remplacement
00:26:49qui restent une spécificité de leur régime.
00:26:53Concernant l'allongement du congé de maternité en 2021,
00:26:57le passage à 28 jours, dont 7 jours obligatoires,
00:27:00a constitué un tournant.
00:27:02Près de 20 ans après la création de ce congé de paternité,
00:27:04le rôle des pères était ainsi mieux reconnu.
00:27:07Mais nous manquons aujourd'hui de données actualisées
00:27:09pour mesurer pleinement les effets de cette réforme.
00:27:11Les premières enquêtes de l'adresse menées juste après sa mise en œuvre
00:27:15indiquaient que 65% des pères prenaient la totalité des 25 jours
00:27:19et 20% seulement le fractionnaient.
00:27:22Ces chiffres montraient une bonne appropriation du dispositif,
00:27:25mais ils ne disent rien des pères qui n'en profitent pas
00:27:28ou ne le prennent pas entièrement.
00:27:30Nos auditions ont permis d'en identifier les raisons.
00:27:33Le niveau d'indemnisation, souvent inférieur au salaire maintenu,
00:27:36constitue un frein évident.
00:27:38La méconnaissance des droits, la complexité administrative
00:27:42ou encore les réticences de certaines entreprises
00:27:44jouent également un rôle.
00:27:46Ces obstacles sont encore plus marqués pour les indépendants,
00:27:49les salaires précaires ou les demandeurs d'emploi.
00:27:52S'y ajoutent des freins culturels.
00:27:55Plusieurs pères nous ont confié avoir ressenti des pressions
00:27:58explicites ou implicites pour ne pas s'éloigner
00:28:02trop longtemps du travail.
00:28:04Les études sociologiques confirment d'ailleurs
00:28:06l'existence de normes contradictoires,
00:28:08on attend des pères qu'ils soient présents auprès de leur enfant,
00:28:11tout en restant pleinement disponibles pour leur entreprise.
00:28:14Nous portons en ce sens diverses recommandations
00:28:16pour contribuer à changer les représentations
00:28:18et les pratiques professionnelles
00:28:20et faire entrer pleinement la paternité dans le monde du travail.
00:28:24Dans les faits, le congé de paternité agit souvent
00:28:26comme une parenthèse heureuse,
00:28:28sorte de parenthèse enchantée,
00:28:30au cours de laquelle les tâches familiales
00:28:32se rééquilibrent, mais temporairement.
00:28:34Cette parenthèse se referme en effet rapidement
00:28:37au retour à l'emploi.
00:28:39Quelques mois après la naissance,
00:28:40la priorité est presque toujours redonnée au travail.
00:28:44Troisième évolution majeure de ces dix dernières années,
00:28:48la création de la prépare en 2015.
00:28:50Son objectif était double,
00:28:51favoriser un meilleur partage du congé parental d'éducation
00:28:55et limiter l'éloignement durable des mères du marché du travail.
00:28:59Pour cela, la durée d'indemnisation avait été réduite
00:29:01à 24 mois par an pour les familles ayant au moins deux enfants
00:29:04et à six mois par an pour le premier enfant.
00:29:07Dans les faits, ces ambitions n'ont été que partiellement atteintes.
00:29:12Sur le plan de l'emploi des mères de famille,
00:29:13la réforme a bien produit quelques effets positifs.
00:29:16Davantage de mères reprennent une activité
00:29:18dès la troisième année de l'enfant,
00:29:20la probabilité d'être en emploi progressant d'environ 20 points.
00:29:23Mais cet effet reste avant tout mécanique.
00:29:26Il découle de la fin de l'indemnisation après deux ans.
00:29:29Et derrière ces chiffres se cachent de fortes disparités
00:29:32selon le niveau de revenu, la profession ou la composition familiale.
00:29:37S'agissant de la participation des pères,
00:29:38le constat est sans appel.
00:29:40La prépare n'a pas inversé la tendance.
00:29:42Moins de 1% des pères y ont eu recours à taux plein
00:29:45et à peine 2% à taux partiel.
00:29:48L'indemnisation, fixée à un montant forfaitaire d'environ 450 euros,
00:29:52ne compense pas la perte de salaire.
00:29:55Elle demeure bien trop faible pour les pères
00:29:57dont le revenu est souvent supérieur à celui de leur conjointe.
00:30:00A cela s'ajoute une méconnaissance du dispositif
00:30:02et dans certains cas, une forme de stigmatisation.
00:30:05Prendre un congé parental long reste perçu
00:30:07comme un choix atypique pour un homme.
00:30:09Lorsque l'on fait les comptes,
00:30:10la réforme de 2015 a davantage réduit
00:30:13la durée moyenne d'indemnisation des congés parentaux
00:30:15qu'elle n'a favorisé leur partage effectif.
00:30:18Ce constat d'échec est unanime
00:30:20et l'intégralité de nos interlocuteurs nous ont indiqué
00:30:23qu'une réforme était absolument nécessaire.
00:30:28Maintenant, place aux pistes de réflexion pour l'avenir.
00:30:30Au regard de ces constats partagés,
00:30:32il nous apparaît évident
00:30:33qu'une réforme paramétrique des congés parentaux
00:30:36doit s'inscrire dans le cadre d'une approche globale
00:30:38de la parentalité
00:30:39qui tienne compte à la fois de l'offre d'accueil formelle du jeune enfant,
00:30:44des enjeux relatifs à l'articulation
00:30:45entre la vie familiale et la vie professionnelle
00:30:48dans le monde du travail,
00:30:49sans oublier le bien-être
00:30:51et la santé de l'enfant et de ses parents.
00:30:53A ce titre, nous formulons
00:30:54trois grands blocs de recommandations.
00:30:57Premièrement, renforcer le dialogue social
00:30:59et rendre obligatoire la négociation collective
00:31:01sur les sujets relatifs aux congés parentaux
00:31:03et à l'articulation vie professionnelle et vie familiale
00:31:06tant à l'échelle des branches
00:31:07que des entreprises
00:31:08et inciter à la diffusion de bonnes pratiques
00:31:10de manière à favoriser des transitions douces
00:31:13avant et au retour d'un congé de maternité,
00:31:16de paternité ou parentale.
00:31:17Ces dispositions et ces bonnes pratiques
00:31:19sont identifiées et connues
00:31:21mais ne concernent aujourd'hui
00:31:22qu'une minorité de salariés
00:31:23couverts par des accords collectifs avantageux
00:31:26dans quelques secteurs
00:31:27et de très grandes entreprises.
00:31:30Il peut notamment s'agir
00:31:32du versement d'un complément partiel
00:31:33au total du salaire
00:31:34par l'employeur pendant le congé,
00:31:36d'aménagement de poste,
00:31:37du temps de travail,
00:31:38d'encadrement des horaires de réunion,
00:31:40de facilité de recours au télétravail,
00:31:42au temps partiel,
00:31:42du financement de mode de garde
00:31:44et j'en passe.
00:31:45La diffusion de telles normes et pratiques
00:31:47est essentielle pour favoriser
00:31:48des transitions douces
00:31:49avant et après
00:31:50la prise d'un congé,
00:31:52faciliter une reprise d'activité des mères,
00:31:54lutter contre le non-recours
00:31:55au congé de paternité
00:31:56et permettre aux parents
00:31:57d'exercer plus sereinement leur parentalité
00:31:59au bénéfice de l'enfant
00:32:01dans ses premiers mois.
00:32:02En second lieu,
00:32:06parmi les recommandations,
00:32:07nous rappelons les conclusions unanimes
00:32:09émanant de nombreux travaux récents,
00:32:11y compris parlementaires,
00:32:12sur la situation de l'offre d'accueil
00:32:14du jeune enfant en France.
00:32:16La diminution continue
00:32:17du nombre de places offertes
00:32:18auprès d'assistantes maternelles
00:32:20depuis une dizaine d'années
00:32:21n'est pas compensée
00:32:22par l'augmentation du nombre
00:32:23de places en crèche,
00:32:25si bien que l'offre d'accueil formelle
00:32:26diminue depuis 2017
00:32:28et demeure très inégalement répartie
00:32:30d'un territoire à l'autre.
00:32:32Une réforme des congés parentaux
00:32:33ne devrait pas rendre moins prioritaire
00:32:35celle du service public
00:32:36de la petite enfance,
00:32:38ainsi que le déploiement effectif
00:32:39de 200 000 nouvelles places
00:32:41d'accueil supplémentaires
00:32:42attendues à l'horizon 2030.
00:32:45Il convient à la fois
00:32:46de créer les conditions
00:32:47d'un libre choix
00:32:48entre une garde parentale rémunérée
00:32:50par un congé parental
00:32:52et le recours à un mode d'accueil formel
00:32:54et de faciliter aux différents âges
00:32:57de l'enfant les transitions
00:32:58entre les périodes de congé
00:33:00de manière à répondre
00:33:01à la diversité des aspirations
00:33:02parentales en France.
00:33:05Il convient de rappeler à ce titre
00:33:06que si le premier choix des parents
00:33:08en termes de mode de garde
00:33:09était systématiquement réalisé,
00:33:12la garde parentale
00:33:12à titre principal
00:33:13pourrait être très inférieure
00:33:15à son niveau observé,
00:33:1636% contre 56%,
00:33:19au profit d'un accueil
00:33:20en établissement d'accueil
00:33:21du jeune enfant,
00:33:2235% contre 18%.
00:33:24Troisièmement,
00:33:27nous constatons
00:33:28une articulation
00:33:29insuffisante
00:33:31de la politique
00:33:32des 1000 premiers jours
00:33:32de l'enfant
00:33:33aux congés parentaux
00:33:34et recommandons
00:33:35en particulier
00:33:36dans le prolongement
00:33:36des travaux
00:33:37de la commission
00:33:37cirulnique
00:33:38l'aménagement
00:33:39de temps d'accompagnement
00:33:40renforcé,
00:33:41le temps du ou des congés
00:33:42à travers des actions
00:33:44de sensibilisation
00:33:44des ateliers
00:33:45des groupes de parents,
00:33:46des lieux d'accueil
00:33:46et de partage entre parents,
00:33:47des solutions de répit.
00:33:48Nous en venons
00:33:49maintenant
00:33:50à nos observations
00:33:51relatives aux contours
00:33:52d'une prochaine réforme
00:33:53des congés parentaux
00:33:55au sens strict.
00:33:57Nous avons eu le souci
00:33:58de dégager
00:33:59un grand nombre
00:33:59de pistes de travail
00:34:00et de scénarios
00:34:01de réforme
00:34:02de manière
00:34:02à nourrir
00:34:03et éclairer précisément
00:34:05nos débats.
00:34:06Nos réflexions
00:34:06ont abouti
00:34:07aux préconisations
00:34:08suivantes.
00:34:10Concernant l'actuel
00:34:10congé de maternité,
00:34:12nous partageons
00:34:13la proposition
00:34:13d'allonger
00:34:14la durée
00:34:15du congé de maternité
00:34:16post-natale
00:34:16de deux semaines
00:34:18de manière
00:34:19à l'aligner
00:34:19sur la durée moyenne
00:34:20des pays de l'OCDE
00:34:21pour un coût estimé
00:34:22à 0,4 milliard d'euros
00:34:24pour la branche famille.
00:34:25Nous rappelons
00:34:26que la durée légale
00:34:27du congé de maternité
00:34:28en France
00:34:28est restée inchangée
00:34:30depuis la loi Veil
00:34:31de 1980.
00:34:33S'agissant
00:34:34du congé de paternité
00:34:35et d'accueil
00:34:35de l'enfant
00:34:36qui pourrait être
00:34:37renommé
00:34:38congé du second parent,
00:34:40je souhaite
00:34:40rendre obligatoire
00:34:41la prise de ce congé
00:34:42dans son intégralité
00:34:43avant d'envisager
00:34:44dans un second temps
00:34:45d'aligner sa durée
00:34:47sur celle du congé
00:34:48de maternité,
00:34:49cela afin de favoriser
00:34:50un partage
00:34:51véritablement équitable
00:34:52des tâches domestiques
00:34:53et parentales
00:34:54à l'arrivée
00:34:54de l'enfant
00:34:55ainsi que l'égalité
00:34:56professionnelle
00:34:57entre les hommes
00:34:58et les femmes.
00:34:59Pour ma part,
00:35:00car nos recommandations
00:35:02sont consensuelles
00:35:03pour la plupart,
00:35:04mais sur certains points
00:35:05nous avons des nuances
00:35:07et des sensibilités
00:35:08différentes,
00:35:09c'est l'avantage
00:35:09d'avoir deux co-rapporteurs,
00:35:12je préconise
00:35:12d'étendre
00:35:13les possibilités
00:35:15de fractionnement
00:35:15du congé
00:35:16de paternité
00:35:17et d'accueil
00:35:18du jeune enfant
00:35:18de manière
00:35:18à donner davantage
00:35:19de flexibilité
00:35:21aux pères
00:35:21pour s'adapter
00:35:22à leurs contraintes
00:35:23professionnelles
00:35:23et familiales.
00:35:25Enfin,
00:35:26s'agissant de l'actuel
00:35:26congé parental
00:35:27d'éducation
00:35:28et de la prépare,
00:35:29les auditions
00:35:30ont permis
00:35:30de dégager
00:35:30un consensus
00:35:31sur son inadéquation
00:35:34aux besoins
00:35:34de nombreuses familles
00:35:35et aux attentes
00:35:36d'un partage
00:35:37plus équilibré
00:35:37des tâches parentales
00:35:38contenu notamment
00:35:39de son faible
00:35:41niveau
00:35:41d'indemnisation.
00:35:44Et comme cela existe
00:35:45dans la plupart
00:35:46des pays européens,
00:35:47il convient
00:35:48de créer
00:35:49en ce sens
00:35:49un congé parental
00:35:50plus court
00:35:51et mieux rémunéré
00:35:52dont l'indemnisation
00:35:53serait proportionnelle
00:35:54aux revenus.
00:35:55Je préconiserais
00:35:56de combiner
00:35:57à l'image
00:35:57du modèle suédois
00:35:58une indemnisation
00:35:59équivalente
00:36:00à près de 80%
00:36:01du salaire
00:36:01dans la limite
00:36:02d'un plafond
00:36:03avec un système
00:36:04de quotas
00:36:04non transférable
00:36:06pour chaque parent
00:36:06afin d'éviter
00:36:08que l'un des deux parents,
00:36:09le plus souvent la mère,
00:36:10se retrouvent seules
00:36:11à assumer
00:36:11l'essentiel
00:36:12du temps parental.
00:36:16Parallèlement
00:36:16à la création
00:36:17de nouveaux droits,
00:36:18il y a lieu
00:36:18de constater
00:36:19une volonté
00:36:20partagée
00:36:21de maintenir
00:36:21une forme
00:36:22de congé long
00:36:23et moins bien
00:36:24anonymisé
00:36:25qu'il s'agisse
00:36:25du maintien
00:36:26de la prépare actuelle
00:36:27ou de l'intégration
00:36:27au sein
00:36:28d'un futur congé
00:36:28de naissance
00:36:29d'un congé
00:36:29de longue durée
00:36:30sous forme
00:36:31de droits d'option
00:36:32pouvant aller
00:36:32jusqu'à l'entrée
00:36:33à l'école maternelle.
00:36:35A plusieurs égards,
00:36:37notre système actuel
00:36:38ne semble plus
00:36:39correspondre
00:36:40aux attentes
00:36:40et aux réalités
00:36:41des parents.
00:36:43Qu'ils souhaitent
00:36:44garder leur enfant
00:36:44par eux-mêmes,
00:36:46partager plus équitablement
00:36:47les responsabilités
00:36:48parentales,
00:36:49retourner au travail
00:36:50de manière progressive,
00:36:51ils n'encouragent
00:36:52véritablement
00:36:53ni la mixité
00:36:54des congés
00:36:54ni le libre choix
00:36:55et la flexibilité
00:36:56des parcours.
00:36:58Ma co-rapporteur
00:36:59et moi-même
00:36:59sommes à ce titre
00:37:00unanime
00:37:01sur la nécessité
00:37:02d'une réforme
00:37:03ambitieuse
00:37:03des congés parentaux
00:37:04et appelons
00:37:05de nos voeux
00:37:06un débat de qualité,
00:37:07notamment dans le cadre
00:37:08du PLFSS
00:37:09pour 2026.
00:37:12Enfin,
00:37:13et comme le veut
00:37:13la coutume,
00:37:14je veux à notre nom
00:37:15à tous les deux
00:37:16remercier
00:37:17l'équipe
00:37:17d'administrateurs
00:37:19qui nous a accompagnés
00:37:20depuis mars dernier.
00:37:21Comme vous le verrez,
00:37:22pages 151 à 153,
00:37:24les auditions
00:37:24étaient nombreuses
00:37:25mais surtout,
00:37:26on a eu beaucoup
00:37:27d'études
00:37:27et de documents
00:37:28à analyser
00:37:30et comme vous pourrez
00:37:31le constater
00:37:31dans ce rapport,
00:37:33il y a beaucoup
00:37:33d'éléments comparatifs
00:37:34notamment avec
00:37:35ce qui se pratique
00:37:36à l'international.
00:37:37Je vous invite tous
00:37:38à en prendre connaissance.
00:37:42Très bien,
00:37:42merci à vous deux.
00:37:44Effectivement,
00:37:44c'est un travail dense,
00:37:46passionnant,
00:37:48intéressant
00:37:48et on va tout de suite
00:37:49ouvrir la discussion
00:37:50et je donne la parole
00:37:51à Angélie Cranck
00:37:52pour le Rassemblement National.
00:37:54Merci,
00:37:55M. le Président,
00:37:56Mme et M. le rapporteur,
00:37:58chers collègues.
00:37:59Ce rapport
00:38:00de la mission d'information
00:38:01sur les congés parentaux
00:38:02est particulièrement important
00:38:03et je remercie
00:38:05les rapporteurs
00:38:05qui ont travaillé
00:38:06sur cette question.
00:38:08En effet,
00:38:08la parentalité
00:38:09a un impact très lourd
00:38:10sur les membres du couple,
00:38:11en particulier
00:38:12sur les femmes
00:38:13qui doivent souvent
00:38:13faire face
00:38:14à une charge mentale forte
00:38:16et qui doivent également
00:38:17apprendre à articuler
00:38:18leur vie
00:38:18entre nécessité familiale,
00:38:20exigence professionnelle,
00:38:21vous l'avez très bien dit.
00:38:23Je crois en revanche
00:38:24que certaines de vos propositions
00:38:26se perdent
00:38:26dans des approches
00:38:27uniformes et technocratiques.
00:38:28Il est plus que jamais
00:38:29nécessaire de favoriser
00:38:30la natalité
00:38:31et revaloriser
00:38:32le rôle des familles
00:38:33plutôt que d'imposer
00:38:34des modèles d'égalité
00:38:35artificielle.
00:38:36Il faut se départir
00:38:38de cet état d'esprit
00:38:39où l'État décide de tout,
00:38:40impose des règles inadaptées
00:38:41et éloignées
00:38:42des réelles préoccupations
00:38:43des Français,
00:38:44mais plus encore,
00:38:45néglige le principe
00:38:46de Cibzi,
00:38:48d'hierité en s'insuignant
00:38:51dans les foyers.
00:38:53Je pense notamment
00:38:54à cette proposition
00:38:54qui vise à fusionner
00:38:56les congés maternité,
00:38:57paternité et parentaux
00:38:58dans un congé unique
00:39:00à indemnisation partielle.
00:39:02Une mesure de nivellement
00:39:03va vers le bas
00:39:04des congés familiaux
00:39:06qui effacent la distinction
00:39:07entre parentalité
00:39:09et maternité
00:39:10et altèrent ainsi
00:39:11considérablement
00:39:12le droit des femmes.
00:39:13Je pense également
00:39:14à la politique de quota
00:39:15réservée à chaque parent
00:39:16et inspirée,
00:39:17vous l'avez dit,
00:39:18du modèle suédois,
00:39:19alors même que vous évoquez
00:39:20d'autre part
00:39:21la nécessité de respecter
00:39:22le principe
00:39:23de libre choix des familles.
00:39:25Pour notre part
00:39:25au groupe Rassemblement National,
00:39:27nous pensons que le principe
00:39:28de libre choix
00:39:29ne se négocie pas
00:39:30et ne doit pas pouvoir
00:39:32être altéré
00:39:33par une telle politique
00:39:34de quota.
00:39:35Le libre choix
00:39:36pour les parents
00:39:36doit être total.
00:39:39C'est pourquoi nous défendons
00:39:40l'idée de rétablir
00:39:41la libre répartition
00:39:42du congé parental
00:39:43entre les deux parents
00:39:44sans contrainte budgétaire
00:39:45ou idéologique.
00:39:47Enfin, il apparaît
00:39:47que le problème
00:39:48des congés parentaux
00:39:49est tributaire
00:39:49d'une situation économique
00:39:50qui s'aggrave chaque jour
00:39:52pour les Français
00:39:52et qui impose
00:39:53aux deux parents
00:39:53de travailler
00:39:54pour entrer le même salaire
00:39:55qu'une seule personne
00:39:57il y a 20 ans.
00:39:59À cet égard,
00:39:59certaines mesures
00:40:00de ce rapport
00:40:00semblent au contraire
00:40:01vouloir aggraver
00:40:02cette situation
00:40:03afin d'effectuer
00:40:04des économies déguisées.
00:40:05Si elles étaient adoptées,
00:40:07elles affaibliraient
00:40:07le soutien concret
00:40:08aux familles
00:40:09et notamment le soutien
00:40:10aux familles monoparentales.
00:40:11Nous devons pourtant
00:40:12l'asséner avec force.
00:40:14Le congé parental
00:40:15n'est pas un coût
00:40:15mais un investissement
00:40:16démographique.
00:40:18Au Rassemblement national,
00:40:19nous pensons que la famille
00:40:20est le cœur battant
00:40:20de la nation.
00:40:22Elle doit être protégée
00:40:22par des mesures
00:40:23visant à garantir
00:40:24la libre répartition
00:40:26du congé parental
00:40:27entre les deux parents
00:40:28mais également
00:40:29encourager la natalité
00:40:30comme en instaurant
00:40:31une part fiscale pleine
00:40:32dès le deuxième enfant
00:40:33et à assurer
00:40:34la stabilité
00:40:34des foyers.
00:40:35et je vous remercie.
00:40:38Merci beaucoup.
00:40:39Madame Camille Galermier
00:40:40pour Ensemble à la République.
00:40:42Oui, monsieur le président,
00:40:44madame et monsieur
00:40:44les rapporteurs,
00:40:45mes chers collègues.
00:40:47Les sciences du développement
00:40:47de l'enfant convergent
00:40:49sur un point essentiel.
00:40:50Les premiers mois de vie
00:40:51constituent une période décisive
00:40:53pour la construction affective,
00:40:55cognitive et sociale.
00:40:57Les interactions précoces,
00:40:59le regard,
00:40:59la voix,
00:41:00le toucher,
00:41:00stimulent la maturation
00:41:01du cerveau,
00:41:02notamment dans les zones
00:41:02liées à l'empathie,
00:41:03à la confiance et au langage.
00:41:06Au-delà de l'enfant,
00:41:06cette période permet aussi
00:41:08aux parents
00:41:08de s'approprier leur rôle
00:41:10et de créer un lien
00:41:11durable et fort
00:41:12et de mieux comprendre
00:41:13les besoins du nouveau-né.
00:41:15Offrir du temps
00:41:15à cette rencontre,
00:41:17c'est donc investir
00:41:18dans la santé mentale,
00:41:19la stabilité émotionnelle
00:41:21et le bien-être futur
00:41:22des enfants comme des parents.
00:41:25Votre rapport
00:41:26aborde un sujet essentiel,
00:41:28celui du congé parental,
00:41:30ce temps suspendu
00:41:31qui permet aux parents
00:41:32de faire une pause,
00:41:34une parenthèse
00:41:35dans leur vie professionnelle
00:41:36pour accompagner
00:41:36leur enfant
00:41:37dans les premières étapes
00:41:38de sa vie.
00:41:39Je tiens au nom
00:41:40du groupe Ensemble
00:41:40pour la République
00:41:41à vous remercier
00:41:42pour le travail réalisé.
00:41:44Vous dressez
00:41:45un état des lieux
00:41:45exigeant
00:41:46qui fait apparaître
00:41:48les faiblesses
00:41:48de notre système
00:41:49qui repose
00:41:49sur plusieurs dispositifs,
00:41:51vous l'avez rappelé,
00:41:53monsieur le rapporteur général,
00:41:54autour de congés courts
00:41:55et de congés longs.
00:41:58Vous formulez
00:41:59de nombreuses recommandations
00:42:00afin d'améliorer
00:42:01notre système
00:42:02et de le rendre
00:42:02plus attractif.
00:42:04Les questions
00:42:04sont nombreuses
00:42:05sur la durée
00:42:06des congés,
00:42:07le montant
00:42:07de l'anonymisation,
00:42:08l'égalité femmes-hommes,
00:42:09le renoncement,
00:42:10l'information.
00:42:11Les questions
00:42:11sont diverses et variées.
00:42:14Madame,
00:42:14monsieur les rapporteurs,
00:42:15monsieur Bazin,
00:42:16en cas de qualité,
00:42:17monsieur le rapporteur général,
00:42:18nous allons,
00:42:19je l'espère,
00:42:20dans quelques jours
00:42:20débuter l'examen
00:42:21de la proposition
00:42:23de loi sur la finance
00:42:24et la sécurité sociale.
00:42:27Une des mesures
00:42:28prévoient d'instaurer
00:42:29un congé supplémentaire
00:42:30de naissance
00:42:31indemnisé
00:42:32en fonction du salaire
00:42:33antérieur
00:42:34dont la durée
00:42:35sera au choix
00:42:36du parent
00:42:36jusqu'à deux mois.
00:42:38J'aurais souhaité
00:42:39avoir votre avis
00:42:40sur cette proposition.
00:42:42Je vous remercie.
00:42:44Merci beaucoup,
00:42:45madame Amnan,
00:42:46pour le groupe
00:42:46La France Insoumise.
00:42:48Monsieur le président,
00:42:50monsieur et madame
00:42:51les co-rapporteurs,
00:42:52mes chers collègues,
00:42:53ce rapport
00:42:54sur les congés parentaux
00:42:55arrive à un moment décisif.
00:42:56Comme vous le savez,
00:42:58la natalité baisse,
00:42:59la précarité augmente
00:43:01et les femmes continuent
00:43:02de payer le prix fort
00:43:03de la maternité.
00:43:05Ce n'est plus
00:43:06une question technique,
00:43:07c'est un choix
00:43:08de société.
00:43:09Accompagner les parents
00:43:10ou les sacrifier
00:43:10au nom de la productivité.
00:43:13Aujourd'hui,
00:43:13nos congés parentaux
00:43:14ne garantissent
00:43:15ni égalité
00:43:16ni justice.
00:43:18Le congé maternité
00:43:19reste trop court,
00:43:20le congé paternité
00:43:21trop symbolique
00:43:22et le congé parental
00:43:24à 450 euros par mois
00:43:26est une incitation
00:43:27à la pauvreté.
00:43:29Résultat,
00:43:29moins de 15%
00:43:30des familles
00:43:31y ont recours
00:43:31et presque uniquement
00:43:32des femmes.
00:43:33Quand un enfant naît,
00:43:34c'est encore la mère
00:43:35qui s'efface.
00:43:37Dix ans après,
00:43:38une femme a perdu
00:43:38près de 40%
00:43:39de revenus
00:43:40par rapport
00:43:40à une collègue
00:43:41sans enfant.
00:43:42Voilà la pénalité maternelle.
00:43:45Pendant ce temps,
00:43:46les pères
00:43:46continuent leur carrière.
00:43:48Néanmoins,
00:43:49ce rapport
00:43:49propose des avancées.
00:43:51Allonger le congé maternité,
00:43:53rendre le congé
00:43:54du second parent
00:43:55obligatoire,
00:43:56mieux indemnisé
00:43:57et à terme
00:43:58aussi long
00:43:58que celui de la mère.
00:44:00Parce que l'égalité,
00:44:01ça s'organise.
00:44:03Refondons aussi
00:44:03le congé parental,
00:44:05plus court,
00:44:06mieux payé
00:44:06et partagé équitablement.
00:44:08Ce n'est pas du luxe,
00:44:09c'est une condition
00:44:10pour que les pères
00:44:11s'impliquent
00:44:11et que les mères
00:44:12gardent leur indépendance.
00:44:14Mais l'enjeu,
00:44:15c'est aussi le travail.
00:44:17La parentalité
00:44:18reste un motif
00:44:19de discrimination.
00:44:19Il faut la rendre
00:44:21inattaquable,
00:44:22former les dirigeants,
00:44:24négocier dans les entreprises
00:44:25et permettre
00:44:25un retour progressif
00:44:27choisi.
00:44:28Et sans mode d'accueil,
00:44:30les congés
00:44:30ne servent à rien.
00:44:32La France
00:44:32a perdu
00:44:33100 000 places
00:44:34chez les assistantes maternelles.
00:44:36Il faut investir
00:44:37massivement
00:44:38et créer
00:44:39les 200 000 places
00:44:41promises.
00:44:43Enfin,
00:44:43pensons aux mères seules
00:44:44trop souvent oubliées.
00:44:46Un statut spécifique
00:44:47est nécessaire.
00:44:48C'est une mesure
00:44:49de dignité,
00:44:50pas de charité.
00:44:52Ce rapport
00:44:52appelle à un vrai
00:44:53changement de paradigme.
00:44:55Faire de la naissance
00:44:56d'un enfant
00:44:56non plus une fracture,
00:44:58mais un moment
00:44:58protégé et reconnu.
00:45:00Réformer
00:45:00les congés parentaux.
00:45:02Ce n'est pas
00:45:02une affaire budgétaire,
00:45:04c'est un choix
00:45:04de société,
00:45:05un choix féministe.
00:45:06Parce que l'égalité
00:45:07entre les femmes
00:45:08et les hommes
00:45:09commence à la maternité
00:45:10et qu'un pays
00:45:11qui prépare l'avenir
00:45:12doit d'abord protéger
00:45:13ceux qui le font naître.
00:45:14Espérons que le budget
00:45:16Lecornu
00:45:17prendra en compte
00:45:17ses besoins,
00:45:18ce dont malheureusement
00:45:19je doute.
00:45:20Je vous remercie.
00:45:21Merci beaucoup.
00:45:22Joël Aviragné
00:45:23pour le groupe socialiste.
00:45:25Merci,
00:45:25M. le Président,
00:45:26Mme la rapporteure,
00:45:27M. le reporter,
00:45:28mes chers collègues.
00:45:29D'abord,
00:45:29remercier Céline,
00:45:30Thibault Marcinesse
00:45:31et Thibault Bazin
00:45:32pour leur travail
00:45:33approfondi et utile.
00:45:35En effet,
00:45:35leur rapport
00:45:36vient combler
00:45:36un angle mort
00:45:37de notre réflexion
00:45:38collective
00:45:39sur les politiques
00:45:40familiales,
00:45:41la petite enfance
00:45:42et surtout l'égalité
00:45:43entre les femmes
00:45:44et les hommes.
00:45:45Depuis 2022,
00:45:46on nous répète
00:45:47que l'égalité
00:45:48femmes-hommes
00:45:49est la grande cause
00:45:50du quinquennat.
00:45:51Pourtant,
00:45:52trois ans plus tard,
00:45:53les réformes structurantes
00:45:54se font attendre.
00:45:57Sur les congés parentaux
00:45:58en particulier,
00:45:59les annonces ont été
00:46:00nombreuses,
00:46:00mais rien n'a été mis en œuvre.
00:46:02Votre rapport
00:46:03le montre très bien,
00:46:04les dispositifs actuels
00:46:06sont éclatés,
00:46:07peu lisibles,
00:46:08faiblement indemnisés
00:46:09et surtout profondément
00:46:11inégalitaires.
00:46:14Les femmes
00:46:15prennent en moyenne
00:46:16128 jours
00:46:17de congés
00:46:17après une naissance,
00:46:18les hommes 23.
00:46:20Le congé parental
00:46:21est exercé
00:46:22à 94%
00:46:23par les femmes.
00:46:25Et ces interruptions
00:46:26ou réductions
00:46:27d'activité
00:46:28entraînent
00:46:29une perte
00:46:29de revenus
00:46:30estimée
00:46:31à près de 40%
00:46:32dans les 10 premières
00:46:33années
00:46:34suivant une naissance.
00:46:36Cela entretient
00:46:36durablement
00:46:37les écarts
00:46:37de rémunération
00:46:38de carrière
00:46:39et de retraite
00:46:40entre les femmes
00:46:41et les hommes.
00:46:42Ce rapport
00:46:43propose des pistes
00:46:44solides.
00:46:45Allongement
00:46:45du congé
00:46:46maternité,
00:46:47renforcement
00:46:47du congé
00:46:48du second parent,
00:46:50meilleure indemnisation
00:46:51du congé parental,
00:46:52inspiration du modèle
00:46:53suédois,
00:46:54reconnaissance
00:46:55du temps
00:46:55d'accueil
00:46:56du nourrisson
00:46:57comme un enjeu
00:46:58partagé
00:46:58entre les deux parents.
00:47:00Ce débat
00:47:01doit maintenant
00:47:02se traduire
00:47:02dans les actes.
00:47:04Les débats
00:47:04sur le projet
00:47:04de loi
00:47:05de financement
00:47:05de la sécurité sociale
00:47:07pour 2026
00:47:08arrivent
00:47:08dans quelques jours
00:47:09et nous aurons
00:47:10l'occasion
00:47:10d'y revenir.
00:47:12Il faudra
00:47:12que le gouvernement
00:47:13assume les choix
00:47:14budgétaires
00:47:15qu'exigent
00:47:16ces réformes.
00:47:17Enfin,
00:47:18je veux le dire,
00:47:18repenser les congés
00:47:19parentaux,
00:47:20ce n'est pas seulement
00:47:21améliorer un dispositif.
00:47:23Nous savons
00:47:23l'importance
00:47:24des mille premiers jours
00:47:25et la nécessité
00:47:26de sécuriser
00:47:27les enfants
00:47:27dans cette période
00:47:29de vulnérabilité.
00:47:31L'accompagnement
00:47:31des mille premiers jours
00:47:32joue un rôle majeur
00:47:33dans la lutte
00:47:34contre les inégalités
00:47:35sociales
00:47:36et les inégalités
00:47:37de santé.
00:47:38C'est un enjeu
00:47:39de justice sociale,
00:47:40d'égalité réelle,
00:47:42de soutien
00:47:42à la parentalité
00:47:43et de développement
00:47:45harmonieux des enfants.
00:47:46Je vous remercie.
00:47:48Merci beaucoup
00:47:49Madame Sylvie Benet
00:47:50pour la droite républicaine.
00:47:53Monsieur Avirandis,
00:47:54vous pouvez attendre
00:47:55votre micro ?
00:47:56Merci beaucoup.
00:47:58Merci Monsieur le Président,
00:48:00Monsieur le rapporteur,
00:48:01Madame la rapporteure.
00:48:03Merci tout d'abord
00:48:03de ce rapport
00:48:04de mission d'information
00:48:05sur les congés parentaux
00:48:06qui dressent un état
00:48:07des lieux aussi précis
00:48:08que complet.
00:48:09La loi Najavalo-Belkacem
00:48:11de 2014
00:48:12n'a pas porté ses fruits.
00:48:14Lors des débats
00:48:15avec les députés UMP
00:48:16à la suite
00:48:17de Claude Greff,
00:48:18Françoise Guégo
00:48:19ou encore
00:48:20l'ancien ministre
00:48:21Christian Jacob
00:48:21qui s'était élevé
00:48:22contre cette mesure
00:48:24qui s'imposait aux familles
00:48:25sans tenir compte
00:48:26des situations
00:48:26et souhaits de chacun.
00:48:28Madame la rapporteure,
00:48:29votre recommandation
00:48:30numéro 18
00:48:30visant à aligner
00:48:31la durée du congé
00:48:32du second parent
00:48:33sur la durée
00:48:34du congé de maternité
00:48:35afin de favoriser
00:48:37un partage équitable
00:48:38des tâches domestiques
00:48:39et parentables
00:48:40à l'arrivée de l'enfant.
00:48:42Il me semble négliger
00:48:43clairement le rôle
00:48:44de ce congé
00:48:45qui est aussi
00:48:46de préserver
00:48:46la santé de la mère.
00:48:48Je rappelle
00:48:48que le rôle du père
00:48:50est important
00:48:50pour soutenir
00:48:51et accompagner
00:48:51les différentes tâches
00:48:52du foyer.
00:48:53Vous l'avez rappelé
00:48:54dans votre rapport,
00:48:55le congé de maternité français
00:48:56est relativement
00:48:57bien indemnisé
00:48:58mais plus court
00:48:59que dans d'autres pays.
00:49:01Le congé de paternité
00:49:02est encore sous-utilisé
00:49:03et le congé parental
00:49:05l'ont faiblement rémunéré
00:49:07ne correspond pas
00:49:07aux besoins
00:49:08et attentes
00:49:09des familles.
00:49:10Il faut donc revoir
00:49:11les dispositifs actuels
00:49:12pour mieux garantir
00:49:13la protection
00:49:13de la santé maternelle,
00:49:17l'égalité professionnelle
00:49:18et l'accompagnement
00:49:19de la petite enfance.
00:49:20Dans le cadre
00:49:21du PLFSS pour 2026,
00:49:23le gouvernement
00:49:23semble se pencher
00:49:24sur ce dossier.
00:49:26J'aurais préféré
00:49:27un vrai débat d'ampleur
00:49:28sur cette question
00:49:29mais il y a urgence.
00:49:31Que préconisez-vous
00:49:32pour améliorer
00:49:32le dispositif proposé ?
00:49:34Merci.
00:49:38Merci.
00:49:39Marie-Charlotte Garin
00:49:40pour le groupe écologiste.
00:49:42Merci Monsieur le Président,
00:49:43Madame, Monsieur
00:49:44les rapporteurs,
00:49:45chers collègues.
00:49:46Il y a quelques semaines,
00:49:46une pluricultiste
00:49:47me racontait la détresse
00:49:48de nombreux jeunes parents
00:49:49qu'elle accompagne
00:49:50avec des mères
00:49:51laissées seules
00:49:51dès les premiers mois,
00:49:52des pères qui reprennent
00:49:53le travail,
00:49:53la boule au ventre
00:49:54et des bébés
00:49:55dont l'attachement se joue
00:49:56dans la course
00:49:56entre deux plannings.
00:49:57En 2025 encore,
00:49:59devenir parent
00:49:59peut être une épreuve
00:50:00genrée et inégalitaire.
00:50:03Ce rapport d'information
00:50:04et je remercie mes collègues
00:50:05pour leur travail
00:50:05a le mérite
00:50:06de poser un diagnostic lucide.
00:50:08Le congé parental
00:50:09tel qu'il existe aujourd'hui
00:50:10est injuste,
00:50:10mal indemnisé
00:50:11et massivement pris
00:50:12par les femmes
00:50:13avec à la clé
00:50:14des trajectoires professionnelles
00:50:15cassées,
00:50:16une dépendance économique
00:50:17et une charge mentale
00:50:18qui reste invisible
00:50:19mais bien réelle.
00:50:20Aujourd'hui,
00:50:2196% des congés parentaux
00:50:22sont pris par des femmes.
00:50:24Avec une indemnisation
00:50:24plafonnée à 429 euros,
00:50:26ce dispositif
00:50:27n'est plus un droit,
00:50:28c'est un abandon
00:50:28qui pousse 4 femmes
00:50:30sur 10
00:50:30à sortir de l'emploi.
00:50:32Nous, écologistes,
00:50:33défendons une réforme
00:50:33ambitieuse
00:50:34fondée sur l'égalité,
00:50:36l'émancipation
00:50:36et l'intérêt de l'enfant.
00:50:38Un congé pour le deuxième
00:50:39parent obligatoire
00:50:40aligné sur la durée
00:50:41du congé maternité
00:50:42puis un congé parentalité
00:50:44réellement partagé
00:50:45de 6 mois
00:50:46pour chaque parent
00:50:47non cessible
00:50:48et bien indemnisé.
00:50:50Et en réalité,
00:50:50chers collègues,
00:50:51ce n'est pas qu'un enjeu
00:50:52d'égalité,
00:50:53c'est aussi une exigence
00:50:54de santé publique.
00:50:55Du côté de la santé mentale
00:50:56des mères,
00:50:57en France,
00:50:57une jeune mère
00:50:58se suicide
00:50:59toutes les 3 semaines,
00:51:00soit 17 par an,
00:51:01faisant de ce drame
00:51:02la première cause
00:51:03de mortalité maternelle
00:51:04dans l'année
00:51:04qui suit l'accouchement.
00:51:06Du côté de la santé
00:51:07des enfants,
00:51:08on a d'un côté
00:51:08l'Organisation mondiale
00:51:09de la santé
00:51:10qui recommande
00:51:10l'allaitement exclusif
00:51:11les 6 premiers mois
00:51:12et puis les 1000 premiers jours
00:51:14dont on nous rappelle
00:51:15à juste titre
00:51:15sans cesse l'importance.
00:51:17Or,
00:51:17combien de femmes
00:51:18renoncent faute
00:51:19de conditions décentes ?
00:51:20Le congé parentale
00:51:21doit permettre
00:51:21à chaque enfant
00:51:22de grandir
00:51:23dans les meilleures conditions
00:51:23et à chaque parent
00:51:24de faire ses choix
00:51:25sans contrainte économique.
00:51:27Ne pas donner aux parents
00:51:28le droit de s'y engager
00:51:29pleinement,
00:51:29c'est créer dès le départ
00:51:30une inégalité de soins,
00:51:32d'attention
00:51:32et d'opportunités.
00:51:34À Lyon,
00:51:34nous avons déjà pu constater
00:51:35les bénéfices
00:51:36de l'arrangement
00:51:37du congé paternité
00:51:38à notre petite échelle
00:51:39puisque la mairie
00:51:39l'a porté pour ses agents
00:51:41à 10 semaines
00:51:41dès 2021.
00:51:43Évidemment,
00:51:44une telle réforme
00:51:45ne peut se réussir
00:51:46sans un plan massif
00:51:47pour la petite enfance,
00:51:49davantage de places
00:51:49en crèche,
00:51:50une revalorisation
00:51:51des métiers du soin,
00:51:53des conditions d'accueil dignes
00:51:54et un accompagnement
00:51:55renforcé pour les familles,
00:51:56en particulier monoparentales.
00:51:58On nous dira
00:51:59que ça coûte cher,
00:52:00mais ce qui coûte
00:52:01une fortune à la société,
00:52:02ce sont les inégalités
00:52:03que ce système perpétue.
00:52:05Le choix de l'égalité
00:52:06ne se discute pas
00:52:07au nom de la rigueur budgétaire,
00:52:09il s'impose
00:52:09au nom de la justice.
00:52:11Je vous remercie.
00:52:13Merci,
00:52:14Anne d'Ariance
00:52:14pour les démocrates.
00:52:15Merci,
00:52:17M. le Président,
00:52:18Mme,
00:52:19M. les rapporteurs,
00:52:19chers collègues.
00:52:20Je tiens d'abord
00:52:21à féliciter les rapporteurs
00:52:23pour leur travail
00:52:23extrêmement fourni
00:52:24et complet
00:52:25sur le sujet
00:52:25des congés parentaux
00:52:26et salue d'ailleurs
00:52:28le sens du timing
00:52:29de ce rapport.
00:52:30La conciliation
00:52:31entre vie familiale
00:52:32et vie professionnelle
00:52:33est un enjeu central
00:52:35dans notre politique familiale,
00:52:37sans aucun doute
00:52:37plus aujourd'hui
00:52:39qu'hier.
00:52:40Cette conciliation,
00:52:41elle ne revêt pas
00:52:42la même organisation
00:52:43ou définition
00:52:44selon les familles.
00:52:45Une politique familiale
00:52:46pertinente sur ce sujet
00:52:47doit offrir
00:52:48un cadre,
00:52:49une lisibilité
00:52:50et doit donner
00:52:51le choix aux familles,
00:52:52un vrai choix
00:52:52et non un choix
00:52:53subi.
00:52:55Comme vous,
00:52:55je partage ainsi
00:52:56la conviction
00:52:57qu'il est temps
00:52:57d'introduire
00:52:58un nouveau congé parental
00:52:59sur une période
00:52:59à déterminer
00:53:00et surtout mieux rémunérée.
00:53:02Et c'est également
00:53:03la piste retenue
00:53:03par le gouvernement
00:53:04à travers le congé
00:53:06supplémentaire de naissance
00:53:07qui sera débattu
00:53:08prochainement
00:53:09dans l'examen
00:53:10du PLFSS.
00:53:11Encore faut-il
00:53:12que ce congé
00:53:14soit accessible
00:53:14à tous
00:53:15et répondre
00:53:16à la demande
00:53:17et aux réalités
00:53:17des familles,
00:53:18ce qui ne semblait
00:53:19objectivement pas
00:53:20être le cas
00:53:21de la prépare
00:53:21au vu du nombre
00:53:22des bénéficiaires
00:53:23en chute
00:53:23depuis sa mise
00:53:24en place.
00:53:25La première cause
00:53:26probable,
00:53:27la faible rémunération
00:53:28de ce congé
00:53:28et sans doute
00:53:30une faible lisibilité
00:53:31également pour les familles.
00:53:33La question centrale,
00:53:34il me semble,
00:53:35est probablement
00:53:36de savoir
00:53:36quel doit être
00:53:37l'objectif
00:53:38premier
00:53:39de ce nouveau congé.
00:53:41Égalité
00:53:42homme-femme,
00:53:42point d'interrogation,
00:53:44ou présence
00:53:45parentale
00:53:47plus longue
00:53:47auprès de l'enfant
00:53:48dans les premiers mois,
00:53:50comme le soulignent
00:53:51les mille premiers jours.
00:53:54L'expérience prouve
00:53:55que parfois
00:53:56un objectif recherché
00:53:57n'est pas atteint.
00:53:59Donc,
00:54:00faire confiance,
00:54:01peut-être qu'il est temps
00:54:02aussi de faire confiance
00:54:03aux familles
00:54:03pour intégrer
00:54:05la parité
00:54:06recherchée.
00:54:08Ma question
00:54:08est la suivante.
00:54:10Ne faudrait-il pas
00:54:10dans un premier temps
00:54:11faire primer
00:54:12l'objectif
00:54:13d'une meilleure rémunération
00:54:14pour qu'un maximum
00:54:16de familles
00:54:17s'approprient
00:54:18ce nouveau congé,
00:54:19qu'il soit plus attractif
00:54:20pour les mères
00:54:20et pour les pères
00:54:21et avancer
00:54:23sur le sujet
00:54:24de la parité,
00:54:25je dirais,
00:54:26naturellement,
00:54:28faire confiance
00:54:28aux familles.
00:54:29Les femmes aspirent
00:54:30et elles le disent,
00:54:31les jeunes femmes aspirent
00:54:32et elles le disent
00:54:33à ne pas sacrifier
00:54:34leur carrière.
00:54:35Donc,
00:54:35c'est aussi une façon
00:54:36de faire confiance
00:54:37aux familles
00:54:40dans le choix
00:54:41qui serait le leur.
00:54:43Et j'aimerais aussi
00:54:43avoir votre avis
00:54:44sur la proposition
00:54:45du gouvernement
00:54:46qui envisage
00:54:47que chaque parent
00:54:48puisse prendre le congé
00:54:49simultanément
00:54:49ou en alternance.
00:54:51Est-ce que vous avez
00:54:52un point de vue
00:54:53sur ce sujet ?
00:54:55Merci.
00:54:56Nathalie Collin-Sterley
00:54:56pour le groupe Horizont.
00:54:58Oui, merci,
00:54:59M. le Président,
00:54:59Mme,
00:55:01M. les rapporteurs,
00:55:02mes chers collègues.
00:55:02Alors, ce rapport
00:55:03qui nous est présenté
00:55:04met en lumière
00:55:04un enjeu central
00:55:05pour nos politiques
00:55:06familiales,
00:55:07la conciliation
00:55:08entre la vie professionnelle
00:55:10et la vie parentale
00:55:11à travers le congé parental.
00:55:14Aujourd'hui encore,
00:55:15notre pays connaît
00:55:15des difficultés
00:55:16persistantes d'articulation
00:55:17entre le temps de travail
00:55:18et les responsabilités familiales.
00:55:20Les discriminations
00:55:21liées à la grossesse
00:55:22et à la parentalité
00:55:23demeurent trop fréquentes,
00:55:24représentant plus de 3%
00:55:26des saisines
00:55:26de la défenseur des droits.
00:55:28Alors, votre rapport
00:55:30le rappelle,
00:55:30toute réforme
00:55:31des congés parentaux
00:55:32doit s'inscrire
00:55:32dans une approche globale
00:55:34de la parentalité
00:55:35associant réforme du congé,
00:55:37développement du service public
00:55:38de la petite enfance,
00:55:39meilleure information
00:55:40des parents
00:55:41sur leurs droits
00:55:42et notamment au sein
00:55:43du parcours
00:55:43des 1 000 premiers jours.
00:55:45Notre groupe
00:55:45partage cette vision d'ensemble
00:55:47et salue
00:55:48plusieurs orientations
00:55:49fortes
00:55:49de votre rapport.
00:55:50L'allongement proposé
00:55:52de deux semaines
00:55:53du congé de maternité
00:55:54post-natale
00:55:54pour rapprocher
00:55:55la France
00:55:55des standards européens
00:55:57et le renforcement
00:55:58du dialogue social
00:55:59afin de diffuser
00:56:00dans les entreprises
00:56:00de bonnes pratiques
00:56:01permettant de faciliter
00:56:02les transitions
00:56:03avant et après
00:56:04un congé.
00:56:05Puis également,
00:56:07M. Bazin,
00:56:07vous le disiez,
00:56:08plus de flexibilité
00:56:09et de fractionnement.
00:56:11Alors, je souhaitais,
00:56:12comme beaucoup de mes collègues
00:56:13interroger les rapporteurs
00:56:15sur le point suivant,
00:56:17au regard de vos constats
00:56:18et de vos préconisations,
00:56:19considérez-vous
00:56:20que celles-ci
00:56:21vont dans le sens
00:56:22de l'article 42
00:56:23du PLFSS 2026
00:56:25que nous avons reçu hier.
00:56:27Cet article propose
00:56:28la création
00:56:28d'un congé supplémentaire
00:56:29de naissance
00:56:30indemnisé
00:56:31par la Sécurité sociale
00:56:32d'un ou deux mois,
00:56:34pris simultanément
00:56:35ou alternativement
00:56:36par chacun des parents
00:56:37et ouvre une réflexion
00:56:38plus large
00:56:39sur la refonte
00:56:40du congé parental
00:56:41d'éducation
00:56:41et de la prépare.
00:56:43Partagez-vous
00:56:44l'idée
00:56:44que cette mesure
00:56:45puisse répondre
00:56:46efficacement
00:56:47aux enjeux démographiques,
00:56:49à l'égalité professionnelle
00:56:50et aux difficultés
00:56:51persistantes
00:56:51de conciliation
00:56:52entre vie familiale
00:56:54et professionnelle
00:56:54tout en renforçant
00:56:56l'implication
00:56:57des pères.
00:56:58Je vous remercie.
00:56:58Très bien, merci.
00:57:01Comme je n'ai qu'un seul orateur
00:57:02qui s'est inscrit,
00:57:03je propose de donner la parole
00:57:04tout de suite
00:57:04à Adrien Clouet
00:57:05et puis ensuite
00:57:06de vous donner
00:57:07un,
00:57:08il y en a d'autres.
00:57:09Il y a plusieurs autres
00:57:10qui souhaitent intervenir ?
00:57:12Non ?
00:57:12Alors, M. Diffilippo,
00:57:13ensuite,
00:57:13puis ensuite,
00:57:14je vous rentrerai la parole.
00:57:15C'est peut-être mieux
00:57:15de grouper les réponses.
00:57:18M. Clouet.
00:57:19Merci beaucoup,
00:57:21M. le Président.
00:57:21Merci beaucoup
00:57:22à nos deux collègues
00:57:23qui rendent une mission
00:57:24d'information
00:57:24qui est très bien,
00:57:25très utile,
00:57:26qui plaide effectivement
00:57:27de manière,
00:57:27je pense,
00:57:28assez consensuelle,
00:57:29presque consensuelle,
00:57:30pour allonger
00:57:31la durée de ces congés,
00:57:32pour les démocratiser,
00:57:33pour les égaliser
00:57:34entre les parents.
00:57:35Beaucoup d'éléments
00:57:36sur lesquels on peut se retrouver
00:57:37à la fois pour des préoccupations
00:57:39de santé publique
00:57:39et d'équilibre
00:57:40vie professionnelle
00:57:41et vie familiale.
00:57:42Mais dans le même temps,
00:57:43il y a un élément,
00:57:44il me semble,
00:57:44qu'il faudrait discuter ensemble.
00:57:45C'est le document
00:57:46qu'on a reçu hier,
00:57:47le projet de loi de financement
00:57:48de la Sécurité sociale
00:57:49de M. Lecornu,
00:57:50dont le collègue Bazin
00:57:51a parlé rapidement tout à l'heure,
00:57:52mais sans s'attarder
00:57:53sur l'article 28,
00:57:55que vous aurez évidemment
00:57:56dans votre grande sagacité noté,
00:57:57puisque cet article supprime
00:57:58la visite médicale de reprise
00:58:00après un congé maternité.
00:58:01Il me semble qu'on devrait peut-être
00:58:02en discuter ici,
00:58:03aujourd'hui,
00:58:04dans ce cadre-là,
00:58:05puisqu'une jeune mère
00:58:05devrait désormais retourner
00:58:06travailler sans visite médicale.
00:58:08L'objectif
00:58:09qui est assigné
00:58:10à cet article numéro 28,
00:58:11c'est de faire des économies,
00:58:12diminuer le nombre des examens
00:58:14et baisser les indemnités versées,
00:58:16ce qui signifie
00:58:16que la santé des jeunes mères
00:58:17devient une variante
00:58:18d'ajustement budgétaire
00:58:19dans cette commission,
00:58:20enfin, dans ce gouvernement en tout cas.
00:58:22J'espère que cette commission
00:58:22rejettera évidemment le texte.
00:58:24Et pour rebondir
00:58:25sur les propos
00:58:26de la collègue Garin
00:58:27en l'espèce,
00:58:28on le sait,
00:58:29les mères d'un enfant en bas âge,
00:58:30elles sont doublement exposées
00:58:32aux discriminations
00:58:33dans le monde du travail.
00:58:33Elles sont surexposées
00:58:34à des risques,
00:58:34par exemple les chutes de plein pied.
00:58:3617% d'entre elles
00:58:37présentent des signes majeurs
00:58:39de syndrome dépressif
00:58:40après l'accouchement.
00:58:41Tandis qu'en plus,
00:58:42les accidents du travail
00:58:43progressent chez les femmes.
00:58:44C'est plus 40%
00:58:45depuis l'an 2000.
00:58:47Par ailleurs,
00:58:47les maladies professionnelles,
00:58:48on le sait,
00:58:49ont aussi étendu leur emprise
00:58:50sur les femmes salariées,
00:58:51notamment via les troubles
00:58:52musculosquelétiques ou cutanés.
00:58:54Par ailleurs,
00:58:55et je finis là-dessus,
00:58:56nombre d'équipements de protection
00:58:57demeurent aujourd'hui
00:58:58largement pensés exclusivement
00:59:00pour les corps des salariés hommes,
00:59:02notamment taille,
00:59:03corpulence,
00:59:03je pense à toutes ces entreprises
00:59:04qui n'ont que des gants
00:59:05taille L, par exemple,
00:59:06pour la protection des salariés.
00:59:08Bref,
00:59:08il me semble
00:59:09qu'il y a une contradiction forte.
00:59:10On ne peut pas saluer
00:59:10le très bon rapport
00:59:12que vous nous rendez aujourd'hui,
00:59:13et je le salue,
00:59:14et en même temps,
00:59:15un budget le corps nu
00:59:16qui s'apprête à faire
00:59:16tout l'inverse.
00:59:18Et donc,
00:59:18en conséquence,
00:59:19d'abord,
00:59:19j'espère qu'évidemment,
00:59:20on luttera contre l'article 28
00:59:21et qu'on maintiendra
00:59:23la visite médicale obligatoire
00:59:24de retour de congé mat.
00:59:25Et puis,
00:59:26si jamais vous n'êtes pas sûr,
00:59:27il y a une option,
00:59:28c'est de censurer le gouvernement
00:59:28demain matin.
00:59:32La minute de publicité.
00:59:35Monsieur Di Philippot.
00:59:36Merci beaucoup,
00:59:37monsieur le Président.
00:59:38Merci aux deux rapporteurs
00:59:39pour ce qu'ils nous ont présenté.
00:59:42La branche famille
00:59:43de la sécurité sociale
00:59:44a la particularité.
00:59:46Ce n'est pas forcément
00:59:46une bonne nouvelle,
00:59:47j'y reviendrai,
00:59:47par rapport aux autres,
00:59:49à être la seule,
00:59:50à être capable
00:59:51de dégager un excédent,
00:59:52notamment dans les années
00:59:53qui viennent.
00:59:54Je dis que ce n'est pas
00:59:54une bonne nouvelle
00:59:55parce que ça traduit,
00:59:56malheureusement,
00:59:57la baisse de la natalité.
00:59:58On parle aujourd'hui,
00:59:59j'ai entendu,
00:59:591,6 enfants par femme,
01:00:01quasiment.
01:00:01On va tomber,
01:00:02sans doute,
01:00:02si on suit la tendance
01:00:03des autres pays,
01:00:04vers les 1,4 enfants par femme.
01:00:06Donc,
01:00:06le sujet aujourd'hui
01:00:07de la démographie
01:00:07qui était encore tabou
01:00:09il y a quelques années
01:00:10qui,
01:00:11même dans certains groupes
01:00:13de cette assemblée,
01:00:14reste tabou
01:00:15parce qu'ils considèrent
01:00:17que c'est une injonction
01:00:17à la maternité.
01:00:18Non,
01:00:19c'est l'avenir
01:00:19de notre société.
01:00:21Donc,
01:00:22les projets familiaux
01:00:22doivent rester
01:00:23au cœur
01:00:24de nos politiques.
01:00:27Il y a un point de vue
01:00:27que je ne partage pas,
01:00:28c'est celui de la lutte
01:00:29contre le non-recours.
01:00:30Il faut toujours garder,
01:00:31quand même,
01:00:32dans les politiques
01:00:33et dans les choses
01:00:33qu'on essaye de mettre en place,
01:00:34cette notion de liberté,
01:00:36liberté de s'organiser
01:00:37au sein du couple,
01:00:38liberté de,
01:00:39voilà,
01:00:39et donc peut-être envisager
01:00:40qu'il y ait peut-être
01:00:41plus de souplesse,
01:00:42mieux rémunéré,
01:00:43plus court,
01:00:44mais choisir,
01:00:44avoir davantage de souplesse
01:00:45sur le moment
01:00:46auquel on souhaite
01:00:48accéder à ce congé parental
01:00:52parce que les vies d'aujourd'hui
01:00:54s'organisent
01:00:55selon des rythmes
01:00:55bien,
01:00:56bien,
01:00:56bien différents
01:00:57de ce qu'on a pu connaître,
01:00:59de ce qu'ont pu connaître
01:00:59les générations précédentes.
01:01:02Voilà,
01:01:02donc juste attirer
01:01:02votre attention là-dessus.
01:01:04Oui,
01:01:05pourquoi pas plus court,
01:01:06pourquoi pas mieux rémunérer
01:01:07parce que c'est quand même
01:01:08un sacrifice économique
01:01:09qui est important.
01:01:10Les moyens sont là
01:01:11au niveau de la branche famille.
01:01:12Si ça demande des arbitrages
01:01:13par ailleurs,
01:01:13il faut être prêt
01:01:14à les assumer.
01:01:15Mais si on ne redresse
01:01:16pas la démographie,
01:01:17l'avenir du pays
01:01:18est relativement,
01:01:19relativement sombre.
01:01:21Et en tout cas,
01:01:22j'insiste là-dessus,
01:01:23quoi quels que soient
01:01:24les dispositifs
01:01:25vers lesquels on va,
01:01:26toujours donner
01:01:26un maximum de liberté,
01:01:28un maximum de souplesse
01:01:29et ne pas avoir
01:01:30de jugement
01:01:30sur la manière
01:01:31dont souhaitent s'organiser
01:01:32les familles
01:01:33de nos concitoyens.
01:01:33Merci à vous tous.
01:01:36Je vais vous donner
01:01:37la parole,
01:01:39Madame,
01:01:39Monsieur les rapporteurs.
01:01:40Qui est-ce qui veut commencer ?
01:01:42Allez,
01:01:42Madame Thiebaud-Martinez.
01:01:44Merci,
01:01:45Monsieur le Président.
01:01:46Merci à vos collègues
01:01:47pour leur retour,
01:01:49leurs questions,
01:01:50leurs remarques.
01:01:50sur la proposition
01:01:53qui a été faite,
01:01:54qui est formulée
01:01:55par le gouvernement
01:01:56dans le PLFSS
01:01:57dont l'examen commence
01:01:59là aujourd'hui,
01:02:01je pense,
01:02:01oui,
01:02:02à partir de maintenant,
01:02:03la semaine prochaine.
01:02:05Moi,
01:02:06je ne vais pas rentrer
01:02:06dans le détail
01:02:07de la mesure
01:02:08parce que je trouve
01:02:09la manière de procéder
01:02:11assez étonnante.
01:02:12Après,
01:02:12je laisserai mon collègue
01:02:13s'exprimer.
01:02:15Nous avons commencé
01:02:16les travaux
01:02:16pour ce rapport,
01:02:18pour cette mission
01:02:18d'information en mars.
01:02:20Nous avons évidemment
01:02:21sollicité un certain
01:02:22nombre de ministres
01:02:23pour qu'ils viennent
01:02:24nous dire
01:02:25ce qu'ils pensent
01:02:25des congés parentaux
01:02:26et qu'ils viennent
01:02:27répondre à nos questions.
01:02:29Aucun d'eux
01:02:29n'a jugé utile
01:02:31et pertinent
01:02:31de se rendre
01:02:33devant la mission
01:02:33d'information.
01:02:35Je trouve
01:02:36qu'aujourd'hui,
01:02:37on a cette proposition
01:02:38qui arrive
01:02:39sans même
01:02:40avoir de sollicitation
01:02:41des rapporteurs
01:02:42alors que
01:02:43je pense que
01:02:44le fait que l'article
01:02:45arrive hier
01:02:45n'est pas sans lien
01:02:47avec la présentation
01:02:48d'aujourd'hui.
01:02:49Je trouve cette manière
01:02:50de procéder
01:02:51un peu surprenante
01:02:52et j'aimerais,
01:02:54en tout cas j'espère
01:02:54qu'à un moment
01:02:55ou à un autre,
01:02:56les ministres
01:02:56qui sont à l'initiative
01:02:57de cet article
01:02:58auront la politesse
01:02:59peut-être
01:03:00de nous solliciter
01:03:01ou au moins
01:03:02de regarder
01:03:02nos travaux.
01:03:04Donc, Thibaut,
01:03:05je te laisserai dire
01:03:06peut-être sur le fond
01:03:08de la proposition.
01:03:10Ensuite,
01:03:10sur les remarques
01:03:12que vous avez faites
01:03:13concernant
01:03:14le choix
01:03:15qu'on doit laisser
01:03:17aux femmes
01:03:17et la liberté
01:03:18qu'on doit laisser
01:03:19aux parents.
01:03:20Dans les propositions
01:03:21que nous avons faites,
01:03:22dans les remarques
01:03:23que nous faisons
01:03:24et dans les propositions
01:03:25que j'ai formulées
01:03:26en tant que co-rapporteur,
01:03:29ce qu'il faut bien noter,
01:03:31ce qu'il faut bien relever,
01:03:32c'est que
01:03:32le seul choix
01:03:33qui existe aujourd'hui,
01:03:36c'est le choix du père.
01:03:37Une mère,
01:03:38lorsqu'elle est enceinte,
01:03:40n'a pas de choix.
01:03:41Elle va prendre
01:03:41son congé maternité
01:03:42et parce qu'elle est une mère,
01:03:45elle va s'occuper
01:03:45de son enfant.
01:03:46Et ce fait-là,
01:03:49c'est une réalité
01:03:50à laquelle,
01:03:51d'une certaine façon,
01:03:52elle ne peut pas échapper.
01:03:53Et lorsqu'elle y échappe,
01:03:54c'est toute la société
01:03:55qui vient lui rappeler
01:03:56quelles sont ses obligations
01:03:58et c'est principalement
01:03:59des obligations morales.
01:04:02Vous avez quasiment tous
01:04:03cité le programme
01:04:04d'accompagnement des parents
01:04:06dans le cadre des 1000 jours.
01:04:07En relevant le fait
01:04:08qu'il est important
01:04:09qu'un enfant
01:04:10puisse disposer
01:04:11de l'amour,
01:04:13de l'accompagnement,
01:04:14de la présence
01:04:15de ces deux parents
01:04:16pendant son plus jeune âge.
01:04:19Comment peut-on imaginer
01:04:20que cet objectif-là
01:04:23de présence des parents
01:04:25auprès d'un enfant
01:04:25soit atteint
01:04:26dès lors qu'il n'y a pas
01:04:27d'obligation ?
01:04:29Puisqu'aujourd'hui,
01:04:29nous constatons
01:04:30que l'absence d'obligation
01:04:31fait que les parents
01:04:33et en particulier
01:04:34les hommes,
01:04:35celui qui n'a pas d'obligation,
01:04:37celui qui a un congé facultatif,
01:04:39retourne assez rapidement
01:04:41en emploi.
01:04:43Et en plus,
01:04:45le fait qu'il y ait
01:04:46ce caractère
01:04:47non obligatoire
01:04:48pour les pères,
01:04:49moi, je le redis
01:04:50et je pense qu'il n'y a pas
01:04:51un objectif
01:04:52aux congés parentaux.
01:04:53Il y en a forcément deux.
01:04:54C'est l'intérêt de l'enfant
01:04:55et c'est l'égalité
01:04:56entre les femmes
01:04:56et les hommes.
01:04:58Si dans une entreprise,
01:04:59vous avez un salarié
01:05:00qui, par exemple,
01:05:02n'a aucun congé payé
01:05:03et si vous avez
01:05:04un autre salarié
01:05:04qui a plein de congés payés,
01:05:06on peut imaginer
01:05:06que son employeur
01:05:07ou son supérieur,
01:05:08il va privilégier
01:05:09l'employé qui n'a pas
01:05:10de congés payés.
01:05:11La situation aujourd'hui
01:05:12des congés parentaux,
01:05:13c'est exactement ça.
01:05:14Vous avez des employés
01:05:15parce qu'elles sont femmes,
01:05:16parce que potentiellement
01:05:17elles peuvent avoir
01:05:17un enfant
01:05:18qui vont se voir
01:05:19pas forcément proposer
01:05:21des propositions,
01:05:22pas forcément proposer
01:05:23de nouvelles responsabilités
01:05:26et vous avez des hommes
01:05:27parce qu'on sait
01:05:27qu'ils ont cette souplesse,
01:05:28parce qu'on sait
01:05:29qu'eux,
01:05:29ils ont cette liberté
01:05:30qui vont continuer
01:05:31leur carrière professionnelle
01:05:32sans aucune difficulté.
01:05:33Donc sur la liberté,
01:05:36sur le libre choix,
01:05:38je pense qu'il ne faut pas
01:05:39considérer que ce sont
01:05:40les femmes qui ont le choix.
01:05:41Ce n'est pas vrai.
01:05:41Ceux qui ont le choix
01:05:42aujourd'hui,
01:05:43ce sont les hommes
01:05:44et c'est la raison
01:05:44pour laquelle,
01:05:45parmi les propositions,
01:05:46il y a l'idée
01:05:47de formuler
01:05:48un congé parental
01:05:50qui soit porté
01:05:52et qui soit obligatoire
01:05:53pour les deux parents
01:05:54et ce congé,
01:05:56il pourrait être fractionnable,
01:05:58il pourrait être utilisé
01:05:59à différents moments,
01:06:00mais qu'il soit équivalent
01:06:01pour chacun des parents
01:06:04parce que c'est comme ça
01:06:05qu'on tendra
01:06:05vers l'égalité professionnelle.
01:06:14Merci à tous
01:06:15pour vos propos.
01:06:18Des réponses
01:06:19tout d'abord
01:06:19un peu techniques
01:06:21par rapport
01:06:21aux premières questions
01:06:22qui ont été posées.
01:06:23Je pense à Adrien Clouet
01:06:24sur l'article 28
01:06:26du PLFSS
01:06:28qui n'est pas l'objet
01:06:28de notre rapport.
01:06:30Tout d'abord,
01:06:32on n'a pas de données.
01:06:33Je vous le dis,
01:06:34on n'a pas de données
01:06:35sur cette visite
01:06:39de reprise du travail
01:06:40après un congé maternité.
01:06:43Et donc,
01:06:43on ne supprime pas la visite,
01:06:44on supprime l'obligation.
01:06:46Il y a toujours
01:06:47cette faculté.
01:06:48Je préfère apporter
01:06:48cette nuance.
01:06:50Angélie Crank,
01:06:52tout à l'heure,
01:06:52a questionné
01:06:53la situation
01:06:54des familles monoparentales.
01:06:55notre rapport
01:06:56le prend bien en compte,
01:06:58page 133.
01:07:01Donc,
01:07:01on l'a bien intégré.
01:07:05Plusieurs,
01:07:05d'un côté,
01:07:06sont revenus
01:07:08sur,
01:07:10j'allais dire,
01:07:12la question
01:07:12qui est portée
01:07:14avec force
01:07:15par ma co-rapporteure
01:07:16sur les qualités.
01:07:19Je pense
01:07:19à Zahia Hamdan
01:07:21ou Marie-Charlotte Garin.
01:07:25C'est vrai
01:07:25qu'on a
01:07:26cette nuance
01:07:27entre les deux
01:07:27co-rapporteurs
01:07:28que vous avez observés.
01:07:31Moi,
01:07:31je suis plutôt
01:07:31pour la liberté.
01:07:33Elle est plutôt
01:07:34pour l'égalité.
01:07:36Et donc,
01:07:36on a distingué
01:07:37parmi les nombreuses
01:07:38recommandations.
01:07:39Il y a,
01:07:40sur ce point-là,
01:07:42des recommandations
01:07:42qui nous distinguent
01:07:44puisque
01:07:44ma co-rapporteure
01:07:47s'est appropriée
01:07:47les recommandations
01:07:4817 et 18
01:07:49et 34.
01:07:50et de mon côté,
01:07:52je suis plus
01:07:53sur une notion
01:07:54de liberté.
01:07:55On vous l'a dit
01:07:56de manière
01:07:57très transparente
01:07:58et donc,
01:07:59je rejoins
01:08:00le questionnement
01:08:01qui a pu être posé
01:08:01par Nathalie Colin-Austerlet
01:08:03et par Fabien
01:08:05Di-Philippe-Pau
01:08:06par rapport
01:08:07à ce sujet.
01:08:08Vous êtes
01:08:09très nombreux
01:08:10à avoir questionné
01:08:12ce qui est
01:08:13dans le PLFSS
01:08:13actuel.
01:08:15Alors,
01:08:15Anne Bergens nous dit
01:08:16vous avez eu le sens
01:08:16du timing.
01:08:17Je vous dirais
01:08:18qu'on a plutôt
01:08:18une grande frustration.
01:08:20Je vais vous dire
01:08:20de manière
01:08:21très transparente.
01:08:23On devait auditionner
01:08:24les différents ministres
01:08:25la semaine
01:08:28du 8 septembre.
01:08:31Et donc,
01:08:32notre rapport
01:08:32vous est présenté
01:08:36sans l'audition
01:08:37des ministres
01:08:38dans...
01:08:40Voilà.
01:08:40Mais on a eu
01:08:41quand même
01:08:41un courrier
01:08:42nous précisant
01:08:44les intentions
01:08:45sur ce qui est prévu
01:08:47finalement
01:08:48dans le PLFSS
01:08:49et qui globalement
01:08:50reprend.
01:08:51Alors,
01:08:51qu'est-ce qui est prévu
01:08:52dans le PLFSS ?
01:08:53Ce fameux article 42,
01:08:56c'est deux mois
01:08:57supplémentaires
01:08:58en option
01:08:59pour les mères
01:09:00et pour les pères
01:09:02s'ils le veulent
01:09:04dans les neuf mois
01:09:06et indemnisés
01:09:08en fonction du salaire.
01:09:1070% le premier mois,
01:09:12ce qui correspond grosso modo
01:09:13à 70% du net,
01:09:15ce qui correspond
01:09:16à 55% du brut,
01:09:1760% le deuxième mois,
01:09:20ce qui correspond
01:09:21à du net
01:09:22et 47% du brut.
01:09:26Alors,
01:09:27vous vous dites,
01:09:28est-ce que ça correspond
01:09:29à nos attentes ?
01:09:30Il y a un allongement
01:09:31d'une manière
01:09:32ou d'une autre
01:09:33et ça,
01:09:33c'est plutôt
01:09:34une réponse
01:09:35aux besoins exprimés
01:09:36par les familles.
01:09:37Il est mieux indemnisé.
01:09:39Donc,
01:09:40pour moi,
01:09:40ça favorisera
01:09:41un meilleur recours
01:09:42puisqu'on a identifié
01:09:44dans les différentes auditions
01:09:45qu'un des principaux freins
01:09:47et le fait
01:09:47qu'il y avait
01:09:48une perte très importante
01:09:49de ressources
01:09:50pour le foyer.
01:09:53Après,
01:09:53on a la question
01:09:54du fait
01:09:57que
01:09:57est-ce que c'est fractionnable
01:09:58ou pas ?
01:09:59Nadia Ycolin-Osterlet
01:10:00l'a mentionné.
01:10:02Moi,
01:10:02je plaide
01:10:03pour que ça soit
01:10:03davantage fractionnable.
01:10:05Ce qui est proposé
01:10:05aujourd'hui,
01:10:06c'est que ça ne soit
01:10:07pas fractionnable.
01:10:08C'est-à-dire que
01:10:09si on prend
01:10:09ces congés
01:10:10tels que proposés
01:10:12dans le PLFSS
01:10:13tel qu'il est écrit,
01:10:14c'est en un seul coup.
01:10:15On n'a pas
01:10:16cette possibilité
01:10:17de fractionner.
01:10:17Pourtant,
01:10:18on a entendu
01:10:18un certain nombre
01:10:19de nos interlocuteurs
01:10:21appeler à davantage
01:10:22de flexibilité
01:10:25par rapport
01:10:27à ce point-là.
01:10:28Joël Avier-Agné
01:10:30à un moment
01:10:31a attiré notre attention
01:10:33sur les parents
01:10:35et les enfants
01:10:36vulnérables.
01:10:37C'est vrai que moi,
01:10:38j'ai eu une frustration
01:10:38et ma co-rapporteure
01:10:40plusieurs fois m'a dit
01:10:41« mais c'est une
01:10:43de tes attentes,
01:10:43on ne l'a pas encore
01:10:44traité,
01:10:44on ne l'a pas encore
01:10:45traité »
01:10:45et je la remercie.
01:10:46C'est notamment
01:10:47les parents
01:10:48qui ont des enfants
01:10:48en situation de handicap.
01:10:50Et cette question
01:10:51des congés,
01:10:52elle est totalement
01:10:53appréhendée
01:10:53de manière différente
01:10:54pour ces familles
01:10:56et c'est un peu
01:10:56une frustration pour nous.
01:10:58La deuxième frustration
01:10:59à titre personnel,
01:11:00c'est les familles
01:11:02qui accueillent
01:11:03un troisième enfant.
01:11:04Et on le voit bien
01:11:05dans le parcours
01:11:06de ces familles-là,
01:11:07les questions matérielles,
01:11:10les questions d'organisation
01:11:11sont assez différentes
01:11:13et c'est vrai
01:11:13que la question des congés
01:11:14doit être aussi appréhendée
01:11:17pour s'adapter
01:11:17à leurs besoins.
01:11:21Marie-Charlotte Garin
01:11:22évoquait un sujet
01:11:23très important
01:11:25celui de la santé mentale
01:11:27et avec cette difficulté
01:11:29qui a été mentionnée
01:11:30et qu'on a traité.
01:11:32Alors, ce n'était pas
01:11:32l'objet même,
01:11:34mais c'est une des questions
01:11:35et notamment
01:11:35dans ce soutien,
01:11:37notamment pour les mères
01:11:37après la naissance,
01:11:39avec des besoins
01:11:40de ne pas être seul
01:11:42parce que,
01:11:43voilà,
01:11:44je ne suis pas une femme,
01:11:45vous l'avez constaté,
01:11:47je suis un homme.
01:11:49Pour autant,
01:11:49je mesure
01:11:55le besoin
01:11:57de présence
01:11:59et d'accompagnement
01:12:00et on le voit bien,
01:12:02cet accompagnement
01:12:02avant,
01:12:04pendant,
01:12:05après
01:12:05a été souligné
01:12:07à maintes reprises.
01:12:11Alors,
01:12:12il y a une question
01:12:13posée par Anne Bergantz,
01:12:15simultanément
01:12:15ou séparément.
01:12:18Moi,
01:12:19ma conviction
01:12:20et c'est un des principes
01:12:23de notre politique familiale,
01:12:24c'est le libre choix.
01:12:25Libre choix,
01:12:25d'ailleurs,
01:12:26du mode de garde
01:12:26en accueil collectif,
01:12:28en accueil individuel.
01:12:29Alors,
01:12:29parfois,
01:12:29c'est subi
01:12:30et d'ailleurs,
01:12:31on manque énormément
01:12:32de données.
01:12:33Est-ce que c'est subi
01:12:34ou est-ce que c'est choisi ?
01:12:37Et c'est une des principales
01:12:38frustrations
01:12:38de nos auditions.
01:12:42C'est qu'on manque
01:12:43de données
01:12:43sur le caractère
01:12:45de satisfaction
01:12:47par rapport
01:12:48aux besoins
01:12:48et aux attentes
01:12:49des parents.
01:12:50Et finalement,
01:12:51est-ce qu'on n'est pas là aussi
01:12:51pour répondre aux besoins
01:12:52et aux attentes des parents ?
01:12:54Et donc,
01:12:54simultanément
01:12:55ou séparément,
01:12:56moi,
01:12:56je suis plutôt favorable
01:12:58à ce caractère,
01:13:00à cette option
01:13:01qui est laissée.
01:13:02C'est une des nuances
01:13:03entre nous deux
01:13:04et qu'on vous a présentée
01:13:05de manière
01:13:05assez transparente
01:13:07par rapport
01:13:08à la liberté
01:13:09des couples.
01:13:12Et,
01:13:12pour conclure,
01:13:14est-ce que
01:13:16cette mesure
01:13:16prévue dans le PLFSS
01:13:17va relancer
01:13:18totalement la natalité ?
01:13:21Non.
01:13:23Ça ne suffit pas.
01:13:25Et ce n'est pas
01:13:26une mesure
01:13:26que pour la natalité.
01:13:28D'ailleurs,
01:13:28c'est une question
01:13:29de considération
01:13:30pour les familles
01:13:31avec enfants.
01:13:32Il y a des questions,
01:13:33d'ailleurs,
01:13:33les études
01:13:34qu'on a pu parcourir
01:13:35sur les questions
01:13:36de pouvoir d'achat,
01:13:37sur les questions
01:13:38de conciliation,
01:13:39qui ne s'arrêtent pas
01:13:40qu'au milieu
01:13:40le premier jour,
01:13:41qui sont tout au long
01:13:42de la vie.
01:13:44D'ailleurs,
01:13:44on dit,
01:13:45il y a l'adage,
01:13:47petit enfant,
01:13:48petit souci,
01:13:48grand enfant,
01:13:49grand souci.
01:13:51Et certains
01:13:52ont des enfants
01:13:52plus âgés
01:13:53que les miens.
01:13:54Et on mesure aussi
01:13:55que le besoin
01:13:56d'accompagnement
01:13:56et d'attente
01:13:57est aussi important.
01:13:59Mais,
01:14:00alors là,
01:14:00c'est plus ma casquette
01:14:01de rapporteur général,
01:14:04c'est que
01:14:04je suis convaincu
01:14:05que la pérennité
01:14:06de notre modèle
01:14:07de protection sociale,
01:14:08il tient sur deux vecteurs.
01:14:09à court terme,
01:14:10le taux d'emploi
01:14:10et à long terme,
01:14:12le renouvellement
01:14:13des générations.
01:14:14Et qu'on ne pourra pas
01:14:15maintenir notre système
01:14:16par répartition
01:14:17si on n'a pas
01:14:18un modèle
01:14:20par répartition.
01:14:21Mais,
01:14:21une des grandes frustrations,
01:14:23parce qu'on parle
01:14:23beaucoup de finances,
01:14:24de compensation,
01:14:26la politique familiale,
01:14:27elle n'est pas que
01:14:27pour compenser
01:14:28des pertes
01:14:30ou des coûts.
01:14:32Je pense aussi
01:14:33que quand on est parent,
01:14:34il y a une joie profonde
01:14:35et un épanouissement
01:14:37à pouvoir donner la vie,
01:14:39à pouvoir accueillir la vie,
01:14:40à pouvoir faire grandir
01:14:41des enfants
01:14:42et les aider,
01:14:44les accompagner.
01:14:45Et on a eu
01:14:46de beaux témoignages aussi
01:14:47dans nos auditions
01:14:48par rapport à ça.
01:14:49Alors,
01:14:49le rapport
01:14:50est très technique
01:14:51et très financier,
01:14:52mais on ne peut pas
01:14:54omettre
01:14:54cette dimension
01:14:55profondément humaine.
01:14:57Et c'est peut-être
01:14:57notre commission
01:14:58qui a peut-être
01:14:59le plus
01:15:01cette dimension humaine
01:15:02à apporter
01:15:03et c'est ce qui nous
01:15:04réjouit tous
01:15:04d'être ici.
01:15:05Très bien.
01:15:08Merci à vous deux.
01:15:09Je crois qu'on arrive
01:15:11au terme
01:15:11de l'examen
01:15:13à votre rapport.
01:15:13Merci pour le travail fait.
01:15:17Donc,
01:15:18mes chers collègues,
01:15:19nous nous retrouvons
01:15:20maintenant
01:15:21mardi prochain
01:15:22à 16h30
01:15:22pour l'audition
01:15:23des ministres
01:15:24dans le cadre
01:15:25du démarrage
01:15:25de l'examen
01:15:26du PLFSS.
01:15:27Merci à vous.
01:15:35Sous-titrage Société Radio-Canada
01:16:05Sous-titrage Société Radio-Canada
01:16:06Sous-titrage Société Radio-Canada
01:16:07Sous-titrage Société Radio-Canada
01:16:07Sous-titrage Société Radio-Canada
01:16:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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